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(AIDEN) ▬ « wait for me to come home. »

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MessageSujet: (AIDEN) ▬ « wait for me to come home. » Ven 20 Mai - 0:04


 

wait for me to come home

 
© Halloween

 

 

Noah tira la porte d'entrée de la vieille Mrs Lloyd derrière lui. Durant cet entretien, il n'avait cessé de regarder l'immense pendule, accrochée sur le mur au papier peint décrépi. Plus les minutes passaient, plus cette boule formée au creux de son ventre venait se nicher dans sa gorge. Le jeune homme attendait le moment des retrouvailles avec impatience. Ce dernier ne pouvait plus définir clairement les liens qui l'unissait à Aiden, surtout depuis que le procès fut clos. Sa décision fut brusque : un coup de fil à ses parents avant de monter dans le train, et le voilà de retour dans la maison familiale. Le MI-6 n'avait pas perdu de temps et l'avait rappelé pour une nouvelle mission auprès d'un autre témoin - cette affaire fut bien vite abandonnée aux mains d'un des collègues de Noah. Le brun avait ressenti le besoin de se retrouver seul, et il ne sentait pas la force d'accomplir une autre affaire. Pour une fois, il se demandait si son départ avait été une bonne décision.

D'un geste rapide, il essuya ses mains moites sur les pans de son pantalon et saisit sa petite valise, prenant le chemin de sa véritable maison, quittée deux mois auparavant. Partir loin d'ici n'avait véritablement rien changé. Pourtant, revoir ses parents semblait lui avoir fait le plus grand bien. Il avait en quelque sorte retrouvé ses racines, mais Londres était bien trop animée à son goût. Ce garçon adorait bouger, aller à cent à l'heure si bien qu'il était impossible de le tenir en place, encore à l'heure d'aujourd'hui, mais Tenby signifiait beaucoup plus pour lui, désormais. Noah ne saurait mettre le doigt sur les raisons de son retour, cependant, il était bel et bien devant la porte du 27, Esplanade, Tenby.

« Allez. » murmura le boulanger pour lui même. « Il ne t'en voudra pas tant que ça. Avec un peu de chance, Laura sera avec lui, et l'empêchera de casser toutes les assiettes de la maison, hein ? Au pire, je le nourrirais de cupcakes. Si un cupcake ne peut pas détendre l'atmosphère, je vois pas ce que je peux faire... Bon. Quand il faut y aller, il faut y aller. » Watson déposa alors sa valise contre la porte d'entrée, avant de s'éclaircir la voix. Qu'allait-il lui dire ? Salut, j'ai arrêté le boulot parce qu'aucune mission ne pourra me satisfaire autant que celle qui nous a rapproché ou bien Hey ! Je ne sais pas ce qu'il se passe dans ma tête, tu y as mit la pagaille ! En effet, c'était Bagdad.
Il tenta tant bien que mal de ralentir sa respiration et arbora un petit sourire en coin - sourire faisait toujours la différence. Si cela ne stopper pas toujours les disputes, cela avait au moins le mérite de les apaiser. D'une main peu certaine, Noah toqua à la porte.


Dernière édition par Noah L. Watson le Dim 22 Mai - 23:40, édité 4 fois
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TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : William T. Hardy, Victor I. Cartwright, Théodore C. Pembroke et Seren A. Vaughan
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You are the only girl in my life
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (10 juin)
CÔTÉ COEUR : Pétrifié par une vision venue tout droit d'un passé.
PROFESSION : professeur de musique et d'art dramatique
REPUTATION : Vous avez vu les nouvelles? Sa femme a été assassiné et il était une victime lui aussi. Depuis qu'il est revenu de Liverpool, il est seul... Vous avez pas vu le boulanger avec qui il était toujours?



MessageSujet: Re: (AIDEN) ▬ « wait for me to come home. » Dim 22 Mai - 17:29

Laura avait trop d’amis à la nurserie. C’était en train de me rendre lentement mais surement cinglé. C’était peut-être parce qu’elle retenait beaucoup plus de ma défunte femme que de moi. Le réseau social d’Amy n’avait jamais cessé de m’étonner tout au long de notre relation. J’avais l’impression de courir les fêtes d’enfant depuis des mois. En décembre quand était venu l’anniversaire de ma fille, je m’étais vu forcé d’inviter cinq enfants de trois ans. Mais j’avais Noah avec moi qui m’avait aidé à gérer l’anxiété. Après, il y avait eu l’anniversaire des trois amies proches de ma fille… Et chacun des anniversaires faisait naitre en moi un niveau de stress qui équivalait celui des visites que mes parents (ou pire encore les parents d’Amy) m’avaient fait la surprise de faire depuis que j’étais de retour hors des radars après le procès.

Si ironiquement et peut-être bien un peu naïvement je m’étais imaginé qu’après le procès tout reviendrait à la normalité. Comme si les cauchemars, les peurs, les anxiétés qui m’envahissaient quotidiennement disparaitraient comme par magie parce que le procès était passé. La vérité, c’était que le fait d’avoir parlé devant les jurys, d’avoir entendu des gens expliquer ce qui m’était arriver, d’avoir patienter nerveusement seul avec un autre agent qui n’avait rien de Noah me rendrait le cœur moins lourds. J’avais déchanté assez rapidement.

Je cumulais au courant des trois derniers mois quelques quatre humbles heures de sommeil qui n’était jamais guère réparateur. Les journées où je n’avais pas de cours l’après-midi, je prenais une sieste en même temps que ma fille. Et il y avait les journées comme aujourd’hui. Ma fille grandissait et se prenait une vie qui était bien à elle en un sens. La solitude dans la maison me faisait errer. Avec la fin d’année qui se dessinait lentement mais surement à l’horizon, il ne fallait pas chercher bien loin : j’avais passé une partie de ma matinée, le nez plongé dans mes corrections des rares travaux écrits que je donnais à mes élèves. Une fois corrigé, les dernières versions des monologues seraient interprétés devant la classe – le procès avait coupé mon élan créatif : pas de spectacle de fin d’année dans sa version traditionnel se dessinait à l’horizon. Juste mes élèves, seul sur scène, qui raconteraient l’histoire de leur cru avec leur seule voix pour les accompagner. J’avais pour une rare fois favorisé la simplicité au-delà de tout le reste qui s’offrait à nous.

Vieux jean délavé, t-shirt ample hérité d’un des nombreux concerts auxquels j’avais assisté avant que les grandes foules deviennent une peur bien au-delà de tout ce qui est raisonnable dans la vie… Je m’étais installé dans le bureau. En arrière-plan, il y avait cette version de concerto pour piano que j’avais fini de composé et dont j’avais tenté l’enregistrement quelques jours plutôt. Un numéro qui rappelait la colère de mes insomnies récentes. Le silence de Noah était pire à prendre que ce que j’aurais cru. Il avait été ma bouée de sauvetage. Après cet homme, je m’étais accroché. Même si en un sens, c’était mal. Même si en un sens c’était interdit parce qu’il était mon marshal à la base.

Il n’avait jamais été que ça, par contre. Je le savais. Nous avions eu quelque chose de plus. Le silence radio des plus totaux que j’avais à affronter cruellement était pire. J’étais jaloux, amer… et je n’avais pas pensé que je ressentirais une telle amertume à l’idée que Noah ne soit pas là. L’autre personne avec qui il était je n’arrivais simplement pas à me l’enlever de la tête. Les questions à son sujet se suivaient sans fin : était-elle gentille ? aussi blessé que je l’avais été ? était-elle un « elle » justement ? Je souhaitais qu’elle soit d’une laideur repoussante : à peine présentable, comme la chienne à Jacques.

Mon esprit avait divagué sans que je ne l’attende. À demi-assoupi sur le sofa j’avais été tiré du sommeil par le son caractéristique d’une main qui toque. Je passais une main dans mes cheveux en me tirant du sofa : Je n’aimais plus les surprises… et je n’attendais personne. Néanmoins… Rien n’aurait pu plus me surprendre que l’image qui m’attendait de l’autre côté de la porte. Je tirais le loquet et me heurta à ses yeux pralinés et à ses cheveux noirs.  Merde que je m’étais morfondu à l’idée de le revoir. De pouvoir laisser libre court à l’ensemble des pulsions qui m’habitait... Mais une tonne de sentiments, tous plus contradictoire les uns que les autres m’envahirent d’un coup. Pourquoi est-ce qu’il souriait ? Il revenait de nulle part… d’ailleurs avec probablement l’odeur d’une autre personne contre son corps… et il fallait que je fasse comme si de rien n’était. Que je l’accueille avec le sourire ? Mon visage fatigué trahit pendant un bref instant l’incrédulité que je ressentais : Lui… ici ? « Noah… » grondais-je. Ce fut la colère qui sortit la première. « Qu’est-ce que tu fais ici… ? Tu… pouvais pas donner des nouvelles hein ? » demandais-je d’une voix plus sèche que ce que j’aurais voulu.

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MessageSujet: Re: (AIDEN) ▬ « wait for me to come home. » Dim 22 Mai - 23:34

Les secondes lui semblèrent des heures. Noah espérait secrètement que la porte ne s’ouvrirait pas, qu’Aiden serait sortit au parc avec sa fille, où même à l’université avec ses étudiants. Le jeune homme n’avait pas réfléchi à ce qu’il allait dire lorsque son meilleur ami se présenterait sur le perron. Lui pardonnerait-il seulement d’avoir disparu du jour au lendemain ? Au fond, il s’en voulait de ne jamais avoir donné de nouvelles, les deux mois passés. Quelque chose l’en empêchait, sans qu’il puisse mettre le doigt sur les véritables raisons. Il essuya ses mains moites sur son pantalon une dernière fois, avant que les gonds ne grincent. Le jeune homme leva les yeux vers le visage triste qu’il avait quitté quelques temps auparavant. Le pâtissier aurait voulu pouvoir dire quelque chose, mais aucun son ne sortit de sa bouche, devancé par l’homme coincé dans l’entrebâillement de la porte. Son sourire s’effaça instantanément. Que s’imaginait-il, hein ? Qu’il lui saute dans les bras en lui demandant où il était passé durant tout ce temps ? Qu’il le tire dans la petite maison et l’asseye dans le vieux sofa, le harcelant de questions en tout genre ? Quel idiot d’avoir pu penser ça.

« Aiden, je suis - » commença-t-il, sans arriver à prononcer une simple phrase. Oui, il aurait pu commencer par s’excuser, mais la bouffée de courage qui avait pris possession de son âme lorsqu’il se trouvait encore à Londres avait fini par s’évanouir dans la nature. Tout comme lui, au final. « Je ne sais pas quoi te dire, je pensais qu’être loin pourrait… Je... » Comment pouvait-il expliquer quelque chose à son meilleur ami si cela n’était même pas clair pour lui ? Noah n’arrivait pas à mettre un mot sur ce qu’il lui passait en tête, actuellement. « Écoutes, je suis désolé... »

S’excuser. Le brun ne pouvait rien faire d’autre que de s’excuser. S’excuser pour son départ précipité, pour l’absence de nouvelles… Il aurait aimé que cela se passe comme les fois précédentes : Holmes et lui s’engueulaient, le boulanger s’enfermait dans la cuisine (parfois accompagnée de sa petite chérie, Laura) et confectionnait une quantité hallucinante de gourmandises sucrées, et dans la soirée, les deux compères se parlaient à nouveau comme si de rien n’était. Cette fois-ci, Noah avait le sentiment que rien ne serait pareil : le silence était bien trop pesant.

Le gamin à la crinière folle fixa la valise des yeux, posé aux pieds de l’autre. La voix dans sa tête lui criait de la prendre et de s’enfuir à toutes jambes, mais la voix de son cœur hurlait encore plus fort. Il devait rester et affronter la colère de celui qu’il avait abandonné, même si une fournée de biscuits ne changerait rien à la situation. Depuis qu’il était tout petit, le pingouin détestait les conflits, pourtant, il devait être celui qui en avait déclenché le plus entre les deux, malencontreusement.

« Aiden... » Sans crier gare, ses pieds le portèrent jusqu’à lui et ses bras entourèrent ses épaules. Il n’avait plus le contrôle de son corps. Cette étreinte n’écartait en rien les paroles injurieuses qui seront prononcés dès lors que le professeur comprendra ce qui lui arrive : il en était persuadé. Cependant, il avait tant besoin de sentir sa présence auprès de lui. Le contact avec la peau de ses bras  dénudés le réconfortait, sentir son parfum le confortait dans sa décision de revenir ici. C’était pour lui.
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MessageSujet: Re: (AIDEN) ▬ « wait for me to come home. » Ven 27 Mai - 1:18

Je ne pouvais pas avoir pleinement conscience de ce qui nous avait mené d’un temps d’amitié à ce moment fatidique qui ressemblait vachement à des retrouvailles d’un couple à demi-brisé par le hasard et la cruauté de la vie. L’étions-nous vraiment ? En un sens oui. Des baisers volés, échangés loin du regard de ma fille, il y en avait eu. Et des dérapages plus sérieux aussi – avec de la tendresse, des baisers qui laissent une empreinte d’une furtive possession, des griffures qui restent dans le dos et cette allure, les cheveux en bataille après une étreinte probablement plus blasphématoire que religieuse et définitivement plus sensuelle que ce que peuvent s’imaginer les détracteurs d’un amour soumis à un cliché archaïque auquel j’avais toujours refusé d’adhérer pleinement et aveuglément.

Au fond de moi, je m’en doutais qu’il se pousserait. Noah n’était pas comme moi – pas fait pour cette fidélité exclusive et de longue haleine. Il n’en avait pas l’habitude alors que j’avais probablement plus ce côté naïf qui me menait à croire qu’une relation devait nécessairement se bâtir sur une stabilité parfois hésitante mais au fond bien plus stable que ce que le laissait croire l’origine de cette construction.

Et je ne m’étais pas attendu de la part d’un oiseau sauvage qu’il retentisse sur le pas de ma porte avec une valise que j’avais entrevu… Il revenait… oui… Mais pour combien de temps ? Mon cœur avait trop souffert des départs pour accepter sans colère de le voir revenir. Quitter est un mot cruel. C’est un verbe pénible et souffrant : on quitte en laissant toujours une partie de nous derrière avec l’autre. Mais être quitté c’est subir sans consentement une blessure sévère dans un orgueil déjà affecté.

Noah avait conscience du trou béant qu’avait laissé le dernier abandon que j’avais subi dans mon cœur. Il avait été là, à mon chevet à l’hôpital quand j’avais cherché ma femme dans la douleur et dans la peur que je ressentais : Les dernières images avant la morphine et le noir total étaient encore floues. Il avait été celui qui avait assisté à la réalisation que la seule chose qu’il me restait d’Amy, c’était Laura et que je n’avais pas la tête, ni le corps pour m’occuper d’une grande gamine de quinze mois à l’air sérieux. Il avait été le seul moyen que j’avais trouvé pour être fonctionnel sans la force de composer, sans l’énergie de chercher à cacher le niveau de destruction dans laquelle je fonctionnais.

Il avait du culot de m’abandonner au moment où j’avais le plus besoin de lui – au moment où le procès m’avait forcé à rouvrir justement ses moments sans avoir ses bras comme un refuge sécuritaire à trouver le soir après une journée où mes plaies à peine cicatrisées étaient ouverte au sang à nouveau et que du sel était lancé cruellement dans les plaies. Mon regard était hagard en le voyant pataugeant dans des débris de phrases. Juste une explication sur pourquoi il avait fait ça. Juste une phrase aurait suffit à me calmer et à réduire la distance qu’il y avait entre nous.

« Être loin aurait fait quoi ? » aurais-je eu envie de gueuler. De ma fille, je ne suis pas si différent : j’ai le même égoïsme que ma petite de trois ans. L’incapacité de comprendre qu’il avait de la difficulté à comprendre où l’on pouvait se situer dans cette danse bien étrange qui ne sait guère où nous classer dans ce curieux enchevêtrement entre amour et amitié, entre tendresse amicale et sexualité réelle d’un couple. Mais rien. Juste un silence opprimant avec la bande audio qui est arrêté depuis quelques instants. Un silence opprimant et étouffant. Un silence qui me plait parce que je craignais que mes mots ne dépassent ma pensée et que le doux mirage qu’il incarne s’évapore sous l’impact de ma colère.

Ce fut lui qui le rompit en un sens à nouveau. Peut-être parce que je étais sous le choc. Peut-être parce que je ne sais pas comment rompre l’espace ou s’il vaut mieux en rire ou en pleurer. Il se rapprocha de moi et il ne fallut qu’un instant pour que ses bras entourent mes épaules et que je me sente plaqué de tout mon corps contre le sien. Mon nez se trouva enfoui proche de son cou. Son odeur remplit d’instinct mes narines : il sentait la maison. J’aurais pu faire une ode à son parfum caractéristique. Mes yeux se baignèrent de larmes – j’avais depuis si longtemps mis derrière moi ce cliché qu’un homme « un vrai » ne pleure pas. Je me surpris à lutter contre moi-même. Une partie de moi serait allé chercher ses lèvres sauvagement – sans attendre de plus amples explications, sans demander plus que ce que mon nom à sa voix. Mais la partie de ma colère reprit bien vite le dessus. Mes mains luttèrent pour se poser sur son torse et le repousser un peu, de peur de céder, de peur de basculer.

« J’avais besoin de toi pendant le procès… pas d’un inconnu Noah ! Tu m’as laissé seul, Watson. Tu m’as abandonné au bras de quelqu’un qui n’était pas toi. » Mon ton fut dur. Mon propos, plus mesuré que ce que j’aurais aimé lui crier à la tête. Pas lui. Une dame. Pimbèche et procédurière : chambre séparée, allure amère, deux univers dans des zones différentes qui s’étaient côtoyés dans une maison sans jamais vraiment parlé. Elle avait sans doute entendu mes réveils en sursaut, mes milles et un pas… mais elle n’avait rien fait. Elle m’avait laissé tourner en rond dans ma douleur.  Mais elle n’était pas Noah… elle n’aurait pas su me calmer. « Et là… tu reviens comme si de rien n’était avec juste un désolé… » L’absence d’explication sur le silence radio était ce qui était le plus difficile à gérer pour moi. Ma voix n’était plus qu’un grondement : « Le putain d’espace… est-ce qu’il t’a fait du bien toi ? »

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MessageSujet: Re: (AIDEN) ▬ « wait for me to come home. » Jeu 21 Juil - 23:09

Le rejet. Ce sentiment douloureux habite un homme au moins une fois dans sa vie. Ce sentiment fait des ravages sur son passage telle une tornade. Les bras de Holmes, le repoussant comme s'il n'avait jamais existé, comme s'il ne l'avait jamais réconforté, une fois la nuit tombée faisait s'écrouler un monde dans l'esprit du jeune homme. Noah avait la sensation d'avoir détruit ce qui lui avait prit presque toute une vie à construire : une relation. Ce dernier aurait aimé ne jamais avoir prit la décision de partir loin d'ici. Au final, le pâtissier n'avait absolument rien gagné en partant de cette manière, sans prévenir quiconque.

Watson baissa les yeux vers ses souliers, n'osant dire un mot, comme le ferait un enfant se faisant gronder par son père. Il aurait aimé lui crier qu'il ne l'avait pas abandonné, qu'il aurait aimé lui dire bien mieux qu'un simple « désolé » et que, non, il avait souffert tout autant que lui, si ce n'est plus. Aiden ne savait rien des nuits blanches passées à se torturer l'esprit à l'idée qu'il lui arrive quelque chose. Il ne savait rien des journées passées dans le silence au cœur de la ville la plus animée d'Angleterre. Pourtant, Noah n'était pas du genre à se laisser abattre d'une telle manière. D'une nature optimiste, il trouvait toujours les côtés positifs dans les pires situations. Mais pas avec le professeur de musique. Avec lui, tout était différent.

« Je n'ai jamais voulu t'abandonner dans les bras d'un autre. » commença-t-il à murmurer lentement, détachant chaque mot les uns des autres. Les reproches de son meilleur ami faisaient écho dans sa tête. Chaque phrase se répétait les uns après les autres, sans prendre fin. « Je voulais essayer de comprendre. » Il fit une pause. Que pouvait-il bien lui dire après tout ça ? Partir sur un coup de tête était la chose la plus stupide qu'il avait commise. Partir est difficile. Revenir l'est encore plus.

Doucement, il releva les yeux vers son interlocuteur. « Tu dois m'en vouloir à mort, et tu aurais raison. Mais, il y a certaines choses que je ne comprends pas. Certaines choses sur lesquelles je n'ai aucun contrôle et que je ne peux pas m'expliquer, pas plus qu'à toi. » Son cœur se mit à battre la chamade. Le pâtissier essuya ses mains moites sur les plis de son pantalon, et soupira, lacement. Le brun à la crinière en folie aurait aimé trouver les mots qu'il fallait, comme ces nuits passées à son chevet, ces moments d'angoisse. Pourtant, la seule chose dont il avait envie était de trouver le contact avec la peau pâle de l'être le plus cher à ses yeux. Le parfum qui avait conquis son nez quelques instants plus tôt lui manquait déjà et il sentait déjà le besoin de goûter à la source de ce plaisir. Un drogué à la recherche de sa came.

Sans attendre de réponse, Watson approcha son visage de celui d'Holmes, et s'apprêta à déposer un baiser sur sa joue rosie par la colère.
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MessageSujet: Re: (AIDEN) ▬ « wait for me to come home. » Jeu 4 Aoû - 22:18

Noah et moi avions littéralement grandi ensemble. J’avais beau avoir prétendu pendant tous les mois de son absence que nous pouvions existé séparés l’un de l’autre. Confronté à la réalité, j’étais bien obligé d’admettre que je l’avais cherché plus que ce que je voulais bien admettre. Il savait très bien comment calmer mon anxiété, comment diminuer mes peurs… Il était mon complément parfait. Il était le spontané, l’inné et l’irréfléchi. J’avais toujours été le cérébral, le calculé et le responsable. Je pensais avant d’agir probablement un peu trop. Le seul endroit dans ma vie où j’étais plus comme lui c’était lorsque je composais. C’était mon instinct qui me guidait. Parce qu’un parallèle clair se faisait dans ma tête entre l’amour et la musique – ce n’était même pas une question mais juste un truc inné auquel je reviendrais un peu plus tard.

Pourtant, en regardant Noah, élancé et définitivement un homme majeur en apparence, je ne pouvais pas retenir un petit pincement au cœur. Il avait l’air d’un gamin pris la main dans la boîte de biscuits. Ses yeux couleur marron auraient si facilement pu me faire fondre comme neige au soleil. Attentivement, je l’écoutais tenter de m’expliquer en me battant contre une folle envie de lui hurler au visage mille et une insultes pour relâcher cette espèce de pression que je ressentais. Il n’y avait rien à comprendre dans l’amour parce que c’était sans doute la seule et unique chose qui n’était pas gérer par le cerveau mais plus par le cœur. Il se rapprocha de moi et je n’étais pas capable de lui en vouloir… pas capable non plus de lui gueuler les mensonges qui avaient pendant un bref instant inondé mon cerveau. J’aurais pu mentir en disant que je m’étais tapé un tas d’amant qui n’était pas lui… mais je n’étais pas capable de faire une telle chose.

J’eus un tout petit et pâle sourire que je ne cachais pas lorsqu’il me dit que j’avais le droit de lui en vouloir. Je l’écoutais attentivement et soupirais. Il s’était rapproché de moi et j’étais capable de sentir l’odeur de sa peau qui me rendait fou comme pas possible. Ma colère ne retomba pas d’un coup sec – j’avais encore une tempête dans la tête et dans le ventre – une envie de crier – de hurler – de m’époumoner jusqu’à ce qu’il le sente passer. Mais ma voix fut étonnamment plus calme lorsque j’ouvris la bouche alors que ses lèvres étaient si près de la mienne – un mouvement inopportun de ma tête et nos deux lèvres auraient pu se frôler. Ma voix n’étaient qu’un petit murmure tout près de son oreille « Tu sais très bien que je ne peux pas t’en vouloir à la mort. »

J’hésitais pendant un tout petit instant, mais ma main finit par monter le long de son bras pour aller se poser sur sa joue comme un geste inné. Je savais très bien sans l’avoir entendu que ce dont il avait ressenti le besoin besoin de comprendre avait été ce surplus de sentiments complexes qu’est le fait de vraiment s’enticher de quelqu’un. « Mais on parle d’amour. Pas d’un truc cérébral. Y’a rien à comprendre… Il faut juste le ressentir. Dans tes tripes. ». J’avais l’impression d’être affamé de lui. Ma main caressait doucement sa joue en descendant le long de son cou. « C’est comme de la bonne musique, Noah… Tu n’as pas besoin de savoir comment jouer 1812 ouverture de Tchaikovsky pour l’apprécier. C’est le frisson que tu ressens, la chair de poule que les notes peuvent te donner… C’est ça qui compte et rien d'autre. » et voilà que c’était dit. Doucement mais surement, j’allais déposer mes lèvres contre les siennes. Un baiser léger mais qui me laissait ne serait-ce que plus affamé. Il fallait que je me retienne pour ne pas fondre comme neige au soleil. Je le relâcha sans m’apercevoir que ma main s’était glissé dans son dos pour le retenir près de moi devant une porte encore ouverte. « Et de jouer avec les sentiments de quelqu’un qui t’aime en disparaissant, Watson… c’est un tas de fausses notes dans une nouvelle composition. » grondais-je comme une menace qui ne devait sans doute pas avoir l’air très honnête comme je ne faisais que chercher ses lèvres.

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