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We'll drown ourselves in misery tonight. Ian

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : stephanie sigman
TES CRÉDITS : penny (avat + gif)
RAGOTS PARTAGÉS : 5208
POINTS : 3218
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014

ÂGE DU PERSONNAGE : 28 yo (26.09.89)
CÔTÉ COEUR : casada con caleb
PROFESSION : narcotraficante
REPUTATION : la cualquiera mexicana



Wearing the inside out
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MessageSujet: We'll drown ourselves in misery tonight. Ian Jeu 12 Mai - 20:02

What if I wanted to break
Laugh it all off in your face
What would you do?

Je prends, je jette. C'est la règle d'or. Alors tout naturellement, je me glisse hors des draps d'Aldaric avant même qu'il ne se réveille de notre échange endiablé. Il faut dire que nous avons terminé essoufflés et qu'il n'était pas difficile de quitter les lieux sans le déranger. La tentation de profiter de son sommeil pour capturer l'instant et le partager avec mon petit jeune fut d'ailleurs trop tentante. Je quitte les lieux, ramassant mes vêtements, mon sac à main et je vais même juste qu'à boire la gorgée de champagne restante au fond de la bouteille. Si je voulais garder les idées claires pour le faire tomber dans mes filets, ce n'est plus utile d'être aussi prudent maintenant que les jeux sont faits. Et quels jeux ! Je rentre chez moi tranquillement, profitant de cette belle fin d'après midi et du beau temps. Je marche à pas lents et j'envoie ma photo souvenir au jeune Pemberton. J'aimerais bien voir sa réaction. Sa vraie réaction. J'aimerais voir son visage se décomposer, la haine dans ses yeux, la rage sur ses traits. J'aimerais le voir pour le gratifier d'un sourire narquois en lui disant qu'il ne fallait pas essayer de me duper. Même si nous sommes parvenus à trouver un accord pour qu'il paye sa dette, il faut bien lui faire comprendre qu'il n'aurait jamais dû être endetté dans un premier temps. Et puis… C'est tellement amusant de jeter son dévolu sur un homme pas forcément intéressé par les femmes, ça rend le challenge encore plus excitant. J'ai couché avec Aldaric, j'en montre la preuve à Ian à l'aide d'un message instantané et sa réponse est tout ce qu'il y a de plus décevant. Il s'en fou. Il dit qu'il se moque bien d'avec qui couche le Français. Un peu prise au dépourvue, je poursuis tout de même sur ma lancée et même si ce que je pensais être une victoire sur le minable qui a voulu m'arnaquer n'est en fait qu'une simple partie de jambes en l'air, je tente de l'atteindre.
Et puis tant pis. Si Ian est à ce point insensible face à cette situation, c'est parce que j'ai mal jugée la relation qui l'unie au psychologue. Pourtant j'aurais mis ma main à couper qu'il y avait quelque chose entre eux deux même si je ne suis toujours pas capable de l'identifier. Qu'importe. Je ne vais pas me ronger les sangs pour cette histoire qui tombe à l'eau. Je ne vais pas m'empêcher de vivre. Je ne vais pas m'empêcher d'être celle que je suis et je conclus qu'une fois la nuit tombée, il est l'heure de ressortir et de se lâcher.

Les nuits s'enchaînent. Tantôt dans l'unique boite de nuit du coin, tantôt dans ces fameux pubs qui regorgent de pigeons et j'en profite pour fournir le dope de Romeo, même si plus rien ne m'y obligent depuis que j'ai Ian qui s'en charge pour payer sa dette. Je n'ai pas revu le Pemberton et si je ne sais pas où il se trouve au niveau de ses comptes, j'espère bien recevoir un payement prochainement.
Toutefois ce soir, je veux surtout m'amuser et j'en oublie l'existence du concept de la modération. A quoi ça peut bien servir de toute façon ? Je bois plus que nécessaire et si je titube légèrement après les shots de Tequila, ça ne m'empêche pas de rester parfaitement lucide. Et c'est grâce à cette lucidité que j'en viens à rentrer seule, ne désirant pas finir la nuit chez l'un de ces goujats, trop habitués aux proies faciles. Pas que je sois difficile en temps normal, j'ai juste un minimum de bon sens.
Il est tard, je longe le bitume bercé par le bruit des vagues, ce mélange entre la plage et la ville où se concentre la plèbe, l'entre-deux avant le pub et son animation, le désert chaotique loin de la cohue. Perchée sur ces hauts talons, je marche dans l'air ambiant, en dessoûlant et en me maudissant d'avoir choisi cette paire de chaussures trop haute, même si elles donnent une impression d'infinité à mes jambes. C'est là que je le vois, dans l'obscurité. C'est souvent dans l'obscurité que je rencontre Ian et ce soir n'échappe visiblement pas à la règle. Doucement, je m'approche de lui, ne pouvant m'empêcher de ricaner en repensant à ce que j'ai fait de son colocataire. J'ai profité d'un homme, je l'ai saoulé pour couché avec et autant dire que je ne m'en sens pas du tout coupable. C'est la loi du plus fort. Et je crois que je la gagne. « Ca faisait un petit moment que je ne t'avais pas vu. J'aurais presque fini par croire que cette histoire avec Aldaric t'avait atteinte. » Je tâte le terrain puis j'en remets une couche. « Tu sais… Je ne sais pas ce qu'il se passe entre vous deux, mais c'est vraiment un bon amant. » Je pose les yeux sur lui, maintenant que je suis à son niveau et je lui offre le sourire narquois dont je rêvais depuis le début de cette histoire. « Quand il pose ses mains sur ton cou, qu'il te susurre des petits mots en français, quand il te caresse… »  Je le cherche, je fais la maligne et je n'ai même pas envie d'arrêter. J'ai envie de voir si vraiment il se moque de mon acte où si ce n'était qu'une façade.  « Tu sais quoi ? Si je ne t'avais pas forcé à bosser pour moi, je ne l'aurais jamais rencontré. C'aurait été un sacré gâchis. »

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Varium et mutabile semper femina

There are worse things I could do, than go with a boy or two. Even though the neighborhood thinks I'm trashy, and no good, I suppose it could be true, but there are worse things I could do. I could flirt with all the guys, smile at them and bat my eyes. Press against them when we dance, make them think they stand a chance, then refuse to see it through, that's a thing I'd never do. But to cry in front of you, that's the worst thing I could do.
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MessageSujet: Re: We'll drown ourselves in misery tonight. Ian Lun 16 Mai - 1:09




 



Ian & Ana-Sofia
"When somebody challenges you, fight back. Be brutal, be tough."

Le silence est pesant et pourtant j'arrive à entendre tous les reproches de mon père. Le mutisme est parfois tellement plus fort que les mots... Parce que quand il n'y a plus rien à dire, c'est qu'on a atteint le fond, un fond qui dépasse le vocabulaire existant. Je préférerais encore qu'il me crie dessus plutôt que de garder sa bouche fermée.
Ça faisait longtemps que je m'étais plus retrouvé seul au salon avec lui, assit chacun dans notre fauteuil fétiche, un verre de whisky bon marché à la main. Alors qu'on regarde tous les deux le vide, dépités et assommés par ce que la vie nous inflige. Voilà quelques jours que je suis revenu à la maison et mon retour n'a pas forcément été des plus chaleureux. Je le sens dans l'attitude de mon père qu'il m'en veut, qu'il me tient pour responsable de la dégradation de l'état de ma mère. Elle n'a jamais été aussi mal en point. Malheureusement pour moi il a fallut que ça coïncide avec mon départ et c'est dans la nature humaine de vouloir trouver un responsable quand la vie vous crache à la gueule. C'est plus facile de se dire que je l'ai abandonné et que mon absence à impacté sur elle plutôt que de s'avouer que c'est simplement la maladie qui attaque de plus belle et qui est en train de gagner.

J'ai l'impression d'avoir perdu ma vie à me battre pour elle, et au final tout ce que je me prend dans la gueule c'est des reproches. C'est dur à encaisser de n'avoir aucune gratitude de la part de l'homme qui m'a tiré de l'école et privé d'un avenir pour que j'aide à faire manger la famille. Un père pour qui j'ai tenu le rôle alors qu'il était trop faible que pour assumer les gosses qu'ils a engendré. J'ai même endossé son rôle de mari en ramassant le vomi de ma mère et en lui torchant le cul.
Et pourtant j'ai envie d'être là, dans ce salon à boire ce whisky. J'y trouve étrangement un certain réconfort. Après avoir fuit de chez Aldaric, me retrouver dans ces murs qui m'ont vu grandir me rassure. J'ai tout perdu sauf mon toit...

Les verres s'enchaînent alors qu'on tente d'oublier que ma mère va canner très prochainement. On dirait qu'on est parti pour la nuit, puisque ni lui ni moi n'arrivons encore à fermer l'oeil.
C'est le moment que choisis mon petit frère de quinze ans pour rentrer. Il est tard mais dans la famille on a jamais été très regardant sur l'heure... L'éducation est particulière ici. Ça pousse un peu comme ça veut, c'est un jardin sauvage.
Ce n'est donc pas parce que je suis scandalisé par l'heure à laquelle il rentre que je me retrouve à sauter hors de mon fauteuil. C'est plutôt l'état dans lequel il rentre.
Le visage en sang... Il traverse le salon à toute vitesse vers les chambres en tentant de se cacher mais ça ne m'a pas échappé. Posant mon verre je lui emboite le pas pour le rattraper, saisissant son épaule je le force à s'arrêter, jusqu'à le coller au mur pour ne pas qu'il m'échappe. J'exige des explications, lui demande ce qu'il s'est passé. Dans ma tête j'ai une vague idée. Sûrement l'oeuvre du diable de Tenby. Elle les avait menacé, je n'ai pas rendu d'argent depuis qu'elle a niqué Aldaric... Le calcul se fait. Et mon petit frère refuse de m'expliquer alors je suis plus que sûr que ma conclusion est la bonne... Il se tortille et s'échappe et tandis que je cherche à le suivre encore, il part s'enfermer dans sa chambre et j'entend le verrou. Une chambre que je partage en réalité avec lui... J'imagine donc que je ne dormirais pas là cette nuit, de toute façon j'avais prévu de rester au salon à boire.
Donnant un coup sur le chambranle je jure les dents serrées, persuadé que c'est ma faute, que j'ai attiré cette merde sur mon petit frère. Et l'image de ce petit visage déformé me détruit. Je passe ma vie à les protéger, qu'on puisse leur faire du mal, particulièrement alors qu'ils sont en train de perdre leur mère, me met en rage. J'ai l'impression d'avoir échoué et je veux juste faire payer ceux qui ont osé faire ça.

Je retourne au salon, perdu, ne sachant pas quoi faire face à cette situation. Sortir arpenter les rues en espérant retrouver les agresseurs, chercher l'adresse de cette salope, ou me rasseoir le temps de digérer ? Je reste debout dans l’embrasure de la porte à réfléchir quand mon père ouvre finalement la bouche, sans même me regarder. "C'est encore ta faute. " Il dit froidement et simplement. Et même si je sais qu'il est juste ivre je laisse ces mots m'atteindre.  S'en est trop et je me brise.
Je me dirige rageusement, les yeux un peu embués, vers la sortie en agrippant ma veste. "Je vais chercher des cigarettes." Je justifie en quittant la maison.

Des cigarettes j'en ai dans ma veste. J'avais juste besoin de prendre l'air, de m'enfuir. Parce que ces jours ci j'ai vraiment l'impression d'étouffer et je ne suis pas sûr que je peux encaisser plus. Mes yeux sont humides et ce n'est pas le vent.
Je pars jusqu'à la côte, marcher le long de la digue pour finalement me poser sur un muret séparant le sable du bitume, au bout de la plage, dans un endroit reculé où je m'autorise à pleurer. Fumant ma cigarette, tremblotant sous le trop plein d'émotions qui me bouffe.
La trahison d'Aldaric, ma mère qui compte ses jours, mon père qui me blâme et maintenant mon petit frère adoré qui paie pour mes conneries...
Je finis par tellement souffrir que j'ai l'impression d'en perdre mon humanité, ça me détruit réellement... Et je me perd.
J'avais pourtant l'impression d'arriver enfin à donner un sens à ma vie, d'être sur le bon chemin.
Mais je suis retombé dans les abysses et plus bas encore le jour où j'ai décidé de faire affaires avec cette latine...

En pensant au diable... Des bruits de talons se font bientôt entendre et j’essuie les larmes de mes joues avant de me tourner vers l'origine de ce son qui se dirige dans ma direction. Je vomis presque en réalisant qu'il s'agit de mon nemesis. Ana-Sofia Reyes. La pire pourriture de cette ville. Abordant son habituel sourire arrogant, parce qu'elle a toujours l'air d'être fière d'elle quoi qu'elle fasse.
Immédiatement je me relève du muret et me tient face à elle alors qu'elle m'approche.
C'était dit d'avance qu'elle allait pas simplement passer son chemin, et pas sûr que je l'aurais laissé faire de toute façon... Si mon frère à la gueule cassé c'est à cause d'elle, et elle va payer. Je vais lui faire regretter d'avoir choisit ce chemin pour rentrer, lui faire comprendre pourquoi une fille en talon devrait pas s'égarer dans des coins reculés en pleine nuit.

Elle attaque instantanément et mes dents sont encore trop serrées que pour réagir. De toute façon je refuse d'avouer devant elle que j'ai des sentiments pour Aldaric, qu'elle avait raison et que son plan à été une réussite.  Hors de question qu'elle sache que ça m'a détruit.
Et pourtant ses mots contractent mes muscles malgré moi et je sens ma main se crisper en un poing serré. Mon visage tendu trahi ma rage.  Une expression qui devrait la dissuader de continuer. Mais cette pute ne sait jamais quand s'arrêter. Elle aime jouer avec le feu parce qu'elle est persuadée de le maîtriser, mais il est temps qu'elle se brûle.

Pour la faire taire j'attrape subitement son petit coup gracile. Je l'ai déjà tenu dans mes doigts et à présent je regrette d'avoir flippé et de l'avoir lâché. J'avais raison de serrer et j'ai été lâche d'avoir peur de mes propres actions. Je ne ferais pas la même erreur ce soir.
J'approche mon visage extrêmement proche du sien, pour être sûr qu'elle reçoive bien le message. "Tu crois que t'es la seule à pouvoir menacer ? Qu'est-ce que tu vas faire maintenant hein ?" Je susurre dangereusement, laissant mon souffle saveur whisky caresser son visage. "Tu t'en es pris aux gens que j'aime, y'a plus d'accord entre nous, puta." Sur ces mots je serre un peu plus son cou. "Et ne me parle plus jamais d'Aldaric si tu veux pas que je crève tes yeux vicieux. C'est toi qui vas payer ta dette cette fois." Dégouté d'elle, je lui crache alors au visage.
Elle n'aurait pas du me provoquer ce soir. Elle n'aurait même pas du me croiser...


 
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MessageSujet: Re: We'll drown ourselves in misery tonight. Ian Lun 16 Mai - 12:44

What if I wanted to break
Laugh it all off in your face
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Si j'avais su la tournure des événements à l'avance, est-ce que j'aurais fermé ma gueule ? Je ne crois pas. Je suis en face de Ian et je ne peux pas m'empêcher de me vanter. Je pavane avec encore plus de fierté qu'un paon et le sourire satisfait qui se dessine sur mes lèvres ne veut pas s'effacer d'un millimètre. Je veux blesser le Pemberton. Pas physiquement cela dit. J'ai tendance à trouver un certain charme aux blessures intérieures et je veux anéantir le garçon pour s'être moqué de moi quelquefois. Je veux lui faire regretter et je veux qu'il me supplie d'arrêter. Je veux l'abattre comme un achève un chien et que ces restes ne soient plus bons à rien. Je suis peut-être méchante, mais c'est le prix à payer quand on m'arnaque et quand on tente de s'en sortir indemne. Je ne suis pas dupe, je sais bien que Ian n'est pas quelqu'un d'honnête et que le travail que je lui donne est loin de le ravir, mais qu'importe. En l'obligeant à dealer, je détruis un peu plus son âme (si tant est qu'il en possède une) et je m'en régale. On dit que ça ne sert à rien de gagner une bataille si c'est pour perdre la guerre, mais je suis tellement persuadée d'être victorieuse sur tous les tableaux que j'en oublie la possibilité de perde. Est-ce que je peux perdre ? Est-ce que Ian peut réussir à me faire tomber ? Mon instinct me dit qu'il ne sera pas assez stupide pour se jeter dans le gueule du loup, mais en vrai, est-ce que je le connais au point de pouvoir assurer une telle chose ? Non. Et c'est là que le revirement de situation opère.

Il s'approche à son tour, dangereusement et je ne réalise que trop tard l'ampleur de ses motivations destructrices. Il s'approche, mais cette fois, ce n'est pas pour m'offrir quelques faveurs sexuelles comme il avait été prêt à le faire alors que je lui ordonnais de me payer sa dette. Non, aujourd'hui, il n'y a aucune subtilité dans ses gestes, aucune douceur et surtout, son regard est dur. Plus dur que je ne l'ai jamais vu auparavant. J'aurais dû être sur mes gardes et me préparer à cette éventualité. J'aurais dû savoir qu'à force de me balader avec ce sourire victorieux collé aux lèvres, il réagirait violemment, et peut-être qu'inconsciemment, je le savais et je n'attendais qu'un nouveau conflit. Parce que j'ai encore l'espoir de le mettre à terre comme la dernière fois - qui sait ? Sauf que les choses ne se passent jamais comme on les a prévues et je me retrouve bien vite à ne pas pouvoir esquiver le poing vif du brun qui vient m'étrangler. Je ne pensais pas qu'il réagirait aussi rapidement avec autant d'agilité, tout comme je ne pensais pas que les shots de Tequila que je me suis enfilé au cours de la nuit diminuerait mes réflexes. Pourtant, il m'a attrapé et je me retrouve impuissante, le souffle brutalement coupé.
Pendant quelques fractions de seconde, je repense à l'avertissement de Kainoa, à sa façon de m'avertir avec précaution en me demandant si je n'avais jamais été victime de mon comportement provocateur. Je lui avais ris au nez. Clairement et simplement, tellement cette idée était saugrenue à mes oreilles. J'ai toujours le contrôle. Ou du moins, c'est ce que j'aime penser. Alors que ce soir, je sens le sang battre dans mes tempes tandis que mon cerveau m'ordonne de trouver un moyen de me dégager pour pouvoir récupérer de l'air dans mes poumons. Je suffoque et j'entends les mots du Pemberton qu'il prend soin de détacher.
Perchée sur mes escarpins, je fais presque la taille du brun, mais ce n'est pas pour autant que j'arrive à me dégager plus facilement de son emprise, au contraire. « Lâche-moi pendejo. » que j'arrive à articuler d'une toute petite voix malgré le souffle coupé.
Si moi je ne voulais pas spécialement le détruire physiquement, on dirait qu'il en est tout autrement du côté de Ian qui s'applique à renforcer son emprise.
Ne pas paniquer. Ne pas paniquer. C'est d'une importance capitale et pourtant cette règle est plutôt difficile à mettre en pratique quand on se fait étrangler par son pire ennemi. J'arrive à peine à respirer et alors que je suis incapable d'envoyer un coup avec mes jambes pour me dégager, ma main gauche vient empoigner le bras du garçon et serrer pour le faire réduire sa force et me laisser de quoi respirer. Ce n'est pas une mince affaire, mais quand il approche davantage son visage du mien je vois là une opportunité à saisir pour me défendre. Je sors les griffes avec ma main libre, ni plus ni moins. Je plante mes ongles là où je peux, c'est-à-dire vers son visage, vers son cou, et puis sur son bras qui m'étrangle aussi. Comme pour économiser des forces, je ferme les yeux et je ne regarde même pas ce que je fais, trop concentrée à essayer de respirer correctement à nouveau.
J'ouvre les yeux et je vois les iris bleutées de Ian, vides. A croire que j'ai fait du bon travail à essayer de le détruire de l'intérieur, mais peut-être que c'est justement le moment de paniquer. Je reste forte. J'essaye. Et si je n'arrive pas à le garder à distance, j'arrive quand même à laisser des marques sur sa peau, ce qui me procure un certain réconfort.

Cependant, son crachat me rend folle et me donne envie de lui hurler quelques insultes supplémentaires. J'aimerais le faire, mais mes cordes vocales semblent protester. Et c'est sans doute cet accès de rage motivé pour de mauvaises raisons qui me fait prendre de mauvaises décisions. Au lieu d'essayer de le maintenir à distance, en essayant de me protéger, je veux juste me venger le plus violemment possible, en commençant par reprendre une certaine assurance. Grossière erreur.
D'un coup de jambes, je le fais basculer en arrière, mais c'était sans compter sur mon manque d'équilibre qui fait que je m'écroule à sa suite sur ce mélange de graviers et de sable. L'avantage de la manoeuvre, il a lâché mon cou et je peux respirer l'air marin qui s'offre à moi. Je prends de grandes bouffés d'air, faisant fi des douleurs que je ressens dans ma gorge et d'une voix enrouée, je me permets enfin de répondre à mon attaquant.  « Je m'en suis pris à ceux que t'aimes ? » Instinctivement, je pense à Aldaric. « T'avais qu'à pas essayer de gruger meilleur que toi. » Si l'avantage était de ne plus être maintenue par Ian, l'inconvénient est qu'à présent, je me retrouve à terre sans parvenir à me remettre debout à cause de l'épuisement et de mon manque d'équilibre. Voyant que je n'arrive pas à me relever, c'est là que j'entreprends de faire une nouvelle erreur sans m'en rendre compte sur le moment : au lieu de m'éloigner d'Ian, je m'en approche, venant même m'étaler sur lui pour l'immobiliser et l'empêcher lui aussi de se relever. « Tu crois que j'ai peur de toi ? » Que je lâche avec un rictus alors que pour la première fois de la soirée, j'ai enfin l'impression de le dominer. « Qu'est-ce que tu crois que tu vas me faire, cabrón ? T'es baisé. » Jusque là, c'est l'adrénaline qui m'a aidé à tenir et qui m'a donné la force, mais bientôt, je ne sais pas ce qui m'aidera à ne pas abandonner le combat, surtout que je me sens encore plus épuisée depuis la chute que je viens de nous faire faire.

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MessageSujet: Re: We'll drown ourselves in misery tonight. Ian Mer 18 Mai - 23:40




 



Ian & Ana-Sofia
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J'ai l'impression de me prendre un shot d'adrénaline alors que mes doigts agrippent son cou fragile. Instantanément je me sens surpuissant, capable de briser des murs. Je peux alors bien briser ses os... Ce soir je me sens tellement poussé à bout que j'ai abattu toutes mes limites et j'ai le sentiment que rien ne pourra m'arrêter tant que je n'obtiens pas satisfaction. Une satisfaction qui ne sera atteinte que lorsque la latine aura autant de sang sur son petit haut que mon frère sur son t-shirt. Quand elle se sentira utilisée comme Aldaric, humiliée comme elle m'a humilié.

Je n'ai même pas l'intention de lâcher. Aucune petite voix porte parole de conscience ne vient m'interrompre cette fois. Je ne suis plus constitué que de mon envie de vengeance. Limité à cette idée. Comme une machine focalisée sur une mission.
Et je ressens un plaisir malsain lorsque je l'entend me demander de la lâcher d'une voix presque éteinte. Ses griffes sur ma peau me procurent un certain ravissement. Je me délecte de la voir se débattre ainsi, m'accordant de cette façon la preuve qu'elle panique, qu'elle commence à sentir la merde pour elle. Et ses ongles ont presque la sensation du velours alors que je la vois ravaler son agaçante façade si fière et confiante.  Mes lèvres pourraient s'étirer face à cette vision jouissive si mon visage n'était pas autant crispé dans la haine. J'afficherais probablement un sourire carnassier.
Mais je ne suis pas satisfait pour autant, je veux la voir pleurer et l'entendre supplier pour sa vie. Je veux voir son visage tuméfié et ses jambes brisées.

Voir mon molard couler sur sa joue me procure une douce sensation de dominance, j'aime la sensation de la réduire au rang de sous merde. D'esclave je suis passé maître. Probablement parce que je suis assez révolté que pour ne plus avoir peur cette fois.
Et je sers encore plus les dents en même temps que le poing, prêt à aller jusqu'au bout et tirer son dernier souffle. Quand je perd l'équilibre. Tellement concentré sur ma prise que je n'ai pas senti sa jambe agripper la mienne pour me faire tomber. Pris au dépourvu, la chute me surprend et le choc du macadam se fait douloureux sur mon coccyx. Pourtant ce n'est ni la surprise ni la douleur qui prédomine dans mon esprit. Seulement un sentiment de déception, la déception d'avoir lâché.
Et je grogne tout en frappant le sol de ma paume tandis que je roule sur le côté pour lui faire face. "Sale pute !"
Ça aussi elle me le paiera.

Et la voilà qui tente de prendre l'avantage. Dans un élan désespéré elle me saute dessus pour me tenir au sol avant que je puisse me relever. S'étalant de sa force de moineau à moitié essoufflé. J'ai presque envie de rire et c'est si minable que j'ai envie de lui laisser croire qu'elle a une chance, juste par pitié.
Elle continue son cinéma de dur à cuire mais ses yeux ne mentaient pas quand je serrais. Oui je crois qu'elle a peur. Oui je crois qu'elle n'est pas invincible comme elle aime le faire croire. J'ai vu sa faille dans sa façon de se débattre et de chercher de l'air. Je me suis senti pousser les couilles d'enfin répliquer et à présent elle n'a plus aucune crédibilité à mes yeux.
Celle qui m'a mise à genoux ne ressemble plus qu'à un petit poux qu'une pression du doigt peut écraser.

Enfin mon visage se décrispe pour laisser sortir ce sourire animal qui démangeait mes lèvres. Je ris sèchement, plante mes yeux dans les siens en défi et reste un instant ainsi, sous elle, sans répliquer.
Reprenant cependant très vite mon air fermé, j'envoie mon front dans le sien, assez fort que pour la renverser. Un coup douloureux pour moi aussi, mais j'ai plutôt l'habitude. "Baisé tu dis ?" Répétant le mot je lâche un rictus. "Non non non... Je crois que t'as mal compris la situation ici." Me relevant rapidement je me baisse pour la saisir fermement par les bras. Je l'empoigne pour la relever. "Tu veux savoir ce que c'est d'être réellement baisé ?"  Je questionne sur un ton qui ne devrait pas sonner aussi joueur...
La tenant toujours je la pousse et la tire pour l'entraîner de l'autre côté du muret, sur le sable sur lequel je la jette violement. Appréciant de voir son visage s'écraser dans les grains avant de me mettre à califourchon sur elle, bloquant son corps sous mes cuisses.
Si on était déjà plutôt à l'abri des regards sur cette partie égarée de la digue, un peu plus d'intimité ne nous feras pas de mal... Vu ce qu'elle s'apprête à subir, je ne veux vraiment pas être interrompu par un passant indiscret qui pourrait crier à la police.
Attrapant son col j'approche à nouveau son visage du mien. "J'espère que tu te pisses un peu dessus." Je susurre, annonçant la couleur.  Et sans attendre plus longtemps j'envoie mon poing heurter sa joue pour la première fois. Aussi violement que si je frappais un homme. Parce qu'Ana à perdu toute la retenue que j'aurais pu avoir à l'égard d'une femme.  "On avait passé un pacte et tu l'as brisé." En disant ces mots je pense surtout à mon frère. Même si une partie de mes pensées se tournent vers Aldaric... "Maintenant supplies moi de te laisser en vie." Je demande avant de lui mettre un nouveau coup, me doutant bien qu'il faudra en mettre quelques uns avant qu'elle plie vu son caractère borné. Mais je finirais par la briser, c'est sûr.  


 
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MessageSujet: Re: We'll drown ourselves in misery tonight. Ian Jeu 19 Mai - 23:15

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Quand nous sommes à terre, quand je parviens à me jeter sur lui dans un espoir vain de reprendre le dessus malgré le commencement désastreux de cette rencontre, je crois que je suis sauvée. Je crois être parvenue à récupérer mon statut de femme forte et puissante. Mais il n'en est rien. Et Ian n'utilise pas la méthode douce pour me le faire comprendre. Je suis à bout de souffle, déjà, alors que le combat ne vient que de commencer et cette faiblesse, le garçon s'en nourri comme d'une dopamine. Je garde le visage fermé dans le but de le dissuader de faire quoi que ce soit de stupide, mais c'est trop tard. Le sourire qui se dessine sur ses lèvres ne me dit rien qui vaille et je déglutis, pourtant encore loin de me douter de ce qu'il compte faire. Sans surprise, il attaque. Mais son attaque est douloureuse. Elle fait mal et je me retrouve à basculer en arrière alors que je croyais être en position de domination. Il n'en est rien. Il m'envoie valser avec une facilité aberrante et je me retrouve sonnée comme jamais je ne l'avais été. J'ai toujours été plus habituée à donner des coups qu'à en recevoir et ce depuis aussi jeune que je puisse m'en souvenir. C'est donc un choc de me retrouver aussi mal préparée face à une attaque. Ma tête me fait un mal de chien et je ne suis qu'à demi-consciente quand je sens Ian me relever. J'entends ses mots, mais je ne suis pas certaine de les comprendre. C'est comme si toutes mes facultés motrices avaient mis les voiles pour me laisser seule dans un désespoir hors du commun. La peur s'installe toutefois, parce que j'ai malgré tout peur de réellement comprendre ses paroles. Je ne peux pas miser sur une mauvaise traduction. Pas quand son ton est aussi sadique et quand il me relève avec violence. J'ai du mal à tenir debout : à la fois à cause de l'alcool, mais surtout à cause du choc des deux chutes que je viens d'expérimenter. Il me met debout, mais c'est tout juste si je ne dois pas me tenir à lui pour rester droite. Pareille à une poupée de chiffon que l'on malmène, il en vient finalement à me balancer de l'autre côté de la murette, dans le sable refroidi par l'humidité. La sensation est tout ce qu'il y a de plus désagréable et bien que je fasse de mon mieux pour ramper loin de lui, je me retrouve trop vite prisonnière de son emprise - encore.
Un gémissement de douleur s'échappe de mes lèvres avec que je recrache le sable de ma bouche et qu'il vient serrer ma taille très fort avec ses cuisses. Trop fort si bien que j'aimerais me tordre de douleur, sans pour autant vouloir lui offrir cette satisfaction. Je le déteste. Il me rabaisse comme jamais personne ne l'avait fait et pour cela je souhaite sa mort du plus profond de mon âme. En me bloquant de la sorte, ma liberté de mouvement est réduite à néant. Je dois supporter son poids et sa domination détestable.  Je suis tenue en joug par mon pire ennemi et tous les efforts pour me défaire de son emprise sont voués à l'échec, ne servant qu'à m'épuiser davantage. Je geins sans verser la moindre larme, mais il entend clairement qu'il me fait mal et s'en délecte. J'aurais voulu retrouver l'ascendant sur lui. Il m'agrippe encore, ma tête part en avant alors qu'il rapproche son visage et je sens son souffle sur mon peau, c'est dégueulasse. J'aimerais tellement lui faire payer, mais chaque mouvement que j'entreprends avec mon bassin pour me libérer est retenu par la pression qu'il exerce avec ses cuisses. C'est peine perdue.
Sans chercher à lui répondre - à quoi bon ? il emmène notre échange à une toute nouvelle étape et envoie son poing dans ma mâchoire.
Je me sens faible et au final c'est moi que je déteste pour l'avoir laissé prendre le dessus aussi facilement. Est-ce que j'aurais pu prévoir une telle réaction ? Peut-être… Peut-être pas, mais nous n'en sommes plus à de simples suppositions et je dois vivre ce tabassage dans les règles. Les coups s'envolent et je n'arrive pas à les arrêter. Je toussote alors que je crache le sang qui s'installe dans ma bouche sur le sable et lors d'un court instant de répit- probablement pendant lequel le garçon puise sa force - je réponds, non sans mal.  « Me laisser en vie serait la plus grosse erreur de ta vie. » Je crache encore ce goût métallique qui s'installe dans ma gorge.  « Si tu ne m'achèves pas… Je ne sais pas ce que je te ferais et coucher avec ton mec n'aura été qu'une douce entrée. »
Je parle doucement, très doucement, les cordes vocales fragilisées par son étranglement et par les coups qu'il me lance dans la mâchoire. Une petite voix dans ma tête -certainement celle qui représente mon instinct de survie- me crie que c'est le moment d'abdiquer si je ne veux pas finir à flotter dans la mer, mais cette voix est encore trop basse par rapport à celle qui me motive à ne pas flancher, celle qui me hurle que je ne peux pas me laisser battre sans tout faire pour essayer de survivre. La loi du plus fort encore, mais aujourd'hui, ce n'est pas moi la plus forte. Clairement.
J'ai les pommettes éclatées, je le sens, et je ne sais pas quoi d'autre… Mais j'ai mal, terriblement mal et je sens une larme rouler sur ma joue. Je m'en veux. Je ne veux pas pleurer. Pas devant lui. Mais la douleur physique est telle qu'elle me fait perdre les pédales. Je continue de gémir en essayant vainement de me défendre, cherchant à marteler le garçon de coups là où je peux l'atteindre, c'est à dire, quasi nul part. Avaler ma salive devient une opération aussi compliquée que l'ascension du mont Everest, mais je me fais violence pour finalement reprendre la parole. « J'te jure… achève moi, coño. » conclus-je, impuissante, lamentable. Il voulait que je le supplie pour une chose, mais je préfère encore faire l'inverse malgré mes pleurs.

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MessageSujet: Re: We'll drown ourselves in misery tonight. Ian Ven 27 Mai - 1:21




 



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Trainer ce corps de putain dans le sable me procure une satisfaction sans nom. Telle que ça devrait m'en dégouter. Je sens grandir en moi un animal, né de la haine et du désespoir. Probablement les émotions les plus destructrices. Je n'ai plus pour me guider que mon instinct primitif, et il a soif de sang.
L'agripper par les cheveux pour la retourner, l'étouffer sous mon poids, agripper son col cette fois. Des gestes brusques et savourés. Une violence qui nourrit, alimente encore plus ma part d'ombre. Mes gestes motivent les suivants.
Le ton est véritablement donné quand mon poing heurte sa joue. Les amuses bouches ont été consommés, on passe à l'entrée.
Dans mon poing je canalise toute ma frustration, tous les cris de colères que j'ai retenus, les longues journées où j'ai effacé mes propres émotions pour me concentrer sur celles des autres. Comme si je me libérais enfin et ça fait un bien fou.
Je veux déformer cette sale gueule. En faire le reflet de mon âme déchirée.

Je veux la voir se briser dans mes mains, j'exige de l'entendre supplier. Et pourtant elle encaisse sans céder. Une résistance qui ne fait que nourrir ma frustration et renforcer mon poing. "Supplies moi connasse !" Je répète en hurlant, serrant ma main sur son col, la secouant comme une poupée de chiffon alors qu'elle tient toujours bon. Et de colère mes jambes se serrent un peu plus sur ses hanches, les écrasants. Son visage en sang ne me suffit pas. Je veux qu'elle se rende. Quelle se sente aussi humiliée que moi le jour où elle m'a tenu par les couilles pour me faire vendre sa merde. Me faisant mettre un genou à terre pour un marché qu'elle n'a même pas été capable de respecter.

Je ricane face à se détermination à me résister, un rire jaune. Elle me rend fou. "Tu crois que tes mots me font encore peur ? T'as la langue bien pendue mais y'a rien derrière. Je devrais peut-être te l'arracher d'ailleurs. Qu'est ce que tu ferais sans tes belles paroles hein ?" Tout ce qu'elle sait faire c'est se cacher derrière des menaces, et éventuellement attaquer des adolescents visiblement... J'ai bien compris son jeu. Rien d'autre qu'une attitude. Une fois qu'on lève la main sur elle il ne reste plus grand chose. Une femme frêle qui se laisse démolir comme un bloc de frigolite.
Le reste de sa réplique aurait pu me faire rire de plus belle si elle n'avait pas concerné Aldaric. Une menace vide mais qui néanmoins retourne le couteau d'une de mes plaies.
A nouveau je durcis mes traits, ma bouche se tordant dans une grimace de haine. Même la larme que je vois rouler sur sa joue et qui devrait me combler ne parviens pas à changer cette expression.
Elle devrait réellement apprendre à se taire... "T'achever serait te rendre service." Je ne lui accorderais pas cet acte de compassion. Posant mon avant bras sur le haut de sa poitrine, je la coince au sol et me penche pour murmurer à son oreille d'un ton froid "Je veux que tu vives avec le souvenir de cette nuit, en sachant que ce sont tes propres actes qui t'ont amenés ici. Que c'est ta faute."
Laissant le bas de mon corps glisser comme un serpent sur le sien pour que mes cuisses arrivent sur les siennes, je passe un genou entre ses jambes pour les écarter. "Je t'avais prévenu pourtant. Ne parles plus d'Aldaric. Mais comme toujours il faut que t'ouvres ta grande gueule... " Redressant le torse j'attrape alors vivement ses poignets pour la maintenir fermement.. "Tu veux savoir ce que ça fait d'être celui qui est abusé, souillé ? Comme tu l'as fais à Aldaric." Je demande sur un ton dément, perdant la dernière parcelle d'humanité qui trainait encore en moi. Devenant une bête immonde. Mr. Hyde.
Rejoignant ses deux poignets dans une seule main au dessus de sa tête, je laisse l'autre glisser jusqu'au bas de son ventre. Le message et mes intentions sont claires. D'une manière ou d'une autre je vais la détruire. Je vengerais mon frère par le sang, et je vengerais Aldaric par le sexe. "Supplies !" Dernière chance.



 
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MessageSujet: Re: We'll drown ourselves in misery tonight. Ian Sam 28 Mai - 22:38

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Est-ce que je suis morte ? Est-ce que les coups d'Ian m'ont achevé et m'ont fait atterrir en Enfer ? Parce que ça y ressemble drôlement. Quelques spasms me poussent à cracher le sang qui ne cesse de se glisser dans ma bouche et perdue, je regarde les étoiles alors que j'entends les vagues venir mourir à quelques mètres de là. Il n'y a pas une parcelle de mon corps qui n'est pas douloureuse et je comprends non sans une déception immense que je suis toujours en vie et toujours la proie du Pemberton. Je le comprends quand il s'adresse encore à moi, qu'il rapproche son visage du mien et que je sens cette sale odeur de cigarette. Il s'amuse avec moi, on dirait et je n'ai plus la force de faire quoi que ce soit. Il m'insulte, pour ne pas changer et il joue de ses poings. Pourtant ne voit-il pas que je suis déjà K.O ? Ne sent-il pas que la résistance n'est plus ce qu'elle était qu'il a gagné. Il a gagné, putain. J'ai le ventre noué à cette idée, mais c'est loin d'être la sensation la plus désagréable que le garçon me fait ressentir. La douleur physique est insoutenable et ses poings sont tellement venus s'écraser sur mon visage que je peine à garder les yeux ouverts. Dites moi que je suis morte, ou sur le point de mourir et que ce calvaire est sur le point de se terminer. Mais non. Mes espoirs sont réduis à néant par les paroles de Gallois. Des paroles qui me font frissonner jusqu'au plus profond de mon être. Je ne vais pas le supplier. Je ne peux pas. Je ne veux pas. Je ne veux pas m'abaisser à supplier mon agresseur pour lui donner une quelconque satisfaction alors qu'il m'aura laissé la gueule cassée. Je ne veux pas lui donner ce qu'il veut alors qu'il brise mon corps autant qu'il le peut en utilisant sa force encore et encore. Je ne veux pas obéir à cet homme que je méprise et que j'aimerais éliminer. Je ne suis pas sa chienne qui lui lèchera les pieds pour le combler et l'aider à mieux dormir une fois la nuit venue. Je ne suis pas cette personne. Je ne le serai jamais. Alors je ne supplie pas. Je reste à regarder les étoiles si belles, ce paysage idyllique, sans pour autant savoir si je serai encore capable de l'observer dans quelques heures.  J'encaisse et j'espère que mon silence parviendra à le faire s'ennuyer de moi, que ça le fera déguerpir parce qu'il jugera que j'aurais eu mon compte, mais rien n'y fait. Les larmes que je verse sont une preuve de faiblesse que je ne veux plus m'autoriser malgré la douleur si bien que je décide de fermer les yeux pour ne plus les laisser couler. Je ferme les yeux alors qu'il poursuit et que je le sens se mouvoir sur moi.

Prise de panique, je réouvre les yeux et même s'il me tient immobile, ça ne m'empêche pas de le sentir. Ses yeux à lui sont noirs de haine et je sais que quoi que je fasse, je ne serai pas en mesure de l'arrêter. Il s'allonge et son poids m'étouffe. Il n'a pas besoin de faire quoi que ce soit qu'il réveille une vive douleur dans mes cuisses causée par les diverses chutes de la soirée, pourtant, il ne compte pas en finir aussi rapidement.
Je comprends, je saisis. Et jamais dans mon existence je n'ai eu autant envie de m'effondrer dans un coma infini qui m'épargnerait le reste à venir. Pas même quand j'étais encore adolescente et que j'enterrais mon père avec cette impression que mon corps entier brûlait de l'intérieur, comme si jamais je n'arriverais à m'en remettre. Pas même quand quelques mexicains d'un cartel se sont mis en tête de me retrouver pour m'achever dans d'atroces souffrances. Pas même quand je me vidais de mon sang en essayant d'extraire moi-même ce foetus qui s'était introduit dans mon corps. Pas même quand…
Son genou écarte mes cuisses et je sens ma jupe se relever suite à ce mouvement. Je ne vais pas le supplier. Pourtant qu'est ce que je devrais le faire… A la place, je gémis et je retiens les nouvelles perles salées qui menacent d'inonder les grains de sable. Il a mon sang, il n'aura pas davantage de larmes. Il prend mes poignets et c'est un nouveau gémissement de douleur qui s'échappe de mes lèvres. Le cri de désespoir qui suit est étouffé par le son de la mer et je lâche prise. Je m'imagine devenir l'une de ces victimes brisées et anéanties par ce crime et je crache encore ce mélange de sang et de salive sur le côté.
Quoi qu'il fasse, il est en train de me tuer et je sens mon corps essayer de se dérober sous sa main qui glisse le long de mon ventre. C'est inutile. Un dernier effort avant que j'en vienne à tourner de l'oeil, ou presque tellement je ne peux pas vivre ces prochaines minutes.
Qu'il crève avant que je le supplie de quoi que ce soit. Moi je m'en irai la tête haute. Souillée et humiliée, mais digne. Digne de ne pas avoir suppliée la plus grosse raclure de l'univers.

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MessageSujet: Re: We'll drown ourselves in misery tonight. Ian Dim 29 Mai - 23:17




 



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Le sable est humide et froid, je commence à le sentir à travers mon jeans, mes genoux deviennent moites. En plus d'une gueule refaite elle héritera probablement d'une bonne crève en bonus. Tant mieux. Qu'elle en chie jusqu'au bout cette pute, qu'elle regrette le jour où elle est née.
Dans mes mains je serre ses poignets à lui en broyer les os. D'ailleurs je me demande si j'ai pas senti l'un d'eux craquer. Une bonne chose si c'est le cas. Au plus j'en brise au mieux je me porte. Je veux qu'elle traîne les marques de cette soirée pendant des mois, qu'elle ne remarche jamais normalement et qu'elle n'ose plus jamais sortir seule. Je veux que jusqu'à son dernier jour elle pleure chaque nuit, marquée par le souvenir, incapable d'en guérir. Je veux ruiner sa vie.

Sans m'en rendre compte je ne lui ai pas enlevé que sa féminité mais aussi son statut d'humaine. Je ne la vois plus que comme un sac de chaire que je peux torturer à souhait. J'en ai oublié que c'est une personne, elle est devenue objet. J'ai perdu de vue la réalité et me suis égaré dans un délire assassin. Comme si mes actions n'était pas réelles, je me sens tout permis. Je n'ai pas peur d'aller trop loin et de la tuer parce que je n'y croirais probablement pas si ça venait à arriver. Je me défoule, c'est tout ce que je sais. Les conséquences me passent bien au dessus.

Ses yeux parlent pour elle. A peine éclairés par la lune je parviens néanmoins à y lire sa défaite, son abandon. J'ai brisé son esprit mais ça ne me suffit pas. Lancé, je suis incapable de m'arrêter. Je devrais la lâcher, me relever et l'abandonner ici. Après tout je l'ai déjà bien amoché... Et pourtant, je ne suis pas encore satisfait. J'en veux plus, toujours plus. Comme si chaque coup me rendait encore plus assoiffé de sang. Je m'enfonce dans la violence, me nourrit d'elle, me transforme en son incarnation.

Comme possédé, dirigé par une force plus forte que ma propre conscience, je force ses jambes à s'écarter, laisse une de mes mains glisser sur son corps immonde. C'est ce qu'elle a fait à Aldaric cette pute. En le rendant saoul elle l'a privé de raison et de son habilité à être consentent. Je vais lui donner une dose de son propre poison et je veux qu'elle en ressente chaque instant.
Ma main agrippe finalement le bas de sa jupe. Je veux l'entendre supplier. J'aimerais qu'elle pense pouvoir s'en sortir en cédant à mon ordre, pour ensuite briser cet espoir. Mais la latine est têtue et sa bouche reste fermée. Ça devrait me faire plaisir de la voir si muette et pourtant... Ça prouve qu'elle a encore un peu de volonté. Mais je suis bien décidé à lui arracher le soupçon qui lui reste. Je la réduirais à néant. "Très bien." Je fini par grogner en réalisant qu'elle ne me fera pas la faveur de supplier. Pas encore en tout cas...
Et d'un geste sec je fini de remonter sa jupe, arrache le bout de lingerie qui lui sert de culotte avant de porter la main à ma propre ceinture que je déboucle.
Je ne prend pas la peine de baisser mon pantalon, juste un peu. J'ouvre la braguette, baisse un peu mon caleçon, c'est suffisant. Je ne veux pas lui faire l'amour romantiquement après tout, pas besoin d'y mettre les manières. Je veux juste la souiller, et lui faire mal si possible.

Pourtant quelque chose me retient. J'essaie mais je ne bande pas. Maintenant que j'y suis, l'idée de fourrer mon sexe dans le sien, même en acte de vengeance, me dégoute.
Je suis là, à l'écraser sous mon corps, la bite en main et je me retrouve soudainement plus lucide. Comme si Jekyll avait finit par lutter un peu. J'ai l'impression de récupérer fébrilement une parcelle d'humanité. Je pense à ma mère, mes frères, même mon père. Et moi, leur pilier, leur modèle, qui s'apprête à violer une femme, aussi abominable qu'elle soit. Même si elle le mériterait franchement. J'imagine leurs regards déçus quand leur frère, leur fils sera pointé du doigt comme violeur.  Ma mère mourant avec cette image de moi. Et ce n'est pas ce que je veux être. Non.
M'introduire en elle serait m'abaisser à son niveau, devenir aussi infâme qu'elle. Et il n'y aura pas de retour en arrière.
Non. Ce n'est pas la solution.
Haletant comme un animal je reste un moment figé comme un con avec mon sexe sorti. Le temps de mettre de l'ordre dans mes idées.
Et finalement je finis par le ranger, un peu effrayé de réaliser mes propres impulsions. Ce que j'ai failli faire et ce dont j'ai presque été capable.

Je referme ma braguette et soulève mon corps du sien.
Titubant un peu je recule, fixant son visage couvert de sang. Putain elle va croire que je me débine, que je suis faible si je pars comme ça, si je m'enfuis.
Non, je ne perdrais pas ma dominance sur elle aussi facilement.
Avec un peu d'élan je reviens à la charge, envoie mon pied dans ses côtes. Une fois de plus, tant mieux si ça craque. "Tu me dégoutes tellement que je suis même pas capable de t'enculer. J'aurais trop peur de me souiller moi même" Comme si j'avais besoin de justifier mon changement d'avis... Pour ne pas qu'elle pense que je l'avais juste molle et que je suis un impuissant. J'assène un nouveau coup dans son estomac.

La parcelle d'humanité que j'ai récupéré semble refuser de repartir. Pire, elle grandit. Et à présent je me vois, frapper ce corps déjà inerte. Et la vue du sang ne me procure plus aucune satisfaction, juste un dégout de moi même. Elle n'est pas le reflet des tourments qu'elle m'a infligé comme je l'aurais aimé, seulement du monstre que je suis devenu.
Et après l'avoir frappé une troisième fois, dans ses jambes cette fois, je me laisse tomber et m’accroupis, enfouissant mon visage dans mes mains meurtries pas les coups que j'ai asséné.
Il faut que j'arrive à m'arrêter. Merde. M'arrêter sans passer pour un faible. Sans qu'elle perçoive mon regret.

Après avoir calmé ma respiration je fini par me relever pour aller me pencher au dessus d'elle. Un dernier assaut, pour marquer le coup tant que l'animal en moi domine encore malgré tout. J'agrippe ses cheveux pour soulever son visage tuméfié. Juste pour la voir un peu mieux, voir ses joues déchirées, ses lèvres éclatées et ses yeux meurtris. "J'espère que tu retiendras la leçon, puta."
Relâchant sa tête, je soulève alors son corps, aussi facilement que si je soulevais une poupée. Je la porte, la passant par dessus mon épaule et m'approche du rivage.
La marrée est basse mais elle ne le restera pas. Arrivé à une certaine distance, sur une parcelle de sable qui je le sais sera recouverte par la mer dans quelques heures, je la laisse tomber. Comme un sac de pomme de terre. Je me contente simplement de la lâcher et non de la poser. Si la chute peut l'amocher encore un peu... autant en profiter. "Je laisse ton sort au destin." Si elle meurt, au moins ça ne sera pas de mes mains... A reculons sur les premiers mètres, je m'éloigne. Ne réalisant toujours pas ce que je viens de faire. Un peu paumé, ne sachant plus qui je suis.
Près du muret, alors que le corps d'Ana n'est plus qu'une silhouette à peine visible dans la nuit, je me laisse tomber et m'assied.
Mes jambes ne me portent plus. Toutes mes émotions, mon emballement, retombent. Il me faudra un peu de temps pour me ressaisir...  
J'aurais pensé que mon visage se dessinerait d'un sourire vainqueur après une telle victoire sur mon nemesis. Mais il n'en est rien. Plus aucune sensation de satisfaction à présent, juste une peur de moi même. Putain.



 

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MessageSujet: Re: We'll drown ourselves in misery tonight. Ian Mar 31 Mai - 21:35

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Il avait raison quand il a dit que m'achever serait me rendre service et je le déteste pour ne pas m'offrir ce petit cadeau. J'ai brisé Ian avant qu'il ne me brise, moi, et je ne crois pas avoir un jour détesté quelqu'un comme lui me déteste. Jamais je n'ai voulu faire souffrir quelqu'un comme lui veut me faire souffrir, moi, parce que jamais je n'ai ressenti des émotions aussi fortes que celles du Pemberton. Toujours, j'ai voulu être impavide. Et toujours, j'ai plutôt bien réussi. Sauf que maintenant, je ne suis plus sûre de rien sauf de la haine que me porte le Gallois. Une haine si noire et si profonde qu'elle le pousse à continuer ses coups même quand je n'ai plus aucunement la force de répliquer.
C'est froid. Tout est froid. Le temps passe et je sens mon organisme perdre quelques degrés à force d'être allongée sur ce sable humide, fouettée par ce vent marin et cette odeur iodée.
Il y a la froideur du corps, celle que je ressens et que je bénis parce qu'elle anesthésie mes membres et par conséquent mes douleurs. Et puis… Il y a la froideur de l'esprit, celle qui anime Ian et qui le transforme en cette espèce de monstre assoiffé de sang qui ne semble pas vouloir s'arrêter même s'il a obtenu réparation. Ou peut-être pas. Que veut-il finalement ? Je le comprends alors que je suis trop affaiblie pour lutter et les jambes écartées, je ne sais pas quoi faire pour me dérober de son emprise. C'est impossible. Les bras maintenus avec force, le bassin coincé, les jambes piégées par les siennes, je suis une proie, je suis en danger, et j'ai n'ai pas d'autre option que de l'accepter.
Ne pas dire un mot à mon assaillant, c'est le but, mais cela ne fait que l'enrager davantage et j'en viens à prier le ciel pour trouver un morceau de coquillage sur la plage avec lequel je pourrais me tailler les veines et en finir. Tel le scorpion en danger, je préfère me finir moi-même pour me sortir de cette situation. Je le pense et je le veux. Ce qui était à la base un sous-vêtement se retrouve arraché et malgré tout la force que je mets pour refermer mes cuisses, il y a toujours le genou de l'autre qui m'en empêche. Ce démon vicieux, pervers et mauvais…
Il me lâche les poignets quelques secondes et si je suis soulagée dans un premier temps car il n'est plus en train de me les broyer, je change rapidement de position quand je l'entends défaire sa ceinture et que la réalité reprend. Il ne me lâche pas par bonté d'âme. Il me lâche pour m'enfoncer encore plus. Il me lâche pour ruiner la seule parcelle de mon corps à laquelle il ne s'est pas encore attaqué.
Je ferme les yeux. Je ne veux pas voir. Je ne veux pas sentir. Je ne veux pas survivre. Je laisse ma tête en arrière, j'essaye de m'ensevelir un peu plus dans ce sable qui me glace le sang et la peau. Je serre les dents. Je serre les dents et je fais fi de mes mandibules endolories pour me concentrer sur une douleur plutôt qu'une autre et en l'occurrence, celle que Ian s'apprête à me faire subir. Démunie, désarmée, j'attends, et cette attente devient insupportable. J'attends alors que je souhaite en finir le plus rapidement possible, mais encore là, cela doit être un coup du garçon qui ne veut pas m'achever et qui veut m'user jusqu'au bout.  Pourquoi ma résistance est-elle si forte ? Pourquoi n'ai-je pas flanché au premier coup ? L'honneur… La fierté… La dignité…

J'attends, mais rien ne vient. J'attends et quand Ian commence à se mouvoir, ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. Il se relève. Il se soulève et un mugissement s'échappe de mes lèvres alors que son poids ne m'écrase plus, libérant ma cage thoracique et mes poumons en manque d'air. Pourtant, je connais suffisamment la bête à présent pour ne pas me réjouir trop vite. Je suis si impuissante que je ne perçois qu'à peine ses paroles, en revanche, les coups qui viennent s'ajouter, je ne les ressens que trop bien. Je me plie sous les coups de pieds de cette vermine et je n'ai même plus la force de crier.

Le son des vagues devient de plus en plus lointain et la fraicheur n'est plus non plus ce qu'elle était. J'ai toujours su que j'allais mourir jeune, mais jamais de cette façon, jamais de la main d'une merde que j'avais sous-estimé. Il me prend par les cheveux, sort quelques phrases que je n'arrive même pas à traduire, bien que le dernier mot me soit tout particulièrement adressé dans ma langue natale. Une attention d'autant plus malsaine. Dans une seconde de lucidité, j'ancre mon regard dans le sien qui semble avoir retrouvé une lueur différente de celle qui l'animait précédemment.
Il soulève mon corps meurtri et fait quelques pas pendant lesquels je souffre le martyr à cause des quelques secousses. Plus par réflexe qu'autre chose, je m'agrippe à sa veste, un peu comme si j'avais peur de tomber. Je m'accroche d'une main faible et je le salis, maculant sa veste du sang qui goute de mon nez. Il avance je ne sais où, puis il me relâche. Je retombe à la façon d'une poupée désarticulée. Je retombe dans un beuglement sinistre, plus proche de l'eau, plus proche du vent, plus proche de la fin.
Je tombe et j'entends ses pas qui s'éloignent. Je suis à terre et je me replie sur moi-même. Une dernière fois, j'ouvre les yeux avant de les refermer aussitôt, simplement soulagée de ne plus voir la face de rat de Ian. Simplement soulagée d'être seule. Le sang bat dans mes tempes si fort qu'il me fait mal. Il bat et je l'entends aussi bien que je distingue les vagues à quelques mètres. Il bat comme la mélodie qui me tient en vie. Il bat et puis plus rien.

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Varium et mutabile semper femina

There are worse things I could do, than go with a boy or two. Even though the neighborhood thinks I'm trashy, and no good, I suppose it could be true, but there are worse things I could do. I could flirt with all the guys, smile at them and bat my eyes. Press against them when we dance, make them think they stand a chance, then refuse to see it through, that's a thing I'd never do. But to cry in front of you, that's the worst thing I could do.
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We'll drown ourselves in misery tonight. Ian

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