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Wishing well (+) JULIETTE & CALEB

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ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : Miss Choco.
TES DOUBLES : Liam + Lylou + Kainoa + Mona + Sean.
TON AVATAR : Max Irons.
TES CRÉDITS : Isleys + Minori.
TA DISPONIBILITE RP : 1/4
(Ana-Sofia - Nia - Lexia)
À venir : Rhys - Gwen flash-back.
RAGOTS PARTAGÉS : 5222
POINTS : 5523
ARRIVÉE À TENBY : 05/11/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 y.o. (18.02.90)
CÔTÉ COEUR : Marié à Ana-Sofia.
PROFESSION : Vétérinaire.
REPUTATION : J'ai toujours trouvé qu'il avait la tête sur les épaules. Alors pourquoi diable un mariage aussi précipité avec une femme peu recommandable ?!



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MessageSujet: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Mar 10 Mai - 5:47


Lentement mais sûrement, Caleb avait pris ses marques dans la clinique vétérinaire où il travaillait. Pour l'instant, il avait un contrat d'un an, mais qui pouvait être prolongé s'il faisait ses preuves. Jusqu'ici, tout se passait relativement bien. Il était même devenu la coqueluche d'une bonne partie des employées, peut-être parce qu'il était le plus jeune à exercer en tant que vétérinaire. Quoi qu'il en soit, lorsqu'il avait fait une demande pour accueillir une stagiaire, ça n'avait posé aucune difficulté. Il se retrouvait donc avec Juliette pendant quelques semaines, ce qui changeait complètement son quotidien au travail. En-dehors de la secrétaire et de l'assistante qui le secondait pendant les opérations chirurgicales, Caleb avait l'habitude de travailler plutôt seul et ça ne le dérangeait pas plus que ça. Mais quand la rouquine lui avait demandé à faire un stage avec lui, il n'avait pas hésité à accepter et il admettait volontiers qu'il ne le regrettait pas. La spontanéité de Juliette lui faisait du bien, illuminant un peu sa routine bien rangée. Ils faisaient les trajets de Tenby ensemble, ce qui lui donnait l'impression qu'ils étaient moins longs. Sa charge de travail était un peu moins conséquente et, avec l'accord de l'étudiante, il avait même commencé à lui faire découvrir les joies du métier : les heures supplémentaires en cas d'urgence et les gardes prolongées. Ce n'était peut-être pas la meilleure partie du métier, mais il tenait à lui en faire connaître tous les aspects, ne serait-ce pour qu'elle ne soit pas désagréablement surprise une fois qu'elle entrerait à son tour en fonction. Pour l'instant, elle ne se plaignait d'ailleurs pas et, petit à petit, il apprenait à mieux la connaître. Il fallait dire que, même s'ils s'étaient rencontrés un bon moment auparavant (il n'aurait pas su donner une période précise, il savait seulement que c'était avant sa dernière année), ils n'avaient pas eu tant d'occasions que ça de passer du temps ensemble. À part deux ou trois soirées organisées par des amis en commun, il l'avait invitée une fois à dîner à la maison, avec sa petite sœur. Mais maintenant qu'il passait plusieurs jours par semaine en compagnie de Juliette, il découvrait des facettes de sa personnalité qu'il avait ignorées jusque-là.

Par exemple, le jeune homme avait pensé que la petite Harrison était une véritable boule d'énergie, toujours débordante de joie et de bonne humeur. Bien entendu, c'était stupide de sa part... Tout le monde avait le moral dans les chaussettes un jour ou l'autre. Seulement, il n'avait jamais vu Juliette passablement déprimée, ou quoi que ce soit dans le genre. Or, depuis quelques jours, il était forcé de s'avouer qu'elle l'inquiétait un peu. Elle ne semblait pas être tout à fait elle-même et plusieurs hypothèses avaient trotté dans la petite tête de Caleb. Ce jour-là en particulier, un étrange soupçon avait effleuré son esprit. Il s'aventurait alors sur des rivages qu'il avait certes effleurés dans le passé, mais qu'il ne connaissait pas non plus très bien. Mais comment aborder le sujet avec l'Américaine ? Après tout, ils n'avaient pas élevé les cochons ensemble. Il ne voulait pas donner l'impression de s'immiscer dans sa vie privée et de se mêler de ce qui ne le regardait pas. Mais il se faisait du souci pour elle. Peut-être pouvait-il en toucher un mot à Laserian ? Ils étaient plus proches l'un de l'autre... Mais non, c'était sûrement une mauvaise idée d'en parler à une autre personne qu'à celle qui était directement concernée, surtout à Laze, bien plus insouciant et désinvolte que lui. Très hésitant, tournant et retournant le problème dans sa tête, le Gallois résolut de ne pas du tout évoquer ses inquiétudes pour le moment. Peut-être était-il effectivement un peu paranoïaque, comme avec sa petite sœur. Peut-être traversait-elle simplement une mauvaise passe et les choses s'arrangeraient-elles avec le temps. C'était ce qu'il voulait croire. Néanmoins, Juliette lui paraissait vraiment ailleurs, moins concentrée qu'à l'accoutumée... « Non, vérifie bien la dose que j'ai prescrite, je suis sûr qu'il y en a trop ici. Sur un berger allemand, ça irait parfaitement, mais certainement pas sur un teckel, ce serait trop puissant. » L'erreur était humaine, bien entendu (c'était d'ailleurs pour apprendre qu'elle était en formation). Caleb ne pouvait pas s'attendre à ce que la jeune fille sache autant de choses que si elle avait déjà terminé ses études. Cependant, les fautes qu'elle commettait commençaient à devenir assez fréquentes.  Il se résolut donc à faire quelque chose et, une fois leur dernier client parti et la clinique fermée, il lui proposa d'aller boire et grignoter quelque chose sur le chemin du retour. Elle accepta et ils se retrouvèrent dans un endroit qu'il connaissait assez bien, une sorte d'auberge à l'ancienne située à mi-chemin entre Swansea et Tenby, où il s'arrêtait parfois quand il avait l'estomac dans les talons. « Tu n'as pas été très bavarde aujourd'hui. Raconte-moi, tu vas bien ? » Il mordit sans hésiter dans son sandwich, avant de décider de mettre cartes sur tables, plus ou moins. « T'as pas l'air très en forme... Est-ce qu'il y a quelque chose dont tu voudrais me parler ? »

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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Lun 30 Mai - 4:28

Lorsque Caleb avait accepté de la prendre sous son aile en stage, la jeune femme avait presque sauté de joie, même s'il n'y avait eu pour le moment aucune certitude. C'était il y a plusieurs mois de ça et elle se rappelait encore avoir célébré la nouvelle avec Scott, persuadée que sa vie ne pouvait pas être plus belle. Et pourtant, quelques semaines après, Scott avait disparu sans laisser de traces, laissant à Malone le soin de lui annoncer la nouvelle alors qu'il n'avait même pas eu l'audace et le courage de le lui dire lui-même. À partir de ce moment-là, sa vie avait basculé. Si elle fumait parfois quelques joints en compagnie de Scott, elle savait que ce n'était que pour le plaisir, mais désormais, la rouquine exagérait sur les doses, cherchait même à obtenir des drogues plus fortes, plus dangereuses aussi. Au départ, elle s'en contentait lors des soirées, qui s'avéraient de plus en plus nombreuses, mais elle avait bien vite compris que ce ne serait pas suffisant puisque lorsqu'elle consommait, elle parvenait parfois à l'oublier et à ne plus penser à rien d'autre qu'au moment présent. Si la nouvelle de son stage l'avait d'abord rendue excessivement heureuse et fière, elle se trouvait dans un état d'esprit totalement différent lorsque Caleb l'avait appelée pour lui dire qu'il l'attendait pour la semaine prochaine. Puisqu'elle passait la majeure partie de son temps libre à la clinique vétérinaire, elle avait dû couper les heures qu'elle faisait à l'animalerie, récupérant souvent les soirs et les week-ends, ce qui rendait ses semaines beaucoup plus chargées. Son patron n'y avait vu aucun inconvénient et à vrai dire, la rouquine avait presque pu voir dans ses prunelles qu'il était soulagé de la voir diminuer ses heures. Ces derniers temps, Juliette avait accumulé plusieurs erreurs d'affilée, des erreurs qu'elle n'aurait jamais faites, avant, et il avait bien compris que la jeune femme n'était pas dans son état normal.

Le problème, c'était qu'elle n'accumulait pas seulement les erreurs à l'animalerie, mais aussi à la clinique vétérinaire. Puisqu'elle ne dormait plus que très peu, elle peinait à se concentrer et elle commettait des fautes qui auraient pu être graves si seulement Caleb n'avait pas repassé derrière elle pour les corriger. D'ordinaire, la jeune femme s'en serait beaucoup voulu, mais puisqu'il n'y avait plus grand chose qui l'intéressait ces derniers temps, elle répétait simplement qu'elle était désolée et qu'elle ferait plus attention la prochaine fois. Mais il y avait toujours une prochaine fois. Une dose trop forte, deux chiens qu'elle avait sortis en même temps et qui s'étaient sautés dessus - obligeant Caleb à suturer une oreille - et une morsure à la main qu'elle aurait pu éviter si seulement elle avait pris toutes les bonnes précautions.

D'abord surprise lorsqu'il lui proposa de s'arrêter sur le chemin du retour pour manger, Juliette hocha finalement la tête, persuadée que ce serait plus facile de lui faire avaler que tout allait bien si elle acceptait son offre, d'autant plus que Caleb la connaissait maintenant suffisamment pour savoir qu'elle ne disait jamais non à son estomac. Le problème, c'était qu'elle n'avait pas faim. Elle prit donc place devant lui, piqua distraitement une pâte de sa salade sans la manger, les yeux rivés sur son repas qu'elle n'avait pas encore touché. « Je suis fatiguée, c'est tout. » lâcha-t-elle avec un léger soupir sans néanmoins le regarder. Caleb savait qu'elle travaillait aussi à l'animalerie puisqu'il l'y avait déjà déposée en rentrant et elle savait que cette excuse ferait au moins un minimum de sens à ses yeux. Lorsqu'il poursuivit, Juliette se mordit la lèvre et prit une bouchée de sa salade de pâtes, bien décidée à lui montrer que tout allait bien, qu'il n'avait pas à s'inquiéter. « Alors c'est donc pour ça. Que tu m'as demandé de t'accompagner ici. Je suis désolée pour aujourd'hui, ok ? J'ai fait des erreurs, mais j'ai retenu la leçon. » Et les erreurs que tu as faites les jours d'avant, Jules ? « Il ne se passe rien, je vais bien et je dois simplement me reposer. » Pourtant, alors qu'elle avalait une nouvelle bouchée de pâte, elle sentit qu'elle n'aurait pas dû. Elle passa une main sur son visage, recula son bol en secouant légèrement la tête alors qu'une nausée la saisissait. « Je te la donne si tu la veux, j'ai pas faim... » ajouta-t-elle finalement en tentant de garder le contrôle de son estomac.
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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Mar 31 Mai - 11:02


En l’espace de quelques jours seulement, Juliette et Caleb avaient frôlé la catastrophe à plusieurs reprises. La jeune femme n’était pas mal intentionnée, loin de là. D’ailleurs, ça n’avait même rien à voir avec le fait qu’elle n’était pas douée. Non, c’était autre chose, Caleb en était persuadé… Elle avait plutôt l’air d’être distraite, complètement ailleurs, dans un autre monde, comme déconnectée de la réalité. C’était peut-être parce qu’il ne la connaissait pas depuis si longtemps qu’il découvrait une facette de personnalité qu’il n’avait jamais remarquée, mais le jeune homme avait surtout l’impression que depuis quelques mois, la demoiselle avait changé. Elle était peut-être simplement préoccupée… Quoi qu’il en soit, il ne pouvait se résoudre à rester ainsi, les bras croisés, à la regarder accumuler les gaffes qui lui faisaient courir aussi des risques à elle. En outre, il ne pouvait s’empêcher de penser que comme il n’était pas avec elle vingt-quatre heures sur vingt-quatre, c’était peut-être encore pire quand elle était toute seule ou en mauvaise compagnie. Que pouvait-il bien faire pour l’aider ? Il n’était pas certain d’être le mieux placé pour le faire, mais il savait qu’il fallait au moins qu’il tente le coup. Alors, tandis qu’ils étaient attablés devant quelque chose à grignoter, Caleb lui posa d’une voix infiniment douce deux questions qu’il espérait ne pas être trop indiscrètes. Mais, au début, elle ne leva même pas les yeux vers lui, ce qui était mauvais signe. S’il y avait définitivement anguille sous roche, elle serait sûrement trop embarrassée pour en parler, particulièrement à lui. Il avait presque l’impression de se retrouver face à son adolescente de petite soeur, quand elle n’avait pas spécialement envie de lui raconter quelque chose et qu’il insistait un peu. Mais dans le cas précis, c’était bien différent, puisque Juliette n’était pas sa soeur et qu’il n’avait absolument aucune autorité sur elle, sauf peut-être dans le cadre du travail.

En l’occurrence, plus la rouquine poursuivait et plus le jeune homme avait l’impression d’avoir, quelque part, plus ou moins visé juste. Elle était un peu sur la défensive et il esquissa un sourire un peu désolé. « Non… Je t’ai demandé de m’accompagner ici parce que je me fais du souci pour toi. » Comme elle, il repoussa légèrement son en-cas, sauf que lui avait encore bel et bien de l’appétit. Difficile pour lui d’en être autrement… « Oh, je t’en prie…  C’est gentil, mais… Je mange pour quatre et je dois faire presque le double de ton poids. Tu en as bien plus besoin que moi. » Il espérait qu’elle ne lui faisait pas une crise d’anorexie ou quelque chose dans ce goût-là, ç’aurait été encore pire que ce qu’il pensait. Peut-être parce qu’il était tout le contraire, il n’avait jamais compris ces filles qui risquaient de s’envoler au moindre coup de vent et pourtant ne mangeaient que trois feuilles de salade avant d’aller se faire vomir. Quand il voyait quelle quantité de nourriture lui-même était capable d’avaler, il se disait qu’il fallait vraiment procéder à certains échanges, de temps à autre… Et si c’était ça, le problème de Juliette, il aurait du mal à l’aider autrement qu’en la dirigeant vers un spécialiste, un professionnel de la santé. Néanmoins, il avait l’impression qu’il y avait autre chose. « Par contre, je suis bien d’accord pour dire qu’il faut du repos… Je peux réduire tes heures si tu veux. Pas de beaucoup, sinon j’aurais du mal à rédiger un rapport correct pour ton stage, mais on peut s’arranger, essayer de trouver une solution. » Il était vrai que la jeune femme avait les yeux cernés et, pour quelqu’un en manque de sommeil, il était forcément difficile de tout gérer. Il avait connu ça, devoir concilier les études et le travail (surtout en horaires décalés), c’était loin d’être la joie. C’était précisément ce qu’il voulait éviter à sa petite soeur, ce dont il était capable de faire avec le salaire qu’il gagnait à présent.

« Tu sais… Il s’agit pas juste de faire des erreurs ou pas… » Bien évidemment, Caleb cherchait ses mots, sans être sûr de savoir jusqu’où il pouvait aller et où il était censé s’arrêter ou pas. Il continuait à la regarder, mais tout en se demandant si ça ne la mettait pas encore plus mal à l’aise. « Mais je sais comment tu es et je sais que si tu accumules les gaffes, surtout alors que tu es très attentive avec les animaux d’ordinaire, c’est qu’il y a forcément une raison. » S’il s’agissait de sa petite amie, il ne se serait probablement pas inquiété outre mesure, pour la simple raison que… Eh bien, ça lui ressemblait plus, tout simplement. Mais pas Juliette - sinon, elle ne serait même pas là où elle en était aujourd’hui. Seulement, entre-temps, il y avait eu des incidents de parcours, c’était une évidence… Oui, mais lesquels ? « T’auras peut-être du mal à me croire, mais j’ai eu le même âge que toi, il y a pas si longtemps que ça » plaisanta-t-il à moitié, tentant de détendre l’atmosphère. « Et moi aussi j’ai connu des moments difficiles. Quand mon meilleur ami a déménagé en Angleterre… Quand j’ai dû rompre avec ma copine partie faire carrière à Londres… Et… Bref, plus tard aussi. » Il n’avait pas envie d’évoquer directement son petit frère. « Enfin, tout ça pour te dire que ça arrive à tout le monde et dans ces moments-là, c’est très important de se sentir bien entouré. »

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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Mer 29 Juin - 4:00

Juliette poussa un soupir lorsqu'il affirma se faire du soucis pour elle, se mordit la lèvre discrètement alors qu'elle jouait avec sa salade de pâtes avant de la pousser vers lui. Elle n'avait pas faim et elle connaissait suffisamment bien Caleb pour savoir qu'il ne résistait jamais à un peu de nourriture. Si l'américaine avait toujours été très mince malgré une alimentation équilibrée, elle avait perdu quelques kilos depuis le départ de Scott puisqu'elle n'avalait que quelques repas ici et là sans trop prendre la peine de compter. « Je sais, mais je n'ai pas faim. » ajouta-t-elle simplement en haussant les épaules, peu décidée à faire un effort afin de prouver à Caleb qu'elle allait vraiment bien. Elle aurait dû, pourtant, puisque ça lui aurait sans doute permis d'éviter les sermons moralisateurs, mais elle ne voyait pas comment elle pouvait continuer à manger sans déverser le contenu de son estomac quelques secondes après, si bien qu'elle avait encore préféré jouer la carte de l'indifférence. Elle allait bien, elle avait simplement besoin de repos et tout rentrerait dans l'ordre. Elle releva néanmoins la tête lorsque le vétérinaire lui proposa de réduire un peu ses heures de stage, comprit rapidement que cette option-là n'allait pas changer grand chose à son état puisque le manque de sommeil n'était en réalité qu'une conséquence de sa connerie et non une cause. « Ce ne sera pas nécessaire, mais c'est gentil de proposer. » ajouta-t-elle finalement en forçant un sourire. Lorsqu'elle se trouvait à la clinique, elle avait l'impression d'être utile à quelque chose et ça lui permettait généralement de se changer les idées, même si sa concentration ne se trouvait pas toujours à la bonne place. Souvent distraite par ses pensées, par la drogue ou l'alcool qui se trouvaient encore dans son corps, Juliette peinait à vraiment focaliser son attention et cumulait les gaffes.

Elle se mordit d'ailleurs la lèvre en baissant les yeux lorsqu'il tenta de comprendre ce qui la poussait à agir de la sorte, ferma les yeux quelques secondes en posant son front dans le creux de ses paumes. Elle ne releva la tête que lorsqu'il parla un peu de lui-même et de ce qu'il avait vécu, écoutant attentivement ses propos, bien malgré elle. « Je suis bien entourée. » admit-elle avec un soupir avant de se mettre à réfléchir. Si Juliette s'était rapidement fait des amis en arrivant à Tenby puisqu'elle y passait régulièrement ses vacances d'été, elle devait avouer qu'elle s'était peu à peu éloignée de ses amis au fil des derniers mois. Plus sensible, plus susceptible aussi étant donné qu'elle savait pertinemment que ce qu'elle faisait était mal, elle s'était volontairement éloignée afin qu'ils ne puissent pas la sermonner et lui dire qu'elle se mettait en danger. Elle s'était disputée avec Grace et Malone ne lui parlait plus beaucoup depuis qu'elle l'avait presque envoyé chier en textos lorsqu'il lui avait dit qu'il s'inquiétait pour elle. Ses amis avaient d'autres chats à fouetter, ils vivaient leurs vies et ils la laissaient vivre la sienne sans doute parce qu'elle leur avait fait comprendre qu'elle saurait s'en sortir seule. Elle n'était sans doute pas si bien entourée que ça, finalement, et cette idée fit passer une ombre sur son visage fatigué, ternit l'éclat de ses prunelles généralement tellement éclatantes.

« Ce n'est pas la même chose. J'étais amoureuse de lui et il s'est tiré je ne sais pas où en laissant son meilleur ami, qui est aussi mon ami, me prévenir. Il est parti comme ça, sans rien dire. »

Sans oser relever les yeux sur le vétérinaire, Juliette sentit ses doigts trembler légèrement alors qu'elle dessinait de fines arabesques sur la table pour s'occuper. Presqu'aussitôt, elle regretta d'avoir révélé son problème à Caleb et se promit d'arrêter là. Il n'avait pas besoin de savoir qu'elle prenait de la drogue et qu'elle sortait presque tous les soirs, sa peine d'amour lui semblait suffisante pour expliquer son état et elle espérait franchement parvenir à le convaincre que c'était la seule raison. Puisqu'il avait sans doute déjà vécu une peine d'amour, il devrait comprendre, non ? « C'est tellement stupide. » ajouta-t-elle en fronçant légèrement les sourcils, concentrée sur le trajet de ses doigts sur la petite table en bois. « Je ne peux pas vraiment en parler à mes amis parce que je me dispute avec eux et je ne peux pas en parler à mes parents parce qu'ils vont s'inquiéter pour rien. C'est juste une peine d'amour, ça va passer. » lâcha-t-elle finalement avant de relever ses prunelles azurées pour les plonger dans celles de Caleb. Si Juliette avait l'impression désagréable de lui mentir, c'était surtout parce qu'il y avait autre chose de plus grave encore, une addiction qui se développait et qui lui bouffait toute son énergie.
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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Mer 29 Juin - 9:45


Comprenant qu’il valait mieux ne pas insister, Caleb hocha simplement la tête en signe d'assentiment. Seulement, il n’était pas décidé, lui, à arrêter de manger… Qui sait, peut-être que ça donnerait envie à Juliette de reprendre un peu de sa salade de pâtes ? Ceci dit, le jeune homme avait un sérieux doute sur la question. Tant pis, en plus d’avoir faim, il avait l’impression que s’il continuait à la regarder sans rien faire, leur conversation aurait décidément l’air trop formelle. Il avait déjà la sensation d’être allé un peu loin en lui posant des questions alors qu’il ne la connaissait pas si bien que ça… Pourtant, il ne pouvait pas non plus se résoudre à l’observer enchaîner les bêtises sans tenter quoi que ce soit. Il se doutait bien que, si elle avait eu un autre maître de stage que lui, ce dernier n’aurait pas été très clément avec elle. Il lui aurait remonté les bretelles bien comme il fallait pour avoir commis des erreurs parfois lourdes de conséquences… Sauf que Caleb, lui, n’avait pas envie de reprendre Juliette. D’abord, elle n’était pas beaucoup moins âgée que lui et il n’était pas sûr qu’il aurait été crédible dans ce rôle… Et surtout, surtout, il savait pertinemment qu’elle était capable de faire les choses de la bonne manière. Quand il l’avait rencontrée pour la première fois, alors qu’il était malheureusement contraint d’être un de ceux qui faisait la « pub » pour sa filière lors d’une journée portes ouvertes, il avait bien remarqué à quel point elle se passionnait pour les animaux. Plus tard, alors qu’il l’avait conduite à l’hôpital parce qu’elle s’était cassé la figure à quelques mètres de sa voiture, il avait compris qu’elle était décidée et motivée à devenir à son tour vétérinaire. Et quand elle lui avait demandé si elle pouvait faire son stage avec lui, là aussi, elle paraissait très enthousiaste. Qu’avait-il bien pu se passer entre-temps ? Comme l’immense majorité des hommes, le Donovan avait tendance à chercher immédiatement une solution concrète, même s’il ne comprenait pas pour quelle raison la jeune femme n’était pas aussi pétillante que d’habitude. Alors il lui avait proposé de réduire son temps de travail, mais ce n’était visiblement pas ce qui semblait lui convenir le mieux. Elle le remercia tout de même et, à nouveau, Caleb se contenta de hocher la tête en signe d’assentiment, conscient qu’il n’était pas nécessaire d’ajouter quoi que ce soit à ce sujet.

Mais bien évidemment, il ne pouvait s’arrêter là. Alors il poursuivit, s’étonnant lui-même de réussir à parler autant. Pourtant, il n’était pas forcément le plus bavard de tous… Mais quand il le fallait, à ce moment-là, il devait bien y mettre du sien, espérant ainsi pouvoir aider celle qu’il considérait comme une amie même s’ils n’étaient pas si proches que ça. Et justement, pile au moment où il commençait à penser que ses tentatives maladroites n’aboutiraient à rien, Juliette s’ouvrit à lui de la manière la plus inattendue qui soit - c’est-à-dire en évoquant un amour perdu. Aussitôt, le Gallois sentit une vague de compassion l’envahir. Parce que si aujourd’hui, il était heureux, ça n’avait pas toujours été le cas… Ses malheurs en amour avaient parfois été le résultat de ses propres erreurs, donc il arrivait qu'il ne puisse s'en prendre qu'à lui-même ; mais quoi qu’il en soit, il avait souffert, lui aussi. Alors d'une certaine manière, il pouvait comprendre la rouquine, même s'ils n'avaient pas traversé précisément la même situation. Il ressentit de la peine à la pensée que celui dont elle était amoureuse avait mis les voiles... Mais bien évidemment, il ne connaissait nullement les détails de leur relation. Qu'avait-il bien pu se passer ? Il n'en savait rien, mais de toute façon, ce n'était pas le plus important. L'essentiel était d'avancer, de s'atteler à redresser le navire, même si c'était bien plus facile à dire qu'à faire. « Je suis désolé pour toi » souffla-t-il, sans savoir par où commencer. Peut-être par démentir en partie ses propos... « Bien sûr que non, c'est pas stupide. » Les doigts de Juliette tremblaient. Ce fut peut-être ce qui incita Caleb à pousser plus loin les confidences. « Même si c'est pas pareil, j'ai pleuré pendant longtemps quand mon ex est partie à Londres. » Seule Lizzie était au courant, à l'époque. Comme d'habitude, c'était elle qui l'avait aidé à traverser cette tempête. Et il ne l'avait avoué à Gwen que très récemment. Oui, il avait honte de le dire parce qu'il continuait à penser qu'un homme devait être fort en toutes circonstances. Donc s'il allait jusqu'à le confesser à l'Américaine, c'était bien pour lui montrer que tout le monde pouvait avoir les épaules lourdes à cause d'un chagrin d'amour. « Et oui, je suis d'accord avec toi, ça va passer... Le temps aide beaucoup. Mais... Il y a aussi des choses qu'on peut faire et d'autres qu'il vaut mieux ne pas faire si on veut, disons, accélérer le processus de guérison. » Il commençait à parler un peu trop comme quand il s'adressait à des clients. Le vétérinaire se reprit. « Je sais que ça me regarde pas... Mais... Je suis pas non plus complètement idiot, tu sais... Je te côtoie tous les jours en ce moment et tu n'es pas toujours dans ton état normal. » Caleb n'était sûr de rien, mais il avait une intuition... Peut-être aussi un peu liée à sa petite expérience dans ce domaine. « Je me doute bien que t'as pas envie d'en parler, mais tu me crois si je te dis qu'il y a d'autres méthodes pour essayer de l'oublier ? »

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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Ven 1 Juil - 22:39

« Tu ne peux pas comprendre. » murmura-t-elle simplement lorsqu'il affirma être désolé pour elle. Elle n'avait parlé de Scott qu'à très peu de monde, tout simplement parce qu'elle s'était éloignée de plusieurs amis pour être avec lui, avait refusé de nombreuses sorties avec Grace ou avec Malone ou même avec Laserian afin de passer quelques heures supplémentaires en compagnie du jeune homme. Parce qu'elle l'aimait. Elle aurait tout donné pour que la réciproque soit également vraie, mais Malone lui avait plutôt révélé que Scott était déjà amoureux de quelqu'un d'autre, que son petit-ami se trouvait dans le coma, à l'hôpital, et elle avait alors aisément compris qu'il avait joué avec ses sentiments pendant près d'un an, s'amusant sans doute de sa naïveté amoureuse. Néanmoins, lorsque Caleb lui expliqua que ce n'était pas stupide de se sentir mal pour un amour perdu et qu'il comprenait sa situation puisqu'il avait déjà vécu quelque chose de semblable, Juliette fronça légèrement les sourcils et releva la tête. Il ne pouvait pas comprendre ! Son histoire à elle, c'était différent. « Tu ne sais pas pourquoi je dis que c'est idiot. Parce qu'on était pas ensemble, pas officiellement. Je savais depuis le début que c'était pas ce qu'il voulait et on ne devait que se fréquenter, sans plus. Et je suis quand même tombée amoureuse de lui. Et il est quand même parti sans RIEN me dire après un an ! »

Pourtant, lorsque Caleb poursuivit, la jeune femme se braqua, secoua la tête en reculant un peu sa chaise, comme si elle devait mettre un minimum de distance entre le vétérinaire et elle. « Tu ne sais pas de quoi tu parles. » lâcha-t-elle en passant une main nerveuse dans sa chevelure flamboyante. « Je ne suis pas dans mon état normal parce que je ne dors pas assez. Et je ne dors pas assez parce qu'il est parti ! C'est sa faute !! » Elle se rendit compte qu'elle avait haussé le ton tout à coup et elle se reprit puisqu'elle ne voulait pas que toute la ville soit au courant de ce qui se tramait dans sa vie. Elle avait longtemps caché sa relation avec Scott - seuls ses amis proches avaient fini par être au courant - elle ne comptait certainement pas dire au monde entier qu'elle l'avait perdu. Elle secoua à nouveau la tête, sans savoir ce qu'elle devait faire pour conserver son secret. Qu'allait faire Caleb s'il se rendait compte qu'elle se droguait ? Qu'elle ne dormait pas suffisamment parce qu'elle sortait presque tous les soirs pour se saouler, se droguer et oublier jusqu'à son nom pour oublier le prénom de celui qui lui avait fait du mal ? Il n'allait certainement pas la garder comme stagiaire, en tout cas, et il s'avérerait donc incapable de fournir un rapport adéquat de son stage. S'il y avait bien une chose à laquelle elle tenait ces temps-ci, c'était son stage à la clinique vétérinaire - et son cheval -; la rouquine ne pouvait pas se permettre de perdre l'une des seules choses qui lui permettait d'avancer et de ne pas sombrer.

Afin de prouver à Caleb qu'elle allait mieux, elle avala quelques bouchées supplémentaires de sa salade de pâtes, sentit les nausées l'envahir. Elle tenta tant bien que mal de contrôler son estomac, mais la drogue ingérée plus tôt dans la journée et l'alcool du soir d'avant suffirent à lui rappeler qu'elle aurait dû écouter son corps et ne pas se forcer.

Rapidement, la rousse se releva de table et courut jusqu'aux toilettes féminines afin d'y déverser le contenu de son estomac. La salle de toilettes n'était pas individuelle, mais heureusement pour elle, il n'y avait personne. Elle avait pris la peine de refermer la porte de sa cabine derrière elle, mais elle n'avait pas eu le temps de la verrouiller. Des larmes coulaient sur ses joues à l'idée qu'elle ait tout gâché avec Caleb et elle ferma les yeux avant de finir par se redresser et se rendre jusqu'aux lavabos. Elle se passa un peu d'eau sur le visage, se hissa sur le comptoir pour s'y asseoir, le dos appuyé contre le mur, ses fines jambes remontées contre sa poitrine. Menue, Juliette l'avait toujours été, mais ces derniers temps, elle devait bien avoir perdu quelques kilos supplémentaires.
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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Sam 2 Juil - 6:22


Pour le moins perdu, à la limite du désespoir, Caleb ne prononça pas le moindre mot quand Juliette finit par rejeter un à un le peu d’arguments qu’il possédait. Non, pire… Il avait même l’impression que c’était lui qu’elle jetait. Il s’efforçait de ne pas le prendre pour lui, mais c’était tout de même difficile. Au final, il n’aurait jamais dû lancer cette conversation… C’était comme si elle lui balançait à la figure qu’il n’était, en quelque sorte, pas à sa place, qu’il n’avait pas à s’immiscer dans sa vie privée et, pire encore, qu’il ne pouvait tout simplement rien lui dire parce qu’il était incapable de se mettre à sa place. Le jeune homme était partagé entre son envie de hausser les épaules en signe d’impuissance et celle de se mordre la lèvre inférieure parce que c’était son tic nerveux quand il ne savait pas quoi faire. Mais comment aurait-il pu ne pas essayer, au moins, de limiter les dégâts ? Elle ne pouvait quand même pas lui en vouloir pour ça, si ? Un peu peiné, Caleb encaissa sans broncher. Il ne baissait pas la tête parce que ce n’était pas comme s’il avait honte, mais il n’en demeurait pas moins vrai qu’il avait envie d’être partout, sauf là. En effet, malgré des bras frêles et un corps un peu trop mince, Juliette donnait l’impression, à l’instant précis, d’être dotée d’un caractère aussi flamboyant que sa chevelure. Il se mit à espérer secrètement qu’elle ne lui balance pas son plat de pâtes à la figure, parce que c’était assurément plus gênant que de se faire éconduire en public. Il n’allait pas tarder à passer pour le gros goujat qui était incapable de prendre un repas avec une femme sans qu’elle monte sur ses grands chevaux. En effet, l’Américaine avait haussé le ton et le Donovan mourait d’envie de lui demander de ne pas ameuter toute l’auberge. Il n’osa cependant pas le faire, précisément parce qu’il avait peur que le volume sonore ne fasse qu’augmenter. Intérieurement, il poussa un soupir. S’il était parfaitement capable de tenir tête à un homme lambda, c’était une toute autre histoire quand il s’agissait d’une femme… Surtout quand la femme en question était aussi jeune et surtout, aussi déprimée. C’était ce que Caleb s’efforçait de garder en tête. En temps normal, elle ne se serait jamais comportée ainsi avec lui. C’était uniquement l’âme en peine qui parlait, du moins l’espérait-il…

Mais il restait cantonné dans son mutisme, non seulement parce qu’il ne savait pas quoi dire, mais aussi parce qu’il avait l’impression que le moindre de ses propos ne ferait qu’empirer la situation et l’état de la demoiselle. Désabusé, il la regarda s’emparer de son plat, avant d’avaler quelques bouchées de pâtes. Elle mangeait un peu vite, c’était inquiétant… « Juliette, tu… » Mais avant que le Gallois ait eu le temps de poursuivre, la jeune femme s’était brusquement échappée. Pris de court, il la regarda s’enfuir vers les toilettes. Est-ce que c’était à ce point ? Déstabilisé, pensif, Caleb posa les yeux sur la nourriture qu’il restait. Il décida de laisser passer quelques minutes… Mais d’emblée, il savait que comme c’était encore pire que ce qu’il pensait, il ne pourrait pas rester les bras croisés. Si ça n’avait tenu qu’à lui, il l’aurait traînée de force chez le médecin… Mais il aurait définitivement outrepassé ses droits. Poussant un profond soupir, le vétérinaire se dirigea vers le comptoir pour régler leurs consommations. Puis il se dirigea vers les toilettes, un peu hésitant. Ses soupçons s’avéraient fondés, alors il craignait de le laisser toute seule trop longtemps… Mais en même temps, il ne pouvait pas entrer dans les toilettes des femmes de la manière la plus naturelle qui soit. Il finit par hausser les épaules. Il n’avait pas vraiment le choix… Alors tout en espérant que personne ne soit en train de dans leur direction, il entra, éprouvant l’horrible impression d’être un voyeur. Mais quand il posa les yeux sur Juliette, il oublia ça. Elle était assise sur le comptoir, adossée contre le mur, ses jambes remontées sur sa poitrine. Elle faisait peine à voir… Toujours silencieux, Caleb s’approcha. Il n’osa pas s’asseoir aussi sur le comptoir, parce que même si ce n’était pas du bois, il préférait ne pas prendre de risques - il était bien plus lourd qu’elle. Au lieu de ça, il appuya son dos contre le mur, à côté d’elle. « Ok, je peux pas comprendre. Ok, je sais pas de quoi je parle. » Il n’était pas vraiment d’accord, mais il pouvait bien lui concéder ces points-là… « Mais tu peux pas t’attendre à ce que je remarque quelque chose et à ce que je reste sans rien faire. Comment tu t’y serais pris, à ma place ? Je veux bien que je sois maladroit, mais si c’est pas pour toi, essaye au moins de penser pour les autres. Et si j’avais perdu ma place à la clinique à cause de ces chiens qui se sont sauté dessus ? » Il n’essayait pas de lui faire des reproches, mais plutôt de la faire réagir. « Il est parti sans rien te dire au bout d’un an, alors il ne mérite certainement pas que tu t’apitoies sur lui. Aussi difficile que ça puisse paraître à imaginer, dans le monde, il y a des hommes qui valent mieux que ça. »

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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Mar 19 Juil - 0:26


Épuisée, vidée de toute cette énergie qui la caractérisait tant en général, Juliette posa son front contre ses genoux, tenta de prendre une grande respiration afin de calmer les battements de son coeur. Bien sûr que Caleb n'était pas dupe. Bien sûr qu'il avait compris qu'elle allait mal et qu'elle ne s'en sortirait sans doute pas toute seule. Et pourtant, la rouquine n'avait pas besoin de son aide, elle voulait simplement gérer comme elle pouvait le départ de Scott, quitte à toucher le fond pendant un moment. C'était stupide d'aimer autant une personne qui ne l'aimait pas en retour, mais que pouvait-elle y faire ? Juliette était lasse de toute cette histoire et elle aurait préféré pouvoir avancer sans regarder en arrière, ce qui s'avérait pour le moment impossible vu son état. Elle avait envie de frapper, envie de se défouler, mais elle ne savait pas comment et elle n'était définitivement pas au bon endroit pour le faire. D'ailleurs, elle savait qu'elle devait y retourner, qu'elle devait retrouver Caleb, s'excuser et lui demander s'ils pouvaient rentrer, mais ses jambes refusaient de suivre le mouvement, comme si elle n'était pas encore tout à fait prête à l'affronter. Juliette l'avait contrarié, elle le savait, et elle ne savait pas vraiment comment il réagirait lorsqu'elle reviendrait s'asseoir à la table du restaurant. Est-ce qu'il ferait comme si de rien n'était ? Est-ce qu'il lui proposerait de quitter les lieux et qu'il attendrait qu'ils soient dans la voiture, là où elle ne pouvait malheureusement pas fuir, pour l'obliger à lui parler ? Et s'il avait décidé de partir sans elle et d'appeler quelqu'un qui lui était proche pour qu'il vienne la chercher ? Et si ...

Perdue dans ses réflexions, Juliette sursauta violemment lorsque la porte des toilettes s'ouvrit et elle ouvrit légèrement la bouche, surprise de se retrouver face à Caleb. Elle ne s'était pas attendue à ce qu'il la poursuive jusqu'ici, mais en même temps, elle ne voyait pas trop pourquoi cette attitude la surprenait vraiment, au fond. Le vétérinaire tentait de l'aider et elle l'avait brusquement repoussé, à plusieurs reprises. Elle le suivit d'ailleurs des yeux lorsqu'il s'approcha, se mordit légèrement la lèvre en le voyant s'adosser au mur qui se trouvait juste à côté d'elle.

Lorsqu'il commença à parler, toutefois, elle savait déjà qu'il détruirait chacun de ses arguments, un à un, et elle baissa la tête sur ses genoux afin de ne pas être obligée de plonger son regard azuré dans le sien. « Tu ne perdrais jamais ta place à la clinique pour ça. » murmura-t-elle en resserrant l'emprise de ses bras autour de ses jambes. « Tu es un bon vétérinaire, ils ne vont pas te mettre à la porte. » Elle, par contre ... Si elle enchaînait les conneries à ce point-là, le directeur de la clinique ne mettrait pas beaucoup de temps avant de la renvoyer. Et puisqu'elle n'aurait sans doute plus son travail à l'animalerie parce que ce patron-là finirait bien par se rendre compte, lui aussi, que la rouquine qu'il avait engagée n'était plus la même, Juliette n'aurait plus rien. Elle fronça légèrement les sourcils lorsqu'il tenta de lui faire comprendre qu'elle finirait bien par trouver quelqu'un d'autre, un homme qui ne risquait pas de l'abandonner sans même oser le lui dire en face. « C'est pas parce que toi tu es quelqu'un de bien, qu'ils sont tous comme toi. » lâcha-t-elle finalement en poussant un soupir. « De toute façon, c'est pas quelqu'un d'autre que je veux. C'est lui. » C'était pathétique comme comportement, immature aussi, mais Juliette n'y pouvait rien. Elle n'avait pas envie de trouver quelqu'un d'autre, elle devait simplement comprendre que Scott était parti et qu'il ne reviendrait pas.

Lentement, la rousse finit par relever les yeux afin de croiser le regard de Caleb, prit sur elle afin d'oser ouvrir la bouche pour s'excuser de son attitude des derniers jours - voire même, des dernières semaines. « Je suis désolée. Pour les chiens, pour les erreurs, pour ... Tout. Ça ne se reproduira plus. » ajouta-t-elle enfin en prenant une grande respiration. « Est-ce qu'on peut rentrer ... ? » demanda-t-elle en retrouvant peu à peu des couleurs et en laissant cette fois ses jambes glisser dans le vide.
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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Mar 19 Juil - 5:33


Comme il s’y attendait, Juliette avait réponse à chacune de ses objections, aussi moindres soient-elles. « Comment tu sais qu’ils me garderont ? Je suis encore un débutant. Je suis le bébé, là-bas… Au bout d’un an, mes compétences sont évaluées. Alors tu vois, mon avenir est loin d’être assuré. » Bien entendu, Caleb n’était pas non plus à plaindre. D’ailleurs, ce n’était même pas le sujet, loin de là. Il avait seulement espéré que, s’il mettait en évidence qu’elle n’était pas la seule concernée, Juliette réfléchirait un peu. Parce qu’elle n’était pas égoïste, il le savait bien. Mais contrairement à ce qu’il pouvait laisser penser, ce n’était pas ce qui le préoccupait le plus. Il s’inquiétait davantage de l’état dans lequel la jeune femme se retrouvait, même si elle n’en avait absolument pas l’air d’en prendre conscience. Mais il ne pouvait pas la forcer à le faire. La moindre des actions du jeune homme était peut-être un échec total, malheureusement, il ne voyait pas ce qu’il pouvait faire de plus. Il ne pouvait agir contre son gré… Pas comme s’il s’agissait de sa petite soeur ou de sa petite amie. Néanmoins, même si elle ne voulait pas de son aide, il fut quelque peu réconforté quand elle lui affirma au beau milieu d’une phrase qu’il était quelqu’un de bien. Ça faisait toujours plaisir à entendre, avec la discussion désagréable qu’ils avaient… Toutefois, là encore, il craignait qu’elle ait une opinion un peu erronée. « Je n’ai pas toujours traité ma copine comme une princesse, tu sais. » Bien sûr, il était loin d’être le pire. Mais il était aussi loin d’être le meilleur des hommes et il se demandait si un jour, il parviendrait à oublier que Paige avait souffert pendant plusieurs mois par sa faute. Pourtant, même quand ils étaient séparés, elle n’était pas allée voir ailleurs… Elle avait voulu embrasser Andrew quand elle s’était vraiment mise en colère contre lui, mais il savait que ça ne voulait absolument rien dire. Elle avait été patiente et il avait presque été surpris de constater que ses sentiments à elle non plus ne s’étaient pas évanouis. Et au fond, c’était peut-être un peu ce que la rousse lui expliquait… Du moins, il commençait à faire un parallèle dans son esprit. Malgré la lâcheté évidente dont il avait fait preuve (comme lui-même), Juliette restait attachée à ce type. C’était dommage… Mais peu de choses étaient aussi difficiles à maîtriser que les sentiments.

Alors Caleb préféra s’abstenir de répliquer quoi que ce soit. Malheureusement, il n’avait pas réponse à tout. Dans ce cas-là, mieux valait peut-être se taire, tout simplement… Et puis, alors qu’il ne s’y attendait pas du tout, l’Américaine entreprit de s’excuser. Elle alla jusqu’à lui assurer qu’elle ne répéterait pas les mêmes erreurs. Le Donovan n’en était pas aussi certain, parce qu’elle ne risquait pas d’aller mieux du jour au lendemain… Mais il ne voulait pas la décourager et surtout, il prenait acte de sa bonne volonté. Alors il posa une main sur son épaule, en y effectuant une légère pression. Il était loin d’être doué avec les mots, alors il s’efforçait souvent de se rattraper grâce à des gestes qu’il espérait réconfortants. Et puis il fut soulagé de l’entendre proposer de rentrer. Ça, c’était une bonne idée. « Oui, bien sûr. » Ils étaient au moins d’accord pour ne pas s’éterniser dans les toilettes des femmes. Tendant une main vers elle, Caleb aida Juliette à descendre du comptoir. Puis il se pressa pour sortir et, pile au moment où il ouvrait la porte, une dame entre deux âges se matérialisa devant eux, posant sur lui un regard pour le moins suspicieux. Embarrassé, il laissa entrer la dame et sortir son amie, mourant d’envie de courir après la première pour lui assurer que ce n’était pas du tout ce qu’elle croyait. Mais il savait que ça aurait l’air encore plus compromettant et en plus, il fallait qu’il apprenne à se désintéresser de ce que les gens autour de lui pensaient. Le Gallois se résigna alors à s’éloigner, passant au comptoir pour payer, tandis que la stagiaire récupérait les affaires sur la table. Enfin, il la suivit jusqu’à la voiture qu’il avait déverrouillée de loin. Ils s’installèrent tous les deux, suivis de près par un silence mortel. Caleb démarra et ce ne fut que lorsqu’ils eurent parcourut quelques kilomètres qu’il se résolut à parler à nouveau. Une ultime tentative, peut-être… « Je voulais pas te mettre mal à l’aise, tu sais. Et si on sortait, ce soir ? Je voudrais te montrer comment je m’amuse… Te montrer que c’est possible sans pour autant… Vraiment déborder. Et s’il te plaît, pas de commentaires sur le fait que je suis plus âgé que toi, tu risques de me vexer. » Le vétérinaire ne savait absolument pas ce que la jeune femme en penserait, mais au moins, il avait proposé quelque chose. Désormais, la balle était dans son camp.

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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Ven 12 Aoû - 4:13

Juliette avait simplement haussé les épaules lorsque Caleb lui avait fait comprendre que sa place - ainsi que tous les privilèges qui l'accompagnaient- à la clinique vétérinaire pouvait lui être retirée si ses collègues considéraient qu'il n'offrait pas les résultats escomptés. Bien sûr, il avait raison puisque rien n'était jamais assuré dans la vie, mais Juliette n'était pas tout à fait prête à l'admettre, d'autant plus qu'elle était persuadée qu'ils ne laisseraient jamais partir Caleb. Rien n'empêchait le vétérinaire d'abandonner Juliette ou de lui donner une mauvaise note lors de son stage - et franchement, elle la mériterait - mais elle espérait qu'il ne le ferait pas et elle se promit de faire des efforts afin de se montrer plus concentrée lorsqu'elle se trouvait à la clinique. Elle aimait toujours autant les animaux et elle ne voudrait en aucun cas faire une erreur qui leur causerait préjudice, même si pour le moment, elle peinait encore à bien réfléchir à tout ce qu'elle devait faire pour atteindre son but. Si la cocaïne ou la marijuana n'avaient pas l'effet escompté, les pilules d'ecstasy l'aidaient à se concentrer et elle n'avait qu'à en trouver quelques unes afin de se remettre dans le bain. Seulement quelques unes. Étrangement, la drogue n'était pas bien difficile à trouver, dans les petites villes, puisque les rumeurs allaient bon train et que les noms des principaux intéressés s'échappaient parfois des lèvres de certains habitués. Elle trouverait aisément ce qu'elle cherchait, mais Caleb ne devait jamais être au courant parce que sinon, elle savait déjà qu'il ne la garderait pas dans son équipe.

Pourtant, lorsqu'il affirma ne pas toujours avoir bien traité sa copine, Juliette releva les yeux vers lui, haussa légèrement les sourcils alors qu'elle peinait à le croire. Caleb était pour elle un modèle, elle n'aurait jamais pu imaginer qu'il puisse heurter une femme, que ce soit physiquement ou psychologiquement d'ailleurs. Il exagérait sans doute sa connerie puisque si la rouquine était prête à admettre qu'il pouvait avoir eu des doutes quant à sa relation, lui aussi, elle était néanmoins persuadée que ce n'était vraiment pas si pire que ça, finalement. Elle aurait bien mieux pris le départ de Scott si seulement le blond le lui avait annoncé lui-même, si seulement il n'était pas parti comme un lâche en demandant à Malone de la prévenir. Quelques jours avant cet appel de Malone, Juliette s'était trouvée dans les bras de Scott et quarante-huit heures plus tard, il ne répondait plus ni à ses textos, ni à ses appels. La rousse n'avait pas eu le temps de faire le deuil de leur relation, elle n'avait pas eu le temps de comprendre ce qui avait poussé Scott à partir sans la prévenir et c'était sans doute ce qui rendait cette situation encore plus exécrable. « De toute façon, je suis certaine que t'aurais jamais fait une chose pareille, toi. » ajouta-t-elle simplement, comme si elle trouvait un malin plaisir à réfuter chacune de ses paroles.

Elle sourit timidement lorsque Caleb pressa doucement son épaule, descendit du comptoir en prenant sa main lorsqu'il accepta sa proposition de rentrer. À deux doigts de pouffer de rire lorsqu'ils croisèrent une vieille dame outrée en sortant, elle se retint néanmoins en voyant le malaise du vétérinaire. Franchement, la rouquine se foutait totalement de ce que les gens pouvaient penser d'elle et ce, depuis toujours, mais elle constatait que tout le monde n'était pas comme elle.

Elle se promit de rembourser Caleb, d'une façon ou d'une autre, puisqu'elle n'eut pas le temps de récupérer ses sous qu'il avait déjà payé pour elle. Ils se retrouvèrent dans la voiture, silencieux, jusqu'à ce que Caleb lui propose une sortie en bonne et due forme. Elle fouilla dans son sac pour trouver une gomme à mâcher, en offrit une à Caleb avant de répondre. « Ok. » fit-elle simplement en tournant la tête vers lui. « Qu'est-ce qui s'est passé, avec ta copine ? » demanda-t-elle finalement, aucunement mal à l'aise à l'idée de lui poser une question personnelle. Elle fut d'ailleurs un peu surprise lorsqu'elle en vint à se dire que le vétérinaire était séduisant, qu'elle n'aurait pas hésité à le draguer si seulement il n'avait pas été en couple. Et aussi, bien sûr, s'il n'avait pas été son superviseur de stage. « Où est-ce que tu m'emmènes, alors ? »
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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Lun 15 Aoû - 3:28


Quand Juliette affirma que Caleb n'aurait jamais fait la même chose que Scott, il se contenta de hocher la tête en signe d'assentiment. Elle avait raison sur ce point-là. Il ne serait pas parti juste après qu'une fille lui ait déclaré sa flamme, sans même prendre la peine de la prévenir. C'était de la lâcheté, tout simplement. Et le fait que Juliette lui fasse confiance était plutôt flatteur, en réalité. Mais ce n'était pas pour autant qu'il était blanc comme neige. Il lui était arrivé de mal se comporter avec les femmes, notamment entre son premier chagrin d'amour et la relation qu'il avait entretenue avec Gwen. Ça lui était même arrivé avec Paige... Sauf que visiblement, la rouquine n'était pas décidée à le croire. Tant pis, il avait au moins obtenu d'elle qu'ils sortent des toilettes, qu'ils quittent cet endroit et qu'ils retournent dans la voiture. Le silence ne s'éternisa pas très longtemps et il s'avéra finalement que les propos du Gallois avaient intrigué l'Américaine. Il se racla légèrement la gorge, prenant quelques secondes pour réfléchir aux mots qu'il emploierait. « Disons que... Qu'on a traversé une période bien difficile. » En réalité, lui-même avait du mal à expliquer en détails ce qui s'était passé. Non seulement il voulait oublier ce qui comptait parmi les moments les plus sombres de son existence, mais en plus, c'était un peu confus dans sa tête. Parce que rien de tout ça n'aurait dû arriver, en fait. Ce n'était qu'une énorme erreur et, s'il pouvait réécrire l'histoire, Caleb se serait arrangé pour ne pas perdre de temps. Malheureusement, tout ce qu'il avait pu faire, c'était s'employer à réparer les dégâts. Paige resplendissait de joie même si elle était loin d'avoir un copain boute-en-train, alors c'était plutôt bon signe, non ? « Pour faire court, je l'ai vraiment délaissée... Pas parce que je ne l'aimais plus, mais parce que... Enfin, tu sais, quand j'ai perdu mon petit frère, je n'étais plus tout à fait moi-même. Bref, j'essaye pas de me trouver des excuses, je te dis juste ce qu'il en est. » Le jeune homme laissait ses doigts courir sur le volant, éprouvant l'envie soudaine de s'occuper les mains. Évoquer le décès de Dan lui faisait toujours le même effet, même s'il s'efforçait de ne rien en montrer. « Je voulais pas lui imposer... Celui que j'étais devenu. Parce que devant les autres, ce n'était pas trop difficile de faire semblant. De prétendre ne pas aller trop mal. Mais tu sais, dans l'intimité, les choses sont différentes. Alors on a rompu. On a dit à tout le monde que c'était d'un commun accord, mais en vrai, je sais que c'était de ma faute. » Il n'éprouvait aucun plaisir à confier ça, dans le sens où il était embarrassé. Mais ça ne le dérangeait pas plus que ça d'avouer ses erreurs à l'Américaine. Il avait bien compris qu'elle n'était pas de ceux qui porteraient un jugement hâtif, aussi poursuivit-il. « Et puis après, je me suis rapproché d'une autre fille, mais... C'est compliqué. C'est surtout le deuil, la peine qu'on avait en commun qui nous poussait à passer du temps ensemble... Et finalement... Finalement, je me suis ressaisi et aujourd'hui, j'imagine que je m'en sors pas trop mal. »m

Caleb laissa passer quelques instants avant de reprendre, d'un ton bien moins sérieux. Comme beaucoup, il était plus porté sur les conversations légères, même s'il savait aussi reconnaître quand il ne pouvait pas éviter les autres. « Alooors... Je t'emmène dans l'un de mes endroits préférés au monde quand il s'agit de s'amuser. Mais tu verras, c'est une surprise. Je veux pas tout te dire maintenant... Laissons planer un peu de suspens. » Rien qu'à y penser, le vétérinaire avait retrouvé un élan d'enthousiasme. En réalité, il ne savait pas comment il était seulement possible de ne pas aimer ce genre d'activités. Mais après tout, il n'était pas la référence... « Et s'il te plaît, essaye de ne pas te moquer de moi, d'accord ? Ou alors pas trop. » Il évita de donner d'autres détails, pour ne pas trop en dire. Mais de toute façon, il était plus doué pour se taire que pour les grands discours, alors ça ne devrait pas être si compliqué que ça pour lui. « Sauf qu'avant, on va aller chez moi. J'ai besoin d'une bonne douche... Le boule-terrier de tout à l'heure m'a quasiment sauté dessus et je n'ai pas envie de garder cette odeur. Mais t'inquiète, il n'y aura que ma petite sœur, qui devrait être rentrée de l'école et comme t'es déjà venue à la maison... Bref, tu pourras regarder la télé en grignotant si tu veux, de toute façon je n'en aurai pas pour longtemps. » Et effectivement, Caleb fut plutôt rapide. En moins de dix minutes, il était prêt à repartir. Il embrassa sa sœur sur le front, donna une caresse à Roxy, puis s'installa à nouveau derrière le volant de sa voiture. « On va être obligés de sortir un peu de Tenby. Mais tu verras, ça en vaut la peine. Tiens, choisis la musique en attendant. » Pas une seule fois il ne vint à l'esprit du Donovan qu'il commençait peut-être à passer un peu trop de temps avec Juliette. Ils étaient ensemble toute la journée et ce n'était pas la première fois qu'ils se voyaient aussi en-dehors du travail. Bien sûr, les mauvais langues du village s'en donnaient à cœur joie. Mais à ses yeux, ce n'était pas grand-chose, car il leur suffisait vraiment d'un rien pour s'enflammer. En plus, comme souvent, il était réellement animé de bonnes intentions. Il voulait juste aider une amie en détresse, en quoi est-ce que ça pouvait être mauvais ? « Ok, on y est presque. Tu veux bien fermer les yeux, s'il te plaît ? Allez, joue le jeu, fais-moi confiance. Tu m'as bien dit que tu t'en fichais de ce que les autres pensaient, hein ? » Caleb lui ouvrit la portière et, comme elle fermait effectivement les yeux, il prit l'Américaine par la main et la garda près de lui pour qu'elle ne trébuche pas. « C'est bon, tu peux regarder... Bienvenue ! » Un laser game zone, exactement comme dans les films. Pour lui, c'était l'éclate. Et il espérait réussir à faire comprendre à Juliette que, dans la vie, il était possible d'oublier temporairement ses soucis sans pour autant aller dans les extrêmes.

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On peut donner bien des choses à ceux que l’on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m’as donné le plus précieux de tout : le manque. Il m’était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais tu me manquais encore.


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MessageSujet: Re: Wishing well (+) JULIETTE & CALEB Ven 19 Aoû - 5:28

Juliette écouta attentivement les aveux de Caleb et sentit la tristesse la saisir lorsqu'il évoqua son petit frère. Juliette était enfant unique, mais elle ne pouvait qu'imaginer la douleur provoquée par la perte d'un être aussi cher à ses yeux qu'un frère ou une soeur. Ça devait être terrible et elle saisissait assez bien l'état d'esprit au sein duquel le vétérinaire avait dû être plongé lors du drame. « Ce n'est tellement pas la même chose. Tu avais toutes les raisons du monde d'agir comme tu l'as fait. » lâcha-t-elle simplement en un murmure alors qu'elle se mordillait légèrement la lèvre inférieure. Scott avait eu ses raisons, lui aussi, et il ne lui avait surtout rien promis, mais après un an de fréquentation, Juliette s'était tout de même attendue à un minimum de respect. Elle avait cru qu'il la tenait suffisamment en estime pour lui parler franchement, sans devoir passer par un intermédiaire, mais visiblement, elle n'avait été qu'un passe-temps et c'était sans doute ce qui lui faisait le plus mal en sachant que ses propres sentiments s'étaient développés à son égard. Là où d'autres auraient pu y voir de la tristesse et de la colère, la rouquine n'y voyait que de la lâcheté et c'était dur pour elle de changer d'avis sans que le principal intéressé puisse se défendre et exposer son point de vue.

Néanmoins surprise lorsqu'il affirma qu'elle ne devait pas se moquer de lui alors qu'il la conduisait dans son endroit préféré, Juliette arqua un sourcil amusé, curieuse tout à coup. Elle ne posa toutefois pas de questions, persuadée que Caleb ne lui dirait rien, de toute façon. « Promis, je ne me moque pas. » Elle acquiesça néanmoins lorsque le vétérinaire précisa qu'ils devaient passer chez lui pour qu'il puisse prendre une douche, se dit qu'elle aurait sans doute dû faire de même avant de se rappeler qu'elle avait changer de vêtements avant de partir. Il faisait chaud et la rouquine venait souvent au travail en robe, en jupe ou en short (ce qui était le cas aujourd'hui) mais se changeait directement sur place afin d'enfiler un vieux jeans et un tee-shirt, une tenue plus appropriée pour s'occuper des animaux. Elle en profitait souvent pour se laver un peu dans la salle de bain lorsqu'elle changeait de tenue, si bien qu'elle ne devait pas sentir trop mauvais, d'autant plus qu'elle gardait toujours ses cheveux attachés lorsqu'elle se trouvait à la clinique. Juliette n'avait pas nécessairement envie de discuter avec la soeur de Caleb, pas parce que Nia n'était pas gentille, mais bien parce qu'elle ne se sentait pas l'âme d'une jeune femme sociable en ce moment, mais elle comprit bien vite que l'adolescente ne comptait pas lui poser de questions inappropriées et elle se surprit à apprécier sa compagnie. Lorsque Caleb ressortit de la douche, Juliette lui jeta un coup d'oeil rapide avant de saluer Nia et de quitter la demeure des Donovan.

Elle prit place du côté passager, fit défiler les chansons avant d'en trouver une qui lui plaisait tout particulièrement. Elle monta d'ailleurs le son, laissa la prochaine chanson enflammer la voiture avant d'arquer un sourcil lorsque Caleb lui demanda de fermer les yeux. Elle grommela, pour la forme, mais ferma les paupières en le laissant l'aider à quitter l'habitacle de la voiture. Lorsqu'il affirma que c'était bon, la rouquine ouvrit les yeux, prit quelques secondes avant de comprendre où ils se trouvaient. « Sérieusement, on va se battre avec des lasers comme dans Star Wars ? Je suis pour ! » Excitée, Juliette s'approcha et laissa Caleb l'entraîner jusqu'à la réception puis lui montrer les rudiments du laser-quest. Il avait raison lorsqu'il affirmait que c'était amusant et elle ne comptait pas se moquer de lui ce jour-là puisqu'elle eut tout autant de plaisir que lui à viser le vétérinaire avec son laser.
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