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Aldaric & Ian ☀ Stab the body and it heals, but injure the heart and the wound lasts a lifetime.

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MessageSujet: Aldaric & Ian ☀ Stab the body and it heals, but injure the heart and the wound lasts a lifetime. Ven 8 Avr - 22:51




 



Ian & Aldaric
"It is easier to forgive an enemy than to forgive a friend"

La musique assourdissante me tape sur le système. Adossé contre un mur à proximité de la porte des toilettes, j'attend le client, la poche pleine de petites pilules rondes. Dégouté de moi même alors que j'intoxique des jeunes cons de l’âge de mes frères. La latine ne m'a pas laissé le choix, ce soir c'est visiblement une occasion en or pour renflouer la caisse. Une soirée spéciale au Prince Of Wales qui rameute tous les jeunes drogués de la ville. Tous des ignorants qui pensent qu'il faut prendre du speed pour s'amuser et impressionner la galerie. Des petits cons qui cherchent juste à pousser les limites imposées par papa et maman pour se croire indépendants. Chercher l'indépendance dans la dépendance, la logique d'une génération d'idiots. A voir ça je ne peux que m'inquiéter pour mes frères qui en font partie. Je ne peux qu'espérer qu'ils seront plus intelligent que la masse que je vois ici...

Soudain mon portable vibre. Un message de ma créancière. L'espace d'un instant j'ai l'espoir stupide que ce soit pour me libérer de ma mission. Mais clairement c'était là un excès d'optimisme.  Le contenu du message me fait presque perdre l'équilibre. L'estomac retourné je me redresse brusquement, reste un instant figé alors que je me trouve face à une photo d'Aldaric au lit, clairement prise après une partie de jambe en l'air...  J'ai du mal à le croire.
Si je prétend n'en avoir rien à foutre auprès d'Ana, la vérité en est tout autre. Dans mes mains crispées mon portable tremble alors que je n'arrive pas à détacher mon regard de cette image. Le fils de pute.
Si j'ai bien évidemment envie d'arracher les yeux de la latine mesquine, c'est envers Aldaric que la majorité de ma rage se porte. Comment a-t-il pu ? Avec elle...

De rage je frappe le mur derrière moi avant d'entrer en trombe dans les toilettes pour vider la merde que cette pute me fait vendre pour elle directement dans une cuvette. Qu'elle aille se faire foutre.
Je ne resterais pas une seconde de plus ici à exécuter ses ordres.
J'ai des comptes à régler et ce, immédiatement. D'abord avec Aldaric, puis la pute.
Sans attendre je décide de rentrer. Je veux entendre ses explications et surtout je veux récupérer mes affaires. Hors de question de continuer à vivre  plus longtemps sous ce toit, avec un homme assez con que pour se faire avoir par cette salope.

Sur le trajet je vide presque un paquet de cigarette, fichant en l'air pratiquement la moitié à cause de mes mains tremblantes qui les brisent.
Arrivé à la maison je monte immédiatement dans la chambre, ouvrant la porte pour découvrir un psychologue endormi avec sa bouteille de champagne.
La vision m'écoeur. Ma mâchoire se crispe. Je reste un instant à le regarder, tourmenté par de violentes émotions que cette vision m'inspire. Peine, dégout, rage. Mais surtout déception. Je suis révolté.
Finalement je fais demi tour, redescend dans la cuisine pour remplir un seau d'eau. Et si je choisis de le remplir d'eau c'est bien parce que ma vessie est vide...
Je remonte ensuite, et sans hésitation vide le seau sur le français pour le sortir de sa torpeur sans douceur.

"Debout trou du cul"
Je jappe. Fouillant ma poche je ressors mon portable pour ouvrir le mms envoyé par Ana. "Tu devineras jamais le message que j'ai reçu." Je dis d'un ton ironique avant de lui lancer mon portable au visage pour qu'il voit par lui même. "Ça te parle ?" Je questionne, ne cachant par la rage dans ma voix.



 
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Stab the body and it heals, but injure the heart and the wound lasts a lifetime. Sam 9 Avr - 18:48

ian ∞ aldaric
La journée d’Aldaric n’avait été ni bonne ni mauvaise. Disons que là où toutes se ressemblaient depuis qu’il ne travaillait plus, celle-ci avait été différente. Il avait reçu la visite d’Ana, une femme qu’il connaissait peu mais qu’il appréciait pour tout un tas de raisons. Elle était malheureusement accompagnée d’une bouteille de champagne et après un peu d’insistance il s’était laissé tenter… autant par la bouteille que par la prédatrice qu’elle était. Autant dire qu’ils n’avaient pas passé l’après-midi à jouer au scrabble… Fatigué et aussi un peu saoul, il avait passé la fin de journée à dormir sans se soucier de rien. Ian avait les clés, il était grand, il savait se débrouiller tout seul s’il avait faim. Il s’était juste réveillé une petite fois en constatant qu’Ana était partie sans rien dire ni laisser de mot… Tant pis, il savait à priori où la trouver s’ils devaient se revoir. En fait Aldaric ne savait pas trop s’il fallait vraiment qu’ils passent encore du temps ensemble ou s’ils avaient fait le tour de la relation. Il avait beau essayer, c’était les hommes qu’il préférait sur le long terme… et ce même s’il s’était bien amusé avec Ana – l’alcool ayant aidé. Jouer un jeu il l’avait fait trop souvent et le psychologue ne voulait plus blesser personne… il était bien loin de se douter que c’était en fait Ana qui jouait un rôle avec lui et qu’il était donc absolument inutile de se préoccuper de la blesser ou pas. Au fond, moins il réfléchirait à ses actes – comme aujourd’hui – et plus il serait heureux, mh ?
Peut-être pas. S’il avait réfléchi, s’il était resté totalement lui-même et s’il n’avait pas pour objectif de devenir un autre… Aldaric ne se serait probablement pas pris un seau d’eau dans la figure ! Autant dire que ça lui fit tout drôle et qu’il sursauta en gueulant. Là il vit un Ian visiblement très énervé… et il se demanda vaguement ce qu’il avait bien pu faire comme connerie encore. Bon okay il y avait une bouteille pas loin mais il ne pensait pas que Ian se préoccupait vraiment de son sevrage. « Mais t’es pas bien ou quoi ?! » Les mots sortirent naturellement ! Comme réveil, il avait connu mieux…

Il rattrapa difficilement son portable au vol, se concentra finalement sur la photo. Tout un flot d’émotions l’assaillit… Mais la principale restait l’incompréhension. C’était quoi, cette photo ? Pourquoi Ana avait-elle pris une photo de lui, et surtout, pourquoi l’avoir envoyée à Ian ? Son cerveau tournait un peu au ralenti. Il sentait le regard inquisiteur de son nouveau colocataire et ça ne l’aidait clairement pas à réfléchir. Aldaric se permit de lire rapidement les quelques messages échangés suite à cette photo et il comprit rapidement que ce qui les liait n’avait rien de très gai. Il fit l’impasse sur le fait que Ian dise s’en foutre – ayant clairement la preuve que c’était un mensonge. « Honnêtement non ça ne me parle pas trop. Alors arrête de crier et laisse-moi atterrir okay ? »

C’était assez dur de se rendre compte qu’on avait été utilisé. Il n’avait rien vu venir… Le pire, c’était que ça faisait souffrir Ian – même s’il ne le dirait pas. Aldaric ne savait pas quoi dire, l’incompréhension laissait place à un certain dégoût et à pas mal de colère. Il n’en voulait pas à Ian, bien qu’il pourrait être un peu plus compréhensif, mais à Ana et à lui-même. Il avait été con… encore une fois. Elle avait profité de ses faiblesses, lui qui était plus vulnérable que jamais. « Je vais faire l’impasse sur le seau d’eau… C’est ton droit d’être énervé. Mais si tu pouvais m’expliquer… ? » Il essayait de garder son calme, s’ils hurlaient tous les deux, ils n’arriveraient à rien. « Peut-être que j’ai fait une connerie en couchant avec elle, j’en sais rien, je comprends pas. Pourquoi elle t’a envoyé ça ? Pourquoi elle te fait chanter ? C’est qui cette fille pour toi ?! » Il n’avait pas l’impression que c’était lui qui était en tort, pour le coup. « Elle… elle m’a dit qu’elle vendait des tapis. » Et c’était en disant ça qu’il se rendit compte à quel point il pouvait être con. Ana n’avait pas le profil d’une vendeuse de tapis… Maintenant qu’il y réfléchissait, ça sonnait faux. « Je suppose que c’est pas vrai, hein… Je l’ai rencontré y’a pas longtemps mais elle m’a jamais dit qu’elle te connaissait… J’ai vraiment besoin que tu m’expliques ! »
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Stab the body and it heals, but injure the heart and the wound lasts a lifetime. Mar 10 Mai - 18:05




 



Ian & Aldaric
"It is easier to forgive an enemy than to forgive a friend"

Je ne cache pas ma rage, ma déception, mon incompréhension. L'image d'Aldaric allongé à moitié saoul, partiellement nu dans ce lit défait me dégoute. On peut encore sentir les effluves de sexe dans la chambre, couvrant celles de l'alcool. Ça pue, c'est ignoble. D'ailleurs après lui avoir versé le seau d'eau sur la gueule et balancé mon portable pour obtenir des informations sur la fameuse photo je me précipite vers la fenêtre pour l'ouvrir. J'étouffe et cette pièce manque d'air sain.
Comme si le vent pouvait effacer les traces d'Ana... "Ça pue le foutre ici." Je ne manque pas de commenter alors que je respire la brise venue de dehors. De ma poche je sors une de mes dernières cigarettes, ça couvrira l'odeur en attendant que l'air finisse d'être renouvelé. Jetant ensuite le paquet presque vide sur la table de nuit, je me précipite pour actionner mon briquet et allumer au plus vite cette clope, plus nerveux qu'un bouledogue.

Après avoir tiré une première bouffée je ricane froidement. "Quoi, t'étais de nouveau tellement beurré que t'as déjà oublié ? Parce que ne viens pas me dire que ça t'arrives tellement souvent de t'envoyer en l'air que tu finis par ne plus te souvenir ou tout mélanger." Effrontément, je laisse ma cendre tomber sur le sol de sa chambre. Je me refuse à le regarder, je fais nerveusement les cents pas, observant les détails pour occuper mes yeux, gardant mon dos tourné tant que je le peux.  
"De toutes les personnes que t'aurais pu te taper il fallait que tu choisisses cette pute." Je crache mes mots. Le dire à haute voix me donne encore plus la nausée. C'est comme une confirmation; Aldaric s'est tapé Ana. C'est dit donc c'est réel.
Et ma rage ne fait que grandir au point d'envoyer mon pied dans le seau laissé près du lit.

"Peut-être ?"
J'appuie en augmentant encore le volume de ma voix, le regardant consterné. Peut-être qu'il a fait une connerie ? Si je n'étais pas autant en feu j'aurais probablement ricané. Qu'est ce qu'il croit lui ? Bien sûr que c'était une connerie ! Il n'y a pas de 'peut-être'... "T'as couché avec le diable de Tenby ! Et tu penses que c'est peut-être une connerie ?"
Je ne comprend même pas comment ils ont pu en arriver là. Je n'avais même pas conscience qu'ils puissent se connaître... Ni même que quelqu'un puisse être au courant pour notre relation si spéciale... Et je n'aurais jamais pensé qu'un homme comme Aldaric puisse se laisser berner aussi facilement en se laissant séduire de la sorte. Je suis définitivement déçu.

Vendeuse de tapis... Celle là parvient définitivement à m'arracher un rictus. L'image est plutôt hilarante et improbable et il faut être vachement con et naïf pour tomber dans le panneau.  "T'es définitivement trop facile à berner." Je soupire hautainement, n'ayant pour une fois pas de remords lorsque d'une certaine façon j'évoque l'époque où moi même je me jouais de lui. Pour une fois, le souvenir n'est plus cuisant, ma colère servant d'inhibiteur. Je vais même jusqu'à lui renvoyer à la gueule. Comme pour lui montrer que tout le monde se joue de lui, que c'est un con qui tombe dans tous les pièges. Aldaric le pantin. Parce que j'ai envie d'être méchant et de lui faire payer cette soirée passée avec Ana.

Il me demande des explications mais je sais pas si j'ai l'esprit à les lui donner. Ma bouche semble être réglée sur reproches et attaques et non pas sur le programme informations et conversations matures... J'ai juste envie de lui rentrer dedans, pas de me poser pour parler de ce qui me lie à elle, et de lui faire comprendre pourquoi elle est le diable. D'une certaine façon j’attend de lui qu'il le sache d'instinct, parce que ça justifie mes reproches. Si j'accepte le fait qu'il n'a aucune idée de qui elle est réellement, le fait que je m'en prenne à lui ainsi devient injustifié et je perd le droit de lui en vouloir autant. Et je suis bien trop immature que pour accepter cette idée... Alors je reste un instant à tourner en rond et à m'agiter avant de finalement céder à sa demande un peu plus insistante.  
"C'est effectivement pas des tapis qu'elle vend, du con." Je ne parviens pas à m'adresser à lui autrement qu'en l'insultant. "Elle vend de la drogue. Et si tu veux vraiment savoir qui c'est pour moi, c'est elle qui me fournissait en morphine, pour soulager ma mère, parce qu'on a pas les moyens de payer les médicaments prescrits vu qu'on a pas de couverture médicale. Seulement j'avais pas les moyens de la payer elle non plus, alors maintenant elle me fait payer ma dette à sa façon." Je ne donne pas plus d'explications... Il n'a pas besoin de savoir ce que j’entend par là, qu'elle me fait vendre de la drogue à sa place. Je sais qu'il serait déçu de moi si il apprenait ce que je fais, d'autant plus que pour pouvoir revendre il me faut un stock, et ce stock je le garde où je vis. C'est à dire chez lui... Pas sûr que l'idée que je planque de la came dans son domicile lui plaise.

Je finis par enfin le regarder alors que je m'approche de lui, les yeux brûlant de rage. J'attrape son menton et susurre froidement, les dents serrées. "Elle t'as utilisé juste pour m'atteindre. Et toi t'es tombé dans son jeu comme un débile. C'était si dur que ça de la laisser rangé dans le pantalon ? Pauvre con, tu me dégoutes." Je finis par le lâcher un peu violemment avant de quitter la pièce d'un pas précipité pour rejoindre le salon.
J'attrape mon sac de voyage et commence à y fourrer mes affaires. Hors de question de rester. Je ne peux plus le regarder sans voir Ana galoper sur lui.



 
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Stab the body and it heals, but injure the heart and the wound lasts a lifetime. Sam 28 Mai - 18:18

ian ∞ aldaric
Aldaric aurait voulu que Ian se calme, l’aide à affronter cette situation et arrête surtout de le considérer comme le coupable de toute cette histoire. Mais c’était Ian… et il savait plus facilement gueuler qu’écouter. Aussi, peu importe ce que le psychologue dirait, il serait toujours fautif aux yeux de l’autre garçon. C’était fatigant… Et c’était surtout dans ces moments-là qu’Aldaric réalisait que ce serait con de tomber amoureux de lui. Il n’y avait aucun couple possible avec quelqu’un qui était incapable de faire la part des choses, incapable de soutenir l’autre. Croyait-il que c’était facile de se rendre compte qu’on avait été utilisé comme un objet ? Un objet de vengeance, qui plus est. Ian ne pouvait pas comprendre sa douleur car il était en général celui qui utilisait les autres – comme il avait utilisé Aldaric par le passé. S’il n’avait pas voulu rapprocher les deux histoires, les quelques commentaires du gamin l’y aidèrent bien malgré lui. « C’est vrai que tu en sais quelque chose toi, que je suis facile à berner. Explique-moi un peu en quoi tu es différent d’elle ? » Et là, il eut la sensation d’être allé trop loin. Comparer Ian à Ana, alors qu’il semblait la détester de tout son être… Non, ça ne passerait pas. Mais pour l’heure, Aldaric était énervé. S’il n’en avait pas voulu à Ian pour le seau d’eau, son comportement lui paraissait finalement inacceptable. D’une il reprochait à quelqu’un d’autre ce qu’il avait lui-même fait dans le passé, de deux les mots compréhension et maturité ne faisaient définitivement pas partie de son vocabulaire. Aldaric avait besoin d’un environnement stable et pas de… pas d’un gamin incapable de se remettre en question ou de se poser calmement pour parler.

Ian finit par lui expliquer qu’Ana vendait de la drogue plutôt que des tapis. D’un autre côté ça n’était pas écrit sur son front et il n’avait jamais fréquenté ce genre de personnes, comment aurait-il pu le deviner ? « Comment tu paies ta dette ? » demanda-t-il d’un ton sévère. Au fond il se fatiguait à poser la question mais Aldaric savait qu’il ne répondrait pas. C’était toujours difficile de lui arracher une vérité, à ce garçon…
En temps normal il aurait tout fait pour arranger les choses et surtout pour l’empêcher de partir. Mais à l’heure actuelle quelque chose s’était brisée en lui sans trop savoir si c’était réparable ou non. Il se rendait compte à quel point Ian lui était néfaste et ne supportait plus ses cris. S’il y avait eu quelques preuves d’affection, de quoi savoir que Ian tenait réellement au psychologue, ç’aurait été supportable… Mais ces moments étaient trop rares, voire inexistants. Merde, il était quand même en convalescence ! Ca voulait dire ce que ça voulait dire.

Ce fut avec un self-control extraordinaire qu’il parvint à ne pas repousser Ian quand ses doigts attrapèrent vivement son menton. Il en était à un point tel que le moindre contact lui soulevait le cœur. Toujours de la violence, des reproches… Jamais de tendresse. Comment avait-il pu croire que cette colocation folle marcherait ? « Ah ouais, et en quoi c’est censé t’atteindre ? Tu veux pas de moi. Tu te rappelles ? Les homos c’est dégueulasse. JE suis dégueulasse. Bah surprise, grâce à elle j’suis hétéro, c'est de la magie. Peut-être que là tu arrêteras de croire que je vais te violer dans ton sommeil. » C’était sorti tout seul. Ironie totale… Même si Aldaric voulait profondément changer cette partie de lui, il savait que ce n’était pas possible. Réussir à coucher avec une femme ne voulait pas dire que c’était ce qu’on aimait faire… L’alcool avait pas mal aidé. « C’est ma putain de vie Ian. Si tu veux mon avis, c’est pas à moi qu’elle aurait dû s’en prendre parce que t’en as clairement rien à foutre. Ouais, elle s’est probablement trompée de cible hein, tu devrais être content que ce ne soit que moi, ton pote gay et suicidaire, anciennement pompe à fric, nouvellement alcoolo. » Il n’était pas totalement honnête dans ses paroles. Une partie de lui avait encore envie de croire que ça affectait Ian – sinon, pourquoi aurait-il débarqué comme une furie ici ? Mais il montrait tellement bien l’inverse qu’Aldaric était totalement paumé… « Si tu crois que je vais te retenir tu te fous le doigt dans l’œil. J’ai sincèrement voulu t’aider, t’apporter tout ce que t’as jamais eu mais y’a définitivement plus rien à faire pour toi. Surtout, bon retour hein. »
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Stab the body and it heals, but injure the heart and the wound lasts a lifetime. Sam 28 Mai - 22:43




 



Ian & Aldaric
"It is easier to forgive an enemy than to forgive a friend"

Mais il est con ou il le fait exprès ?  L'espace d'un instant je le regarde avec une expression hautaine et découragée, presque désolée. Me retenant de lever les yeux au ciel.  Je viens moi même, de mon propre gré, de faire allusion à l'époque où je l'arnaquais... Et maintenant il s'en sert comme si il retournait l'attaque contre moi ? Plutôt pitoyable. A croire que la référence lui est passée au dessus. En même temps, je dois lui laisser qu'il vient de se réveiller et que ses neurones sont encore cramés par le champagne.
Je vais jusqu'à pouffer pour me moquer de lui mais mon souffle arrogant est alors vite interrompu alors qu'il termine sa phrase.
Ça par contre ça ne me laisse pas de marbre... Oui j'ai utilisé le Français par le passé, mais de là à me comparer à la pute, c'est aller trop loin. Mon visage se tord de dégout. "Moi je ne t'ai volé que des choses que je peux rembourser." Je rétorque.  A mon sens la différence la plus importante entre cette garce et moi. Moi au moins je pourrais toujours rendre ce que j'ai pris, même si ça me prend des années. Je ne vois pas bien comment la latine pourrait rendre une partie de jambe en l'air volée. C'est ce qui rend son acte encore plus dégueulasse que les miens. Elle use sans laisser la possibilité de réparer. Elle est complètement égoïste, ce que je ne pense pas être. Je ne suis pas un ange mais je ne serais jamais aussi nombriliste qu'elle. Même si parfois je me dis que j'aurais probablement été bien plus heureux en l'étant...

Quand il me demande comment je paie ma dette je fais mine de ne pas entendre.
Je fuis la chambre, commence à ramasser le peu d'affaires que je possède et qui décore actuellement le salon du psychologue. Je peux le sentir dans mon dos alors qu'il me suit, contre attaquant cette fois avec de vieux dossiers. Une tactique qui me fait rager. J'ai l'impression qu'on a eu cette dispute un million de fois, toujours sur cette même putain de journée où je ne suis pas arrivé à le toucher... Et un million de fois j'ai cru qu'on avait tourné la page, qu'il avait comprit. Mais il me prouve bien que non. Quand est-ce qu'il laissera tomber cette histoire  ? "Putain mais c'est pas possible. T'es encore avec ça! " Je souffle, agacé, en levant les yeux au ciel, continuant à rassembler mes affaires. Dossier périmé. J'en ai marre, c'est tellement facile de toujours ramener ça sur le tapis. Et j'en ai assez de me justifier. Cette fois je le laisse parler, tant pis si il refuse toujours de passer à autre chose. Qu'il reste bloqué, c'est plus mon problème.

Je voudrais juste me casser d'ici au plus vite. Ne plus entendre sa voix, ne plus voir son visage. Et pourtant certaines de ses paroles finissent par me pousser à m'interrompre. Je laisse tomber le t-shirt que je tenais en main et que je m'apprêtais à fourrer dans mon sac puis fais volte face vers lui. Faut vraiment qu'il arrête avec ses conneries là. "Non mais tu te fous de ma gueule ? Est-ce que j'ai vraiment l'air de quelqu'un qui en a rien a foutre là ? " Faudrait être con pour ne pas comprendre que ma réaction traduit tout l’inverse. Même moi je m'en rend compte et ne m'en cache pas. Je suis affecté et ça fait un mal de chien. "Je pète pas des cases pour mon loisir trouduc !" Si je m'emballe c'est parce que mes émotions sont malmenées... Pour une raison. A croire qu'il retient jamais rien. Il devrait pourtant me connaître à force. Savoir que je deviens violent et colérique que quand je gère avec des sentiments de souffrance, que c'est ma façon de répondre à la peine.  

"T'inquiètes du con, je comptais pas sur le fait que tu me retiennes." Je répond simplement. Ayant fini de mettre toutes mes affaires personnelles dans mon sac, il me reste encore une chose à reprendre... Une piqure de rappelle alors que mes yeux se posent sur le canapé qui me servait de lit.  Merde. Je peux définitivement pas récupérer ça devant lui... J'avais pas réfléchis, pas réalisé au moment où il s'est mit à me suivre... Maintenant je me retrouve comme un con, a me gratter la tête sans savoir quoi faire.
Laisser ça ici, sans aucune chance d'arriver à le récupérer plus tard, ou tout dévoiler à Aldaric et tomber encore plus en disgrâce.
J'expire longuement. J'imagine que de toute façon si je suis décidé à ne plus le revoir... L'image qu'il va garder de moi ne devrait pas m'importer... J'imagine que c'est le bon résonnement à avoir.

Avant de changer d'avis je me dirige donc vers le fameux canapé, pose mes mains dessus et hésite un instant. "Je suis désolé." Je dis d'avance, même si ça ne me ressemble pas, avant de saisir le coussin d'assise et le soulever, révélant un stock de drogue gardé dans l'entre couches. "C'est comme ça qu'elle me fait payer ma dette. C'est avec ça que tu t'es envoyé en l'air"J'explique, crachant mes mots. Finalement le secret sera révélé. J'essaie de faire un mur, de ne pas réfléchir à la peine que ça me fait de dévoiler ça au psychologue. Que pendant tout ce temps je cachais de la drogue chez lui. Que sans qu'il le sache il aurait pu se retrouver mêlé à toute cette histoire si c'était venu à se savoir. J'en ai fais un complice sans qu'il le sache et n'ai pas hésité à le mettre en danger. Je me suis servi de son hospitalité comme d'une planque. Comment briser une confiance déjà bancale, leçon numéro une.
Fourrant le stock dans mon sac, je suis à présent prêt à partir... Une boule au ventre, le coeur serré.
Difficilement je lève une dernière fois les yeux vers lui, plante une dernière fois mon regard dans ses yeux azurs. Mon cœur explose et pourtant mon visage ne dévoile que de la haine.



 
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Stab the body and it heals, but injure the heart and the wound lasts a lifetime. Dim 29 Mai - 11:17

ian ∞ aldaric
Aldaric n’était définitivement pas capable de mettre des mots sur ce qu’il ressentait. Autant de peine, de colère, de déception mélangées… Ca le tuait une nouvelle fois à petit feu. Et tous les doutes du passé qui lui revenaient en pleine face ! Il n’arrivait pas à lui faire confiance, il n’arrivait pas à lui accorder entièrement son cœur car il savait que Ian le piétinerait – volontairement ou non. De toute façon ça n’avait aucune importance : Ian faisait ses affaires et ne remettrait probablement jamais les pieds ici. La dernière fois qu’ils s’étaient quittés « définitivement », Aldaric avait essayé de se suicider. Il vivait la chose différemment cette fois et pensait que c’était mieux pour tout le monde – mais ça c’était parce qu’il ne réalisait pas encore. Le gamin lui manquerait probablement lorsqu’il ne serait plus là mais il refusait de penser à cette éventualité. Eux deux, c’était un éternel recommencement… et une souffrance perpétuelle. Alors oui, il ramenait toujours le passé sur le tapis mais c’était plus fort que lui. Ian avait beau réagir de la sorte, montrer de l’intérêt pour le psychologue, il s’y prenait mal et ne faisait qu’embrouiller l’esprit du brun, l’empêchant d’aller de l’avant et d’oublier le passé. Que ce soit le fait que Ian l’ait utilisé ou bien qu’il l’ait repoussé avec violence après l’avoir vilement tenté à l’aide d’une bouteille d’alcool… Mais un jour il parviendrait probablement à faire l’impasse, à pardonner et ce jour-là, il se permettrait peut-être de l’aimer. Pour de vrai. « Je ne sais pas de quoi t’as l’air. Si ça te fait autant chier que je couche avec d’autres, t’as qu’à sortir avec moi et me demander d’être exclusif. Mais on n’en est pas encore là hein ? » C’était ce qu’il n’arrivait pas à comprendre. Au fond, Ian avait peut-être juste du mal à s’assumer, d’où le fait qu’il le repousse et ne veuille pas s’engager avec Aldaric. Mais le psychologue avait peur de mettre trop d’espoir dans cette hypothèse et préférait la nier en bloc.

Il avait finalement suivi Ian dans le salon. Le voir préparer ses affaires le laissait presque indifférent… Aldaric lui en voulait réellement et cette fois-ci il ne voulait pas céder. « Tant mieux, au moins pour une fois on est sur la même longueur d’ondes. » Ian ne voulait pas qu’on le retienne, Aldaric ne voulait pas le retenir… Pour une fois qu’ils arrivaient à tomber d’accord !
« Je suis désolé. » Ces mots sortirent de nulle part, Aldaric fronça les sourcils. Il les avait si peu entendus dans la bouche de Ian… Mais ça ne collait pas avec la situation. Il ne s’excusait pas pour son comportement, c’était autre chose. Ne voulant pas se faire trop d’idées, il croisa les bras et fit de son mieux pour être patient. Lorsqu’il vit ce que cachait son canapé, son sang ne fit qu’un tour. De la drogue ?! Les mots restèrent longuement coincés dans sa gorge, il ne sut pas quoi dire. Ian n’allait pas s’en tirer comme ça… il ne pouvait pas s’en tirer comme ça ! « Ian… Est-ce que tu te rends compte ?! Tu réalises ce que tu viens de faire ou pas du tout ?! Putain… » Ses poings le démangeaient, il fallait qu’il frappe quelque chose. Mais pas Ian… Il n’était pas capable de faire ça. Alors lui tournant le dos un instant, il envoya son poing dans le mur et gueula un bon coup tout son mécontentement. Ian l’avait déçu plusieurs fois… Mais jamais autant. Alors certes, ce côté super héros prêt à tout pour sauver sa mère était admirable mais si Aldaric voulait aider, il ne voulait pas finir en prison. Il se retourna finalement vers lui, se frotta le poing. « Je t’ai proposé plusieurs fois de l’argent pour ta mère. Tu préfères le refuser, faire tes magouilles de ton côté, m’impliquer dans tes histoires de merde et me faire risquer gros ? Alors que je t’ai accueilli chez moi ? Tu sais quoi ? C’est définitif, j’veux plus te voir par ici. J’ai cru qu’on pourrait s’entendre et vivre tranquillement tous les deux mais tu ne sais faire que mentir, cacher ce que tu ressens et me faire du mal. J’aurais tout donné pour toi. Tout… » Aldaric croisa à nouveau les bras, le regard dur. « Prends ta merde et dégage. »
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MessageSujet: Re: Aldaric & Ian ☀ Stab the body and it heals, but injure the heart and the wound lasts a lifetime. Dim 29 Mai - 16:05




 



Ian & Aldaric
"It is easier to forgive an enemy than to forgive a friend"

Encore ? Est-ce que ce mot est toujours valide ? Il projette à l'avenir, laisse une possibilité et pour l'instant moi je n'en vois aucune. C'est probablement la dispute de trop entre nous, la dernière. Il n'y aura plus d'encore après ça, il n'y aura plus rien. Il aurait probablement été plus correcte de dire 'Mais on en a jamais été là'.  "C'est pas le fait que tu couches avec quelqu'un d'autre, ça je m'en fous. Moi aussi je couche de mon côté, on est pas ensemble et on ne se doit rien. C'est le fait que tu choisisses Ana pour le faire... J'aurais encore préféré que tu te fasses une vieille comme Mrs Lloyd, ça m'aurait moins dégouté." Je ne sais pas si je m'en serais vraiment foutu si il avait s'agit de quelqu'un d'autre. Ça m'aurait sûrement contrarié c'est sûr, mais ça m'aurait pas rendu fou comme avec la garce. J'aurais égoïstement boudé dans mon coin une journée, le temps d'accepter l'idée que c'est son droit et qu'il n'a rien fait de mal puisqu'on ne s'est fait aucune promesses et puis tout serait rentré dans l'ordre. Je ne me serais pas transformé en furie et n'aurais pas fait mes affaires pour partir...

Ce n'est plus en morceaux qu'est mon coeur mais en paillettes, à force d'être broyé et re-broyé il n'en restera bientôt plus que de la poussière. Ça me brûle dans la poitrine alors que je révèle ma planque. Et voir son regard fini de me consumer. C'est exactement celui que j'avais imaginé. Un mélange de haine et de déception. Je suppose que maintenant on en est tous les deux au même stade émotionnel au moins. Déchiré.
Je ferme les yeux à l'instant où son poing frappe le mur. Comme si j'étais celui qui encaissait le coup. La dernière fois que je l'ai vu devenir violent c'est lorsqu'il m'a surprit en train de sucer un client... Et je me souviens encore comment tout ça à fini. Je l'ai abandonné et il a essayé de se tuer. J'ai l'impression qu'on est coincé dans un cercle, voué à répéter les même erreurs, à se briser encore et encore. J'espère juste que la finalité ne sera pas la même cette fois...

Ses mots son durs mais j'imagine qu'ils sont mérités. Ma gorge se serre, j'ai sincèrement envie de m'effondrer en larme mais je ne cède pas. Je garde mon masque hautain et défiant. Je craquerais plus tard, à l'abri de son regard, de celui des autres. Je n'oublie pas que lui aussi m'a trahi, et pour rester dans ma colère et ne pas céder à la tristesse je m'efforce de garder ça en mémoire. Tout a commencé parce qu'il a cédé à la latine, c'est lui qui a tout déclenché ce soir.  Oui, c'est ce que je me répète.
Jetant mon sac sur mon épaule je me dirige vers la porte. "T'inquiètes pas je comptais pas m'attarder." Je grogne quand il me dit de dégager.
Déterminé j'actionne la poignée avec violence, passe un pas rageux à l'extérieur avant de m'arrêter.
C'est la dernière fois que je passe le seuil de cette porte et la réalité me rattrape subitement comme un coup de poing. Dans mon impulsivité j'étais prêt à tout plaquer pour me casser d'ici, mais maintenant que les faits sont là je réalise. C'est la dernière fois que je vois ces murs, cet endroit qui était devenu mon nid, un lieu où je me sentais atrocement bien. La dernière fois que je respire cette odeur typique, celle de chez lui. Il n'y aura pas de retour en arrière. Même une fois mon coup de sang passé, il n'y aura plus de réconciliation possible. C'est un choix définitif.  Cette dispute sera mon dernier souvenir d'Aldaric. Son regard haineux sera le dernier qu'il aura porté sur moi...
L'idée humidifie mes yeux.

Je finis par faire volte face et je reviens alors sur mes pas. Pas encore totalement prêt à claquer la porte derrière moi. "J'ai oublié mes cigarettes." Je justifie pour ne pas qu'il pense que j'ai en réalité changé d'avis. Car ce n'est pas le cas, je veux juste encore gratter quelques secondes.
Je me précipite à l'étage pour récupérer le paquet bel et bien laissé sur la table de nuit. Il n'en reste que deux, ça n'en valait pas réellement la peine... C'était juste une excuse.
Regardant la pièce qui m'entoure je soupire avant de redescendre à l'étage, inspirant profondément ce parfum que je rattache à Aldaric et que j'avais fini par identifier comme celui de chez moi, celui qui me rassure et me procure un sentiment de sécurité.
A nouveau je me retrouve face au français. Et une nouvelle fois je laisse mes pulsions parler. Je veux changer ce dernier souvenir de lui.
Agrippant ses épaules je le pousse contre le mur du hall et viens poser mes lèvres avec passion sur les siennes. Dégouté à l'idée qu'elles aient pu toucher le corps d'Ana quelques heures plus tôt. Enivré parce que ce sont les siennes... Divisé, comme toujours. Un échange que je garde bref. Déjà je me recule. "Mon seul regret aura de ne pas avoir fais ça plus tôt. Avant qu'elle ne te souille. Parce que maintenant c'est vrai que tu me dégoutes." Ce vieux dossier qui n'était que fabulation de sa part aura au moins le mérite d'être correcte à présent.
Restant sur ces paroles je reprend la direction de la porte, et cette fois je la franchis, ayant un peu moins le sentiment de laisser quelque chose d'inachevé derrière moi. La fin n'est pas heureuse, mais au moins il y'en eu une j'imagine. Une conclusion.
Il ne faudra pas plus de deux mètres après avoir fermé cette foutue porte pour que déjà je cède à ma peine. Sur mes joues je sens les larmes couler.
Retour au trou, retour à la maison familiale. Tout est encore gâché, comme d'habitude. Putain.


 
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Aldaric & Ian ☀ Stab the body and it heals, but injure the heart and the wound lasts a lifetime.

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