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"You met me at a very strange time in my life."

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MessageSujet: "You met me at a very strange time in my life." Jeu 31 Mar - 17:25

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Le réveil qui sonne et m'extirpe d'une nuit de sommeil bien trop courte, je me retourne pour l'éteindre et reposait mes yeux encore quelques minutes.
Même si je n'ai pas à me rendre à l'université avant le début de l'après midi, je n'ai pas pour habitude de m'adonner à la grasse matinée. J'ai une routine bien particulière depuis mon arrivée en ville, même si je dois admettre que ma soirée à passer tard à mon boulot à corriger des copies, m'inciterait volontiers à faire une entorse à mes propres règles de discipline.

Je finis donc par m'extirper du cocon de chaleur qu'est ma couette, le froid encore présent de cette fin du mois de mars m'assaillit alors que mon corps est exposé à sa merci. Je me dirige vers mon armoire, enfilant un tee shirt et un jogging. Tenu idéal pour me livrer à un jogging matinal. Je ne suis pas vraiment réveillé mais je sais que l'exercice est tellement inscrit en moi que je pourrais le faire dans mon sommeil. Je jette un dernier regard à l'horloge qui affiche six heure et demi et descends au rez de chaussée de la petite maison que je possède. Je ne fais pas de détour et me dirige vers la porte avant.

Les endorphines roulant le long de mon épiderme, je finis par revenir chez moi, une heure plus tard. Ayant profité de ma matinée de libre pour prolonger mon exercice du matin. Je ne rêve que de la douche chaude qui va m'accueillir pour nettoyer de la sueur qui coule le long de mon corps et détendre les muscles de mes cuisses. Cependant la soif me conduit à me diriger vers la cuisine, une bouteille d'eau fraîche m'attendant dans mon frigo. Je suis arrivé à la porte de mon frigo quand par habitude, je jette un coup d'oeil vers la fenêtre donnant sur mon jardin, se situé à l'arrière de ma maison.

Si je ne prête aucune attention au détail au premier abord, je reviens vite sur le chemin de mes yeux quand mon cerveau enregistre la présence d'une ... tente dans mon jardin ? - P'tain c'est quoi ce bordel ? L'interrogation dit à voix haute, même si j'étais le seul à en bénéficier. La confusion remplaçait rapidement par la colère. Je reposais la bouteille dans le frigo et me dirigeait vers la porte de la cuisine donnant dans la partie arrière de ma propriété.

D'un pas décidé, je me dirigeais vers l'objet du délit, et l'ouvrant à la volée sans prendre soin de m'annoncer avec plus de douceur à son occupant.

- Vous avez deux minutes pour dégager de ma propriété avant que j'appelle les flics ! Le ton était rempli de rage alors que j'apercevais une tête brune se relever doucement pour tourner son regard vers moi, comme ci c'était moi l'emmerdeur qui venait d'empiété sur son espace privé sans gêne. Je sentais mes narines se contractaient dans un élan de contrariété.

Je me demandais l'espace d'un moment comment cet hurluberlu avait fait pour atterrir là, et aussi depuis combien de temps était il là ? J'étais rentré à près de minuit la veille et je n'étais pas vraiment passé par une inspection de mon jardin qui était plutôt à l'abandon pendant cette période d'hiver dont on sortait à peine.

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Dim 3 Avr - 20:33

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Max pionçait du sommeil du juste. Enroulé comme un très gros rouleau de printemps dans son sac de couchage, le jeune sdf goûtait avec plaisir à la chaleur durement gagnée de son cocon éphémère dans une semi conscience de bonheur. Le bruissement léger des pas qui s'approchait ne faisait qu'effleurer la surface de son cerveau actuellement en veille. Hmm... dodo. Il allait se rendormir entièrement. Il allait tellement se rendormi –

ZOUIIIIIIP

« Vous avez deux minutes pour dégager de ma propriété avant que j'appelle les flics ! »

Si Max avait eu un peu plus d'énergie, il aurait sursauté. En l'occurrence, il venait de passer les 48 heures les plus pourries de sa vie. Sa nuit précédente au poste de police et surtout, il n'avait rien avalé. Pas un même un pauvre sandwich. Non madame, les flics du coin n'avait même pas la décence de vous offrir le casse-dalle du matin.

Il remua donc. Mollement. Et glissa un bout de tête hors de son lit pour poser une paire de sourcils froncés sur... un type. « Pourriez dire bonjour. » grommela t-il, les consonnes étouffées par ses lèvres encore nichées au chaud dans le sac de couchage. Là dessus, il observa sa toile de tente d'un œil critique. « Puis allez-y mollo avec la tente, vous allez tout arracher. » Avec la vaillance d'une limace, Max passa en position assise. Il daigna faire retomber le haut de son sac jusque sous son cou. Pour se réveiller d'une part, et pour lever le nez vers l'homme.

Bon, il avait l'air en colère. Comme levé du mauvais pied, ou quelque chose comme ça. Vu comme il avait manqué d'arracher la fermeture éclair de son précieux domicile, rien ne disait qu'il n'allait pas revenir avec un gros sécateur pour... le tuer dans le pire des cas. Tuer sa tente au mieux. Max avala sa salive, son flegme matinal perturbé à l'idée que sa tente ou lui finissent en petits morceaux. « D'abord, qu'est ce qui me dit que vous habitez ici ? » grommela t-il en passant ses mains dans sa touffe hirsute. Il se frotta ensuite les yeux encore gonflés de sommeil et dirigea ces derniers sur l'homme en colère. « Vous avez la moindre preuve que ce jardin est à vous ? Parce que j'ai vu personne hier soir. Et j'vous assure que j'ai fait le tour de toutes les fenêtres. » Comme si c'était poli de bien s'assurer que personne ne vivait là avant de venir y poser ses miches. « Je voulais pas déranger. »

Squatteur mais bien élevé. C'est surtout qu'il essayait d'éviter le sécateur. Ou les flics. Dans le doute, Max haussa nonchalamment les épaules. « De toute façon c'est qu'un jardin. Si vous m'avez pas vu avant, c'est que je dois pas vous déranger tant que ça. » Il étouffa un bâillement et tira un bras de son cocon pour tâter le sol du plat de la main. « D'ailleurs je veux pas vous embêter, mais faudrait penser à tondre la pelouse. Y a des grosses touffes d'herbe, et j'ai le dos en compote à cause de ça. »

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Lun 4 Avr - 17:09

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Si la colère était présente, elle était rapidement déboussolé par la confusion la plus totale. Choc et incrédulité se peignait sur mon visage. Je m'attendais à voir l'intrus se barrait prestement et pas à me jauger d'un air plutôt renfrogné. Non mais il ne manquait pas de culot, ce type. Et mon histoire devait racontait probablement combien j'étais sur le point de le traîner avec son sac de couchage et le balancer par dessus la haie sans me retourner.

Il finissait quand bien même par se redresser, l'espace d'un moment, j'ai bien cru qu'il allait repartir pour roupiller comme un bienheureux.

Et si je pensais qu'il allait faire preuve d'un peu plus de bon sens, il semblait que je m'étais dramatiquement fourvoyé.

Il continuait ses accusations comme ci il était dans son bon droit. Comme ci, j'allais m'amuser à aller chez le voisin pour voir ce qui s'y passait. Je pinçais l'arrête de mon nez en prenant une profonde inspiration. La violence physique ne résolvait rien même si elle pouvait être terriblement tentante dans un cas comme celui qui s'offrait à moi.

Un, deux, trois.

Je forçais un sourire qui laissait mes dents grinçaient les unes contre les autres, et prenait un ton faussement mielleux alors qu'il avait fini de me reprocher le manque d'entretien de mon jardin. Il se croyait où ce dingue à l’hôtel ou quoi ? On évite de faire la fine bouche quand on en est réduit à vivre sous une tente chez des inconnus au demeurant.

- Est-ce que c'est tout ? Monsieur ne désire pas un petit café et un croissant pour son petit déjeuner ? Le ton sarcastique n'était pas véritablement dissimulé et mes yeux avaient ce pli menaçant montrant combien il m'excédait. Alexander, tu es un adulte, gères la situation comme un adulte. Mais comment on était censé ce genre de situation, ce type de truc, ce n'était pas des choses qui arrivaient dans la vie de tous les jours. Ou peut être qu'il avait déjà un plan en tête, et que j'avais la tête parfaite du pigeon de service. Après tout, c'était une chose qui s'était déjà produit dans le passé ... Et à ma grande honte, pas qu'une seule fois, les gens avaient usé et abusé de ma tendance naïve à vouloir rendre service.

Sans un mot de plus, je laissais le pan de la tente se refermait pour me diriger vers un tuyau non loin de là, ouvrant le robinet tout en coupant le jet en pliant le plastique le temps de retourner jusqu'à ma destination. Oui, j'aurais peut être du appeler la police et cela aurait été bien plus adulte. Mais même moi, je pouvais me montrer puéril et mesquin. J'ouvrais de nouveau la tente, et laissait le jet se projetait à l'intérieur de cette dernière arrosant tout sur son passage mais principalement l'intrus et son sac de couchage. Une fois satisfait par ma vengeance, je coupais la source d'eau en plissant de nouveau le plastique, gardant mon arme à porter de main. Au moins, cette fois, il était bien réveillé.

- Cinq minute ... C'est ce que je vous donne pour prendre vos affaires et disparaître. Et c'était déjà bien plus que ce que lui donnerais certaines autres personnes à ma place. - Tu vas voir si je vais prouver que c'est mon jardin ... Grommelais je entre mes dents.

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Mar 5 Avr - 15:19

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Le type lui souriait. Il lui souriait mais on aurait dit qu'il allait le mordre. Max répondit un genre de sourire crispé qui ressemblait plus à une grimace. « Est-ce que c'est tout ? Monsieur ne désire pas un petit café et un croissant pour son petit déjeuner ? »

Max prit une seconde pour jauger la proposition. Son ventre hurlait OUI ! OUI ! JE VEUX ! Son cerveau... se méfiait un tout petit peu. Du bout des lèvres il préféra répondre un petit « Non, ça ira. » le plus innocent possible. Sur quoi, le type s'en alla. Comme ça. Ni au revoir, ni merde. Et Max n'était pas un génie en matière de survie mais quelque chose. Cette petite chose qu'il n'écoutait pas souvent. Son instinct – lui disait de tailler la zone fissa. Entre ses dents il grogna mollement. « Fait chier. » Avant d'attraper son sac à dos et d'en tirer son pull et son pantalon, tout en réunissant la motivation nécessaire à sortir de son nid douillet pour affronter le froid matinal.

D'un œil morne, il observait le temps gris au dehors à travers la fente de la tente entrouverte, lorsque quelque chose le glaça brutalement jusqu'aux os. Max ne comprenait pas ce qui se passait. Seulement que le froid le saisissait tout entier. Par réflexe, il attrapa sa veste roulée en boule pour servir d'oreiller, s'en servit comme bouclier contre le jet puissant qui s'abattait sur lui et aperçu son hôte forcé, tuyau d'arrosage à la main. « MAIS VOUS ÊTES COMPLETEMENT MALADE ! » brailla le squatteur dans le brouhaha de flotte. « ARRÊTEZ ! »

Il pataugeait ! Dans sa propre tente ! Non content de l'arroser, l'autre cinglé avait réduit son abri à l'état d'épave ! « Cinq minute ... C'est ce que je vous donne pour prendre vos affaires et disparaître. » Congelé et passablement médusé, Max enregistra vaguement l'information. Il se désenroula de son sac de couchage, sortit de la tente et établi le triste de bilan. Il était trempé, pieds nus dans l'herbe, des gouttelettes filant de ses cheveux couraient dans son dos. Son t-shirt poisseux d'eau glacée lui collait à la peau et son boxer estampillé Emporio Armani n'en menait pas large non plus. « J'vais choper une pneumonie avec vos conneries. » se lamenta Max en retirant son t-shirt. Il l'essora autant que possible, puis le repassa sur ses épaules et s'accroupit pour aller repêcher son pull et son pantalon, trempés également. Un rien de détresse imprégnait son regard à l'idée de les enfiler. Il ne pouvait pas rester en sous-vêtements. Sauf qu'il ne pouvait plus s'habiller non plus. Dans les deux cas, il était bon pour attraper la mort. Ou mourir de froid tout court.

Avec un reniflement du au froid, il essora son pantalon en désespoir de cause, l'enfila en grimaçant et se tourna vers le type. Toujours armé de son tuyau d'arrosage. « C'est bon, je vais m'en aller, vous pouvez baisser votre tuyau. » abdiqua t-il sans avoir la moindre idée de comment il allait se tirer de ce guêpier. « Si vous voulez savoir, j'aurais préféré les flics. » Eux au moins, ils le gardaient au chaud. Et ses affaires aussi. « Juste... ça vous ennuie si je laisse la tente ? Vous savez, le temps qu'elle sèche. Parce qu'elle va jamais sécher si je la replie maintenant. Et soit dit en passant, ce genre de truc ça s'ouvre en trois secondes, mais pour le replier faut bien deux heures, et comme vous me laissez que cinq minutes... »

C'est qu'il n'avait pas tellement envie de reprendre une douche. Quoique ça ne changerait plus grand chose maintenant. Nouveau reniflement. Max chassa les mèches rebelles qui lui gouttaient devant les yeux pour plaquer tout ça en arrière sur son crâne. Dans sa tente, c'était la mare aux canards. Toutes ses possessions barbotaient joyeusement dans un centimètre de flotte aussi froide que son épiderme. « Toutes mes affaires sont foutues... » Sa belle veste en cuir, son téléphone qui de toute manière ne comportait plus d'abonnement pour aller avec, et les deux crackers au fromage qu'il avait préservé dans un improbable instinct de survie aussi prodigieux qu'inhabituel...

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Mer 6 Avr - 17:29

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
L'énergumène finissait par sortir de sa tente, je notais mentalement qu'il était un peu plus haut que moi mais il avait l'air aussi dangereux qu'un chiot avec ses cheveux dégoulinants. Non il n'était pas une menace en soit mais je le regardais tout de même avec méfiance. On ne connaissait jamais qui on avait en face.

Je laissais mon regard glissait le long de ses vêtements mouillés, et arborait un sourire satisfait alors qu'il semblait en proie à un dilemme du plus haut point. Je le perdais un peu plus quand il décidait d'essorer le tee shirt en plein dans mon jardin. Un homme en caleçon chez moi à la vue du voisinage. Bon sang, je me moquais de ce que les gens pouvaient penser mais j'avais noté une propension réellement ahurissante dans cette ville pour aller bon train niveau commérage. Je n'étais pas aveugle non plus, et le spécimen devant moi n'était pas désagréable à la vue. Il était juste si pathétique à enfiler ses fringues. J'aurais presque de la compassion mais ... Trop dangereux. Ce squatteur avait abusé de mon hospitalité contre mon gré, et semblait croire que tout lui était du. Quand adviendrait il de moi si je cédais un pouce de terrain. Je finissais par aller éteindre le tuyau et revenir vers l'intrus. Mes bras croisés sur mon torse, dans l'espoir de montrer qu'il avait beau me dépassé d'une demi tête, je n'étais pas une frêle victime et que j'avais une musculature solide. J'avais pris de la stature depuis ma séparation avec mon ex femme.

J'arquais un sourcil dans sa direction. - Vraiment ? Parce que ca peut encore s'arranger pour les flics, vous savez ? Non mais ce type était d'une ingratitude des plus déplorables. Parce qu'une nuit en prison n'aurait rien d'une partie de plaisir comparé à un arrosage en bonne et due forme.

Mon sourcil atteignait presque la démarcation de mes cheveux alors qu'il me demandait de ... garder sa tente ? L'expression sur mon visage devait probablement trahir mon incrédulité. Il ne pouvait pas être sérieux, n'est-ce pas ? Je sentais la frustration me gagnait, et je pinçais l'arrêt de mon nez tout en prenant une profonde inspiration. Si je le laissais garder sa tente dans mon jardin, il en profiterait probablement pour s'offrir le luxe d'une nouvelle nuit à mes frais, n'est-ce pas ? Je rentrais bien trop tard de l'université pour avoir le courage de me battre contre un parasite de son espèce si il repointait le bout de son nez le soir même.

Et je ne le laisserais pas me culpabiliser avec sa moue de chien battu et son deuil de ses affaires ... Il n'avait qu'à pas franchir les limites d'une propriété privée après tout. Il était l'unique responsable de ce désastre. J'étais une victime innocente de son manque flagrant de manière, je ....

- Juste le temps de passer vos affaires au sèche linge et vous disparaissez vous et votre tente ! Je tournais les talons en direction de la porte arrière de ma maison, grinçant des dents à l'idée d'avoir céder à cet être sans gêne. Les mots railleurs de Natalia résonnant dans mon cerveau. Faible, tu es si faible, Alexeï ... Tu es pitoyable. Et elle n'avait peut être pas tort, elle avait même probablement raison sinon pourquoi j'autorisais un inconnu qui manquait de politesse, de reconnaissance à prendre refuge chez moi, le temps pour lui que ces affaires sèches. Je n'avais nullement à me sentir coupable. J'avais laissé la porte entrouverte derrière moi et pire, je me rendais compte que je lui faisais couler un café. Non mais je rêvais ou j'étais vraiment sérieusement entrain de jouer l’hôte bien élevé dans cette histoire.

Un peu par dépit, je claquais le mug sur le comptoir de ma cuisine tout en le fusillant du regard. C'était sa faute après tout.

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Ven 15 Avr - 21:04

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Le sourcil de son hôte forcé essayait de se carapater de son front. C'était mauvais signe. En attendant le verdict, Max tripotait de ses doigts nerveux son pull dégoulinant de flotte. A première vue, l'homme ne brillait pas par sa compassion. La douche froide dont il avait frais en témoignait, et Max était à deux doigts de soupirer et de se rebaisser pour écoper sa tente lorsque l'autre trancha.

« Juste le temps de passer vos affaires au sèche linge et vous disparaissez vous et votre tente  »

Cette fois c'était ses sourcils qui atteignaient les sommets vertigineux de son crâne sous ses mèches humides. « C'est vrai ? » Pas de confirmation. Il lui avait déjà tourné le dos et rentrait chez lui. Ni une ni deux, Max récupéra son sac à dos et lui emboîta le pas. Adieu écopage, bonjour la chaleur de l'intérieur ! L'odeur du café le saisit aux narines dès son entrée dans la maison. Max esquissa un de ces sourires dont il avait le secret. De ceux qui illuminaient tout son visage et le rajeunissaient de quelques années dans la foulée. « Comme quoi, vous êtes pas si sadique que ça finalement ! » éructa t-il en s'emparant d'une pomme dans la corbeille de fruit. Il mordit dedans à pleine dents, puis réprima un sursaut comme la tasse claquait sur le comptoir. « Hé, elle vous a rien fait ! » Il s'empressa de recueillir la tasse malmenée. La porta entre les paumes de ses deux mains, se débrouillant pour faire tenir la pomme en équilibre entre deux doigts. Max ne voulait rien lâcher de ses victuailles. Comme si son hôte allait soudainement changer d'avis et qu'il lui faudrait s'enfuir avec.

A toute vitesse, il avala une grosse gorgée de café. C'était brûlant. Il venait de perdre plusieurs papilles dans la manœuvre, mais Max s'en foutait totalement ! « 'é 'o ! » baragouina t-il avec extase, avant d'articuler plus clairement. « C'est chaud ! » en faisant claquer sa langue sur son palais endolori. Un tout petit peu réchauffé, il dirigea son sourire vers l'autre homme qui venait définitivement de regagner quelques points depuis l'arrosage. « Avouez que c'est quand même plus sympa de faire connaissance autour d'un café. » Il posa ses fesses trempées sur une chaise. « Au fait, je m'appelle Max. »

Max – comme il se présentait toujours – ne comprenait pas encore tout à fait ce qui lui valait ce retournement de situation. Il ne comptait pas questionner sa chance cela dit. A l'intérieur et café en main, il se sentait déjà grelotter un peu moins. Depuis le début de son exil forcé, c'était la toute première fois que quelqu'un lui tendait la main. Un moment, il l'observa simplement. Le pli contrarié de ses lèvres, comme s'il ne venait pas de faire une bonne action. Max renifla pour la énième fois, regarda autour de lui et réalisa qu'il égouttait de l'eau partout. « Vous auriez pas une serviette ? Vous savez... que je me retrouve pas à poil pendant que mes vêtements sèchent. »

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Sam 23 Avr - 16:20

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Si mon regard pouvait tuer quelqu'un, je serais probablement actuellement entrain de devoir couvrir mon premier homicide mais une chance pour moi, je n'avais pas de pistolet traînant au fond de mes orbites. L'agacement cependant à l'égard de l'intrus s'inscrivait néanmoins dans chacun de mes traits de visage.

- Ne tirez pas trop sur la corde, ma patience à des limites. Et un regard en guise d'avertissement, je le voyais s'installer dans ma cuisine comme ci c'était la sienne. Je regrettais déjà ma folie passagère à l'avoir inviter à rentrer le temps pour lui de se sécher. C'était avec un plaisir presque sadique que j'éprouvais une certaine satisfaction à le voir se brûler sur le café, et peut être que cela se lisait sur l'expression de joie temporaire s'imprimant sur mon visage, bien vite remplacé par l'irritation provoqué par cet hurluberlu.

Il pensait réellement qu'on allait prendre le temps de papoter autour d'un café comme de vieux amis qui venaient de retomber l'un sur l'autre, alors qu'il avait littéralement envahi ma vie privé à l'aide d'une tente et de toutes ses affaires. Mes dents craquaient presque sous la pression que j'exerçais et mes bras croisaient sur mon torse prenaient des allures menaçantes alors que je les contractais encore plus. Je devais admettre que mon physique avait plutôt changé depuis mon arrivée en Angleterre. Mais rien ne semblait ébranler l'instinct de survie de ce jeune type et c'est avec un soupir contrarié que je l'abandonnais le temps pour moi d'aller chercher la serviette demandé. Mais pourquoi je lui obéissais en plus ?

Parce qu'il avait raison, je n'avais aucune envie qu'il se retrouve non plus, nu comme un vers dans ma cuisine. Raison pour laquelle je faisais un détour dans ma chambre, pour prendre un tee shirt et un bas de jogging faisant surtout office de pyjama, avant de revenir dans la cuisine tout en le posant sur le comptoir à côté de lui sans douceur.

- La salle de bain est au premier, la dernière porte sur la gauche. Laissez vos affaires sur le pas de la porte, je les mettrais moi même au sèche linge. Je haïssais chaque geste de ma part et pourtant je le faisais, j'avais vraiment de quoi psychanalyser mon attitude pour les vingts prochaines années. - Profitez pour prendre une douche, vous puez la mort. Et c'était vrai que je notais l'odeur pour la première fois depuis l'avoir aperçu dans mon jardin, et quelque chose en moi se détendit suffisamment pour envisager que ce gamin n'avait probablement rien d'autre que sa tente comme toit.

J'avais beau me protéger derrière mon masque dur, je n'en étais pas moins doté d'un cœur, et parfois cela me jouait des torts, surtout dans le cas d'un parasite n'ayant aucune notion de la bienséance et qui semblait envahir ma maison comme ci elle était la sienne, je poussais un soupir avant de glisser mon regard sur la pomme. - Depuis combien de temps avez vous eu un vrai repas ? Je ne pouvais pas en tout âme et conscience renvoyait un homme sans domicile avec le ventre vide sans ne pas sentir l'embarras et entendre la voix de ma mère sur les bonnes manières qu'elle m'avait inculqué.

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Ven 13 Mai - 18:00

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Bizarrement, son bourreau reconverti en sauveur n'avait pas l'air enclin à faire la conversation. Max pour sa part, ne se départissait pas de son sourire engageant. Le type ne l'avait pas jeté dehors. Mieux que ça, il l'avait invité à entrer chez lui et lui avait même offert un café ! Il y avait bien un peu de sympathie derrière ce mur hostile aux bras croisés sur son torse, Max en aurait mis sa main à couper.

Au lieu de faire ce que son attitude suggérait – comme par exemple, lui coller son poing dans la gueule – l'homme soupira et s'en alla. Comme ça, sans rien dire. « Pas très causant. » marmonna Max pour lui même en se tordant le cou pour le regarder disparaître dans l'embrasure de la pore. Il haussa les épaules et retourna à sa pomme et à son café. La maison était silencieuse, il n'entendait pas de voix, aucun signe que son hôte avait finalement décidé d'appeler les flics. Tout allait bien !

Rassuré, il savourait son café à toute petite gorgées lorsque l'homme (il ne connaissait toujours pas nom nom) réapparu, des vêtements en main. La salle de bain, okay. Max enregistra l'information et ouvrit la bouche choqué. « Je pue pas ! » s'écria t-il scandalisé, tout en portant son nez quelque part vers son aisselle. Une grimace du plus bel effet déforma ses traits. « Oh putain. Okay, la douche. » Il secoua la tête et posa sa pomme quasiment terminée sur la table pour s'emparer des vêtements à la place.

« Depuis combien de temps avez vous eu un vrai repas ? »

Debout, vêtements secs en main, Max s'immobilisa à la question. Il porta un regard surpris à l'homme face à lui. « Deux jours ? » tenta t-il, en se demandant s'il allait se faire engueuler ou... il ne savait pas. Son hôte était un véritable mystère. « J'suis pas un clochard si vous vous demandez. Tout ça, c'est juste temporaire. » Le temps que son père le reprenne dans ses bonnes grâces. St John Senior ne pouvait pas laisser son fils vivre dans le caniveau.

Il ne pouvait pas, hein ?

Max baissa les yeux sur ses vêtements trempés. La réalité à laquelle il refusait de se confronter était juste là sous ses yeux. Dans les réflexions mi concernées, mi dégoûtées de son hôte, dans la froideur de ses vêtements collés à sa peau, dans chaque tremblement convulsif causé par le froid. Il serra les lèvres malgré lui, rien qu'un instant, avant de se recomposer un faible sourire. « Pourquoi vous voulez m'offrir le repas ? » Hé, ce n'était pas une théorie si stupide que ça. « Vous pourriez me dire votre nom si c'est le cas. Parce que vous avez pas l'air de m'apprécier beaucoup, alors que moi... je vous aime bien. Sauf si vous m'envoyez me laver et me nourrir pour mieux me manger après. C'est que comme vous souriez pas beaucoup, c'est difficile de savoir. » Max lui offrit un sourire un peu bête là-dessus, plus pour essayer de le décoincer qu'autre chose. Pour ne plus penser à la précarité de sa condition aussi. Un nouveau frisson de froid l'assaillit ensuite, et il désigna le couloir d'un mouvement de pouce rapide. « Je devrais y aller. Je vais foutre de la flotte partout sinon. »

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Dim 15 Mai - 19:17

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Deux jours. Un long soupir à peine dissimulé alors que je ne pouvais pas déroger au moins à lui offrir de quoi repartir le ventre vide sur la route.

Encore moins quand ce gamin ne semblait pas avoir le moindre début d'idée de la vie. Je me demandais bien ce que tout cela pouvait cacher, avant de me rappeler que ca ne me regardait pas et que je n'avais aucune envie de m'impliquer. Si c'était temporaire, il retrouverait bien assez vite un abri et de la nourriture. Son air confus, pourtant annonçait un tout autre genre d'histoire.

Je ne céderais pas à mes vieux instincts. Je n'avais aucunement l'intention d'héberger un animal égaré et encore moins un qui manquait de bienséance, de notions de politesse comme le prouvait le restant de pomme échouait sur la table et qui n'avait pas pris place dans une poubelle comme il aurait du.

Ma main pinçant de nouveau mon nez, alors qu'il parlait. Un agacement certain, et ma veine battant la cadence au niveau de ma tempe traduisant celui ci. J'avais comme dans l'idée que je serais probablement doté d'une migraine avant d'aller donner mon cours à l'université. Je serrais les dents néanmoins.

- Alexander ... lâchais je à contrecœur pour me présenter même si je ne me privais pas pour rajouter avec une pointe de véhémence. - Et la douche est une bonne idée avant que je ne change d'avis et que je vous remettes vous et vos vêtements mouillés sur le trottoir. Une menace qui était on ne peut plus sérieuse. J'avais peut être fait preuve de clémence mais rien ne m'obligeait à faire preuve de patience à son égard. Il me rappelait un peu trop ses étudiants qui venaient en dilettante assistait à mes cours sans réel investissements.

Un sourcil lui indiquant qu'il avait intérêt à prendre mes mots au pied de la lettre.

Il finissait par disparaître. Je profite de quelques minutes de silence avant de me mettre en action.

J'emprunte le même chemin qu'il a suivi, ramasse ses vêtements et retourne pour les mettre dans la machine, l'odeur de ces derniers étant déplorables. Je regarde ma tenue, et me dit que j'aurais bien moi même pris une bonne douche, alors que la sueur de mon exercice matinale, laisse quelques traces sur ces derniers. Cependant, je ne peux pas le laisser sans surveillance dans ma maison, cela devra attendre que j'ai mis son joli petit cul et sa tente sur le pas de ma porte, en m'assurant que l'incident ne se reproduise pas. Je me débarrasse néanmoins de mes affaires sales. Les joignant à ceux présent avant d'enclencher le bouton de la machine. Je m'empare d'une serviette se trouvant encore dans la buanderie, l'enroulant autour de ma taille avant de redescendre à la cuisine. Je sors de quoi faire un petit déjeuner à l'américaine, battant rapidement de quoi faire des pancakes, tout en mettant du bacon à griller. Je fais aussi quelques œufs brouillés avant de sortir confiture, et sirop. Une boite de céréales aux cas son palais ne supporte autre chose que cela. Je refais du café et surveille le repas d'un coup d’œil détaché. Je pose quelques fruits frais dans la coupe, et grille quelques toasts. Je me suis peut être emballé mais je dois avouer que je n'ai pas souvent le luxe de cuisiner pour quelqu'un.

Une grimace, et je m’assois à la table, après avoir été ramassé le journal pour le consulter en attendant qu'il revienne. Ce qu'il ne tarde pas à faire. Je ne lui accorde pas un regard alors que je désigne d'un geste vague la nourriture, m'était moi même accordé une tasse de café noir, un jus d'orange et quelques toasts grillés couvert de confiture.

- Mangez. Et je sais que je dois le rendre un peu nerveux, j'ai tendance à produire cet effet sur les gens à ne pas forcément être très causant mais il a prouvait savoir faire la conversation pour deux et je restes un professeur dans le domaine des médias, c'est un peu une obligation pour moi que de me tenir au courant de l'actualité.

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Lun 13 Juin - 17:06

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Max se sentait frais comme un gardon ! Sa peau encore fumante et rouge de sa demi-heure de douche brûlante, le jeune squatteur se tartinait les dents de dentifrice. Piquer celle de son hôte forcé lui avait bien traversé l'esprit, mais Max avait du standing ! Partager ses microbes avec ceux d'un inconnu, c'était au delà de ses limites.

Débarrassé de son haleine de hyène et habillé de vêtements secs, c'est de bien meilleure humeur qu'il rejoignit la cuisine.

Cuisine où il marqua une pause. Bouche ouverte sur... Alexander.

L'homme lisait le journal – et sérieusement, qui lisait encore le journal de nos jours ? Mais ce n'était pas tant ça qui avait stoppé Max en plein élan, non. C'était surtout que hm... il portait une serviette.

Rien qu'une serviette.

Max cligna ses yeux écarquillés, pesant ses précédentes pensées sur un éventuel partage de brosse à dent. Dans le fond, ça ne l'aurait peut-être pas dérangé de partager quelques miasmes avec –

Non. Attendez, qu'est-ce qu'il faisait en serviette ? C'était lui qui avait pris une douche ! A quel moment Alexander s'était déshabillé, et plus important : pourquoi ?

« Mangez. »

« Ça vous prend souvent de vous balader en serviette ? » éructa-il après avoir ramassé sa mâchoire tombée d'un étage. Il avisa ensuite le petit-déjeuner gargantuesque préparé à son attention. Ni une, ni deux, Max fila s'asseoir à table et bourra instantanément un demi toast dans ses joues. Le temps de le mâchouiller assez pour articuler. « Vous êtes vraiment un drôle de type. »

Pour être honnête, Max était entre la stupéfaction, la reconnaissance et un relent d'admiration. Il tartina une grosse dose de confiture sur un autre toast, qu'il boulotta comme un mort de faim, les yeux rivés sur Alexander. Enfin, sur son journal. « J'vais vraiment croire que vous me nourrissez pour me manger après. » plaisanta t-il avec entrain. Un sourire pointa sur ses lèvres, et il ajouta rien que pour voir sa réaction. « Ou que vous avez un faible pour les squatteurs dans mon genre. Vous pouvez le dire, je sais que j'ai mon petit charme. » Il en rajoutait. Car en dépit d'une montagne de défauts, Max n'était – et c'était surprenant – pas narcissique. En revanche il se demandait ce qui lui valait tant d'attention de la part d'un type qui ne lui avait même pas accordé un sourire. Pire, qui l'avait arrosé d'eau bien glacée dès le réveil, et l'avait menacé d'appeler les flics !

« Vous vivez seul ? » demanda t-il après un moment à papillonner entre les toasts, le bacon et sa tasse de café. « Et hum... vous connaissez pas un endroit où je pourrais dormir ? Ailleurs que votre jardin parce que vous avez l'air de préférer qu'on traîne dans votre cuisine plutôt que dans votre pelouse. » Ça ne coûtait rien de demander. Max caressait l'éventualité de rentrer à Londres. Sans un sou en poche, ça allait être difficile, et si Alexander lui avait fait prendre conscience d'une chose, c'est que rentrer à Londres ne voulait pas dire que son père l'accepterait de nouveau chez lui. Max devait rentrer dans ses bonnes grâce, sauf qu'il ne savait pas comment. En attendant, il était coincé dans ce bled pourri, avec ce type bizarre et en serviette, qui lui donnait l'impression qu'il allait le cogner alors qu'il était finalement le seul à lui venir en aide.

Max baissa les yeux, un peu déconfit. « Merci pour la douche, et le repas. » Dire merci, ça sonnait drôlement pour un mec dans son genre qui avait tout. « Vous êtes sûr que vous voulez vraiment pas discuter le temps que mes affaires sèchent ? »

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Dim 19 Juin - 15:39

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Comme je l'avais prédis, le squatteur de jardin n'avait même pas mis une seconde pour combler le silence une fois de retour dans la cuisine.

J'aurais pu prendre la peine de lui répondre. J'aurais pu.

Mais mon silence et mon entêtement à fixer mon attention sur le journal, en écoutant d'une oreille distraite tout ce qui franchissait ses lèvres ne semblait par le décourager, bien au contraire. On aurait dit un chien fou s'agitant pour attirer l'attention sur lui de manière presque ... attendrissante. Presque. Parce qu'il était toujours sans gêne, et une épine dans mon flanc à l'heure actuelle.

Un fois nourri et avec des vêtements propres, je le remettais sur le bord de la rue et ne penserait plus à lui.

Je n'allais pas me laisser avoir par cette partie de moi qui s'attendrissait trop vite pour des causes perdues.

Je baissais néanmoins un peu le journal, surpris en l'entendant dire un léger merci. Serait il finalement doté de quelques manières ce type ? Mon regard devait traduire le fond de ma pensée mais je devais admettre que je n'avais que trop rarement entendu de la gratitude de la part des gens, et je n'en attendais certainement pas de lui.

C'était probablement cette surprise qui me faisait accéder à sa requête stupide de lui faire la discussion, ou plutôt de répondre laconiquement après avoir bu une gorgée de café.

- Parler de quoi ? Je doute que nous ayons les mêmes centres d'intérêts ... Et ce n'était pas une critique, c'était que tout chez lui criait jeunesse vibrante et bruyante, que ses soirées devaient se résumer à des fêtes alcoolisés sans fin, agrémenté de sons électroniques alors que je préférais le calme d'un piano bar doté d'une chanteuse à la voix rauque, préférant aussi un whisky de vingt ans d'âge à la bière frelaté bon marché.

- Je doute que la situation géo politique actuelle soit un sujet de prédilection pour vous ... Un léger mouvement de tête pour désigner le papier dans mes mains que je parcourais du regard avant qu'il ne revienne. Comme disait souvent mon ex femme j'étais vieux avant l'âge. Je n'avais aucune idée de ce que le mot faire la fête ou s'amuser voulait dire. Je ne partageais pas son avis, mais je savais que son opinion était probablement partagé par bons nombres de mes pairs. Je n'avais rien d'un jeune trentenaire récemment divorcé, prêt à vivre une seconde jeunesse. Je ne pouvais empêché mon cerveau d'avoir une pensée attendri pour un fantôme de mon passé qui avait su faire de moi un être amusé et amusant.

- Enfin effectivement, je vis seul ... Aussitôt les mots prononcé, une mine suspicieuse s'afficha sur mon visage.

Avait il posé cette question avec une idée derrière la tête ? Comptait il attendre mon départ pour venir envahir de nouveau mon jardin ? Je me souvenais juste vaguement qu'il avait demandé si je connaissais un endroit dans son monologue mais je n'avais pas prêté vraiment attention à sa diatribe, réduisant la cacophonie à un bourdonnement de fond. Un talent que je maîtrisais à la perfection. Mes lèvres s'ourlaient dans un sourire dévoilant mes dents qui n'avait rien de bien sympathique, et qui était presque menaçant.

- Je n'ai cependant aucune intention de me montrer clément une deuxième fois, si je devais voir votre tente réapparaître dans le coin, entendu ? Je portais vraiment mon attention sur lui pour la première fois, tentant de déterminer si le message avait été bien enregistré. J'étais frappé par ses traits presque trop polis, innocents pour un homme n'ayant nul part où dormir.

Ce n'était pas mon problème son histoire. Cela ne me regardait nullement.

- Charme ou pas charme, la prochaine fois, c'est le poste de police ... grognais je presque dans une dernière menace probablement inutile. Ma tranquillité et ma solitude aurait probablement pu me manquer si je m'enfonçais dans le mensonge dans lequel je vivais. Hors de question cependant pour moi que d'avouer que son effraction brisé un peu l'ennui de ma vie pour l'espace d'une matinée.


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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Ven 15 Juil - 16:32

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
« Parler de quoi ? Je doute que nous ayons les mêmes centres d'intérêts ... » lui accordait maigrement son hôte forcé, le nez dans son café et les yeux dans son journal. C'était peu mais il parlait ! Et pour une fois sans le menacer, même si Max sentait un indéniable relent de mépris dirigé droit sur sa personne. Il agita son toast, menaçant de faire gicler de la confiture partout. « Essayez toujours ! J'suis un homme ouvert d'esprit vous savez. » Contrairement à vous, manqua t-il d'ajouter vu combien l'homme semblait muni d'un balai planté profondément dans son rectum. Max ne se laissait pas décourager pour autant. Il avait passer sa vie entière à affronter l'homme le plus têtu et dédaigneux que le monde ait porté : son père.

Un coup d'oeil à son journal, et Alexander repris. « Je doute que la situation géo politique actuelle soit un sujet de prédilection pour vous ... » A quoi Max répondit de sa plus belle moue d'âne baté, le regard mort et la bouche ouverte. « Euuuuhm. Ouais. Comme vous dites. »

C'est qu'actuellement il s’intéressait surtout à sa situation. Comme... à sa survie quotidienne, plutôt qu'à celle du monde entier. « Enfin effectivement, je vis seul ... » Enfin une information sur lui ! Max se laissa aller dans sa chaise et s'enfourna la fin de son toast pour fêter ça. Allez savoir s'il avait fait un truc de travers, mais une seconde plus tard, Alexander lui rebalançait ce genre de sourire qui donnait l'impression à Max que le petit déjeuner qu'il dévorait comme un morfale servait juste à l'engraisser. Alexander était gentil, mais flippant. Mega flippant. « Je n'ai cependant aucune intention de me montrer clément une deuxième fois, si je devais voir votre tente réapparaître dans le coin, entendu ? Charme ou pas charme, la prochaine fois, c'est le poste de police ...   »

Max se dandina dans le fond de son siège. « Ouais, c'est bon, ma tente reviendra pas dans votre pelouse. » Sa tente, c'était d'accord. Mais lui ? Non, il ne pouvait pas se permettre de le gruger en jouant sur les mots. L'homme au journal n'avait pas l'air d'apprécier ce genre de subtilité. « Ça m'explique pas ce que vous faites en serviette. » nota-il simplement parce que Alexander n'avait pas relevé ce point là et que même si il jouait les insensibles, il était actuellement en serviette. C'était bizarre ! « Ni pourquoi vous vivez tout seul. Sauf si vous êtes toujours aussi... vous savez ? Sympa dans le fond, mais avec cette impression qu'on va se faire bouffer quand vous souriez. Ça doit faire peur. Ça me fait peur à moi. Pas trop, vu que j'suis toujours là, mais n'empêche. »

Et il ne lui avait pas non plus indiqué où dormir, seulement que le jardin était interdit. Ça lui faisait une belle jambe. Mâchonnant un bout de bacon grillé, Max se mit à réfléchir furieusement. Serviette ou pas serviette, et cannibale ou pas cannibale, Alexander était sa seule lumière au bout du tunnel. Loupiote. Étincelle. Bref, une petite lumière vraiment pas vivace, mais c'était quand même quelque chose ! Il ne pouvait pas le laisser le mettre dehors comme ça. Il aurait pu lui proposer ses services pour faire... dieu sait de quoi Alexander aurait eu besoin, l'ennui c'est que Max n'était pas franchement doué de ses dix doigts. « Je peux savoir pourquoi vous faîtes tout ça pour moi ? » Ce n'était pas la négociation qu'il avait en tête. C'était juste une question qui le titillait vu comme son hôte semblait le considérer comme une sous-classe de déchet sans intérêt. Là aussi il ressemblait un peu à son père d'ailleurs. Max était habitué même si ça pinçait toujours désagréablement. Il n'était pas habitué à ce que les gens qui le regardaient comme ça fassent quelque chose pour lui en revanche. « Vous êtes pas le premier à me regarder de haut, vous savez. Mais généralement, les gens comme vous prennent pas la peine de me faire griller du bacon et de me préparer des œufs, alors peut-être que vous êtes pas vraiment comme eux. » D'un doigt il poussa l'assiette de pancakes dans sa direction. « Puis vous devriez manger avec moi, ça vous donnerait un air un peu plus humain et un peu moins cyborg. Très beau modèle de cyborg en serviette. Mais cyborg quand même. »

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Dim 17 Juil - 13:40

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Ce gamin était comme un de ses jouets agaçants, auxquels vous regrettiez d'avoir mis des piles. Sauf que ce n'était pas possible de retirer les piles du modèle de chien battu se trouvant face à moi. Et même si la migraine avait tendance à se faire entendre quelque peu à ses babillages incessants, je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'il brisait la monotonie de ma routine. Même si je ne me l'avouais pas, je devais admettre que je me sentais quelquefois seul dans ce pays. Et Natalia m'avait tellement usé que j'étais réticent à me lier aux gens. Je n'avais pas toujours été ainsi.

Et si il semblait faire une fixette sur ma tenue vestimentaire, c'était autre chose qui m'interpellait dans toute la diarrhée verbale dont il avait fait preuve. Pourquoi je faisais ca pour lui ? C'est vrai, ca ... pourquoi je ne l'avais tout simplement pas viré comme n'importe qui l'autre l'aurait fait. Et savoir la réponse n'était pas une sensation bien plaisante. Je n'arrivais pas à atténuer complètement cette créature de compassion et de naïveté que j'avais été un jour. Il avait agité ses beaux yeux verts de chien battu dans ma direction, et mes résolutions avaient fondus comme neige au soleil, éprouvant de la peine à son égard.

Le seul avantage, c'est que je semblais quand même l'intimidait et tant que cela serait le cas, il n'essaierait probablement pas de m'abuser et de profiter de moi.

Je finissais par replier mon journal pour le poser sur le coin de la table, me résolvant au fait qu'il ne me laisserait pas en paix et qu'il avait besoin de bavasser comme un enfant. Peut être n'étais je pas le seul en manque de compagnie ? ou peut être étais ce sa nature. J'ignorais tout de lui après tout. Et je sentais que j'allais regretter de jouer à son jeu. Très rapidement.

Je levais ma main, poing fermé avant de relever mon index - Je viens de faire un jogging, je n'avais aucune envie de rester dans des vêtements plein de sueurs et comme j'ai un inconnu sous mon toit, hors de question que je le laisse seul pour me voler en allant prendre une douche. Mon majeur rejoignait mon index - Continuez d'avoir peur, c'est un bon moyen de préservation. Un nouveau doigt rejoignant les deux précédents. - Je vis seul parce que c'est ce qui arrive quand on divorce et qu'on change de pays. Je finissais par reposer ma main et le scrutait un cours instant avant de pencher la tête sur le côté. Je n'avais aucune confiance en lui mais je devais admettre que j'étais intrigué tant par sa situation que ses aveux involontaires d'avoir été regarder de haut et laisser dans sa galère. Les gens étaient cruels, je ne le savais que trop bien.

Un court silence, pas assez long cependant pour qu'il avale sa bouchée et reparte dans un nouvelle assaut de questions.

- J'ai toujours eu la mauvaise idée de nourrir les animaux égarés ... Petit sourire ironique flottant au coin de ma bouche. Et si nous devions jouer au jeu des questions et réponses peut être que je pourrais m'avouer ma propre curiosité. Même si devenir curieux ouvrait le risque d'une porte qu'il forcerait à rester ouverte. Ce n'était pas mon ami et je n'avais aucune intention de le nourrir à l'oeil tous les matins parce qu'il me pensait trop sympathique à sa cause. J'étais en proie à un réel dilemme. - Je suis pour ma part intrigué de pourquoi un homme qui se balade avec des vêtements de marque fait à dormir sous une tente dans le jardin d'un inconnu et se jette sur la nourriture comme ci il n'avait pas vu cette dernière depuis plusieurs jours. Car malgré une tenue à première vue simple, mon oeil avait reconnu la griffe de grand couturier. Je n'étais pas un ignorant, pas dans le monde dans lequel Natalia m'avait forcé à évoluer, j'avais appris. Je passais une main dans mes mèches rebelles pour les repoussait en arrière. Et je ne pouvais m'empêcher de rajouter avec ce soupçon de pratique du à mon mode de vie depuis mon divorce - Et pourquoi il semble si intéressé par le port d'une serviette ... Un fin sourire glissant sur mes lèvres, teinté de cette pointe de moquerie qui traduisait plus une taquinerie qu'un véritable mépris. - Aurais tu peur que j'exiges de toi des faveurs sexuels en échange de ce repas ?


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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Mar 16 Aoû - 20:53

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
« J'ai toujours eu la mauvaise idée de nourrir les animaux égarés ... »

Un animal. C'était mieux qu'un casse-dalle. Moins bien qu'un être humain, mais hey, Max se contentait du bonheur d'être nourri, même s'il devait être comparé à un hamster maigrelet pour ça ! Et puis, il était rassuré. Relativement rassuré. Parce que Alexander avait toujours son petit rictus flippant, mais que le savoir divorcé le rendait humain, et un petit peu faillible aussi. Jusque là, il avait tout de l'homme inaccessible et cultivé, du genre que ce que Max avait eu le déplaisir de côtoyer à foison dans sa vie d'héritier flambeur, et que son père pointait du doigt en l'assommant d'un patriarcal : « Prends exemple sur lui, mon fils. »

Lewis St John aurait adoré Alexander. Peut-être que Max pouvait proposer un échange ? Son retour en grâce dans la famille en échange d'un fils parfait à adopter en vue de reprendre les affaires St John. Il aurait refourgué toutes les emmerdes à Alexander moyennant une fortune colossale, en échange de quoi ce dernier l'aurait couvert tout au long de sa vie de papillonnage. Son plan était génial !

Seule faille, et pas des moindres, l'un comme l'autre étaient beaucoup trop rigides pour adhérer à un tel arrangement. Qu'à cela ne tienne. Max se nourrissait de rêve ces derniers temps. Un peu trop à son goût, jusqu'à ce que son sauveur grognon ne vienne à son secours avec de la vraie nourriture.

Ce dernier mettait justement le sujet Max sur le tapis. Et ledit Max par un obscure miracle ne s'étouffa pas avec sa tartine. Que faire ? Lui dire la vérité ou balancer un petit mensonge improvisé à la dernière minute ? Il pouvait peut-être lui raconter l'histoire. Max n'en était pas fier, mais Alexander demeurait un étranger, autrement dit, quelqu'un dont le jugement ne lui importait pas tellement, et qui sait, il pourrait peut-être lui apporter un quelconque conseil.

Max en était là de ses pensées, espérant au passage un conseil pas trop moralisateur et un taux de moquerie acceptable de la part d'Alexander, lorsque celui-ci reprit la parole. « Et pourquoi il semble si intéressé par le port d'une serviette ... » Max analysa le sourire dirigé vers lui comme... et bien comme espiègle. Il ouvrit de grands yeux éberlué. « Aurais tu peur que j'exiges de toi des faveurs sexuels en échange de ce repas ? »

Ça alors ! Il existait donc un vestige d'humour dans ce mur d'hostilité en serviette ! Après avoir cligné des yeux, plusieurs fois, Max arbora son plus beau sourire de connivence. « Moi ? Peur ? C'est pas le mot que j’emploierais. » Il prit deux bonnes secondes pour laisser le sous-entendu faire son chemin dans le cerveau d'Alexander. Il ne savait pas si l'homme était porté sur la subtilité, mais à en juger par sa question, il y avait des chances. « Sauf si vous faîtes dans le SM. Vous savez, j'ai vu Fifty Shades of Grey, et me faire cravacher le derrière, ça me tente pas du tout ! »

Et ça ne le tentait pas non plus de le cravacher. Allez savoir, Alexander avait peut-être un délire du genre. Comme dominant dans la vie, avec son air perpétuellement en colère, et soumis au plumard pour décompresser. Attention Max n'avait rien contre ! Il était assez ouvert d'esprit lui même quant à ce qui se passait dans sa vie sexuelle. C'est juste que la présence de cravache, dominant ou soumis, c'était kif kif : hors de question. Malgré tout, Max laissa traîner son regard le long du corps beaucoup trop dénudé, et beaucoup trop proche de lui. « Ptêtre que je dirais pas non si vous me demandiez gentiment. »

Oui c'était une forme de prostitution, mais est-ce que c'en était vraiment si Max était partant ? Comme partant-partant. Quoi ? Alexander n'avait certainement pas besoin de payer, et même en bouffe, pour s'attirer les faveurs sexuelles de qui bon lui semblait. Max n'aurait pas craché sur la marchandise, même sans la rétribution nourricière à la clé ! Quoi qu'il en soit, la question de son boxer de marque grillé par son hôte forcé – et preuve qu'il l'avait quand même reluqué de près – restait sur le tapis. Max soupira, et son sourire se mua en une moue revêche. « Mon père m'a foutu dehors. Comme dehors, hors de la maison, de mon loft, et de la famille. J'habite – enfin j'habitais à Londres, et les entreprises pharmaceutiques St John, je sais pas si ça vous dit quelque chose, mais moi c'est Max St John. Le fils héritier de Lewis St John, alors j'étais pas exactement pauvre avant de me faire couper les vivres, ce qui explique les vêtements de marques. » Ça y est, Alexander allait se payer sa tête, ou le juger monumentalement. Max était prêt à encaisser, alors quitte à essuyer une bonne rasade de moquerie, autant aller au bout du récit. « On a une maison ici à Tenby. Un pied à terre pour les vacances en bordure de plage. Je pensais le squatter en attendant de retomber sur mes pattes, mais le vieux m'a pris de vitesse. Il a engagé des gardiens, ils m'ont chopé et j'ai passé ma première nuit au poste de police. » Voilà, ça c'était dit, et l'histoire honteuse était passée. « La deuxième, vous l'avez ruiné vous même en m'arrosant dans votre jardin tout à l'heure. »

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MessageSujet: Re: "You met me at a very strange time in my life." Mar 23 Aoû - 17:46

“ Max & Xander ♦ You met me at a very strange time in my life.„
Et peut être que je ne pouvais pas nier que ce petit jeu de flirt n'était pas sans être désagréable, bien au contraire. Le plaisir primordial résidant dans le fait qu'il s'agisse d'un jeu. Aucune contrainte, aucune attente. Pourtant je ne pouvais cacher la grimace d'horreur à ses propos suivants.

Non que je portes un jugement sévère sur les pratiques divergentes des miennes, parce qu'entre nous la cravache et la douleur c'était loin d'être mon dada. L’humiliation, j'en avais assez subi pour une vie et sans consentement pour que cela puisse s'associer à quoique ce soit de plaisant. Non la raison de ma grimace de dégoût était à la mention de cette ignominie qui se qualifiait de livre. J'avais lu le début, parce qu'on ne peut pas juger sans avoir lu, mais ca avait été pire qu'une séance chez le dentiste pour se faire arracher une dent sans anesthésie général.

J'aimais bien trop la littérature pour qualifier ce torchon d'autre chose qu'un torchon.

Mais il ne s'attardait pas trop sur son blasphème et m'horrifiait un peu sur sa situation en se portant volontaire pour de la prostitution. Était il tombé aussi bas qu'il serait prêt à donner de son corps juste en échange d'un peu de nourriture. Je n'avais aucune idée de ce qu'il pouvait traverser mais l'idée faisait froid dans le dos. C'était ce qui aurait pu arrivé à Natalia si elle n'avait pas fait en sorte de pomper toutes mes économies ou vendre nos meubles pour payer sa came. Je plissais un regard peut être un peu suspicieux dans sa direction.

La vérité sortait néanmoins bientôt de sa bouche, et je fronçais les sourcils de plus belle. Si mes racines américaines auraient pu me rendre complètement étranger à qui était son père. J'enseignais néanmoins le journalisme et me tenait au courant de l'actualité. Assez précisément pour avoir une idée de qui il était, ou plutôt son père même si le nom de son fils apparaissait de temps à autre. Plus dans la colonne potin mondain qu'économie ceci dit. Le fils n'était pas connu pour son investissement dans la société de son père mais plutôt ses nombreuses conquêtes et comportements extravagants.

- Tu es en train de me dire que j'ai Maximilian St John entrain de jouer les pique assiette chez moi ? Le choc de la surprise m'avait fait tombé mes dernières défenses ainsi que la distance poli du vouvoiement. J'étais après tout américain, et nous étions bien plus familier que les britanniques entre eux.

- Une chance pour toi que je me sois reconverti ... Ce que tu viens de me dire aurait fait une première page en or. Le père déshérite son fils et ce dernier fini à squatter des terrains privés. Un rire incrédule sortant de mes lèvres, à l'idée que cette histoire aurait pu me valoir une une en or, il fut une époque mais qu'aujourd'hui, je trouvais la situation totalement risible. Encore un père qui avait mieux à faire que de prendre les responsabilités qui lui incombait. Et je connaissais bien la situation. Peut être que le gamin ( pas tant un gamin me soufflait une voix se rappelant de l'âge de l'héritier St John) avait dépassé les bornes et coulait sa voiture de luxe dans la piscine mais si il avait fini en enfant pourri gâté c'était probablement la faute de ses parents en premier lieu.

- Pour ce que ca vaut .... Quoi que tu es fais pour provoquer sa désapprobation, je trouve la solution un peu radical et surtout lâche ... Je roulais des yeux de consternation avant de murmurer à moi même. - Forcer son fils à grandir un peu aurait été bien moins dramatique sans le mettre à la rue sans le sou mais je suppose que les riches ont tous leurs excentricité. Je me relevais et me dirigeait vers la cafetière pour prendre une deuxième tasse de café. Non, je n'allais pas me laisser attendrir par ce chien battu mais donné une leçon à un père indigne était tellement tentant. Peut être qu'un psychologue vous aurait dit que ca en révélait long sur ma personnalité et mes rapports avec mon propre père mais surtout je ne pouvais empêcher une part de moi de désapprouver radicalement la méthode. Même moi, j'avais laissé notre appartement à mon ex femme après ce qu'elle avait bien pu me faire subir. Personne ne méritait d'être laisser totalement à l'abandon pour des erreurs d'enfants.

- Ma maison est grande ... et j'ai une chambre de libre. Je m'adossais le long du meuble en bois me servant de plan de travail et levait une main pour le stopper avant qu'il ne s'excite trop vite. - Mais il y a des conditions en échange ... Non pas ton corps. Prouve à ton père qu'il a eu tort. Trouve toi un métier, reprends des études ... Peu importe ce que tu as envie, montre lui juste que tu n'as pas besoin de lui pour survivre. Une gorgée de café. - Qui plus est je ne vais pas t'entretenir tu paieras un loyer, pour ta nourriture et tu participeras aux corvées. Alors, tu en dis quoi, Maximilian St John ?


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