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Il me le faut ( pv Aiden )

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MessageSujet: Il me le faut ( pv Aiden ) Mer 30 Mar - 21:10

C’est la première fois depuis mon retour en ville que je remets les pieds dans cette petite boutique où je pouvais passer des heures avant de la quitter. Ce petit disquaire, où tu peux encore trouver la perle rare, où tu peux parler avec le vendeur pendant des heures si tu aimes la musique. C’est un petit vieux, tout gentil, qui s’y connait, qui semble même avoir tout vécu musicalement parlant. J’ai toujours aimé lui parler, l’écouter me raconter les concerts, les festivals où il a été et surtout Woodstock.  Il me reconnait tout de suite, malgré les années qui se sont passées. Il fait d’ailleurs le tour du comptoir pour venir me prendre dans ses bras. Je le serre quelques secondes avant que nous parlions, musique bien sûr ! Lui, comme moi, trouvons que les nouvelles musiques ne sont plus du tout de qualités. Il n’y a que les anciens qui pouvaient nous prendre aux tripes ainsi. Avec les anciens groupes, un simple riff de guitare suffit à me faire dresser les poils, à me faire bouger de tout mon corps. Mais bon, on ne peut rien faire et moi, je ne suis pas assez bonne en quoique ce soit comme instruments que pour changer le monde artistique actuel.

Après une longue heure de discussion, de rires et de nostalgie, je me décide à faire le tour, pour trouver un trésor, une pièce à ma collection déjà si conséquente. J’aime passer des heures à chercher, à fouiner, à vibrer à chaque fois que je vois une pièce que je n’ai pas. Et je ne parle pas du temps que je passe à marchander avec monsieur Fitzpatrick pour avoir un bon prix ! Il a la dent dure quand il s’agit de son commerce. Généralement, je finis par lui donner le prix indiqué, mais quelque fois, à force de marchander et des sourires que je lui fais, il me fait une petite réduction. Mais n’est-ce pas ça qui est amusant, de marchander, d’aller jusqu’au bout des choses ?

Mais voilà que je le vois, le trésor tant recherché. La perle rare ! Mais il fallait que je la voie dans les mains d’un jeune homme. Merde, il me la faut, je ferai tout pour avoir ce vinyle que je n’ai jamais trouvé au par avant. Il s’agit du vinyl Led Zeppelin, Physical Graffiti de 1975. Il semble en très bon état et même emballer d’origine. Putain, il me le faut celui-là, hors de question que je ressors sans, à n’importe quel prix d’ailleurs. Je vais donc voir ce jeune homme et je l’aborde après une grande respiration, mon index droit enroulant une mèche de mes cheveux autour de celui-ci inlassablement Excusez-moi monsieur ? Vous êtes sûr que vous voulez acheter ce vinyl ??? Oui, je suis direct mais je le veux, je le VEUX !
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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : William T. Hardy, Victor I. Cartwright, Théodore C. Pembroke et Seren A. Vaughan
TON AVATAR : Arthur -smoking- Darvill
TES CRÉDITS : Avatar: rustynails, signature:hedgekey et tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 4202
POINTS : 501
ARRIVÉE À TENBY : 17/06/2014

You are the only girl in my life
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (10 juin)
CÔTÉ COEUR : Pétrifié par une vision venue tout droit d'un passé.
PROFESSION : professeur de musique et d'art dramatique
REPUTATION : Vous avez vu les nouvelles? Sa femme a été assassiné et il était une victime lui aussi. Depuis qu'il est revenu de Liverpool, il est seul... Vous avez pas vu le boulanger avec qui il était toujours?



MessageSujet: Re: Il me le faut ( pv Aiden ) Mar 12 Avr - 11:39

Sans mauvais jeu de mot, j’aurais dû me sentir délivré et libéré par le procès pour le meurtre de ma femme. J’aurais dû me sentir ne serait-ce qu’un peu mieux de me savoir en vie et en liberté alors que les responsables étaient derrière les barreaux à pourrir pour un nombre non négligeable d’années derrière ses derniers… non? La vérité, c’était que le procès avait été pour moi profondément éprouvant. À peine de retour à Liverpool avec Noah et Laura, ma fille et moi avions été ramené en maison de sureté et Noah avait été donné à un autre cas. Je m’étais retrouvé seul avec des inconnus qui n’étaient pas lui avec ses cheveux dans lesquels mes mains se plaisaient à aller courir, ses lèvres contre lesquelles les miennes aimaient aller se blottir… Ils ne me connaissaient tous pas et n’avaient tous aucune idée de comment gérer l’étrange et cuisante anxiété qui me dominait. Laura avait souffert de ce retour dans la grande ville… parce que mon anxiété ne me permettait pas d’être un père à la hauteur. La gardienne qui s’occupait d’elle avait beau être diplômée – elle ne m’était pas connue. Mes journées étaient longues et mes nuits courtes et entrecoupées par des cauchemars plus terrible les uns que les autres.

J’avais vu mon nom et mon visage dans le journal : avec le mot victime qui lui était accolé. Et le procès avait fini par prendre fin avec une conclusion qui me soulageait oui en un sens : « Coupable » répété à trois reprises pour les trois chefs d’accusation. Et ma vie… ma vie elle avait du reprendre son cours normal sans Noah. Il manquait quelque chose – la belle maison que nous habitions me semblait vide. Ma chambre inhospitalière. Les aires communes désertes. Les gens parleraient encore plus de l’absence de Noah que de sa présence.

Mon échappatoire ne semblait pas surprendre personne : la musique qui s’imposait comme un baume pour compenser sur les nuits ou je n’arrivais pas plus à trouver le sommeil, sur le silence d’adulte qui nous entourait – il y avait les collègues mais ce n’était pas l’homme que je voulais. Une affaire de passage qui me laissait avec un cœur fripé et abimé. J’étais donc, en l’espace de quelques jours, revenu à mes vieilles habitudes. Mon nez s’était enfoui dans l’échoppe un peu poussiéreuse qui vendait des vinyles dans la ville. J’aimais l’odeur de classique et d’indémodable qui se dégageait de l’espace un peu encombrée. La chance peut-être ne se mesure pas toujours de manière évidente – une pochette sépia attira mon œil. J’étouffais à peine un hoquet – pas possible. J’ai une brève pensée pour mon père qui adorait Zeppelin presque autant que j’aimais Beethoven enfant. Il me vient l’idée de cette liberté nouvellement réacquise que je peux embarquer dans la voiture pour conduire jusqu’à Sheffield et aller toquer à la porte de l’appartement encombré qu’il habite encore avec ma mère. Leur anniversaire de mariage est proche. Ils s’étaient déplacés jusqu’au procès… Mais je ne les avais même pas remercier : Mon flot de pensées et de souvenir d’adolescent est interrompu par une voix typiquement féminine au moment où ma décision se prend de l’acheter. La question d’un direct assez déroutant me laisse immobile un instant. C’est une édition de collecteur… non, je ne suis pas prêt à la laisser partir. « Aucun collecteur mademoiselle ne laisserait passer un album de cette qualité dans cet état… J’avais en effet intention de l’acheter. »

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Sans le savoir, nous avons vieilli. En bien ou en mal? Te recroiser après tout ce temps... une curieuse histoire... presque incroyable.
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