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Fear and panic in the air + Jean

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TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Spencer, Eleanor & Rhys
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POINTS : 2977
ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 41 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Son cœur et ses pensées sont occupés par une jolie anglaise
PROFESSION : Flic
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux.



MessageSujet: Fear and panic in the air + Jean Dim 27 Mar - 18:16

I want to be free
From desolation and despair
Why can't we see
That when we bleed we bleed the same

Tétanisé. Thomas était tétanisé. Avec une profession comme la sienne, il aurait pourtant dû être capable de faire face. Mais il en était incapable. Tous les mots et les gestes de réconfort qu’il avait appris à dispenser aux familles dans ce genre de situation lui semblaient à présent bien illusoires. Rien ne pouvait lui apporter le soulagement à ce moment précis. Sa fille mineure était là quelque part dehors, exposée aux dangers de ce monde. Des dangers qu’il ne connaissait malheureusement que trop bien. L’ignorance était parfois une bénédiction. Hélas, il était privé de ce bienfait et l’inquiétude le rongeait littéralement. Sans oublier la culpabilité. Il s’y était tellement pris avec Debra qu’elle avait fini par sauter dans le premier train de passage pour partir vers une destination inconnue. II avait foiré sur toute la ligne. Ça lui apprendrait à penser que les fugues ne se produisaient que dans les familles des autres. Il avait été trop confiant. Pour ne pas dire aveugle. Ses relations avec sa fille étaient certes mauvaises mais il ne pensait pas que c’était au point de lui donner envie de disparaître totalement. Elle devait vraiment le détester et ça le rendait fou. D’après ce qu’il savait, cela faisait au moins dix heures qu’elle était partie. Et pour être complet, il lui avait confisqué son téléphone, ce qui l’empêchait d’essayer de la joindre. Peut être que si elle avait eu son portable, il aurait pu lui laisser un message, s’excuser, la supplier de revenir à la maison mais il s’était privé de cette chance. Et maintenant, il tournait comme un lion en cage dans leur maison étrangement silencieuse, pas en mesure de faire quoi que ce soit. Au final, la sensation d’impuissance était pire que l’inquiétude. Oh bien sûr, il était allé au commissariat directement, pour mobiliser ses collègues, faisait fi des regards de pitié qu’ils lui avaient lancés. Tout ce qui lui importait c’était de retrouver sa fille. Elle était donc désormais recherchée mais comme lui avait annoncé Barrow, elle avait pris un train, donc elle pouvait être n’importe où au Pays de Galles. Les recherches seraient laborieuses. Si Deb était restée à Tenby, les choses auraient été bien plus simples.

La nuit était désormais tombée mais Thomas n’envisageait même pas d’essayer d’aller se coucher. Il serait bien incapable de trouver le sommeil. La panique lui donnait des bouffées d’adrénaline, il se sentait parfaitement éveillé. A vrai dire, il serait probablement en train de rechercher Debra lui-même si ses mains n’étaient pas obstinément en train de trembler. Un mouvement incontrôlable, reflet de la peur viscérale qui l’animait. Il fallait être un père pour comprendre ce genre de peur. Le policier était connu pour son sang-froid légendaire mais là, il était dans un état qui s’apparentait presque à de la folie. Aucune chance qu’il puisse conduire et partir à la recherche de Deb dans cet état. Sauf qu’il ne peut pas rester une minute dans cette maison à ne rien faire. Encore un quart d’heure à ce régime, et il aurait forcément envie d’un verre. Et soudain, sa décision est prise. Il attrape son manteau et quitte précipitamment Victoria Street. Certains parents ne quittaient pas leur maison dans ces cas là, de peur que leur progéniture revienne à la maison et la trouve vide mais Deb était tellement en colère hier soir… Il ne pensait pas qu’elle aurait envie de faire demi-tour.  Il marche d’un pas vif, traversant les rues sans même faire attention à ce qui l’entoure. Il y a un petit bout à pied jusqu’à Greenhill Avenue mais il a l’énergie du désespoir. Et au final, très peu de temps s’est écoulé entre son départ et son arrivée devant la porte de Jean. Oui, Jean. Il ne savait pas pourquoi mais il avait tout de suite pensé à elle. Il avait l’impression qu’elle pourrait l’aider. Elle connaissait aussi son passé d’alcoolique, et comprendrait à quel point il était important de l’empêcher de faire une bêtise. Il devait se montrer fort pour Debra mais il n’y arriverait pas seul. Alors, il frappe à la porte, priant pour que la brune ne soit pas sortie. Heureusement, un rai de lumière qui apparait dans l’obscurité lui indique que son appel au secours a été entendu. La porte s’ouvre et le visage perplexe de Jean apparaît dans son embrasure. Peut être qu’il l’avait réveillée, mais les bonnes manières sont actuellement le cadet de ses soucis. Egoïstement, il est centré sur sa souffrance. « Jean… Il faut que tu m’aides. » Annonce t-il de but en blanc, entendant lui-même le ton inhabituel de sa voix. « Debra est… Debra est partie. Et je ne sais pas quoi faire » Le dire à voix haute était tellement difficile. Pire, ça estompait le sentiment d’irréalité qu’il ressentait depuis qu’il était rentré du travail et qu’il n’avait pas trouvé sa fille. Il ne pouvait plus supporter les émotions qui l’animaient, alors il se remettait entre les mains de la fleuriste. En espérant qu’elle parviendrait à amortir la chute vertigineuse qu’il était en train de faire.

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TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
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ÂGE DU PERSONNAGE : 30 ans
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REPUTATION : Vous avez vu ? Elle sort apparemment avec Andrew Green... Son fameux ancien complice. Et puis, elle fabrique quoi, au final, depuis qu'elle a vendu son magasin ? Je vous dis, c'est louche, à coup sûr, ils nous préparent un sale coup, ces deux-là !



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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Lun 28 Mar - 23:30

Il est tard et, après avoir eu la tête plongée dans les comptes de sa boutique une partie de la soirée, Jean s’accorde une pause bien méritée. Confortablement installée sur le canapé, blottie sous une couverture épaisse, elle est entièrement absorbée par l’écran de la télévision. Il faut dire qu’elle garde encore une marque bien visible de sa dernière sortie en date, avec sa blessure à la tempe qui cicatrise tout juste. Elle préfère donc rester casanière pour le moment, d’autant qu’elle craint déjà les nouvelles rumeurs qui courent à son sujet, à cause de sa balafre. Mieux vaut faire profil bas pour un temps, donc. Et c’est dans cette optique-là qu’elle a décidé de profiter de son abonnement Netflix, bien au chaud chez elle. Mais sa soirée en tête à tête avec sa série du moment est interrompue par quelques coups frappés à la porte. La fleuriste se redresse aussitôt, met le programme sur pause avant d’hésiter quelques secondes. C’est rare qu’on passe de manière impromptue chez elle, encore plus à cette heure-ci. En fait, le seul visiteur régulier qu’elle a pu avoir à ce moment-là de la journée, c’est Andrew. Son estomac se serre à l’idée que le mécanicien puisse avoir décidé de lui payer une petite visite. Elle pourrait choisir de l’ignorer, et prétendre qu’elle n’est pas là, mais elle sait d’expérience que cela risque juste d’envenimer les choses. Et puis, il se peut aussi qu’il s’agisse tout simplement d’un visiteur plus amical. Guère convaincue par cette dernière hypothèse, l’Ecossaise se dirige quand même jusque dans l’entrée, non sans trainer des pieds.

Elle est surprise de trouver Thomas sur son palier et elle reste interdite une seconde, d’un air interrogateur. Le policier n’est pas du genre à passer à l’improviste, encore moins en soirée. Bien malgré elle, le regard de Jean dévie par-dessus l’épaule de son visiteur et se sent soulagée lorsqu’elle ne voit aucun véhicule de fonction ou de collègue en uniforme qui aurait pu accompagner le sergent Weston. Il ouvre la bouche alors qu’elle reporte son attention sur lui et Jean comprend immédiatement qu’il se passe quelque chose de grave. Elle sent de la tension, une certaine détresse, presque, dans sa voix. Entre ça et ses traits tirés, elle le croit aisément lorsqu’il lui explique avoir besoin de son aide. Là où elle reste plus perplexe, toutefois, c’est sur ce qui le pousse à se tourner vers elle. Et puis il poursuit en lâchant que Debra est partie. La brune reste sous le choc quelques secondes et ouvre la bouche. Elle voudrait l’assaillir de questions, pour comprendre ce qu’il veut bien dire par là, pour connaître les détails. Mais elle sait aussitôt que l’idée est mauvaise : elle ne peut pas le questionner ainsi sur le palier et elle doute qu’il ait besoin de son aide pour retracer les événements. L’orpheline opte donc pour une autre stratégie et ouvre la porte plus grand tout en s’écartant du chemin :

« Bien sûr, entre, viens… »

Elle referme la porte derrière lui, puis ouvre le chemin pour le conduire jusqu’au salon. Elle débarrasse rapidement la table encombrée par la paperasse sur laquelle elle a planché en début de soirée, et l’invite à s’asseoir d’un geste. D’ordinaire, elle aurait proposé un verre à quelqu’un dans son état mais elle connait le passé de Thomas et cherche une nouvelle tactique. Elle décide donc de s’asseoir juste à côté de lui, puis pose une main sur la sienne, dans un geste qu’elle espère réconfortant. Tout doucement, un peu prudemment, elle se risque à lui demander :

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

Jean n’a jamais vraiment rencontré la fille de Thomas, mais elle croit pouvoir cerner l’adolescente, et surtout, comprendre que la relation est tendue entre les Weston. Sauf qu’à part quelques remarques qu’elle a connectées ensemble pour en arriver à cette conclusion, la fleuriste n’a jamais eu droit à de véritables confessions de la part du policier, du moins, pas sur ce sujet-là.
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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Jeu 31 Mar - 18:04

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Jean semble surprise de voir Thomas sur son palier. Sans doute parce qu’il est tard. Et aussi parce que ce n’est guère dans ses habitudes  de débarquer sans prévenir. C’était impoli et gênant pour la personne qui vous recevait, il le savait. Mais depuis que sa fille était partie, c’est comme s’il avait tout oublié, même le plus élémentaire. L’homme calme et rationnel qu’il était se laissait désormais diriger par ses sentiments et ses émotions. Dans le brouillard de son cerveau, il voit cependant l’expression de la McKinnon une fois la surprise passée. Ce qui s’y peint ressemble désormais plus à de l’inquiétude. Puis il la voit jeter un regard furtif par-dessus son épaule à lui et il a soudain l’impression qu’elle a peur que sa visite soit professionnelle. Qu’elle se rassure ! Les collègues de Thomas n’avaient pas vraiment été d’une grande aide quand il était allé les voir, donc aucune chance qu’ils soient avec lui. Mais elle ne peut pas le savoir, alors il s’empresse de dissiper le doute en bafouillant quelques propos incohérents à propos de Debra qui est partie. Elle semble toutefois le comprendre car elle s’écarte pour l’inviter à l’entrer. Avec reconnaissance, il suit la brune à l’intérieur, avec une démarche qui doit ressembler à celle d’un somnambule. Il jette alors quelques regards autour de lui pour découvrir à quoi ressemble l’endroit où vit la fleuriste. Il n’était venu ici qu’une seule fois et c’était pour s’occuper de la voiture de cette dernière, qu’il avait lui-même amochée. Et il était resté dans le garage, Jean lui avait juste apporté quelque chose à boire dehors quand il avait eu terminé. En fait, leur amitié se construisait très doucement depuis leur fameuse confrontation dans le parking souterrain du commissariat. Ils faisaient les choses lentement et se voyaient en général dans des cafés ou à la boutique de Jean. La brune avait toujours du mal à lui faire confiance mais il n’en prenait pas ombrage. C’était peut être même pour cela qu’il était ici ce soir. Il savait Jean entière et franche, des qualités qui le rassuraient. Il savait qu’elle ne le ménagerait pas s’il ne le méritait pas. Et puis lui, il lui faisait confiance. Elle connaissait son passé d’alcoolique et avait eu un aperçu de sa relation houleuse avec Deborah. En dehors de Eléa qui avait malheureusement ses propres problèmes, elle était la seule qui pourrait bien le comprendre…

Ils arrivent dans le salon et Jean s’affaire, débarrassant une table basse bien encombrée. Thomas sent une nouvelle vague de culpabilité l’envahir. Il l’avait effectivement dérangée. Non pas en plein sommeil mais en plein travail visiblement. Il retrouve l’usage de la parole. « Je suis désolé… j’aurai dû téléphoner. » Mais en fait, il n’aurait pas voulu le faire et l’entendre dire qu’il ne pouvait pas venir. Il ne voulait vraiment pas rester seul. Heureusement, Jean ne semble pas vouloir le virer. C’est même tout le contraire. Elle lui propose de s’assoir avant de faire de même. Et elle pose une main rassurante sur celle du flic. Il est un peu surpris par ce contact de sa part mais il l’apprécie. La chaleur de la main de la jeune femme sur la sienne lui redonne un point d’ancrage dans la réalité. Et c’est bien entendu un geste éminemment réconfortant. « On s’est disputés hier soir. » Annonce t-il de but en blanc quand sa voisine lui demande ce qui s’est passé. Il n’a pas hésité une seconde à le dire et il comprend que s’il est venu ici, c’est surtout pour vider son sac, essayer de se débarrasser de cette culpabilité qu’il ressent depuis hier soir. « C’était violent… Plus que d’habitude. Elle a fait un truc qui m’a vraiment énervé et je n’ai pas réagi comme j’aurai dû. J’ai laissé la colère m’aveugler. Je crois que je l’ai vraiment blessée. » Confesse t-il avec une grimace quand il se rappelle de l’expression de désespoir qu’avait affiché Debra lorsqu’elle lui avait dite être amoureuse de Leslie et qu’il s’était moqué d’elle. Il n’avait pas pensé à ses sentiments, juste à la détourner de celui qu’il considérait comme un prédateur. « Elle s’est enfermée dans sa chambre alors je suis parti me coucher. Ce matin, je suis parti au boulot mais quand je suis rentré en fin d’après-midi, la maison était vide. Elle n’est pas allée au lycée aujourd’hui et ses meilleurs amis ne savent pas où elle est. Elle a fugué, c’est sûr. » Il frémit, catastrophé par l’idée même. « Jean… S’il lui arrive quoi que ce soit… Je ne me pardonnerai jamais. »

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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Lun 11 Avr - 21:58

Si Jean est pour le moins surprise de trouver Thomas sur le seuil de sa porte, elle n’hésite pas une seconde à le laisser entrer dès qu’elle comprend qu’il va mal. Elle n’a pas vraiment conscience de se lancer en terrain inconnu : c’est rarement vers elle qu’on se tourne lorsque quelque chose de grave ou de sérieux arrive. Mais, trop concernée par ce qui peut bien préoccuper à ce point-là le policier, la fleuriste en oublie qu’elle n’est pas armée pour les séances de réconfort. Rapidement, elle le conduit au salon et le laisse s’asseoir dans le canapé, alors qu’elle débarrasse la table basse en hâte. Déjà, le brun s’excuse, la faisant relever la tête vers lui, tout en continuant à rassembler les papiers. L’Ecossaise reste décontenancée, avant de deviner la raison de ses propos :

« Hein ? Non, non, c’est rien. J’avais fini mais je n’avais pas pris le temps de ranger. Ne t’inquiète pas… » Elle hausse les épaules, ses documents enfin rassemblés dans les mains. « C’est juste que j’ai pas l’habitude de recevoir, faut croire. » avoue-t-elle sur un ton d’excuse.

Elle repose sa pile dans un coin du salon et réalise alors qu’elle se sent plus nerveuse qu’elle ne l’aurait cru. Il faut dire que c’est la première fois que Thomas met les pieds chez elle et, sans qu’elle sache trop pourquoi, elle est désireuse de lui faire bonne impression. Ou, au moins, de ne pas lui laisser un mauvais souvenir de son passage ici. Ne sachant pas trop ce qu’il convient de faire, Jean se décide rapidement, presque sur un coup de tête : elle va s’asseoir à ses côtés, lui prend même la main pour l’interroger doucement. Sincèrement concernée par son état, la brune ne le lâche pas du regard alors qu’il déballe son sac. Elle ne desserre pas non plus son emprise sur sa main, désireuse de lui apporter son soutien et un peu de réconfort. A mesure qu’il déroule son histoire, Jean sent ses traits se fermer. Elle comprend avant qu’il n’arrive à la fin, que Debra a dû faire ses valises pour quitter le domicile familial. Elle reste toutefois sonnée quand il prononce les mots fatidiques. Déjà, le policier s’emporte, imaginant le pire. Sans même y réfléchir, la fleuriste secoue immédiatement la tête et réplique :

« Non, ne dis pas ça. Il ne lui arrivera rien… » affirme-t-elle doucement mais fermement.

Elle se fiche bien des statistiques que Thomas doit connaître par cœur. Elle ne pense pas aux histoires sordides qu’on entend partout. Jean n’est sure que d’une chose : il n’arrivera rien à Deborah. Il ne peut rien lui arriver. Et, surtout, ce n’est pas le moment que le père flanche. Il doit rester solide, pour sa fille.

« Elle va revenir. » lui assure-t-elle à nouveau. Doucement, elle pose sa main libre sur la joue du quarantenaire, pour l’inviter à regarder vers elle quand elle poursuit : « Et, Thomas… C’est pas de ta faute. On fugue pas juste pour une dispute, aussi terrible soit-elle. » Elle craint d’être allée trop loin en affirmant cela et, ne voulant pas s’aventurer en terrain glissant, elle se pince les lèvres, puis confesse : « Tu sais, j’ai fugué, plus jeune. Mais si j’avais quelqu’un, quelque part, qui tenait à moi comme tu tiens à ta fille, j’aurais pas tout à fait disparu… » tente-t-elle d’expliquer succinctement. « Tu vas la retrouver, j’en suis certaine. » se retrouve-t-elle à répéter, en serrant fermement sa main dans la sienne. Espérant détendre un peu l’atmosphère, Jean sourit doucement pour demander : « D’ici là, dis-moi ce que je peux faire pour toi, pour t’aider… »
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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Mar 19 Avr - 17:54

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Thomas est centré sur son angoisse et son désespoir, perdant ainsi ses capacités d’observation. Il ne se rend pas compte que sa visite impromptue déstabilise son hôtesse. Il ne perçoit pas sa gêne quand elle réunit les documents épars qui traînaient sur la table dans la précipitation ou quand elle lui avoue qu’elle n’a pas l’habitude de recevoir. Non, il ne le remarque pas. Sinon, il aurait probablement essayé de dire quelque chose de gentil, de le mettre un peu plus à l’aise. Mais là, il reste muet, essayant de stopper le flot d’informations désordonnées que produisait son cerveau. Il avait totalement perdu son sang-froid et ses capacités de réflexion et il pouvait se demander par quel miracle il avait réussi à arriver jusqu’à chez Jean… Heureusement, la fleuriste lui offre exactement ce dont il avait besoin : du réconfort. La chaleur de sa main posée sur la sienne, sa présence compatissante et surtout l’intérêt qu’elle semble porter à son récit. Comme si elle était prête à partager son fardeau avec lui. Et surtout, elle le remet dans le droit chemin avec la franchise qui la caractérise. Un trait de caractère que le flic avait toujours apprécié chez elle. Cependant, il est obligé de la contredire. « Tu n’en sais rien. » Réplique t-il quand elle lui dit fermement qu’il n’arrivera rien à Debra. Il sait qu’elle veut le rassurer par cette affirmation pleine de conviction mais la pauvre ne sait pas encore à quel point il aime se donner le mauvais rôle et imaginer que le pire se produit par sa faute. « On ne peut pas le savoir. Et tu sais pourquoi ? Parce que je lui ai confisqué son téléphone ! Je suis le père de l’année, n’est-ce pas ? » Il lâche un petit rire plein d’amertume. Il donnerait cher pour revenir en arrière, au moment de cette fameuse dispute. Il ferait les choses différemment, ça c’était une certitude. Mais comme pour toutes les erreurs qu’il avait faites au cours de sa vie, il avait l’impression qu’elle allait avoir des conséquences dramatiques et qu’il ne parviendrait pas à la réparer à temps. « Tu sais, on a des formations pour ça à l’école de police et même après. Et puis, on est confrontés à des familles, à leur peine, à leur inquiétude… Je croyais que je n’avais plus rien à apprendre à propos des fugues. Et maintenant que je suis de l’autre côté de la barrière, je me rends compte que je suis tout aussi incapable d’encaisser que n’importe quelle personne. C’est même pire parce que je me rappelle de toutes les affaires que j’ai eu à ce sujet et qui se sont mal terminées. »

Le flic se laissait aller à l’abattement malgré l’optimisme dont Jean essayait de faire preuve. Heureusement, il en faut plus pour décourager la brune. Avec une douceur qui contraste avec les éclats de violence qu’elle a parfois, elle fait glisser sa main sur la joue du quadragénaire pour qu’il regarde dans sa direction et elle continue à le rassurer. Et ça fonctionne. Une infime part de la peine de Thomas se dissipe quand il entend Jean lui dire que ce n’est pas de sa faute, qu’on ne fugue pas pour une simple dispute et qu’elle étaye son propos en racontant quelque chose de personnel. Il sent l’espoir renaître malgré lui. « Tu crois qu’elle a fugué pour voir si je la chercherais ? » L’espoir, parce que peut être qu’elle n’était pas loin finalement. Bien qu’il avait du mal à adhérer à cette logique tordue. Que pensait Deborah ? Bien sûr qu’il la chercherait. Jusqu’à son dernier souffle, s’il le fallait. Doutait-elle toujours de l’amour qu’il ressentait pour elle ? Sauf que… « Tu sais… Elle m’a hurlé qu’elle me détestait avant de partir. Et elle le pensait. Je ne sais pas si elle consciente que je l'aime. » Avoue t-il, piteux. Si piteux, qu’il détourne légèrement le regard pour ne plus croiser celui de Jean. Son regard s’attarde sur leurs mains enlacées et contre toute attente, il ressent une émotion autre que l’angoisse. Une bouffée de tendresse envers la fleuriste le submerge. Ce qu’elle faisait pour lui signifiait beaucoup. Tout comme le fait qu’elle venait de lui livrer une part de son passé alors qu’elle détestait ça. Il relève la tête. Considérant cela, il pouvait au moins la regarder dans les yeux et arrêter de faire son défaitiste. « Toi quand tu as fugué, où est-ce que tu… » Il s’arrête net. Ayant un peu retrouvé ses esprits, il remarque pour la première fois l’état du visage de Jean, alors qu’elle vient de légèrement tourner la tête.  Ses yeux s’écarquillent. « Bon dieu Jean ! Qu’est-ce qui t’es arrivée ? » S’écrie t-il oubliant momentanément qu’il était venu chercher son aide.  

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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Mer 4 Mai - 0:35

Les maigres efforts que Jean déploie pour rassurer Thomas sont balayés en quelques mots de sa part. Bien sûr qu’elle n’en sait rien, sans doute qu’elle s’est un peu emportée en lui affirmant que sa fille rentrerait saine et sauve à la maison. Deborah n’est après tout qu’une adolescente, et, livrée à elle-même, qui sait ce qui pourrait lui arriver ? Mais quel bien cela ferait-il à son père de lui rappeler les dangers qui guettent sa fille unique alors qu’elle s’est enfuie de chez lui ? Absolument aucun, la fleuriste en était persuadée. Elle s’efforçait donc de se montrer optimiste et elle secoua la tête aux répliques de Weston :

« Ne dis pas ça. Tu l’as dit toi-même, vous vous étiez disputés, tu ne pouvais pas savoir ce qui allait arriver… » tente-t-elle de le rassurer.

Si elle n’a jamais vécu ce genre de confrontation, l’Ecossaise imagine tout de même les questions et remords qui doivent agiter le policier. Elle mesure également son inquiétude, à la limite de l’égarement, et reste un peu incertaine sur la marche à suivre. Faute de mieux, elle se tait pour le laisser parler. Peut-être qu’il a juste besoin de vider son sac. Ou peut-être qu’il cherchait autre chose, en venant frapper à sa porte. Pour l’instant, en tout cas, Jean se voit mal l’interroger en détails sur les raisons qui l’ont poussé à se tourner vers elle plutôt que n’importe quelle autre de ses connaissances.

« Ta fille a fugué, personne ne s’attend à ce que tu encaisses ça comme s’il s’agissait d’une affaire sur laquelle tu bosses, tu sais. » lâche-t-elle en guise de réponse.

Si elle s’efforce de répondre aux arguments que Thomas semble vouloir avancer pour prouver qu’il est responsable de ce qu’il s’est passé, la fleuriste n’est pas certaine de s’y prendre de la bonne manière. Elle doute de le rassurer, pire, elle craint même de l’agacer à force de vouloir avoir le dernier mot. Jean n’a jamais craint une confrontation, bien sûr, on peut même dire qu’elle a tendance à les provoquer un peu trop souvent, même. Mais elle ne veut pas que le ton monte entre eux ce soir, pas quand il est venu la trouver dans un sale état. Elle s’empresse donc de le rassurer, en lui affirmant qu’il n’est en rien responsable de la fugue de Debra. Peut-être va-t-elle un peu loin, en expliquant que la dispute ne peut pas être la seule raison du départ de sa fille – même si elle suppose que cet épisode a seulement été l’élément déclencheur. Pourtant, ses mots semblent toucher Thomas, dont le visage s’éclaire un instant. Il interprète les propos de Jean d’une manière qu’elle n’a pas envisagée, si bien qu’elle grimace légèrement, incertaine. Sa fille aurait-elle fait ses valises pour le provoquer ? Comme un caprice ? Peut-être bien, après tout. Il y en avait un paquet, des gosses, qui recherchaient l’attention comme cela. Et l’Ecossaise ne connaissait pas vraiment la fille Weston – juste par le biais du père et du portrait élogieux qu’il en faisait. Alors, peut-être que c’était possible. Mais elle ne voulait pas donner de faux espoirs à Thomas pour autant. Il perça lui-même sa bulle l’instant d’après, avouant piteusement les derniers mots que sa fille lui a adressé. Cette fois-ci, Jean ne peut s’empêcher de tenter un trait d’humour :

« Eh bien… C’est une adolescente, bien sûr qu’elle est excessive comme ça, glisse-t-elle avec un bref sourire avant de redevenir plus sérieuse. Mais… Je suis sure qu’elle sait que tu l’aimes, au fond. Tu donnerais tout pour elle. »


A sa surprise, Jean sent son cœur se serrer dans sa poitrine. Elle n’a jamais connu ce genre d’amour inconditionnel qu’un parent pourrait lui porter. Personne n’a jamais parlé d’elle avec cette étincelle dans le regard que Thomas a quand il parle de sa fille, elle en est bien consciente. Au mieux, on s’est toujours montré vaguement indifférent à son égard. En fait, la fleuriste, se rappelant sa propre adolescence et les questions qui ont pu la tourmenter, pourrait presque se laisser aller à taxer Deborah d’ingratitude. Mais elle n’est pas stupide au point de formuler cela à voix haute. A la place, elle préfère s’attarder sur un autre souvenir que la situation fait naître en elle – celui de sa propre fugue. A l’époque, elle doute que quiconque se soit réellement soucié de sa disparition ; ils étaient trop nombreux à fuir les foyers pour devenir autre chose qu’un nouveau cas à signaler aux forces de l’ordre. C’est ce système, justement, que Jean avait quitté, à l’époque, pour retrouver la seule personne qui la faisait se sentir importante. Elle ne doute pas que la situation soit différente pour Deborah, et qu’elle aurait été différente si elle avait eu un père comme Thomas. C’est ce qu’elle tente de lui expliquer brièvement. Déjà, le flic veut l’interroger mais, en relevant la tête vers elle, il s’arrête net, les yeux écarquillés. Décontenancée un instant, la fleuriste comprend bien vite la cause de son changement d’attitude. Elle baisse immédiatement les yeux pour se dérober à cet intérêt soudain qu’il porte à sa blessure, à son regard concerné. Elle lâche la main de Thomas pour porter ses doigts près de sa tempe amochée, sans toutefois la toucher.

« Rien de grave, assure-t-elle brièvement. Souvenir d’une soirée agitée, disons. »

Elle lui sourit brièvement, sans pour autant se risquer à le regarder directement plus d’une seconde. Comme pour clore définitivement le sujet, elle suggère aussitôt après :

« Est-ce que tu voudrais… du thé ? »


Sans même attendre sa réponse, elle file vers la cuisine, espérant ainsi se dérober à l’inquiétude et aux questions de Thomas, au moins le temps de trouver comment y répondre.
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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Sam 7 Mai - 17:43

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Thomas était injuste avec Jean alors qu’elle essayait tout simplement de le réconforter. Alors que c’était lui qui était venu à sa porte réclamer son soutien. Il ne comprenait pas d’où lui était venu ce besoin ridicule de repousser les paroles rassurantes qu’elle lui dispensait. Pourquoi s’en prenait-il à une personne qui était de son côté ? Pas étonnant que Debra soit partie, s’il était aussi lunatique… Cette prise de conscience étant salutaire, il arrête de prendre sa voisine pour un punching ball. Surtout que Jean ne semble même pas lui en vouloir, continuant à le consoler. Et puis, elle marque des points, se faisant la voix de la rationalité. Certes, il ne pouvait pas deviner jusqu’à où sa fille serait prête à aller pour lui démontrer à quel point il s’y prenait mal avec elle… Mais n’était-ce pas une preuve supplémentaire de son incompétence en tant que père ? Il devrait mieux la connaître, non ? Cependant, il se rappelle de sa résolution et ne contredit pas Jean à voix haute. Pas même quand elle essaye de lui démontrer qu’il est trop exigeant avec lui-même. Sa colère a disparu aussi vite qu’elle est venue et sa voix est douce quand il articule enfin quelques mots. « Regarde-moi Jean… Je n’encaisse rien du tout. Je devrais être capable de faire preuve de sang-froid pour la chercher le plus efficacement possible… Mais là… Je fais juste n’importe quoi. » Et il ne fait pas juste référence à son comportement déplorable face à la brune ce soir. Il se rend bien compte qu’il est en train littéralement de perdre pied. Depuis quand était-il aussi faible ? Aussi… inutile ? Incapable de faire face à ses problèmes et ses erreurs ? Il était en train de redevenir l’homme qu’il avait détesté être. Celui qui noyait ses problèmes dans un verre d’alcool. Et il le révèle à demi mot à Jean. «  Je crois que c’est pour ça que je suis venu te voir. J’ai besoin de quelqu’un qui peut me maintenir dans le droit chemin. M’empêcher de faire une connerie. » La McKinnon était la plus apte à tenir le rôle à ses yeux. Elle n’hésitait jamais à l’engueuler quand il fallait et il la respectait énormément pour cela. De plus, elle était au courant de ses problèmes d’alcool et il aimait penser qu’elle y prêtait attention. Thomas avaient beaucoup d’amis mais ces derniers avaient une tendance fâcheuse tendance à oublier contre quoi il luttait au quotidien. Il n’était pas rare que l’un deux lui propose innocemment une bière ou un verre comme si ce n’était rien n’était…

Le flic parvient enfin à s’apaiser un peu. Peut être parce que Jean ne l’abandonne pas même s’il le mérite. Ou peut être parce qu’elle prononce ensuite les paroles qu’il a besoin d’entendre avec toute la sincérité du monde. Oui il donnerait tout pour Debra et il se sent bêtement reconnaissant envers Jean pour l’avoir remarqué. Pour ne pas douter du fait qu’il est un bon père. « Merci pour avoir dit ça. » Dit-il sobrement, la gorge encore plus noué par l’émotion si c’est possible. Il attrape la main de la fleuriste, celle qu’elle avait maintenue posée sur la sienne depuis le début et l’enveloppe avec une affection grandissante. Elle avait l’air émue aussi, elle avait cette lueur étrange dans l’œil. Il se demande si elle pense encore à sa propre fugue. Il voudrait d’ailleurs la questionner là-dessus mais son attention est à ce moment là, distraite par la blessure qu’elle arbore à la tempe. Il l’interroge bien entendu là-dessus, sans même y réfléchir. Mais quand le regard de Jean se fait fuyant et qu’elle glisse sa main hors de la sienne, il comprend qu’il franchi une limite. Visiblement, le moment où ils s’ouvraient l’un à l’autre était terminé. La brune s’échappe en effet en direction de la cuisine après une réponse des plus évasives. Thomas se retrouve bêtement seul sur le canapé. Indécis. Il avait pensé que toute son angoisse était focalisée sur sa fille mais il se rend compte qu’il lui reste de quoi s’inquiéter pour Jean. Il brûle d’aller la voir à la cuisine pour lui demander des détails mais quelque chose lui dit que cette dernière n’apprécierait pas vraiment la démarche.

Alors il se contente d’attendre qu’elle revienne, tapant nerveusement du pied. Le moment où il l’entend s’activer dans la cuisine paraît durer une éternité. Bien entendu, il pourrait aller l’aider mais il n’est toujours pas certain de la stabilité de ses mains. Et il soupçonne Jean de vouloir être seule… Pour sa part, être seul ne l’aide pas vraiment. Il passe juste ce temps à imaginer les pires scénarios dans sa tête, autant pour Debra que pour Jean. Et finalement, il cède à son impulsion première, la rejoignant dans la cuisine. Il signale sa présence sur le pas de la porte en faisant du bruit, histoire de ne pas lui faire peur vu qu’elle lui tourne le dos. Il n’a qu’une envie, c’est lui demander s’il vient ou non de contempler l’œuvre d’Andrew Green. Après tout celui-ci était réputé pour sa violence extrême... Mais il décide de faire preuve une nouvelle fois de sobriété et de laisser un véritable choix à Jean. Après tout, il n’était personne pour interférer dans sa vie privée. « Ecoute, tu n’as pas l’air de vouloir franchement en parler… Mais si jamais cela venait à changer… Ce n’est pas parce que j’ai mes propres problèmes que je ne peux pas écouter. » L’eau semble être en train de chauffer. Le silence s’installe dans la cuisine, tandis que Jean ne s’est toujours pas retournée. Thomas continue alors de parler, faisant preuve de franchise, se rappelant que ça avait déjà fonctionné une fois dans le passé et n’oubliant pas qu’il avait tout de même un double but en venant ici. « Sinon, tu m’as demandé tout à l’heure ce que tu pouvais pour m’aider… Et bien, tu crois que tu pourrais m’emmener quelque part ? » Il se disait que si elle l’entendait franchement demander son aide, elle aurait peut être envie de faire de même…

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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Lun 1 Aoû - 4:10

Thomas trouve une réponse à chacun des arguments de Jean. En d’autres circonstances, la fleuriste s’en serait déjà agacée. Mais la fille du brun a disparu et c’est à la porte de Jean qu’il est venu frapper. Si elle ignore encore ce qu’il attend exactement d’elle, elle est tout de même décidée à se montrer un tant soit peu à la hauteur de la confiance qu’il semble lui avoir accordée, en venant la solliciter. Elle s’efforce donc de rester patiente, tente diverses approches pour apaiser le policier, visiblement à bout de nerfs. Après s’être accusé de tous les mots, Thomas révèle un peu des raisons qui l’ont poussé à se tourner vers l’Ecossaise plutôt qu’une autre de ses connaissances. Même si elle ne voit pas en quoi elle serait apte à l’empêcher de boire, elle ne fait aucune remarque. Elle a bien côtoyé quelques junkies, plus jeune, mais aucun qui n’a jamais réellement voulu s’en sortir. Là encore, Jean se retrouve à avancer à l’aveugle, à ne compter que sur son instinct pour lui souffler une réponse appropriée. Elle doute que lui assurer qu’il ne craquera pas en fasse partie – sinon, il ne serait pas là. Elle ne s’imagine pas lui demander s’il aurait envie de faire une connerie non plus. Faute de trouver les bons mots, la brune se décide finalement pour un simple hochement de tête, signifiant à la fois qu’elle comprend et accepte la tâche qu’il vient de lui confier. Bien rapidement, elle change de sujet, amenant à nouveau Debra et surtout, l’amour que son père lui porte, dans la conversation. Elle est sincère quand elle évoque leur relation, tout comme lorsqu’elle lui assure que sa fille sait qu’il tient à elle plus que tout. Songer au lien qui les unit rend Jean curieusement émotive, plus encore, si c’est possible, lorsqu’elle constate qu’elle est parvenue à toucher Thomas, le calmant par là-même. Pendant quelques secondes, Jean croit sentir une réelle connexion entre eux et se sent étrangement sereine. Et puis, le quarantenaire remarque la blessure qu’elle arbore. Bien entendu, il ne peut s’empêcher de poser des questions (à croire qu’il s’agit d’une déformation professionnelle), questions auxquelles l’orpheline ne souhaite pas répondre. Alors, elle balbutie une explication, qui résume parfaitement la chose, et se détache de Thomas. Elle sent bien que son attitude n’est pas adaptée mais, même si elle craint d’user la patience du flic à force de jouer les girouettes dans son attitude, elle ne peut faire autrement. Elle sait fuir, c’est presque une seconde nature chez elle. Et pour se donner une contenance, elle trouve même un prétexte pour rejoindre la cuisine.

Là, loin de Thomas, Jean espère reprendre ses esprits et réussir, soit à détourner à nouveau la conversation, soit à construire une explication sensée à propos de cette fameuse soirée. Elle n’a pas envie de mentionner Andrew, pas en sachant comme leur dernière rencontre l’a laissée confuse et incertaine. Elle doute que le policier puisse comprendre le lien qui l’unit au mécanicien, plus encore l’influence qu’il exerce encore sur elle. Il y a quelque chose de malsain entre eux, même quand tout allait bien, c’était voué à mal finir. Elle doute donc que Thomas approuve, mais elle ne veut pas avoir à affronter ses remontrances ou, pire, ses regards inquiets. Alors qu’elle réfléchit à ce qu’elle pourrait lui dire, et ce qu’elle devrait omettre, Jean s’agite dans la cuisine pour préparer le thé qui lui sert d’alibi. Elle se demande vaguement si laisser le brun seul dans son état est une bonne chose et envisage de lui faire la conversation. Sauf qu’elle n’arrive pas à se montrer suffisamment hypocrite pour entamer une discussion légère. Et puis, Thomas lui facilite la tâche en débarquant de lui-même dans la cuisine. Si elle est rassurée par son geste, la fleuriste ne le lui montre pas ; à la place, elle évite soigneusement de se tourner vers lui, prétextant être occupée avec les mugs et autres sachets de thé. Et elle a beau envisager plusieurs manières de briser le silence qui s’est installé entre eux, Jean demeure muette. Avec amertume, elle songe qu’elle est en train de perdre le peu de considération que le policier peut avoir à son égard. Mais elle est incapable d’inverser la tendance.

La voix de Thomas s’élève finalement, alors que la bouilloire commence à siffler. Il se montre atrocement compréhensif, décuplant la culpabilité et le malaise de la fleuriste. Elle voudrait le rassurer, être capable de s’ouvrir, de se confier à lui. Sauf qu’elle ne sait pas comment faire. Il reste silencieux un instant, signe qu’il attend vraisemblablement une réaction de sa part. Jean essaie de se faire une raison, de se forcer à lui faire face et à lui donner une réponse claire, quand il reprend finalement. Il lui demande si elle pourrait l’emmener quelque part. Là, le rôle de l’orpheline est simple ; elle peut jouer les chauffeurs, sans aucun problème. Ravie d’avoir une opportunité pour gagner du temps, elle lui répond :

« D’accord… »
Sa voix est incertaine mais elle s’efforce de se tourner pour lui faire face. « Je peux t’emmener où tu veux. Enfin, dis-moi exactement où et quand ? » l’interroge-t-elle prudemment.

Jean n’est pas vraiment à l’aise et, si elle laisse son regard s’attarder un instant sur Thomas, elle trouve bien vite une excuse pour éviter d’avoir à le fixer. La bouilloire qui siffle sur la gazinière lui donne une occasion parfaite pour s’afférer à nouveau. La fleuriste coupe le feu en hâte et se presse de verser l’eau chaude dans les tasses qu’elle a préparées. Se faisant, la brune tourne la tête vers son interlocuteur, pour porter son attention sur la réponse qu’il lui donne. Manque de chance, faire plusieurs choses à la fois ne semble pas être le fort de la brune qui renverse une partie du liquide bouillant à côté, qui atterrit en partie sur la main qui tenait le mug.

« Merde ! » jure-t-elle aussitôt en reposant la bouilloire violemment sur le plan de travail.

Elle rejoint l’évier pour passer la main brûlée sous l’eau. Vu leurs antécédents, Thomas ne devrait pas s’étonner de la maladresse de l’orpheline. Mais elle craint tout de même qu’il y trouve un sujet d’inquiétude, voire un moyen puérile d’échapper à ses questions. Après quelques secondes, et une fois qu’elle a pu estimer l’ampleur des dégâts sur sa peau, Jean se risque donc à lui dire :

« Ça va, Thomas… » Elle relève les yeux vers lui, cherche à s’assurer qu’il ait bien compris qu’elle ne parle pas forcément de la brûlure qu’elle vient de s’infliger. « Ce truc-là… » ajoute-t-elle en désignant rapidement sa blessure à la tempe. « C’est un coup que j’ai pris, un peu par accident, l’autre soir. Je voulais pas t’inquiéter, c’est rien de grave. J’ai… juste pas l’habitude qu’on s’inquiète pour moi. » se décide-t-elle à ajouter, dans un balbutiement, en guise d’excuse.
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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Lun 8 Aoû - 23:27

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Adossé contre le chambranle de la porte, Thomas contemple les boucles brunes de Jean qui dansent dans son dos, attendant une réaction de sa part. Il se sent confus, déphasé. Tout à l’heure dans le salon, son hôte avait réussi à un peu l’apaiser mais sans la culpabilité, il se sentait vide. Il avait besoin de s’inquiéter, de s’en vouloir, c’était sa façon à lui de maintenir un lien avec Debra. C’était tordu mais c’était la seule solution qu’il avait trouvée pour rester sur ses pieds. Car il n’était pas loin de s’effondrer. Il était à bout de nerfs, au minimum de ses capacités. Ce qui était fâcheux car il sentait bien que quelque chose n’allait pas avec Jean mais il ne savait pas comment procéder pour l’aider ou l’apaiser. D’une manière générale, leur relation était déjà complexe mais ce soir, l’intuition et la clairvoyance lui faisaient défaut. Il ne savait plus quoi dire, il lui manquait ce petit truc qui faisait que la dernière fois, la brune s’était légèrement ouverte à lui. Ce soir, il semblait incapable de renouveler l’exploit. Alors un silence chargé de tension s’installe jusqu’à ce que Thomas craque. Comme d’habitude, il perd leurs petits duels silencieux, se sentant obligé de dire quelque chose. Et ça semble marcher. A partir du moment où il cesse de se préoccuper d’elle, il récupère son attention. Il lui suffit de se mettre en position de demandeur, de lui demander une faveur pour qu’elle se retourne et qu’elle accepte sa demande. Il hoche la tête en signe de gratitude, cherchant désormais une façon de parler de Leslie sans sortir de ses gonds. « Le petit… Enfin il y a ce type dont Debra est amoureuse qui m’a appelé ce matin. Apparemment, Deb l’a appelé depuis la gare avant de partir… Elle n’a pas tant d’argent que ça, alors je me dis qu’elle ne doit pas être très loin. Si elle a pris un train ce n'est pas pour une destination lointaine. J’aimerai qu’on la cherche un peu plus loin que Tenby au cas où. Mes collègues m’ont dit qu’ils le feraient mais je préférerais le faire moi-même. Ne serait-ce parce que je sais comment ils traitent les fugues en général…  Et j’aimerai commencer ce soir. Je ne supporte pas de rester ici à rien faire pendant qu’elle est là, dehors, quelque part. Je ne vais pas rester à la maison à attendre qu’elle rentre. »

Les pensées du flic sont à nouveau entièrement tournées vers sa fille. Quoique… par bien des aspects, il ne peut pas s’empêcher de comparer Deb et Jean. Toutes les deux avaient la même fierté, la même indépendance. Elles supportaient difficilement qu’on veuille prendre soin d’elles et même qu’on s’intéresse à elles, alors que c’était tout ce que Thomas avait envie de faire. C’était triste. Pour les deux, ils se demandaient ce qui motivait cette attitude. Etaient-ce le signe d’un mal-être ? Les conséquences d’un passé difficile pour Jean ? Le signe que la mort de sa mère l’avait affectée plus que ce qu’elle voulait montrer pour Deb ? Thomas n’en savait rien mais avec les deux, il avait l’impression de foirer en permanence… Le contact visuel avec la McKinnon est d’ailleurs déjà rompu, tandis qu’elle continue à préparer le thé. Bêtement, le flic continue à la suivre du regard, ne se rendant pas compte que ça peut être bizarre pour elle. Et finalement, c’est le drame. Il entend un juron sonore tandis que Jean repose violemment la bouilloire sur le comptoir. Pas besoin d’être un petit génie pour comprendre qu’elle s’est brûlée. Son premier réflexe serait de se précipiter vers elle pour lui porter secours mais tout de suite après, son instinct lui souffle que ça serait une mauvaise idée. Il s’en veut aussi, il se dit qu’il l’a suffisamment perturbée avec ses questions pour qu’elle se blesse…. Elle passe sa main sous l’eau froide et c’est plus fort que lui, il entreprend de se rapprocher un peu tandis qu’elle s’emploie à le rassurer, aussi bien à propos de la brûlure que de son bleu à la tempe. Il l’écoute attentivement, réfléchissant à ce qu’il peut répondre sans franchir la ligne. Finalement, il opte pour une espèce de sincérité teintée de prudence. « Je suis désolé… Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise ou me montrer indiscret. Je te promets que ce n’était pas mon intention. Mais je ne sais pas comment faire. Pour ne pas m’inquiéter, je veux dire. » Il ne mentait pas, il souffrait de ce mal depuis qu’il était tout petit. Prendre soin des autres, c’était sa manière d’exister et c’était pour cela qu’il avait choisi le métier qu’il exerçait. Protéger et servir, tels étaient ces mots d’ordre, même si ça pouvait faire sourire les plus cyniques. Et puis, avec Jean, il y avait quelque chose de plus. Il se sentait lié à elle, son histoire le touchait. Et finalement, il se permet de formuler le fond de sa pensée. Il était pratiquement certain qu’il allait s’entendre dire que ça ne le regardait pas mais il n’était pas certain non plus que quelqu’un avait déjà dit quelque comme ça à Jean. Sinon, elle ne serait pas autant sur la défensive, aussi peu apte à s’ouvrir et à donner sa confiance. « Surtout que je pense que… Que tu mérites que quelqu’un s’inquiète pour toi. Que quelqu’un prenne soin de toi. Après tout ce que tu sembles avoir traversé… Tu devrais t’octroyer le droit de vouloir ce qu’il y a de mieux. Tu ne mérites pas moins. Tu as le droit de baisser la garde et te reposer sur quelqu’un. »

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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Dim 28 Aoû - 20:41

Aider Thomas à retrouver Deborah : Jean est parfaitement capable d’assurer ce genre de tâches. C’est dans l’action qu’elle se sent le plus efficace, les discussions lui donnant surtout l’impression de ne savoir gérer qu’à moitié les codes sociaux ou la communication avec autrui. C’est d’ailleurs un problème dans son métier : on n’attend pas seulement d’elle qu’elle fasse un bouquet correct ou donne de bons conseils pour entretenir une plante, mais qu’elle soit aussi une oreille attentive et une langue déliée. Si elle arrive à prendre sur elle pour absorber les histoires du coin ou les complaintes de ses clients, la fleuriste a bien plus de mal à ne pas écourter les conversations qu’ils viennent rechercher chez elle. C’est sans doute pour cela, et pas seulement à cause de sa réputation ternie par les révélations de Penny, qu’on se montre plus expéditif dans son magasin.

Hors de question, toutefois, de couper court avec le policier. Et pour cause : Jean s’inquiète sincèrement pour la fille de ce dernier. Elle est bien placée pour connaître les conséquences d’une fugue, même dans un coin tranquille comme Tenby. Mais, peu désireuse de raviver la panique du Weston, elle n’a rien mentionné des dangers, qu’il doit certainement bien connaître lui-même. Bien contente de pouvoir aussi poursuivre la discussion dans un terrain qui ne la touche pas directement, la brune saute sur l’occasion pour se montrer plus bavarde et curieuse. Elle écoute attentivement Thomas, tout en se dirigeant vers la bouilloire. Elle réfléchit au fur et à mesure qu’il lui explique ce qu’il sait et compte faire, ouvre la bouche pour poser la première question qui lui vient à l’esprit :

« Un type ? Qui don… »

Mais elle est interrompue par l’eau bouillante qui coule sur sa main, la faisant jurer dans un cri. Elle se maudit intérieurement de sa maladresse, d’autant plus que celle-ci les a interrompus quand elle pensait pouvoir passer outre le malaise que sa fuite a fait naître entre eux. Jean se dirige immédiatement jusqu’à l’évier pour passer la main sous l’eau. Elle grimace un peu, tout en tentant d’inspecter au mieux la brûlure qu’elle s’est infligée. Un rapide coup d’œil dans le coin de la pièce l’informe que Thomas garde ses distances, à croire qu’elle l’a plus impressionné qu’elle ne l’aurait voulu… Elle s’en veut pour cela également, mais ne sait pas comment rattraper la chose. Elle cogite donc à toute allure, avant de se décider à crever l’abcès. Elle assure au policier qu’elle va bien, dans le but de calmer cette inquiétude qu’il a semblé éprouver à son sujet. Et puis, elle se laisse même aller à se confier un peu plus, en lui expliquant, afin de s’excuser, qu’elle n’a pas l’habitude qu’on s’en fasse pour elle. C’est la pure vérité, mais elle se sent aussi honteuse que si elle venait de lui raconter son pire bobard. Elle a toujours eu l’impression de traverser l’existence des gens sans jamais les marquer, ni s’y attarder. Jusqu’à Andrew. Elle ne s’en est jamais plaint, toutefois, puisque cela lui allait très bien de passer inaperçue, encore plus lorsqu’elle est venue se terrer ici pour échapper au courroux de son ex. Alors qu’elle s’est un peu ouverte à lui, le policier s’est rapproché et lui répond.

« Non, non, ça va. » lui répond-elle tout d’abord, un peu gênée par cette foison d’excuses. « Je n’aurais pas dû réagir ainsi. » lui assure-t-elle, en guise de conclusion.

Enfin, elle l’espère… Mais elle est bien vite déçue quand le brun enchaine. Il se montre plus prudent, comme s’il s’adressait à un animal blessé et terrorisé. C’est peut-être ce qu’elle est, songe-t-elle soudainement, lorsqu’il lui affirme qu’elle devrait vouloir ce qu’il y a de mieux, et que son premier réflexe est de vouloir prendre la fuite à nouveau. Ce qu’il lui dit la chamboule, lui tord les boyaux et la prend à la gorge. Elle baisse instinctivement les yeux, ravie de pouvoir prétendre s’inquiéter de sa plaie. Bien malgré elle, elle sent des larmes s’accumuler dans ses yeux. Elle n’a aucune envie de craquer, pas maintenant. Pas face à Thomas. Elle secoue donc la tête, s’efforce de paraître neutre lorsqu’elle lui répond d’une voix étranglée :

« Ouais… Sauf que je sais pas faire, tout ça… » Et qu'elle ne pense pas non plus le mériter, s'abstient-elle d'ajouter. Elle coupe finalement l’eau, à présent que la douleur s’est apaisée et se tourne vers Thomas pour lui demander, comme un premier pas : « Tu peux me passer la serviette juste là ? »

Elle désigne le dos d’une chaise d’un geste de la tête, attend qu’il la lui donne pour sécher sa peau, autour de la plaie. Elle l’inspecte rapidement, pour tenter de jauger si elle devrait y apporter d’autres soins ou non. Elle s’éclaircit alors la gorge, peu décidée à laisser le silence s’éterniser cette fois :

« Et pour ce qui est de te conduire dans les alentours, il n’y a aucun souci. Dis-moi juste où mais… Tu sais, elle a peut-être aussi bien plus d’argent que ce que tu crois. Et puis, qu’est-ce qui te dit que ce gars n’a pas menti ? » s’empresse-t-elle de l’informer, avec un peu plus d’assurance que lorsque Thomas se montre protecteur et attentionné à son égard.
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ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 41 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Son cœur et ses pensées sont occupés par une jolie anglaise
PROFESSION : Flic
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux.



MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Ven 16 Sep - 17:03

I want to be free
From desolation and despair
Why can't we see
That when we bleed we bleed the same

Thomas regarde l’eau couler sur la main de Jean, presque hypnotisé. Et puis, en faisant mine d’examiner la blessure de la fleuriste, il s’évite aussi de croiser son regard. Car comme souvent, les choses étaient subitement devenues tendues entre eux, sans que le flic ne comprenne d’où pouvait provenir le point de rupture. Il avait cependant la certitude qu’il avait fait un faux pas à un moment donné. Il savait qu’il avait tendance à être « trop » pour la brune, qu’il finissait toujours par empiéter sur les limites qu’elles instauraient entre eux. Alors c’est tout naturellement qu’il s’excuse. Il n’avait pas la prétention de vouloir la changer ou de revendiquer quoi que ce soit de sa part. Il la respectait bien trop pour cela. Et pour son plus grand soulagement, elle accepte, allant même jusqu’à lui dire qu’elle n’aurait pas dû réagir comme ça non plus. Il hoche la tête et ose enfin la relever pour lui adresser un timide sourire. Pour lui, l’incident était clos, et il comprend enfin qu’elle veut juste changer de sujet. Ce qu’il est prêt à faire. Alors il prend sur lui pour ne pas réagir quand elle lui dit qu’elle ne sait pas comment faire pour baisser la garde d’une voix étranglée. C’est difficile, car il entend sa peine très distinctement. Une peine qui fait écho à la sienne car il se retrouve à nouveau à penser à sa fille mais il reste stoïque. Et il très heureux qu’elle lui offre une diversion en lui demandant de lui passer une serviette. Il s’empresse d’aller la chercher sur le dossier de la chaise, ne sachant plus sur quelle base reprendre la conversation. Heureusement, Jean s’en charge pour eux deux tandis qu'il lui tend le bout de tissu. « Merci, vraiment. » Souffle t-il quand elle lui indique qu’elle est d’accord pour le conduire. Mais bien entendu, elle a quelques questions. L’esprit de Thomas se refocalise alors entièrement sur Deborah et sa volonté de la retrouver le plus rapidement possible.

« Je voudrais faire le tour des petits villages aux alentours. Je sais que Debra a des amis qui habitent là-bas, et je me dis qu’elle aurait pu très facilement les rejoindre. Gumfreston, Penally, Saundersfoot et peut être Narberth pour commencer… » Dit-il en énumérant les petits villages qui jouxtaient Tenby et dans lesquels il se rappelait avoir déjà emmené Debra. Ça ressemblait peut être à une mesure désespérée mais c’est ce qu’il était… désespéré. Un état d’esprit qui ne le quittera pas tant qu’il ne serrera pas sa fille dans ses bras. Et un état d’esprit qui est destiné à empirer à l’écoute des questions de Jean. Abattu, il baisse les bras, signe de son impuissance et de son ignorance. Car la question de la fleuriste est pertinente mais il n’en a pas la réponse. « Après, c’est vrai que je n’ai aucune idée de ce qu’elle a pu emporter en argent. Je ne sais même pas si elle est partie sur un coup de tête après notre dispute où si elle y avait déjà pensé avant et mis des sous de côté. Je ne sais non pas où elle peut être et je crois que c’est qui me dérange le plus. J’ai l’impression de ne pas la connaître suffisamment… » Une nouvelle fois, il a laissé les émotions le submerger, oubliant d’être rationnel mais il se reprend vite, pensant à la seconde interrogation de son interlocutrice. « Quant à la fiabilité des informations… C’est vrai que Leslie Barrow n’a pas la meilleure réputation qui soit mais il avait l’air sincèrement inquiet à l’idée que Debra soit parti. Surtout quand il a su qu’elle était mineure… Je n’ai pas l’impression qu’il me mentait. Appelle ça, l’instinct. J’ai tendance à lui faire confiance et à présent, ça m’a plutôt bien réussi. »   Dans le cadre de son métier du moins, parce que pour ce qui était de l’instinct paternel… C’était une toute autre histoire. Il chasse néanmoins cette pensée, reportant momentanément son attention sur Jean. « Tu as besoin de mettre un peu de crème sur ta brûlure avant qu’on parte ? »

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REPUTATION : Vous avez vu ? Elle sort apparemment avec Andrew Green... Son fameux ancien complice. Et puis, elle fabrique quoi, au final, depuis qu'elle a vendu son magasin ? Je vous dis, c'est louche, à coup sûr, ils nous préparent un sale coup, ces deux-là !



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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean Sam 22 Oct - 19:32

Jean sent bien qu’elle dresse des barrières à chaque fois que Thomas tente de l’approcher d’un peu trop près. Elle voudrait ne pas le faire, pourtant, parce qu’elle sent bien que cet homme est digne de confiance. Sauf qu’elle ne sait pas comment s’y prendre ; elle a tellement été habituée à fuir et à se méfier que se refermer dès qu’on aborde les sujets qui fâchent est devenu une seconde nature chez elle. Un réflexe qu’elle peine à oublier. Dans le silence de plomb qui règne entre eux dans la cuisine, la fleuriste imagine plus d’un scénario pour rattraper la chose, elle réfléchit sérieusement à ce qu’elle pourrait expliquer au flic, à la meilleure façon de le faire entrer dans son monde, comme il semble le vouloir. Mais elle n’en fait rien et, bien vite, le moment lui échappe. Thomas lui-même semble échaudé et il ne se risque plus à rien demander. L’Ecossaise est même persuadée qu’il ne la questionnera plus jamais trop, du moins, sur rien de sérieux ou qui pourrait la prendre à rebrousse-poil. Si Jean s’en trouve peinée, elle fait tout de même bonne figure et s’empresse de revenir à ce qui l’a amené chez elle : la fugue de sa fille. Elle rappelle au brun qu’il lui a demandé de le conduire dans les alentours et cherche tout naturellement à en savoir plus. Très vite, d’autres questions fusent – bien sûr que Thomas a dû penser à ce genre de détails. Mais, peu consciente que cette conversation pourrait l’accabler plus qu’autre chose, l’orpheline cherche surtout à combler le malaise qu’elle a fait naitre entre eux.

La serviette dans les mains, elle hoche la tête tout en l’écoutant. Effectivement, c’est une bonne idée de faire le tour des amis de l’adolescente, puisqu’elle a pu se réfugier chez l’un d’eux. Toutefois, elle ne prend pas le temps de le lui indiquer avant de continuer à le questionner. Et, visiblement, elle touche un point un peu trop sensible puisqu’il semble dépité, avant de lui répondre, presque à bout de nerfs. Jean se sent idiote de le mettre dans des états pareils, alors qu’elle ne voulait que le soutenir. Vu sa façon de gérer les relations amicales, elle ferait certainement mieux de s’abstenir d’en avoir, s’insulte-t-elle mentalement.

« Thomas, je… » commence-t-elle dans une vaine tentative d’arranger les choses. Mais elle est interrompue par un nom qui réveille un douloureux souvenir. Leslie Barrow. Le même Leslie que celui qu’elle a harponné dans un bar ? Celui à qui elle doit la blessure qui a tant inquiété le flic ? Elle grimace, dégoûtée à l’idée que ce type ait pu toucher la fille de Thomas – dégoûtée aussi qu’il ait pu l’attirer de la sorte… Cette fois-ci, Jean ne se gêne pas pour demander : « Attends, Leslie Barrow, l’ancien soldat ?! Grand, blond, yeux bleus ? » résume-t-elle rapidement. « Et il fréquentait Deborah ? Mais il a… dix ans de plus qu’elle … » lâche-t-elle avant d’ajouter dans un souffle : « Quel connard, ce type. » Elle secoue rapidement la tête, désireuse de passer à autre chose. D’ailleurs, Thomas lui rappelle ce qu’ils sont censés faire et elle s’empresse de vérifier sa brûlure avant de le rassurer.

« Ne t’en fais pas, ça devrait aller. » lui dit-elle avec un bref sourire, avant de se débarrasser de la serviette.

Elle n’a surtout pas envie de perdre davantage de temps ou, pire encore, de prolonger le malaise entre eux. Bien entendu, elle ne songe pas au fait qu’ils seront dans un espace plus restreint encore une fois dans la voiture ; la fleuriste veut passer à l’action, histoire d’oublier tout à fait ce qu’il s’est passé. Elle ne se fait donc pas prier davantage pour rejoindre l’entrée, y attraper sa veste et ses clés, puis se diriger jusqu’à son véhicule une fois qu’ils ont quitté son domicile.

« Bon, tu as les adresses de ces fameux amis... ? » demande-t-elle alors au quarantenaire, tout en démarrant le moteur.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Fear and panic in the air + Jean

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Fear and panic in the air + Jean

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