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Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free.

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MessageSujet: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyDim 20 Mar - 19:28




 



Tyler & Tristan
“Here we are, trapped in the amber of the moment. There is no why.”  

M'affaler dans un canapé, c'est la seule chose à laquelle j'aspire après une telle journée. Les dimanches sont toujours les pires, surtout à l'arrivée du printemps. Les touristes reviennent et aux habituels s'ajoute alors une masse considérable de clients. Intérieur comme la terrasse fraîchement ré-ouverte ne désemplissent pas. Mais si les dimanches sont les pires de tous, c'est principalement parce que le café est rempli de grands-parents qui profitent de la journée avec leurs petits-enfants. Et les enfants... ils commandent tous le même chose: milk-shake.
Résultat, ma tête brutalisée par un blender incessant me donne l'impression de me réveiller d'une cuite...
Et pour couronner le tout, la météo décide de tourner en fin de journée. Rien d'inhabituel pour Tenby cela dit. Une bonne pluie dense et épaise qui arrive sans prévenir. De quoi me faire courir un peu pour fermer cette foutue terrasse. Comme si la journée n'avait pas déjà été assez pénible.

Histoire de la pourrir un peu plus, je reçois un message de Charlie tandis que je récupère mon vélo. Alors que j'étais ravi de rentrer la retrouver, elle m'annonce qu'elle rentrera tard et que je ne dois pas l'attendre pour dîner. On dirait que ça devient une habitude... J'imagine que ça veut dire une nouvelle soirée en tête à tête avec Gunther et Olga pour moi... A se demander pourquoi on à emménagé ensemble parfois.

Je trouve mon réconfort en pensant à la douche chaude qui m'attend à la maison, à  mon sofa un peu miteux mais toujours satisfaisant après une longue journée.
Une pensée que je garde en tête pour me donner du courage alors que je pédale sous une averse qui me laisse aussi trempé que si j'avais sauté directement dans la mer. C'est dégoulinant que j'arrive sur le pas de ma porte, m'abritant comme je peux sous la marquise le temps de chercher mes clés dans mon sac à dos. J'ouvre la poche avant, endroit où je les range toujours pour tomber sur... rien. Ça m'inquiète un peu mais je me dis que j'ai probablement du les fourrer dans la grande poche sans faire attention. Je retourne alors tout mon sac... toujours rien. Merde. Commençant à me sentir un peu mal je fouille à nouveau le sac, fouille ensuite mes poches de veste et pantalon, tentant de me remémorer où j'ai bien pu les fourrer. Mais elles sont visiblement nulle part... Et le dernier souvenir que j'en ai remonte à hier quand je les ais déposé sur la table du salon en rentrant.

Je pâlis, me sentant soudainement très con... Dans la précipitation de ce matin j'ai du les oublier... Et me voilà maintenant coincé devant ma propre porte, avec une petite amie hors de la ville.
Immédiatement j'attrape mon portable, hors de question de rester comme un con à mourir de froid sous la pluie pendant des heures. Je tente d'appeler un ami qui pourrait m'héberger le temps que Charlie rentre mais l'appel reste sans réponse. Probablement de sortie lui aussi... Ne me laissant pas démonter je tente une autre personne, mais après quelques secondes seulement, avant même qu'elle ait le temps de décrocher, mon portable m'abandonne. Parce que les batteries choisissent toujours les meilleurs moments pour mourir...

Dépité et trempé je me laisse glisser le long de ma porte. Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas où aller et je meurs de froid... C'est vraiment une situation de merde ! Moi qui voulais juste pouvoir décompresser tranquillement sous ma douche...



 


Dernière édition par Tyler Hepburn le Ven 10 Juin - 17:59, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyDim 20 Mar - 19:49

tyler ∞ tristan
Le pire jour de la semaine ; celui où il n'avait plus d'autres choix que de sortir pour faire les courses et ce genre de choses nécessaires à la survie d'un être humain. Il avait attendu la fin de journée afin de sortir, histoire de croiser le moins de monde possible. Asocial jusqu'au bout ! Ca ne prendrait pas bien longtemps et son chat n'aurait pas à trop souffrir du manque de croquettes. Tristan aurait pu choisir de se faire livrer – il y pensait toujours de temps en temps – mais s'était fixé une limite. Deux ou trois sorties par semaine histoire de ne pas totalement perdre la tête. D’autant que cette petite ville n’avait rien de New-York et qu’il ne savait pas si c’était possible dans le coin… Malgré cette limite il faisait en sorte de ne parler à personne, de ne pas s'attarder, de ne pas se faire d'amis – il essayait tout du moins, inutile de parler de Siana… Il n'en avait pas besoin après tout. D'autant qu'à chaque fois qu'il franchissait la porte, il avait l'impression qu'on ne faisait que le regarder. Ou plutôt qu'on ne regardait que sa jambe... ce qui était totalement débile : personne ne pouvait deviner. Tristan avait toujours été plus ou moins solitaire mais ces cicatrices absolument hideuses selon lui avaient aggravé son cas. Avoir des amis signifierait devoir se cacher à longueur de temps – parce que ce n'était bien sûr pas envisageable de leur avouer – et ce serait bien trop fatigant. Bien sûr, n'allez pas non plus imaginer que Tristan était en perpétuel tête à tête avec le silence... Il lui arrivait d'être poli, agréable, et de ne pas expédier quiconque l'approcherait. Mais c'était assez rare... les jours où il se sentait inspiré, que son livre avançait et qu'il ne se considérait pas comme un moins que rien. Oui, vraiment rare.
Le calvaire serait bientôt terminé ! Il retrouverait son chat, cette foutue page blanche... et passerait sans doute la soirée à se demander comment la combler. Ce manque d'inspiration, c'était vraiment horrible. Ca l'empêchait souvent de dormir, de manger. Au fond, il aurait dû penser à se reconvertir. Mais si l'écriture était son plus cruel bourreau, elle était également sa raison de vivre. Sa passion. On ne renonçait pas si facilement à une passion ; Tristan n'en était pas encore là en tout cas.

L'écrivain soupira alors qu'il voyait enfin sa maison. Toute neuve, assez agréable à vivre. C'est que c'était lourd, les croquettes pour chat ! Heureusement il n'avait pas grand-chose d'autre puisque lui-même ne mangeait pas énormément. De quoi faire plusieurs litres de café c'était en général plutôt suffisant. Quand il arriva à hauteur de son porche, il vit un gamin adossé à la porte d’à côté. Un peu plus trempé que lui visiblement. Tristan soupira. « Depuis quand les SDF viennent-t-ils mendier dans les quartiers résidentiels ? » Puis se rendit compte que ce n'était pas un SDF... Mais bel et bien son nouveau voisin. N'importe qui aurait pu s'en vouloir d'avoir commis une erreur pareille ! Tristan grimaça effectivement mais pas pour la bonne raison. « Oh, c'est vous qui avez fait tout ce boucan l'autre jour ? » Les cloisons n’étaient pas très épaisses, il n’avait pas eu cette maison pour énormément d’argent. Tristan avait espéré trouver un endroit sans voisin mais il avait dû rapidement se rendre à l’évidence. Il n'était pas fan des relations : je te prête du sel, etc... Il sourit finalement. « Ca vous apprendra. » Tristan posa ses sacs et sortit ses clés pour ouvrir sa porte. Il avait compris que ce garçon n'avait pas les siennes et c'était en guise de revanche qu'il le narguait un peu ! Non, l’écrivain n'était pas dans un bon jour il fallait croire... « Bonne fin de soirée surtout ! »
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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyDim 20 Mar - 20:18




 



Tyler & Tristan
“Here we are, trapped in the amber of the moment. There is no why.”  

Poste supprimé par erreur.
La joie de confondre editer et citer...

En gros Tyler s'offusque et va frapper à la porte  What a Face



 


Dernière édition par Tyler Hepburn le Dim 20 Mar - 21:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyDim 20 Mar - 20:19

tyler ∞ tristan
Tristan n'était pas un voisin exemplaire. Il n'aimait pas les bavardages sur le palier ni même prêter quoique ce soit à celui d’à côté. En fait, il appréciait ses voisins quand ceux-ci ne prenaient pas l'habitude de le déranger et qu'ils n'étaient pas bruyants. On pourrait qualifier Tristan de vieux con... et ça se rapprochait très certainement de la vérité. Il savait tout ça, il savait à quel point il pouvait être désagréable et méchant... mais pour lui c'était justifié. L’écrivain ne voulait plus d'attaches, plus personne pour l'empêcher d'avancer dans son livre. Enfin, soit dit en passant... il n'avançait pas beaucoup plus maintenant qu'il était seul. Ce que Tristan ne comprenait pas, c'était qu'il avait besoin d'une muse. Quelqu'un pour l'inspirer. Et en se comportant comme ça, inutile de préciser qu'il n'était pas prêt de trouver la personne capable de le supporter. Lui, ses sautes d'humeur, les cicatrices sur sa jambe... Oui, voilà, il justifiait ça comme ça ! Il se disait que de toute façon, aucun homme ne pourrait apprécier ce qu’était devenue sa jambe. Alors à quoi bon faire des efforts ?
Pour toutes ces raisons – et sans doute d'autres encore – Tristan ne lui proposa en aucun cas de l'aider. Il ne s'appelait pas Superman, il n'était pas là pour sauver des gens, ni pour être agréable. Chose que le voisin ne sembla pas apprécier... pas du tout même. Dans la situation inverse il aurait probablement réagi de la même façon, après tout il était limite en train de crever de froid ! Les clés dans la serrure, il se retourna vers lui en l'entendant s'indigner. Ca le faisait sourire... nettement moins quand il chercha à s'inviter chez lui, cependant. Hors de question ! C'était hors de question qu'il ne vienne le déranger pendant on ne sait combien de temps... « Personne n'a dit que j'étais un voisin normal. Ca m'intéresse pas. » Il prit ses sacs et lui claqua la porte au nez.

Rien au monde n'aurait pu le faire revenir sur sa décision. Rien au monde... Et pourtant, une ou deux minutes plus tard il ouvrit de nouveau cette fichue porte. « Grouille-toi avant que je ne change d'avis. » Ce type serait la première personne à entrer chez lui – si on en comptait pas Siana dont la présence n’était pas si désagréable. A le déranger lui et son chat. Tristan n'en était pas spécialement heureux mais c'était trop tard maintenant... « Maintenant tu t'assieds et tu te tais. J'ai du boulot. » Ecrire avec lui dans les parages ? C'était impossible. Déjà que seul, il galérait pas mal... L’écrivain soupira et commença d'abord par ranger les courses. Il espérait que le voisin ne resterait pas plus d'une heure ou ça deviendrait bien vite insupportable. Bon d'accord... ça l'était déjà. Le simple fait de se savoir observé... Il s'installa finalement à son bureau et ouvrit son ordinateur portable ainsi que son logiciel de traitement de texte.
Quelques mots ici et là... rien d'extraordinaire. Aussi, il laissa rapidement tomber sans manquer de s'énerver. Un coup de poing sur le bureau, comme d'habitude... L'entendre grelotter derrière lui, c'était énervant. Voilà ! C'était à cause de ça qu'il n'arrivait pas à écrire. Alors le garçon se releva et se dirigea vers la cuisine, séparée du salon par un simple bar. « T'aimes le café ? » Question qui n'attendait pas de réelle réponse, car Tristan s'empressa de leur en faire deux. Ca le réchaufferait... et de cette façon il arrêterait de faire du bruit en tremblant, hein ? Oui, si certaines personnes essayaient de justifier leur méchanceté, lui il avait besoin de justifier sa gentillesse. Elle était tellement rare !

Ce type ne deviendrait pas son ami. Pour qu'ils ne restent que de simples voisins, Tristan évita de lui demander son prénom et donc d'abolir une certaine barrière entre eux. Une seule soirée... allez, ça ne serait pas la mort.
Bien plus sociable que lui, son chat ne se priva pas pour quémander des câlins au nouveau venu.
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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyDim 20 Mar - 21:58




 



Tyler & Tristan
“Here we are, trapped in the amber of the moment. There is no why.”  

"Okaaay..." Je lâche complètement incrédule quand il me ferme la porte au nez. "Merci pour l'hospitalité...!" Je gueule un peu en espérant qu'il entende ça de l'autre côté, donnant un coup sur la porte en même temps  "Attends un peu de voir le jour où tu seras dans le besoin toi." Je continue en bougonnant tout bas, tout seul dans la rue.  
Et merde... j'avais une petite chance de ne pas attendre des heures ici et elle s'est envolée. C'est pas possible d'être aussi froid, on ne se connait même pas et il ne me laisse aucune chance... C'est pas comme si j'avais déjà pu lui donner un millier de raisons de me haïr. Non, là c'est visiblement juste un principe de sa part. Quel con.

Exaspéré, je me rassied au pied de ma porte, appuyant mon dos et mes jambes de part et d'autre de l'embrasure. L'envie immature de taguer un gros sexe sur son entrée par vengeance me démange... En plus j'ai une bombe dans mon sac. Je ne sais plus pourquoi elle est là mais elle y est. Mais ma culpabilité serait trop évidente, et lui c'est clairement le genre à appeler les flics plutôt que de régler ça à l'amiable, alors je vais m'abstenir.
Je soupire en appuyant ma tête la porte, j'ai même plus de batterie pour passer le temps sur candy crush... Tu parles d'une fin de journée pourrie.

Mais contre tout attente, la porte du voisin se ré-ouvre. Je sursaute presque. Il a oublié quelque chose dehors ou il veut juste me narguer ? Apparemment rien de tout ça, il m'invite en fait à entrer. Enfin... inviter est un bien grand mot. Je tombe un peu dénue et reste pratiquement bouche bée, un petit sourire satisfait sur le coin des lèvres. Ça alors, prince des glaces a un semblant de cœur après tout, j'en reviens pas. Sans demander mon reste je bondis sur mes deux jambes pour m'engouffrer chez lui avant qu'effectivement il change d'avis. "Trop aimable vieux." je dis en passant devant lui.

En entrant je me tâte, est-ce que je fais un commentaire désobligeant sur la nécessité d'aérer sa baraque ou je ferme ma gueule ? Au risque de me retrouver à nouveau dehors je décide de la fermer... D'ailleurs mon hôte m'encourage lui même vivement à le faire quand il m'envoie limite au coin comme un môme... Assis, pas bouger, pas parler...  Non mais j'ai pas encore des oreilles touffues sur le crâne ni une queue au bout du cul, faut pas exagérer. Si je respecte son besoin de silence mes jambes elles n'ont pas l'intention de se fléchir au dessus d'une chaise.

Malheureusement pour ma température, mon hôte n'a pas l'air du genre à m'offrir une serviette... Je continue donc de greloter malgré moi alors que j'arpente le salon. Je retire ma casquette que je pose sur la première table croisée puis sans trop me soucier de la pudeur ou du respect je retire alors ma veste trempé, ainsi que ma chemise qui elle aussi à été atteinte par le déluge. J'aurai encore moins froid comme ça qu'avec ce tissu mouillé sur moi et puis c'est pas comme si je me foutais à poil non plus.

Si on oublie le désordre, probablement du à l’emménagement récent, et le manque d'aération, le salon est plutôt pas mal décoré. Enfin, décoré est un grand mot, c'est surtout que les objets présents me parlent. En faisant le tour des étagères j'y découvre de la bonne littérature, une guitare qui me fait sourire et de la bonne musique. Si ce type était pas aussi casse couille on pourrait probablement être potes en fait...
Il a même un chat, visiblement plus réceptif à la socialisation que lui d'ailleurs, ce qui est plutôt rare à trouver chez ces animaux. Je me baisse pour caresser l'animal. "Salut mon gros." Je dis à l'animal tout en le grattant sous le menton.
Quelques caresses puis je fini par me détourner de lui. Finalement, après avoir fini d'observer autour de moi, je vais me poser dans le canapé.

J'observe à présent le propriétaire des lieux. Visiblement il écrit. Quoi ? Je me demande bien mais je me retiens de poser la question. Enfin... il écrit. Je me rends vite compte qu'il fait plus essayer que le faire au final. D'ailleurs il ne tarde pas à abandonner. Il referme son ordinateur avant de se lever. Curieusement il fait alors preuve de civilité en me proposant du café. J'hausse un sourcil. A bah quand même ! C'est pas trop tôt. Bien sûr que je veux un café, bien chaud surtout.
"Oui, très noir." Je me lève à mon tour pour aller m'appuyer contre le bar. "Tu sais que tu devrais mettre un tableau là ? Ça donnerait vachement du caractère à ta pièce." D'un signe de tête je montre le pan de mur nu au dessus de son bureau. Ça me démange d'y  mettre une toile.
C'est clairement de la petite conversation mais moi attendre ici des heures dans le silence ça me tente pas tellement. Alors j'amorce comme je peux. Et je sens bien que lui son truc c'est pas d'amorcer avec des courtoisies de base de type présentations et curriculum vitae.
Avec plaisir je prend la tasse bien chaude qu'il me tend avant d'en boire une gorgée. Bordel que ça fait du bien. Je la repose. "Tu écrivais quoi ?" Je demande sans gêne, comme si j'espérais vraiment qu'il me réponde.
Je sursaute alors, le chat vient d'arriver sans prévenir pour se frotter dans mes jambes. Dingue qu'un connard comme lui ai réussit a avoir un chat aussi mignon. Je me baisse pour prendre l'animal dans mes bras.


 
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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyDim 20 Mar - 22:11

tyler ∞ tristan
Tristan allait très vite regretter cette invitation. Pourquoi avait-il changé d'avis, d'ailleurs ? Certainement pas pour avoir bonne conscience car l'adulte se fichait totalement d'être vu comme un connard. Ca l'arrangeait même qu'on le pense ; de cette façon personne ne venait l'emmerder. Il fallait croire que Tyler ne le connaissait pas suffisamment pour savoir qu'il valait mieux être seul qu'accompagné par Tristan... Oh, c'était certain qu'il ne lui demanderait plus jamais rien après cette soirée ! Il ne fallait pas trop espérer de l’écrivain qu'il s'attache au jeune homme... Il avait beau être mignon, à son goût et... bref, il était catégorique. Son cercle d'amis très restreint lui suffisait amplement et s'il lui manquait de temps en temps un amant, il n'était pas prêt d'en retrouver un. Complexe, quand tu nous tiens... Effectivement, depuis son accident aucun homme ne l'avait touché et même si ça représentait un sérieux manque ; il tenait le coup. Après tout, l'homme était capable de s'habituer à à peu près tout. On pouvait croire que Tristan vivait bien sa solitude mais ce n'était qu'une apparence. Il en souffrait vraiment... le tout était de ne pas le montrer et de faire comme si. C'était pour cette raison qu'il avait pris ce petit chat ! Pour lui donner un peu d'affection bien que cela ne remplaçait pas la compagnie d'un autre garçon, d'un amoureux, une amoureuse, d'un réel ami. Chat qui lui, semblait grandement apprécier cet invité. C'est qu'il ne voyait pas grand monde par ici, à part Tristan ! Bien sûr, puisqu'il souffrait de tout ça il ne tenait qu'à lui de changer les choses, mais la fierté du mâle est paraît-elle la pire...
« Ma bonté me tuera. » Purement ironique... Il regarda brièvement son chat se frotter à l'ennemi et se surprit à l'envier. C'était si simple pour lui d'aller vers les autres. Ce chat n'était pas bougon, il aimait tout le monde. Si lui y arrivait, pourquoi le jeune homme en était-il incapable ? Le maître et l'animal ne se ressemblaient pas, en tout cas. « Il s'appelle Hadès. » Préciser le prénom de son chat lui semblait plus utile que de préciser le sien. Plus intéressant, sans doute.

Il avait été bête de croire que l'inspiration lui viendrait à cet instant précis. Il galérait déjà bien tout seul, alors si quelqu'un était là pour l'épier, en plus... Impossible. Tant pis. Il remettrait ça à plus tard comme toujours. Se dirigeant finalement vers la cuisine ouverte Tristan avait fini par proposer un café à son invité. Enfin, invité... ce n'était pas le bon mot pour décrire le garçon. Bref. Ce dernier accepta et sembla plutôt ravi de voir que son hôte n'était pas totalement fermé, ou du moins qu'il faisait de maigres efforts. « C'est aussi comme ça que je bois mon café. » A quoi tu joues ? Le but n'était pas de se trouver des points communs ! Il soupira pour lui-même puis but une gorgée à son tour. Avec ça il ne dormirait probablement pas de la nuit et pourrait donc la passer à écrire. Enfin... avec un peu de chance.
Le voisin semblait vouloir engager une conversation. Génial... Tristan regarda au-dessus de son bureau, là où lui montrait le garçon. Il n'était là que depuis quelques minutes et déjà il voulait refaire la décoration ? Mon dieu, la soirée allait être longue. « Je suis pas très doué dans ce domaine. » Étonnamment il avait répondu de façon normale, sans lui lancer de vannes ou même l'envoyer balader. Tristan n'avait choisi presque aucun de ses meubles, l'appartement étant déjà partiellement meublé à son arrivée. A part le canapé et quelques jouets pour le chat... Enfin, il n'était pas très doué pour accorder les objets entre eux. Peut-être parce que ça ne l'intéressait pas tellement ? « Quel genre de tableau, au juste ? » Puisqu'il ne comptait pas s'embêter à trouver un nouveau sujet de conversation, autant continuer sur celui-ci. Peut-être que son voisin était décorateur d'intérieur ou un truc du genre ?
Tristan aurait largement préféré qu'ils continuent à parler de ses meubles. Sa nouvelle question lui sembla bien trop personnelle soudainement et il détourna le regard. Autrefois il avait été fier de dire aux autres qu'il écrivait un livre. Maintenant, et puisqu'il n'y arrivait pas... les choses avaient changé. Une sorte de honte combinée à une colère infinie. Il eut quelques secondes de répit car son invité se baissa pour attraper son chat. Décidément, Hadès se montrait bien affectueux. Tristan but une autre gorgée. « Rien de très intéressant. » C'était la bien triste réalité. Il aurait aimé pouvoir parler de son projet avec passion mais l'envie n'y était plus depuis longtemps. Le garçon choisit de ne pas trop s'attarder sur le sujet, et caressa une seconde son chat toujours dans les bras de l'autre. « Il a l'air de bien t'apprécier. » Ce qui n'était pas un grand exploit, en somme. « Tu as des animaux chez toi ? » Peut-être qu'Hadès les sentait, simplement.
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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyLun 21 Mar - 0:44




 



Tyler & Tristan
“Here we are, trapped in the amber of the moment. There is no why.”  

Ben tiens... Hadès, dieu des enfers, comme c'est étonnant de sa part. Ça colle tellement bien au personnage; morose jusqu'au bout des moustaches de son chat ce gars là. Je ne peux retenir un petit rictus sous l'ironie de ce prénom. Pauvre bête pourtant si joviale.
Je laisse l'animal retourner vaquer à ses occupations probablement hautement palpitantes alors que je m'affale moi même dans le canapé après avoir observé tout ce qui me semblait intéressant dans ce séjour.
Ça va être long... très long. Si je dois rester là comme un con dans le silence pendant qu'il pianote sur son ordinateur, les minutes vont rapidement se transformer en heures. Je commence même à en vouloir un peu à Charlie d'être en vadrouille...  Je suis pourtant bien conscient que raisonnablement la seule personne que je peux blâmer c'est moi, mais c'est tellement plus facile de rejeter la faute sur un autre. Ça occupe l'esprit de maudire, c'est malsain mais ça marche.
Alors je mâchonne rageusement l'intérieur de mes joues pendant que je pense à tous les reproches que je vais pouvoir lui faire quand elle arrivera enfin pour me sauver de ce lieu proprement glaciale.

Mais finalement: délivrance! Il laisse enfin tomber son petit clavier.  Peut-être que mon regard insistant a fini par faire son effet et l'a mit assez mal à l'aise que pour qu'il se sente un peu obligé de sociabiliser ? Je l'ai fixé si longtemps que j'ai presque pu compter le nombre de petits cheveux dressés dans sa nuque.  
A mon grand soulagement il m'offre enfin de quoi me réchauffer. C'est pas un vêtement mais c'est toujours ça et ça fera l'affaire.
"Cool..." Je dis sans réel enthousiasme, histoire de répondre. "Tu seras le bienvenue au café dans ce cas." Parce que les clients qui le prennent noir c'est forcément les moins chiants. Y'a qu'à couler le café, après tu t'en occupes plus et y'a pas d'histoires de bon ou mauvais dosages.
Tu parles de petite conversation... Je soupire presque dans mon café brûlant et loin d'être assez fort pour moi. L'ambiance est des plus plates, le malaise des plus lourds. Pour en rajouter une couche je me met à parler décoration dans un commentaire spécialement conçu pour les gens qui ont rien à se dire. Parce que franchement qu'il mette un tableau ou pas je m'en fous et probablement que lui aussi. C'est du pure meublage, aussi bien pour son mur que notre conversation.

"Tu m'étonnes." Je murmure pour moi même en roulant des yeux, un petit rictus moqueur au coin de lèvres. Si il s'y connaissais dans ce domaine ça se verrait... Et clairement quand on fait le tour de du séjour c'est pas difficile de se rendre compte que l'harmonie et la décoration ça lui passe au dessus. "Oh tu sais... J'en ai un stocké quelque part chez moi qui devrait être parfait pour toi. Pour que tu te fasses une idée; un paysage hivernale, un arbre mort et au bout d'une de ses branches tortueuse: un pendu" Comme si ça allait faire apparaître l’œuvre j'articule mes mains en direction du mur, imaginant la chose. Je fini par rire un peu. Bien sûr je ne précise pas que c'est une vieille croute que j'ai peinte dans une de mes période de déprime abyssale. "Ce tableau serait totalement dans son élément chez toi." J'ajoute un clin d'oeil joueur alors que je reporte mon attention vers lui et me détourne du mur vide. C'est peut-être un peu méchant, c'est sûr, mais en même temps il a pas non plus gagné la médaille de l'année de l'amabilité alors il peut bien se prendre ça dans les dents en retour.

Je re-bois une gorgée du breuvage qui vient me réchauffer de l'intérieur avant d'essayer de repartir sur une conversation peut-être un peu moins mesquine. Histoire d'être un bon voisin je fais alors mine de m'intéresser à ce qui m'a parut être son passe temps. "Hm... Ok." Finalement sa réponse coupe court cette tentative de conversation... Un tantinet frustrant il faut l'avouer. En même temps ça m'étonne pas tellement... Fallait pas s'attendre à ce qu'il me livre ses petites histoires personnelles sur un plateau d'argent.
C'est finalement ce fameux Hadès qui vient miraculeusement sauver le gros blanc qui s'installe à nouveau. Il me fait presque renverser mon café et ça semble relancer mon asocial de voisin. Décidément, il faut croire la seule chose qui peut motiver sa langue à s'actionner c'est son chat...  "Ouais c'est normal, j'ai un truc avec les animaux il parait." Je répond sans trop de modestie alors que je câline la boule de poil dans mes bras. Contre mon torse nu je ne cache pas que sa présence est plutôt bienvenue... Il est tout chaud et doux et c'est plus que plaisant. Petit chauffage sur pattes. "Ouais j'ai deux chats. Un vieux qui ressemble à rien mais il est adorable. Il s'appel Gunther. Un prénom moche pour un chat un peu moche, ça marche plutôt bien. Et j'ai Olga, une chatte à sourcil qui était pas vraiment la mienne au départ. Ils rendent ma copine un peu dingue parce qu'ils foutent des poils partout sur ses fringues mais je refuse de m'en séparer. " Je monopolise clairement la conversation mais en même temps... si je le fais pas je suis pas sûr qu'il le ferra. "T'as une meuf toi ?" Je demande l'air innocent. Franchement ça m'étonnerait vu le bonhomme... Mais il m'intrigue au fond. Cet air mystérieux et si méfiant... ça me donne envie de savoir ce qu'il y'a en dessous et surtout pourquoi tant de distance par rapport aux autres ? Il a bien du lui arriver un truc à ce gars là pour être aussi froid.



 


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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyLun 21 Mar - 16:53

tyler ∞ tristan
Même les conversations les plus banales pouvaient nous en apprendre davantage sur les autres. Ainsi, il comprit que le voisin travaillait dans un café. Et celui-ci ne tardera pas à apprendre que Tristan était un véritable ermite... « Je ne sors pas souvent, il y a peu de chances que tu m'y vois. » Pourquoi avait-il dit ça, déjà ? Ca ne le regardait pas ce type ! Tristan se fichait bien de passer pour un asocial mais tout de même. Cela dit il devrait être plutôt content d'apprendre qu'il n'aurait jamais à servir l'écrivain. De toute façon le jeune homme ne se sentait plus le bienvenu nulle part. Il s'était exclu tout seul d'une société qu'il avait autrefois appréciée. D'accord, il n'avait jamais été le plus souriant des garçons mais il n'avait jamais été aussi odieux avec les autres. Préoccupé par son livre certes, mais pas méchant. Le simple fait de ne pas vouloir aider son voisin n'était pas une attitude normale pour le Tristan d'avant. Aujourd'hui... ça lui était presque égal. Presque, car il lui restait encore un peu de marge avant de devenir un véritable enfoiré. Après tout, il avait fini par ouvrir la porte ! Et il semblait déjà le regretter...
Il fronça les sourcils en l'entendant décrire le tableau. Se foutait-il de lui ? Était-ce donc une image aussi glauque que renvoyait Tristan ? C'était assez blessant à entendre. Mais il préféra ne pas le montrer. Après tout, c'était légitime que le voisin ait quelque ressentiment contre lui, alors inutile de s'en formaliser. « Je n'ai pas très envie d'avoir le tableau d'un pendu chez moi. Mais merci de proposer. » Si tout était morne chez lui, autrefois il avait adoré les explosions de couleurs. Sa chambre d'adolescent était d'un rouge vif, avec quelques touches de bleu. Des couleurs qui ne s'accordaient pas vraiment ensemble mais qu'il avait toujours adorées. Sa nouvelle chambre, comme le reste de l'appartement, était grise. Il n'y avait jamais pensé mais peut-être qu'au fond c'était cette ambiance triste qui l'empêchait d'écrire. Il faudrait y remédier... chose que Tristan ne ferait probablement jamais. « Tu l'as vraiment ce tableau ? Parce que si c'est le cas je ne suis pas sûr d'être le plus bizarre de nous deux. » Qu'est-ce que ce genre de peinture pouvait bien faire chez un type comme lui ? Il avait l'air... plein de vie. Il avait l'air d'un garçon qui souriait bien plus facilement en tout cas.

Tristan se souvint soudainement pourquoi il n'aimait plus fréquenter d'autres gens. La condescendance de ce garçon le touchait plus qu'on aurait pu le croire ou qu'il ne voulait le montrer. Il baissa un instant les yeux avant de boire une gorgée de son café. Ferme-la, aurait-il pu simplement dire. Pourquoi prenait-il ça tant à cœur ? Depuis quand ce qu'on pensait de lui était-il important ? Au fond, il ne se serait pas gêné avec quelqu'un d'autre. Mais s'il devait passer une soirée en compagnie de ce type, autant ne pas s’entre-tuer tout de suite. C'était toutefois une bonne excuse pour se permettre de rester plus ou moins sympathique. Enfin, c'était un mot que l'on utilisait rarement pour le qualifier, mais l'idée était là. « Je suis pas fan du prénom. » dit-il simplement au sujet de Gunther. Ca lui rappelait cette série un peu mielleuse, Friends… Il l'avait beaucoup regardée avec son ancien petit-ami, véritable mordu de séries et de films en tout genre. Maintenant il n'arrivait plus à voir un seul épisode ou même entendre la chanson du générique sans penser à lui et à ce qu'il s'était passé par sa faute. Effectivement, c'était plus facile de tenir Elias pour responsable de son accident... Mais en même temps il fallait être con pour traverser la route sans regarder s'il y avait des voitures. Tristan ne voulait pas reconnaître qu'il s'était montré plus stupide que jamais : foutue fierté. Après, si le prénom collait bien au chat, pourquoi pas. Il portait sans doute mieux son prénom qu'Hadès de toute façon !
L'écrivain se doutait bien que le voisin n'habitait pas seul. Il avait une copine et il avait dû l'apercevoir une ou deux fois. Une jolie femme à priori. « Ca fait combien de temps ? » Sous-entendu ; que vous êtes ensemble ? Tristan se surprit lui-même à poser cette question. Au fond ça lui importait peu de savoir depuis combien de temps durait leur couple mais il n'avait pas pu retenir la question. C'était de cette façon que l'on tenait une conversation, non ? Des questions et des réponses. Peut-être faisait-il simplement un effort au fond. Ou peut-être espérait-il que ce couple soit tout neuf parce que... non, c'était débile, oubliez.

« Je n'ai besoin de personne. » C'était probablement le plus gros mensonge de sa vie. Et Tristan avait longuement cru à cette stupidité. De plus en plus il enviait les couples, les gens qui pouvaient compter sur d'autres et qui avaient la chance d'affronter les malheurs de la vie à deux. En général quand il commençait à songer à ce genre de choses, il imaginait que n'importe quelle personne serait dégoûtée par sa jambe et arrêtait d'espérer. « Je vis très bien tout seul, et de toute façon les femmes ne m'intéressent pas énormément. » Façon subtile de faire comprendre qu'il était bi... Mais avec un fort penchant pour les hommes et leur caractère plus viril. Il avait souvent suivi son cœur mais force était d’admettre qu’il avait été plus souvent attiré par les hommes – bien que quelques femmes le fassent rêver. Encore une chose qui sortait de sa bouche sans qu'il ne comprenne pourquoi. « Attends-moi deux secondes. » Agacé de le voir grelotter, il fila dans sa chambre pour attraper la première veste qui lui passait sous la main. Il revint près du garçon et la lui posa sur les épaules – au lieu de la jeter, ce qui était en soi un bon progrès. « Je m'appelle Tristan. » S'il avait été capable de présenter son chat, il pouvait bien se présenter à son tour...
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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyLun 21 Mar - 22:46




 



Tyler & Tristan
“Here we are, trapped in the amber of the moment. There is no why.”  

"Ben... Ouais." Je répond tout en sirotant mon café. "C'est de l'art ça n'a rien de bizarre... Si t'es un peu ouvert d'esprit bien sûr." Je hausse les épaules avec un peu d'arrogance.  De toute façon ce crétin ne pourrait pas comprendre la beauté de ce type d'allégorie. Mine de rien, ma mine se renfrogne un peu. Je sais qu'il ne sait pas que c'est moi qui l'ai peins ce tableau mais quand même... c'est un petit peu vexant. Bizarre, bizarre...  la caractérisation est déplacée. Même si j'ai changé ça n'en reste pas moins l'évocation d'une période de ma vie, un symbole de mon vécu...
Heureusement que le chat vient m'apaiser un peu parce que l'attitude de ce type finit par me chatouiller un peu le système nerveux...

La conversation dérive sur le passionnant sujet félin.
Je hausse les épaules, son avis je l'ai pas demandé, je m'en fous si c'est pas de son goût. En plus de la part d'un type qui appel son chat Hadès... l'opinion pèse pas très lourde.
2 ans." Je répond d'un ton un peu trop las. "Coup de foudre immédiat...On peut pas lutter contre ça j'imagine." J'explique, parce que parfois j'ai encore besoin de m'entendre me justifier sur la raison qui m'a poussé à emménager avec elle. Moi qui était anti-romance et complications... Je ricane doucement dans mon café à cette idée. J'étais tellement borné à l'époque, il n'a fallut qu'un sourire de sa part et toutes mes résolutions d'adolescent avaient étés démolies.

Curieux, je retourne la question de manière à enquêter un peu sur ce drôle de personnage. Sa réponse ne m'étonne pas. Clairement quand on voit son appartement il n'y a pas la trace d'une deuxième âme. "On a tous besoin de quelqu'un..." Je sors de manière très philosophique. Parce que si Charlie m'a bien apprise une chose c'est ça; on est en réalité jamais mieux tout seul. La complaisance dans la solitude est un mensonge qu'on se raconte pour se sentir mieux. Une présence chaude dans le lit, une oreille présente, un regard attentif; ça n'a pas de prix.  
C'est sa réponse qui me fait presque avaler de travers ma dernière gorgée de café. Putain... On peut dire que je l'avais pas vu venir celle-là. Et moi qui me fous à moitié à poil en arrivant dans son appartement. Quel con...  
Faut dire, c'est vraiment pas marqué sur sa tronche, il n'a rien d'une grande folle tiré d'un cliché. "Je l'aurai pas deviné tiens..." Je dis sans ironie. "Mais c'est cool." Je rajoute pour le rassurer avec un sourire.
Je veux pas qu'il croit que ça me pose un problème. C'est sûr que ça me surprend, mais j'ai aucun problème avec ça. A vrai dire je m'en contre fous.

Un peu surpris je le regarde quitter la pièce, fronçant les sourcils. Qu'est ce qui lui prend ?
Quand il revient je reste un peu incrédule. Faut croire qu'il commence vraiment à se dégeler le petit prince des glaces. "Merci." Je répond un peu plus timidement que prévu quand il me pose une veste sur les épaules. Enfin, c'est pas trop tôt !
Mais maintenant que je sais qu'il aime les hommes l'attention me déroute un peu... Est-ce qu'il à décidé de se laisser aller à un peu de drague à présent que le secret est révélé ?
Ou peut-être qu'il se décoince tout simplement, sans sous entendu... Je décide en tout cas de ne pas voir de stratagème douteux dans cette sympathie soudaine.
Je souris, le temps va peut-être enfin pouvoir passer plus vite. Maintenant qu'il commence à s'ouvrir je me fixe un nouvel objectif: le voir sourire.
"Tyler." Je répond en enfilant la veste.  "Dis, tu aurais pas quelque chose de plus fort que du café ?" J'ajoute. Sous entendu bière, whisky ou tout ce qui peut aider à encore détendre l'atmosphère. Peut-être que la boisson l'aidera à se lâcher un peu plus. On est déjà en bonne voie mais un petit coup de pouce ne serait pas de trop.
J'ajoute ensuite, un peu innocemment et surtout impulsivement pour relancer la conversation; "Du coup c'est comment être avec un gars ?" La question de l'ignorant pas excellence... Je ne sais même pas pourquoi mais ça m'intrigue sincèrement.



 


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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyLun 21 Mar - 23:08

tyler ∞ tristan
« D’accord, c’est pas bizarre. Disons que c’est juste glauque alors. » Tristan n’avait pas beaucoup de sensibilité artistique. Pas qu’il ne s’y intéressait pas… disons qu’il maudissait toutes ces personnes capables d’avoir de l’inspiration pendant que lui séchait complètement. Clairement il était jaloux. Il enviait les peintres, dessinateurs et encore plus les écrivains. Surtout ceux qui sortaient un livre tous les ans... C’étaient les pires. Un peu comme s’ils le narguaient avec leur succès alors qu’en réalité il était juste un peu parano. Et surtout en cruelle manque d’inspiration. Ecrire s’était révélé beaucoup moins compliqué lorsqu’il avait été en couple. A croire que c’était lié… Mais Tristan refusait de se remettre avec quelqu’un juste pour pouvoir écrire. Certes, il était prêt à beaucoup de choses pour son livre mais pas celle-là. D’autant qu’on pouvait être à peu près certain d’une chose : n’importe quelle personne ne ferait pas l’affaire. Il lui fallait un peu d’amour, de bonheur. Bien sûr, les écrivains maudits s’en sortaient plutôt bien en général. Mais visiblement le malheur ne convenait pas à tout le monde et n’inspirait pas n’importe lequel des écrivains. Peut-être que la combinaison des deux serait l’ajustement idéal… Eh bien il n’était pas prêt de le trouver, à ce rythme. Tristan ne voulait pas admettre qu’il avait besoin d’amour et ne cherchait pas à rencontrer le prince charmant, allez savoir pourquoi. Il faudrait pouvoir le supporter plus d’une heure pour qu’il ait sa chance et surtout qu’il se laisse approcher.
Ce qu’il faisait un peu auprès de son voisin histoire que la soirée passe plus vite. Mais ne comptez pas sur lui pour réitérer l’expérience… Surtout à la vue des commentaires assez désagréables de ce dernier.

Tristan ne put retenir une grimace lorsque le garçon parla de coup de foudre. Sérieusement… ? « Ca existe ça, les coups de foudre ? » Bien sûr qu’il n’y croyait plus. En fait il ne croyait plus en grand-chose et ça son voisin le remarquerait très vite. C’était peut-être moche d’être autant désabusé à son âge… Mais on ne choisissait pas toujours la vie qu’on menait. « Enfin c’est cool pour vous. » Il enviait aussi les couples mais il l’assumait déjà beaucoup moins. Besoin de personne, c’était sa devise. Une devise totalement fausse mais qui dissuadait en général les plus courageux. « T’as raison, on a tous besoin de quelqu’un. J’ai mon chat, c’est suffisant. » Au moins il n’était pas trop chiant, lui faisait parfois des câlins et ne lui tenait pas une conversation épuisante et inutile à longueur de journée.
L’écrivain n’avait aucune honte à dire qu’il était pas mal attiré par les hommes également. Avec un peu de chance, ça repousserait le voisin et l’inciterait à dégager s’il était homophobe. Bon… visiblement, un autre plan qui ne marchait pas très bien. Un peu déçu, il haussa les épaules – même si c’était toujours agréable de voir des gens qui acceptaient la différence des autres. « C’est cool ? Si on veut. A partir du moment où t’es célibataire, gay, bi ou hétéro c’est la même chose. » Aimer les femmes ou les hommes n’empêchait pas les peines de cœur ni les longues périodes en solitaire. Aucune différence. « J’espère que ça ne te pose pas de problème, mh ? » demanda-t-il malgré tout. Au fond, Tristan s’en foutait totalement. Des homophobes il en avait connu des tonnes et ne se laissait jamais affecter par eux. D’ailleurs, l’un de ses personnages principal était un putain d’homophobe, comme il le décrivait lui-même. Et puis s’il pouvait rebuter le gamin pour qu’il ne soit jamais tenté de lui emprunter du sucre ou quoi...
Ah, il fallait tout de même avouer que sa présence égayait un peu la pièce. Le simple fait de voir Hadès câliner quelqu’un d’autre, c’était assez sympathique.

Le voisin sembla surpris qu’il lui prête sa veste. Il y avait de quoi… Tristan se montrait enfin un peu agréable. Toujours dans le minimalisme certes mais il ne fallait pas trop en demander, n’est-ce pas ? Il apprit qu’il s’appelait Tyler. Il se contenta de hocher la tête pour acquiescer. Il aurait pu sortir la réplique banale « enchanté » mais Tyler l’aurait-il vraiment cru ? Peu importait. « Vodka, si ça te chante. » Il haussa un sourcil, assez surpris par la demande de son invité. D’un autre côté ce serait sûrement bénéfique aux deux de boire un peu. Il fouilla dans ses placards et disposa plusieurs bouteilles devant lui. « Choisis ce que tu veux. » Il attrapa deux verres également. « Et ne va pas dire partout que je suis alcoolo hein. Même si c’était le cas, ça ne regarderait que moi. » Il se retrouverait rarement bourré. La dernière fois ce devait être à sa sortie de l’hôpital, histoire de bien fêter les événements… Enfin bref.

Il se servit rapidement un verre de vodka et ne tarda pas à boire une gorgée. Gorgée qu’il recracha presque immédiatement à la question de Tyler… de quoi se mêlait-il ? Il essuya ses lèvres et le regarda longuement. « Je me souviens plus en fait. » Un peu d’humour ne faisait pas de mal… même si ce n’était pas la chose qu’il maniait le mieux. Tristan haussa les épaules. « Que veux-tu que je te dise ? Y’a pas tant de différences qu’avec une femme. Y’a des cons autant qu’il y des salopes. » Un tel vocabulaire ne lui ressemblait pas, mais il trouvait cette question agaçante. Clichés… « Autant de prises de tête, de problèmes. Enfin, y’a quand même un avantage net : tu risques pas de te retrouver avec un gosse sur les bras. » Son rêve de famille était bien loin derrière lui. Actuellement, Tristan ne saurait supporter un gamin vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans les pattes. Mais puisqu'il aimait les femmes... cet avantage ne marchait que la moitié du temps.
« Pourquoi, tu veux tester ? » qu’il dit avec un léger sourire en coin.
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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyLun 21 Mar - 23:48




 



Tyler & Tristan
“Here we are, trapped in the amber of the moment. There is no why.”  

"Faut croire..." Et pourtant j'étais le premier à ne pas y croire à ces choses là. Mais je suppose que quand on a la bonne personne face à nous ça parait soudainement très évident. C'est même hautement troublant. Je me souviens de cet instant où j'ai réalisé pour Charlie. On buvait notre verre au bar, elle a rit et en une fraction de seconde elle s'est retrouvée enveloppée d'une aura lumineuse et moi j'étais captivé pour toujours. Ça doit venir de là le rapport à la foudre, cette lumière qui frappe si brutalement la personne. Boom, t'es fini. Changé à tout jamais. En l'espace d'un dixième de seconde tu sais que ta vie ne sera plus du tout comme avant, comme si ça avait effacé tout ce que tu étais pour le remplacer par l'essence de cette autre personne. La brulure instantanée de la foudre qui fait fusionner les âmes.
C'était tellement particulier et inconnu comme sentiment que je ne l'ai même pas sauté tout de suite, alors que c'est généralement plutôt mon habitude. Ce soir là, je l'avais ramenée chez moi et j'avais d'abord peint son corps nu avant même de le toucher, troublé par tant de beauté. J'avais appris ses courbes par coeur pour pouvoir mieux les caresser.
J'avais tout de suite su qu'elle serait la femme de ma vie... Et pourtant j'ai malgré tout été un peu naïf d'imaginer l'idylle. Parce qu'il faut admettre qu'en ce moment elle me gonfle un peu. En plus, elle est de plus en plus souvent absente... Mais bon, je suppose que dans un couple c'est normal, si on est réaliste il faut s'attendre à ce que ce ne soit pas parfait tous les jours. Ça ne veut pas dire que je l'aime moins.

Je ne peux retenir une moue un peu moqueuse quand mon voisin me parle de son chat. Ça sonne un peu zoophile dis comme ça. Je ferais presque une réflexion si j'avais pas eu la suite de l'histoire... Homosexuel. Tout de suite j'oublie cette histoire de chat... Je ne sais pas pourquoi mais cette nouvelle me perturbe un peu. Pourtant j'en ai rien à faire de la sexualité des gens, ça me laisse normalement indifférent... Peut-être est-ce parce que je ne m'y attendais pas ?
"Non non mec, j'ai pas de soucis avec ça. " Je le rassure en souriant. Après tout il met ses parties génitales où il veut, moi ça ne va rien changer à ma vie. Si il y'a bien un truc qui ne me regarde pas c'est les choix sexuels des gens. Parce qu'au fond il font bien ce qu'ils veulent dans leur propre intimité. C'est pas comme si on était invité dans la chambre et forcé à regarder.

Je suis presque étonné en sentant l'odeur de sa veste parvenir jusqu'à mes narines. Elle sent bon... Je suppose qu'elle reflète son parfum. Etrange quand on pourrait croire que l'ermite est un peu négligé. Ça doit venir de son goût pour les hommes, parait que les homos prennent mieux soin d'eux... J'ai toujours cru à une légende mais là ça me met le doute.
Dans l'espoir de détendre un peu l'atmosphère je propose alors de passer sur une boisson un peu plus épicée. L'alcool désinhibant devrait le rendre un peu plus agréable. Après tout, j'ai pas l'impression que Charlie soit sur le point de rentrer... Je suis probablement bloqué ici encore pour une poignée d'heures.
Je ne suis pas spécialement surpris quand Tristan étale devant moi un riche choix de bouteilles. Les dépressifs sont souvent bien fourni en alcool... Je ris un peu, un petit sourire en coin. "Oh mais t'inquiètes pas, je juge pas." Moi même je suis plutôt accro à mon petit verre alors je vais pas aller critiquer un alcoolique.
J'attrape la vodka proposée, m'en sert un demi verre que je mélange à du curaçao et un peu de limoncello à défaut de jus de citron.
Sans lui laisser trop le choix je verse une lampée du curaçao dans son verre également. "Je veux pas être le seul à finir avec la bouche bleue." J'ajoute un clin d'oeil complice.

Une fois servi et histoire de relancer un peu une conversation j'improvise. Son aveux me trotte encore dans la tête malgré moi et c'est donc tout naturellement que mon esprit formule une question en rapport... Sans délicatesse et les pieds dans le plat.
Sa réaction n'est pas tellement celle attendue. Il parait perturbé par la question, au point de recracher son verre. Je ris un peu. Timide le garçon ? C'est vrai que parfois j'ai tendance à oublier que les gens ne sont pas aussi ouvert que moi et qu'ils peuvent avoir leur pudeur. "Oh merde, à ce point ?" Je demande quand il laisse sous entendre que ça fait longtemps... Ne tombant pas malgré tout dans la pitié, je reste enjoué.
Même si je dois avouer, ça me fait presque de la peine de l'écouter. Ne pas s'envoyer en l'air c'est triste. Pas étonnant qu'il soit si renfermé. Il a juste besoin de tirer son coup ce garçon.

C'est finalement à mon tour de recracher mon verre... Ce coup là je m'y attendais pas, il me prend clairement de court. Mais en même temps, ça me plait un peu. Je préfère cette facette de lui que son côté boudeur. C'est plus distrayant. Un peu mal à l'aise malgré tout je rigole. "Ola...Dis t'as pas un peu une tendance à la bipolarité toi ?" Je dis sans méchanceté face à son changement d'attitude, pour rire parce que je ne sais pas trop comment réagir autrement à ça. "Non, non, moi je suis hétéro tu sais." J'enchaîne en répondant plus directement. "Cela dit..." un petit sourire joueur se dessine alors sur mes lèvres. "Tu peux toujours me reposer la question dans quelques verres." Avec un clin d'oeil je fini le mien d'une traite pour pouvoir me resservir. Dans ma tête ces mots ne sont rien qu'une blague, une manière de jouer le jeu...  Ça me parait innocent et pourtant, je ne suis pas sûr que ça le soit tellement.


 


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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyMar 22 Mar - 0:04

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Ah, l’amour… Le coup de foudre, les papillons dans le ventre, toutes les premières fois en tant que couple… Ca faisait rêver. Tout le monde ou presque souhaitait trouver la personne avec qui tout partager. On pouvait croire que Tristan ne faisait pas partie de ceux-là et pourtant… Oui, les apparences étaient clairement trompeuses pour le coup. D’un autre côté, il s’était résigné depuis longtemps maintenant. Il se savait imbuvable et n’était pas franchement sûr de pouvoir changer ça. Ca faisait maintenant trop longtemps qu’il vivait seul et qu’il ne vivait que pour lui – ou plutôt pour ce foutu bouquin. Cette œuvre maudite qu’il ne parvenait pas à achever et qui l’obsédait depuis plusieurs années maintenant. Elle avait détruit son couple, était en quelque sorte à l’origine de son accident et de son enfermement dans cette maison mal décorée selon les critères de Tyler. Abandonner résoudrait tellement de choses ! Mais il n’arrivait pas à en démordre. Lâcher ce livre serait reconnaître qu’il n’avait pas réussi à faire une chose de bien dans sa vie. Et également reconnaître qu’il avait perdu des années pour rien, et gâcher une relation amoureuse par la même occasion. Abandonner, ce serait admettre son échec. Et surtout, n’ayant pas beaucoup d’amis, si Tristan n’avait plus ce livre pour lui trotter dans le crâne et pour l’occuper si longtemps… il se ferait sacrément chier. Bien sûr, il pourrait toujours repartir à la découverte du monde extérieur ! Mais il ne savait même plus s’adresser aux gens. Preuve faite avec Tyler ! Si le voisin restait là c’était parce qu’il n’avait pas le choix et non parce qu’il en avait envie. C’était bien le problème : personne ne voudrait jamais lui tenir compagnie. La première impression qu’il laissait était toujours mauvaise et même s’il commençait un peu à se détendre en présence de Tyler – attendez qu’il ait bu trois verres de plus – les gens lui laissaient rarement autant de temps pour faire ses preuves et restaient sur cette sale impression. Oh, Tristan ne pouvait pas leur en vouloir, il ne faisait pas beaucoup d’efforts. Ou alors il ne les faisait pas assez vites…

Ils parlèrent vaguement de sa bisexualité, mais Tristan ne tint pas forcément à s’étendre sur le sujet. Du moment que Tyler n’avait rien contre ses préférences… tout allait bien. Il lui posa tout de même la question afin de s’en assurer, et sa réponse fut satisfaisante. Tristan n’était pas quelqu’un de violent – certes aigri mais pas violent – cela dit il n’aurait pas hésité à le virer de chez lui si Tyler s’était montré homophobe. Après… peut-être qu’il cachait son jeu pour ne pas se faire dégager justement ? Allez, ne vois pas le mal partout. S’il dit qu’il n’a pas de problèmes avec ça, il n’en a pas.
En tout cas, personne n’avait de problèmes avec la vodka ! Ce pour quoi il disposa quelques bouteilles devant eux à la demande du voisin. « La bouche bleue ça ira bien avec ton teint de mort-vivant. » Ce n’était pas très gentil de se moquer, le pauvre Tyler devait se les cailler… Mais bon, il valait mieux faire de mauvaises blagues que de tirer la gueule hein ? « D’ailleurs… ça va, ou t’as besoin d’une autre veste ? » Il continuait à trembler et Tristan ne voulait pas avoir une quelconque crève sur la conscience. On serait capable de lui coller un procès pour non-assistance à personne en danger… BON d’accord, il exagérait. Mais il était doué pour trouver tous les prétextes du monde, plutôt que d’assumer le fait que c’était assez agréable de s’occuper de quelqu’un.

Finalement, sa bisexualité revint sur le tapis. Et puis aussi sa vie amoureuse. Oh, il n’y avait pas grand-chose à dire… Le néant total. L’écrivain haussa les épaules. « J’ai pas compté mais ouais, à ce point. »
L’écrivain n’était pas bipolaire… Ou peut-être. Disons qu’il essayait juste de faire des efforts et de faire passer le temps plus vite. « Je demanderais à mon médecin si ça t’intéresse. » Forcément, un peu d’humour de sa part ça faisait tout de suite bizarre. Enfin, n’était-ce vraiment que de l’humour ? Disons que Tyler n’était pas vilain du tout et… Non, stop. « On ne peut pas prétendre être hétéro tant qu’on n’a pas tout essayé. » Lui, il avait déjà couché avec des filles alors il pouvait le dire ! Il avait au départ cru que ça ne lui plairait pas et même si ce n’était pas aussi bien qu’avec un homme, il avait bien fait de tenter le coup. Bisexuel jusqu’à preuve du contraire, hein ?

Les paroles de Tyler le firent sourire une nouvelle fois. Décidément, ce gamin semblait assez doué pour lui faire bouger les muscles de son visage. « On n’est pas assez courageux pour affronter la réalité sans alcool ? Petit joueur. » Il but à son tour son verre d’une traite, grimaçant légèrement. Alcool fort… Rapide pour faire tourner des têtes.
Après tout, ce type pouvait simplement être fidèle. Mais la façon dont il parlait laissait présager autre chose. Un jeu dangereux. Bon sang, il donnerait tout pour goûter de nouveau à un baiser passionné. Mais… seulement un baiser. Il avait fait une croix sur le sexe depuis longtemps.

Sa main frôla celle de Tyler alors qu’il s’apprêtait à reprendre la bouteille. Il faillit la lâcher mais la rattrapa de justesse… Merde. Ce simple « contact » suffit à le perturber. Tristan se resservit rapidement et vida une nouvelle fois son verre pour se remettre les idées en place. « Alors… c’est comment, d’être amoureux ? » Nulle, comme diversion. D’un autre côté, il avait oublié tout ce qu’on pouvait ressentir quand ça arrivait alors la question n’était pas totalement stupide.
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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyMar 22 Mar - 0:15




 



Tyler & Tristan
“Here we are, trapped in the amber of the moment. There is no why.”  

Presque deux ans... Ça m'étonne encore moi même quand je le dis... Le temps passe si vite... Y penser me fait lâcher un petit soupire malgré moi. J'ai bien fais de ne jamais parier sur mon incapacité à tenir une relation à long terme quand j'étais plus jeune... J'aurais perdu un paquet d'argent car personne n'y croyais, encore moins moi. D'ailleurs j'ai encore parfois du mal à y croire aujourd'hui et j'ai encore mes heures de doute.
Je ne jure que par Charlie et pourtant, je ne suis pas toujours sûr d'être entièrement prêt à ne plus jamais goûter à un autre corps. Cette idée m'a déjà traversé plusieurs fois. Je reste un homme et continuer de regarder les autres femmes est dans ma nature, même si je n'ai pas l'intention d'agir. Elles ne sont jamais aussi jolies qu'elle et pourtant parfois je me surprend à avoir envie de nouvelles aventures. Un autre corps, juste pour changer et essayer quelque chose d'autre...  Pour être sûr de ne pas mourir sans avoir connu tout ce qu'il y'a a connaître.

A mesure que l'alcool coule, il commence un peu à s'ouvrir à moi avec une étonnante franchise et finit même par être enfin amical. Finalement, l'être aigri et froid qui m'avait fermé la porte au nez se révèle plutôt sympathique et je commence à sincèrement apprécier sa présence. J'en oublie ma situation; mes clefs oubliées dans l'appartement et l'attente du retour de Charlie pour profiter du moment comme si je rendais visite à un ami.
A sa moquerie je hausse un sourcil. Je ne l'ai pas encore assez cerné que pour savoir si il s'agit d'une plaisanterie ou d'une véritable pique. Mais après tout, c'est vrai que je suis blanc comme un cul, c'est plus une constatation qu'une insulte. En plus gelé comme je suis... Je décide donc de ne pas me vexer et esquisse un sourire amusé en levant mon verre. "Je suppose." Je marmonne dans une moue. "Euhm... Non ça va... Merci." Je répond un brin étonné par son intérêt pour mon confort. "Je vais pas tarder à me réchauffer" J'ajoute en pointant l'alcool du doigt avec un clin d'oeil.
A voir la sympathie dont il est capable, j'en viens à comprendre que son côté austère n'est autre qu'une parure. Il a tout de l'attitude du gars qui cherche à se protéger... Mais contre quoi, je me le demande bien.

Ma curiosité refait alors surface et je me retrouve à le questionner sur les relations homosexuelles. Je ne sais pas pourquoi le sujet m'intéresse, mais c'est plus fort que moi de vouloir savoir. Curieusement, depuis qu'il m'a avoué sa tendance, je ne peux pas m'empêcher de le voir autrement. Mystérieux voir intriguant. Il représente quelque chose de nouveau pour moi et ça me captive étrangement. "En même temps, si tu te comportes avec tout le monde comme avec tes voisins..." Je lâche lorsque je comprends que sa libido n'a pas du être satisfaite depuis un moment. Impliquant que son abstinence est le résultat de son comportement et que dans un système de cercle vicieux, cette abstinence est aussi la cause de son comportement. "Ça explique l'aigreur..." Je m'autorise à dire sans oublier un sourire pour faire passer la pilule. Ce n'est pas une attaque, juste une petite pique amicale. Je me surprend alors à ajouter impulsivement; "Alors que pourtant, quand on creuse un peu, c'est pas dégueulasse ce qu'il y'a en dessous." C'est même plutôt intéressant. Si seulement il s'autorisait à s'ouvrir un peu plus et à ne pas montrer une image si négative de lui... A ce compliment que je fais je rougis un peu malgré moi. Je réalise que dire ça c'est un peu étrange... Surtout à un homosexuel.
"Malheureusement je suis pris alors les essais c'est fini pour moi..." A nouveau je soupire. Oui vraiment, c'est la facette la plus difficile dans une relation de couple. Se contenter de ce qu'on a.  Finalement, pour ne pas tomber dans la déprime en pensant aux choses qui me passent sous le nez, je fini par me reprendre en me permettant une boutade un peu tendancieuse. Sourire taquin aux lèvres.
Sa répartie me fait ricaner, je sens une certaine complicité s'installer entre nous à mesure que l'alcool grignote notre hémoglobine. "Ou trop fidèle." Je riposte sans me laisser déstabiliser.

Le petit jeu qui s'installe prend une tournure un peu plus spéciale lorsque sa main touche la mienne. Un contact bref mais intense, plein de sens. Ça me met mal à l'aise alors que ça devrait juste me laisser indifférent. C'est cette réaction qui me fait comprendre que mon petit jeu est peut-être en train de me dépasser. Je me racle la gorge. Mince, je ne comprend pas pourquoi j'accorde tant d'importance à cet effleurement. "Euh... Bien... C'est bien." Quelle réponse nulle. En même temps, je ne sais pas trop quoi dire.

Espérant casser le malaise je me met en mouvement, arpente un peu son salon et m'attarde en particulier sur son étagère à cd. Pas mal de choses qui me sont inconnues mais je finis tout de même pas tomber sur un titre intéressant. Un son folk jazzy dont je possède moi même le vinyl. Je souris en voyant nos goûts communs. "Je me permet." Je dis en sortant le disque pour le mettre dans le lecteur. Un peu de musique, voilà qui devrait alléger l'ambiance.
Je me tourne ensuite vers lui, enjoué. "Okay, puisqu'on apprend à se connaître et qu'on a de l'alcool, on devrait faire une partie de je n'ai jamais." Je ne sais pas pourquoi je propose ça car souvent ça ne finit pas très bien. Soit ça finit en révélations gênantes qui plombent l'ambiance, soit en vomi... Mais l'idée de l'obliger à exposer ses secrets les plus honteux tout en le saoulant et en me saoulant également me séduit. C'est le jeu qui délie le mieux les langues et pour apprendre à se connaître c'est redoutable. Peut-être que grâce à ça j'arriverai à mieux comprendre cet étrange personnage au masque de glace. "Le principe est simple. Chacun à notre tour on énonce un fait en commençant par je n'ai jamais. Si l'un de nous deux l'a en réalité déjà fait, il doit boire. Par exemple si je dis... euhm... je n'ai jamais été aigri envers un voisin... Tu dois boire et moi pas." Ça c'était gratuit et facile. Je marque une pause et ricane, insiste du regard pour qu'il s'exécute. "Après, tu n'es pas obligé de dire la vérité et tu peux te faire boire toi même dans le but d'apprendre quelque chose sur l'autre. Commençons réellement le jeu par un exemple de ce type: Je n'ai jamais été amoureux. Comme je le suis, je bois." Sur ces mots je bois une grande lampée de mon verre. "Alors ?" Je le fixe en attendant de voir si il va boire également ou non... C'est parti pour les révélations.



 


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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyMar 22 Mar - 12:11

tyler ∞ tristan
Il repensa à ce que Tyler lui avait dit plus tôt ; deux ans. C’était long, deux ans ! Jamais personne ne serait capable de le supporter autant de temps. Ou tout du moins de supporter sa carapace. Et puis même quand on apprenait à le connaître ; il avait beau se montrer plus agréable et courtois, il n’en était pas moins obsédé par son livre et toujours occupé. Cela dit, il était vrai que la présence de Tyler l’aidait à ne plus y penser. Son ordi était éteint à l’autre bout de la pièce et Tristan n’avait pas songé une seule fois à ce fichu bouquin. Comme si le garçon avait sur lui une sorte d’effet thérapeutique qu’on n’expliquait pas vraiment. Son ancien copain n’avait que rarement été capable de le lui faire sortir de la tête autant de temps… En espérant que ça dure – ce qui devrait se passer s’ils continuaient à boire.
Tristan ne fit aucun commentaire sur sa réponse. Il aurait bien sûr pu demander si le mariage était envisagé, voire les enfants, ou autres… Mais au fond il s’en fichait. Ou plutôt : ça risquait de foutre tous ses efforts à la poubelle. Parler d’amour, c’était sans doute la dernière chose à faire avec le brun… Lui qu’on croyait sans cœur.

Et ils parvinrent à éviter le sujet… environ cinq minutes, pas plus. Effectivement, quand Tyler apprit la bisexualité de Tristan, il s’en donna à cœur joie ! Soit… Il allait essayer de ne pas l’envoyer balader. Et pour ça, un verre de plus ne ferait pas de mal ! Les remarques de Tyler étaient de bonne guerre, l’écrivain devait bien l’avouer. Mais il répliqua malgré tout, plus joueur qu’il n’en avait l’air : « Disons que mes voisins ne sont pas très mignons, en couple ou inintéressants. Quel dommage que tu fasses partie des trois catégories… » Il afficha le même sourire que son voisin pour lui faire comprendre qu’il plaisantait. De manière très objective Tyler était le plus mignon de cette rue… Et ne semblait pas dépourvu d’un cerveau. « Fais gaffe à ce que tu dis si tu ne veux pas retourner dehors. » Il ne le ferait pas… A moins que Tyler n’aille vraiment trop loin.
Il haussa un sourcil. « Pas dégueulasse ? Est-ce que c’est un compliment ? » Tristan n’en était pas certain… en tout cas, ça faisait longtemps qu’un homme n’avait flatté son égo, même d’une façon tout à fait maladroite ! Et c’était agréable… « Fidèle depuis deux ans, mh ? T’en as du mérite. » Voilà une phrase typiquement inutile, juste pour meubler… Il ne savait pas trop pourquoi il était rentré dans son jeu, ni ce qu’il avait pu « espérer » en lui répondant qu’il était trop peureux.

Puisque Tyler avait demandé ce que ça faisait d’être avec un garçon, Niels lui renvoya la pareille en lui demandant ce que ça faisait qu’être amoureux. Il s’était attendu à un discours enflammé mais n’eut à la place que quelques mots. C’était sans doute mieux comme ça…
Un silence gênant s’installa. Tyler se décida à faire le tour de la pièce et finit par observer ses goûts musicaux. Tristan le regarda faire sans rien dire, attendant une quelconque vanne du genre « autant de goût pour la décoration que pour la musique ». Mais il n’en fut rien. A la place, le voisin proposa un jeu.

Il n’avait jamais entendu parler de ça. Peut-être parce qu’il n’avait jamais vraiment fréquenté les soirées, ce genre de choses… En tout cas, il écouta attentivement les règles de ce jeu et n’eut pas de difficultés à comprendre. Il comprit où Tyler voulait en venir : briser la carapace, apprendre ce que personne d’autre ne savait. L’écrivain n’était pas certain de vouloir se prêter au jeu… Mais s’il gardait le contrôle, il y avait peu de chance que ses petits secrets soient découverts, non ? Et puis, ça ferait passer le temps…
Il contourna le bar pour se poser sur le canapé, verre à la main et bouteille pas très loin. Il but donc une première fois pour sa première proposition.

Avouer qu’il avait déjà été amoureux n’était pas vraiment ce qu’il redoutait. Tyler allait sûrement se demander quel malchanceux avait subi son amour, mais à part ça… Alors, regardant son voisin, il leva son verre et but. « J’ai effectivement déjà été amoureux. Et je me passerais de tout commentaire, mh ? » Il réfléchit à ce qu’il pourrait bien dire de son côté. Ce jeu ne l’inspirait pas énormément…

Tristan eut finalement une idée. Il eut un petit sourire et tout en regardant Tyler : « Je n’ai jamais été attiré par un homme. » Sur ces mots, il but puis attendit curieusement de voir s’il allait faire de même ou non.
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Dernière édition par Tristan O'Brian le Jeu 5 Mai - 13:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. Tristan & Tyler ☀ People often forget that kindness is free. EmptyJeu 5 Mai - 13:24




 



Tyler & Tristan
“Here we are, trapped in the amber of the moment. There is no why.”  

C'est un véritable concours de piques qui se déclare visiblement. La victoire à celui qui sera le plus mesquin, la défaite au premier qui perd le sourire poli.  "Et toi il ne t'en manques plus qu'une..." Je répond en levant mon verre, appuyant un peu plus sur son célibat alors qu'il me traite de moche inintéressant. Moi au moins je baise, j'ai envie de répondre.
Mais je commence un peu à cerner le personnage alors je me froisse pas.  Je perçois bien qu'il s'agit de cynisme plutôt que d'honnêteté. Et ce genre de jeux, ça me parle bien. Chercher, emmerder, taquiner, c'est dans ma nature.
C'est généralement comme ça que je m'y prend avec les filles. Elles aiment bien les mecs qui les bouscules un peu. Le côté bad boy un peu chieur et arrogant ça plait toujours plus que le puceau trop gentil qui tire la chaise. En tout cas pour les coups d'un soirs... Si l'objectif est de mettre une bague au doigt alors il vaut mieux tirer la chaise au moins une fois pour montrer qu'on est pas non plus un connard fini. A Charlie j'ai même ouvert la portière du taxi.
L'attitude que j'ai ici me rappelle mes vieux jours de flirts, un vieux reflex qui me revient malgré moi semblerait-il. "Si t'as la flatterie facile..." Je répond d'un ton amusé en haussant les épaules, ne confirmant ainsi pas si il s'agissait ou non d'un compliment.
"Oui... je trouve aussi." Pour célébrer ma propre fidélité je lève une nouvelle fois mon verre avant d'en boire une gorgée. Moi fidèle, c'est un pari que personne n'aurait prit à l'époque. Mon manque de respect pour les femmes faisait de moi le plus salaud des hommes. Elles n'étaient rien d'autre que trous et compétition. Si j'avais du entretenir une relation plus sérieuse avec l'une d'entre elles, elle aurait probablement finie cocue plus d'une fois sur la même semaine.

La discussion évolue vers l'espace salon où je propose le fameux jeu du 'je n'ai jamais'. La meilleure excuse qui soit pour allier révélations croustillantes et raison de picoler.
J'attaque directement sans prendre de gants, tentant de percer sa carapace pour comprendre ce qui se cache dessous.
Dans ce qui pourrait s'apparenter à un duel de regards, je le fixe en attendant de voir si il va porter le verre à ses lèvres. Un petit sourire s'esquisse sur les miennes lorsque je le vois boire. Vu sa condition actuelle j'en déduis donc qu'il a du avoir le coeur brisé... Intéressant. Ça pourrait expliquer son côté renfermé si c'est un évènement récent. Ou si vraiment ça l'a brisé assez que pour qu'il traine ça des années...
Maintenant je crève d'envie de connaître les détails... Mais il me coupe avant que mon enquête puisse commencer. Pas de commentaires hein ? Probablement un signe que ce petit coeur brisé impacte toujours sur lui. Une cicatrice encore ouverte donc...

M'asseyant à côté de lui j'attrape la bouteille et me penche pour resservir son verre. Round 2. Je l'observe en attendant de voir ce qu'il va pouvoir trouver comme question. La subtilité de ce jeu étant d'arriver à trouver quelque chose qui pourrait s'avérer gênant à révéler pour les autres mais pas pour soi...
Ce qu'il finit par trouver m'arrache un petit sourire amusé. Il pensait sûrement me coincer avec ça... Mais c'est raté. J'ai toujours regardé les formes des femmes... Sur mon visage se dessine une moue désolée pour lui alors que mon bras ne se lève pas. "Je te l'ai dis, j'aime les femmes." Et ce n'est pas parce qu'il m'intrigue que je considère ça comme de l'attirance.... Même si c'est vrai que j'ai tendance à me comporter avec lui comme je me comporterais avec une femme... Je ne sais pas trop pourquoi.

Finalement je soupire en reposant mon verre sur la table, déjà bien éméché. "Tu sais quoi, laisses tomber ce jeu débile..." Je me relève du canapé et enlève la veste qu'il m'a prêté pour aller chercher ma chemise toujours humide. "Je devrais rentrer, mes chats ont sûrement la dalle. Et j'ai assez abusé de ton... hospitalité." Je dis sans pouvoir contenir un petit sourire amusé à l'utilisation de ce mot un peu ironique. "C'était sympa de ta part en tout cas." Finalement et contre toute attente.
Mon envie de rentrer est là... Je commence à me sentir un peu mal à l'aise et bourré... Mais ce n'est pas l'envie qui fera réapparaître ma clé dans ma poche pour autant. Je suis toujours incapable de rentrer chez moi... Par la porte d'entrée. Du coup, je me fais des plans débiles. "Par contre tu pourrais me donner un petit coup de main ? Si t'as un tourne vis je pense pouvoir forcer la porte du jardin..." Entrer par effraction dans sa propre maison... Pourquoi pas. Après tout personne va appeler les flics.



 


Dernière édition par Tyler Hepburn le Ven 10 Juin - 17:59, édité 1 fois
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