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CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir

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MessageSujet: CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir EmptyLun 14 Mar - 22:35

J'ai besoin d'être porté par un espoir
Cassandre & Monroe
Tu n’es plus qu’un gamin perdu. Tu n’es plus rien. En fait, tu n’es qu’un abruti. En fait, tu te ronges les ongles, en te demandant ce qu’il va t’arriver. Tu as grillé nerveusement une clope, avant d’entrer dans le grand bâtiment.
Cassandre a foutu le feu à la baraque. Ou alors, t’as oublié un mégot sur le canapé. Tu sais pas. Tu ne sais plus. Tu es là, complètement perdu. L’odeur du détergeant te prend à la gorge. Tu voudrais partir en courant. Tu voudrais t’enfuir, promptement. T’as horreur de l’hôpital. T’as horreur de cette propreté faussement mesurée. Tu as l’impression de crever.
Mais pour le coup, ce n’est pas toi qui a failli y passer. Plutôt Cassou, qui s’est empoisonné avec la fumée. D’après ce que tu as pigé. Tu te tortilles, angoissé. Comment est-ce qu’il s’est démerdé, hein ? Et puis si c’était de ta faute ? Et puis s’il y était passé ? Comment est-ce que tu aurais fait ? Tu soupires. Tu paniques, en te grattant le bras. Sur ta gueule, les traces d’un dernier combat au bar. C’est léger. C’est suffisant pour que tu te sois fait virer jusqu’à une date indéterminée. C’est suffisant pour que tu sois pointé du doigt par quelques passants qui t’étaient étranger. C’est pas de ta faute si tu as le sang chaud. C’est pas de ta faute si c’est tous des cons. C’est de ta faute si tu étais bourré. Mais il ne fallait pas venir te chercher. Mais il ne fallait pas venir t’emmerder. Te titiller. Tu n’y peux rien. Tu étais trop paniqué. En train de bouillir, en train de suffoquer. En train de crever. Une cocotte-minute qui menace d’imploser. Alors forcément, avec l’autre, là, qui t’a taquiné … Tu t’es lâché.
On peut dire que c’était une semaine de merde. On peut dire que c’était un mois de merde. Tu ne sais plus comment te comporter. T’es sous pression, constamment. T’es sous pression, tout le temps. Avec cette connerie de mariage. Avec la violence des éléments. Avec Caelan, pour la nuit où tu t’es un peu trop offert. Tu es perdu, égaré, sans savoir où donner de la tête. Tu te demandes si ton amoureux va s’en douter. Tu te demandes s’il le sait déjà, et que c’est ce qui l’a poussé à essayer de tout faire cramer. Si ça se trouve, il a tenté de se suicider. Si ça se trouve, il était trop défoncé pour bien tout réaliser. Si ça se trouve, tu es tout simplement complètement paniqué. Si ça se trouve, il ne lui est rien arrivé.

Tu t’es dirigé vers l’accueil, avec tes mains qui tremblent. Tu as demandé à voir Cassandre. De Montherlant. Tu fais un violent effort pour prononcer son nom correctement. « Vous êtes de la famille ? » La question qui t’arrache un violent frisson. La question qui t’oblige à te balancer, d’un pied sur l’autre, sans vraiment savoir quoi raconter. Sans vraiment savoir pour quelle réponse tu devais opter. « Je … Son … Son fiancé .. » C’est encore délicat d’avouer ainsi que tu es pédé. C’est encore délicat d’avouer que tu es deux doigts de te marier. « Je … » Tu montres la bague à ton doigt, comme si ça allait te justifier. Comme si ça allait te sauver. « S’il vous plait … J’ai besoin de le voir.. » Tu l’interromps. Tu voudrais qu’elle comprenne. Tu voudrais qu’elle réalise que tu dis la vérité, pour ne pas être obligé de répéter. Tu as besoin d’être rassuré. Tu as besoin de savoir la vérité. La réalité.
Alors, dans ta tête s’inscrit un numéro de chambre. Un étage, une porte. Et toi, tu voles presque. Tu remercies, et tu files. Tu grimpes les marches à toute vitesse. La tête baissée, de peur de voir des horreurs auxquelles tu ne saurais te familiariser. La tête baissée, de peur de trébucher.
L’étage, le numéro. Tu regardes la porte. Le regard bouffé par l’anxiété. Tu frappes. Doucement, quelques coups. Tu attends une réponse. Tu crois. Tu l’as entendue ? Peut-être. Tu ne sais pas, tu ne sais plus. Mais tu as poussé la porte. Un rapide regard pour t’assurer qu’il n’était pas brûlé au cinquième degré. Pour te jeter sur le garçon. « Putain, Cass. » que tu as hoqueté, sous l’émotion. Tu cognes son torse de tes poings, presque rageur. Tu gardes le nez dans son cou. Complètement paumé. Tu voudrais inspirer. Respirer. Alors, tu te redresses. Tu sens la pression qui redescend, lentement. Tu sens la pression qui s’efface, tandis que tes membres se mettent à trembler. Plus fort encore. Si fort que tes jambes trop longues ne parviennent plus à te porter. Si fort que tu manques de t’effondrer. Le sang quitte ton visage, l’espace d’un instant. Tu t’es vautré dans une chaise, sans vraiment savoir comment. La bile au bord des lèvres. Léger malaise. Tu respires, probablement un peu trop fortement. Et puis ça passe. Lentement. Et puis ça passe, doucement. « Qu’est-ce que t’as foutu .. ? » que tu demandes, la voix étranglée, au bout de plusieurs instants.
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MessageSujet: Re: CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir EmptySam 19 Mar - 17:02

Le feu a démarré dans la chambre d’ami, étant ma chambre préféré dans la maison également. Etant entièrement en bois, le feu à eut un combustible suffisamment important pour se répandre de façon importante et dense. Bien évidemment, c’est l’odeur de la fumée qui m’a interpelé, j’étais sur le pc dans la pièce principale du salon, assis sur le sofa en train de traîner lascivement sur Facebook au lieu de rédiger des rapports urgents pour l’entreprise. L’odeur était vive et âpre, une odeur de bois qui brûle, sauf que bien sûr, aucun voisin n’aurait brûlé un feu en ce samedi après-midi. C’est quelques secondes après que je me suis rendu compte de cette odeur de fumée que les détecteurs de fumée se sont déclenchés, hurlant une sonnerie infâme qui me détruit les oreilles. Quelle belle camelote ces détecteurs, s’ils ne sont pas capables de détecter un feu avant moi. Je me souviens avoir maudit cette satanée machine, mit mon pc sur le côté pour aller voir ce qu’il se passait. Après un bref tour sur moi-même à 380° pour regarder d’où la fumée pouvait sortir, je me suis rendu compte que c’était depuis l’une des chambres. Le détecteur ne fait qu’avertir les pompiers, qui devraient probablement être en route, ils ne sont pas conçus pour éteindre le feu.
Rapidement donc, certain que les pompiers étaient en route je me suis dirigé vers la chambre, les flammes léchant les meubles et créant une chaleur terrible et insoutenable. Après quelques secondes de panique je suis retourné près du couloir principal, prenant l’extincteur accroché non loin, désamorçant l’anse principal pour pouvoir tenter de calmer les flammes. Il est là pour ça après non ? Il aurait été plus sage de partir, après quelques minutes le feu était déjà hors de contrôle dans une bonne partie de la maison, brûlant la plupart des meubles sur son passage. Pour la suite, je ne me souviens pas bien, seulement avoir entendu des bruits de pas, tandis que je tombais sur le sol, incapable de respirer à cause de la fumée. Tout autour de moi était déjà noir et les cendres volaient de partout, quelques-unes s’infiltrant dans ma respiration déjà douloureuse, alors que ma peau me brûlait. Bien sûr, ce n’était que la chaleur ambiante, et les flammes ne m’ont même pas atteinte. Ensuite trou noir, jusqu’à ce que je me réveille, dans cette chambre d’hôpital quelques heures plus tard. J’avais cette espèce d’engin posé sur mon visage, un masque me permettant de respirer sûrement de l’air pur. La tête me tournait, et j’avais la bouche sèche. Il semblerait cependant que quelqu’un m’ait lavé et habiller de vêtements d’hôpitaux. La fraicheur légère de la pièce me fit le plus grand bien, et pour le moment, aucune douleur de se manifestait. Pour l’instant.

Après quelques minutes une infirmière m’informa de la situation, la maison n’avait pas beaucoup de dégâts, rien d’irréparable. Cependant, les policiers après une enquête ont trouvé de la drogue, assez pour m’interpeler. Ils avaient contacté mon père seulement pour les parents à prévenir. Bien sûr, personne n’aurait pensé à Monroe. Et mon père ne l’aurait encore moins mentionné. Sur le coup, une rancœur immense m’envahit. Et après plusieurs soins de l’infirmière et après avoir mangé, quelqu’un tapa à la porte. Serait-ce la police ? Je donnai machinalement mon accord, un peu remuer par ce qui venait de se passer.

Quelques secondes ensuite, je vois Monroe apparaître, et semblant inquiet. Qui ne le serait pas. L’infirmière m’a affirmé que j’ai juste manqué d’air, et une légère brûlure sur le bras et sur la cuisse, rien de très grave, et que le soir même je pourrais sortir. Mais en l’état actuel, c’est plutôt la police qui m’inquiète.

« Putain, Cass. » que mon fiancé fait, plongeant dans mes bras. Je sursaute surprit, la douleur ne venant pas encore, et sur le moment je me dis que c’est sans doute car je suis sous sédatif. Il se met à me cogner et je grimace un peu, ma respiration encore altérée. « Doucement… » que je parviens à dire en français. Il comprendra, il comprend toujours quand je parle français. Mais il s’amuse à faire semblant que non. Je le redresse lentement, prenant sa main dans la mienne. « Qu’est-ce que t’as foutu .. ? » que Monroe parvient à demander, sa voix clairement sous le coup de l’émotion. C’est bien rare de le voir aussi perturbé, et quand je le fixe ainsi, j’ai une brève bouffé d’amour qui vient. Comme je l’aime, et surtout dans ces moments-là, ou il n’a pas peur de se montrer. Ce qu’il y a de triste, c’est que c’est toujours en danger de mort qu’il est ainsi. « Shht du calme je vais bien calme toi tu veux ? » Je respire lentement, calmant mon cœur qui bat soudainement plus rapidement. « Selon l’infirmière, la police à déclarer que c’était un feu accidentelle, venant d’une prise défectueuse dans la chambre d’ami. » J’hésite un instant, le fixant. « Je vais bien ok ? Ils ont dit que je pourrais sortir dès ce soir. J’ai sentis la fumée et j’ai été voir, j’ai voulu utiliser l’extincteur mais…j’ai eu du mal à respirer, et j’me suis évanouis. » Au finale, avec du recul, la situation est même amusante.

« Mais c’est pas ça le pire…les policiers ont trouver de la drogue. Ils ne sont pas encore venus, mais ils ne devraient pas tarder. Je serais en état d’arrestation Monroe. Il faut que j’appelle mon avocat. » En réalité, mes pensées sont un peu confuses, mais une chose est sure, il faut que j’appelle mon avocat, puisque je n’ai aucune envie d’épouser Monroe alors que je suis en prison.
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MessageSujet: Re: CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir EmptyJeu 31 Mar - 10:27

J'ai besoin d'être porté par un espoir
Cassandre & Monroe
La rage au ventre et le cœur au bord des lèvres. « Doucement… » Un mot murmuré dans sa langue à lui. Un mot qui se mélange, qui s’égare dans sa langue. Tu souffles. Parce que ça te fait tourner la tête. Parce que ça te rend fou, de l’entendre parler ainsi. Et puis tu demandes. Et puis tu cherches à comprendre. Tu cherches à savoir. Ce qui ne va pas. Ce qui n’est pas assez bien comme ça. Et puis tu manques de flancher. Malaise passager. « Shht du calme je vais bien calme toi tu veux ? » qu’il balance. Te calmer. C’est facile à dire. C’est facile à demander. Et toi, tu as juste l’impression de te noyer. « Selon l’infirmière, la police a déclaré que c’était un feu accidentel, venant d’une prise défectueuse dans la chambre d’ami. » Une prise défectueuse ? Ça te rend presque fou. C’est possible, ça, les prises défectueuses ? C’est possible, de passer à côté ? De tout faire cramer ? Tu voudrais hurler. « Je vais bien ok ? Ils ont dit que je pourrais sortir dès ce soir. J’ai senti la fumée et j’ai été voir, j’ai voulu utiliser l’extincteur mais…j’ai eu du mal à respirer, et j’me suis évanoui. » Tu soupires devant tant de stupidité. Tu soupires devant tant de conneries. « Mec, on sait tous que les extincteurs pour particuliers, c’est juste pour faire joli .. » que tu murmures. « Et puis pourquoi elle a grillé que maintenant, la prise, hein ? » Comment des trucs peuvent cramer dans une baraque de bourges ? Tu frissonnes. Bien sûr que c’était stupide, comme idée. Bien sûr que tout pouvait arriver.

« Mais c’est pas ça le pire…les policiers ont trouver de la drogue. Ils ne sont pas encore venus, mais ils ne devraient pas tarder. Je serais en état d’arrestation Monroe. Il faut que j’appelle mon avocat. » Ton cœur qui craque. Ton âme qui s’effondre dans un fracas. Est-ce qu’il l’a entendue ? Tu soupires. Tu souffles, fortement, alors que tu t’enfonces encore un peu plus dans ton fauteuil.
Des longues minutes de silence. Des minutes que tu n’oses meubler, dans un premier temps. Et puis finalement : « Tu te drogues encore ? » Le dégout, la peine au bord des lèvres. La déception dans ton cœur. « Tu m’as dit que tu arrêtais, non ? Pourquoi tu en as gardé ? » Pourquoi ? Tu n’oses même pas le regarder. Tu n’oses même pas croiser son regard, de peur d’y voir la vérité. « C’est pas parce que t’étais complètement défoncé que tu ne t’es rendu compte de rien, hein … ? » C’est probablement très stupide de douter de lui ainsi. C’est probablement très stupide de le remettre en question de cette manière-ci. Comme si tu n’avais jamais eu confiance en lui. « C’est parce que je me suis battu ? » Parce que tu as cogné une âme égarée dans un bar, parce que tu as abusé de la bouteille, encore ? Parce que toi, tu n’as jamais tenté de tenir la moindre promesse ? Tu souffles, longuement. Tu souffles, lentement. Idiot. Garçon idiot.
« J’suis qu’un con, pardon … » Tu es épuisé. Fatigué de tout ça. Tu ne sais plus comment tout enregistrer. Tu ne sais plus comment tout analyser. « J’me laisse avaler par tout et n’importe quoi, j’fais plus attention. » Ton regard qui se perd dans le vide. Qu’est-ce que tu pourrais faire, hein ? Qu’est-ce que tu vas faire ? « T’as jamais l’impression que tout dérape, des fois ? Que tout se casse la gueule, et qu’on ne peut rien y faire ? » Est-ce qu’il comprend cette sensation ? Tu voudrais qu’il te guide. Tu voudrais qu’il te montre. Que ça allait aller, que ça allait bien se passer. Mais visiblement, ton modèle de stabilité était brisé. A bout. Visiblement, tu ne pouvais pas faire grand-chose pour le réparer. Pour essayer de tout arranger. « Tu veux quelque chose à boire ? Quelque chose à manger ? » souffles-tu, égaré. Peut-être que ça allait l’aider. Peut-être que ça lui permettrait de correctement s’orienter. Sait-on jamais.
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MessageSujet: Re: CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir EmptyLun 18 Avr - 17:41

Depuis le temps que l’on est ensemble, Monroe et moi, il faut dire que nous avons eu l’occasion d’endurer pas mal de choses. Mais c’est bien la première fois qu’un incendie ou un accident pareil nous affecte. En réalité, depuis que nous sortons ensemble, ce n’est pas la première fois que je vais à l’hôpital. Auparavant, je suis venu une fois après avoir fait une overdose, ce qui sans vous le cacher, a conduit à ce que je suive une thérapie. Mais je n’étais pas vraiment accro à la drogue, d’après le thérapeute, j’étais accro à l’exutoire. Ce moyen de pouvoir oublier les coups de Monroe, les larmes et tout le remue-ménage que l’on vivait. Et après quelques mois, les choses vont bien mieux, cela fait pratiquement un an que je suis sevré, et tout autant que les problèmes semblent disparaître. Bien sûr, il y a le mariage qui est une source de stress, mais ça en vaut la peine.
Autant dire que cet accident n’est pas bien ave, on a connu pire. Un peu de fumée, ça n’est pas terrible. Non, le plus tragique dans l’histoire est que la police ait retrouvée de la drogue qui date d’il y a plus d’un an à la maison. Une drogue qui n’était même pas là pour être utilisée, qui attendait simplement que je trouves le courage d’y toucher pour m’en débarrasser.

« Tu te drogues encore ? » Monroe à un ton plein d’amertume, et je le fixe froid et distant. Un peu déçu au fond qu’il s’attarde si peu sur les détails. Il semble ne pas avoir confiance en moi, même après autant de temps. Et peut-être bien qu’il a raison…Après tout, je l’ai bien trompé déjà, et je n’ai pas été le petit ami le plus sincère du monde. Alors bien sûr qu’il a le droit de douter ! Mais arrêter la drogue était une promesse entre lui et moi. Une promesse pour le futur, j’arrêtais la drogue et lui son comportement ignoble, pour nous, pour que notre futur mariage fonctionne. Et depuis, dieu sait combien je m’y suis tenue à cette promesse.

« T’es sérieux là ? » Je parle sèchement, un peu triste de sa réaction. « Tu me demandes vraiment ça ? Tu doutes ? » Mais comment ne pas le faire ? Je fixe la pièce autour de moi, le son des bip dans la pièce me donnant une violente claque. La dernière fois, j’étais ici parce que j’ai faillis mourir. Par ma faute.

« Tu m’as dit que tu arrêtais, non ? Pourquoi tu en as gardé ? » Bonne question. Mon regard se fige sur lui, perturbé. Je sens les larmes monter un peu fébrile. Je n’ai pas vraiment la force de répondre à ses accusations. Pourquoi ne me croit-il pas tout simplement ? Pourquoi n’a-t-il pas juste confiance en moi et cette promesse ? Le plus dur, ce n’est pas tant cette situation indélicate, mais que personne ne croit en moi. Personne. « C’est pas parce que t’étais complètement défoncé que tu ne t’es rendu compte de rien, hein … ? » qu’il ajoute, sûrement fou de rage. Il a au moins la décence de pas hurlé dans l’hôpital. Ou alors, il n’a probablement plus l’envie.

Je me redresse lentement pour pouvoir répondre. Bien que je n’ai pas de gros dégâts, j’ai quand même respiré de la fumée. Je me mets à tousser brièvement. « T’as finis ? Et non, c’est pas parce que tu t’es battu. Arrêtes de tout ramener à toi tu veux ? J’ai arrêté, j’avais peur d’y toucher et de replonger. Le thérapeute m’a dit que je jetterais tout ça quand j’en serais prêt. Et j’allais le faire, mais j’ai oublié. T’as pas honte de m’accuser de ça maintenant ? Je t’ai fait une promesse Monroe ! » Ma voix monte un peu, mais je ne crie pas pour autant.

Après quelques minutes il avoue pourtant : « J’suis qu’un con, pardon … ». Sans doute après une petite réflexion qui ne demande pas d’effort. Ou bien après mon explication rapide. Après tout, il a bien dû voir l’évolution non ? Je suis plus calme, et sous antidépresseur, donc clairement moins agité et anxieux. « T’as jamais l’impression que tout dérape, des fois ? Que tout se casse la gueule, et qu’on ne peut rien y faire ? » Je le fixe perdu, hésitant. Je mets une bonne minute à réfléchir, puis lui fait signe de venir s’assoir avec moi sur le lit en tapotant la place près de moi. « Si, souvent. J’ai l’impression que dès que quelque chose de bien arrive, le reste fait en sorte d’exploser. Mais dans ces moments-là tu sais ce que je fais ? Je profite des bonnes choses. De toi. Je te regarde et je me dis que ça en vaut la peine. » Un discours un peu tendre, je souris tendrement et lui embrasse la joue.

« Arrêtes de t’inquiéter tu veux ? ça va bien se passer, j’ai de bons avocats, et j’ai déjà demander à faire des analyses de mon sang. J’ai rien pris depuis des mois, les analyses le prouveront. » Et puis, autant dire qu’un De Montherlant risque peu de perdre un procès, encore moins contre deux policiers de la région si isolée où se trouve Tenby. Il y a peu de chance que je le perde. Je souris et prend sa main doucement. Il me demande alors si je veux manger quelque chose, je fixe l’heure à mon poignet et me rend compte que je n’ai rien avalé depuis le matin. « J’aimerais bien que tu me ramène un hamburger ou un truc à manger ouais. Et ça me donnera le temps d’appeler mon avocat et de gérer les papiers. » Je souris doucement et dit très franchement. « Merci d’être venu. Merci d’être là. Ne t’angoisse pas trop. »

Au même moment, des policiers entre dans la pièce avec une infirmière. L’un d’eux s’adresse à Monroe en disant : « Nous souhaiterions l’interroger. En privé. » Un semi-ordre qui l’incite à quitter la pièce et j’hoche la tête pour lui signifier qu’il peut partir, et faire comme on a dit. Les policiers s’assoient et commence une belle série de question, me laissant prévenir mon avocat qui est sur le chemin. L’interrogatoire dur une bonne heure, le temps pour Monroe d’aller prendre à manger. Puis ils se lèvent et l’un d’eux dit « Vous êtes convoquer demain au commissariat pour la suite. Au revoir. »
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MessageSujet: Re: CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir EmptyMar 3 Mai - 20:07

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Cassandre & Monroe
« T’es sérieux là ? » Le son sec de sa voix te donne envie de partir. Le son sec de sa voix te donne envie de fuir. Tu sais que tu ne devrais pas douter. Tu le sais. Tu sais que ça le déçoit. Mais, qu’est-ce que tu y peux ? Pourquoi est-ce que tu ne pourrais pas douter de lui, au moins un peu ? Beaucoup. Beaucoup de trop, probablement. « Tu me demandes vraiment ça ? Tu doutes ? » Tu baisses la tête. L’envie de t’en aller n’a jamais été aussi présente. « Oui, Cassandre, je te demande vraiment ça. » que tu souffles, la tête toujours baissée. Est-ce que tu es indigne ? Est-ce que tu abuses, de lui demander de telles choses ?
Les mots traversent encore tes lèvres, sans que tu ne puisses les retenir. Ils coulent de ta bouche, bien malgré toi, peut-être. Tu croises son regard larmoyant, et tu te détestes encore un peu plus. Tu sens la colère monter. Tu la sens débarquer, tant contre toi que contre lui. Contre le monde entier. Tu serres les poings, plus fort encore. Tu serres les dents, sans chercher à croiser son regard. Parce que tu crains d’éclater. Parce que tu crains d’encore tout ravager.
Voilà qu’il se redresse pour tousser. Tu fermes les yeux, un instant. Epuisé. « T’as fini ? Et non, c’est pas parce que tu t’es battu. Arrête de tout ramener à toi tu veux ? J’ai arrêté, j’avais peur d’y toucher et de replonger. Le thérapeute m’a dit que je jetterais tout ça quand j’en serais prêt. Et j’allais le faire, mais j’ai oublié. T’as pas honte de m’accuser de ça maintenant ? Je t’ai fait une promesse Monroe ! » Sa voix te pousse à t’enfoncer un peu plus dans ton siège. Sa voix t’invite à te sentir un peu plus mal encore. Tu es vraiment stupide, pas vrai ? Un parfait idiot. Incapable de croire en quoi que ce soit. Alors, tu murmures simplement un mot d’excuse. Parce que tu n’as rien d’autre à répondre. Tu ne sais quoi lui dire. Pour que les choses aillent mieux. Pour te faire pardonner. De toutes les conneries que tu as pu commettre, avec ou sans lui.
Un geste de sa part vient t’inviter à t’asseoir à ses côtés. Tu te lèves, pour poser tes fesses sur le matelas, tel un gamin en manque d’affection. « Si, souvent. J’ai l’impression que dès que quelque chose de bien arrive, le reste fait en sorte d’exploser. Mais dans ces moments-là tu sais ce que je fais ? Je profite des bonnes choses. De toi. Je te regarde et je me dis que ça en vaut la peine. » Ses lèvres viennent à la rencontre de ta joue. Tu te tords les doigts, sans vraiment réagir. « Arrêtes de t’inquiéter tu veux ? ça va bien se passer, j’ai de bons avocats, et j’ai déjà demandé à faire des analyses de mon sang. J’ai rien pris depuis des mois, les analyses le prouveront. » Tu soupires, doucement. « D’accord, alors … » souffles-tu. Parce que tu ne peux pas te permettre de douter encore de lui, pas vrai ? Tu ne peux pas te permettre de faire comme si tu ne pouvais plus croire en lui.
Sa main saisit la tienne, que tu fixes, un instant. Ses doigts tatoués contre les tiens, glacés. Alors, tu lui proposes quelque chose à manger. Peut-être tant pour éviter la situation que te rattraper. Respirer. « J’aimerais bien que tu me ramène un hamburger ou un truc à manger ouais. Et ça me donnera le temps d’appeler mon avocat et de gérer les papiers. » Tu acquiesces. Tu tentes un sourire, pour te rassurer. Pour le rassurer. Reconnaissant, au fond, qu’il ne t’invite pas à te perdre dans ses dossiers. « Merci d’être venu. Merci d’être là. Ne t’angoisse pas trop. » Sur tes lèvres apparait l’esquisse d’une moue. « Je vais essayer … » marmonnes-tu.

Alors, la porte s’est ouverte, en te faisant sursauter. « Nous souhaiterions l’interroger. En privé. » qu’on te lance, presque sèchement. Tu as serré un peu la main de ton amoureux, presque vexé par le ton employé. A croire que tu ne valais rien. Tu t’es levé, sans chercher à lever les yeux du bout de tes baskets. Tu t’es retenu de claquer la porte comme un jeune adolescent à l’honneur bafoué. Puisque c’était ainsi qu’on semblait te considérer. Ou du moins, quelque chose qui s’en rapprochait. Tu soupires. Tu quittes l’hôpital, pour griller une demi-douzaine de clopes sur le trajet. Tu t’es rendu dans un burger house qui semblait avoir au moins un peu de gueule. Tu as commandé deux menus à emporter, avant de patienter. Tu es ensuite sorti, ton sac à la main. Tu as encore assassiné des cigarettes, avant de retourner dans la chambre de Cassandre, l’appétit presque coupé. Tu t’es assuré qu’il était seul, avant de frapper, doucement, puis de pousser la porte. Tu as tiré la tablette vers lui, avant de poser son repas. « J’ai tenté un truc plus … Fait maison que le MacDo, pour les burgers. Tu me diras ce que tu en penses. » proposes-tu, avant de t’affaler dans le fauteuil, encore. « Mais normalement, t’as pas d’la bouffe, quand tu viens à l’hôpital ? » Une espèce de pâtée grisâtre à laquelle personne n’ose vraiment toucher. « Genre un truc dégueu, dans lequel tu ne sais même pas si on n’a pas foutu un coup de Javel, histoire de tuer les microbes qui pourraient s’y trouver.. » Tu tentes un sourire. Tu tentes de déconner. Tu te penches pour amener le sac à tes pieds, et finalement, tu poses ta barquette sur tes jambes, pour la fixer, un moment. Tu picores les frites, sur le côté. « Ça s’est bien passé … ? » que tu finis tout de même par demander. Parce que tu ne sais pas vraiment comment lancer le sujet. Parce que tu ne sais pas vraiment de quoi est-ce qu’il aimerait causer. Parce qu’il y a trois millions de sujets que tu souhaiterais éviter. Tu avales une bouchée du burger, avant de le reposer, doucement. A peine affamé. « Ça te plait ? » que tu dis, en désignant le plat du menton.
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MessageSujet: Re: CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir EmptyMer 18 Mai - 23:01

Après le départ de Monroe, les policiers n’ont eu de cesse de me poser des questions sur ce qu’il s’est passé lors de l’incendie. En réalité, tout cela n’est qu’une diversion, car je sais très bien qu’ils ne sont pas vraiment là, à gâcher une après-midi, uniquement pour parler d’un incendie accidentel. Non, la raison est tout autre, mais c’est un petit interrogatoire inutile qui se déroule pendant une dizaine de minutes. Oui, j’ai sentis la fumée, oui, je suis allé vérifier, et oui, comme un crétin, j’ai perdu connaissance à cause de la fumée, déjà abondamment noire. Non, il n’y avait personne, et même l’alarme n’a pas marcher, en plus de son prix exorbitant.

Bien sûr, la suite fut moins drôle, et un peu moins un jeu de questions réponses. Mon avocat était rentré un peu en alerte, plutôt inquiet de mon état de santé. Même lui n’a aucun doute sur la suite des choses, puisque n’importe quel homme riche peut gagner un procès. Du moins, peut-être pas un crime contre l’humanité, mais bon, une vulgaire affaire de drogue, ce détail n’apparaîtra sûrement même pas sur mon casier judiciaire. C’est sûrement cruellement injuste, mais graisser la patte de n’importe quel juge est assez simple dans le monde mondain. Aucune chance donc, pour ces flics de province, dans cette bourgade de Tenby, face à une entreprise, et un nom aussi important que le mien.

L’un des deux flics, d’une allure un peu cliché, avec un ventre bedonnant et un pantalon trop serré devait sans doute être la figure du mauvais flique. Ses mains vissées sur ses hanches, une démarche un peu fière, quoique suffisante. Il s’est approché, et je sentais déjà les effluves de son parfum bon marché, de ceux qu’on vend en grande surface dans le rayon cosmétique, pas minables, mais sûrement pas fabuleux non plus. L’homme, de toute évidence semble apprécier de prendre soin de lui, du moins suffisamment pour vider le flacon de parfum sur ses vêtements. A cette odeur se mélange la transpiration, bien grasse d’un homme qui mange à longueur de journée des choses dégueulasses, et qui sous la chaleur (quoique légère d’Angleterre), parvient à transpirer avant même la méridienne. Mais toutes ces pensées n’étaient qu’internes, et j’ai bien évidement, jouer profil bas, saluant poliment l’individu puis répondu aux questions. Mon avocat a bien mené l’entretient, mener plus les policiers par le bout du nez que l’inverse, affirmant un argument infaillible : les tests de sang montreront que je suis clean.

C’est l’autre flic, plus calme, d’une allure plus effacé qui mit fin à l’interrogatoire en prétendant que e ne devis pas quitter la ville, et que l’on finirait en procès. Nul doute que même lui, n’en pensait pas un mot, car après plusieurs minutes, mon avocat a certifié l’inverse. A quoi bon engagé des procédures à rallonge alors que la police sait d’avance qu’elle perdra ? Plusieurs minutes plus tard, l’avocat est partit, me laissant ave un dossier assez gros de papier à remplir, signer, dater, et autres informations. Un rendez-vous fut fixé au lendemain également avec une convocation au bureau de police.

C’est presque juste après que j’entends frapper à la porte, et je souris légèrement amusé. Monroe va devenir mon mari, et encore maintenant il frappe aux portes comme pour la première fois. Peut-être ne fait-il pas attention à ce détail ? Quoiqu’il en soit, ce sont des éléments de l’ancien Monroe qui me plaise toujours autant. « J’ai tenté un truc plus … Fait maison que le MacDo, pour les burgers. Tu me diras ce que tu en penses. » qu’il mentionne, hésitant. Je souris de nouveau, posant les papiers sur le chevet à côté de moi. Mon estomac émettant un léger bruit après avoir sentis l’odeur. Il faut admettre qu’il connaît mes préférences culinaires, et que moi et le fast food ce n’est pas une grande histoire d’amour. Peut-être que c’est mon côté français, ou bien le fils de bonne famille que je suis qui n’a été habitué qu’à de la qualité. Je lui fais une place sur le lit, récupérant un sac pour enlever le tout et que l’on puisse manger ensemble. Je pose les aliments sur la petite tablette de l’hôpital et commence à manger des frites. Pas françaises, quel dommage.

« Merci, ça à l’air super bon. » Je le vois s’installer dans le fauteuil, et je suis légèrement déçu de cela. J’aurais préféré de loin qu’il vienne près de moi, et je le fixe un peu intrigué, mais ne le force pas pour autant. « Mais normalement, t’as pas d’la bouffe, quand tu viens à l’hôpital ? » Je ris, haussant les épaules pour toute réponse. Je croque alors dans le hamburger, un aliment assez sain pour ne pas dégouliner de gras, heureusement. En plus de cela, le pain est excellent. Je savoure, fermant les yeux légèrement, content d’avoir aussi autre chose qu’un goût de fumée dans la bouche. « Genre un truc dégueu, dans lequel tu ne sais même pas si on n’a pas foutu un coup de Javel, histoire de tuer les microbes qui pourraient s’y trouver.. »

Je manque de m’étouffer et le fixe un peu surprit, avalant ce que j’ai dans la bouche. « J’en sais rien, puis très franchement, c’est trop peu pour moi. En plus, je suis pas malade, je me porte comme un charme. » Je souris en coin, mangeant toujours un peu en silence. Le silence est apaisant, et sans vraiment parler j’avance mon repas. Je lance un coup d’œil à Monroe, soupirant en le voyant manger à peine, comme d’habitude. « Mange un peu plus, on dirait que t’aimes rien à force, c’est fatiguant. » C’est une légère boutade on dira, une genre de demande qu’il fasse des efforts à ce niveau-là. En réalité, j’ai souvent pensé qu’il avait pris l’habitude de manger peu à cause de son mode de vie avant. C’était un nomade, un garçon qui allait ou le vent le menait, et peut être qu’il ne se contentait que de ce qu’il trouvait. Je n’ai jamais vraiment parlé de cette époque avec lui, peut être qu’un jour on le fera.

« Ça s’est bien passé … ? » Il me faut quelque minute pour comprendre ce qu’il me demande, et j’hoche lentement la tête. « On peut dire plus que ça même. Mon avocat pense qu’on finira même pas en procès, et il veut tenter de négocier une grosse amende, et que rien ne figure sur mon casier. En fait, je crois que même s’ils refusent, il risque de faire tout pour que rien n’apparaisse sur mon dossier. » Je termine de manger lentement les frites, et à sa question je réponds « C’est délicieux ouais. ». Je fixe autour de moi, épuisé de rester dans cette chambre blanche. Je veux ma maison, bien que celle-ci soit noircie par les flammes, du moins une partie.

« Tu sais, t’es pas obligé de rester toute l’aprem…je dois rester en observation encore jusqu’à ce soir, mais tu peux rentrer, je vais bien. » Je l’informe juste, puisque rester dans un hôpital est un peu morbide quand même, sauf pour les naissances. « Tu vas bien ? » Car après tout, peut-être qu’il s’est inquiété plus qu’il n’ose le montrer.
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MessageSujet: Re: CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir EmptySam 11 Juin - 14:37

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« Merci, ça a l’air super bon. » Des mots simples. Des mots qui te donnerait presque l’impression d’avoir été un bon chien. Un bon gamin. T’as su t’en aller poliment lorsqu’on te l’a demandé, et tu n’es revenu qu’une fois la discussion des adultes terminée. Peut-être que tu es un peu blessé. Un peu déçu. Alors tu hausses les épaules, et feins un sourire. Si ça peut lui faire plaisir. Tu t’assois sur le fauteuil, sans trop oser t’installer à ses côtés. Et puis tu poses quelques questions. Tu feins de t’intéresser. D’essayer de comprendre les étranges mécaniques. Ça lui arrache un éclat de rire. Tu souris, doucement, avant de continuer tes propos. Il te fixe, presque choqué. « J’en sais rien, puis très franchement, c’est trop peu pour moi. En plus, je suis pas malade, je me porte comme un charme. » Tu souris, un peu. Si on voulait. C’est vrai que ça aurait pu être pire. Alors il ne fallait pas se plaindre. « D’accord. » que tu lances, un sourire en coin. Tu termines de picorer tes frites, doucement. L’appétit te fuit. « Mange un peu plus, on dirait que t’aimes rien à force, c’est fatiguant. » Tu sursautes, presque surpris. Tu as regardé ton plat, tu as regardé Cassandre. « Si .. Si j’aime bien. » avances-tu, presque hésitant. « J’ai juste pas vraiment très faim. » Tu pourrais donner dix mille raisons. Tu pourrais dire que c’est l’odeur de javel qui te prend à la gorge, la couleur des murs qui te donne l’impression de n’être qu’un déchet puant. Tu pourrais dire que c’est la faute des clopes qui reposent au fond du cendrier devant le hall d’entrée. C’est peut-être simplement la faute de ta cervelle. Ton estomac qui se crispe au moment où il reçoit un peu de bouffe. Ta bouche qui peine à s’ouvrir, et l’impression, parfois, de bouffer de la poussière. Qu’est-ce que tu y peux ? Comment est-ce que tu peux faire, pour te soustraire à ça ? « Ça ira mieux demain. » balances-tu, sans y croire toi-même. Ton estomac est trop habitué pour se décider à vraiment manger. Pour inverse la courbe de ta propre déchéance.

« On peut dire plus que ça même. Mon avocat pense qu’on finira même pas en procès, et il veut tenter de négocier une grosse amende, et que rien ne figure sur mon casier. En fait, je crois que même s’ils refusent, il risque de faire tout pour que rien n’apparaisse sur mon dossier. » qu’il te répond, lorsque tu lui demandes si son entrevue s’est bien passée. Tu le fixes, plutôt perturbé. Est-ce que ça comptait comme de la corruption ? Est-ce que c’était bien, ou bien est-ce que c’était pire que de se faire arrêter ? Tu ne sais pas.  « D’accord … Tant que … Tant que ça va, après. » que tu lances, pas tellement à l’aise avec toutes ces notions. Tu ne comprends pas. Tu ne piges pas vraiment, au fond. La possibilité des risques. Alors, tu tentes de changer de sujet. Tu tentes d’autres avances. Quand bien même c’est un peu idiot. « C’est délicieux ouais. » dit-il. Tu suis son regard qui se balade autour de la pièce. « C’est pas des oufs pour la déco, hein. » lances-tu, plutôt taquin. « Tu veux que j’placarde un dessin ? » ajoutes-tu. Pour essayer de témoigner d’un peu de légèreté.
« Tu sais, t’es pas obligé de rester toute l’aprèm…je dois rester en observation encore jusqu’à ce soir, mais tu peux rentrer, je vais bien. » Tu l’observes l’espace de quelques secondes. Lueur d’espoir au fond de ton regard. Tu peux vraiment t’échapper ? Fuir cet univers déprimant ? Est-ce que c’est moral ? Est-ce que c’est bien ? Tu ne sais pas. Tu es paumé. Un pauvre gamin paumé. Tu souffles. « Je .. Je sais pas, c’est comme tu veux. » que tu tentes, finalement. Pas certain de l’attitude à adopter. « Tu vas bien ? » Nouvelle question qui te fait sursauter. Tu grimaces, un peu, en baissant la tête. « Je … J’ai eu peur. » que tu marmonnes, tout bas. Peut-être qu’il ne saisira pas tes mots. Tant pis. « Je .. ‘fin j’sais pas. J’ai juste entendu, j’ai juste vu la maison, sans même y entrer. J’ai eu peur pour toi, tu vois. » La trouille qui t’a tordu l’estomac, l’adrénaline qui s’est glissé dans tes veines seulement pour quelques instants, avant de quitter ton corps comme un soufflet qui dégonfle subitement. « J’ai besoin d’une clope. » que tu tentes, perdu. Presque gêné à l’idée de trop te confier. T’as besoin d’une clope. T’as besoin de te noyer sous la nicotine, de tirer sur le bâton de papier. De te dégommer la cervelle à l’alcool. T’as besoin de fuir l’endroit. Et ce serait mieux qu’il puisse fuir avec toi. T’as besoin de te réveiller. T’as besoin de t’échapper, d’ouvrir les yeux, et de te dire que ce n’était qu’un rêve. Un cauchemar que tu avais trop bien imaginé. « T’es sûr que tu rentres ce soir, hein ? » Tu n’as pas envie d’être seul. Pas cette fois, pas cette nuit. Il y a beau avoir Caelan, tu n’es pas certain que ça suffira à te rassurer. Tu as besoin de plus que ça. Tu as besoin de ton Cassandre à toi. « J’ai pas envie de dormir seul. » que tu avoues, tout bas.
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MessageSujet: Re: CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir EmptyMer 29 Juin - 1:48

Monroe et son appétit légendaire sont de retour aujourd’hui. Parfois, il m’est déjà arrivé d’observer mon fiancé en silence, le regardant fixer son assiette sans comprend ce qu’il devait en faire réellement. Peut-être que la solution n’est pas si évidente à ses yeux, et que ce n’est pas un geste naturel. Lors de ces instants, je regarde la courbe de sa posture, légèrement penché en avant, la tension se montrant dans les épaules et sur sa nuque. Le léger froncement de ses sourcils est toujours révélateur de la situation, et le dégout sur son visage informe assez facilement de ce qu’il en résulte : le non-appétit du garçon. En cet instant précis c’est la même attitude, et mon léger sourire qui ne part pas.

« Ça ira mieux demain. » Je souris légèrement, haussant les épaules. Qui suis-je après tout pour le forcer à manger ?

« Quand tu es anxieux, tu manges toujours beaucoup moins. » que je tente de faire remarquer. Après toutes ces années à ses côtés, il y a des petites choses que j’ai appris à reconnaître et à cerner. Peut-être que si Monroe avait suivi un psychologue, ce dernier lui aurait prescrit des antidépresseurs, et des somnifères pour ses insomnies incessantes la nuit. La réalité est pourtant plus compliqué que cela, et la solution ne semble pas se trouvée dans une paire de médicaments qui vous assomme. « Qu’est-ce qui te rend si anxieux ? » Je le fixe lentement, posant mon assiette pour me lever, encore en tenu d’hôpital, autant dire avec presque rien. Une simple blouse légèrement bleu clair, dévoilant facilement les formes de mon corps. J’avance machinalement vers lui puis lui prend la main pour le mettre debout. Un sourire se dessine alors sur mes lèvres et je l’enlace doucement. Un simple câlin, mais depuis qu’il est entré dans la chambre d’hôpital, il semble vissé à cette chaise au lieu de venir avec moi dans le lit. Une sensation un peu déplaisante, surtout que visiblement cet évident éloignement n’est même pas au profit de se remplir la panse, vue qu’il n’a presque rien touché du repas. Quant à moi, j’ai au moins manger la moitié, et mangerais l’autre moitié sûrement un peu plus tard.

Un bref regard autour de moi me fait découvrir la décoration, que Monroe ne manque pas de commenter. « C’est…différent de chez nous. Quoiqu’en ce moment…la maison doit ressembler pour une partie à un barbecue... » Un léger rire et j’embrasse sa joue doucement, murmurant contre son oreille pour rendre l’instant intime. « Devine quoi, je suis tout nue là-dessous. » Mais ce n’est qu’une brève audace, et aussi vite je m’éloigne, retournant m’allonger dans le lit lascivement, posant un bras derrière ma tête pour la soutenir.

« Un dessin ne serait pas suffisant pour couvrir les murs tout blancs ! Mais, déjà si tu m’en faisais un pour moi, ça serait bien. D’ailleurs où sont les fleurs au juste ? On est pas censé ramener des fleurs à un blessé ? » Un air faussement attristé se pose sur mon visage, mais très vite je rigole de ma propre bêtise. Quitte à rester ici, autant lancer des blagues plutôt que de pleurer, et puis peut être que comme ça, Monroe s’inquiètera un peu moins. « Je veux des roses s’il te plait. » Un clin d’œil dans sa direction qui ne suffit pas à remonter l’humeur ambiante.

« J’ai besoin d’une clope. » qu’il finit par dire, ce qui n’est jamais bon signe en réalité. S’il a besoin de nicotine, c’est sans doute car il a besoin de calmer ses nerfs. Mais sans me départir de ma bonne humeur j’ajoute : « On est deux alors, sauf que visiblement je ne peux pas fumer pendant une semaine pour ‘ménager mes poumons à cause de la fumée que j’ai respiré’. J’avais envie de dire au médecin que la fumée de la maison était rien comparée à ce que je fume habituellement, mais bon….ordre du médecin. » Une lueur joueuse apparaît dans mes yeux et je demande : « Et toi aussi tu seras clean pendant une semaine, pas de tentation. » La position devenant douloureuse je bouge un peu, m’affalant encore plus dans le lit, le contemplant de haut en bas pour le mettre un peu mal à l’aise. Au loin, dans le couloir, on entend des médecins et infirmières se diriger vers une salle avec beaucoup de rapidité, sans doute suite à une complication. Et dans la pièce intérieure, les bip incessants des machines, qui bizarrement font élément de décoration sonore pour ménager le silence entre les deux garçons.

« Oui, je suis sûr que je rentre ce soir. D’ailleurs, on va à l’hôtel, j’ai aucune envie de prendre feu dans mon sommeil. Et puis, ça nous ferra des vacances si on peut dire….Mais faudra juste que tu me trouves des vêtements…si tu veux que je sorte habiller et pas tout nue. » Un faible sourire, puis je prends ma boisson pour commencer à boire. « Bon, tu vas pas rester là, soi tu viens m’embrasser et tester ce li avec moi, soit je te fou dehors Monroe. » Après tout, je n’ai aucune envie d’avoir un dépressif à côté de moi, celui qui a failli mourir c’est quand même moi.
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MessageSujet: Re: CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir EmptyVen 1 Juil - 20:46

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« Quand tu es anxieux, tu manges toujours beaucoup moins. » Une phrase qui résonne à tes oreilles. Tu sursauterais presque en l’entendant. Toi ? Qu’est-ce qui lui fait dire ça ? Des années d’observation, peut-être. Des années à te fixer, toi et ton estomac dérangé. Toi et tes pantalons qui glissent sur tes hanches trop fines. « Qu’est-ce qui te rend si anxieux ? » Tu baisses les yeux, regardes ailleurs. Qu’est-ce qui te rend si anxieux ? Le monde qui se casse la gueule. L’impression d’essayer, quand même un peu, sans jamais n’être suffisant. L’impression de faire foirer, l’impression d’écraser les éléments, avec tes grands pieds et tes grands doigts trop maigres. L’impression qu’on te fout au fond de l’eau, que tu te noies tout seul comme un grand, et que tu n’arrives pas à te relever. Que tu n’es pas sûr d’avoir envie d’y arriver. Qu’est-ce qui te rend si anxieux ? L’impression que la vie ne tient qu’à un fil, et que vous n’êtes pas capable d’en profiter. Que vous passez votre temps à tout gaspiller. Que vous êtes deux grands idiots, que vous êtes tous de grands idiots, et qu’il est impossible pour vous de vous rediriger. De vous recadrer.
Son corps se lève. Une tenue qui flotte. Sa main qui vient prendre la tienne, ton corps qui est obligé de se lever. Tu souffles. Tu souffles, alors que ses bras viennent t’enlacer. Je ne sais pas ce qui me rend .. anxieux. » finis-tu par mentir, alors que ta tête repose sur son épaule. Peut-être que tu préfères ne pas partager. Peut-être que tu préfères mentir un peu, pour éviter de poser des mots sur les choses. C’est probablement mieux.

« C’est…différent de chez nous. Quoiqu’en ce moment…la maison doit ressembler pour une partie à un barbecue... » Tu souris doucement, alors qu’un de ses baisers vient se perdre sur ta joue. « Même, ça reste différent. » Ça reste moins blanc. « Devine quoi, je suis tout nu là-dessous. » Murmure à ton oreille. Tu t’es raidi, presque trop brusquement, alors que le garçon s’éloignait de toi. Tu l’as fixé un instant, tel un bobo effarouché. Comme si tu n’avais jamais osé aborder de tels sujets.
« Un dessin ne serait pas suffisant pour couvrir les murs tout blancs ! Mais, déjà si tu m’en faisais un pour moi, ça serait bien. D’ailleurs où sont les fleurs au juste ? On est pas censé ramener des fleurs à un blessé ? » Tu le fixes un moment, debout au milieu de la salle, les bras ballants. Qu’est-ce que tu étais censé répondre à ça ? « Je veux des roses s’il te plait. » Clin d’œil dans ta direction. « Bah je … Je sais pas, je … J’suis venu directement quand j’ai appris … J’ai … J’ai pas pensé à prendre des fleurs .. Ça m’a pas traversé l’esprit … » dis-tu, piteusement. Est-ce que tu devais t’excuser ? Est-ce que tu devais aller cherchez des roses, maintenant ? Est-ce que ça lui ferait plaisir ?
Tes doigts qui tremblent. Tes lèvres qui s’ouvrent, pour offrir à ton fiancé une dose d’information. Le bâton de nicotine qui te manque. « On est deux alors, sauf que visiblement je ne peux pas fumer pendant une semaine pour ‘ménager mes poumons à cause de la fumée que j’ai respiré’. J’avais envie de dire au médecin que la fumée de la maison était rien comparée à ce que je fume habituellement, mais bon….ordre du médecin. » Tu crois déceler tout de même une once de plaisanterie. Une once de bonne humeur. Tu devrais peut-être ajouter quelque chose. « Et toi aussi tu seras clean pendant une semaine, pas de tentation. » Tu sursautes violemment, en le fixant. Moment de torpeur. Effroi. « Quoi ? » Il veut que toi, tu le suives dans son sevrage ? « Tu sais comment je suis si … Si j’ai pas mes clopes. » Insupportable. Intenable, incapable de gérer ton corps qui crise. Incapable de calmer les tremblements et de faire taire tes angoisses. Aigri. Nerveux. Désagréable. « Me force pas à faire ça, Cassou, tu sais que ça va pas le faire. » Tu veux bien limiter l’alcool. Tu veux bien tenter de calmer un peu sur la boisson, c’est plus aisé pour toi. Mais pas la clope. Pas dans des situations comme ça. Tu détournes un peu la tête, alors que son regard semble te déshabiller. Tu te tortilles, dans tous les sens, sans savoir comment te positionner. « Oui, je suis sûr que je rentre ce soir. D’ailleurs, on va à l’hôtel, j’ai aucune envie de prendre feu dans mon sommeil. Et puis, ça nous fera des vacances si on peut dire….Mais faudra juste que tu me trouves des vêtements…si tu veux que je sorte habillé et pas tout nu. » Sourire de la part du garçon. « Oui, je peux te trouver ça, je pense. Tu … Tu voudras que je téléphone pour l’hôtel ? » demandes-tu, presque perdu. Peut-être que ça aura des allures d’inédit. Peut-être que ça aura des allures d’aventures. « Bon, tu vas pas rester là, soit tu viens m’embrasser et tester ce lit avec moi, soit je te fous dehors Monroe. » Tes épaules se baissent encore une fois. Désemparé. « Arrête .. » que tu finis doucement par murmurer. « J’trouve pas ça excitant de me faire prendre sur un lit d’hôpital. J’trouve ça … j’sais pas, l’ambiance est assez glauque, en fait. J’comprends pas ce qu’il y a d’intéressant. » C’est bourré de maladies et de Javel. Qu’est-ce qu’il y a de bien à ça, hein ? Qu’est-ce qu’il y a d’intéressant à se rouler dans du désinfectant ?
Peut-être que tu n’es qu’un gars coincé. Peut-être que tu n’es qu’un idiot qui vit un peu trop avec les cuisses serrées. Tu imagines. Mais tu ne te sens pas si mal, au final. Tu te sens même plutôt bien comme ça. « Je … Je vais rentrer, alors, d’accord ? Je reviendrais ce soir pour .. Pour t’apporter des vêtements, et venir te chercher. » dis-tu. Tu imagines que ce sera suffisant. Tu imagines que ça lui conviendra. « Une préférence pour l’hôtel, ou j’ai carte blanche ? » peut-être qu’il voudrait quelque chose de romantique, ou avec une ambiance un peu rustique. Tu imagines qu’il ne sera, de toute façon, pas satisfait avec un formule 1 et des douches au bout d’un couloir. Tu imagines qu’il souhaitait un peu d’originalité. Et peut-être que tu pourrais être capable de t’appliquer.
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MessageSujet: Re: CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir CASSANDRE (+) J'ai besoin d'être porté par un espoir EmptyLun 18 Juil - 19:51

Les gestes les plus simples sont parfois mieux qu’une discussion très longue et futile. Lorsque Monroe pose sa tête contre mon épaule j’ai le réflexe de glisser une main dans ses cheveux. La sensation est agréable, et crée un peu de sensibilité à mes doigts asséché par l’air climatisé et la fumée subit un peu plus tôt dans la journée. Redécouvrant un petit peu sa chevelure, mes doigts deviennent plus inquisiteurs et s’enfoncent jusqu’à son crâne pour sentir son cuir chevelu. Le semi-silence nous accompagne un temps, avec ce bruit du bip, symbole du moniteur cardiaque, tranchant toutes les secondes dans la pièce. Avec quelques minutes d’habitude, le bruit régulier ne sera plus qu’un fond sonore auquel nos oreilles se seront habituées. Un bruit qui fait en quelque sorte partie d'un tout, à peine audible et que l’on entend que lorsqu’on se concentre vraiment dessus.

Le moment pourrait devenir des heures et ce ne serait que des moments dans le temps, lui contre mon épaule, moi fermant les yeux et les mains explorant ses cheveux lascivement en écoutant mon propre cœur battre. Lentement, le sommeil commence à me gagner, mes yeux ainsi fermé et le silence n’aidant en rien à lutter contre celui-ci. Est-il possible de s’endormir car on se sent terriblement bien ? Juste par bien être ? Il est fort probable que je n’obtienne pas immédiatement la réponse, car un petit mouvement, et l’aveu de Monroe m’arrache brutalement du début de somnolence. Je souris doucement, ouvrant les yeux lentement en plissant le nez doucement pour m’habituer à la lumière.

La remarque sur ma tenue semble profondément le choquer, comme si cette évidence était un terrible juron que je venais de lui murmurer à l’oreille. Cependant, j’ose mettre cela sous le coup de l’émotion, ou de sa timidité naturelle. L’étape du baiser dans le public a déjà été franchise, ainsi que de lui tenir la main, mais ce genre de choses n’a pas vraiment sa place avec Monroe. Dans l’intimité il est différent, plus ouvert à moi, et sans doute plus naturelle, probablement grâce à la confiance. En public, il est timide, distant et semblant toujours aux aguets prêt à bondir sur celui ou celle qui osera regarder d’un peu trop près. Un caractère assez différent, qu’il faut savoir comprendre pour savoir comment agir vraiment. Ainsi, le moment ne semble tout simplement pas propice, et je souris doucement, assez compréhensif. Je n’insisterais pas, bien que l’idée de le faire un en endroit public me plaît assez. Avec le temps, peut-être qu’il changera d’avis, et si ce n’est pas le cas, peut être que je saurais me restreindre à de simples gestes comme aujourd’hui.

« T’en fais pas pour les fleurs, tu te rattraperas ce soir. » Une petite pique d’amusement dans ma voix. Je n’attends pas réellement des fleurs, mais en réclamer est néanmoins amusant. Je pourrais dire que sa seule présence est déjà amplement suffisante, mais des fleurs, c’est néanmoins très agréable aussi ! Un bref sourire, et je penche la tête pour lui embrasser la sienne, sur les cheveux dans un geste un peu impulsif. Et pour répondre à sa question, j’ajoute :

« Oui j’aimerais bien que tu appels, j’ai encore mon avocat à joindre tout à l’heure. Tu as carte blanche, surprend moi. » A contre cœur je le libère donc pour qu’il s’éloigne et parte. Après tout, rester ici n’est pas la meilleure chose, et il ne reste que quelques heures avant que mon départ soit officiellement accordé par mon médecin. Le temps pour moi de faire la sieste éventuellement, et regarder les programmes débiles à la télévision.

« A ce soir alors. » Un faible sourire, et la porte claque pour laisser place au vide, au silence et au marathon des bips sonores. Mais cette visite, bien que rapide fut de loin la meilleure de la journée.

Fin
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