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A life-time stuck in silence [PV Savie]

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
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POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



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MessageSujet: A life-time stuck in silence [PV Savie] Mer 2 Mar - 21:48

Me débattre.
Simplement me débattre.
Mordre. Griffer. Taper. Bouger. Se démener comme le diable dans l’eau bénite. Hors de question de me laisser faire lorsque les mains se glissaient sur mon corps. Hors de question de les laisser gagner un centimètre.  Hors de question de laisser gagner. Hors de question de sentir cette sensation sur ma peau. Hors de question de me faire voler cette première fois si précieuse de cette façon sans protester. Hors de question de laisser un homme me la prendre.

Crier.
Juste crier.
Avec toute la force de mes poumons. Avec tout l’air que j’ai un jour pu contenir. À m’en écorcher la voix. Même si la main tente de me faire taire. Plaquée contre ma bouche avec son odeur et le goût de sa peau qui s’entre violemment en contact avec ma langue. Crier comme un animal blessé par la barbarie que je n’ai pas l’impression de mériter – je ne faisais que passer. Crier jusqu’à en avoir la voix écorché. Jusqu’à ce qu’elle se brise comme du verre. De ses éclats, laisser ma gorge constituée un papier de verre qui usa mes cordes vocales. Angoisser en voyant le cri devenir murmure. Paniquer en sentant le murmure devenir plainte. S’horrifier de perdre la plainte d’un coup.

Pleurer.
Uniquement pleurer.
En silence. Sans le moindre bruit. Résigner aux soubresauts de l’attaque. À la gifle que je n’ai pas senti venir. De honte. De colère. De rage. D’humiliation. De déshonneur. M’imaginant très cruellement ce que mon père dirait. Comment Dieu, le Tout-Puissant, l’Omniscient, le Grand Organisateur, pouvait-il justifier ? Sentir les larmes roulés impuissantes sur mes joues en profiter pour prendre conscience que j’ai mal. Que ça fait mal. Implorer ma mère en silence qu’elle vienne me chercher. Qu’elle me ramène auprès d’elle.

Soudainement, plus rien. Un coup sur la tête… une douleur qui m’envahit toute entière. Je tombe à plat ventre sur le goudron de la ruelle, juste à côté du grand container à poubelle qui s’y trouver. Dans mon esprit, il n’y a plus rien. Le nez enfoui dans un papier à l’odeur douteuse… Qu’un silence assourdissant. Plus lourd que ce que je n’ai jamais entendu. Aucune pensée cohérente qui se forme au sein du silence. Il faut une présence de mot ou d’image pour qu’il y ait pensé. La première qui me traverse est néanmoins simple :

Respirer.
Respirer lentement. Ravaler le torrent de larme qui menace à nouveau de s’écouler incontrôlable… en reprenant le souffle qui m’avait manqué. Juste respirer en tentant – probablement vainement – de garder le peu de dignité que j’avais encore.  En profiter pour me redresser appuyée contre le mur. Respirer aidera à chasser la nausée qui m’habite.

Abasourdie par la situation, j’attends simplement que les couleurs reprennent leur place. Ma main s’appuie contre la paroi froide et je me relève. Mon pas est hésitant. Tremblant. Mes genoux sont de cotons et peinent à me porter. Mon premier réflexe se porte sur le fait de ne pas rester dans la ruelle déserte. J’ouvre la bouche doucement et un curieux gout de fer s’y installe. Du sang. Mon sang pour être précis. Il y en avait une autre. Mais ce n’est pas son sang qui est sur moi. Je titube lentement vers l’extérieur. La lumière blafarde des réverbères me tétanise. Je reste là. Plantée. Immobile arrêtée sur le coin d’une rue. Ma main reste stoique. On dirait presque un mauvais film où l’héroïne ne se rappelle pas ce qu’il faut faire et le réalisateur n’est pas foutu de faire son boulot. Je ne peux pas aller chez moi. Mon père poserait des questions. Mon père aurait besoin de réponses. Dieu serait présent. Jamais aujourd’hui je n’aurais le courage de faire une telle chose. Il me faut un ailleurs. Ailleurs loin de la maison. Mes oreilles bourdonnent. Je fais un autre pas. Chancelant. Je m’éloigne un peu du mur. Je n’ai presque pas bu. Un verre ce soir. Peut-être. Mais il me semble de trop. Je ne peux pas aller à l’hôpital avec de l’alcool dans le sang non ? Et puis… même si l’hôpital est couvert par la NHS… papa saurait. Il y connait des gens. Tenby est petit. Ça se saurait. Le casse-tête me semble trop grand. Mes pas hésitants me mènent un peu plus loin. Un à la fois. Juste ne pas rester immobile. Je n'ai pensé ni a replacer ma jupe, ni mon chemisier, ni mon blouson.

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ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans (1er Mai)
CÔTÉ COEUR : Célibataire
PROFESSION : Chirurgienne
REPUTATION : C’est la fille ainée des Cartwright, celle qui suit Liam et l’a aidé à prendre soin de leurs frères et sœurs. C’est une jeune femme brillante, elle est résidente en chirurgie à Swansea ! Et elle a eu une petite fille récemment, seulement… Vous savez sans doute qu’elle s’est séparée de son fiancé, récemment. Oui, Aldaric Daire. Le psychologue.



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MessageSujet: Re: A life-time stuck in silence [PV Savie] Dim 13 Mar - 1:29

Le son de mes pas m’apparaît soudain extrêmement bruyant en comparaison du silence environnant. Il est tard mais pas assez tard pour que tout Tenby dorme. J'ai dépassé depuis longtemps les vapeurs alcoolisées et le rythme des basses de la Five Arches Tavern, ainsi tout ce qui m'entoure n'est que néant. Si j'étais intelligente j'appellerai Liam à la rescousse pour qu'il vienne me chercher avant que je ne me fasse agresser par un bandit du coin, mais je ne le suis pas. Liam a d'autres choses à faire et je suis une femme forte, je ne me laisserai pas dominer par cet instinct de survie qui me pousse à retourner chez moi.

Décidant d'écouter mon instinct malgré tout je rebrousse chemin, me dirigeant vers l'Esplanade aussi rapidement que je le peux. L'air frais finit d'engourdir mes mains, rougit mon nez ou dessèche mes lèvres. Le froid mordant engourdit mes sens. Je presse le pas, désireuse de rentrer au plus vite retrouver mon chez moi. Errer dans les rues de Tenby à cette heure avancée de la nuit n'est pas une bonne idée, même si je m'approche de l'Esplanade et que l'ambiance y est bien plus rassurante.

Je perçois un mouvement dans le coin de mon œil. Ce dernier attire mon attention, machinalement je tourne la tête vers la forme humanoïde qui erre à quelques dizaines de mètres puis je reprends ma marche. Une seconde passe, puis deux, puis... attendez, cette fille n'était pas couverte alors qu'il fait un froid de canard ? Je jette de nouveau un coup d’œil dans sa direction, interloquée. Si je ne l'avais pas vue se tenir sur deux jambes j'aurais dit qu'il s'agissait d'un fantôme, d'une âme errant entre deux mondes. J'ai une bonne vue. Et je le sais, je ne serais jamais devenue chirurgienne si je n'avais pas pu voir avec précision ce que je faisais. Le corps humain est si minutieux... loupez une seule artériole et vous pouvez causer un dommage irrémédiable. Heureusement ce ne sont pas les organes de cette jeune fille que je contemple, mais bien son corps meurtri et dénudé. A cette distance je peux voir le sang qui coule de son visage et qui couvre son tee-shirt ; je pourrais presque le sentir. Toutefois ce n'est pas ce qui me choque le plus... où sont ses amies ? Ses proches ? Que fait-elle là, seule, telle une âme en peine ?

Mes réflexes reviennent en un instant, ma formation m'ayant préparée à de telles situations. Ce soir je ne suis pas un chirurgien, je ne peux qu'appeler les secours et éviter qu'elle n'aille trop loin dans la ville. Ce soir je suis une civile et, plus encore, une femme. Entre femmes, on se soutient. On ne laisse pas tomber l'autre quand elle a besoin de nous, même si on ne la connaît ni d'Eve ni d'Adam.

Avant de me précipiter à sa rescousse je scrute les alentours, en quête de ses agresseurs. Personne. La rue est définitivement déserte. Pourtant ils sont bien là, quelque part. Il ne faut pas qu'elle reste là. Je traverse alors la rue pour la rejoindre, restant tout de même à deux mètres d'elle pour éviter qu'elle ne prenne peur. C'est alors que je prends conscience de l'ampleur de la situation. Les mots qui me viennent à l'esprit et clignotent en grand ne sont pas aussi simples que je ne le pensais. Rien n'est simple. Tout s'est compliqué avec cette jupe retroussée, ce chemisier déchiré et ces horribles marques que je voudrais ne plus jamais revoir. Viol. Un seul mot pour décrire l'enfer dans lequel cette jeune fille a été plongée. Il n'y a même pas de doute possible, pas selon moi du moins. « Mademoiselle ? » je demande d'une voix douce. J'essaie de ne pas froncer les sourcils ni avoir l'air choqué ; ce n'est pas le moment.

Je sais que je devrais appeler les secours, l'emmener à l’hôpital. Ce serait la réaction normale dans ce cas là. Et pourtant ce n'est pas ce que je fais tout de suite, malgré mes tripes qui me crient que je ne devrais pas m'impliquer davantage. « Est-ce que ça va ? Je peux vous aider ? » Le silence continue d'emplir tout l'espace tandis que je murmure pour moi-même  « Je devrais appeler le 911... »

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MessageSujet: Re: A life-time stuck in silence [PV Savie] Sam 19 Mar - 14:10

J’étais sortie du bar pour rentrer à la maison. Les autres avaient encore intention d’y rester. Avec nos fausses cartes, nous célébrions la fin du montage de Darling, le film que j’avais choisi de soumettre au concours de jeunes talents du pays de Galles. Si mon père en savait le titre, il n’en connaissait pas le contenu. Me retourner la tête n’était pas dans mes habitudes. Papa saurait. Et puis la dernière fois avec Malone, je n’avais pas été capable de retenir ma langue. Mon placard avait été ouvert sans que je ne sois prête à le voir s’ouvrir. Les images de la soirée avant… ça… furent ce qui arrivait doucement dans ma tête.

Avant. Il y avait un avant. Maintenant. Il y avait un avant. Avant que ma vie ne bascule. Avant que je ne sente plus le souffle d’air qui se répartissait dans ma peau. Animal traqué, je ne réalise même pas ce que je fais. Je n’ai pas d’espace pour m’enfuir.

Immobile, je me sens seule et fragile. Je suis de verre. Je suis brisée. Tout mon corps me fait mal. Malgré le fait que j’ai mal… je n’arrive pas à prendre conscience de la gravité de ce qui s’est passé. Il n’y a que le goût amer et ferreux du sang. Mon sourcil droit bat au rythme de mon cœur. C’est sans doute de lui que provient le sang. Ça ne demande pas d’être un génie pour le comprendre d’ailleurs. Tout comme ça ne doit pas me demander d’être Einstein pour que je sache que j’ai perdu du sang… Je sens l’humidité sur ma joue qui glisse jusqu’à mon chemisier.

Blanc… il était blanc. Il va être à jeter probablement. Du sang… ça se lave mal. Ça ne part pas de tissu avec facilité. Ça s’imbrique doucement à l’intérieur du tissu. Ça reste. Je résiste à l’idée de pleurer. Si je pleure maintenant, je vais m’effondrer. Je ne me relèverais pas toute seule. Il faut que je trouve un plan… une cachette. Mais le brouhaha que mon cerveau fait normalement est étrangement silencieux. Je n’avais jamais réalisé à quel point les rues de Tenby le soir sont désertes… encore plus quand on n’a plus la force de crier. Mon regard se heurte sur le regard de la femme qui se rapproche.

Elle m’est vaguement familière.

Tout le monde l’est en un sens à Tenby. C’est une petite ville. 4500 habitants. Ça fait dramatique… mais la personne qui m’a fait ça pourrait être un voisin, un ami de la famille… N’importe qui que je connais. C’est une petite ville. Mon père est connu et connait presque tout le monde dans la ville. Tenby… mon petit berceau me semble soudain si peu sécuritaire. J’hoche faiblement la tête au « mademoiselle ». Elle doit s’adresser à moi… ça me semble être un bon objectif pour faire comprendre que j’ai entendu. J’ouvre la bouche comme un poisson mais aucun son n’en sort. Je referme donc en gardant mon regard fermement accroché sur la femme. Elle est ma bouée de sauvetage sans le savoir. « Est-ce que ça va ? » et mes yeux se baignent de larmes. Non… non. Ça ne va pas. Je suis exactement la définition dans le dictionnaire de « CA NE VA PAS ! » mais la seule chose qui sort de ma bouche… c’est un hoquet d’inquiétude et de panique. Je ne trouve rien d’autre à dire que de faire « non » de la tête.

Mécaniquement, je passe ma main sur mon front. L’endos s’en retrouve couvert de sang. La voix est douce et retentit malgré mes larmes qui coulent. « Je peux vous aider ? » J’hoche doucement la tête. Est-ce qu’elle le voit ? Je m’en doute fortement lorsqu’elle dit qu’il faudrait appeler les urgences. La panique me trahit et des mots sortent à travers mes lèvres bien que je ne veuille pas qu’ils me trahissent : « Pas les urgences… » grondais-je comme un enfant avant de fondre en larmes. « Mon père va… faut pas… » ma voix est rapeuse. Brisée et abimée par le fait d’avoir trop crier. Mon père serait en colère… j’en sus certaine. Il ne comprendrait pas. Il ne voudrait pas comprendre. Il ne pourrait pas comprendre. Je la regarde doucement en tirant nerveusement ma jupe vers le bas…

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MessageSujet: Re: A life-time stuck in silence [PV Savie] Lun 4 Avr - 10:42

C'est débile de demander à quelqu'un si il va bien alors que visiblement il vient de vivre un événement traumatisant. Il fallait quand même la poser... Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre pour engager la conversation ? D'habitude, c'est à l’hôpital que je dois réagir et j'ai toute une équipe à disposition, chacun à son rôle, tout est organisé, il y a des protocoles... pas aujourd'hui. Je suis décontenancée par la réponse qu'elle donne : « Pas les urgences…  Mon père va… faut pas… » Vu l'état de ses vêtements et de son visage j'ai une idée de ce qui s'est passé. « D'accord d'accord. Pas les urgences. » La confiance, c'est important dans ce genre de situation, bien que je ne puisse pas la laisser là. Je n'ai pas de solutions, la reconduire chez elle n'est pas une option, ni l'emmener aux urgences... Une autre idée, horrible, germe dans mon esprit à ce moment là et je demande doucement : « C'est ton père qui t'a fait ça ? » Depuis le début de ma formation, en comptabilisant stages et carrière, j'ai eu tout le loisir de voir que les violences faites aux femmes peuvent venir de n'importe qui. C'est désolant, horrifiant, terrible, mais les hommes se permettent parfois de prendre des femmes comme des punshing ball et de leur prendre ce qu'ils ont de plus cher. Le monde n'est ni rose ni parfait. Malgré tout je prie chaque jour pour pouvoir le rendre un peu meilleur, entourée de l'équipe médicale de Swansea.

La jeune fille est blessée à la tête, du sang coule de son front et elle vient à peine de s'en apercevoir. Néanmoins cela ne semble pas l'émouvoir plus que ça. État de choc. Commotion. Les premiers éléments de diagnostic sont là. « Je vais t'amener chez moi, d'accord ? On ne peut pas rester là. » Ne manque plus que l'accord de la demoiselle... « Est ce que tu comprends ? » Un hochement de tête, c'est tout ce qu'il me faut. Je ne peux pas l'emmener chez moi « juste comme ça ». La ramener chez moi, ça fait partie des choses que je ne dois pas faire. Et que je vais faire quand même. Appeler la police fait partie de l'autre liste, celle des choses que je dois faire, mais si je fais ça elle va s'enfuir et qui sait ce qui pourrait lui arriver. Je me traite d'imbécile le temps de chercher quelque chose dans mon sac, parce que je n'y ai pas pensé avant. Finalement j'attrape la bouteille d'eau, l'ouvre et asperge un mouchoir du liquide pour tamponner la plaie de sa tête. Le sang recouvre vite le mouchoir. « Tiens ça contre ta plaie, s'il te plaît. » je lui demande en prenant le chemin de la maison, la rousse à coté de moi.

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MessageSujet: Re: A life-time stuck in silence [PV Savie] Mer 13 Avr - 1:33

La confusion se dressait comme reine et maîtresse dans ma tête lorsque les pensées commencèrent à s’organiser, ancrée dans une réalité que me guide la conversation avec la femme. Dans le plus sombre de ma tempête intérieure, elle constituait, peut-être même sans le savoir, une bouée de sauvetage. Un repère. Pourtant… je ne devrais pas nécessairement avoir confiance en elle… non? Elle m’était inconnue malgré le fait qu’elle est une femme. La pensée qu’elle souleva suffit à me donner une nausée. Mon père… qui m’aurait fait ça? L’idée en tant que telle est effrayante. Un frisson me parcourut toute entière et j’hoquetais dégoûtée par la seule pensée que mon père pour qui j’avais malgré mes colères et ma rage un grand respect m’ait fait une chose du genre.

« Non… C’est pas lui. » Dans la confusion, c’est la peur du jugement qui se montrait comme une seule image face à mon père. Ce n’était pas lui le coupable… mais est-ce qu’il me condamnerait au même titre que les responsables? L’idée m’horripile et j’aimerais pouvoir le verbaliser mais pas un seul mot à ce sujet n’osait sortir ma bouche.

J’ai peur qu’il ne me croit pas… qu’il m’en veuille.

Mais rien de ce que je voudrais déjà hurler n’ose franchir mes lèvres… Qu’un silence cuisant qui tend à s’installer comme une solution temporaire au chaos qui règne dans ma tête. Ce même silence qui représentait ma tête quelques minutes plutôt me transformait instantanément en une poupée de chiffon. Peu n’importe ce que la jeune femme dit, j’obéis. Ma tête faisait mal. Je n’avais pas l’énergie de lutter pour raisonner par moi-même. Je la regarde sortir de son sac un mouchoir et de l’eau. Je la regardais faire en penchant légèrement la tête. Une grimace déforma pendant un bref instant mon visage alors qu’elle appuyait le truc sur mon front.

L’ordre me dit que la femme connaissait les gestes qu’elle posait… pas comme moi, fantôme à temps partiel au pas hésitant qui reste planté sur mes jambes. « Vous êtes doc…? » murmurais-je en la regardant… Mes doigts prirent le relais sur les siens. Le contact était humide et tiède sur mon contact. Elle se mit à avancer et je la suivis comme un automate : juste un pied et un autre. J’avais vaguement hoché la tête lorsqu’elle avait demandé si je comprenais qu’elle m’amenait chez elle. Je n’avais pas demandé aucune des questions de sécurité : là où en était ma nuit… rien de pire ne pouvait arriver n’est-ce pas? Au point où j’en suis, rien ne fait de différence. Elle offrait une aide… un hébergement pour fuir et trouver le temps d’élaborer un moyen de présenter la situation à mon père… ou tout au contraire, de ne rien lui présenter du tout. « C’est pas loin… hein? » murmurais-je encore une fois en tournant sur la rue de l’ancienne caserne. J’avais froid étonnement. Froid malgré la température plutôt agréable pour le mois. Froid de l’intérieur. C’était probablement un autre des effets secondaire du choc qui me traversait toute entière. Quand nous tournâmes vers le vieux bar qui avait un jour été dans cette rue, je trouvais quelque force pour murmurer : « Je ne suis pas obligée d’en parler… non? » C’était dans ma plus intime conviction que personne ne devait avoir conscience de ce qui venait de se passer. J’avais le droit de choisir de ne pas dénoncer.

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MessageSujet: Re: A life-time stuck in silence [PV Savie] Mer 13 Avr - 10:44

Le soulagement est immense. Ce n'est pas son père qui a fait ça. Son air horrifié me laisse penser qu'elle a plutôt une bonne relation avec elle, que c'est impensable qu'il lui fasse du mal. Pourquoi ne l'a-t-elle pas contacté alors ? Ou pourquoi refuse-t-elle que je le contacte ?

Évidemment elle remarque que je connais le monde médical et me pose la question, ce à quoi je hoche la tête : « Oui, j'ai récemment été promue au service de chirurgie cardiaque à Swansea. Mais j'ai été urgentiste à Tenby pendant plusieurs années, y compris pendant mon internat. » Je lui offre un sourire rassurant tandis qu'elle maintient le tissu contre sa plaie. Il ne m'est pas venu à l'idée de lui dire plus tôt que j'étais médecin... c'est bête. Pourtant c'est l'une des premières choses que je dis en prenant en charge quelqu'un, c'est froid et méthodique mais ça a le mérite d’être clair. Ce soir j'ai oublié ça. Une erreur que je me suis empressée de rectifier cependant, il faudra que je fasses davantage attention. La maison n'est plus très loin maintenant. J'étais sur le chemin du retour quand j'ai rencontré la jeune rousse. « Non, c'est à … deux cent mètres je dirais. »

Quelques minutes plus tard nous entrons dans la maison, accueillies par une douce chaleur réchauffant nos membres. Elle est en état de choc : la pâleur, les tremblements, le regard hagard... il s'agit maintenant de la réchauffer et de voir si elle n'a pas de blessures plus graves que celles qui sont visibles. « Tu n'es pas obligée mais... je pense que ce serait mieux que tu le fasses. » Je lui réponds en soulevant la main de son front. La plaie n'est pas jolie du tout. Ils ne l'ont pas ratée, la pauvre. « Il te faut des points de suture, je ne peux pas te les faire ici... tu risques d'avoir une vilaine cicatrice sinon, et une infection. » Ce serait illégal pour moi de la soigner ici, je pourrais bien y perdre la place que j'ai durement gagnée donc je fais attention aux gestes que je prodigue. On ne sait jamais... je pourrais être poursuivie en justice rien que pour l'avoir amenée ici. Son père n'en serait pas très heureux.

Après avoir déposé une couverture sur ses épaules, un café devant elle et une main sur la sienne ; je m'enfonce dans le fauteuil en espérant m'y cacher. En vérité ça ne marche pas comme ça. Ce n'est pas en niant que je trouverai les mots adéquats. « Je ne veux pas te pousser, mais il y a des questions que je dois te poser pour t'aider et... je vais avoir la délicatesse d'un éléphant dans un magasin de porcelaine, probablement. » Ce n'est pas vraiment comme ça que je voulais que ça sorte. Pour aborder le sujet d'une autre manière je raconte une anecdote : « Un jour pendant ma formation une femme a déboulé dans le service. Une jeune, vingt cinq ans je dirais. On aurait dit qu'elle sortait de l'enfer. Je me demandais même comment elle parvenais à tenir debout. Les scanners ont révélé une lésion de la rate. Elle avait une hémorragie interne et n'en avait pas du tout conscience. Finalement je l'ai opérée avec le chirurgien de garde et tout s'est bien passé. Toutefois... penser que quelqu'un l'avait tellement battue qu'il avait réussi à déchiqueter sa rate... c'était horrible. On savait ce qu'il s'était passé. Il n'y avait aucun doute là-dessus. Alors on a appelé la psy, on a déployé tout l'attirail médical pour lui venir en aide. Au début elle ne voulait pas porter plainte. C'était... quelqu'un qu'elle connaissait. Et elle avait peur du jugement de ses proches et même de celui de tout le monde. C'est compréhensible. » A présent je ne sais plus bien où j'allais, embarquée dans mon histoire et dans ces souvenirs. Le temps où j'étais urgentiste me manque. Tenby était un petit hôpital c'est vrai, il n'en était pas moins ma famille. « Tout ça pour dire qu'il y a des trucs à faire pour éviter que certaines choses arrivent, qu'il y a parfois des conséquences inattendues... j'aimerais vraiment t'amener à l’hôpital. Aujourd'hui, demain, après-demain... peu importe, mais il faut qu'on vérifie si tu vas bien physiquement. » Un éléphant dans un magasin de porcelaine... la métaphore parfaite. « Est-ce que je peux aller à la pharmacie chercher des choses pour toi ? Ou envoyer quelqu'un, comme ça je ne te laisserai pas seule. »

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MessageSujet: Re: A life-time stuck in silence [PV Savie] Lun 18 Avr - 1:12

L’être humain est une bien curieuse créature. Le prof de biologie dira que c’est un animal à sang chaud qui descend du singe. Le prof de chimie dira que le corps humain est un brillant amalgame d’atomes de différentes natures : du carbone, de l’hydrogène, de l’oxygène… Les profs des matières plus humaines vous dirait qu’il est fait d’une imagination débordante et de capacités qui lui permettent de faire des liens parfois criants de vérités… parfois qui ont l’air sérieusement tirés par les cheveux. Il observe la réalité qui l’entoure, la juge, la critique…

C’est justement cet aspect cet élément qui semble faire défaut dans mon cerveau embrouillé : Mon père, ne m’a-t-il pas toujours répété que jamais je ne devais suivre un étranger ? Et après la curieuse aventure de cette soirée… ne devrais-je pas être persuadée que le monde était au minimum un endroit dangereux ? La femme ne m’a pas dit son nom… pas plus que j’ai dit le mien. Et voilà qu’en deux temps, trois mouvement, je me retrouvais tremblante sur mes jambes, ma blanche main sur mon front à pénétrer dans sa maison.

La question que je me tardais de poser franchit mes lèvres mais la réponse ne me satisfait qu’à demi : rien ne m’y oblige. Ce serait mieux… oui. Peut-être d’accord ? Mieux pour qui ? Pour la justice ? Pour les autres ? Pour moi, je me permis de douter que ce serait vraiment une libération. Ça serait plus comme tourner le couteau dans la plaie. Admettre que ça s’était produit à voix haute était quelque chose au-dessus de mes forces. Mon énergie me semblait simplement canaliser à une seule chose : rester debout.

Je la laisse retirer ma main de la plaie et observer. Son jugement tomba critique en un sens : il fallait vraiment des points. Je fis une moue brusqué parce qu’elle me confirma dans la même foulée qu’elle ne pouvait pas me les faire ici. Une cicatrice serait une marque à jamais. Un constant rappel de ce que j’avais subi. Quelque chose qui annoncerait aussi aux autres ce que j’avais vécu. Je devrais en parler… j’aurais le souvenir constant.

Elle m’abandonna le temps d’un instant. Mais je ne le remarquais même pas que je m’étais retrouvé assise sur le fauteuil, mes talons enlevés à même le sol et mes jambes ramenées les plus près de moi possible. L’odeur âcre du café déposée devant moi me fit relever les yeux. Sa main se glissait sur la mienne mais je retirais ma main pour la ramener vers mes jambes et la terrer sous la couverture : c’était peut-être un signe que mes moyens de défenses sont peu à peu en train de se rebâtir. Je ne voulais pas qu’elle me touche. Je ne voulais plus que personne ne me touche. Néanmoins, je consentis à prêter une oreille attentive à la jeune chirugrienne. Mon regard se perdit dans un coin de sa blonde tignasse. Je n’étais pas capable de soutenir son regard directement. Ce coin-là… ça m’allait étrangement bien. Je compris bien vite que le but n’était pas de m’effrayer d’avantage. Son ton était doux. Mais l’effet me fait comme un électrochoc. Elle réduisait le peu d’espérance que j’avais encore à l’égard de pouvoir prétendre que tout était normal. Que tout allait bien. La vérité, ce n’était pas ça. La fille de vingt-cinq ans, ça pourrait être moi.

Il n’y avait plus de larmes pour inonder mes joues. Ma voix est encore plus faible que tout à l’heure. Au premier essai, aucun son ne trouve même le chemin vers la porte de sortie. Je déglutis lentement avant de m’y reprendre une deuxième fois. Un filet éraillé en sortit : « Si je vais à l’hôpital… ce n’est pas à Tenby. Mon père connait l’infirmière du triage. Elle.. demain c’est dimanche… » Elle sera à la messe demain. Même si demain en fait, c’est plus tard dans cette horrible nuit. Elle y est toujours avec ses cheveux permanentés et teints et son mari à l’air fatigué. Elle demandera à mon père pourquoi il n’est pas à mon chevet… et je ne pouvais pas me résoudre à ce qui l’apprenne ainsi ou juste avant une messe. Je secouais doucement la tête en repoussant un peu plus au fond de moi l’idée. Je repris un peu de courage en main et continuais une seconde fois : « Et je ne veux pas voir de psychologues… ou de policiers…» J'avais bien libre droit au choix de ce que j'avais compris... et là, je ne voulais avoir droit qu'aux fameux points pour éviter d'être à jamais marqué sur mon corps « pas ce soir… » Je fermais doucement les yeux. Peut-être même jamais.

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MessageSujet: Re: A life-time stuck in silence [PV Savie] Lun 16 Mai - 1:15

La jeune fille semble sur le point de défaillir. Assise sur le sofa elle peine à rester en alerte et garder les yeux ouverts. Je peux la comprendre... ou tout au plus, imaginer ce qu'elle a vécu ce soir et réagir en fonction des victimes que j'ai déjà traitées. J'aimerais la laisser dormir là, se reposer quelques heures pour oublier cette soirée de merde, la laisser conserver encore cette innocence qui lui colle à la peau. Elle a beau avoir des traces de sang sur le visage et des ecchymoses sur le corps, elle n'en reste pas moins une jeune fille magnifique. Ses cheveux roux tombent en cascade sur ses épaules, ses yeux – même hagards – reflètent un éclat qui la subliment. Son agresseur – peut-être étaient-ils plusieurs ? - aurait voulu la priver de cette innocence, probablement. Certains hommes aiment reproduire un scénario de chasse avec leurs victimes, qui deviennent les proies. Je trouve ça immonde. La génétique a du merder quelque part pour produire des humains pareils. La raison me rappelle à l'ordre : attendre ces précieuses heures c'est prendre le risque que des preuves s'effacent, disparaissent, s'altèrent. Ce ne serait pas lui rendre service... quoi qu'elle pourrait choisir entre ces deux solutions : dormir et prendre le risque, ou subir un interrogatoire en règles et un kit de viol. Je pense savoir ce qu'elle choisirait, évidemment. Parviendrait-elle à trouver le sommeil, privée de ce sentiment de sécurité qui nous est chers à tous ?

J'ai l'impression de commettre une erreur après qu'elle retire sa main de la mienne. Je ne dois pas le prendre pour moi, c'est normal de ne pas se laisser toucher après un truc pareil – même si elle ne l'a pas encore dit clairement. « Et d'ailleurs... comment tu t'appelles ? » Un silence introspectif me répond. Puis je remarque sa main qui triture une poche secrète que je n'avais pas remarquée. Si j'avais détaillé son corps avec attention, ou plutôt si elle l'avait remarqué, elle aurait sans aucun doute pris peur. Après lui avoir demandé son consentement d'un regard interrogatif je prends les papiers qu'elle me tend : Seren Vaughan. Ca ne me dit rien, quoi que Vaughan me rappelle vaguement quelque chose ici. A Tenby il est rare qu'on ne connaisse pas du tout les autres habitants. On les a forcément croisés de vue, ou on en a entendu parler – sacrée Lloyd si vous voulez mon avis. Je garde ça pour les donner à l’hôpital mais je me rappelle qu'elle a évoqué son père. Avant de donner les papiers à l'administration de l’hôpital je prendrai soin de m'informer sur la situation, peut-être qu'elle pourra être admise en tant qu'inconnue, ça la rassurerait. Au moins son père ne serait pas au courant. J'ai déjà obtenu d'elle qu'elle m'accompagne à l’hôpital, c'est un pas en avant et je ne veux pas qu'elle en fasse deux en arrière ensuite. « Si je vais à l’hôpital… ce n’est pas à Tenby. Mon père connait l’infirmière du triage. Elle.. demain c’est dimanche… » Je fronce les sourcils, l'ignorance n'est pas mon amie, au contraire je la déteste. Dimanche ? Pourquoi parle-t-elle de dimanche au juste ? Est-ce que ça influe sur son père ou cette infirmière ? « Bien sur. Je t'amène à Swansea si ça te convient. Et si ça te rassures, si tu me fais confiance, je peux rester là pendant qu'on t'auscultes, ou même t'ausculter moi-même. Tu me dira ce que tu préfères. » Je n'ordonne rien, je suggère, je la guide sur ce douloureux chemin qui sera le sien. Il pourrait ressembler à un chemin de croix, avec une issue tragique au bout du compte. Je ne l'espère pas, j'espère que cette fille est une battante et que je ne verrais pas son nom sur les avis de décès. On n'imagine pas combien de filles violées finissent par se suicider... les chiffres sont affolants. C'est pour cela que je tique quand elle dit ne pas vouloir de psychologues ou de policiers. J'ouvre la bouche afin de répliquer avant qu'elle n'ajoute « pas ce soir... » alors j'acquiesce sans rien dire. Qu'est-ce que je pourrais bien dire, au juste ? « Je comprends » est si hypocrite. Bien sur que je ne comprends pas, je n'ai jamais vécu ce qui lui est arrivé ce soir. « D'accord. On va juste s'assurer que tout va bien alors, pour ce soir. »

Je la fais monter dans la voiture, non sans qu'elle ne grimace. La couverture que je lui ai donnée est fermement tenue contre elle, comme si elle représentait bien plus qu'elle ne l'est en réalité : un bouclier émotionnel contre le monde extérieur, mais un bouclier physique aussi. Je prends garde d'ailleurs à ne pas toucher la pièce de laine afin de ne pas l'effrayer, mets le chauffage à fond en anticipant la levée de l'état de choc, au terme duquel elle retrouvera toutes ses sensations. L'état de choc protège le corps et l'esprit, mais quand il s'estompe l'individu souffre de toutes les blessures qu'il n'avait pas remarquées auparavant. L'état de choc peut vous sauver, mais aussi vous tuer. « Avant qu'on n'entre, tu peux me dire pourquoi tu ne veux pas voir de policier ou de psychologue ? » Puis je me hâte d'ajouter en murmurant presque : « S'il te plaît ? »

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MessageSujet: Re: A life-time stuck in silence [PV Savie] Mar 31 Mai - 20:24


La blonde était belle malgré son âge de beaucoup supérieur au mien. Plus vieille. Plus expérimentée que moi. Pourtant, en ce jour, j’avais l’impression d’avoir cent-vingt ans et des poussières. C’était la deuxième fois dans ma courte existence que j’avais l’impression que mon âge physique n’était pas représentatif de l’âge que je sentais dans mes tripes : la première fois m’avait laissé un souvenir amer – c’était ce jour de la mi-mai, peu après mon dix-septième, quand un policier s’était présenté sur le pas de la maison. Un ami vague de la famille avec les traits un peu tirés et une ligne que personne ne souhaite jamais entendre. Dans l’impact de la disparition de ma mère, j’avais eu l’impression de l’étrange solitude. Je n’étais pas allée à l’école ce lundi-là. Stella et Sabrina non plus. Mon père était allé à l’Église avec nous. Parce que Dieu avait peut-être des réponses.

Moi, je n’avais trouvé aucune réponse dans les écrits divins depuis ce jour-là. Parce que dans la bible que je remettais déjà à demi-mot en question, dans l’interprétation que les protestants pouvaient en avoir, dans les mots… les gens comme moi n’avaient pas pleinement leur place. Et à aucun des endroits dans le texte, je n’avais trouvé une raison, une cause pour laquelle ma mère aurait pu être punie d’une telle manière. Mais ma mère était la compréhension incarnée. Elle avait la gentillesse et la patience d’une sainte. Mon père l’avait lui-même dit durant la messe : « Parfois, même Dieu peine à justifier ses actions. » Il n’avait pas peiné, à mes yeux, pour se justifier dans son fait de choisir. Il avait tout bonnement échoué. Et cet échec venait se cumuler avec cette différence dont j’avais conscience et que je n’arrivais pas à justifier malgré toute ma bonne volonté. J’avais cessé de croire en Dieu.

Et voilà que je me retrouvais dans une situation semblable. Comme entièrement anesthésiée. Je me sentais étrangère à mon corps tandis que je lui tends mon portefeuille sans avoir le courage de prononcer le moindre mot. Mes forces m’ont quittée en un certain sens. Avant de décider de tourner le dos à l'église parce que je ne m'y reconnaissais plus et parce que Dieu n’arrivait pas à justifier l’absence de ma mère, j’avais quelque chose derrière moi sur laquelle m’appuyer. La vérité, c’est que je me sens seule. Terriblement et horriblement seule dans mon univers. Je n’ai aucun repère en ce moment. C’est le genre d’éléments que je n’arriverais jamais à aborder avec mon père. Notre relation est en un piteux état : entre lui et moi, il y a un univers tout entier. Bien plus que les quelques vingt années qui nous séparent tous les deux. Sa religion, mon homosexualité, mon agression… Les pots qui avaient peut-être une chance d'être un jour réparés me semblent indéniablement brisés. Il y a trop à parler… trop à aborder pour espérer que l’on puisse se remettre en place tous les deux et faire comme si de rien n'était.

Mon regard se porte sur la blonde quand elle mentionne Swansea et la possibilité qu’elle reste avec moi pendant l’examen. Je suis une coquille vide qui hoche de la tête sans vraiment avoir de conviction que mon action mène – oui ou non – vers quelque chose de positif. Mais me vient en tête alors que je me lève comme un fantôme pour la suivre que l’auscultation n’est pas une liste de question qui demande mon cerveau parce que je doute de ma capacité de répondre à des questions par plus que oui ou que non quand je serais exposée à la lumière crue d’un hôpital.

Il faut un instant pour que mon cerveau fortement troublé par les événements comprenne que l’auscultation veut dire de retirer mon pantalon pour que quelqu’un examine les dégats. Quand je réalise le fait, je suis assise dans l’automobile de la dame avec la couverture si serrée contre moi que mes jointures sont blanches et mes doigts… tremblants. La protection est surement futile, mais j’ai l’impression que ma vie entière dépend de cela. Rester le plus couverte possible. Je n’aurais pas la force de me dévêtir même si ça n’implique que de relever ma jupe pour qu’un professionnel regarde de près ou de loin ce qui m’est arrivé. « J’ai le droit de refuser l’auscultation sous la ceinture… non ? » murmurais-je en posant ma tête contre la fenêtre froide. Je sais que de comprendre mon raisonnement, ma logique est difficile. Mais je ne suis pas capable de le faire pas aujourd’hui. Il est tard… trop tard. Je veux juste trouver un lit en espérant que le sommeil réussisse à cacher ce que je ressens. « Je ne veux qu’avoir que les points et les médocs qui sont nécessaires. ». Je prends doucement conscience que ma tête fait mal. Une douleur lancinante à cet endroit ou mon crâne a heurté ce je-ne-sais-quoi qui doit être présentement couvert de sang… mon sang.

En un sens, à vouloir comprendre pourquoi je ne veux pas – le terme approprié serait peut-être plus peux – parler à personne, la médecin me gave. Mon corps est de douleur et psychologiquement je ne suis guère mieux.« J’ai pas la force d’en parler pour l’instant. » Un autre jour… peut-être. Le temps que je murisse ce qui s’était passé et que le mot viol s’impose comme un vrai mot un diagnostic en un sens. Le genre de truc qui n’arrive qu’aux autres et jamais à nous. Je me retournais un peu vers elle et ma voix me trahit : « C’était… ma première… » mais voilà que les mots se coincent dans ma gorge. J’avais des larmes qui menaçaient de sortir avec une force telle. C’était ma première fois. J’avais déjà raté mon coming-out en l’échappant à demi-ivre dans les oreilles d’un ami qui n’avait pas ébruité l’histoire. Raté ma première fois – celle-là volée par quelqu’un que je me surprenais à haïr froidement et cruellement. Ironiquement, fondre en larme m’aurait fait un bien fou à cet instant. Hurler. Crier. Pleurer. Comme une tempête. Mais rien. Mes glandes lacrymales sont à sec – j’ai pleuré pendant… je n’en ai plus pour l’instant.

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MessageSujet: Re: A life-time stuck in silence [PV Savie] Ven 2 Sep - 0:35

J'ai beau être faite pour la chirurgie, parfois je déteste mon boulot. Traiter les patients à la vitesse de l'éclair, comme si ils étaient des numéros, respecter des protocoles souvent absurdes ou dépassés, combiner avec des collègues antipathiques, avoir affaire à des gens qui croient tout savoir grâce à internet et j'en passe. Travailler à l’hôpital n'est pas toujours une partie de plaisir. Heureusement pour plusieurs patients mécontents il y en a toujours un qui vient nous remercier avec une telle ferveur que nous en oublions tout le reste. C'est ce qui fait la différence. A chaque fois. Ce soir, alors que je pourrais réagir en être humain normal, je me sens obligée de respecter certains protocoles avec miss Vaughan. Il est de mon devoir de lui exposer ses choix mais surtout de lui parler de l'examen physique, de la pousser à le faire. Trop d'agresseurs s'en sont sortis à cause de la peur première de leurs victimes, qui n'ont pas voulu se faire examiner dans un premier temps. Je voudrais juste la réconforter du mieux que je peux, pourtant je n'ai pas autant de liberté que je voudrais en avoir. « Oui, tu as le droit. Mais réfléchis-y Seren, je t'en prie. Beaucoup le regrettent après, quand c'est trop tard pour faire ce qui s'impose. Tu es sure de vouloir que ceux qui t'ont fait ça s'en sortent impunément ou... ou recommencent ? » dis-je d'une voix tremblante. Sérieusement, je déteste la pousser à faire quelque chose qu'elle ne veut pas et qui, visiblement, la terrifie. Elle ne devrait pas être là, elle n'aurait jamais du être agressée. Un jour un gentil garçon aurait fait chavirer son cœur, ils seraient tombés amoureux, se seraient mariés et auraient eu beaucoup d'enfants. Le conte de fée classique. Seulement le nombre de femmes qui vivent une relation amoureuse normale après un viol est très restreint selon les statistiques. « Hé ne t'endors pas miss, d'accord ? » je lui dis soudainement car je constate qu'elle est presque en train de s'assoupir. Elle doit avoir une commotion cérébrale. « Est-ce que tu vois flou ? Tu as des vertiges ? » Le sang que j'ai aperçu sur son crane lorsqu'elle était chez moi ne m'a pas inquiétée outre mesure et pourtant ça aurait du. Le crane, ça saigne beaucoup, alors j'ai imaginé que la plaie n'était pas méchante. Surtout que la jolie rousse marchait correctement et ne se plaignait pas des symptômes d'une grave commotion. Hormis la fatigue, sauf que je l'ai mise sur le compte du choc. Quelle imbécile je fais... J'aurais du appeler une ambulance plutôt que de la prendre en charge, elle est sous ma responsabilité et je ne suis pas des plus brillantes ce soir.

Après son énième refus je ne ressens même pas de frustration puisque j'aurais eu la même réaction qu'elle. Je ne peux pas lui en vouloir de ne pas me parler, bien sur, puisqu'elle devrait avoir le droit de se sentir en sécurité et surtout n'avoir aucune pression sur les épaules. A l’hôpital on la bombardera de questions, on la saoulera avec cet examen, c'est sur. Si je pouvais lui éviter toute cette souffrance, je le ferais sur le champ. J'irai trouver ce ou ces salopards et je disséquerai son appareil trois pièces sans l'once d'un remord.

Le trajet jusqu'à l'hopital de Swansea est bien plus long que celui de Tenby et nous avons encore un peu de temps avant qu'elle ne soit sous le feu des projecteurs d'une salle des urgences. « C’était… ma première… » Les mains toujours sur le volant, je capte son regard fuyant, l'espace d'une micro-seconde, et ce que j'y lis me brise le cœur. Sa première agression ? Bien évidemment. Mais ce n'est pas ce qu'elle voulait dire. Sa première fois ? La fameuse première fois, celle dont tout le monde parle, celle qu'on mystifie au point qu'elle est le sujet principal de certains rites religieux. Cette première fois dont Seren ne jouira jamais avec son petit-ami. C'est horrible, terrifiant, angoissant... Si mes mains n'étaient pas occupées par la voiture je prendrai la sienne, si elle me le permettait. « Je suis désolée, Seren. Vraiment... Personne ne devrait avoir à subir ça. Un homme qui fait ça à une femme... n'est ni plus ni moins qu'un monstre, un animal. »

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MessageSujet: Re: A life-time stuck in silence [PV Savie] Ven 30 Sep - 22:00

Quand le choc est trop grand, quand les mots manquent pour expliquer ce qui vient de nous arriver, le silence peut parfois se poser comme une solution, un échappatoire à des mots qu’il faudrait enligné l’un après l’autre pour obtenir un discours cohérent. Mais il me semble que les mots pour parler de LA chose sont encore moins appropriés. Déjà que le sujet était loin d’être facile à aborder à la maison. Je n’avais même pas aucune idée du terme à mettre sur les mots que j’avais vécu.

Même la Cartwright ne semble pas le prononcer LE mot – elle le sait pourtant… elle a compris juste en me voyant déphasée et perdue dans ce qui me semble être l’apogée d’une année plutôt merdique. Ce qu’elle me dit sur le fait qu’il pourrait qu’ils recommencent suffirait normalement à me faire peur et à me faire déballer mon sac. Mais je n’en suis pas capable. Ma voix a trop crié ce soir pour trouver les forces nécessaires pour parler. J’ai impression de répéter encore et encore lorsque ma voix me trahit : « Pour l’instant, je suis seulement certaine que je ne veux pas en parler. Je ne suis pas prête. ».

Je sais très bien qu’elle veut être gentille et me montrer que mon silence peut avoir une répercussion sur autrui. J’en suis très bien consciente. Je sais que son intention est pure. Sa gentillesse transparaissait sous les mots qu’elle utilisait. Elle a une très grande empathie pour ma situation et je suis capable de la sentir. C’est le fait qu’elle est femme – bien avant le fait qu’elle soit médecin – qui l’atteint.

Ce qui vient de m’arriver pourrait lui arriver, pourrait arriver. Ça pourrait arriver à ses enfants si jamais elle en a. Et je le sens qu’elle aurait l’impression de se briser aussi en mille et un petit morceau – des éclats de verres qui n’auraient pas survécu au choc. Et c’est ce que j’ai l’impression d’être dans son automobile. Des miettes qui ne veulent que disparaitre d’un coup sec… balayée par un coup de vent. Effacée entièrement. Annihilée par le fait que mon esprit – par sa peur me garde du moins partiellement réveillée. Bercée par la route, je fermais les yeux. Je me sentais petite. Si… petite. Enfant, j’avais tendance à m’endormir dans l’automobile. Papa me ramassait doucement et ma tête allait se blottir dans son cou. C’était réconfortant en un certain sens. Il le faisait encore avec Scarlett jusqu’à il y a peut-être six mois. Parce qu’elle est petite pour son âge, Scar’. Néanmoins, pas question qu’elle me laisse m’endormir, elle me réveille et je grogne presque en remontant le drap contre moi. « Non… Je suis juste fatiguée. Terriblement fatiguée. Je veux rentrer chez moi et dormir. »

Ça ferait sans doute trop dramatique que je dise que je veux mourir tout bonnement. Probablement un peu trop shakespearien – on l’avait vu la fameuse tirade « Être ou ne pas être » avec le remplaçant de Holmes – qui se prenait trop au sérieux. et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir, dormir! peut-être rêver!. Et la pensée me frappe avec une cruauté presque amère lorsque nous nous rangeons dans une des places de stationnement de l’hôpital à l’allure si sérieuse.

La dernière fois que j’étais venue ici, c’était pour dire au revoir à maman. Elle était branchée de partout et son cerveau ne reviendrait pas. Ce qui me frappe en entrant dans la grande bâtisse à l’allure si sévère, c’est que c’est froid. Malgré le jaune qu’ils ont mis sur les murs pour prétendre qu’un peu de soleil brillait dans cet endroit. Sous les néons crus, je me sentais exposée. Terriblement dénudée tout en étant présente dans le drap que je tenais fermement. C’était bruyant. Trop pour moi qui était terrorisée et tremblante dans ce monde probablement plus cruel que ce que je voulais bien admettre. J’étais simplement tétanisée. Je figais entièrement sous les néons – me sentant si petite. Je n’osais même pas parler face à l’infirmière du triage. Mon regard probablement plus effaré que ce que je voudrais bien laisser transparaitre s’accroche dans le regard de la médecin : « Restez avec moi… s’il vous plait. » murmurais-je en faisant presque un effort pour lui tendre la main, alors que je me fais entrainer dans une des toutes petites salles d’examen dans cette nuit beaucoup trop longue qui se traduit par les trois points de sutures, une quantité de médocs préventifs et ma voix qui semble avoir disparue… à jamais.

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But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


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A life-time stuck in silence [PV Savie]

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