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Tuons le temps. - Madison

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MessageSujet: Tuons le temps. - Madison Dim 28 Fév - 15:56

Dans la salle de bain, j’engageais un véritable combat. J’essayais depuis plus de vingt minutes d’enfiler l’appareil que je devais porter pendant quelques jours afin de suivre les battements de mon cœur et d’avoir une idée plus précise du problème. Hier, le cardiologue me l’avait installé et m’avait expliqué comment le rebrancher avec une facilité déconcertante. J’avais bien entendu parfaitement compris la démarche à suivre mais ce n’était plus le cas aujourd’hui. J’avais toujours un fil qui pendait ou un message d’erreur. Finalement prendre une douche n’était pas une si bonne idée. Sevan n’était pas là pour me venir en aide et je ne voulais pas déranger Marian. Heureusement je n’avais plus de plâtre. Ca aurait été un véritable parcours du combattant. Je m’énervais et sentais que c’était trop. Je m’essayais quelques minutes sur le sol pour me calmer. Et d’un seul coup, tel un miracle : je me rappelais de cette petite chose à laquelle il fallait faire attention… La machine se remettait en route. Je soupirais de soulagement. J’allais enfin pouvoir m’habiller. J’enfilais un pantalon et installais le boitier à ma ceinture avant d’enfiler un t-shirt un peu trop grand pour moi, pour cacher l’appareillage et un sweat. Je me coiffais et sortais de la salle de bain pour rejoindre le salon. La pendule affichait quatorze heures. Je devais être en histoire à cette heure… Mais je n’allais plus en cours sous recommandation des médecins et les profs s’en portaient parfaitement bien. Ils frôlaient déjà la crise en tant normal mais là sachant que mon état n’était pas… au top. Ce serait la crise d’hystérie. Heureusement j’avais les cours pour pouvoir les bosser à domicile et si je le voulais je pouvais disposer d’un soutien… Pour le moment je m’en sortais. Je ne voulais pas louper mes examens de fin d’année. C’était hors de question. Je ne voulais pas rester une année de plus au lycée à cause de ça. C’est ainsi qu’avec toute la bonne volonté du monde, je m’installais dans le canapé et commençais à bosser. Je n’avais pas les facilités de ma cousine Sianna mais j’avais la motivation… Du moins pour les cinq premières minutes. Mon attention sautait régulièrement mais je m’acharnais.

Mon estomac gargouillait comme jamais. J’avais l’impression de ne pas avoir mangé depuis près de trois jours, alors que mon dernier repas ne datait que de quelques heures. Je soupirais. Je ne révisais que depuis trente minutes à peine. Effet secondaire des médicaments. Le médecin m’avait prévenu. Je devais faire attention mais surtout ne pas résister. Il fallait simplement manger assez sainement. Hors de question de s’enfiler un hamburger toutes les heures. Pas besoin que les artères se bouchent en plus. Je filais dans la cuisine et me mettais des crêpes à réchauffer. Ce serait suffisant pour me caler quelques heures du moins. Je commençais à mettre du miel sur celle-ci lorsque l’on frappait à la porte d’entrée. Je sursautais mais immédiatement un sourire s’affichait sur mon visage. Même si c’était un représentant, je m’en fichais. Le pauvre n’allait pas réussir à se défaire de moi ! Mais c’était beaucoup mieux. Madison. « Hey ! » J’étais très content de la revoir. « Qu’est ce que tu fais ici ? Vas y rentre ! » Enfin de la visite !
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MessageSujet: Re: Tuons le temps. - Madison Lun 7 Mar - 21:41

Le séjour en Allemagne, le retour, puis le fait que j'avais dû rattraper les cours de même que le fait que j’avais raté plusieurs entraînements d’équitation, tout cela s’était enchaîné si rapidement que je n’avais pas vu le temps passer. Maintenant que je pensais avoir rattrapé le rythme de la classe pour les cours et devoirs - parce que même si je détestais cela, il n’en demeurait pas moins que je devais survivre à mon année, je n’avais pas vraiment le choix- que j’avais fait en sorte que Wildfire ne me fasse plus la tête pour l’avoir laissé seul pendant un petit moment - même si ça, ce ne fut pas un énorme problème, parce que j’avais toujours le dessus sur lui de toute façon - je me rendis compte qu’en fait, pendant tout ce temps, j’avais tenté de tout arranger et par conséquent, j’avais oublié de prendre du temps pour moi-même, pour être une adolescente de seize ans qui traîne avec ses amis, passe du temps en leur compagnie, le genre de truc plus simple, quoi. Aujourd’hui, alors que c’était jour de congé au lycée - pour mon plus grand bonheur - cette réalité me frappa dès que je me levai le matin et que je me rendis compte qu’après mon entraînement du matin au ranch, je n’avais rien d’autre à faire que d’attendre que la journée passe. Je n’étais pas du genre à ressentir le besoin de sortir constamment, surtout pas alors que mon parrain venait tout juste d’emménager chez nous et que je ne l’avais pas vu pendant plus d’un an, mais compte tenu que cela faisait ce qui me semblait être une éternité, je me disais que c’était limite mandataire, dans mon cas.

Par conséquent, sitôt que j’eus réinstallé Wildfire dans l’écurie et que j’eus quitté le ranch, à présent changée et prête à aller un peu n’importe où, je commençai à songer à ce que je pourrais faire. Inutile de commencer à faire des plans, je n’avais pas vraiment envie de rester plantée dans la rue ou bien rentrer chez moi en attendant des réponses. En gros, il fallait que je me décide et ce, aussi rapidement que possible. Tandis que je parcourais mon téléphone pour tenter de trouver ne serait-ce qu’un peu d’inspiration, je tombai sur le numéro de Noàm, que je n’avais pas vu depuis ce qui me semblait être une éternité. Et pour tout dire, je me sentais mal de ne pas avoir pris de ses nouvelles, surtout pas alors qu’il avait accepté qu’on rattrape les cours ensemble, son bras cassé et tout. Cependant, parce que ce n’était pas mon genre de me morfondre et d’attendre le moment idéal pour présenter mes excuses ou rattraper le coup, je compris que j’avais trouvé ce que je ferais. Sans attendre plus longtemps, je m’arrêtai dans la première supérette que je vis en route, et j’achetai deux paquets de biscuits Oreo, mon péché mignon - comme n’importe qui en fait - et je me rendis chez mon ami, en espérant qu’il soit là, évidemment. Heureusement, la porte s’ouvrit au bout de quelques secondes sur un Noàm plutôt souriant, ce qui eut pour effet de me rassurer. Sans attendre plus longtemps, je lui souris en retour, puis je répondis en guise de salutation:  « Salut ! » Puis, à sa question, j’ajoutai:  « Eh bien, ça fait longtemps que je ne t’avais pas vu, donc je me suis dis que je passerais… Je ne dérange pas au moins ? » Je sus ma question parfaitement rhétorique quand il me proposa d’entrer, ce que j’acceptai sans hésitation, le montrant en faisant quelques pas pour entrer dans la demeure. Puis, une fois à l’intérieur, je lui montrai les deux paquets, et je dis:  « Ma mère m’a toujours dit que c’était malpoli de débarquer chez les gens sans rien, du coup, j’ai apporté ça. », lui servant une petite moue timide en attendant sa réaction.
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MessageSujet: Re: Tuons le temps. - Madison Mer 9 Mar - 14:53

La journée n’allait pas être l’une des plus palpitantes de toute mon existence. J’allais bosser autant que possible mes cours, pour éviter de repiquer ma dernière année de lycée, et avant de faire une énième sieste. Je ne savais même plus si je dormais pour la fatigue causée par les médicaments ou parce que je m’ennuyais. D’un sens, les deux étaient assez liés. Heureusement j’allais avoir une petite visite pour me distraire. J’étais en train de manger des crêpes lorsque l’on frappait à la porte. Je fonçais vers le nouveau venu pour lui ouvrir. Madison. J’étais vraiment très heureux de la voir. Je ne m’y attendais pas, c’était vraiment un très bonne surprise. Je hochais la tête à son explication, effectivement nous ne nous étions pas vus depuis un bon moment, l’accident en fait. Mais nous avions échangé quelques messages, notamment à propos des cours et la proposition de mettre en place des séances de rattrapages à deux. Madison avait dû s’absenter également. Elle ne m’en avait pas vraiment parlé, mais ca semblait important. « Oh non pas du tout, je suis content d’avoir de la visite. » Je lui proposais d’entrer et fermer soigneusement la porte derrière elle. Le chien m’avait déjà fait faux bond aujourd’hui, pas besoin de recommencer une seconde fois. Pour l’instant, il devait dormir dans une des chambres ou dans le couloir. Je ne savais pas trop en fait. La jeune femme me montrait deux paquets d’oréo. « Ta mère a totalement raison. Il faut toujours écouter les mamans. Enfin surtout lorsqu’il s’agit de gâteaux. Moi j’étais en train de faire réchauffer des crêpes. Tu en veux une ? » Je lui faisais signe de m’accompagner dans la cuisine. Une fois sur place, je sortais des verres et lui proposais quelque chose à boire. « Alors comment ca va ? Tu as l’air en forme. » Je lui souriais en me servant un verre d’eau et continuant à dévorer ma crêpe. « Tu n’es pas en cours aujourd’hui ? » Est-ce qu’elle y était retournée depuis notre dernière discussion ? Je ne lui posais pas la question, préférant attendre ses réponses. Je ne voulais pas être trop indiscret. « Oh et les chevaux ? Comment vont-ils ? » Avant que la sortie ne tourne au cauchemars, je m’étais bien amusé. Je n’avais plus aucune trace au niveau du bras. Pas d’attelle ni plâtre. Plus maintenant. Et puis la chute avait permis à l’équipe de médecin de comprendre ce qui se passait et d’éviter quelque chose de plus grave. Je lui souriais « Est-ce que je manque à mon nouveau copain ? »
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MessageSujet: Re: Tuons le temps. - Madison Lun 14 Mar - 13:49

Je fus soulagée d’apprendre que ma petite visite n’était pas veine au final et que Noàm était content de me voir. Après tout, j’aurais pu tomber sur un mauvais moment, ou peut-être il n’aurait pas eu envie de me voir dans le cas où il m’en aurait voulu de ne pas avoir donné des nouvelles pendant un moment. Pas que je pensais que c’était son genre, pas du tout en fait, mais c’était une éventualité comme une autre, une éventualité qui était maintenant à supprimer compte tenu que tout allait pour le mieux à présent. Enfin, je pensais que tout allait pour le mieux jusqu’à ce que mon ami et camarade de classe me fasse une proposition que je ne pus clairement refuser; manger une crêpe. Ayant un faible pour ce petit délice, je ne pus faire autrement qu’acquiescer en affirmant, enjouée:  « Pourquoi pas ? Les biscuits feront le dessert ! » Évidemment, mon propos était sommes toutes une blague, même si évidemment, cela ne me dérangerait pas du tout d’en manger par la suite. Avec un verre de lait ou un truc comme ça, ce serait tout simplement parfait. Pas aussi parfait qu’avec un Frappuccino en bouteille, mais bon, j’avais appris à faire avec, vu que je n’en avais jamais trouvé depuis que j’étais arrivée ici. Ça me manquait, mais bon, ce n’était pas pour autant que je voudrais repartir à Miami, surtout pas compte tenu de tout ce qui s’était passé, de tout ce qui était en suspens, et tout ce qui m'obligeait à autant me changer les idées. Bien sûr, m’étaler sur ce sujet était la dernière chose que je voulais faire, même si je n’allais pas me refermer et envoyer paître mon ami pour autant, déjà qu’il avait eu l’amabilité de se tenir au courant de ma situation et me venir en aide avec mes devoirs. Je crus bon de quand même lui dire:  « Ça va… » mais je ne m’étalai pas davantage. Pour une fois, je n’avais pas envie de me morfondre; j’avais envie de passer un bon moment avec mon ami, voilà tout. C’est ce qui expliqua pourquoi ce fut un soulagement pour moi de l’entendre changer un peu la discussion en parlant des cours, me poussant à répondre déjà de façon un peu plus neutre:  « Non, c’était congé aujourd’hui, donc j’ai passé la matinée au ranch. » Puis, je voulus transformer ce soulagement en plaisir en lâchant un petit élément sur son dernier passage dans ce que je considérais comme ma seconde maison - ou troisième, si on prenait en considération l’appartement de mon paternel, quoique cela faisait une éternité que je n’y étais pas allée, évidemment - mais Noàm me devança, m’arrachant un petit rire avec sa question. Ce rire se fit encore plus évident quand il parla du cheval qui lui avait servi de monture comme étant son « nouveau copain », essentiellement parce que j’étais contente de voir que l’incident était maintenant passé au stade de « journée cocasse », et je finis par lui dire:  « Oh oui, tu lui manques beaucoup ! Il te passe le bonjour d’ailleurs ! » Puis, compte tenu qu’il avait parlé des deux chevaux et que clairement, je ne pouvais pas vraiment me taire concernant mon propre étalon, je décidai d’ajouter:  « Et Wildfire va bien aussi. Il me fait un peu la gueule parce que je suis partie longtemps, mais il finira par s’en remettre. » En réalité, il n’aurait pas le choix de s’en remettre, tout simplement. Évidemment, je ne fis pas exprès d’en parler pendant des heures, me disant que c’était la moindre des choses que je demande à Noàm le ce pour quoi j’étais venue dans un premier temps pour terminer, à savoir:  « Et toi alors, comment tu vas ? »
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MessageSujet: Re: Tuons le temps. - Madison Dim 27 Mar - 22:04

J’étais content de voir un nouveau visage familier en dehors de celui de Sevan ou de mon entourage très proche, pour ne pas dire ayant un lien de parenté avec moi. Madison était une véritable bouffée d’oxygène à cet instant présent. J’avais bien l’intention d’en profiter au maximum. Je l’invitais donc à entrer et à manger un morceau avec moi. En plus elle avait apporté de délicieux petits gâteaux. Je l’emmenais jusqu’à la cuisine et sortais de quoi nous rassasier avant de lui poser la fameuse question : comment est-ce qu’elle allait ? Je plissais les yeux lorsqu’elle me répondait que ca allait. La jeune femme n’avait pas du tout l’air convaincante et j’en connaissais un rayon là-dessus. « J’ai beaucoup de mal à te croire. » lui avouais-je en plongeant une fraction de seconde mon regard dans le sien avant de changer de sujet. Si elle voulait me parler de quelque chose c’était à elle de le faire et non à moi de l’y obliger. J’avais été trop de fois dans cette situation pour l’imposer à quelqu’un. Je lui demandais donc pourquoi elle n’était pas en cours. Je n’avais pas l’impression d’avoir perdu la notion du temps à ce point. Apparemment il y avait congé. « Ah oui ? Sympa ! » Et dire que moi j’aurai tué pour retourner en cours, être en train de m’ennuyer au fond d’une classe à cet instant. Madison en avait profité pour aller au Ranch, je prenais donc des nouvelles des chevaux et surtout de mon copain. Bien entendu elle se mettait à rire, repensant certainement à cette chute qui lui avait causé une peur bleue mais qui maintenant devait être très drôle à imaginer. « Je ne sais pas comment on dit bonjour en cheval mais pareil. » Je nous servais avant de m’asseoir. J’avais engagé son sujet préféré et ca ne me dérangeait pas d’en discuter avec elle. Maintenant je savais un peu mieux ce dont elle parlait. Etre sur un cheval c’est quand même une sacrée sensation. Plus agréable que d’en tomber. Je riais lorsqu’elle m’annonçait que son étalon lui, il faisait la tête. « Il faut l’avoir avec des friandises… Impossible de résister à ça ! » Les choses allaient forcément s’arranger. Il y avait une sacrée complicité entre ces deux là. Ce n’était qu’une question de temps. Je ne savais pas vraiment si un cheval avait une mémoire développée ou non. Je ne m’étais jamais intéressé à cette question. Elle me retournait la question que je lui avais posé tout à l’heure. « Ca va. » Je répondais sur le même ton qu’elle avait employé. Je lui faisais un sourire. « Comme tu le vois j’ai plus de plâtre et ca c’est génial. Je ne pensais pas que ca démangeait autant ! Je me suis cassé pas mal d’os mais à chaque fois j’ai eu le droit à de l’amovible. Une torture. Je pensais que les gamins qui se grattent avec des fourchettes n’étaient que des histoires. Et ben non. » Je buvais une gorgée. Je prenais une grande inspiration. « Enfin, je voulais m’excuser pour la frayeur de la dernière fois… Ce n’était vraiment pas malin de ma part. J’aurai du anticiper. » Ou au moins éviter de me casser la figure loin du ranch.
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MessageSujet: Re: Tuons le temps. - Madison Mar 5 Avr - 0:20

Le fait que Noàm me croie ou pas quand je disais que ça allait était en ce moment le cadet de mes soucis. Non pas que je n’appréciais pas qu’il soit aussi perspicace, parce que je savais moi-même que ma réponse n’avait pas été des plus convaincantes, mais je préférai quand même garder le silence tout simplement parce que je ne me sentais pas nécessairement prête à en parler directement. À la place, je préférais de loin discuter de choses plus banales, comme le congé scolaire qui expliquait pourquoi j’étais en mesure d’être ici plutôt qu’en classe, ou bien des chevaux. Ce dernier sujet, je pourrais en parler bien longtemps, mais évidemment, je me gardais une petite gêne et je n’entrais pas nécessairement dans les détails qui pourraient être incroyablement ennuyants pour le jeune homme. Par conséquent, je m’en tenais à l’expérience qu’il avait pu vivre, lui parlant de la monture que je lui avais laissé pour l’occasion, puis de la mienne. Rapidement, je me rendis compte que je ne pouvais pas regretter d’avoir abordé le sujet plus amplement, puisque le jeune homme eut tôt fait de m’arracher quelque rires par ses commentaires. Au premier, je ne répondis rien, mais quand il parla de friandises pour Wildfire, je me permis de lui répondre:  « J’y ai songé, mais je me dis qu’il serait bien capable de me faire du chantage pour en avoir plus ! Il est sacrément gourmand, ce cheval ! » J’étais bien consciente qu’un cheval n’était certainement pas en mesure de savoir ce que c’était, faire du chantage, mais bon, cela m’amusait de l’interpréter de la sorte, surtout qu’il était quand même vrai que Wildfire aimait peut-être un peu trop les friandises, que ce soit une carotte ou bien autre chose, et que moi, je me devais de le garder en bonne santé, pour qu’il soit à son meilleur pendant les courses, surtout ces compétitions que je me devais de gagner si je voulais atteindre mon but. Je voulais remporter des prix, être dans une équipe, faire ça de ma vie, pas traîner un cheval qui mangeait trop, quand même ! Enfin, le moment n’étant pas à régler cette situation qui regardait mon cheval et moi, je jugeai préférable de demander des nouvelles de mon ami, qui ne tarda pas à m’expliquer ce qui en était concernant son état. Légèrement embêtée qu’il ait eu à endurer ce plâtre, je ne gardai pas mon air triste bien longtemps au moment où il laissa sous-entendre qu’il en était venu à se gratter avec une fourchette. Je ne savais pas s’il l’avait fait ou non, mais la grimace que je tirai lui fit probablement comprendre qu’il pouvait m’épargner les détails. De plus, la discussion devint un peu plus sérieuse par la suite au moment où Noàm s’excusa une nouvelle fois de ce qui s’était passé. Puisque pour moi, tout ça était oublié depuis longtemps, je ne tardai pas à lui lâcher:  « Ne t’en fais pas pour ça, je t’assure. Ce sont des choses qui peuvent arriver à tout le monde ! Mais la prochaine fois, si tu décides de revenir voir ton nouveau copain, je ferai un peu plus gaffe ! » Non pas que je ne pensais pas que Noàm serait en mesure de supporter quelque chose du genre, mais disons que si je pouvais éviter de me trouver dans une situation similaire, où mon niveau de culpabilité avait atteint probablement des sommets, je m’en passerais bien. Puis, après une brève pause, parce que je me doutais bien que ce n’était pas le moment de parler d’une nouvelle visite au ranch, je décidai de demander par curiosité:  « Sinon, tu sais quand tu reprendras les cours, ou pas encore ? »
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MessageSujet: Re: Tuons le temps. - Madison Dim 17 Avr - 21:10

Je comprenais que Madison n’avait pas envie de parler de ce qui n’allait pas et c’était son droit. Je me battais assez souvent pour pouvoir garder des choses pour moi et ne pas être obligé de tout avouer aux gens qui m’entouraient. Nous préférions donc discuter de sujets ne méritant pas de longs débats. Les chevaux étaient rapidement de retour sur le tapis. Je savais que la jeune femme adorait ce sujet et puis ca ne me dérangeait pas, particulièrement maintenant que j’avais fais ma propre petite expérience, désastreuse, de l’équitation. Apparemment son cheval faisait un peu la tête de ne pas être au centre de ses préoccupations. Je proposais de l’amadouer avec des friandises. Il n’y avait pas mieux comme technique. « C’est un risque qu’il faut parfois savoir prendre ! » plaisantais-je en guise de réponse. Je comprenais ce cheval. Moi non plus je n’en avais jamais assez ! Je lui parlais ensuite de mon plâtre et des terribles démangeaisons qu’il m’avait causé, mettant mes nerfs à l’épreuve. J’avais dû faire preuve d’imagination. Sevan n’avait pas arrêté de me râler dessus. Je levais les yeux à sa grimace. Je savais simplement m’adapter à toutes les situations. J’en profitais aussi pour m’excuser. Encore une fois. Mais elle avait le droit d’avoir des explications, même si je rechignais un peu à les donner. Je lui avais causé une belle frayeur. Je haussais les épaules lorsqu’elle me disait que ca pouvait arriver à tout le monde. Je me mordillais la lèvre inférieure. Oui… Surtout à moi. « Bien sur que je vais revenir. Quand j’irai mieux. Et cette fois je vais mettre l’attirail complet de sorte à rebondir en cas de chute ! Nous verrons à ce moment là. » J’avais aussi eu un belle hématome sur la cuisse et les fesses mais je me gardais bien de donner ce genre de détail. Pour l’instant, je n’étais pas prêt d’y retourner. Madison m’interrogeait ensuite sur ma reprise des cours. Je déglutissais et passais ma main dans mes cheveux. « Et bien… Si tout va bien la prochaine fois je serais étudiant. Je ne vais pas revenir avant les examens... Je bosse un peu ici. Mon oncle me fait passer les cours. » Et j’avais beaucoup de mal à me concentrer. Je faisais en sorte de faire ce que je pouvais. Mais sans les commentaires des professeurs c’était parfois très difficile. Je soupirais et décidais de lui expliquer. « J’ai une malformation cardiaque. On va devoir me réopérer pour régler quelques petits problèmes. Donc si ce n’est l’affaire de quelques heures, je vais avoir le droit à une longue convalescence. » Et c’est ce qui m’embêtait le plus. Je ne voulais pas repasser une été chez moi à avoir du mal à bouger. Je ne m’attendais pas à ce moment à un coup de fil quelques jours plus tard, avance la date de façon significative. « Je ne suis pas très doué pour être coincé entre quatre murs. Mais ça tu as dû déjà le remarquer… » j’étais parfois avec Madison en cours et je bougeais tout le temps. Impossible de rester en place !
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MessageSujet: Re: Tuons le temps. - Madison Mer 20 Avr - 16:36

Je ne pouvais pas prétendre tout connaître de la condition de mon ami, mais je me doutais bien qu’il y avait quelque chose d’un peu plus important qu’un simple bras abîmé qui l’empêchait de revenir sur les bancs d’école. Après, je ne m’étais pas permise de lui demander la question de façon concrète, me contentant de simplement lui demander comme si c’était là une simple curiosité même si, je devais l’avouer, cela me manquait de ne pas le voir en classe, encore plus depuis mon retour d’Allemagne. Bien sûr, j’avais d’autres amis, mais bien souvent, quand nous étions en classe, soit ils n’étaient pas dans le même groupe que moi, soit je me retrouvais seule, assise à l’arrière, à râler comme quoi les cours étaient longs, surtout ces temps-ci, compte tenu que j’étais tenue de tout rattraper ce que j’avais pu rater pendant ce temps. Par contre, parce que je ne pouvais pas le forcer ou quoi que ce soit, je me devais de me contenter d’écouter sa réponse qui lui semblait un peu amère à expliquer. Voilà pourquoi j’eus un sourire triste dans un premier temps, sourire triste qui resta plaqué sur mon visage tandis qu’il m’expliquait que c’était compliqué pour lui de rattraper les cours à la maison, surtout qu’il ne semblait pas prêt de revenir, vu sa malformation dont il ne m’avait jamais parlé, me semblait-il. J’aurais pu demeurer complètement stoïque, mais compte tenu que je me doutais au préalable qu’il devait y avoir autre chose, je réussis quand même à garder une contenance destinée à ne pas mettre un malaise dans la discussion, ou du moins, c’était ce que j’espérais. Heureusement, un sourire un peu plus doux apparut sur mon visage quand il me dit qu’il avait du mal à rester en place, chose que je ne pouvais que confirmer, vu comment il grouillait en classe. C’était pour cela que j’appréciais sa présence, parce qu’au moins, je ne sentais pas que j’étais la seule créature incapable de rester en place, rêvant de grands espaces et de choses pas mal plus intéressantes. Pour le coup, je pouvais comprendre que ce n’était certainement pas facile et malheureusement, je me sentais bien impuissante. Je n’étais pas médecin, je ne le saurais certainement jamais, parce que c’était un métier qui ne m’intéressait pas du tout à la base, sans parler du fait que les études semblaient interminables et que clairement, ce n’était pas fait pour moi. Que pouvais-je faire donc ? Outre lui dire:  « Oui, j’ai remarqué ça ! Mais du coup, c’est moche, tout ça… » Dans un premier temps, je dirais rien du tout, sauf justement, passer la journée en sa compagnie, mais soudainement, une idée me vint à l’esprit. Je ne savais pas si elle était bonne, mais parce que je ne me voyais pas tourner autour du pot plus longtemps, je n’attendis pas davantage pour lui proposer:  « Je sais que ça ne remplace pas tout mais… Il fait un temps superbe dehors. Pourquoi ne va-t-on pas se poser dans le parc non loin avec les Oreo après avoir mangé ces crêpes ? Enfin, si tu peux, évidemment… » Ce que je proposais n’était pas une sortie d’une grande extravagance, mais je n’y connaissais rien, alors je préférais prendre mes précautions et me montrer hésitante, plutôt que de provoquer un malaise par la suite, ce que je n’étais pas venue faire, bien au contraire.
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MessageSujet: Re: Tuons le temps. - Madison

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