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Tell Me Sweet Little Lies + Gwen

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Spencer, Thomas & Eleanor
TON AVATAR : Sam Claflin
TES CRÉDITS : myself (avatar) anaelle (signature)
TA DISPONIBILITE RP : Libres : (2/3)
En cours : Lylou ? - Intrigue
A venir : Ana

RAGOTS PARTAGÉS : 1481
POINTS : 2779
ARRIVÉE À TENBY : 16/02/2016


ÂGE DU PERSONNAGE : 26 ans (24/08)
CÔTÉ COEUR : Lizzie, envers et contre tout.
PROFESSION : Il sait qu'il va devoir mettre fin à son mensonge et trouver un job honnête.
REPUTATION : J'ai entendu dire que sa petite amie était devenue la tutrice officielle des enfants de son frère. Deux bambins d'un coup, ça fait beaucoup à gérer ! J'espère qu'il ne va pas encore s'enfuir...



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MessageSujet: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Mar 23 Fév - 18:53

That’s the problem with secrets, like misery it loves company.
They pile up and up until they take over everything.
Until you don’t have room for anything else.
Until you’re so full of secrets, you feel like your going to burst.


Les poings serrés, Rhys frappe dans le punching ball avec un acharnement proche du fanatisme. Il ne pense plus à son jeu de jambes, à la façon de porter les coups, il se contente de les porter. Il a besoin de déverser sa colère, sa frustration. Il ne veut plus penser à rien. Il ne veut plus penser que son retour dans sa ville natale se passe de la plus mauvaise façon qui soit.  Il ne veut plus penser à tout ce qu'il n'a pas fait. A tout ce qu'il a détruit, à tout ce qu'il a raté. Il ne veut plus rien ressentir. Alors il continue à frapper sans s'arrêter, augmentant  même le rythme au fur et à mesure que sa rage se déverse. Il veut se drainer de sa propre énergie. Et progressivement, il semble y parvenir. La sueur s'écoule de chaque pore de sa peau et son souffle se fait haletant. La tête lui tourne et il est pris dans un vertige qui n'a rien de naturel. Son médecin le tuerait probablement s'il le voyait. Il avait en effet interdit au gallois de fournir un effort aussi violent après l'accident de voiture qui avait failli lui coûter la vie. Il avait fallu pas moins de sept opérations pour le remettre sur pied et un temps immense pour la convalescence et encore Rhys n'avait pas retrouvé sa forme entière. Mais il était prêt à gâcher ces efforts pour vider son esprit. Ou plutôt il ne se rendait pas compte qu'il était en train de gâcher ces effort dans son désir d'oubli. Plus rien d'autre ne comptait que le désir d'échapper à son retour à la réalité, à son ancienne vie, à ses propres mensonges et aux conséquences désastreuses qu'ils avaient.

Quelqu'un avait un jour dit que la boxe était un sport solitaire. Ce n'était pas vrai pour Rhys. La plupart du temps, il s'entraînait avec Gwen. Sa partenaire préférée. Sa meilleure amie. Elle devait d'ailleurs le rejoindre aujourd'hui mais il semblait qu'elle était un peu en retard. Il avait donc commencé sans elle et finalement, ce n'était pas plus mal. Il n'avait pas vraiment envie qu'elle le voit dans cet état de rage. Surtout qu'elle avait son lot de problèmes aussi. Cette pensée ne le calmait pas, loin de là. Les funérailles de la mère de Gwen avaient été tellement difficiles. Rhys se tenait seulement à quelques mètres de la jeune femme mais il n'avait pas pu la soutenir comme il le voulait. Tous deux pris dans leurs mensonges, ils s'infligeaient de sacrés souffrances pour sauver les apparences. Ils ne devaient pas paraître trop amis vu que Rhys était censé avoir passé des années à l'étranger loin de tout le monde. Nul n'était censé savoir combien il s'étaient rapprochés à Londres... C'était aussi pour ça que faire un peu de boxe ensembles était le bon plan. Il n'y avait pas de salle dédiée à ce noble sport à Tenby donc ils se retrouvaient ici, au lycée dans la salle de sport du lycée, qui n'était guère fréquentée à cette époque de l'année. Enfin, encore fallait-il que Gwen arrive... Rhys savait qu'elle ne faisait pas ce qu'elle voulait avec son père mais il espérait quand même qu'elle parviendrait à honorer leur petit rendez-vous. Il avait besoin de la voir. En tête à tête, loin des regards inquisiteurs. Il avait besoin du réconfort que sa seule présence pouvait lui apporter. Et surtout, il voulait lui apporter le sien car ils ne s'étaient pas vus depuis la cérémonie. Enfin, il devrait peut être se calmer avant. Hélas, il s'en sentait incapable pour le moment et ses poings continuaient impitoyablement de marteler le sac de frappe.
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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Jeu 25 Fév - 12:46


« Promets-moi de faire attention. On se téléphone régulièrement et on se voit dès qu’on peut, okay ? » Telles étaient les dernières recommandations que Gwen lui avait donnée avant que Rhys et elle ne se séparent en descendant du train qui les ramenait de Londres. Les deux amis n’avaient même pas osé prendre le risque de se faire griller ensemble à l’intérieur de la gare. Ils ne pouvaient pas se le permettre. En effet, aux yeux de leurs proches, ils n’étaient pas censés si bien se connaître. Gwen souffrait de cette absence, particulièrement dans cette période difficile, elle avait besoin de le voir dès qu’elle en avait envie, d’autant plus par inquiétude aussi. Rhys n’était pas toujours au mieux de sa forme. Et puis, il l’avait appelée un soir, avec ce merveilleux prétexte de reprendre leurs entraînements de boxe ensemble. Personne ne pourrait forcément soupçonner qu’ils se connaissaient autant, ils auraient simplement pu se recroiser après toutes ces années dans la salle du lycée, où ils pouvaient pratiquer et auraient décidé de partager cette passion ensemble pour s’entraîner en même temps. Bonne excuse au cas où d’autres décideraient de passer à la salle au même moment et les surprendraient ensemble. Rares étaient donc les moments de paix, où ils étaient en mesure de se retrouver seuls, à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes, c’était d’ailleurs le premier dont ils profiteraient ensemble depuis leur arrivée à Tenby grâce cette excuse en or. Et dire que Gwen avait été retenue par son père, pour une énième leçon de morale, l’empêchant d’arriver à l’heure au rendez-vous. Aussitôt la conversation terminée – elle avait bien dû laisser finir son paternel pour ne pas qu’il l’accuse encore de fuir -, elle avait enfilé ses vêtements de sport quatre à quatre et avait foncé en courant vers le bâtiment jouxtant le terrain de foot, un jogging qui ferait office d’échauffement pour pouvoir commencer directement à s’entraîner aussitôt arrivée sur place. Elle ne mit que quelques minutes avant de débarquer sur les lieux, Tenby étant assez petit, découvrant un Rhys déjà bien en nage, à la limite du vertige. Terrifiée à l’idée qu’il s’évanouisse, Gwen s’avança, et au fur et à mesure que ses pas la rapprochaient de lui, elle remarqua son corps tremblant, sa peau si pâle et les veines bleutées qui saillaient sa peau translucide, ses yeux se levèrent vers lui et remarquèrent alors cette étincelle destructrice qui l’animait. Il avait clairement une envie de tout défoncer. « Rhys… Arrête. » Souffla-t-elle s’interposant entre le sac de frappe et ses poings. Elle posa ses mains sur les siennes, gantées, avec douceur et retint ses coups afin qu’il reprenne un semblant de respiration. Gwen ne lui fit ni part de son inquiétude sur son état, ni de préconisation sur sa folie insensée de se dépenser ainsi. Elle lui épargna tout ça, déjà parce qu’elle détestait les leçons de morale elle-même et qu’il était assez grand pour se rendre compte de ce qu’il faisait, mais aussi parce qu’elle savait qu’il répugnait qu’on lui rappelle sans cesse ses limites physiques à cause de ce fichu accident et que la chanteuse n’avait pas non plus envie de formuler des recommandations alors qu’ils se retrouvaient à peine. « Je suis contente de te voir, ça me manque. » Ajouta-t-elle dans une brève étreinte, l’obligeant ainsi, subtilement, à prendre une pause plus longue que quelques secondes. Il serait sans aucun doute étonné. Jamais au grand jamais, Gwen ne confiait ce genre de sentiment aussi directement, même quand elle les pensait, mais c’était aussi la première fois depuis ces dernières années, qu’ils avaient été éloignés physiquement aussi longtemps. Elle l’avait bien eu au téléphone à maintes reprises, mais ce n’était pas pareil. Tenby avait un étrange effet sur elle, à la rendre plus spontanée, à tous les niveaux. « Tu ne m’attendrais même pas. » Lâcha-t-elle ensuite, en affichant une petite moue désapprobatrice, seule marque de désaccord qu’elle glisserait dans leur conversation par rapport à son imprudence, et encore, sous forme d’humour. Gwen avait surtout peur qu’il lui arrive quelque chose. « Ah au fait, j’ai amené du stock, monsieur le distrait. » Ajouta-t-elle ensuite en ouvrant son sac et en lui tendant une bouteille d’eau toute fraîche. La jeune femme posa ensuite ses affaires sur un des bancs de la salle et elle commença un petit stretching, histoire de se mettre en place pour débuter l’entraînement. Comme dans toute conversation conventionnelle, la métisse aurait pu commencer par prendre de ses nouvelles, lui demander comment il allait, question qui aurait été inutile car non elle savait déjà que ça n’allait pas, aucun des deux n’allait en l’absence de l’autre, mais surtout parce que vu les circonstances de leur venue à Tenby, leur retour ne pouvait se passer que d’une façon mouvementée et pas forcément agréable.

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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Sam 27 Fév - 18:35

Maintenant qu’il laissait tout sortir, peu de choses pouvaient arrêter l’élan destructeur de Rhys. Ou plutôt peu de personnes. Heureusement pour lui, c’est la voix de la bonne personne qui retentit près de son oreille, mettant fin à l’état de transe dans lequel il se trouvait visiblement depuis de longues minutes. Et quand Gwen s’interpose entre lui et le sac de frappe, il laisse retomber instantanément les bras. La blesser était bien la dernière chose qu’il voulait. Elle était tout ce qu’il lui restait. Et bien plus encore. Vivre sans elle au cours des dernières semaines lui avait fait réaliser combien elle était importante à ses yeux. La place qu’elle avait pris dans sa vie sans qu’il ne s’en rende compte. C’est sans doute pourquoi elle a du pouvoir sur lui, pourquoi sa présence est aussitôt apaisante. Elle pose doucement ses mains sur les gants de Rhys, lui adressant un regard lourd de sens pendant qu’il reprend son souffle. Puis, elle le serre soudainement contre lui et il referme ses bras dans son dos après un bref moment de surprise. Gwen n’était pas du genre sentimental et dans le brouillard de son esprit en train de refaire surface, le gallois a conscience de l’importance de l’aveu qu’elle lui fait. Cependant le rictus qu’il esquisse à ces mots, doit plus ressembler à une grimace qu’à un sourire, car il est en train de payer les conséquences de son coup de folie mais il tient à donner le change. « Moi aussi, je suis content de te voir... C’était tellement dur de ne pas pouvoir te prendre dans mes bras l’autre jour, de ne pas pouvoir te soutenir… Et bien sûr, tu m’as manquée ! » Ajoute t-il avec une forme de malice pour la seconde phrase quand il repense à la tournure impersonnelle que Gwen avait donné à sa phrase quand elle avait essayé de lui dire la même chose.

Fidèle à elle-même, elle avait sans doute l’intention de lui donner une brève étreinte mais quand il la sent s’y soustraire, il resserre le carcan de ses bras, enfouissant son visage contre son épaule. En cela, ils étaient différents. Lui n’avait aucun mal à quémander un câlin, même si ce n’était pas viril. Surtout aujourd’hui. Il avait vraiment besoin qu’elle le serre dans ses bras. Cela faisait très longtemps qu’ils se raccrochaient l’un à l’autre. Et aujourd’hui, ne serait pas une exception. Gwen avait besoin de lui autant qu’il avait besoin d’elle. Car il ne devait pas l’oublier, la brune avait autant de raisons que lui d’avoir le moral en berne. « Je suis désolé. » finit-il par murmurer avant de la relâcher. Il ne lui offrait pas seulement sa sympathie pour le décès de sa mère. Des raisons d’être désolé, il en avait aussi. Il n’avait pas été l’ami qu’elle méritait pour elle, tout ça à cause de ses mensonges. Et que dire de l’accueil qu’il venait de lui réserver… Sans compter qu’il devait être couvert de transpiration et qu’il venait de lui imposer une étreinte prolongée. Il s’écarte donc doucement, gardant seulement une main sur son épaule. « Comment vas-tu ? » Demande t-il en inclinant légèrement la tête pour lire la réponse dans ses yeux.

Mais Gwen reste Gwen et elle n’aime pas trop prolonger les séquences émotions alors elle commence à le taquiner. Le blond lui adresse une moue faussement piteuse. « Mea Culpa. Mais quand j’ai commencé, je croyais franchement que tu arriverais tout de suite après… Ton père encore ? » Ose t-il demander. Il savait que le retour de la Martins au bercail n’était pas idyllique. Ils avaient beau ne pas se voir physiquement, ils échangeaient régulièrement des nouvelles… « Merci » Dit-il avec reconnaissance quand Gwen lui tend ensuite une bouteille d’eau en évoquant son étourderie. Il la laisse dire, peu désireux de s’attarder sur son coup de folie. Il n’était pas venu ici avec l’idée de faire un entraînement sain aujourd’hui, juste de se défouler. Il vérifie d’ailleurs du coin de l’œil que son amie a commencé son échauffement pour s’appuyer discrètement contre le sac de frappe, le souffle court. Des tâches noires dansent devant ses yeux et l’eau qu’il fait couler dans sa gorge est un véritable soulagement.

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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Dim 20 Mar - 21:07


Ils pouvaient bien mentir à tous les autres, ils étaient incapables de le faire entre eux. Gwen avait certes sa petite fierté et elle ne prolongeait jamais les moments sentimentaux trop longtemps, pourtant son cœur tambourina plus rapidement dans sa cage thoracique, semblant être comprimé par l’étau de ses cotes, tandis que le parfum reconnaissable de Rhys, attirant son corps contre le sien pour prolonger cette étreinte, s’incrustait dans son espace. Elle se sentait mieux dans ses bras, rassurée à vrai dire, elle avait l’impression de pouvoir lâcher prise quelque seconde, de retrouver cette protection et cette stabilité relative qu’il lui avait offert à Londres. Lui dire qu’il lui avait manqué n’était que la surface d’un iceberg bien plus grand. La métisse se sentait complètement perdue sans lui depuis qu’ils étaient rentrés à Tenby, dans l’impossibilité de se voir aussi souvent qu’ils le désiraient sans éveiller les soupçons. Gwen avait pourtant plus que jamais besoin de lui et elle savait que l’inverse était tout aussi vrai. Le manque et l’absence étaient difficiles à vivre d’autant que l’un comme l’autre étaient les seuls à connaître une partie des mensonges qui avaient jalonné leurs dernières années. À l’exception de sa famille directe, Gwen ne pensait pas être plus attachée à une personne qu’elle ne l’était à Rhys. Elle s’était liée à lui d’une façon tellement particulière ces derniers temps, elle l’aimait et cet amour amical l’effrayait parce qu’elle avait peur de le perdre un jour, peur parce qu’elle n’ignorait rien de sa santé fragile depuis l’accident, peur parce qu’elle ne vivait plus totalement libre de ses émotions mais dépendamment des siennes aussi. Il l’avait à la fois rendue fragile, lui avait créé des failles qu’elle ne voulait pas reconnaître en s’attachant ainsi à lui mais il l’avait rendue plus forte aussi, et c’est justement la perspective de ses retrouvailles avec lui aujourd’hui, qui lui avait permis de garder la tête hors de l’eau ces derniers jours, de ne pas complètement exploser. Maintenant que les deux amis se retrouvaient, ils pourraient respirer, lâcher prise et laisser libre court à tout ce qu’ils avaient ressenti depuis leur retour. « J’aurai aimé être là pour toi aussi. Tu veux en parler ? » Souffla-t-elle. Rhys lui avait fait part de son désir de retrouver certaines personnes et vu comment il s’excitait sur ce pauvre sac de frappe quand elle était arrivée, ça ne s’était pas très bien passé, en même temps, ils s’étaient téléphonés le soir-même pour en parler, Gwen était forcément déjà au courant de certains détails, peut-être pas de tout. Lorsqu’il se montra désolé, non pas de ne pas l’avoir attendue, mais plutôt pour tout en général – elle le comprit au ton sérieux utilisé, elle posa ses deux mains autour de son visage et l’obligea à la regarder, certaine qu’il comprendrait le message caché au fond de ses prunelles. « Je suis sûre que tu as dû sortir cette phrase à tout le monde ici mais tu n’as pas à l’être avec moi. » La métisse resserra un peu plus leur étreinte une nouvelle fois, faisant fi de la transpiration qui collait déjà le t-shirt de Rhys contre son corps avant de se détacher définitivement de lui. Il lui posa alors la question à dix mille dollars. Comment allait-elle ? Bien aurait été un mensonge mais la chanteuse réussit néanmoins à lui répondre par une petite pirouette. « Mieux maintenant. » C’était vrai. Elle avait l’impression d’avoir pris une grosse bouffée d’oxygène depuis qu’elle était arrivée ici malgré son inquiétude grandissante pour l’état dans lequel se trouvait Rhys. « Et toi ? T’as vraiment forcé. Tu devrais t’asseoir un peu… » Elle lui tendit alors une bouteille d’eau tandis qu’il lui rappelait qu’elle n’était pas exactement arrivée à l’heure non plus et qu’il avait commencé en pensant qu’elle ne tarderait plus. La jeune femme ne pouvait que lui donner raison sur ce dernier point. « Oui, il m’a gardé pour me faire la morale. Il s’étonne que je n’envisage toujours pas de retourner à Londres, il croit que je me laisse dépérir et que mes projets vont tomber à l’eau si je m’éternise ici mais je lui ai dit que je n’étais pas encore prête. Il va falloir que je devienne plus… inventive pour rester plus longtemps. Je n’ai pas envie de retourner là-bas maintenant. » Et plus ou moins seule qui plus est ; elle avait bien quelques connaissances là-bas, mais aucune qui ne valait ce que Rhys représentait pour elle comme pilier. Au bout de quelques secondes, Gwen arrêta son échauffement et se dirigea vers son meilleur ami. Elle voyait bien que quelque chose clochait. « Allez assieds-toi et reprends ton souffle. » Reprit-elle en posant une main sur son épaule. Il était complètement étourdi. Gwen le connaissait par cœur, lui et les symptômes de celui qui avait trop forcé. Cette fois, son injonction n’était pas une demande, elle ne lui laissait pas le choix.

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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Mar 29 Mar - 19:18

« Ils me détestent tous. » Réplique Rhys au tac au tac quand Gwen lui demande s’il veut parler de ce qui l’agite. Il avait répondu cela d’une voix atone, vidé de sa colère après avoir frappé de longues minutes. Mais le ton de constat qu’il avait employé lui semblait ridicule à présent. Il fallait que ça sorte, qu’il le dise à voix haute, comme pour exorciser la souffrance qu’il avait ressentie en se confrontant à la colère et au mépris de ceux qui comptaient pour lui. « Ils me détestent tous. Vraiment. Je pensais qu’ils auraient un peu de rancune contre moi mais que je pourrais me faire pardonner mais… C’est bien plus que ça. Ils ne me veulent même plus dans leurs vies. Ils ont tiré un trait sur moi. » Il y a enfin le désespoir qui s’impose dans sa voix, la fêlure irréversible que les rejets successifs de Echo, Lizzie et Caleb ont causé en lui. Ils ancrent ses prunelles vertes dans ceux de sa meilleure amie, à la recherche de compassion. Ou mieux d’une lueur d’affection. Car il se détestait réellement à présent qu’il comprenait ce qu’il leur avait imposé. Il avait besoin de voir que quelqu’un avait encore de l’estime pour lui. « Et ils en ont tous les droits mais putain, qu’est-ce que ça fait mal… Je ne suis pas certain de pouvoir supporter ça très longtemps… » Il sent les deux mains de Gwen venir se poser doucement sur son visage pour l’encadrer avec douceur et il comprend que son vœu a été exaucé. Dans son malheur, il avait de la chance. Il avait toujours l’amitié de la musicienne. Il n’avait pas tout perdu. Au contraire, il possédait toujours quelque chose d’éminemment précieux. Et cette pensée le console presque autant que leur étreinte et leurs retrouvailles. Gwen lui dit qu’il n’a pas à s’excuser et devine avec une certaine clairvoyance qu’il ne l’avait que trop fait au cours de ces derniers jours. Il hoche la tête. « J’ai dit tellement de fois que j’étais désolé, que j’ai l’impression de ne plus savoir ce que ce mot veut dire. Mais qu’est-ce que j’aurai pu faire d’autre ? » La question est bien évidemment rhétorique. Il ne s’attend pas à ce que Gwen ait une réponse. Il décide d’ailleurs qu’il s’est assez apitoyé sur les conséquences désastreuses de ses actes et que c’est au tour de Gwen d’avoir un peu d’attention. Elle devait gérer un deuil et un père en colère. Ses problèmes valaient forcément les siens. Il lui demande comment elle va.

Mais elle continue de s’inquiéter de lui, lui disant de s’assoir quelques instants. Il ignore le conseil, se demandant si elle cherche à éluder sa question et ce que cache son « mieux maintenant ». Il ne fait cependant aucune remarque, car ils ont leur mécanique bien à eux après toutes ces années à se serrer les coudes et elle est bien rôdée. La règle était qu’ils parlaient quand ils en avaient envie. Il n’y avait aucune forme de pression entre eux. Et il suffit que Rhys s’intéresse à la bouteille d’eau qu’elle lui a donnée et qu’il s’éloigne un peu, mine de rien pour qu’elle se décide à parler un peu de son père. Il l’écoute avec une grimace de compassion, toutefois, il ne peut pas réprimer sa surprise très longtemps face aux propos de la brune. « Tu veux vraiment rester ici ? Je veux dire, je ne peux même plus me rappeler ce qu’on recherchait quand on est venus ici… » Il y a une sincère interrogation dans sa voix. Il se demande même si le père de Gwen n’a pas raison. Cette dernière était toujours très discrète à propos de sa carrière, et Rhys avait bien compris que tout ne se déroulait pas comme elle le voulait quand elle avait commencé à habiter chez lui, mais n’avait-elle pas de chance de devenir réellement une star en restant à Londres ? Toutefois, il ne s’avancera pas sur ce terrain si elle ne les y engage pas. Et il ne peut guère donner une opinion sincère sans avoir toutes les cartes en main. Non à la place, il tente de faire marcher ses méninges pour trouver une solution au problème qu’elle rencontrait. Car c’était ce que faisaient. Ils se serraient les coudes, veillaient les uns sur les autres. D’ailleurs, le blond finit par s’assoir docilement, presque sans y réfléchir quand Gwen lui demande de le faire pour la seconde fois. Comme souvent, elle avait raison. Il avait trop forcé. Il s’assoit sur les marches de l’escabeau qui mène au ring, sentant la main de Gwen sur son épaule. Il n’aime pas se sentir faible. « C’est bon, je vais bien, je t’assure. » Marmonne t-il avec une certaine mauvaise foi. Puis, rapidement, il fait diversion, revenant au problème qui les intéresse, essayant de rassembler ses idées. « Et si tu faisais croire à ton père que tu avais un projet bien plus intéressant ici ? Tu crois que ça suffirait ? » Concocter des mensonges ensembles, c’était presque un hobby pour eux…


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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Mar 19 Avr - 23:25


Le temps sembla se suspendre au moment où elle sentit l’étreinte protectrice de Rhys. Gwen avait l’impression de pouvoir redevenir elle-même, du moins la métisse ne devait pas surveiller tout ce qu’elle disait pour ne pas se trahir. Un sentiment d’allégresse l’envahit, une sensation qui lui brouilla les sens quelques secondes tant elle était contente de le retrouver. Le nœud du manque et de l’inquiétude qui lui avait enserré l’estomac ces dernières semaines se dénoua finalement quelque peu, malgré qu’il tienne à peine debout, pour laisser place à la joie de pouvoir le serrer une fois de plus dans ses bras. À présent, après cet éloignement, elle connaissait la véritable valeur de leur amitié, et l’amour fraternel et sans limite qu’elle lui portait était indéniablement en béton. Néanmoins, un flot de colère silencieuse ne tarda pas à inonder ses veines, aussi mauvaises étaient ses retrouvailles avec les autres, Rhys n’avait pas à vivre tout ce rejet… compréhensible pourtant pour ceux ignorant la vérité. Malgré tout, la douleur que Gwen voyait briller dans ses yeux clairs lui était intolérable. « Pas tous. » Souffla la jeune femme pour le rassurer. Elle ne parlait pas simplement pour elle mais aussi pour ceux avec qui il avait essayé de renouer. « Ils ne savent pas ce qui s’est vraiment passé… Il faudra un peu de temps et même si c’est difficile, il faut que tu tiennes bon et que tu persévères. Laisse-leur du temps. » Tout en le conseillant du mieux qu’elle pouvait, la chanteuse essayait en parallèle de rester la plus objective possible par rapport à la situation. Echo, par exemple, ne pourrait pas sérieusement le détester, mais la colère des gens leur faisaient bien souvent dire des choses qu’ils ne pensaient pas toujours, surtout lorsque l’attachement était bien présent. Ses proches avaient sans aucun doute essayé de lui faire ressentir ce qu’eux avaient ressenti de par son absence, rendu multiplié par chaque personne touchée, et Rhys s’était pris plusieurs claques dans la figure d’un coup. Difficile à encaisser mais les deux amis ne s’étaient-ils pas chacun de leur côté douté de ce que leur réservait leur retour au bercail ? Ils avaient beau l’imaginer, la réalité était bien souvent plus difficile à vivre. Même si leurs mensonges leur imposaient la distance, Gwen n’en demeurait pas moins auprès de lui dès qu’elle pouvait. Dans son esprit, il était toujours celui qui avait été là pour elle à Londres quand elle n’avait nul autre vers qui se tourner, et aujourd’hui, les choses étaient toujours sensiblement semblables entre eux, hormis que les rôles s’échangeaient parfois avec une étrange logique. La souffrance de ceux qui nous sont chers avait toujours une influence inexpliquée, et lorsque l'on savait qu'un être auquel on tient traversait une vague d’émotions ravageuses, cette force nous conduisait bien souvent à réagir. Gwen se demanda un instant si l’un et l’autre survivrait au choc de connaître chaque démon de l’autre. Elle n’en doutait pas, pas maintenant qu’elle observait la façade de son ami se craqueler. La chanteuse ne l’avait encore jamais vu dans un tel état, même alors qu’elle était allée lui rendre visite à l’hôpital lorsque sa santé l’avait cloué au lit. Ça changerait, ça prendrait le temps qu’il faudrait, mais ça changerait. La musicienne aurait aimé lui apporter une solution toute faite dans l’immédiat sauf qu’il n’en existait aucune satisfaisante ; faire profil bas pendant un moment puis il pourrait réessayer de renouer encore une fois. « Tu es plus fort que tu ne le crois, et je suis sûre que tu te trompes et que tu arriveras à leur faire changer d’avis. Au contraire, je vois dans leur colère, l’attachement qu’ils ont pour toi. Si tout était rentré dans l’ordre aussi facilement, ça aurait donné l’impression que ça n’avait pas été aussi important, tu ne crois pas ? » Elle lui esquissa un sourire et essaya de le booster un peu par ses propos. « Et je sais que c’est frustrant, mais tu ne peux rien faire de plus dans l’immédiat, attendre que ton retour soit encaissé, et puis, voir si une approche plus réceptive est envisageable. Enfin, tu sais déjà tout ça. » Gwen marqua une pause et réfléchit quelques secondes à une autre solution… une solution qui lui paraissait impossible pour le moment, pourtant si Rhys voulait que tout rentre plus rapidement dans l’ordre, elle n’était pas à exclure totalement. « Tu ne penses pas qu’une partie de la vérité rendrait les choses plus simples ? On se complique tellement la vie… On veut épargner nos proches, s’épargner nous-mêmes aussi, mais au final, je commence à me demander si c’est vraiment la bonne chose à faire. » Et elle parlait autant pour Rhys que pour elle, même si leurs mensonges étaient différents pour certains et communs pour d’autres.

Voyant que les émotions intenses que son ami ressentait ne l’aidaient pas à reprendre son souffle, Gwen força plus ou moins le médecin imaginaire à s’asseoir et à boire de l’eau pour reprendre ses esprits. Elle n’ignorait pas que son meilleur ami détestait afficher ce qu’il considérait comme une marque de « faiblesse », elle comprenait d’autant mieux qu’elle haïssait ressentir cette même impression quand il s’agissait d’elle mais l’inquiétude était un sentiment humain spontané et il avait repris le dessus chez elle, aussi la chanteuse n’avait-elle finalement pas pu s’empêcher d’intervenir. Gwen ressentait beaucoup de colère en elle, un besoin d’extérioriser en se défoulant sur le sac de frappe comme l’avait fait Rhys, cependant elle n’était plus certaine que ce soit une bonne idée, d’autant qu’en la voyant faire, il voudrait sûrement recommencer, et vu son état, il en était hors de question. Ainsi, plutôt de le formuler directement, la métisse retira d’elle-même ses gants et elle s’appuya contre le mur tandis que son ami lui demandait où en était la relation avec son père, relation qui s’était assez distendue depuis la perte de sa mère quelques semaines auparavant. Ils étaient en désaccord sur plusieurs sujets concernant la vie de Gwen et, comme tenir tête avait toujours été la meilleure défense pour elle, le fait de ne pas écouter son paternel engendrait maintes disputes entre eux. Alors qu’elle essayait de trouver un moyen pour justifier son séjour prolongé à Tenby – au-delà du délai raisonnable du deuil bien entendu -, Rhys s’interrogea sur ce qui les avait poussés à revenir en premier lieu. « Nous sommes venus retrouver ce qu’on n’avait pas à Londres, notre famille, nos proches, un peu de notre ancienne vie aussi…. bref quand tout était plus simple. On n’a jamais pensé que notre retour serait facile, lui. » Une certitude lui brûla alors les entrailles. Si elle devait rentrer dans la capitale anglaise, Gwen retrouverait l’angoisse et la solitude (Rhys excepté) qu’elle avait ressentie ces dernières années et qu’elle cachait derrière son fort caractère. Et elle n’était pas en état d’affronter de nouveaux échecs, pas maintenant qu’elle avait trouvé des raisons de rester ici sans pouvoir les formuler à qui que ce soit d’autres qu’à Rhys. « Attends, tu me dis ça parce que toi tu as déjà envisagé d’y retourner ? Tu n’es pas sérieux… » Lâcha soudainement la chanteuse en prenant conscience de ce que venait de lui demander le jeune homme. Toujours dans l’optique de l’aider à trouver une solution à son problème du moment, il lui suggéra de persuader son père qu’elle avait des projets intéressants qui la retenaient à Tenby. Gwen y avait déjà songé sauf qu’elle n’avait pas encore trouvé de plan valable qui justifierait son séjour prolongé. Néanmoins, la façon dont Rhys avait formulé les choses l’encouragea dans cette même direction. « Bonne idée, mais il vérifiera pour en être sûr, donc il faudrait que je lui donne du concret. J’ai peur qu’il finisse par me griller, il a un bon instinct et finira bien par comprendre que je ne suis pas toujours cohérente… » Et puis, son père n’était pas un bon flic pour rien. Il capterait sa propre fille à un moment ou un autre, c’était déjà un exploit que la chanteuse ait réussi à tenir ses mensonges aussi longtemps, disons que la perte de sa femme avait – à juste titre – passé au second plan son inquiétude quant aux projets de sa fille. « Mais tu m’as fait penser à autre chose. Ça pourrait être une personne en particulier qui me motiverait à rester, pas seulement un projet. Il faut juste que je trouve le bon motif. » Gwen tira une autre bouteille d’eau de son sac pour boire une gorgée, toutes ces réflexions lui donnaient déjà mal au crâne, elle qui était venue pour se détendre, au final, se retrouvait à parler de tout ce qu’elle cherchait à fuir. Cela dit, la musicienne se rendait bien compte qu’elle n’aurait pas mille et une occasions d’en parler aussi librement à qui que ce soit d’autre, d’autant que Rhys et elle ne se verraient peut-être pas avant plusieurs jours encore après aujourd’hui, donc c’était le moment ou jamais. « N’empêche, j’envisage de plus en plus d’emménager ailleurs. Et… de trouver un moyen pour qu’on se voie plus souvent aussi. » Résuma-t-elle les deux questions qui la préoccupaient dans l’immédiat. « Et fais pas ton sourire béat parce que je viens de dire ça. » Ajouta Gwen en riant, balançant un petit coup dans son épaule après s’être rendu compte qu’elle avait encore dit spontanément quelque chose qu’elle ne disait jamais aussi ouvertement. La métisse se décolla du mur et arrosa Rhys à plusieurs reprises avec le contenu de la bouteille. Crime de lèse-majesté destiné à détendre l’atmosphère. Heureusement qu’elle lui avait donné de quoi se défendre un peu plus tôt.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Mar 26 Avr - 14:55

« Pas tous. » Réponds Gwen quand Rhys se plaint que tout le monde le déteste. Et vu qu’ils sont face à face, le blond peut lire la sincérité dans les beaux yeux de la métisse. Elle l’aimait. Par un hasard douteux ou une magie incompréhensible, elle l’aimait. Elle connaissait tous les aspects de sa personnalité et pourtant… elle continuait à lui apporter soutien et affection. Dans son malheur, il avait la chance d’avoir Gwen acquise à sa cause. Face à ce constat, il ne pouvait qu’écouter ses encouragements et ses conseils avec toute l’attention du monde et arrêter de se plaindre. Elle ne voulait que son bien. Et au fond, il savait qu’elle avait raison, il devait persévérer avec ses proches, ne pas faire preuve de lâcheté une nouvelle fois. Pourvu qu’elle ait aussi raison pour le reste car alors qu’il pensait la chose impossible, elle était en train de vraiment le réconforter en présentant les choses sous un certain angle. « Je crois… Je crois que tu as raison. » Bégaye t-il, frappé par la façon dont la chanteuse parvenait à tordre sa vision des choses jusqu’au tant qu’elle trouve l’angle qui lui convenait. Quoiqu’il en était, elle marquait un point. Un point très important. « L’indifférence serait pire, bien pire. La colère, c’est au moins, un sentiment. » C’était un peu tordu mais il se ralliait à a vue de la brune avec plaisir. Si on adoptait ce raisonnement, même la gifle de Lizzie était une chose merveilleuse… Il reprend, essayant de se laisser gagner par l’optimisme de sa confidente. « Persévérer. Mais attendre, les laisser se faire à l’idée de mon retour, les laisser se réhabituer à moi. Les laisser respirer. Je pense que je peux faire ça. Y aller en douceur, c’est peut être ce que j’aurai du faire dès le début. Mais il n’est pas trop tard.» Dit-il avec un peu plus de conviction que précédemment. Il avait un semblant de plan et c’était déjà quelque chose. Gwen était décidément la voix de la sagesse. Elle disait qu’il était fort mais au fond, il savait que ce n’était pas vrai. Il était juste un suiveur, il n’y avait qu’à voir comme il se raccrochait à tout ce que disait la Martins… Toutefois, quand elle lui offre ensuite une alternative à ce plan, il se rend compte qu’il n’est cependant pas prêt à la suivre aveuglément dans son raisonnement. Notamment quand elle évoque l’idée de dire la vérité pour une fois. Il repousse l’idée sans même y réfléchir. « Pour ma part… Je crois que la vérité aurait des allures de mensonge si je la disais maintenant. Tout le monde penserait  que je cherche des excuses pour justifier mon silence. Et puis… je pense qu’ils me regarderont avec encore plus de dégoût s’ils apprennent ce qui s’est passé avec Will. »

Rhys se rembrunit légèrement, comme chaque fois qu’il prononce le prénom de son colocataire de la fac. Ce n’était pas de la faute de Gwen, elle était une excellente psychologue et voulait bien faire. Il se force donc à reprendre le fil de leur conversation, à ne plus penser à la mort de cet ami cher pour le moment. Surtout que les choses n’étaient pas seulement à propos de lui. Gwen luttait aussi pour son retour à Tenby et ils étaient là dedans tous les deux. C’était au moins ça. Et c’était aussi pour cela qu’il était tout naturel que Rhys lui fasse part de ses doutes quant à un éventuel retour à Londres. Sauf que sa partenaire n’était pas du même avis. Le gallois reste silencieux, la laissant argumenter. Il était naturel qu’elle puisse s’exprimer alors qu’elle venait de l’écouter pendant de longues minutes. « Oui, j’y ai pensé… Surtout que la partie, ‘’on retrouve nos proches’’ se déroule vraiment mal. Autant pour toi que pour moi… » Ce qui était fâcheux vu que c’était leur objectif. Et de son propre aveu, Gwen avait des conflits importants avec son paternel mais Rhys se rend bien compte que  contrairement à lui, elle n’est pas prête à baisser les bras. Il fait donc taire ses états d’âme et ses envies de fuite, désireux de ne pas la décevoir et de ne pas se décevoir lui-même. « Mais c’était avant que tu me convainques qu’il fallait que j’essaie encore un peu. J’’ai dit que j’allais persévérer, je vais le faire…. De toute façon, je ne veux pas repartir sans toi. » Finit-il par confesser après une légère hésitation, en jetant un coup d’œil à Gwen désormais adossée contre le mur pour retirer ses gants. Il la savait peu friande de ce genre de déclarations mais il fallait qu’il le dise au moins une fois. Il avait expérimenté la vie sans elle, et ça ne lui avait pas beaucoup plu... Ils restent quelques instants silencieux, immobiles. Triste vérité à vrai dire, ils étaient tous les deux bien trop absorbés par leurs problèmes pour s’adonner à leur sport favori…

C’est donc au tour de Gwen de se confier quant aux problèmes qu’elle rencontre avec son père. Rhys l’écoute bien entendu avec la plus grande attention, désireux de lui apporter une aide similaire à celle qu’elle lui avait apporté un peu plus tôt. Si seulement il pouvait apaiser son esprit comme elle avait apaisé le sien ! Et finalement, il entrevoit une possibilité de faire une pierre deux coups quand elle lui parle de deux problèmes qui n’ont à priori rien à voir.  Mais avant qu’il n’ait le temps de dire quoi que ce soit, Gwen lui retourne en quelque sorte une déclaration. Et enfin, il sent ses lèvres s’étirer en un véritable sourire. Mais sa meilleure amie ne lui laisse pas vraiment le temps de savourer ses paroles. Il affiche alors une expression faussement indignée. « Moi un sourire béat ? Mais n’importe quoi ! » S’exclame t-il, l’expression de son visage contredisant clairement ses mots. Il est de toute façon réduit au silence par une soudaine douche froide. Gwen venait de retourner sa bouteille d’eau contre lui, l’arrosant copieusement et affichant cet air malicieux qui n’appartenait qu’à elle. Et malgré sa fatigue, il se prend au jeu, bien déterminé à ne pas laisser passer cet affront. Il reste immobile, faisant semblant de ne pas lutter, attendant le moment propice pour sa revanche. Et quand il sent la méfiance de Gwen endormie, il se  relève soudainement pour attraper son adversaire par la taille, la ceinturant pour pouvoir copieusement lui renverser le reste de sa propre bouteille sur le haut du crâne. « On dirait bien que tu viens de débuter une guerre ! » Constate t-il hilare. Gwen n’est pas la seule à avoir de la malice à revendre, alors il entreprend à son tour de la taquiner. « C’est dommage, juste quand j’allais te faire part de mon magnifique plan pour te libérer de l’inspecteur Martins… »

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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Mer 27 Avr - 21:24


A force de lui glisser qu’il n’avait pas tout perdu et qu’il devait persévérer, Rhys finit par partager l’avis de la jeune femme non sans une certaine prudence. Gwen n’aimait pas le voir se ronger les sangs, ni dans un tel état qu’il était prêt à tout exploser en faisant fi de sa santé. Il admit tout de même que la colère valait sans doute mieux que l’indifférence la plus totale et qui, aux yeux de la chanteuse, aurait été un signe bien moins encourageant. C’était tordu, certes, mais elle préférait raisonner de cette façon pour donner un peu d’espoir à son meilleur ami, un espoir qu’elle n’espérait pas vain et auquel il avait clairement besoin de s’accrocher. Par contre, lorsque la musicienne émit l’idée que tout serait sans doute plus facile s’ils arrêtaient tous les deux de se cacher derrière leurs mensonges (pas dans un premier temps, mais à long terme), il balaya cette hypothèse en deux secondes. Un lourd silence suivit sa réponse. Peu habituée à ce qu’il évoque le nom de son ami aussi ouvertement, Gwen lui effleura la joue doucement pour lui faire passer ces tristes pensées. Ils se complétaient dans leur raisonnement car si dans un premier temps, Rhys s’était accordé à elle, désormais, c’était la chanteuse qui rejoignait son point de vue. Il avait raison. La vérité était rarement belle à voir, elle portait souvent un horrible masque pour atteindre une personne et s’infiltrer en elle. Douloureuse et semeuse de doute, la notion de vérité rongeait de l’intérieur ceux qui la découvraient et rouvrait parfois même certaines plaies. Si elle avait été une femme existante, elle aurait été la pire bitch qui aurait existé car rejetée ou haïe, il était impossible de s’en débarrasser une fois connue. « Tu as raison, tout vérité n’est pas bonne à dire, oublie cette idée, c’était stupide. C’est jusque que des fois, j’aimerai qu’on ne s’oblige plus à vivre à travers nos mensonges. » Gwen ne pouvait pas craquer, mais parfois, c’était dur de les garder. Et elle parlait autant pour elle que pour Rhys, du moins pensait-elle qu’il rencontrait les mêmes difficultés qu’elle à ce sujet, même s’il était sûrement plus enclin à ne pas les lâcher vu le côté  « gravité » des siens. Heureusement, son meilleur ami était là pour la raisonner aussi.

Il mentionna alors un éventuel retour à Londres concernant la jeune femme mais elle refusa tout net. Gwen ne supportait pas l’idée de retourner vivre dans son enfer là-bas toute seule, ni même tout court d’ailleurs. C’était comme si les années passées dans la capitale anglaise l’avaient traumatisée ou endormie au mieux et qu’elle s’était réveillée en revenant à Tenby. Malgré les raisons de son retour, elle se sentait enfin revivre à nouveau et retrouvait certains repères malgré les tensions avec son père. Rentrer à Londres maintenant n’était pas à l’ordre du jour même si elle devrait bien s’y résoudre à un moment ou à un autre pour crédibiliser ce qui devait paraître une « carrière musicale florissante ». En attendant, Gwen essayait de trouver des prétextes valables pour rester encore dans les parages. De son côté, Rhys lui avoua avoir envisagé cette idée puisque les retrouvailles avec leur entourage respectif étaient catastrophiques – autant le dire. Enfin peut-être plus encore pour lui… Gwen avait réussi à gérer quelques-unes de ses reprises de contact, notamment avec son ex Caleb, ce qu’elle se garda bien de préciser afin de ne pas faire de mal supplémentaire à Rhys, qui luttait désespérément pour rétablir leurs liens. Il s’était cependant ravisé suite à leur conversation du jour et comptait encore essayer de renouer avec ses proches. La dernière phrase qu’il lâcha à ce sujet calma les craintes de la métisse qui lui retourna les derniers mots. « Je ne veux pas repartir sans toi non plus. » Elle y serait peut-être obligée pour faire croire à ses projets musicaux à un moment ou à un autre mais il n’était pas l’heure d’y songer pour le moment, alors qu’ils se retrouvaient après plusieurs semaines de séparation physique.  

Gwen évoqua ses problèmes avec son père mais préféra ne pas s’y attarder trop longtemps et en revint vite à leurs petites habitudes amicales en taquinant Rhys. Il fit mine de protester sans rien pouvoir ajouter de plus, la chanteuse avait réagi promptement en le gratifiant d’une douche froide, merci bouteille d’eau. Son ami avait l’air de s’être ressaisi après avoir reçu cette vague sur lui, si bien qu’il avait bondi pour l’attraper. « Tu penses pouvoir m’avoir ? » Lança la jeune femme en riant, en guise provocation et de motivation à son encontre surtout.  La musicienne essaya de s’échapper mais il réussit à l’entourer dans la prison de ses bras. La guerre venait de démarrer comme il avait si bien qualifié ce coup. « Aaaah ! » S’exclama Gwen lorsque l’eau glissa le long de ses cheveux et de son cou. Elle reprit ses esprits pour mener l’attaque suivante et commença à le chatouiller pour se venger mais les mots de Rhys l’arrêtèrent dans son geste. « Comment ça ? Quel plan ? » Sa curiosité prenait toujours le dessus. Et il l’avait bien piquée au vif.


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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Sam 30 Avr - 20:30

Rhys se sentait plus vulnérable que jamais. Les blessures émotionnelles de la semaine l’avaient laissé exténué, les nerfs à vif. C’était sans doute pour cela qu’il venait de prononcer le prénom de son ancien colocataire, de son fantôme personnel. Avant, ça l’aurait dérangé de se montrer aussi vulnérable devant Gwen. Mais progressivement, elle était bien la seule devant qui, il pouvait faire une telle chose. Elle lui appose une légère caresse de réconfort sur la joue. Sauf que dans l’esprit du gallois, le geste n’a rien de léger. Au contraire, c’est sans doute ce qui l’empêche de s’effondrer une nouvelle fois. Ils étaient comme ça Rhys et Gwen, deux êtres humains avec leurs failles et leurs casseroles, s’appuyant péniblement l’un sur l’autre pour ne pas chuter. Ils étaient fragiles mais à eux deux, ils formaient un édifice solide. Le cœur et la tête, parvenant toujours à mutuellement se raisonner quand l’un d’eux se laissait emporter par les émotions. Sauf que cette fois-ci, le regret de Gwen à propos de leur manque de transparence semble sincère et réfléchi. Rhys fronce les sourcils. « Je sais bien… Mais je ne sais pas s’il y a un retour en arrière possible quand on commence à mentir. » Réplique tristement le blond, refusant d’imaginer pour le moment qu’une vie simple et dépourvue de mensonges est possible. Sauf que la tristesse, il commence à en être las. Il a l’impression que son quotidien est pollué par cette dernière depuis une éternité. Neuf longues années. Heureusement, il avait Gwen. Un miracle à elle seule. Un condensé de bonne humeur et d’énergie dans un tout petit corps. Gwen qui lui dit qu’elle ne voulait pas repartir sans lui non plus. Il est tellement étonné et touché qu’il ne réplique rien du tout. C’était une nouvelle déclaration qu’elle venait de lui faire. Ce qui comptait le compte total du jour à deux. Et ce qui n’était définitivement pas le genre de la brune. Il se rendait compte de la chance qu’il avait. Visiblement, leur séparation l’avait vraiment affectée. Et il n’avait aucun mal à le croire. Ils avaient vraiment besoin l’un de l’autre pour fonctionner.

Une fois la question d’un éventuel retour à Londres réglée, Gwen trouva un moyen efficace de chasser les nuages noirs qui s’étaient amoncelés au dessus de leurs têtes, lançant une bataille d’eau avec la malice qui la caractérisait. Rhys s’impliqua dans cette dernière sans même y réfléchir. Il n’exagérait pas quand il qualifiait Gwen de miracle. Elle savait instantanément ce qu’il lui fallait pour aller mieux et toujours au bon moment. Tantôt un geste de réconfort. Ou une discussion à cœur ouvert. Ou encore un moment de légèreté. Aujourd’hui n’était pas une exception. Il se prit au jeu sans même s’en rendre compte, capturant Gwen dans ses bras tandis qu’elle essayait de filer comme une anguille entre ses doigts. Mais une fois sa bouteille d’eau vidée sur le visage rieur de sa meilleure amie, il n’y avait plus de quoi s’éclabousser. Cette dernière n’abandonne pas la lutte, lui glissant quelques astucieuses chatouilles le forçant à la libérer. Heureusement pour lui, il sait comment la faire arrêter. Et elle a l’air sincèrement intéressée par sa proposition. « Trêve ? » Demande t-il d’un air malicieux en tendant sa main en signe de paix. Ils étaient beaux tous les deux, trempés de la tête aux pieds. Mais il n’attend pas forcément la réponse de son adversaire. A vrai dire, il est trop excité par le plan qui germé dans son esprit. « Et bien… Mes parents pensent toujours que je suis médecin… Et si nous repartons pas à Londres, ça serait bizarre que je reste trop longtemps chez eux. Ce serait logique que je trouve mon endroit à moi. » Rhys avait du mal à vivre à nouveau avec ses parents, à se plier à leur règles alors qu’il avait été libre si longtemps… Et surtout à leur mentir au quotidien. Partir serait plus simple. « Je sais qu’on ne se supporte pas mais… on pourrait peut être chercher quelque chose tous les deux ? On a bien réussi à ne pas s’entretuer à Londres. » Dit-il en redevenant le sale gosse qu’il était d’accoutumée avec Gwen. La proposition lui venait naturellement. Déjà parce qu’ils étaient en réalité colocataires depuis des années mais aussi parce qu’il n’avait définitivement pas les moyens de vivre seul. Même là, il allait devoir une source de revenus sans éventer son secret pour payer un éventuel loyer… « Et puis du coup, on se verrait plus souvent… Et on aurait un bon prétexte pour justifier notre relation aux yeux de tous. » Plus il parlait, plus il avait l’impression que le plan tenait la route. Il se demandait d’ailleurs comment l’idée n’avait pas pu traverser l’esprit de Gwen plus tôt. Par contre, la seconde partie de son plan était un peu plus… discutable. Il  n’avait aucune idée de jusqu’à où Gwen était prête à aller pour s’acheter une tranquillité vis-à-vis de son père. Au nom de l’amitié, il propose quand même cette solution. Libre à elle de refuser. « Et si on vit ensembles… Je peux être ta personne. Ton projet. On peut laisser planer l’ambigüité sur notre relation ou carrément lui dire qu’on est ensemble, qu’on veut des enfants ou  je ne sais pas quoi… C’est ce qu’ils veulent à partir d’un certain âge non, des petits enfants ? Des mariages et des barbecues en famille ? C’est bien la seule raison pour laquelle il te pardonnerait de laisser ta carrière de côté, non ? » Il dit ça avec un sourire en coin teinté de cynisme, se rendant à peine compte du mal qu’un tel mensonge pourrait causer. Il avait eu l'impression que c'était ce qu'elle était en train de sous entendre mais il avait peut être mal compris...  

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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Dim 1 Mai - 18:02


Gwen ne le raterait pas. Même si elle avait ouvert les hostilités et qu’elle avait beau l’aimer, la vengeance était sacrée et la partie ne faisait que commencer. Néanmoins, les taquineries s’arrêtèrent très vite lorsque Rhys piqua la curiosité de la métisse. Il lui proposa une trêve afin de lui exposer ce fameux plan et la jeune femme hocha la tête positivement tandis qu’il poursuivit sur sa lancée. Il lui expliqua la difficulté de jouer le jeu du médecin devant ses parents surtout s’il devait s’éterniser dans les parages. Il ne pouvait décemment pas continuer de vivre à leurs crochets. Pour Gwen, cette question était moins dérangeante à l’heure actuelle, puisqu’on pouvait comprendre qu’elle reste vivre chez elle après ce qui s’était passé, cependant elle ne supportait plus son père et l’échappatoire qu’était en train de lui offrir Rhys tombait à point nommé. Inutile de dire qu’en prime, tout le monde ne supporterait pas de vivre avec elle et vice versa, alors qu’eux, savaient déjà pertinemment qu’ils se complétaient plutôt bien dans leur espace personnel. « T’es sûr que tu pourras à nouveau me supporter ici ? » Demanda Gwen pour le taquiner à son tour et entrer dans son jeu. Il continua alors la liste d’arguments qui résonnait comme une suite logique à cette idée. En tant que colocataires, ils se verraient plus souvent et pourraient justifier cette relation amicale si forte devant quiconque. Jusqu’à présent, la chanteuse suivait plutôt bien le plan. « C’est vraiment une super bonne idée… J’avais aussi songé au début à ce qu’on puisse vivre ensemble, mais j’avais peur que ce soit trop précipité ou qu’on nous grille… Maintenant, par contre, ça tomberait sous le sens. » Elle tapa dans ses mains, complètement enthousiaste face à cette idée, et surtout face à l’idée de pouvoir recommencer à voir Rhys tous les jours. Après tout, il était un des éléments capitaux de sa vie. Gwen aimait voir sa bouille tous les matins, triste, heureux, ébouriffé comme un hérisson, peu importe. Elle l’aimait constamment, à en avoir mal de cette absence prolongée. Il n’était pas censé avoir une telle influence sur ses humeurs, et pourtant, il l’avait. Rhys ajouta une seconde partie à sa proposition, une partie qui consistait à faire croire qu’il était la raison pour laquelle elle restait, son projet. Il lui suggéra de jouer sur l’ambiguïté de leur relation, voire de donner l’illusion d’un éventuel mariage en prévision et d’un désir d’enfants pour apaiser les tensions entre son père et elle. Il n’aurait pas pu lui faire plus belle preuve d’amitié et si cette idée l’emballa vraiment dans un premier temps, soulagée qu’elle était d’enfin avoir la solution de ses problèmes immédiats à sa portée, son cœur se serra. En faisant ça, Rhys se sacrifierait définitivement à bien des niveaux et elle n’arrivait pas à concevoir sa propre tranquillité sans son bonheur à lui. En vivant ensemble, chacun y trouverait son intérêt pour couvrir leur mensonge, lui en tant que faux médecin, elle pour ne pas repartir, et ils pourraient se voir tous les jours sans plus avoir à se cacher, mais faire croire à plus encore, ne risquerait-il pas de réduire toutes les chances que Rhys pouvait encore avoir de renouer avec certaines personnes ? Gwen se posa la question et prit une bonne minute de réflexion avant de lui répondre point par point. « Je pense aussi qu’on devrait devenir colocs, oui. Ça nous permettrait de ne pas être sur nos gardes tout le temps, de pouvoir être nous-mêmes entre nous et surtout de nous voir plus souvent. » Jusque-là, pas de problèmes, ils étaient sur la même longueur d’ondes. Gwen prit une inspiration et cacha sa main tremblante, priant pour que la maudite boule d’émotion et de nervosité qu’elle sentait dans sa poitrine disparaisse. « Quant à celle où tu serais la personne qui me fait rester ici… On peut jouer sur l’ambigüité devant mon père oui, lui faire croire que nous sommes un couple solide… De là à jouer la future mariée et mère de famille, personne n’y croirait sérieusement. » Ajouta la métisse avec un petit rire sincère cette fois, il ne fallait pas abuser sur la crédibilité. Rhys, on pourrait le croire sans problème, il était suffisamment sérieux pour refléter un homme désireux de fonder une famille, elle… c’était une autre histoire. « Admettons que l’on fasse croire que nous sommes ensemble… » Reprit Gwen, plus sérieuse. Les mots quittaient ses lèvres, hésitants. « Tu ne penses pas que cela réduirait définitivement tes chances de renouer avec certaines personnes ? Caleb, pour commencer… » Elle avait espéré éviter d’en revenir à cette discussion mais l’idée de Rhys l’y avait obligée. Caleb était son ex à elle et son ancien meilleur ami à lui… Même si plus rien d’ambigu ne subsistait encore entre la chanteuse et le vétérinaire aujourd’hui, le Blake était-il prêt à prendre ce risque ? Sûrement, mais encore une fois, Gwen était moins prête à le laisser prendre. « Je ne me vois tellement pas profiter d’une situation qui pourrait te nuire à toi. » Elle ne savait pas quoi dire ni quoi faire en fait, l’idée la séduisait mais tout était confus dans sa tête. Elle détestait être désemparée, quand elle le devenait, c'était bien souvent la colère qui prenait le dessus sur ses émotions, bien que, pour l'instant, elle se contrôlait. Peut-être que Rhys saurait comment faire lui ? Néanmoins, les deux amis étaient au moins d’accord sur l’idée de vivre ensemble et la nécessité que ce besoin impliquait.

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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Ven 6 Mai - 23:45

« Je ferai de mon mieux… » Réplique Rhys dans un sourire résigné quand Gwen lui demande s’il pense pouvoir la supporter dans une nouvelle colocation. Mais il a le regard pétillant, ce qui fait mentir le manque d’enthousiasme de sa voix. Leur colocation à Londres était officieuse et s’était faite de manière non conventionnelle, mais elle avait très bien fonctionné. Il était prêt à recommencer l’expérience sans même y réfléchir. Et il avait envie de penser que c’était le cas aussi de celle qu’il considérait comme sa meilleure amie. Mais au cas où, il lui expose quand même ses arguments. Et finalement, le verdict de Gwen va dans le bon sens. A vrai dire, elle a l’air enthousiasme, faisant remarquer que c’est une très bonne idée et que le timing était bon, se rangeant à tous ses arguments de bon cœur. Ils échangent alors un regard de connivence, liés par leurs mensonges et la complicité qui en découle. « Alors c’est entendu ! On commence à chercher quelque chose dès demain ! » L’impensable s’était produit. Rhys avait une raison de se réjouir. Ce qui n’était pas arrivé depuis qu’il avait remis les pieds à Tenby. Il adresse un sourire à Gwen. Un sourire lumineux. Il se demandait si elle rendait compte du bien qu’elle lui faisait. Peut être pas. Il avait du mal à exprimer de vraies émotions. La preuve, la réponse qu’il venait de donner pour saluer l’acceptation de la jolie métisse était on ne peut plus sobre quand on connaissait la joie que ça lui apportait. Alors il fait un pas timide en avant, avec l’intention d'être plus spontané, plus démonstratif. Il a envie de faire quelque chose de stupide, la soulever dans les airs ou quelque chose comme ça. Mais Gwen semble tout à coup se replier sur elle-même, croisant ses bras, semblant à des milliers de kilomètres d’une célébration. Rhys l’avait assez côtoyée pour savoir qu’il ne fallait pas insister. Il attend donc la suite, se rappelant tout à coup que tout n’était pas arrangé. Il avait fait une seconde proposition et elle méritait bien sûr discussion. Il l’avait simplement oubliée quelques instants quand il s’était réjoui pour la colocation.

Alors comme souvent, il écoute ce qu’elle a dire. C’était une des recettes pour que leur duo fonctionne, la communication. Et là, Gwen semble plus réticente. A juste titre. Car ce qu’il lui proposait, c’était juste encore plus de mensonges. Mais elle ne rejette pas tout en bloc au moins. Elle lui fait juste remarquer que sa proposition est excessive. Il en rit avec elle. « Moi je propose, après tu ajustes comme tu veux. C’est juste que j’ai du mal à imaginer ton père te dire que tu as raison de ralentir ta carrière pour une petite amourette, on sait tous les deux qu’il peut être exigeant… » Il était vrai que Gwen n’était pas le type de fille qui avait l’air de vouloir se ranger mais parfois, les gens avaient juste envie de croire ce qu'ils avaient envie de croire. Il suffisait de voir comme ses parents gobaient ses propres mensonges à propos de sa réussite… Et puis, il ne fallait pas oublier qu’avec la pratique, la Martins et lui étaient devenus d’excellents menteurs... Toutefois, la brune avait d’autres arguments pour repousser cette idée. Ils étaient on ne peut plus pertinents mais le gallois parvient à les contrer en y réfléchissant un peu. Il comprenait que Gwen essayait de le préserver mais leur relation devait fonctionner dans les deux sens. « Caleb m’en veut déjà tellement, je ne crois pas que ça changerait grand-chose entre nous… Un crime qui s’ajoutera à ma longue liste. » Dit-il tout de même un peu hésitant. Il était vrai qu’il avait pour principe de ne pas sortir avec les copines ou ex des copains mais là, ça ne serait pas pour de vrai. Il pourrait peut être le dire ensuite à Caleb, si jamais la confiance pouvait se réinstaller un jour entre eux… Sauf qu’autre chose à propos du Donovan lui revient en tête. « A vrai dire, il m’a déjà demandé si on couchait ensemble. » Finit-il par confesser avec un grognement indigné à ce souvenir. Il n’avait toujours pas digéré ce manque de respect envers Gwen d’ailleurs. La façon dont son ancien meilleur ami lui avait posé la question était insultante à ses yeux. Caleb avait essayé de blesser comme il l’avait blessé sans doute mais au fond, il n’avait pas tant manqué de clairvoyance que ça. Même en colère, il semblait avoir remarqué que Rhys se souciait de Gwen.  

« Et puis, ton père ne l’ébruitera pas forcément tout de suite. » Dit-il en essayant de se montrer optimiste. A vrai dire, il avait proposé sans être vraiment sérieux, mais il se rendait compte que c’était en train de devenir quelque chose qu’il considérait sérieusement. Et loin de le décourager, la réaction altruiste de Gwen le confortait dans son envie de l’aider. Et finalement, il cède à son impulsion et se rapproche de sa meilleure amie pour essayer de capturer son regard, lui montrer que ce qu’il allait dire était très sérieux. « Ecoute, je vois bien comme cette situation avec ton père te pèse. Alors si je peux faire quelque chose pour t’aider, je le ferai. Parce qu’une situation qui te pèse me pèse aussi. Donc au final, ne rien faire me nuit aussi. » Commence t-il en adoptant un raisonnement tordu dont il avait le secret. Puis il continue à plaider sa cause. « Me réconcilier avec Caleb… C’est sans doute une des choses que je veux le plus au monde. Mais tu es importante aussi. Et tu ne m’as jamais laissé quand j’avais besoin de toi. Alors laisse moi te rendre la pareil… Pense à ce dont tu as besoin en priorité. »

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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Mer 11 Mai - 22:32


Une nouvelle fois, Rhys lui prouvait combien il la soutenait. Alors que Gwen cherchait un moyen de fuir son père sans retourner à Londres, il lui avait offert la solution la plus évidente sur un plateau : une colocation ainsi que la raison qui justifierait qu’elle reste à Tenby, lui. Même s’il cachait son enthousiasme derrière sa timidité, la métisse se montrait tout aussi enchantée que lui pour la première partie de l’idée. Néanmoins, elle émit quelques réserves sur la seconde proposition. Déjà, son père ne croirait jamais à un mariage de la part de sa fille, cela dit, une histoire de couple était tout à fait envisageable. Il avait tout de même raison en lui expliquant que son paternel n’accepterait pas qu’elle mette ses projets de côté pour une simple amourette. « Si on emménage ensemble, ça devrait le conforter dans l’idée d’une relation assez solide. » Répondit-elle en utilisant des guillemets fictifs autour du mot relation. Et si nécessaire, ils monteraient l’histoire d’un cran avec des fiançailles ou un plan dans ce registre sauf que Gwen n’avait toujours pas définitivement validé l’idée de couple. En effet, Rhys ne risquait-il pas de s’attirer plus d’ennuis encore par rapport à ses retrouvailles ? Caleb en premier lieu. Son ami ne s’inquiétait pas d’ajouter une raison supplémentaire sur la liste de celles pour lesquelles le Donovan lui en voulait, d’autant qu’il ne s’était visiblement pas privé pour poser directement la question à Rhys lorsqu’ils s’étaient croisés « Pardon ? Mais comment a-t-il pu demander ça alors qu’il ne sait même pas à quel point nous sommes proches ? » Le vétérinaire avait-il un sixième sens pour deviner qu’ils tenaient l’un à l’autre, toutefois pas de la façon dont il l’avait formulé ? Gwen en doutait. Rhys et elle ne s’étaient quasiment pas vus pendant des semaines, alors à moins que Caleb ne soit un voyant, elle ne voyait pas comment il avait pu tirer cette conclusion saugrenue. D’ailleurs, une vague de colère enflamma ses veines, lui brûlant l’estomac, se mélangeant à la frustration et l’incompréhension qu’elle ressentait. Venant de son ex, elle était un peu offensée qu’il puisse penser à cette perspective, d’autant après leurs propres retrouvailles et ce qu’elle avait pu lui dire. Il la connaissait mieux que ça pourtant. Et puis, de quel droit demandait-il ça comme ça à Rhys ? Lui aussi avait refait sa vie. La métisse ne lui avait jamais demandé s’il se « tapait » des filles, encore moins sa meilleure amie à lui par exemple, elle le respectait trop pour y songer. À moins que l’émotion et la colère des retrouvailles avec Rhys aient rendu Caleb confus. Néanmoins, Gwen se reprit. Elle ne devait en aucun cas se laisser atteindre par son passé, d’autant que son meilleur ami réagirait encore plus mal s’il la voyait perturbée ne fut-ce que quelques instants. Elle avait juste été prise de court sur le moment. D’ailleurs, elle imagina la scène et devina que Rhys avait certainement glissé sa façon de penser. Elle ne lui demanda même pas ce qu’il avait répondu, elle s’en doutait bien. « Je vois, tu t’es fâché après avoir entendu ça. » C’était un point qui n’avait sûrement pas dû faciliter la discussion pour renouer en tout cas. « Et comme tu as répondu non, si ensuite on fait croire qu’on est ensemble, il pensera que tu lui as menti. » Le faux médecin reprit alors sur sa lancée pour la convaincre de tous les bienfaits de son plan, contre-arguments efficaces à la clef. Son père n’était en effet pas du genre à colporter les rumeurs et nouveautés dans la vie d’autrui, encore moins de celles de sa fille, déformation professionnelle oblige, liée à la discrétion dont les policiers devaient faire preuve. Rhys se rapprocha ensuite d’elle pour capter davantage son attention et il lui réitéra qu’il tenait à l’aider. Il termina par une nouvelle déclaration amicale qui la laissa quelques secondes sans voix, un sourire timide accroché aux lèvres. Il en fallait beaucoup pour réduire Gwen au silence. Rhys venait de réussir avec brio. « Rappelle-moi pourquoi on n’a pas organisé cette séance sportive plus tôt ? T’as toujours su comment me parler… » Finit-elle par répliquer. Cette phrase à elle seule répondait un peu à tout ce qu’il lui avait dit. Pourtant, si Rhys était prêt à prendre tous ces risques pour l’aider, elle comptait bien ne pas rester en retrait pour lui non plus. Après quelques instants de réflexion, Gwen accepta donc l’ensemble de sa proposition. « Ok, ça marche. On fera croire qu’on est un couple solide pour amadouer mon père. Et je t’aiderai aussi à arranger les choses de ton côté. ». Elle ne savait pas encore comment elle s’y prendrait mais ça viendrait. Et Gwen ne manquait jamais longtemps d’inspiration. Dans un premier temps, la colocation leur permettrait de justifier qu’ils se connaissaient si bien sans risquer de les compromettre. La seconde étape suivrait très vite. « Pour la boxe, on remet ça demain ? » Elle n’était plus d’humeur, il était parvenu à la calmer sur toute la ligne. De plus, elle préférait qu’il se repose aujourd’hui pour qu’ils puissent mieux en profiter le jour suivant… Sans mentionner qu’il s’agissait d’un prétexte parfait pour le retrouver et reparler de leur fameux plan de colocation.

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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Sam 21 Mai - 19:03

L'idée de Rhys semblait tout doucement faire son chemin dans l'esprit de Gwen. Il la sentait encore très réticente mais elle était moins ferme qu'au début, quand elle avait purement et simplement rejeté l'idée.  Le Blake se demandait pourquoi elle était tout à coup si hésitante à l'idée de mentir. Certes les raisons qu'elle avançait,  pensant à son propre bien être à lui, étaient pertinentes mais il se demandait s'il n'y avait pas plus. Ils avaient une relation spéciale, mais ils restaient deux beaux menteurs et il n'était pas exclu qu'ils aient encore des secrets l'un pour l'autre. Gwen était-elle si allergique a l'engagement qu'elle y allait a reculons,  même quand c'était pour de faux ? Ou ressentait-elle quelque chose pour un autre habitant de Tenby ? Car de manière constante, le nom de Caleb revenait dans la conversation. Si bien que Rhys commence à se demander si Gwen n'est pas toujours un peu éprise de lui... Mais il ne laisse rien paraître, essayant de répondre honnêtement. « Je ne sais pas, j’étais aussi surpris que toi… » Murmure Rhys quand Gwen a l’air choquée par les propos de ce dernier. « Enfin, il m’a remarqué à l’enterrement de ta mère et en a déduit qu’on se connaissait… Il m’a bien fait comprendre que j’aurai dû être à celui de Dan au lieu de celui-là. » Le blond répond à la question de sa partenaire de boxe avec plus de précisions que nécessaire mais les mots sortent de sa bouche sans qu’il ne songe à les arrêter. Il ne lui avait pas encore tout raconté à propos des retrouvailles catastrophiques. Il ne se sentait pas le courage de tout revivre d’un coup, mais laisser échapper des bribes l’aidait à faire le point. Et là, en l’occurrence, ils étaient tous les deux concernés. « Bien sûr que j’ai été fâché d’entendre ça… Je veux dire, il a le droit de m’en vouloir mais de là à se comporter comme un tel crétin… ça ne lui ressemble tellement pas. » Il essaye de moduler sa voix, bien conscient que ça ne sert à rien de s’énerver une nouvelle fois. A vrai dire, il s’en veut même d’avoir révélé ce détail sordide de sa conversation avec Caleb. Il avait sans doute blessée Gwen inutilement en lui rapportant les propos peu flatteurs de Caleb dans son besoin de se confier. Et puis, il ne voulait pas non plus que les relations entre le Donovan et la Martins se détériorent à cause de lui. Ce n’était pas parce que la moitié de Tenby était fâchée avec lui que ça devait être le cas pour Gwen…

Et pour couronner le tout, cette révélation conforte encore Gwen dans la certitude qu’elle doit refuser l’aide de Rhys alors qu’il recherchait l’effet contraire. « Un menteur… C’est bien ce que je suis au fond, non ? Peu importe de quel mensonge il s’agit. » Dit-il pour contrer l’argument que lui oppose la brune. Il a l’impression qu’ils tournent en rond. Alors, il arrête d’avancer des arguments rationnels, laissant parler son cœur pour convaincre Gwen. Cette dernière ne pouvait pas savoir qu’il avait désespérément besoin de faire quelque chose pour elle. Il se sentait si mal depuis son retour à Tenby… Il avait besoin de se sentir utile. Son adversaire est réputée pour son entêtement, contre toute attente, le petit discours du blond semble l’attendrir car elle cède littéralement. Soulagé, il rigole légèrement face à sa première réplique. « Parce qu’on a peur de se faire prendre et que la boxe n’est pas forcément l’activité clandestine la plus facile à pratiquer… On devrait vraiment coucher ensembles en fait, on se prendrait moins la tête comme ça. » Dit-il avec un sourire en coin. Il connaît Gwen. Après les mots qu’il vient de prononcer, il ne fallait pas en faire trop, sinon, elle risquait de prendre peur. C’est pour ça qu’il continue à essayer de détendre l’atmosphère, enchaînant avec une nouvelle plaisanterie. « On remet ça demain, seulement si tu ne m’attaques plus lâchement comme tu l’as fait aujourd’hui. » Dit-il faussement indigné. A vrai dire, il est plutôt soulagé. Sa petite séance de défoulage contre ce pauvre punching-ball l’avait épuisé et il aurait sûrement eu du mal à tenir un entraînement avec la très vive Gwen. Or, il détestait se montrer vulnérable, à la traîne ou même faible. Même devant sa meilleure amie. « Non bon demain, même heure. Et puis, comme ça on a la nuit pour réfléchir à ce dont on vient de discuter. »  Il lui fait la bise, ne cherchant plus à prendre de précautions, vu qu’ils sont tous les deux mouillés de la tête aux pieds. Puis galant, il la laisse quitter le gymnase en premier, attendant un quart d’heure avant de le suivre au cas où. Pour le moment, il fallait toujours protéger leur secret. Car les mauvaises langues de Tenby se ferait sans doute une joie d’inventer les histoires les plus folles en les voyant ensembles dans leur état actuel…

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MessageSujet: Re: Tell Me Sweet Little Lies + Gwen Lun 23 Mai - 18:55


Gwen n’aimait pas le contenu de la conversation qui avait eu lieu entre Rhys et Caleb. Même si le passé n’avait plus d’importance à ses yeux aujourd’hui, elle était surprise de constater que le vétérinaire puisse si mal la connaître finalement. La métisse essaya néanmoins de chasser cette idée et de ne rien trop laisser paraître – même si Rhys avait déjà anticipé qu’elle ne le prendrait pas bien en tenant tête à son ancien ami -, jusqu’au moment où il laissa entendre que Caleb avait reproché au ‘médecin’ d’avoir été à l’enterrement de sa mère et non à celui de Dan. Dans un premier temps, un sentiment de colère enflamma les tempes de Gwen mais elle calma son éternelle impulsivité. Même si son ex pouvait parfois avoir des propos blessants et maladroits – visiblement -, elle ne pensait pas que c’était ce qu’il avait voulu dire. Il aurait sûrement aimé pouvoir compter sur la présence de Rhys dans un moment aussi difficile que celui que la chanteuse avait vécu et il n’avait sûrement pas compris pourquoi il n’était pas revenu pour Dan à l’époque. En même temps, normal qu’il ne le comprenne pas, puisque Caleb ignorait tout de l’état de santé fragile du Blake à ce moment-là. « C’est sa douleur qui l’a fait parler. Il ne sait pas tout ce que tu as traversé. » Malgré son sentiment de colère et d’impulsivité, Gwen s’était contenue et avait essayé de rester la plus neutre possible pour rassurer Rhys. Elle posa une main sur sa joue en guise de soutien et maintint quelques secondes son regard avant de s’éloigner, ne prolongeant jamais trop longtemps ces contacts physiques. La jeune femme l’écouta ensuite lui expliquer sa réaction désapprobatrice par rapport aux propos qui l’avaient concernée et elle hocha la tête sans ajouter quoique ce soit de plus. Elle non plus ne comprenait pas tout mais Gwen n’avait plus envie de se creuser la tête pour cette histoire et elle préféra laisser tomber. Rien ne servait de s’attarder sur ce qui ne devait plus avoir d’importance. La métisse releva simplement que Caleb croirait que Rhys lui avait menti s’ils faisaient vraiment croire qu’ils étaient ensemble maintenant, mais son meilleur ami ne s’inquiéta pas de cette perspective. Il mentait déjà à tout le monde, alors un mensonge de plus ou de moins ne changerait rien pour lui. Gwen ne voulait juste pas qu’il ait à mentir pour elle, alors elle accepta son plan du moment qu’ils s’y tenaient devant son père présentement. Malgré ses protestations, Rhys ne démordait pas de son envie de l’aider. D’habitude, la métisse était la plus entêtée des deux et il pouvait ramer longtemps avant de lui tenir tête, cependant elle s’était finalement ravisée, se raccrochant à l’idée de cette colocation pour le voir plus souvent. Gwen proposa ensuite de remettre leur séance de boxe au lendemain, n’étant plus d’humeur pour aujourd’hui, d’autant que Rhys n’était pas très en forme et que s’il la voyait frapper dans le punching-ball, il voudrait sûrement s’y remettre. Elle ria face à sa remarque sur le fait qu’ils auraient vraiment la vie plus facile s’ils se mettaient vraiment ensemble, mais ce n’était pas la solution bien évidemment. Il enchaina sur une deuxième plaisanterie, faisant référence à son attaque surprise survenue un peu plus tôt. « Lâchement ? Demain, ce sera de face, et tu ne pourras pas sortir cette excuse pour ta défense maladroite. » Répondit-elle pour le charrier. Rhys ne pourrait pas lui servir la carte de l’effet de surprise à nouveau même s’il se défendait très bien. Sur ces entrefaites, la métisse rassembla ses affaires avant de lui faire la bise et de prendre congé. « À demain. » Effectivement, leur discussion d’aujourd’hui leur avait déjà donné assez matière à réfléchir jusqu’à leurs prochaines retrouvailles du lendemain.

SUJET TERMINÉ

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