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we're both heartbreaking idiots. (shea)

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MODO ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : knight/cha.
TES DOUBLES : malone & daniel.
TON AVATAR : tomSEXYausten.
TES CRÉDITS : nephilim & tumblr.
RAGOTS PARTAGÉS : 857
POINTS : 323
ARRIVÉE À TENBY : 23/08/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 32ans (16/05)
CÔTÉ COEUR : célibataire qui se laisse aller avec la vie. de toutes façons, l'amour ça va et ça vient. mais dernièrement, son coeur est parti dans une direction innatendue.
PROFESSION : graphiste spécialisé dans la conception de sites internet et d'affiches pour la ville. professeur d'équitation pour les élèves qui en valent le coup.
REPUTATION : " le pauvre garçon. il est passé de fils d'ambasseur doué sur un cheval, propulsé par les paillettes et la popularité, beau à souhait et gendre idéal ... en type assis sur une chaise roulante à cause d'un accident. sa vie ne doit pas être facile et j'ai énormément de peine pour ce garçon très charmant. "



MessageSujet: we're both heartbreaking idiots. (shea) Mar 23 Fév - 10:28


it's as worth as a telenovela.
Légèrement agacé, je passe une main dans mes cheveux tout en mettant mes écouteurs dans les oreilles. D'une seule main, évidemment. Exaspéré par la matinée qui n'avait fais que se dérouler de la même manière que toutes les autres, je me suis décidé à bouger mes fesses une bonne fois. J'ai enfilé un jogging et je me suis mis à courir. J'aurais pu appeler Thomas mais je n'avais aucune idée de son programme et surtout, je ne pensais pas être d'excellente compagnie. Et maintenant, quand j'y pense, j'aurais du m'y mettre dès l'arrêt de travail, ça m'aurait éviter de tourner en rond à la maison. J'avais regardé ma montre avant de partir et je me suis décidé à courir jusqu'au restaurant pour une visite improvisé. 10H, c'est l'heure d'ouverture des employés et surtout, de cette manière, je n'aurais pas à croiser la clientèle et à me remémorer le malheureux ... Imprévu qui m'a conduit au plâtre que j'ai à la main. Il fait un peu plus frais qu'à la normale mais la température fait du bien, assurant que chaque partie de mon corps est belle et bien débout. La sensation de liberté de mouvement, quant à elle, est pareille à d'habitude. J'ai l'impression que cette nouvelle journée, qui s'annonçait pourtant mal, pourrait partir d'un meilleur pied dès mon retour.

L'avantage d'un plâtre c'est que tu ne dois pas penser à changer le bandage ou tout autre truc mais le désavantage, c'est toutes les techniques que je me dois de respecter pour éviter de le mouiller. Enfin rentré à la maison, tout en sueur, je décide de ne me concentrer sur rien d'autres mis à part l'image de l'eau qui me coule dessus. Je monte dans la salle de bain et prends un des sachets plastiques qui y traînent, fameuse technique pour éviter l'eau. Je me déshabille et rentre dans la douche, me laissant aller dans la douceur et la chaleur, même avec le bras tendu vers l'extérieur qui a le don de me donner des crampes. J'évite de penser à combien de temps je reste sous l'eau, parce que je n'ai de toutes façons rien d'autre à faire que ça. Puis me vint l'idée d'aller rendre une petite visite. Je sais que j'ai déjà été voir Nathan hier mais comme je le dis toujours, un père ne voit jamais assez son fils. Sur un bon coup de réveil, je sors de la cage plastique et entoure mes hanches avec une serviette. Je sors ensuite de la pièce pour aller dans ma chambre. J'opte pour la simplicité, évitant quand même une tenue telle le jogging de tout à l'heure. J'arrange les derniers détails devant la glace puis je descends les escaliers à toute vitesse. Je dois chercher mon manteau avant d'avoir la main dessus. Les clés de la voiture sont dans ma poche. « Oh, salut. » J'ouvre la porte mais me stoppe immédiatement pour éviter de foncer sur Ariana, qui venait tout juste d'arriver. Le hasard fait parfois bien les choses. J'ai l'air un peu idiot, tout prêt à partir tandis que je reste là sans bouger, ni parler. « Rentre, je t'en prie. » dis-je en me décidant à rester. Je sais que le choix n'est pas le bon, je sais que je vais le regretter et surtout, nous deux, je sais que nous n'allons pas passer l'après-midi devant un film. Soufflant un coup en repensant au programme, je ferme la porte derrière la jeune femme et la suis dans la pièce d'à côté. Comme quoi, je finis peut-être par devenir comme tous ces hommes bêtes prêt à suivre une femme à l'autre bout de la planète.

Le dernier geste, le dernier cri et les dernières paroles avant de s'écrouler de l'autre côté du lit. Manquant totalement d'air, je respire à grand coup pour en récupérer un max. D'un geste maladroit de la main, j'attrape le téléphone posé sur la table de nuit. 20H30. Waow, je n'avais pas fais attention au temps qui passait à cette vitesse. J'avais eu raison sur le programme sauf que cette fois, on avait à peine bouger du lit. J'avais bien sûr été cherché à manger mais pour le reste, il est inutile de s'amuser à énumérer un programme que je connais déjà. Je me sens épuisé et revigorer à la fois. La perspective de la meilleure journée de fin de matinée avait fini par se réaliser et je m'en sentais plus que ravi. Je n'avais pas l'habitude de me morfondre sur moi même, je n'en ai jamais eu le temps mais sur le coup, j'applaudissais la manière dont j'avais réussi à me remonter. « Je .. » commençais-je en me retournant vers la jeune femme. Je suis malheureusement interrompu par le vibreur du téléphone qui secoue la table de nuit. J'hésite à répondre, mais le nom de Shea est affiché sur l'écran et comme d'habitude, je ne résiste pas. Puis elle m'appelle jamais, ce qui doit être une urgence ou peut-être qu'il est même arrivé quelque chose de grave. Je garde mon habituel calme et réponds à l'appel, complètement détaché. « Ok, j'arrive tout de suite. » finis-je par dire, l'air complètement ébahi avant de raccrocher. Je me lève directement, trie les vêtements par terre avant de tomber sur les miens. J'explique la situation tout en enfilant les habits. Nathan, hôpital .. Il n'en faut pas plus pour faire le lien. J'explique à la Valencino qu'elle peut rester, que je ferais au plus vite et sors de la maison à toute vitesse. Je mets 10 minutes avant d'arriver à l'hopital en courant, à moitié habillé et les cheveux en bataille. « Je .. Mon fils ... » dis-je complètement essoufflé en arrivant dans le hall. L'infirmière à l'acceuil s'approche, vérifie que je ne fais pas un arrêt cardiaque. Elle n'est vraiment d'aucune utilité. Je parcours les couloirs, cherche mon ex petite amie des yeux. Si je ne sais pas ce qui se passe et ce, dans les dix minutes, je ne pourrais plus me contenir.

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ARRIVÉE À TENBY : 17/06/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans
CÔTÉ COEUR : quand j'y pense, j'attrape la migraine
PROFESSION : Etudiante en stylisme, créatrice
REPUTATION : Tiens donc, la vie de l'ainée Taylor semble s'agiter un peu en ce moment. Il était temps ! Oh, il parait qu'un certain Rafael Olsen la cherche partout dans la ville, craint-elle quelque chose ? Ce n'est pas prudent, avec un bébé à charge et un petit ami parti au combat...



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MessageSujet: Re: we're both heartbreaking idiots. (shea) Sam 27 Fév - 22:15


   
Rafael & Shea
we're both heartbreaking idiots
Orange. C'est la couleur de la salle d'attente. J'aimais bien le orange avant, jusqu'à maintenant. Je crois que cette couleur va me faire vomir jusqu'à la fin des temps. Plus de vêtements orange, d'accord. Mais je suis styliste, bon Dieu. Je ne peux pas évincer une couleur de mon répertoire juste comme ça. De toute façon, vu la tournure que prennent tes études tu n'aura pas à faire ce choix me raille ma conscience. Ta gueule je lui réponds instinctivement. Suis-je réellement en train de me parler à moi-même ? Oui, définitivement.  Revenons-en au orange. L’hôpital à du être construit dans les années 70, la couleur était à la mode à cette époque là. Et ils ne l'ont pas changée depuis. Mais tout les murs de cet hôpital ne sont pas oranges. Ceux de la pièce où mon fils est en train de se battre sont bleus. Ceux de la station des infirmiers est blanche. Ceux des toilettes sont verts. On dirait bien un arc-en-ciel de couleur défraîchies. Le plus important reste que mon fils est seul, il ne connaît personne dans cette pièce exiguë où on l'attache à des fils pour le faire ressembler à une pieuvre digne des pires films. Les larmes continuent à couler sur mes joues tandis que l'angoisse monte. Je suis une boule de nerfs en permanence depuis plus d'un an, et le destin ne s'est pas encore décidé à me laisser tranquille. La moindre rencontre, le moindre rendez-vous, … dès que l'on parle de choses qui me touchent vraiment je ne peux feinter et passer à un autre sujet. Parler de la pluie et du beau temps, du dernier livre paru, de la couleur du slip du présentateur télé... d'accord. Mais parler de cuisine me renvoie indéniablement à Rafael et tout ce que j'ai perdu à cause de ma stupidité, parler de la façon dont je vais ou de comment je met un pas devant l'autre chaque matin ; non. Je suis à fleur de peau. Mon fils me manque. Rafael me manque. Ma vie me manque. Il me manque. C’est atroce, il me manque tellement. Ce n'est pas par vagues, c’est constant. Tout le temps, sans répits.

Si j'avais emmené Nathan plus tôt, il ne serais pas aux urgences. Si j'avais été moins hystérique, on m'aurait laissée être auprès de lui pendant qu'on effectuait sur lui des procédures effrayantes. Il n'a que cinq mois, bordel. Quel imbécile aurait l'idée de foutre sa mère dehors comme ça ? Ce n'est pas en le laissant au milieu d'inconnus que ça va aller. Ces médecins sont idiots. Les pires idiots que la terre ai porté. Et si ils ne viennent pas me dire que Nathan va aller très bien, je vais les étriper et accrocher leurs viscères sur des murs de l’hôpital avec des punaises.

Pour me rendre utile je me rends à la salle de don de sang. En passant je le dis à l'infirmière qui est à l’accueil du service en exigeant être tenue au courant dès que possible, lui expliquant que je vais donner mon sang à la banque. Je me sens mal de me rendre immobile pendant plusieurs minutes, temps pendant lequel il pourrait se passer n'importe quoi. Mais ça pourrait aussi le sauver, qui sait.

Ca ne dure qu'une dizaine de minutes, finalement. La salle était déserte à cette heure avancée – même si il n'est que 21h. Ils ont vu mes yeux rougis, ont cherché à savoir ce qu'il s'était passé et m'ont dit que ce dans quoi je me trouvais était courant ici. Ce sont souvent ceux qui ont peur pour un proche qui viennent donner leur sang, malheureusement il faut cela pour inspirer les gens. Ça me met une claque dans la figure. Peut-être aurais-je pu venir plus tôt. Cette prise de conscience est aussi douloureuse qu'inspirante. Les papiers en main et les mots en tête – don du sang, trois fois par an – je parcours le couloir qui me mène vers mon fils. Toutefois au loin j'aperçois Rafael, que j'ai prévenu dès qu'ils m'ont exclue de la salle car je n'avais pu le faire avant, tenant fermement la main de Nathan. Avec l'énergie du désespoir je m'élance vers lui – tant pis si courir dans les couloirs est interdit, j'ai été assez sage pour toute une vie – trop tard pour me rendre compte de ma bourde : il a un plâtre, merde. J'essaie de ralentir et fini glisser un pied devant, m’entraînant dans une glissade digne des Taylor. Et devinez où mon pied s'est fourré ? Dans les jambes de Rafael, si si. Une telle malchance pourrait être pathologique. Il tombe à la renverse et je tends le bras pour amortir le choc au niveau de son plâtre, qui ne touche pas le sol grâce à mon incroyable intervention. Tout ça fait que je suis dans une position un peu bizarre, quand on y pense : aplatie sur le sol comme une crêpe, Rafael au dessus de moi, ma main écartée de mon corps à 90°. Je pensais que le poids d'un homme sur moi me ferait flipper grave et finalement ce n'est pas le cas, mais je n'ai pas encore eu le temps d'intégrer tout cela. Nous nous regardons presque en chien de faïence, ne sachant ni l'un ni l'autre que faire dans pareille situation. Je prends un air affolé et m'écarte de lui soudainement. « Je suis désolée... merde... ça va ? Je ne t'ai pas fait mal ? » La maladresse légendaire... terrible.

Je parviens néanmoins à m'adosser contre un mur histoire de reprendre mes esprits le temps qu'il se relève aussi. Je prends ma tête dans mes mains, refusant de le regarder pendant que je me remets les idées en place. Nous restons tout les deux silencieux, avant que je ne brise la glace :  « Il est dans une salle des urgences, je ne sais pas trop ce qu'il se passe. Ils n'ont pas voulu que je reste avec lui. »  Tiens, les couloirs ici sont de couleur violette... une nouvelle couleur à ajouter à la gamme. « Il est tellement petit... ça doit être effrayant, tout ces médecins autour de lui. » je gémis pathétiquement. « Nathan a convulsé dans l'ambulance. Et il a beaucoup de fièvre. Je pensais que ça allais passer mais ça n'a fait qu'augmenter. Ils pensent qu'il a peut-être une infection. » C'est tout ce que j'ai pu obtenir des docteurs. Des miettes de pain éparpillées, des pièces d'un puzzle à reconstituer. Mais c'est tout ce que nous avons pour l'instant, tout ce à quoi nous pouvons nous raccrocher.

Quand je lève les yeux pour le scruter ce ne sont pas ses yeux qui attirent mon attention, c'est tout ce qui n'est pas là d'habitude et qui l'étais à un certain temps, quand nous étions ensemble : le tee-shirt à l'envers, la ceinture mal fermée, la braguette non remontée, l'air shooté à la testostérone... et les marques dans son cou. Avec autant d'indices, vous ne péteriez pas un câble ? « Tu étais où ? » Je ne voulais pas mettre autant d'agressivité dans ma voix, vraiment. C'est juste... je ne peux pas m'en empercher. « Qu'est-ce que tu faisais ? » j'ajoute avec un soupçon de douceur. Vu le regard qu'il me lance, j'aurais vraiment préféré ne rien demander.

good vibes.

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REPUTATION : " le pauvre garçon. il est passé de fils d'ambasseur doué sur un cheval, propulsé par les paillettes et la popularité, beau à souhait et gendre idéal ... en type assis sur une chaise roulante à cause d'un accident. sa vie ne doit pas être facile et j'ai énormément de peine pour ce garçon très charmant. "



MessageSujet: Re: we're both heartbreaking idiots. (shea) Dim 28 Fév - 20:37


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Je ne m'étais jamais habillé aussi vite de toute mon existence mais Nathan à l'hôpital est un moyen convaincant d'essayer une fois. Ariana est derrière, rigolant à la maladresse que j'ai en enfilant les vêtements. Je lui explique brièvement l'appel de Shea avant de lui faire comprendre qu'elle pouvait rester jusqu'à mon retour. Un petit bisou et je suis dehors en quelques minutes, puis face à mon volant. Le trajet vers l'hôpital est court, j'ai du brûler quelques feux ou règles de conduites par la même occasion. Puis j'arrive dans la salle principale du bâtiment où personne ne semble vouloir m'indiquer où est mon fils. J'ai voulu directement me diriger vers la pédiatrie mais c'était stupide sachant que je ne savais pas ce qu'il avait et surtout, que je pourrais perdre quelques minutes à aller jusque là alors qu'il ne sera peut-être pas là. « Nom de .. » jurais-je assez bas de sorte à ce que personne n'entende. J'attends un signe, surtout que je déteste les hôpitaux. C'est alors que Shea apparaît mais les choses ne se sont pas enchaînées correctement. J'avais la bougeotte et le haut rythme cardiaque n'aidant pas, on aurait dis que je faisais un jogging dans le hall. Elle est arrivée, ne m'a sûrement pas vu et on s'est rentré dedans. J'aurais préféré finir à terre en premier mais c'est elle qui finit sur le dos, tout mon poids sur elle. Mon premier réflexe est de regarder mon poignet mais la jeune femme a fait attention à ma place, empêchant la mauvaise chute en le bloquant avec son bras. « Merci. » dis-je assez reconnaissant. La jolie brune, de son côté, marmonne toutes sortes d'excuses ce qui m'arrache un sourire malgré les événements. Je connais la maladresse des Taylor mais je connais encore plus la sienne, presque par coeur même. Je ne lui en veux pas, surtout que c'est moi le nerveux qui bougeait partout et qui lui ai tombé dessus. « Non, c'est moi qui devrait m'excuser. » finis-je par dire, effaçant le sourire de mon visage.

Je me relève doucement, caresse mon genoux qui s'est mal cogné. Mon poignet a heureusement été épargné dans la chute. Je frotte mes vêtements, enlève les crasses. Je secoue la tête, alignant mes idées l'une derrière l'autre. Pendant ce temps, un blanc s'était installé entre nous. « Il est dans une salle des urgences, je ne sais pas trop ce qu'il se passe. Ils n'ont pas voulu que je reste avec lui. » Comment ça elle n'a pas pu rester avec lui. C'est un bébé et même si c'est pour passer des radios ou des trucs du genre, on ne sépare pas un bébé de sa mère. Je reste sans voix, choqué. « Il est tellement petit... ça doit être effrayant, tout ces médecins autour de lui. » gémis presque Shea. J'ai des images qui arrivent en tête et que je voudrais immédiatement oublier. Je ne dis rien, incapable d'aligner deux mots correctement. « Nathan a convulsé dans l'ambulance. Et il a beaucoup de fièvre. Je pensais que ça allais passer mais ça n'a fait qu'augmenter. Ils pensent qu'il a peut-être une infection. » Ce n'est sûrement pas tout ce qu'on a à savoir, sûrement les seuls miettes que la jeune femme avait réussi a arracher aux médecins. Je comprends cet énervement et cette habitude que les médecins ont de nous faire passé de personne en personne, de nous faire tourner en rond. Ils font leur boulot et c'est difficile mais nous aussi, en tant que parents, on fait notre boulot. S'inquiéter. « Infection. » dis-je en répétant le dernier mot. « Il a cinq mois, convulsé et une infection .. Et personne ne nous dis rien. » enchaînais-je entre les dents. Je suis au bord de la crise ou même de commettre un meurtre. Ce n'est pas humain de nous laisser là, sans rien. Comme ce n'est pas humain qu'on reste là, calme.

Je tourne en rond, sans trop savoir ce que j'attends. Je meurs d'envie d'aller crier sur un ou deux médecins qui laissent deux parents d'un bébé de cinq mois sans nouvelles du petit bout. C'est atroce, même si c'est pour son bien. Mais qu'est-ce que je peux faire ? Je ne peux pas rester ici et juste attendre, je vais finir par perdre la tête. J'ai besoin de savoir et de voir mon bébé par la même occasion et je sais que Shea est dans le même état d'esprit. Personne n'arrivera à nous calmer. « Tu étais où ? » Je ne sais pas d'où sors ce ton presque agressif mais je lève les yeux vers la Taylor, plein d'interrogation. Ce regard, ce ton .. Je sais ce qu'il veut dire. Je regarde vers le bas, vois le tshirt que j'ai foutu à l'envers et la ceinture à peine attachée. Je sais que j'avais été vite pour m'habiller mais je pensais quand même pas que je ressemblais à un plouc. 30 ans et incapable de s'habiller correctement. « Qu'est-ce que tu faisais ? » me demande-t-elle plus doucement cette fois. Les battements de mon coeur s'accélèrent tandis que mes joues rougissent sous la nervosité. Je dois dire quoi, la vérité ? Shea m'a fait du mal mais je n'ai pas envie de lui en faire. « Sérieusement ? » dis-je en fuyant son regard. Aucun mensonge n'allait sortir mais je ne me sentais pas capable d'affronter ses yeux scruteurs. J'attache ma ceinture correctement et chipote rapidement à mon tshirt. Je suppose que mes cheveux ne doivent pas être dans un meilleur état que le reste. « Je crois qu'on a d'autres tracas que de savoir où j'étais avant de venir. » dis-je sur la défensive. Zut, notre bébé est en train de passer des examens et j'ai droit à un interrogatoire. Puis c'est quoi qu'elle fait, une crise de jalousie ? C'est nouveau. C'est plaisant. La partie rancunière de mon cerveau prend le dessus, me dis de jouer avec ses nerfs. Zut, elle n'a pas pu penser une seconde que j'allais l'attendre jusqu'à ce qu'elle se décide que Luka n'était en fait pas pour elle. En tous cas, je l'espère !

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MessageSujet: Re: we're both heartbreaking idiots. (shea) Mar 12 Avr - 4:05

La colère surpasse de peu l'inquiétude que j'ai pour mon bébé. Elle me permet de passer outre et de me concentrer sur autre chose même si ce n'est que pendant quelques secondes. « Oh tu penses ? Moi je ne crois pas, au contraire. » Le ton est sarcastique, voire méprisant. Ce que je suis en train de dire est injuste et je le sais : ce n'est pas parce qu'il était avec quelqu'un que cela a influencé l'état de Nathan. Mais quand même, ça fait mal. On dit que quand on a peur, c'est que l'on a quelque chose à perdre. Si au début de l'année dernière je pensais n’être qu'une loque bonne à rien et que je voulais plus mourir que survivre, aujourd'hui la vie fait que j'ai tout à perdre dans cette histoire. Je comptais Rafael pour acquis – ce qui me fait passer pour un être ignoble et j'en suis consciente – et je me rends compte que rien n'est vrai. « Où tu étais ? » Si je pouvais lui faire ressentir un dixième de la souffrance que je ressens... Alors je poursuis mon inquisition : « Vu l'heure ça ne doit pas être avec tes cousines, n'est-ce pas ? Oh laisse moi deviner, ce n'est pas avec tes gars non plus ? » Car ses « gars » ne l'auraient pas laissé la braguette ouverte, les cheveux en bataille et des traces de rouge à lèvres sur lui. « Peut-être avec une femme... tu n'es revenu que depuis six mois et tu couches déjà avec quelqu'un ? »

En quelques secondes, pendant lesquelles je le regarde intensément, je vois la situation dans son ensemble. Nous deux, assis l'un en face de l'autre en attendant d'avoir des nouvelles de notre bébé. Si j'avais eu plus confiance en lui en Janvier dernier, nous serions peut-être mariés, habitants de Londres avec notre nouveau-né.  C'est ce qui était censé se passer avant que deux connards ne décident de m'agresser dans la rue. Une pointe de culpabilité me prend encore en pensant à ça et je m'oblige à cesser ces pensées néfastes : je ne suis pour rien dans ce qui m'est arrivé. On ne peut pas dire la même chose des décisions que j'ai prises par la suite, en revanche.

D’accord, c’est vrai. Parfois même les meilleurs d’entre nous prennent des décisions irréfléchies. De mauvaises décisions. Des décisions que nous savons déjà que nous allons regretter sur le moment, à la minute, ou plus précisément les mois qui vont suivre. Peut-être pas regretter, regretter parce qu’au moins on aura été capable de prendre un risque. Mais quand même... Une chose dont on sait qu’elle va forcément se retourner contre nous. On le sait, mais on le fait quand même. Finalement on récolte ce qu’on sème. On a ce qu’on mérite. C’est le karma et peu importe comment vous voyez cela. J'ai pris une mauvaise décision, basée sur ma peur et mes angoisses, sur le fait que je ne voulais pas imposer ce traumatisme à Rafael car je pensais que ce serait la fin de notre relation. Mais à quoi je pensais ? Il est trop tard maintenant. Il a trouvé quelqu'un d'autre et je ne peux pas décemment lui en vouloir, ce serait cruel de ma part.

Je m’apprête à répliquer, j'ouvre même la bouche pour invectiver une nouvelle fois sauf que la colère retombe  pour laisser place à la fatigue. Rien ne s'est passé comme prévu, dans tout ça. « Alors c'est vraiment fini ? Il n'y a plus aucun espoir ? » je lui demande avec lassitude.

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MessageSujet: Re: we're both heartbreaking idiots. (shea) Mer 27 Avr - 16:39


it's as worth as a telenovela.
La défensive n'apporte jamais rien de bon et pourtant, c'est automatiquement le ton que j'ai emprunté sur le moment. Comment ne pas deviner, dans ce cas, que j'ai quelque chose à cacher.Je ne suis pas sa propriété et j'ai encore moins de comptes à lui rendre. Je pensais avoir été clair il y a quelques secondes mais Shea en rajoute une couche. « Oh tu penses ? Moi je ne crois pas, au contraire. » C'est du sarcasme, c'est plein de mépris. J'ai envie d'exploser de rire parce que la situation est d'un ridicule énorme. Je ne comprends pas son jeu, je ne comprends pas ce fait que d'un coup, elle joue la fille jalouse. « Où tu étais ? » Ma respiration est saccadée. Je décide de répondre par le silence, la Taylor finira par se lasser si je ne réponds pas. « Vu l'heure ça ne doit pas être avec tes cousines, n'est-ce pas ? Oh laisse moi deviner, ce n'est pas avec tes gars non plus ? » Je craque mon cou sur la gauche puis sur la droite. Je vais exploser si ça continue. « Ne les mêle pas à ça. » dis-je du tac au tac. J'ai presque chuchoté, je ne suis pas sûr qu'elle m'ait attendu. Je sais qu'elle est assez intelligente pour ne pas mêler ma famille à nos histoires mais je fais un rappel, nos pensées nous dépassent facilement quand nous sommes énervés. « Peut-être avec une femme... tu n'es revenu que depuis six mois et tu couches déjà avec quelqu'un ? » J'en ai marre de l'inquisition. Je n'y ai jamais eu droit, que ce soit pendant mon adolescence parce que mes parents avaient une confiance aveugle en moi ou que ce soit pendant notre relation, parce que Shea avait confiance en moi. Ce n'est pas agréable, parce que j'ai l'impression d'avoir fais quelque chose de mal alors que pas du tout. « J'espère que cet interrogatoire est une de tes blagues. » dis-je en riant jaune. Parce que oui, ça ressemble juste à une blague. Surtout sa dernière question. « Je débarque à Tenby et je te retrouve dans les bras de Luka, 5 mois après que tu m'aies abandonné dans notre appartement tout ça parce que t'étais pas capable de me faire confiance ! » J'ai élevé la voix, je ne voulais pas. Je ne veux pas donner de l'importance à l'inquisition, je ne veux pas craquer et me mettre à tout déballer. « Alors arrête de jouer les donneuses de leçons. T'es pas mieux que moi. » finis-je par dire en tentant de mettre fin à la conversation. Je préfère encore le silence en attendant les résultats plutôt que les regards noirs que nous nous échangeons depuis tout à l'heure.

Je sens le regard de la jeune femme sur moi ce qui me pousse a fixer le sol. Je fais alors le point, commence à me sentir mal. Je me sens mal parce que mon fils est entre les mains de docteurs que je ne connais pas et que personne ne veut me dire comment il va. Je me sens mal parce que c'est ce qui arrive à chaque fois que j'élève la voix et que je m'énerve. Je me sens mal parce qu'en faisant face à Shea de cette manière, je me rends compte que l'espèce de relation que j'entretiens avec Ariana prend des proportions extraordinaires. Mais surtout, je me sens mal parce que j'ai déjà été à la place de la jolie brune et que ça n'a rien d'agréable ; je n'avais pas pour but de lui faire du mal, juste de faire en sorte que moi je me sente moins mal.

Et zut à la fin, c'est complètement stupide de commencer à m'en vouloir parce que j'étais au lit avec une autre. La colère alors calmée jusqu'ici revient aux pas de courses, faisant trembler mes mains. « Alors c'est vraiment fini ? Il n'y a plus aucun espoir ? » me demande Shea, visiblement lassée. Je lève la tête, l'observe quelques secondes. C'est l'horrible question, celle qui devait forcément arriver un jour mais à laquelle on a pas envie de faire face. Tout ça parce qu'on a peur de la réponse. Mon histoire avec la Taylor a été si longue, si intense, ça me semble tellement dur d'y mettre réellement fin avec un seul mot. « Je n'en sais rien Shea .. » répondais-je à mon tour, aussi lassé. Ca me fatigue rien que d'y penser et je me mets à penser à l'état de mon fils en guise d'oubli. « Je t'ai attendu assez longtemps. » Ma langue a du oublier de tourner sept fois dans ma bouche pour avoir lâché ça avec autant de facilités. Mais il est bon que pour une fois, la vérité sorte aussi bien et aussi vite. Elle fait mal et pourtant, elle est bien présente. J'ai perdu une partie de l'espoir quand j'ai retrouvé notre appartement vide. Je l'ai retrouvé quand j'ai appris que ça n'allait plus entre Luka et la jeune femme mais j'ai perdu la totalité de ce qui me restait quand elle est partie en Allemagne pour aller le voir. Et quand l'espoir n'est plus là, on ne peut qu'abandonner.

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REPUTATION : Tiens donc, la vie de l'ainée Taylor semble s'agiter un peu en ce moment. Il était temps ! Oh, il parait qu'un certain Rafael Olsen la cherche partout dans la ville, craint-elle quelque chose ? Ce n'est pas prudent, avec un bébé à charge et un petit ami parti au combat...



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MessageSujet: Re: we're both heartbreaking idiots. (shea) Dim 8 Mai - 16:29

Une blague ? J'aimerais que ça en soit une. Rien de ce qu'il s'est passé depuis un an n'est une blague. Parce que ça fait déjà un an et un mois jour pour jour. Cela me paraît si long et en même temps pas tellement, beaucoup de choses se sont passées, les blessures émotionnelles qui ont découlé de mon agression sont encore loin d’être guéries. Comme lui, l'élève la voix en criant la seule phrase qui me vienne à l'esprit dans l'instant : « Mais je n'ai pas couché avec lui, moi ! » Parce qu’être avec quelqu'un ou coucher avec lui, c'est complètement différent. Je ne me ferais pas passer pour nonne parce que je n'en suis pas une. J'ai été souillée l'an dernier comme jamais je n'aurais pensé l’être. En plus de ça je me sens comme un monstre de ce que je lui ai fait. « Lui au moins il ne me donnait pas l'impression d’être une fille ignoble. » Je n'aurais jamais cru Rafael ainsi. Porter des coups à quelqu'un qui en a déjà assez eu n'est pas de ses habitudes. Sans doute en ais-je mérité une partie, j'en suis bien consciente. Mon erreur a été de partir, de ne pas lui en parler. J'aurais du me sentir libre de rester et de m'appuyer sur lui, seulement je ne voulais pas garder de notre relation un souvenir terni par les immanquables disputes que nous aurions eues. Au bout d'un temps tout ce que nous étions nous aurait été retiré : les baisers volés et les câlins sous la couette auraient été entachés par les souvenirs que j'avais. Non, tout ce que je voyais comme solution c'était de partir loin pour oublier. Je ne sais pas à quoi j'ai pensé ce soir là à vrai dire. Il n'en reste pas moins que Rafael est injuste. « Tu crois vraiment que c'était qu'une histoire de confiance ? Même cinq mois après, tu ne comprends toujours rien. Comment t'aurais pu comprendre avant ça ? Je pensais bien faire, ils m'ont menacée de recommencer si j'en parlais à qui que ce soit. Ils auraient pu vandaliser ton restaurant putain ! A l'époque je ne voyais pas d'autre solution que de partir. Tu es la meilleure chose qui sois arrivée dans ma vie, je ne voulais pas entacher ça avec toute la saleté que j'ai récoltée ce soir là. » Les souvenirs me font frémir. Je sens presque leurs mains sur mon cou, sur mes seins, descendant toujours plus bas. Je n'ai rien oublié des mots qu'ils m'ont glissés juste après alors que je gisais près d'une poubelle infecte.

Je ne sais pas si j'ai raison d'espérer un peu de compréhension de sa part. J'essaie de ne pas m'énerver, je conserve cette voix calme qui me hérisse le poil parce qu'elle sous-tend une émotion immense. « Tu me reproches quoi au juste ? D'avoir été violée ? Tu penses que c'est ma faute si deux connards se sont dis 'oh tiens, elle a l'air pas mal elle, pourquoi on ne briserait pas sa vie pour rire un peu' ? Je ne suis pas mieux que toi, non. Je sais que j'ai fait une putain d'erreur et je me suis déjà excusée pour ça. Je n'aurais pas du partir, j'aurais du faire face. Maintenant j'aimerais que tu arrêtes de me le reprocher. » Au fond ce qu'il me reproche c'est de l'avoir abandonné, sauf que les raisons de cet abandon sont juste là. Peut-être ne supporte-t-il pas l'idée qu'un autre que lui m’aie touchée... peut-être même y-a-t-il encore de l'espoir pour nous deux, pour vivre la vie que nous aurions du avoir avec notre bébé. Il me faut quelque chose pour me calmer quelques instants, une parade. Sortir de l’hôpital n'est pas une option puisque n'importe quoi pourrait arriver à Nathan alors je me rends aux toilettes et me regarde dans la glace. Les cernes bleutées sous mes yeux sont la trace visible de la fatigue que je ressens. J'ai maigri depuis que Nathan est venu au monde, sans être maigre, je dirais qu'il ne faut pas que je perde davantage de poids sans quoi il faudra que je consulte mon médecin une fois de plus. Je me passe de l'eau fraîche sur le visage. En ce moment j'ai drolement envie de frapper le miroir de mon poing. La douleur de mes phalanges déchiquetées prendra le pas un instant sur la douleur émotionnelle, je me sentirais un peu moins sale et ignoble, un peu plus en paix. Tandis que des filets d'eau atteignent l'évier je constate le chaos qu'est devenu ma vie. Presque tout ce qui est arrivé depuis janvier a tourné au chaos, de toute façon. Il est temps d’arrêter de m’appesantir sur mon sort, après tout. Le changement ne viendra ni de lui ni de personne, je dois amener le changement que je veux voir.

En revenant l'infirmière qui m'avait reçue a revêtu ses habits civils, changement de garde me dit-elle. Rien de nouveau sur Nathan... apparemment il est au service d'imagerie médicale et le médecin passera nous voir dès qu'il le pourra. Rafael n'a pas bougé, au lieu de m'asseoir en face de lui je prends place à ses cotés, lui pose cette question qui me turlupine depuis un moment déjà. Ce qu'il répond me fend le cœur, néanmoins j'essaie de n'en rien laisser voir. Sans doute qu'il veut délibérément me faire du mal ou... je n'en sais rien, à la fin. De toute façon le mal est fait. « Alors pourquoi tu es venu à Tenby ? » Cette petite ville qu'il n'aimait pas plus que ça, me semble-t-il. Dès qu'il est arrivé sur la plage où je m'étais réfugiée malgré la sacro-sainte interdiction du médecin, il m'a jugée. « Je veux dire... tu parles d'amour, tu parles de confiance, mais dès que tu es arrivé tu m'as enfoncée plus que je ne l'étais déjà. Tu n'as même pas cherché à comprendre, tu m'as jugée dès le départ. » Entre l'amour et la haine il n'y a qu'un pas. Les passions les plus fortes en appellent aux plus fortes, inévitablement. Les souvenirs de nos jours heureux coulent devant mes yeux à une vitesse vertigineuse, comme si toute ma vie défilait. Étrange, comme sensation. Peut-etre que finalement il n'y a plus rien à faire ? « Si je pouvais tout effacer, crois-moi, je le ferai. Je voudrais qu'on sois toujours à Londres et que tout ça ne soit jamais arrivé. J'me souviens encore des fous rires qu'on avait, du tee-shirt troué que tu mettais tout le temps pour aller faire du sport même si il n'étais vraiment pas mettable, de tes ronflements après une grosse journée. En arrivant ici j'étais même incapable de dormir toute seule parce que tu me manquais tellement que j'avais l'impression d'avoir un gouffre à la place du cœur. » Tout ça est dit au passé, pourtant j'ai davantage l'impression que le présent n'est pas si différent.

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CÔTÉ COEUR : célibataire qui se laisse aller avec la vie. de toutes façons, l'amour ça va et ça vient. mais dernièrement, son coeur est parti dans une direction innatendue.
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REPUTATION : " le pauvre garçon. il est passé de fils d'ambasseur doué sur un cheval, propulsé par les paillettes et la popularité, beau à souhait et gendre idéal ... en type assis sur une chaise roulante à cause d'un accident. sa vie ne doit pas être facile et j'ai énormément de peine pour ce garçon très charmant. "



MessageSujet: Re: we're both heartbreaking idiots. (shea) Sam 21 Mai - 21:07


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Je ne veux pas en parler, je ne veux pas que ce soit le sujet de discussion et je ne veux pas qu'on en fasse tout un plat et pourtant, Shea ne lâche pas l'affaire. Elle m'a cherché et comme un idiot, j'ai répondu. C'est autant de ma faute que la sienne. « Mais je n'ai pas couché avec lui, moi ! » Elle doit rigoler, ce n'est pas possible. Depuis quand le sexe définit une relation ? Deux personnes qui passent du temps ensemble, qui habitent ensemble, qui prennent soin l'un de l'autre, qui s'embrassent .. Je ne réfléchis pas plus loin parce que ça semble tellement logique pour moi. « Mais ce n'est pas la question ! T'étais en couple avec lui quand même et évite moi les détails de ce que tu as fais, par pitié. » Mes mains bougent dans tous les sens sous le coup de la nervosité tandis que le son de ma voix continue de monter pendant que les paroles de la jeune femme résonnent dans ma tête. Et c'est normal qu'elle n'ait rien pu faire avec ce qui s'est passé l'année dernière. « Lui au moins il ne me donnait pas l'impression d’être une fille ignoble. » Shea est injuste, très injuste. Ce n'est même pas de la colère que je ressens pour l'instant mais de la peine. De la peine parce qu'elle ne prend que ce qui arrive pour l'instant comme exemple et non l'entièreté de la relation. Peut-être une autre preuve qu'elle et moi, c'est terminé si on en est au point où on ne voit plus que les mauvais côtés. Je ne réponds rien, parce que je ne sais simplement pas ce que je dois répondre à ça. Je baisse la tête, la tristesse me monte aux yeux. « Tu crois vraiment que c'était qu'une histoire de confiance ? Même cinq mois après, tu ne comprends toujours rien. Comment t'aurais pu comprendre avant ça ? Je pensais bien faire, ils m'ont menacée de recommencer si j'en parlais à qui que ce soit. Ils auraient pu vandaliser ton restaurant putain ! A l'époque je ne voyais pas d'autre solution que de partir. Tu es la meilleure chose qui sois arrivée dans ma vie, je ne voulais pas entacher ça avec toute la saleté que j'ai récoltée ce soir là. » Au fond je comprends son geste, parce que j'aurais cherché à faire la même chose si on m'avait menacé de la même manière. Mais c'est juste au fond. Parce qu'au dessus, tout ce que j'ai appris avec les années au niveau d'un couple me fait penser d'une toute autre manière. C'est un combat interne et je ne sais pas qui part gagnant. « Ok. Ok. Je comprends ce que tu veux dire. » me sentis-je obligé d'admettre. Peut-être que ça la calmera en même temps. « Mais un petit mot, quand tu es partie, ça ne t'aurais rien coûté et ça m'aurait évité de penser que j'avais fais un truc de travers. » Je me serais même contenté d'un je dois partir, je t'expliquerais. Quelques mots qui aurait pu tout changer.

« Tu me reproches quoi au juste ? D'avoir été violée ? Tu penses que c'est ma faute si deux connards se sont dis 'oh tiens, elle a l'air pas mal elle, pourquoi on ne briserait pas sa vie pour rire un peu' ? Je ne suis pas mieux que toi, non. Je sais que j'ai fait une putain d'erreur et je me suis déjà excusée pour ça. Je n'aurais pas du partir, j'aurais du faire face. Maintenant j'aimerais que tu arrêtes de me le reprocher. » Je lève la tête, les yeux grands ouverts. Je n'en reviens pas que Shea ait osé. « Dis, t'as pas envie d'arrêter de faire ton caliméro ? T'as pas envie d'arrêter de faire l'idiote et de prendre tout de travers ce que je te dis ? Tu ne va vraiment pas bien si tu pense que je te reproche d'avoir été violée ! » Les poings alors serrés sur mes genoux se cognent sur les chaises d'à côté sous le coup de la colère. Je me maudis pour avoir à nouveau pris ce ton mais ces mots m'ont beaucoup trop touché. J'ai peut-être été un peu dur par contre, mais tant pis. « La vérité, ça fait mal. Elle tape à la figure dès la première occasion. Je te reproche rien du tout, je te mets juste face à la réalité et à ce que tu as fais. Je tuerais ceux qui t'ont fais ça si j'en ai l'occasion mais il va me falloir du temps pour digérer ton départ précipité, que tu en ai envie ou non. » enchainais-je plus calmement cette fois.

Je ne sais pas si nous deux c'est terminé terminé. Je sais juste que ce n'est pas bien parti pour l'instant. « Alors pourquoi tu es venu à Tenby ? » me demande-t-elle en me connaissant visiblement encore bien. Je ne suis pas le plus grande fan de cette petite ville où tout le monde se connait et où on te regarde dès que tu marche dans la rue. J'aime Londres, sa grandeur, sa diversité .. « Je veux dire... tu parles d'amour, tu parles de confiance, mais dès que tu es arrivé tu m'as enfoncée plus que je ne l'étais déjà. Tu n'as même pas cherché à comprendre, tu m'as jugée dès le départ. » Il est peut-être temps que je lui explique, qu'elle comprenne dans quel état j'étais, les questions que je me suis posés .. Tout, en fait. Je prends une grande inspiration et me lance. « Parce que. Parce que tu sais, quand t'es partie au début je t'ai attendu. Je me suis dis qu'il y avait peut-être un problème ou quoi et que tu es partie en urgence. Mais au fil des jours, je ne faisais qu'attendre. J'ai essayé les appels, les sms, les emails .. Rien. Alors j'ai commencé à déprimer, à me remettre la faute dessus et sur le fait que j'étais rarement à l'appart. Je me suis plongé dans le travail mais dans rien d'original, allant jusqu'à confier les nouveaux plats à mes sous-chefs. Je n'étais plus rien.» Je reprends mon souffle, chasse les possibles larmes qui pourraient couler de mes yeux. « Puis un jour j'ai parlé avec Echo. C'était comme une gifle que je reçois en pleine figure, celle qui fait bien mal. Elle m'a dit que je m'étais accordé tous les reproches alors que je ne savais même pas ce qui s'était passé. Elle m'a réveillé un bon coup, éviter de terminer comme rien. Alors je t'ai cherché parce que je devais savoir, pour mon propre bien. » Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas autant ouvert à quelqu'un, encore plus à la jolie brune. Ce n'étais pas totalement juste comme histoires mais j'ai voulu éviter tous les mauvais détails de mon état. J'étais juste très mal et j'avais besoin de savoir pourquoi tout s'est arrêté du jour au lendemain. Il ne faut pas toujours cherché très loin. « Si je pouvais tout effacer, crois-moi, je le ferai. Je voudrais qu'on sois toujours à Londres et que tout ça ne soit jamais arrivé. J'me souviens encore des fous rires qu'on avait, du tee-shirt troué que tu mettais tout le temps pour aller faire du sport même si il n'étais vraiment pas mettable, de tes ronflements après une grosse journée. En arrivant ici j'étais même incapable de dormir toute seule parce que tu me manquais tellement que j'avais l'impression d'avoir un gouffre à la place du cœur. » J'ai un pincement au coeur alors qu'elle remonte à la surface tous les souvenirs que j'avais tenté d'oublier pour essayer de tourner la page. A l'époque en tous cas. C'est bon de savoir que Shea ne m'a jamais vraiment oublié, même si ça ne change rien à ce qui se passe pour l'instant et à ce qui s'est passé. « Je sais bien. » Je dois l'admettre aussi, parce que je sais que la Taylor n'a pas un mauvais fond. Mais c'est comme ça, c'est fait et on ne peut rien y changer. Je retournerais bien en arrière aussi, retrouver mon appart, mon restaurant et ma ville qui ne dort jamais.

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MessageSujet: Re: we're both heartbreaking idiots. (shea) Lun 8 Aoû - 0:45

Effacer une journée devrait faire partie des applications téléchargeables sur un smartphone. C'est vrai, l'appli ferai un carton si elle proposait un tel service. Je serais même la première à la télécharger. Ou à l'inventer – si c'était possible, je me ferais un paquet d'argent puisque plein de monde la voudrait. Il faudrait y réfléchir avec Clyde, lui saurait me sortir un plan de sortie en trois ans avec brevet à la clé, ce que je n'ai plus fait depuis deux ans.

En ce moment je donnerais tout pour que la journée passe aux oubliettes : Nathan ne serait pas à l’hôpital, Rafael et moi ne nous serions pas disputés et envoyés des horreurs à la figure pendant plus de dix minutes, … Une des journées que j'effacerai serait également celle du 23 Janvier 2015. « La vérité, ça fait mal. Elle tape à la figure dès la première occasion. Je te reproche rien du tout, je te mets juste face à la réalité et à ce que tu as fais. Je tuerais ceux qui t'ont fais ça si j'en ai l'occasion mais il va me falloir du temps pour digérer ton départ précipité, que tu en ai envie ou non. » Reprenant ses mêmes mots je réplique : « Et moi il m'a fallu du temps pour digérer ce qu'il m'était arrivé, que tu en ais envie ou non. »

Tout ces reproches que nous nous adressons mutuellement ne sont pas utiles, au contraire ils aggravent juste la situation. Dans une situation de stress comme celle que nous vivons, car notre enfant est dans une chambre pleine de médecin et que nous ne savons pas ce qu'il se passe, il n'est pas difficile de se déchirer. Nos sentiments sont exacerbés par la peur. Rafael raconte alors en quelques phrases ce qu'il s'est passé depuis mon départ de Londres. Il m'est arrivé de me demander comment ça s'était passé pour lui, mais à chaque fois j'avais préféré reprendre mes activités dans le but de ne plus y penser car c'était plus facile comme ça. Ça a un nom : le déni. Avec une point d’égoïsme selon moi. J'aurais pu l'appeler n'importe quand, aller à Londres le retrouver, lui envoyer un mail ou une lettre juste pour le prévenir que je partais ; mais j'étais trop trouillarde pour ça. Trop au fond du gouffre pour penser à n'importe quoi d'autre. Et puis il y a eu Nathan... Il a révolutionné mon monde. C'est ce que tout les enfants font : ils révolutionnent la vie de leurs parents. En ce moment j'ai la trouille comme jamais auparavant. Le voir se crisper et avoir des convulsions, le thermomètre affichant des valeurs trop élevées, était terriblement angoissant. « Rafael... je suis désolée. Je ne savais pas que ça avait été si dur pour toi aussi. » J'ai rompu mon pacte de ne plus m'excuser auprès de lui... merde. Ça m'agace à la fin. Ensuite je lui avoue que si je pouvais tout effacer, évidemment je le ferai. Mais ce n'est pas possible, cette option là ne vient avec aucun appareil électronique que je ne connaisse. Peut-être que des petits bonhommes verts ont inventé ça, qui sait ? Les souvenirs de nos jours heureux remontent à la surface, ce sont d'eux que je préfère me souvenir en pensant à lui et non à ces conversations sans queue ni tête. « Comment ça se passe pour toi à Tenby ? Tu t'intègres bien au restaurant ? » Je demande sur un ton plus calme. Immédiatement j'entends quelqu'un héler : « Les parents de Nathan, s'il vous plaît ? » L'immonde porte jaune reste ouverte le temps que nous arrivons. « Oui ! On est là ! » je répond sur le même ton en me levant comme si un ressort était soudainement apparu sous moi. Il nous attend afin de nous asséner le verdict : « Votre fils est hors de danger, il a fait une crise d'épilepsie. Avez-vous des antécédents de cette maladie dans la famille ? » Je regarde Rafael en haussant un sourcil. Aucun Taylor n'est atteint d'épilepsie, à ce que je sache. Nous entrons dans la pièce pour nous positionner de part et d'autre de notre fils, le rassurer et le calmer. Il est bien la seule chose qui nous lie encore...

RP terminé

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