AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

You will be the death of me + Westons

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Serena, Eleanor, Rhys & Trystan
TON AVATAR : Pedro Pascal
TES CRÉDITS : myself (avatar) narcosource (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Libre : 0/3
(William - Josh - Aloy - Amanda - Eléa)
RAGOTS PARTAGÉS : 1477
POINTS : 2393
ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Il craint de perdre celle qu'il aime et de voir leur famille se dissoudre...
PROFESSION : Flic mais pour combien de temps encore ?
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux. Et puis, l'ex-mari de sa compagne est de retour en ville... Il ne doit pas s'éclater en ce moment.



MessageSujet: You will be the death of me + Westons Lun 15 Fév - 23:07

With your heart like a stone you spared no time in lashing out
And I knew your pain and the effect of my shame
But you cut me down, you cut me down

Une trêve temporaire semblait s'être établie chez les Weston depuis l'épisode à Swansea avec Sharry. Ou du moins, Thomas continuait ses efforts de rédemption et Debra y était à peine plus sensible ou faisait mine de l'être. Ce changement provenait aussi peut-être du fait que Thomas avait compris que les actes parlaient plus que les paroles. C'était pourquoi il était sorti plus tôt du boulot aujourd'hui,  histoire de fêter dignement les vacances d'hiver en compagnie de sa fille. Il n'était pas parvenu à se libérer suffisamment tôt pour pour pouvoir aller chercher Debra au lycée mais il était passé au restaurant thaïlandais prendre des plats à emporter,  espérant la surprendre avec un dîner improvisé et des mets dont elle raffolait. L'adolescente avait en effet un faible pour les plats à base de noix de coco et de mangue, spécialité du restaurant en question. Bonus : ce n'était pas trop gras et ça entrait parfaitement dans le régime draconien qu'elle s'imposait dans le cadre de son entraînement d'escrime. Thomas était donc plutôt fier de lui, pour une fois, il n'avait pas l'impression d'avoir fait les choses de travers. C'est donc avec un sourire satisfait que le flic entre en catimini dans sa maison, toujours avec l'idée de surprendre sa seconde occupante. Une maison plongée dans un calme plutôt inhabituel. Encore un signe que la paix s’était installée,  Debra avait arrêté d'exprimer sa colère en faisant le plus de bruit possible... Certes c'était une paix fragile mais elle existait bel et bien, et ça faisait penser à Thomas que tous les espoirs étaient permis.

Il s'arrête donc dans l'entrée, le plus silencieusement possible, essayant de localiser Debra. Ce n'est pas long. Bientôt la voix de sa fille lui parvient aux oreilles et à entendre les intonations complètement niaises dans cette dernière, le flic peut dire ce qu'elle est en train de faire sans même aller vérifier. Une seule personne au monde avait en effet le privilège de se voir parler avec cette tonalité particulièrement gâteuse. Et en fait, ce n'était même pas une personne,  juste Sharry. Quoiqu'il en soit, Thomas devine que Debra doit être en train de câliner sa chienne dans le salon. C’était une chance que son chien à lui ne soit pas dans les parages car Barla lui aurait sans doute fait une fête d'enfer, éventant ainsi l'effet de surprise... A pas de loup, il va dans le salon, déposant doucement les sacs dans l'entrée pour ne pas que le froissement du plastique ne donne un indice de sa présence. Arrivée sur le seuil de la porte, il voit une crinière brune familière et Debra effectivement penchée sur le panier de Sharry. Thomas reste encore silencieux quelques instants à les regarder, attendri par la scène. Il va s'éclaircir la gorge pour signaler sa présence quand un détail attire soudainement son attention. Son sang ne fait qu'un tour. Il ferme les yeux brièvement et les réouvre pour s'assurer que ce n'est pas une illusion d'optique provoquée par la lumière du salon mais il doit se rendre à l'évidence.

Sur la peau du bas du dos de sa fille, dévoilée par son T-shirt visiblement relevé à cause de sa position penchée, s'étale une tâche d'encre parfaitement identifiable. Un tatouage. Thomas sent doucement la colère le gagner. Il pourrait laisser le bénéfice du doute à sa fille et imaginer que c'est un faux mais son instinct lui souffle que ce n'est certainement pas le cas. Il avait été aveugle mais il était en train de retrouver la vue. Et d'additionner deux plus deux en analysant le comportement récent de sa fille. Debra qui ne portait plus que de grands T-shirts alors qu'elle ne rechignait jamais à mettre quelque chose de court et moulant pour provoquer son père. Debra qui avait refusé d'aller à la piscine avec sa cousine alors qu'elle adorait ça. Debra qui avait été vue à la pharmacie alors qu'elle ne semblait pas avoir le rhume, comme le lui avait gentiment signalé une des commères de Tenby... " Debra..." Commence t-il sur un ton qu'il aurait voulu pacifique. En vain. Il n'a prononcé que deux syllabes mais elles ont claqué comme un coup de fouet et sa colère est palpable. Pour le coup, il ne parvient pas à rester calme. Alors il laisse libre court au choc qu'il a ressenti en voyant le motif encré sur la peau de sa fille. " EST-CE QUE TU TE FOUS DE MOI ?" Une question courte par rapport à tout ce qu'il a envie de hurler mais malgré la révélation qui venait de le frapper sur le comportement de sa fille, il essaye de se modérer, voulant être sûr d'avoir toutes les informations avant de crier inutilement. Alors d'une voix déjà lasse, il pose une question bien moins rhétorique. " Dis moi que c'est un faux..." Quoique c'est rhétorique aussi. Il ne se fait pas beaucoup d'illusions sur la réponse.


_________________

"Memories turn to dust, please don't bury us. I got you, I got you. Ain't runnin' from myself no more. Together we'll win it all. I'm ready to face it all. If I lose myself, I lose it all”
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; ana-sofia ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
TES CRÉDITS : blimey (avat) - penny (gifs)
RAGOTS PARTAGÉS : 1842
POINTS : 3198
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 19 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : elle s'est battue avec la petite griffiths ? on ne va bientôt plus pouvoir rien faire pour cette gamine…



MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons Ven 19 Fév - 12:39

Deep trouble
Red lollipop
Pale faces

Vacances, ô douces vacances. Elles ne durent peut-être qu’une semaine, mais elles sont les bienvenues et elles sont déjà bien chargées, notamment en entraînements. Alors pour me mettre dans le rythme le plus vite possible, je décide de ne pas prendre le bus et de rentrer à pieds jusqu'à Victoria Street. Pourtant, j’ai une petite boule au ventre, à me promener dans le centre ville avec mon uniforme scolaire. Et si je viens à croiser le Barrow ? Il ne sait probablement pas que je suis encore au lycée ; Après tout, il s’imagine que j’ai dix-neuf ans, et pas dix-sept… Alors à moins d’avoir beaucoup redoublé, je suppose que je ne peux plus être au lycée à cet âge là. Alors je presse le pas et j’essaye de rentrer le plus vite possible.
Quand j’arrive à la maison, je ne tarde pas à me changer, troquant mon uniforme pour des vêtements un peu plus décontractés, mais bien évidemment, au lieu de terminer mon après midi en commençant mes devoirs de sorte à être tranquille tout le reste des vacances, je jette dans mon sac dans un coin de ma chambre et je compte bien l’y laisser jusqu’à la rentrée. Ce n’est pas comme si je n’avais que ça à faire de mes vacances. J’ai mes entraînements, et puis j’ai aussi quelques loisirs, le premier consistant d’ailleurs à faire des papouilles à Sharry pendant des heures en regardant Made in Chelsea à la télévision. C’est donc ce à quoi je m’attelle, câlinant la chienne en regardant d’un oeil distrait les aventures pathétiques de ces quelques anglais. Un jour, moi aussi je passerai à la télé, mais pas à cause d’une émission de télé-réalité… Ce sera grâce à mon talent sportif qui me mènera tout droit aux Jeux Olympiques. Assise en tailleur sur le sol, je suis penchée sur le panier de la chienne quand j’entends la voix de mon paternel retentir dans toute la pièce. Mais d’où vient-il ? Déjà, je suis étonnée de le voir aussi tôt, mais en plus, le ton de sa voix m’indique que quelque chose ne va pas. Je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel, lassée et sans même me retourner, je lance sur un ton ironique.
« Qu’est-ce que j’ai fait encore ? »
Je soupire longuement et je me tourne la tête enfin pour faire face au policier qui a un air peu commode sur le visage. Le même air qu’il se colle sur le visage quand il est avec ses criminels. Mais il n’a pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que je distingue où son regard se dirigeait. Oh merde. Je comprends alors la source de sa colère et je me lève en flèche, lui faisant face entièrement en abaissant mon t-shirt même si cela ne sert plus à grand chose de cacher quoi que ce soit. C’est sûr et certain, il a vu le tatouage et sa question suivante me le confirme. En me le faisant, je n’avais pas pensé à toutes les conséquences, la première étant : ça va se voir et la seconde étant : c’est indélébile. Aussi, il faut se souvenir que quand j’ai franchi le pas, j’étais ivre comme je ne l’avais jamais été.
Je me mords la lèvre inférieure et à cet instant présent, j’ai tout sauf envie de subir cette confrontation. Au moins, je peux être fière de l’effet que le tatouage produit : mon père est fou de rage. Cependant, je n’ai pas envie qu’il devine pour qui je me suis fait tatouer ce motif tout comme je n’ai pas envie qu’il découvre les conditions dans lesquelles je suis passée sous l’aiguille. Parce qu’à présent que mon cerveau n’est plus embué par les vapeurs d’alcool, je distingue que ce petit défi peut causer beaucoup de torts. A mes amis, comme à cet artiste tatoueur que j’ai en quelque sorte soudoyer pour ne pas qu’il regarde ma carte d’identité.
Malheureusement, comme les machines à remonter le temps ou les cabines de téléportation n’existent pas encore, je dois faire face au quadragénaire et c’est d’une manière peu aimable que je décide de répondre.
« Non. C’est un vrai. Mais ça fait quasiment un mois que je l’ai alors c’est bon, ça ne servira plus à grand chose de me faire la morale. Tu peux de nouveau redevenir le père aveugle que tu aimes être. »
Et sur ses mots, j'espère pouvoir conclure notre échange, alors je me remets en marche en direction de ma chambre parce que soutenir le regard furieux de mon père devient insupportable.

_________________


go ahead and break my heart

You've got me dreaming, got me thinking, I've got some hope. There is nobody else I wanna get to know but I'm so scared, I don't know what to do. How did you get me so into you ? - signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Serena, Eleanor, Rhys & Trystan
TON AVATAR : Pedro Pascal
TES CRÉDITS : myself (avatar) narcosource (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Libre : 0/3
(William - Josh - Aloy - Amanda - Eléa)
RAGOTS PARTAGÉS : 1477
POINTS : 2393
ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Il craint de perdre celle qu'il aime et de voir leur famille se dissoudre...
PROFESSION : Flic mais pour combien de temps encore ?
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux. Et puis, l'ex-mari de sa compagne est de retour en ville... Il ne doit pas s'éclater en ce moment.



MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons Lun 22 Fév - 11:34

With your heart like a stone you spared no time in lashing out
And I knew your pain and the effect of my shame
But you cut me down, you cut me down

Quand des âmes bien intentionnées avaient fait savoir à Thomas que Debra avait été vue à la pharmacie, il s’était bien entendu immédiatement inquiété. Il avait imaginé le pire. Mais il avait essayé de respecter la vie privée de sa fille et de lui laisser le temps de lui parler comme leurs rapports étaient compliqués. Ce qui était drôle, ou plutôt ironique, c’est qu’il avait vraiment imaginé des scénarios catastrophes à foison mais que pas à instant, il avait imaginé celui du tatouage. La vision du motif encré sur la peau de sa fille ne le rassurait pas pour autant. Certes, ce n’était pas un test de grossesse mais ça ne plaisait pas pour autant au flic. Il était contre les tatouages et il savait que Debra le savait. Une autre provocation sans doute. Sauf qu’elle porterait la marque de cette provocation toute sa vie… Et qu’elle ne semble pas vraiment se rendre compte de la portée de son geste. Car alors qu’elle entend le mécontentement dans la voix de Thomas, elle a le culot de lui demander ce qu’elle avait encore fait. Le quadragénaire se fait un plaisir de l’éclairer en laissant libre cours à sa colère. Debra entre dans le combat tout de suite. Sur la défensive, elle se relève vivement, un air de défi sur le visage, répliquant sur le même ton que Thomas. Il croit rêver quand il entend ce qu’elle lui dit. « Un mois ? UN MOIS ? » Il ne peut pas le croire. Donc elle l’avait déjà quand ils ont emmenée Sharry à Swansea ? Et lui qui croyait qu’ils étaient parvenus à créer des liens. Visiblement, il était bien le père aveugle qu’elle se plaisait à lui décrire. Sauf qu’il ne compte pas la laisser s’en sortir avec cet argument. Ce dernier est bien sûr douloureux mais à entendre mais il se doit de l’ignorer, de ne pas entrer dans le jeu de la culpabilité pour vraiment remplir son rôle de père. Et lui donner la leçon qu’elle mérite. « Je crois au contraire que c’est très utile de te faire un sermon. Peut importe la date à laquelle tu t’es faite tatouée. Non mais qu’es-cet-ce que tu as fais à ton corps ? Tu te rends compte que c’est permanent ? Pourquoi abîmer ta peau volontairement ? Tu pensais à quoi ?! »

Debra ne semble pas motivée à répondre à ces questions. Contre toute attente, elle fuit le conflit, faisant mine de quitter le salon. Thomas pointe un doigt accusateur en sa direction. « Je ne t’ai pas dit que tu pouvais aller dans ta chambre !! Je suis en train de te parler alors tu vas me faire le plaisir de rester ici et de m’écouter jusqu’au bout. » Elle avait définitivement besoin d’un sermon. Car elle n’était même pas capable de faire preuve du respect le plus élémentaire en écoutant ce qu’il avait à dire. Et si elle pensait qu’elle allait pouvoir disparaître dans sa chambre et qu’il laisserait couler, elle se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Il lui lance un regard menaçant pour la dissuader de bouger. Et l’hygiène, tu y as pensé ? Tu aurais pu avoir une infection… » Dès qu’il prononce ces mots, il se rend compte que les implications du geste de Debra sont bien plus étendues que ce qu’il avait pensé. Il marque cependant un temps d’arrêt avant de poser la première question, essayant de ne pas trop perdre son sang-froid. « D’ailleurs, je veux savoir où tu l’as fait faire. Je te rappelle que tu es mineure et que par conséquent, tu avais besoin d’une autorisation. C’était qui ? Un tatoueur peu scrupuleux ? Ou quelqu’un qui n’avait pas de licence ? Je veux son nom. » Debra allait payer les conséquences de son acte mais elle ne serait pas la seule. Thomas allait en faire une affaire personnelle, elle pouvait en être certaine. Et celui qui avait planté les aiguilles dans le dos de sa fille ne s’en sortirait pas comme ça. D’ailleurs, face au silence de Debra, il n’hésite pas à se montrer insistant. « TOUT DE SUITE. » Il était temps qu’il fasse preuve d’autorité, bien que celle-ci soit vouée  à être bafouée.

_________________

"Memories turn to dust, please don't bury us. I got you, I got you. Ain't runnin' from myself no more. Together we'll win it all. I'm ready to face it all. If I lose myself, I lose it all”
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; ana-sofia ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
TES CRÉDITS : blimey (avat) - penny (gifs)
RAGOTS PARTAGÉS : 1842
POINTS : 3198
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 19 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : elle s'est battue avec la petite griffiths ? on ne va bientôt plus pouvoir rien faire pour cette gamine…



MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons Lun 22 Fév - 19:33

Deep trouble
Red lollipop
Pale faces

Je n'aurais pas pensé me faire demasquer aussi rapidement par mon paternel. Autant, au début c'était facile de le dissimuler. La douleur que je ressentais dans mon dos me rappelait sans cesse d'être alerte et de le cacher. Mais au bout d'un mois, je ne sens plus rien et les soins ne sont plus aussi poussés qu'avant. Alors j'ai oublié. J'ai eu le malheur d'oublier ce tatouage et il a fallu que mon père rentre alors qu'il n'était pas supposé être là aussi tôt. Pourquoi ? Pourquoi faut-il qu'il gâche toujours tout encore et encore ?
Je soutiens son regard alors qu'il commence à me faire une leçon de morale, mais bien rapidement, je décide que j'en ai assez entendu et je suis prête à m'enfermer à double tours dans ma chambre pour ne pas avoir à entendre le quadragénaire continuer ses vociférations. Il n'est pas content, ça j'ai pu le comprendre, mais ce n'est pas une raison pour en faire toute une histoire.
Je me suis faite tatouée et ça ne sert plus à rien de crier, ce n'est pas comme si je pouvais l'effacer. Bien que je n'en ai même pas envie. Parce que ce qu'il représente me touche comme jamais rien d'autre ne m'avait touché. Parce que je l'aime, lui, peut-être, alors je ne peux pas le regretter. Je ne peux pas l'effacer, ni même vouloir l'effacer.
Je pense qu'il a comprit que je ne voulais pas répondre à ses questions quand il me voit me mettre en mouvement pour sortir du salon, mais il n'a pas l'air du même avis que moi et sans pour autant me barrer la route, il m'interpelle, continuant ses remontrances.
Les bras croisés sur la poitrine, je me retourne pour à nouveau faire face au policier qui n'a pas l'air prêt de se calmer. Si j'aime le mettre hors de lui, aujourd'hui c'est différent. Parce que les mots sont plus violents que d'habitude, mais aussi parce que j'aimerais qu'il se rende compte que ce n'est pas si grave. La douleur que j'ai dû endurer alors que le tatoueur passait l'aiguille sur ma colonne vertébrale était bien assez suffisante. Pas la peine d'en rajouter une couche. Cependant, je suis d'attaque pour répliquer sur le même ton.
« Et si j'ai pas envie de t'écouter ?! De toute façon, c'est pas comme si ça allait changer quelque chose ! C'est fait et je l'aurais jusqu'à la fin de ma vie alors c'est bon. »
Dans le fond, j'aime le mettre hors de lui, c'est même l'un de mes passes-temps favoris, mais je n'aime pas pour autant quand il s'en prend à moi et qu'il sous-entend que je suis une idiote. Pourtant, je lève les yeux au ciel quand il évoque l'hygiène. Bien évidemment, je n'y avais pas pensé. Bien sûr, tout le protocole m'est passé par dessus la tête, et je peux probablement remercier l'alcool pour ça. Toutefois, je ne suis pas suicidaire au point d'avouer à mon père que j'avais tellement de téquila dans le système au moment où j'ai fait ce tatouage que je n'étais même plus capable de me souvenir de mon propre prénom. Il reprend et cette fois, il fait ce que je craignais. Il veut impliquer d'autres personnes. Je secoue la tête, directement, même si je tressaille quand il hausse la voix.
« NON ! Pourquoi tu veux savoir ça ? Parce qu'en plus de me pourrir la vie à moi, tu veux également pourrir celle des autres ? J'te dirais pas. Je ne suis plus une enfant. J'ai peut-être pas dix-huit ans, mais je savais ce que je faisais et j'ai pas envie que quelqu'un d'autre paye pour avoir eu la gentillesse de faire ce que j'ai demandé. »
C'est vrai que ce n'était pas responsable de la part du tatoueur de fermer les yeux sur mon âge et sur mon état, mais il n'a fait que ce que j'ai demandé et c'est donc pour cette raison que je refuse de donner le nom de l'artiste à mon père.
« Merci de me rappeler que je ne suis pas encore majeure, mais crois moi,  quand ce sera le cas, tu ne me reverras plus ! T'auras plus à faire croire que tu es un bon père. »

_________________


go ahead and break my heart

You've got me dreaming, got me thinking, I've got some hope. There is nobody else I wanna get to know but I'm so scared, I don't know what to do. How did you get me so into you ? - signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Serena, Eleanor, Rhys & Trystan
TON AVATAR : Pedro Pascal
TES CRÉDITS : myself (avatar) narcosource (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Libre : 0/3
(William - Josh - Aloy - Amanda - Eléa)
RAGOTS PARTAGÉS : 1477
POINTS : 2393
ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Il craint de perdre celle qu'il aime et de voir leur famille se dissoudre...
PROFESSION : Flic mais pour combien de temps encore ?
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux. Et puis, l'ex-mari de sa compagne est de retour en ville... Il ne doit pas s'éclater en ce moment.



MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons Mer 24 Fév - 23:13

With your heart like a stone you spared no time in lashing out
And I knew your pain and the effect of my shame
But you cut me down, you cut me down

Comment le sympathique dîner que Thomas prévoyait faire avec sa fille avait-il tourné en une lutte dévastatrice ? Il n’en avait aucune idée mais il était furieux. Rien n’était jamais simple avec Debra. Et malgré tous les efforts qu’il faisait pour être un bon père, elle continuait à lui en vouloir, à bafouer son autorité. Car c’est ce que ce tatouage symbolisait avant tout. Un rejet de ce qu’il représentait. De ce en quoi il croyait. Sa fille le méprisait, il le savait. Mais si elle pensait que ça l’inciterait à baisser les bras, elle se trompait. Et aujourd’hui, il allait lui démontrer que malgré ce qu’elle pouvait penser de lui, il restait son père et que c’était lui le mieux placé pour savoir ce qui était bon pour elle. Le premier cap est franchi quand il lui ordonne de ne pas bouger et qu’elle se fige les bras croisés. Oh bien entendu, elle réplique vertement mais elle ne fait plus mine d’aller dans sa chambre. « Tu crois que je me préoccupe de ce dont tu as envie, là maintenant tout de suite ? » Assène t-il à son tour, implacable. « Il n’y a pas besoin de discuter du pourquoi ou du comment. Tu écoutes ce que j’ai à dire, un point c’est tout. » Ce devait être la première fois qu’il lui parlait avec autant de fermeté. Il ne le regrettait pas. Elle avait besoin de comprendre qu’elle était allée trop loin. Il se dit même que s’il avait commencé plus tôt, ils n’en seraient peut être pas là aujourd’hui, à se regarder en chiens de faïence alors que son bébé arborait cette immonde tatouage dans le dos. « Et je ne veux plus entendre ce stupide argument comme quoi ce qui est fait est fait. Tu dois assumer les conséquences de tes actes. Tu m’as désobéi, tu t’es foutu de moi et je ne laisserai passer ça au prétexte que c’est trop tard. »

Debra était du genre à sortir les griffes et à attaquer mais elle n’est pas impressionnante aux yeux de Thomas. Il était désormais habitué à son agressivité et il commençait à se dire que c’était plus une façade pour se protéger qu’autre chose. Car là, malgré ses bras croisés et ses yeux qui lancent des éclairs, il voit bien qu’elle n’en mène pas large face à sa colère. Tant mieux. Il était tant qu’elle le voit comme autre chose qu’un pantin stupide qu’elle pouvait berner chaque fois que l’envie lui prenait. « Je te demande ça parce que j’en ai parfaitement le droit. La personne qui t’a tatouée n’aurait pas dû faire ça. Et si tu penses que ce que j’ai fais jusqu’à maintenant était te pourrir la vie, tu n’as encore rien vu ma belle. » La patience du flic est on ne peut plus émoussée. Mais comme tous les parents, il a envie de rejeter la faute sur quelqu’un d’autre plutôt d’admettre que son rejeton est le diable en personne. Il devait savoir comment Debra s’y était prise pour contrer l’obstacle de sa minorité. Mais il la savait têtue alors il sort l’artillerie lourde. Après tout, il venait de sous-entendre qu’il pouvait lui pourrir la vie, il était temps de lui prouver que c’était vrai. « Laisse-moi mettre les choses au clair d’ailleurs. TU ES PUNIE. Punie de sortie pendant trois mois ! Et si tu ne me dis pas dans la seconde qui t’as tatouée et à quelle occasion, je te prends ton téléphone portable en prime. Et au cas où tu aurais un doute, je ne plaisante pas. » Il ferme les yeux, le temps que la réponse qu’il attend fuse. Et aussi un peu pour apaiser sa colère. Il ne devait pas laisser celle-ci le dépasser. Certes, il voulait impressionner Debra mais il ne voulait pas non plus perdre le contrôle et faire quelque chose qu’il regretterait ensuite. Mais ce n’est pas évident quand l’adolescente essaye de le pousser à bout avec tant d’ardeur. Il pousse un long soupir à sa réplique suivante mais feint le détachement. Il avait enfin compris comment elle essayait d’utiliser sa culpabilité à son avantage. « Et merci à toi de me répéter sans cesse que je suis un mauvais père. Tu feras ce que tu veux à tes dix-huit ans mais pour le moment, tu vas me faire le plaisir de m’obéir. Pour une fois. » Il ne pensait bien entendu ce qu’il venait de dire. Il aurait le cœur brisé si elle venait à partir pour de bon. Mais ce n’était pas l’objet du débat du jour.


_________________

"Memories turn to dust, please don't bury us. I got you, I got you. Ain't runnin' from myself no more. Together we'll win it all. I'm ready to face it all. If I lose myself, I lose it all”
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; ana-sofia ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
TES CRÉDITS : blimey (avat) - penny (gifs)
RAGOTS PARTAGÉS : 1842
POINTS : 3198
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 19 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : elle s'est battue avec la petite griffiths ? on ne va bientôt plus pouvoir rien faire pour cette gamine…



MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons Jeu 25 Fév - 21:52

Deep trouble
Red lollipop
Pale faces

Il hausse le ton, de plus en plus fort et j'ai juste envie de déguerpir, de battre en retraite. Je sais à présent que je vais avoir de gros ennuis, mais mon égo de battante m'empêche de m'aplatir comme je devrais le faire. Le fait est que je suis probablement tout autant en colère que mon géniteur. Je suis agacée qu'il me parle comme si j'étais une enfant. Je suis énervée d'avoir ma vie régie par des tonnes et des tonnes de restrictions. Je suis furieuse de devoir vivre avec lui. Cet homme qui n'a jamais été présent et qui clame qu'il est mon père alors que j'ai plus d'affection pour Sharry que pour lui. Et ça, ce n'est pas normal. Aimer un animal plus que son propre père ? Non, ce n'est pas normal. Et si pendant un instant, l'idée que je sois la fautive m'effleure l'esprit, je la balaie tout aussi vite. Il est le coupable. Il est celui qui n'est pas venu assister à mes compétitions. Il est celui qui a toujours privilégié sa carrière plutôt que sa vie de famille. Il est celui qui a préféré renoncer à se battre pour moi, laissant à ma mère la garde exclusive. Alors pourquoi je devrais l'écouter ? Parce que les choses ont fait que je me retrouve aujourd'hui à vivre avec cet homme qui ne supporte même pas mon prénom… Alors je l'écoute, à contrecoeur.
Je ne suis pas juste envers lui, mais la vie ne l'a pas été envers moi non plus… Ma mère m'a été arrachée. Brutalement. Aussi sèchement qu'on retire le pansement d'une plaie. Sauf que c'est encore plus douloureux. Que ça ne passe pas après quelques secondes. Malgré tous les moyens de sortir la tête de l'eau, on se noie dans sa propre tristesse, dans sa propre douleur. On étouffe. On ne peut plus respirer. On avance en suffoquant. Pas à pas. Instable.
Et c'est de cette sordide façon que je lâche ma rage. En faisant de la vie de mon père un Enfer. La vie n'a pas été tendre avec moi, alors pourquoi je le serais avec lui ? Oeil pour oeil, dent pour dent… Et là, alors qu'il est en train de vociférer que je me suis foutue de lui et que je lui ai désobéi, j'ai envie de répondre sur le même ton que ma vie ne tourne pas autour de lui. Que si je l'ai fait, c'est avant tout à cause d'un stupide pari, mais aussi parce que ce motif a une réelle signification pour moi. Mais comment pourrait-il le comprendre ? Il est tellement borné. Une mentalité de vieux con de flic, quoi. Je fulmine et je l'écoute en serrant la mâchoire. J'ai envie de hurler à mon tour, mais j'ai aussi peur des conséquences que ça pourrait avoir. Je crois que je suis déjà allée trop loin. Je crois que j'ai franchi une ligne de non-retour, car jamais je n'avais osé saper son autorité à ce point. Mais j'ai les nerfs. Vraiment. Et la colère me rend encore plus agressive. Peut-être parce que dans le fond je sais qu'il n'approuvera jamais mon tatouage parce qu'il n'approuvera jamais ce qu'il s'est passé entre Leslie et moi. J'ai les nerfs et c'est eux qui me poussent à reprendre en crachant un venin qui ne sera pas forcément facile à entendre.
« Eh ben vas-y ! Puni moi ! Mais tu peux me punir et  me forcer à rester avec toi dans cette maison autant de temps que tu veux, ça ne comblera jamais tes six années d'absence. »
Je suis mauvaise, mais c'est mon unique moyen de défense. Alors qu'il me punisse, qu'il me prive de télévision, d'ordinateur, de téléphone, pendant qu'il y est… Je n'en ai que faire ! Tout ce qui compte, c'est que je lui tienne tête et que je ne divulgue pas le nom du tatoueur qui m'a fait ça. Je ne suis pas une balance alors je ne parlerai pas non plus de mes complices dans cette histoire. Pour qu'il lâche un peu de leste, je me dis que je ferais mieux de lui dire que j'étais saoule quand le crime a été commis, mais le flic qu'il est m'a déjà déclaré des centaines de fois que l'état d'ivresse n'est pas une excuse. Au contraire, c'est même une circonstance aggravante. Alors je me tais. Je me complais dans ce mutisme avant d'assener le coup final. Le coup fatal.
« JE TE DÉTESTE ! »
Et sur ces mots que je lâche alors que mes yeux s'emplissent de larmes à cause de la rage, je cours dans ma chambre, montant les marches quatre à quatre et fermant la porte à clé derrière moi.
C'est à ce moment là qu'un détail vient me frapper. Non… Il n'irait quand même pas jusqu'à fouiller mon téléphone pour avoir des informations ? Il n'oserait pas. Il ne se permettrait pas de violer ma vie privée, pas vrai ? Il veut simplement me le confisquer et me faire comprendre qu'il était sérieux en avouant pouvoir me pourrir la vie… C'est ce que j'espère. Car après ma sortie digne d'une furie, je n'ose pas retourner dans le salon pour attraper mon portable qui traîne encore sur la table basse, juste à côté du panier de Sharry.

_________________


go ahead and break my heart

You've got me dreaming, got me thinking, I've got some hope. There is nobody else I wanna get to know but I'm so scared, I don't know what to do. How did you get me so into you ? - signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Serena, Eleanor, Rhys & Trystan
TON AVATAR : Pedro Pascal
TES CRÉDITS : myself (avatar) narcosource (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Libre : 0/3
(William - Josh - Aloy - Amanda - Eléa)
RAGOTS PARTAGÉS : 1477
POINTS : 2393
ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Il craint de perdre celle qu'il aime et de voir leur famille se dissoudre...
PROFESSION : Flic mais pour combien de temps encore ?
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux. Et puis, l'ex-mari de sa compagne est de retour en ville... Il ne doit pas s'éclater en ce moment.



MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons Dim 28 Fév - 20:49

With your heart like a stone you spared no time in lashing out
And I knew your pain and the effect of my shame
But you cut me down, you cut me down

Puisqu'il lui a interdit de bouger, Debra trouve une autre façon de fuir le conflit qui l'oppose à son père. Fixant obstinément un point loin derrière Thomas, elle ne croise plus son regard tout comme elle ne semble plus écouter un mot de ce qu'il dit. Elle se contente d'attendre tandis que la flamme dans ses yeux semble grandir de minutes en minutes. Elle doit sans doute faire abstraction de ce qu'il est en train de vociférer en se focalisant sur la haine qu'elle éprouve pour lui. Cette dernière est tellement intense qu'en réalité, le flic la ressent aussi. Malheureusement, ce de dernier est rôdé à supporter ce genre de sentiment brûlant dirigé contre lui. Son mariage houleux avec Keira l'avait blindé. Et même si leur fille était certaine de tout savoir, elle était bien inoffensive à côté de sa mère. Cependant, malgré la grande fureur qu'il ressentait, il ne parlerait pas de ça à Debra, il ne salirait pas la mémoire de sa mère en lui racontant à quel point sa mère était hystérique. Ce n'était pas un argument pertinent pour le débat qui opposait le père et la fille. De toute façon, ça ne servait à rien de chercher des arguments, pertinents ou pas. Debra ne les écoutait pas, pas plus qu'elle n'y répondait. A vrai dire, ça faisait de longues minutes qu'elle n'avait pas desserrée la mâchoire.  Elle laissait son père s'escrimer, le prenant comme toujours pour un sombre imbécile, persuadée d'avoir toujours raison. Elle ne voyait aucun inconvénient à marquer son corps de la sorte ? Et bien soit ! Qu'elle se tatoue de la tête aux pieds dans les endroits les plus sales de Tenby ! Pourquoi devrait-il s'en préoccuper puisqu'elle ne pouvait que le cantonner dans le rôle du méchant, quoi qu'il fasse ? Il était vraiment prêt à baisser les bras, tant il en avait marre de ne pas avancer d'un pouce. D'ailleurs, il se tait tout à coup, lassé de parler seul.

Ils se regardent pendant en un instant en chiens de faïence puis Debra lui fait enfin sa réponse. Elle a des mots durs. Des mots qui n'ont rien à voir avec tout ce que Thomas vient de dire, des mots qui reflètent une blessure bien plus profonde. Elle lui reproche encore son comportement d'après le divorce, ses absences du passé. Le pire, c'est qu'il n'a plus l'impression qu'elle essaye de détourner l'attention de son tatouage. Elle considère vraiment qu'il n'a pas le droit d'être son père, d'agir comme tel. Qu'il est trop tard. Que peut-il répondre à cela ? Non rien ne pourrait effacer ses six années d'absence, il le savait. Profitant du fait qu'il n'a momentanément rien à répondre, Debra en profite pour essayer de le mettre à terre une bonne fois pour toute. Mettant sans doute toute l'intensité de sa rage dans ses paroles, elle lui assène les paroles ultimes. Elle le détestait. Rien de nouveau sous le soleil mais ce n'était jamais agréable à entendre. Avec une tristesse indescriptible, il la regarde partir en courant dans sa chambre, lui désobéissant une nouvelle fois. Mais ça n'a plus tellement d'importance. Elle vient de lui prouver à quel point la confronter ne servait à rien. Comme toute adolescente, elle refusait de reconnaître ses torts. Et si par miracle, elle consentait à le faire, elle aurait toujours l'argument imparable qui la dédouanerait de tout blâme : tout était de la faute de Thomas qui avait été un très mauvais père pendant trop longtemps.

La colère du flic s'atténue, dissipée par le chagrin et la culpabilité. Même s'il s'était promis de ne pas ressentir cette dernière. Hélas, on ne contrôlait pas ses émotions. Là, il ne peut rien contre l'envie qu'il a de laisser Debra fulminer dans sa chambre pendant qu'il s'ouvre une bouteille de l'alcool le plus fort de sa réserve. Sauf qu'il ne le fait pas. Un ultime sursaut d'orgueil le sauve de son addiction. Il ne donnera pas raison à sa fille en baissant une nouvelle fois les bras. Il doit aller jusqu'au bout de ce qu'il a commencé. Un air résolu sur le visage, il attrape le téléphone portable de la demoiselle, oublié sur la table. Il l'éteint avant de le glisser dans sa poche. Au moins un truc facile à gérer. Il n'aurait pas à le prendre de force. Il avait pris la fuite de son opposante pour ce qu'elle était : un refus de lui dire la vérité. Elle acceptait donc la punition qu'il lui avait promis. Puis s’exhortant au calme, il monte les escaliers d'un pas lourd. Indécis, il reste devant la porte la chambee de Debra en silence quelques instants avant d'essayer de l'ouvrir. Il n'allait tout de même pas frapper. Si elle voulait qu'il respecte son intimité, elle n'avait qu'à commencer par respecter son autorité. Et à le respecter tout court aussi.  Sauf que sans surprise, la poignée ne bouge pas d'un pouce, signe que la porte est fermée à clé. Le Néo-Zélandais pousse un long soupir. " Debra, ouvre la porte s'il te plaît." Il n'a pas crié et a fait preuve de plus de calme et de politesse qu'elle n'en mérite. Pourtant, il sait que demander poliment ne sera pas suffisant alors il insiste. " Tu refuses qu'on discute, d'accord. C'est ton droit. Je ne dirai plus rien. Tu es donc punie. Maintenant, laisse-moi entrer. Je veux au moins voir ce tatouage de plus près." Il se devait au moins de vérifier qu'il n'y avait aucun signe d'infection.  

_________________

"Memories turn to dust, please don't bury us. I got you, I got you. Ain't runnin' from myself no more. Together we'll win it all. I'm ready to face it all. If I lose myself, I lose it all”
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; ana-sofia ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
TES CRÉDITS : blimey (avat) - penny (gifs)
RAGOTS PARTAGÉS : 1842
POINTS : 3198
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 19 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : elle s'est battue avec la petite griffiths ? on ne va bientôt plus pouvoir rien faire pour cette gamine…



MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons Dim 6 Mar - 18:02

Deep trouble
Red lollipop
Pale faces

Je monte les marches quatre à quatre pour me rendre à ma chambre et je m'y enferme. Je plonge sur le lit en pleurant, enfonçant la tête dans l'oreiller pour pouvoir hurler tout bas à quel point je le déteste. Je n'en peux plus de cette co-habitation. Et si au début je prenais un certain plaisir à faire mes bêtises, je commence à trouver ce mode de vie usant. Ma rage s'évade dans ces cris silencieux et dans ses larmes que je ne peux pas retenir. Je le hais comme je n'ai jamais haïs personne. C'est comme s'il me tuait à petit feu avec ses interdictions et ses discours moralisateurs. Sa simple présence est devenue insupportable et je crains qu'après ce soir les choses ne risquent pas d'aller en s'arrangeant.
Je pourrais peut-être faire un effort… Mais il se trouve que je n'en ai encore moins envie que d'assister à un cours de philosophie. Je veux partir. Partir pour m'évader. Partir pour ne plus avoir à le revoir. Parce que le conflit de ce soir est le plus violent de tous, je ne suis pas certaine de pouvoir continuer jusqu'à ce jour sacré qui sonnera mes dix-huit ans. Cette majorité que j'attends avec tellement d'impatience au point que je prétends même déjà l'avoir pour certain. Je me redresse une fois que je suis à bout de souffle et je prends un mouchoir en papier pour essuyer les larmes qui ont roulées sur mes joues. Ce n'est plus possible de vivre dans ces conditions, mais ni lui ni moi ne semble prêt à changer quoi que ce soit. A la guerre comme à la guerre, que certains disent.
Je m'assoie sur le rebord du lit, le mouchoir dans les mains tandis que je pense à ce que pourrait être ma vie sans ce géniteur inutile et je me rends compte qu'elle ne pourrait être que meilleure. Bientôt… Je chéris cet espoir autant que j'aimerais devenir championne olympique et je ferme les yeux pour que mon imagination prenne le dessus.
Toutefois, il faut que mes rêveries s'achèvent par un bruit signifiant que le seul être humain également domicilié sous ce toit essaye d'ouvrir la porte de ma chambre. Ce n'est qu'une poignée, pourtant, ça ne m'empêche pas de lui lancer un regard torve. Parce que ce n'est pas terminé ? Il veut continuer ce combat épuisant ? Il n'en a pas bientôt terminé de vouloir régir mon existence ? J'ai vécu tellement de temps sans lui, je pourrais aisément le refaire, et je suppose que c'est pareil de son côté.
Lessivée, je suis presque prête à mettre mon agressivité de côté pour ne pas envenimer la situation, mais toute ma bonne volonté me lâche quand je l'entends – encore une fois – m'appeler Debra. Je ne me suis donc pas suffisamment comprendre en lui disant que je détestais ce surnom. Mais il faut croire qu'il déteste encore plus mon prénom que moi je ne déteste le surnom. Il n'empêche que je m'enflamme et que je me retrouve à lancer un coup de pied dans le mur pour évacuer cette frustration. Il me faut quelques secondes avant de retrouver un calme convenable et enfin, je m'exécute, peu désireuse de lui donner une raison de plus pour me punir et surtout désireuse de récupérer mon téléphone. J'ouvre la porte, je garde les bras croisés et je le toise.
« Ok. Je suis punie. » que je dis comme si ça n'avait pas la moindre importance, comme si j'étais au dessus de tout ça. « Tu peux regarder, mais je ne suis pas débile, je sais qu'il n'y a pas d'infection ni rien de ce genre. Je l'aurais senti depuis le temps. »
Qu'est-ce que je risque à le lui montrer ? Ce n'est pas comme si le tatoueur avait signé son travail, il n'y a donc aucun danger de ce côté là. Après tout, ça ne peut qu'apaiser les tensions… Je me retourne et je soulève mon t-shirt de quelques centimètres pendant trois secondes, tout au plus, ne voulant pas laisser le temps à mon paternel d'identifier qu'il s'agit d'un L en majuscule comme motif, pour ne pas plus égayé sa curiosité. De toute façon, il ne lui viendrait jamais à l'esprit que cette lettre majuscule est en quelques sortes destinée au Barrow. Non, il ne pourrait jamais le deviner. Je lui fais à nouveau face, soutenant son regard sans pour autant être provocatrice et cette fois, je demande avec un peu plus de fermeté dans la voix.
« Maintenant que je te l'ai montré, je peux récupérer mon téléphone ? »

_________________


go ahead and break my heart

You've got me dreaming, got me thinking, I've got some hope. There is nobody else I wanna get to know but I'm so scared, I don't know what to do. How did you get me so into you ? - signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Serena, Eleanor, Rhys & Trystan
TON AVATAR : Pedro Pascal
TES CRÉDITS : myself (avatar) narcosource (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Libre : 0/3
(William - Josh - Aloy - Amanda - Eléa)
RAGOTS PARTAGÉS : 1477
POINTS : 2393
ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Il craint de perdre celle qu'il aime et de voir leur famille se dissoudre...
PROFESSION : Flic mais pour combien de temps encore ?
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux. Et puis, l'ex-mari de sa compagne est de retour en ville... Il ne doit pas s'éclater en ce moment.



MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons Jeu 10 Mar - 10:44

With your heart like a stone you spared no time in lashing out
And I knew your pain and the effect of my shame
But you cut me down, you cut me down

Au début, Thomas n’est même pas certain que Debra l’a entendu. L’oreille contre la porte, il ne parvient qu’à distinguer des bruits indistincts qui ne lui donnent aucun indice sur ce qu’elle peut bien être en train de faire. Puis des sons plus affirmés se font entendre, comme si l’occupante des lieux donnait des coups dans le mur. A vrai dire, c’était probablement le cas. La demoiselle avait des gros problèmes de gestion de la colère. Sur ça, elle tenait plus de sa mère que de lui, c’était indéniable… Mais la porte s’ouvre finalement, à la grande surprise de Thomas. Les yeux rougis, Debra s’adosse au chambranle de la porte, bras croisés sans se départir de son expression de défi. Mais bon, au moins, elle avait ouvert la porte. Plus étonnant encore, elle accepte sa punition d’une voix égale. De quoi rendre son père complètement perplexe. Où était passée la furie qui avait monté les escaliers quatre à quatre avant de se mettre à frapper son mur ? Il ne fait cependant aucun commentaire, laissant plutôt l’adolescente délivrer le sien. Avec le ton condescendant habituel qu’elle utilise pour lui parler, elle lui fait donc savoir qu’elle n’est pas bête, qu’elle s’est bien assurée qu’il n’y avait aucun signe d’infection. Cela dit, elle l’a suffisamment berné ces derniers temps pour qu’il ne la croie pas sur parole. « Je veux voir quand même. » Réplique t-il avec la même froideur qu’elle. Et elle cède. Après un soupir appuyé, Debra se retourne, soulève légèrement son t-shirt, dévoilant l’objet du crime pendant une poignée de secondes. Thomas n’est pas dupe de la manœuvre, il voit bien qu’elle le fait le plus vite possible pour ne pas qu’il voit le motif. C’est la que la petite avait encore des choses à apprendre, car il n’en fallait pas plus pour lui mettre la puce à l’oreille. Surtout qu’il l’a vu ce fameux motif. Trois secondes, c’était suffisant pour lui. Et trois secondes, ce fut aussi par la même occasion le temps qu’il fallu pour que sa colère se réveille à nouveau. Il ferme les yeux, hébété, sentant littéralement la moutarde lui monter au nez. Un L. Elle avait un putain de L tatoué dans le dos. Le sang du flic ne fait qu’un tour tandis qu’il additionne 2+2 pour la seconde fois de la journée. Par contre, l’envie de meurtre qui le gagne est totalement inédite. Il inspire et expire pour tenter de chasser cette pulsion sanguinaire mais il a vraiment du mal. Il ne peut pas lutter contre l’idée que passer ses mains autour du cou du responsable de cette mascarade lui procurerait une joie indescriptible.

Quant à Debra… C’est à son tour de la toiser, et cette fois, il ne fait rien pour atténuer sa fureur. « Ah ouais, t’es pas débile ? Tu es bien sûre de ça ? Parce que franchement, comment tu appelles une fille qui se fait tatouer dans le bas du dos, l’initiale d’un pauvre type accro à la fumette qui saute tout ce qui bouge ? » C’est à son tour d’adopter un ton totalement condescendant et d’administrer un peu de sa propre médecine à Debra. Il ne pense bien sûr pas qu’elle est débile. Plutôt qu’elle est tombée dans les filets du plus grand enfoiré de Tenby. Mais il n’était plus à prouver qu’elle avait besoin d’une bonne leçon. « Pas besoin de paraître aussi surprise ! Il se trouve que je suis au courant pour votre petite virée à Birmingham… » Il n’en dit pas plus. Il y a certaines choses qu’il ne préfère pas mettre dans la balance de cette dispute. Il devait avouer qu’il avait préféré ne pas croire le Barrow quand celui-ci avait mentionné sa fille, mais il était clair à présent que pour une fois, Leslie n’avait pas mené Thomas en bateau. Il y avait bien quelque chose entre Debra et l’ancien militaire. Le pire mec possible pour sa fille mineure. Le flic avait envie de tout casser. Mais il se concentre sur autre chose pour le moment, avec l’espoir fou que sa fille a une explication rationnelle pour tout ça. « Et oui, ma belle, tu devrais arrêter de me prendre un con et croire que je ne comprends rien, que je ne vois rien. J’ai bien plus de vécu que toi. Et laisse moi te dire un truc : le diable est malin parce qu’il est vieux, pas parce qu’il est le diable. Tu crois que tu peux me berner du haut de tes dix-sept ans ? Que je ne peux pas voir ce qui se passe sous mon propre toit ? »  Oui, cette dispute n’était pas seulement à propos du tatouage, leur rapport père-fille était au cœur même du débat. Toutefois, il ne peut simplement pas ignorer trop longtemps le fait que Leslie Barrow avait visiblement posé ses sales pattes sur son bébé. « Quant à ton foutu téléphone, tu n’es pas prête de le récupérer ! Non seulement, tu ne m’as toujours pas dit ce que je voulais entendre mais en plus, je ne vais pas te donner une occasion de l’appeler. Car tu vas me promettre dès maintenant que tu ne le reverras plus ! » Il croise les bras sur sa poitrine, à son tour, dans un mimétisme presque comique avec sa fille. Mais personne n’a envie de rire, et il ne bougera pas de là tant qu’il n’aura pas eu cette fameuse promesse.

_________________

"Memories turn to dust, please don't bury us. I got you, I got you. Ain't runnin' from myself no more. Together we'll win it all. I'm ready to face it all. If I lose myself, I lose it all”
 


Dernière édition par Thomas E. Weston le Dim 13 Mar - 20:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; ana-sofia ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
TES CRÉDITS : blimey (avat) - penny (gifs)
RAGOTS PARTAGÉS : 1842
POINTS : 3198
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 19 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : elle s'est battue avec la petite griffiths ? on ne va bientôt plus pouvoir rien faire pour cette gamine…



MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons Dim 13 Mar - 16:05

Deep trouble
Red lollipop
Pale faces

Si j'avais une quelconque croyance dans le vaudou, je serais déjà en train de planter des aiguilles dans une poupée à l'effigie de mon paternel. Il gâche tout. Absolument tout et c'est presque si je n'en viens pas à regretter cette soirée d'enfer que j'ai passé avec Nia et Milo. J'ai tellement pleuré que ma tête me fait un mal de chien et j'ai comme l'impression que la soirée n'est pas terminée quand je l'entends qui essaye d'ouvrir la porte. Après une nouvelle vague de colère incontrôlable, je lui ouvre la porte sans pour autant le laisser entrer et je l'écoute. Il demande à voir le tatouage et je commence à penser que je n'ai rien à craindre, alors je m'exécute. Dans le fond, il veut juste avoir l'esprit tranquille en voyant que je ne risque rien et que j'ai fait les soins nécessaires. J'espérais tellement que ce soit ça. Mais aussitôt que je me retourne après lui avoir montrer l'encre pendant quelques secondes, je comprends que je ne suis pas au bout de ma peine. Il commence et plus rien ne l'arrête, pas même la détresse qu'il peut lire dans mes yeux alors que je comprends qu'il sait tout, qu'il a tout compris. Je reste bouche bée avec cette impression de me faire compresser la poitrine par une force invisible. Ce n'est pas possible. Il ne peut pas tout savoir. Et il ne peut pas dire la vérité sur Leslie. Ce n'est pas un pauvre type qui saute tout ce qui bouge, pas vrai ? Je veux bien lui accorder le fait qu'il ne fume pas que ce qui est légal pour l'avoir vu faire, mais pour le reste, je ne veux pas y croire. Je n'aurais pas pu tomber amoureuse d'un garçon comme ça. Pourtant, mes doutes se confirment quand il continue en soulignant notre petite virée pour ma compétition d'escrime à laquelle le Barrow m'a accompagné. J'ai envie de vomir. Je ne me sens pas bien alors que je vois tous mes espoirs de garder cette relation secrète s'envoler. Ainsi il parle bien de Leslie et c'est donc lui qui est affublé par cette description peu réjouissante que mon géniteur lui attribue. Description avec laquelle je ne suis pas d'accord et je ne me fais pas prier pour secouer la tête dans un ultime effort pour lui dire qu'il se trompe. Mes larmes refont surface alors que je fronce les sourcils, le regardant à la fois méchamment et incrédule.
« Tu ne sais pas de quoi tu parles… Tu ne sais rien ! »
Commence-je avec l'envie de poursuivre, mais ma voix s'étrangle et je ne suis plus en mesure de continuer la défense du Barrow ou la mienne. Du revers de la main, j'essuie les perles salées avant même qu'elles n'aient le temps de rouler sur mes joues, toujours en regardant le policier, mauvaise. Les secondes passent, mais le choc, lui, reste en travers de ma gorge, incapable de passer outre. Je n'ai jamais été assez naïve pour m'imaginer vivre quelque chose de concret avec Leslie, pourtant, il faut croire que mon espoir allait tout de même au delà de ce que nous avions à l'heure actuelle et le fait que mon père soit à présent au courant de l'histoire vient tout ruiner.
« Au moins tu as raison quand tu te compares au diable, tu es comme lui voire pire que lui. »
Vous deux, vous n'êtes que des sales cons, que j'ai envie de hurler, mais je me retiens juste à temps. Avec ce grand secret de découvert, je me sens comme mise à nue et je déteste cette sensation. J'aimerais m'enfermer à nouveau dans ma chambre pour aller crier contre mon oreiller à quel point je préférerais qu'il soit mort plutôt que ma mère. J'aimerais m'en aller et ne plus jamais le revoir. J'aimerais être auprès de Leslie. J'aimerais être partout sauf ici, mais je veux encore récupérer mon téléphone, alors j'attends d'un pied ferme bien que je me décompose un peu plus au fur et à mesure que les minutes défilent.
Néanmoins, je ne m'attendais pas à une telle réponse de la part du brun. Je me fais violence pour ne pas éclater en sanglots et je serre les dents pour me retenir de l'insulter encore et encore. Il veut vraiment tout démolir. Il veut vraiment me pourrir la vie alors que je n'ai rien fait pour le mériter. Il est vraiment injuste et je n'arrive même plus à le regarder quand je reprends à voix basse, un noeud dans la gorge m'empêchant de m'exprimer plus clairement.
« Mais non… Tu comprends rien. Tu ne sais même pas c'est quoi, toi. T'as pas de coeur. Je… Je suis am… » Une boule au ventre me retient pendant une fraction de seconde. « J'l'aime, Leslie. »
Que j'achève finalement en fondant en larmes, n'ayant plus la force de les retenir, mais je ne veux pas pour autant que mon père me voit dans cet état alors je claque finalement la porte et je m'appuie contre, me laissant glisser jusqu'à finir les fesses sur le parquet. S'il croit que je vais lui promettre que je ne vais plus revoir celui dont je suis amoureuse, il se trompe comme il ne s'est jamais trompé par le passé.
« Va-t'en ! J'veux plus te voir. » Crie-je entre deux sanglots.

_________________


go ahead and break my heart

You've got me dreaming, got me thinking, I've got some hope. There is nobody else I wanna get to know but I'm so scared, I don't know what to do. How did you get me so into you ? - signature by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Serena, Eleanor, Rhys & Trystan
TON AVATAR : Pedro Pascal
TES CRÉDITS : myself (avatar) narcosource (gifs)
TA DISPONIBILITE RP : Libre : 0/3
(William - Josh - Aloy - Amanda - Eléa)
RAGOTS PARTAGÉS : 1477
POINTS : 2393
ARRIVÉE À TENBY : 15/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 42 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Il craint de perdre celle qu'il aime et de voir leur famille se dissoudre...
PROFESSION : Flic mais pour combien de temps encore ?
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux. Et puis, l'ex-mari de sa compagne est de retour en ville... Il ne doit pas s'éclater en ce moment.



MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons Lun 21 Mar - 18:35

With your heart like a stone you spared no time in lashing out
And I knew your pain and the effect of my shame
But you cut me down, you cut me down

Debra perd de sa superbe au fur et à mesure des reproches de Thomas à propos de Leslie. A vrai dire, elle pâlit à vue d’œil. Enfin, il avait réussi à l'atteindre. Avec n'importe quelle autre personne, Thomas en aurait éprouvé un immense sentiment de satisfaction mais là, c'était bien sûr différent. C'était sa fille qu'il venait de blesser et à vrai dire, l'expression d'incrédulité teintée de souffrance qu'elle affichait le désemparait plus qu'autre chose. Comme toujours, ils seraient perdants tous les deux à la fin de cet affrontement. Cela ne signifie pas que le flic a envie de reculer ou d'agiter le drapeau blanc pour autant. Cette dispute était un mal nécessaire pour percer l'abcès. Un abcès prénommé Leslie Barrow. Car désormais, le tatouage qui maculait le bas du dos de sa fille était le cadet des soucis de Thomas. Tout ce qui le préoccupait à présent était que sa fille mineure entretenait une relation avec un homme plus âgé et loin d'être recommandable. Il a donc revu ses priorités. Pendant ce temps, Debra se plonge dans le déni, assénant une nouvelle fois à son père qu'il ne sait rien, qu'il ne comprend rien. Ce dernier peut aisément comprendre qu'elle se raccroche à ce qu'elle peut mais il ne la laisse pas faire. " Oh si je sais de quoi je parle ! Et tu sais comment je suis au courant ? C'est ton précieux Leslie en personne qui t'as vendue ! Juste pour me provoquer ! Une attitude pleine de classe, n'est-ce pas ?" La réponse du quadragénaire est implacable mais le ton reste bien en dessous de la colère qu'il éprouve. Sauf qu'il ne la laisse pas se déchaîner. Ce n'est plus vraiment après Debra qu'il en a. Il se rend compte que comme beaucoup d'adolescentes, sa fille a dû se faire avoir. Elle avait beau jouer les cyniques agressives, il la savait fragile et impressionnable. D'ailleurs, il se rend compte que la réplique de l'adolescente n'était pas destinée à nier leur escapade pour la compétition mais plutôt à lui faire savoir que Leslie n'était pas un coureur de jupons patenté comme il le laissait entendre. Une nouvelle fois, le Néo-Zélandais la détrompe sans vergogne. Il n'en tire aucun plaisir mais il faut qu'elle comprenne. " Je le connais depuis plus longtemps que toi, je te rappelle ! D'ailleurs, la dernière fois que je l'ai vu, il venait de se battre parce qu'il avait dragué la copine d'un autre. Et je pourrai passer la nuit à te faire une longue liste de ses conquêtes sans être complet !" Elle le comparait au diable mais lui au moins, il ne lui avait jamais menti.

Le flic serre les poings, ignorant la douleur qui monte dans ses phalanges. Il avait toujours su que ce jour viendrait. Que Debra sortirait de l'enfance et tomberait amoureuse. Il s'était préparé pendant des années à l'idée de la perdre au profit d'un autre. Mais il avait aussi redouté l'éventualité que son premier amour la fasse souffrir et c'était exactement ce qui était en train de se produire. Leslie allait briser le cœur de son bébé, c'était une certitude. En fait, c'était déjà le cas. Car d'une voix brisée, Deborah finit par avouer. Elle l'aime. Elle est amoureuse de lui. Elle assène cette dernière vérité en fondant en larmes, transformant peu à peu la colère de son père en de la compassion. Hélas, il n'a pas le temps de reprendre ses mots. Debra lui claque la porte au nez mettant fin à la discussion. Il l'entend s'adosser contre le battant, son ombre brisant le rai de lumière filtrant sous ce dernier. Il reste immobile, sonné. Comme un boxeur se relevant d'un K.O, il essaye pourtant de porter encore des coups, malgré la douleur et la confusion. " De toute façon, je n'ai pas besoin de ta promesse. Je t'interdis de le revoir, tu m'entends ? Je te l'interdis !" Mais il s'adresse à un morceau de bois, rien d'autre. Vaincu, il se laisse glisser le long de la porte à son tour, essayant inconsciemment de se rapprocher de sa fille. Son approche n'était clairement pas la bonne. Et pourtant, ils n'ont même pas abordé la question du sexe. Car il ne se fait pas trop d'illusions. Il ne se raccroche pas à l'espoir illusoire que Leslie s'est contenté de donner la main à Debra et de l'emmener à sa compétition. Figé, il cherche quel va être son prochain mouvement, tandis que les sanglots de Debra redoublent derrière la porte. Une porte qu'elle ne réouvrira pas, il n'a aucun doute là-dessus. D'ailleurs, la présence même de son père derrière cette dernière semble l'indisposer car elle lui crie de partir, qu'elle ne veut plus le voir. Il soupire. " Je ne m'en irai pas. Pas pour que tu me le reproches encore ensuite. Je peux parler si tu veux, ça ne m'a jamais gêné de faire des monologues." Et il parle Thomas. Il veut prouver à sa fille qu'elle se trompe, qu'il sait ce que c'est d'être amoureux. D'avoir le cœur brisé. Alors il lui raconte. Il lui parle de sa mère, son premier amour. Son seul amour. Il essaye de compenser l'insensibilité dont il a fait preuve en lui assénant la vérité sur Leslie. Il n'est pas désolé d'avoir dit la vérité mais il est désolé de l'avoir blessée et il lui dit. Il lui dit aussi qu'il est désolé qu''elle se soit épris du mauvais mais que la vie allait continuer, qu'elle allait s'en remettre... Oui, il parle beaucoup. Sans savoir si ses paroles atteignent Debra ou si elles lui font pousser de lourds soupirs. En tout cas, si les sanglots finissent par s'atténuer, la porte reste obstinément close. La nuit est en train de tomber quand Thomas baisse les bras vaincus, et finit par se taire. Doucement, il se relève et regagne sa propre chambre. Demain était un autre jour, se dit-il la mort dans l'âme. Il pourrait essayer de réparer les dommages de ce soir quand tous les deux se seraient un peu calmés. C'est ce qu'il se dit pour parvenir à trouver le sommeil, sans savoir à quel point il se trompe.


FIN.

_________________

"Memories turn to dust, please don't bury us. I got you, I got you. Ain't runnin' from myself no more. Together we'll win it all. I'm ready to face it all. If I lose myself, I lose it all”
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: You will be the death of me + Westons

Revenir en haut Aller en bas

You will be the death of me + Westons

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP terminés-