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La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW)

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Jean McKinnon
Jean McKinnon
ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : JANE.SMITH
TES DOUBLES : Abbey Baxter + Eirian Kleefin + Brianna Harris
TON AVATAR : Tatiana Maslany
TES CRÉDITS : ava par ? sur Bazzart ; gif par Penny
TA DISPONIBILITE RP : Dispo pour 1 RP
Andrew
RAGOTS PARTAGÉS : 6942
POINTS : 2509
ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013
ÂGE DU PERSONNAGE : 31 ans
CÔTÉ COEUR : McGreen for the win
PROFESSION : nouvellement réceptionniste à Tenbreak FM
REPUTATION : N'en déplaise aux mauvaises langues, Andrew et elle ont emménagé ensemble et attendent un bébé pour début janvier


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MessageSujet: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptyMer 10 Fév - 0:22

Il y a foule au Three Mariners, ce soir. Normal, c’est la fin de semaine et un groupe local se produit sur la petite scène au fond du bar. Si Jean se fiche pas mal de la musique, elle apprécie de se retrouver au milieu de tous ces inconnus. L’ambiance est festive, légère et lui met volontiers du baume au cœur. Pour un peu, elle pourrait presque prétendre qu’elle est une anonyme perdue dans une ville suffisamment grande pour qu’on ne se soucie pas de ses erreurs passées, qu’on épie pas le moindre de ses faits et gestes pour avoir la satisfaction de la voir sortir du droit chemin. Bien sûr, pour que l’illusion soit parfaite, la fleuriste doit faire abstraction de quelques visages connus mais les verres de whisky avalés lors de la soirée l’aident grandement à les ignorer. Elle a pris l’habitude, depuis des années déjà, de sortir ainsi dans un bar quelconque, d’y boire un peu trop et d’y faire la fête, pour se changer les idées. Cela fait des mois pourtant qu’elle ne s’est pas risquée à le faire à Tenby, parce qu’elle ne voulait pas donner une raison de plus aux commères de jacasser à son sujet. Mais ce soir, elle est bien décidée à tromper sa solitude et elle aspire même à trouver un peu de chaleur dans les bras d’un homme, à condition d’en trouver un à son goût. Quelques-uns se sont risqués à l’aborder et elle les a, jusqu’à présent, tous envoyés sur les roses : trop jeune, pas assez grand, trop gringalet, le verdict de Jean est généralement sans appel. Jusqu’à ce qu’elle en repère un qui sort du lot : il est seul, comme elle, et traîne au comptoir un verre à la main. Avec une pointe d’amertume, l’Ecossaise réalise qu’elle le reconnaît, pour avoir déjà surpris quelques remarques acerbes que sa silhouette claudicante a pu susciter. Si son nom lui échappe, elle sympathise avec le fait qu’il semble mis à la marge de la microsociété de Tenby, un peu comme elle. Bien décidée à tenter sa chance – ou du moins, à la provoquer – Jean avale le reste de son verre et se dirige vers le bar pour s’y accouder à la gauche de sa cible. Elle attire l’attention du barman pour commander une nouvelle boisson, non sans glisser un regard dans la direction de celui à ses côtés. Elle note sa barbe de quelques jours, ses cheveux pas vraiment coiffés puis croise finalement son regard. Happée par ses yeux bleus, la brune se sent immédiatement séduite et lui adresse un bref sourire, espérant qu’il y voit une ouverture. C’est peut-être idiot mais elle a toujours préféré se laisser séduire plutôt que de mener la danse, peut-être parce que cela lui donne un avant-goût de la suite. En tout cas, elle préfère provoquer sa chance plutôt que de draguer qui que ce soit. Fort heureusement pour elle, il mord à l’hameçon et ne tarde pas à l’aborder. Jean répond volontiers à ses avances pas franchement subtiles. Etrangement, cela lui plait – au moins, il sait ce qu’il veut et ne perd pas son temps – et elle se laisse embarquer dans une discussion qui devrait normalement les mener loin du bar. Sauf que la fleuriste déchante vite quand elle repère soudainement une silhouette trop familière dans le dos de Leslie – puisqu’elle a appris son nom entre temps. Elle se maudit intérieurement de ne pas avoir envisagé la présence d’Andrew ce soir, alors que ce concert doit être l’apogée de la vie nocturne du bled où ils doivent cohabiter. La brune s’efforce pourtant de ne pas se laisser décontenancer par sa présence et ravale son malaise, préférant se focaliser entièrement sur celui qui lui tient compagnie. Sauf que cela ne marche qu’à moitié ; elle a du mal à se concentrer vraiment, alors qu’elle songe à ce que son ex pourrait faire pour lui pourrir la soirée. Alors, elle décide qu’ils doivent décamper d’ici au plus vite et décide de passer à la vitesse supérieure en se montrant plus audacieuse que ce dont elle a l’habitude. Oubliée la subtilité, sa main vient bien vite s’égarer sur la cuisse de l’homme à ses côtés et elle se penche vers lui pour lui demander :

« Tu as des plans pour le reste de la soirée ? »

Il ne semble attendre personne, ni tenir particulièrement à applaudir les musiciens sur scène : elle a donc bon espoir de l’inciter à la suivre ailleurs. Mais au cas où ça ne soit pas assez clair, elle ajoute tout de même :

« Parce que cette musique me tape un peu sur les nerfs, mais j’ai pas pour autant envie de rentrer chez moi pour y être seule… »


Elle accompagne le tout d’un sourire explicite, alors que sa main est venue se placer sur l’épaule de Leslie, les rapprochant dangereusement l’un de l’autre. Ne reste plus qu’à espérer qu’il entre dans son jeu, sans quoi l’humiliation serait double : en plus d’avoir pris un râteau, elle se serait faite rembarrer sous les yeux de son ex. Et offrir un tel cadeau à Andrew, c’est bien la dernière chose que Jean envisage.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptyDim 6 Mar - 6:03

« J'adore les femmes qui sont entreprenantes. » lâcha-t-il avec un sourire amusé à sa gauche alors qu'il avait bel et bien repéré le petit manège de sa voisine. Très jolie, elle tombait dans ses goûts et ce, même si toute la population de Tenby semblait croire que le militaire sautait tout ce qui avait des seins, sans discrimination. Leslie devait admettre que son comportement des derniers temps ne réfutait pas nécessairement les ragots qui circulaient à son sujet, mais c'était surtout parce que la ville de Tenby était trop petite pour lui permettre de gérer ses relations comme bon lui semblait et ce, sans que les commères se jettent sur lui pour le psychanalyser. J'ai presque pitié, la guerre a dû le détruire. Non, mais regardez-moi sa jambe, sa vie est foutue. Quel connard, il devrait avoir honte de revenir ici après ce qu'il a fait. Toutes ces médisances avaient souvent tendance à le faire rire alors qu'il se foutait joyeusement de tout ce que les bonnes femmes pouvaient bien penser de lui. S'il était revenu à Tenby, c'était d'abord et avant tout parce qu'il n'avait pas vraiment d'autre endroit où aller, c'est vrai, mais il constatait aussi que son départ avait blessé plusieurs personnes par le passé et il comptait bien se racheter, à sa façon. On pouvait bien lui donner tous les défauts du monde, il avait au moins le mérite d'être honnête concernant ses intentions et on ne pourrait pas lui en vouloir de ne pas avoir d'office exposé ses attentes.

Visiblement, la jeune femme qui se trouvait à ses côtés semblait exactement dans le même état d'esprit que lui puisqu'elle répondait à ses avances trop peu subtiles sans prendre la peine de se montrer psychologiquement pudique. Elle lui plaisait. Elle lui plaisait et puisqu'elle s'était approchée de lui de prime abord, le sentiment devait être réciproque. Il s'était légèrement retourné sur son tabouret de manière à lui offrir davantage qu'un simple profil, mais fut happé par un regard audacieux de cette dernière, un regard qui lui donnait envie de couper court à la conversation et de passer directement aux choses sérieuses. Le militaire n'était pas réputé pour sa patience et il devait déjà avoir une trop grande concentration d'alcool dans le sang pour ne pas remarquer le malaise de la brune. Surpris par son approche, il lui offrit un regard charmeur alors que ses lèvres s'étiraient en un léger sourire en coin.

« C'est vrai, ça ? Tu préfères quel genre de musique, alors ... ? » demanda-t-il en approchant ses lèvres de son cou, laissant son souffle caresser l'épiderme délicat de la brune. « Parce que j'ai plusieurs chansons qui pourraient te plaire, chez moi. » ajouta-t-il alors que sa main glissait tout naturellement sur sa hanche afin de lui montrer qu'ils étaient bel et bien sur la même longueur d'onde. Ses lèvres effleurèrent la commissure des siennes avant qu'il ne se décide à se relever, non sans attirer la jeune femme contre lui l'espace de quelques secondes.

Ses iris azurés plongés dans le creux des siens, beaucoup plus sombres, Leslie releva doucement son menton avant de faire mine de poser ses lèvres sur les siennes, bifurquant au dernier moment afin de rejoindre plutôt son oreille. « Viens, on va chercher les manteaux. » Il l'entraîna avec lui jusqu'au vestiaire, reprit possession de son blouson de cuir avant de glisser une main dans le bas du dos de la jeune femme pour l'entraîner maintenant vers la sortie de l'établissement. La musique n'était pas si mal, ici, mais l'excuse qu'avait trouvée Jean pour s'évader en sa compagnie lui plaisait et il comptait bien profiter de l'occasion pour lui offrir une nuit qu'elle ne risquait pas d'oublier de sitôt.
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Andrew Green
Andrew Green
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : nate, brendan, lizzie, deborah, jesse et yevgeniya
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REPUTATION : il n'est toujours pas retourné en prison celui-là ?


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MessageSujet: Re: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptyMer 9 Mar - 14:59

You could have been number one
And you could have ruled the whole world
And we could have had so much fun
But you blew it away

Je ne suis pas friand de musique, encore moins des concerts. Pourtant, je suis là ce soir, parce que j'essaye de faire des efforts. Il faut en faire, ça devient une nécessité quand on a atteint le même niveau de paria-attitude que moi. Pas que ça me dérange, de ne pas être apprécié, simplement que je n'aime pas quand ça retombe sur mon job et que le patron m'affirme qu'il n'a pas besoin de moi au garage simplement parce qu'une vieille friquée lui a clairement dit qu'elle ne voulait pas avoir affaire à moi. Qu'elle aille se pendre, cette vieille… C'est la première pensée qui a traversé mon esprit, cependant, la dame m'a fait comprendre que je ne peux plus me permettre de réagir de cette façon. Pas quand il faut payer des factures en tout genre. Maintenant, je dois prendre sur moi et accepter que je dois changer si je ne veux pas me retrouver rapidement à devoir trouver un nouvel emploi. Surtout qu'après toutes mes récentes frasques, je ne risque pas de trouver un emploi aussi facilement que lorsque j'ai débarqué et qu'on me prenait alors pour un simple ex-taulard sur la voie du repentir. Les rumeurs se propagent aussi vite que le cancer, dans cette foutue ville et j'ai été le dommage collatéral de ma propre vengeance. Ironique. Ces rumeurs, elles ne font pas fuir tout le monde, mais on peut toujours sentir l'appréhension dans les yeux de ceux à qui je m'adresse dans la vie courante. Alors aujourd'hui, il est temps de se reprendre en main pour arrêter de donner raison à ces veilles mégères qui n'ont que ça à faire que de juger ceux qui réparent leurs voitures.
Le Three Mariners, j'aime bien. Mais j'aime moins quand il y a autant de monde et que je ne peux pas boire mon gin tranquillement, sauf qu'évidemment, le concert a attiré la populace qui n'a rien de mieux à faire de sa soirée. Je me retrouve, le verre à la main, debout, dans un coin de la salle et je regarde le concert. J'applaudis de temps en temps. Même si je n'ai aucune oreille musicale, je sais que je préfère quand c'est Gwen qui performe. Tant pis. Il doit en avoir pour tous les goûts, faut croire.

Je termine mon verre et je m'approche du comptoir du bar pour déposer le verre vide. C'est à cet instant que je croise son regard. Siobhan. Elle est là, paisible, elle semble passer un agréable moment en compagnie d'un illustre inconnu qui pourtant a bien la gueule à venir me rejoindre en garde à vue. Mon palpitant s'accélère et je me retrouve à devoir m'éloigner d'eux pour ne pas m'emporter. Reste calme… que je me répète dans ma tête pour ne pas réduire tous mes efforts de la soirée à néant. La bonne conduite, c'est ce qu'il y a de plus important en société - et en prison.
Mais c'est plus fort que moi. Elle n'a pas le droit de passer du bon temps alors que je peine à garder mon travail par sa faute. Tout revient à elle. Toujours. C'est de sa faute si j'ai cherché à me venger, donc c'est de sa faute si Penny s'est retournée contre moi. Je serre les dents. J'essaye de ne pas regarder dans sa direction. Impossible. Je soupire. Je pense à autre chose, mais irrémédiablement, mon esprit se tourne vers l'Ecossaise toute proche et pourtant si loin. C'est insupportable. Qu'est-ce qu'elle fait avec ce mec ? Qu'est-ce qu'elle compte faire avec ce mec ?
La mâchoire serrée, je mets toute ma bonne volonté de côté quand je les vois se relever pour décamper. C'est comme si mon corps entier est prit de spasm. Je ne veux pas qu'elle y aille. Je ne veux pas qu'elle s'en aille. Du coin de l'oeil je les regarde s'éloigner, j'essaye même de me raisonner pendant quelques secondes, mais rien n'y fait. Je me retrouve à bondir pour les suivre. Ils sont probablement déjà à l'extérieur quand j'arrive aux vestiaires pour y prendre ma veste et je me fais violence pour ne pas bousculer ceux qui m'entourent ou qui m'empêchent d'avancer comme je l'aimerais.
J'attrape ma veste que j'enfile et je sors comme si ma vie en dépendait. Ils sont là. Les deux. Mon poing se serre dans un réflexe et je me précipite vers eux. Je veux le cogner, lui. Adieu les bonnes intentions et la bonne conduite. Je veux le frapper pour avoir osé emmener Jean avec lui. J'arrive à leur niveau et sans réfléchir, sans rien dire, je lui envoie un poing dans la mâchoire et un autre dans l'abdomen. Je ne comprends pas pourquoi, mais je sens que c'est ce que je dois faire. C'est un besoin, un devoir, une nécessité.

_________________


❝ Falling away with you ❞

All of the love we left behind watching the flash backs intertwine, memories I will never find. So I'll love whatever you become and forget the reckless things we've done. I think our lives have just begun.

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Jean McKinnon
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ARRIVÉE À TENBY : 22/10/2013
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MessageSujet: Re: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptyMar 15 Mar - 0:27

Pour le plus grand plaisir de Jean, Leslie mord à l’hameçon et suggère rapidement de poursuivre la soirée chez lui. Elle se fiche pas mal des chansons qu’il pourrait lui faire écouter, une fois là-bas, tout comme elle doute que ses goûts musicaux à elle l’intéressent réellement. La seule chose qu’elle espère, c’est qu’il soit performant au lit. Mais pour faire bonne figure, elle sourit et se mordille la lèvre inférieure, volontairement aguicheuse :

« Ah oui ? » Puis elle se penche en avant pour demander : « Et tu crois qu’il y a d’autres choses qui pourraient me plaire, chez toi ? »

Elle n’a pas forcément envie qu’il se lance dans un inventaire détaillé et cherche plutôt à lui faire comprendre qu’elle est volontaire pour le suivre. La façon dont il joue avec elle ensuite, comme pour lui donner un avant-goût de la façon dont il compte la traiter une fois seuls, achève de l’allumer. Elle en oublie même ce qui l’a poussée à passer à la vitesse supérieure, et ne pense plus à Andrew qui pourrait les observer, non loin de là. La fleuriste est totalement absorbée par le manège de Leslie, quoi qu’un peu frustrée par sa manière de faire. Elle est quelque peu pressée de passer à quelque chose de plus sérieux, d’arrêter avec les sous-entendus et les avant-goûts. Alors, la fleuriste hoche immédiatement la tête quand son compagnon propose de récupérer leur manteau. Elle se laisse entrainer vers le vestiaire et, ce faisant, ne peut s’empêcher de tenter de localiser son ex, puis se maudit de l’avoir fait. Parfois, on dirait qu’elle est accro – mais à quoi exactement ? Au souvenir de leurs moments heureux ? A cet homme qui a fait battre son cœur ? Ou simplement à la douleur que sa seule présence réveille en elle ? Un peu des trois, sans doute. Comme pour conjurer son emprise sur elle, la brune se rapproche de Leslie, glisse une main dans la poche arrière de son jean, histoire de se donner un avant-goût du reste de la nuit. Ils sortent rapidement du bar et l’Ecossaise ne peut s’empêcher de vérifier du coin de l’œil qu’ils n’ont pas été suivis. Comme elle ne voit pas la silhouette d’Andrew à l’horizon, elle croit avoir réussi à lui échapper, pour l’instant du moins. Comme elle ne veut pas tenter le diable, elle entraîne Leslie dans la rue déserte tout en s’assurant :

« C’est loin, chez toi ? Parce que sinon, y’a chez moi aussi. J’ai du whisky et je crois bien que je dois avoir la radio aussi, si la musique te branche tant que ça… »

L’alcool ingéré aidant, elle glousse un peu, puis secoue brièvement la tête. Peu importe où ils vont, tant qu’elle finit la nuit en sa compagnie, cela convient à Jean, et elle parie qu’il doit être du même avis. Sauf qu’ils n’ont le temps d’arriver ni chez lui, ni chez elle. A la place, elle voit surgir Andrew et, avant même d’avoir pu réaliser pleinement qu’il était là, assiste, impuissante, aux coups qu’il donne à Leslie.

« Putain ! » jure-t-elle aussi sec, dans un cri. « Arrête, Andrew, arrête ! » lui ordonne-t-elle vivement.

Sauf qu’il reste sourd à ses protestations, sans grande surprise. Jean, qui a été écartée de l’ex-militaire lorsque Andrew a débarqué, doit se cantonner à un rôle de spectatrice. Elle devine que Leslie réplique, et que les coups vont pleuvoir entre les deux hommes, amenant probablement avec eux leur lot d’ennuis. Mais plus que d’éventuels problèmes avec les flics, la brune voudrait surtout qu’Andrew n’amoche pas trop celui qui a eu le malheur de croiser son chemin ce soir. Alors, après quelques secondes, voyant bien que ses cris et ses injures n’atteignent aucun des deux combattants, elle s’approche avec la ferme intention de les séparer. Un peu à l’aveugle, elle tâche donc de retenir le bras d’Andrew, de repousser Leslie pour les éloigner. Mais ils résistent, ils sont plus forts, vont trop vite et semblent même à peine réaliser qu’elle est là entre eux. Alors, ils s’emmêlent un peu tous et, dans la confusion, le poing d’un des deux hommes lui atterrit en pleine tempe. La douleur est fulgurante. Jean recule, sonnée par le coup puis réalise, en portant une main à son visage, qu’un liquide chaud coule le long de sa joue. Elle pâlit et se sent nauséeuse lorsqu’elle comprend qu’il s’agit de sang.
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MessageSujet: Re: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptyDim 27 Mar - 4:49

« Tout un tas de choses. » Il effleura son cou de sa bouche pour lui donner un avant-goût, s'amusa à embrasser la commissure de ses lèvres sans jamais les capturer pleinement, ne serait-ce que pour la titiller sensuellement. L'ancien soldat glissa une main dans le bas du dos de la jeune femme lorsque cette dernière laissa ses doigts s'infiltrer dans la poche arrière de son jeans, l'entraîna rapidement vers la sortie afin de passer aux choses sérieuses. Elle était venue le trouver au bar et il comptait bien lui prouver qu'elle ne s'était pas trompée en jetant son dévolu sur lui, qu'il allait être en mesure de lui faire passer une nuit inoubliable. Leslie était loin de se douter à ce moment-là que la fin de soirée s'avérerait mémorable pour elle, mais pas de la bonne façon. Non seulement la brune était extrêmement séduisante, elle lui donnait également l'impression d'être cultivée, ce qui intéressait d'autant plus le gallois. Leslie n'était pas allé à l'école longtemps puisqu'il avait quitté le lycée pour rejoindre l'armée, mais il appréciait beaucoup les femmes qui étaient en mesure d'avoir une discussion sérieuse et ce, même s'il ne donnait pas lui-même l'impression de pouvoir les suivre. Contrairement à la croyance générale, l'ancien militaire savait lire et il aimait apprendre, s'intéressait à tout. Leslie n'aimait pas nécessairement montrer aux gens qu'il avait un cerveau puisque ça allait un peu à l'encontre de l'image que la population de Tenby lui avait donnée et il se contentait généralement d'agir comme le grand adolescent qu'il n'avait jamais cessé d'être.

« Tu sais quoi ? Allons chez toi, tu as su gagner mon coeur ... avec le whisky. » ajouta-t-il avec un clin d'oeil avant de la laisser prendre les devants.

L'alcool aidant, l'ancien militaire ne comprit que trop tard qu'on les avait suivis et que le mec qui se trouvait non loin d'eux n'avait visiblement pas l'intention de leur proposer un plan à trois. Le coup qu'il lui balança à la gueule le sonna, mais celui qu'il lui envoya dans l'abdomen lui coupa le souffle. Il ne s'était pas attendu à ça et le gallois mit quelques secondes avant de reprendre ses esprits, brandit son poing dans la mâchoire de celui qui s'était invité parmi eux. « Fuck ! T'es qui, toi ? » Visiblement, Jean et Andrew se connaissaient déjà puisque la jeune femme lui avait demandé d'arrêter de le frapper en l'appelant par son prénom. Était-il encore tombé sur la copine d'un autre ? Leslie ne cherchait pas spécialement à coucher avec les meufs des autres, mais comme il l'avait répété maintes fois dans les derniers mois, ce n'était pas sa faute à lui si les filles se jetaient sur lui sans préciser qu'elles n'étaient pas célibataires.

Le coup qu'il se prit dans les côtes le fit souffrir, mais sa colère sembla redoubler tout à coup, si bien que le gallois fit aller ses poings sans remords, frappant l'intrus là où il pouvait l'atteindre. Gonflé par l'adrénaline, il n'entendit pas la brune s'adresser à eux et ne la vit que trop tard lorsqu'elle se dressa entre eux, si bien que son poing atterrit bien malgré lui sur la tête de la demoiselle. Un peu sonné par les coups qu'il avait reçus et par l'alcool qu'il avait déjà ingéré, Leslie mit quelques secondes avant de se rendre vraiment compte de ce qui venait de se produire. « Ouch, Jean. Je m'excuse. » lâcha-t-il en grimaçant légèrement pour elle avant de repousser violemment le dénommé Andrew d'une forte pression au niveau de son thorax. « C'est ta faute, enfoiré ! T'es pas foutu de la laisser s'amuser, tu veux lui pourrir l'existence jusqu'au bout ou quoi ? »

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Andrew Green
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You could have been number one
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But you blew it away

C'est une puissance inconnue qui envahie tout mon corps entier. Elle ressemble à cette fois où je n'ai pas pu m'empêcher de foncer sur William Hardy alors qu'il était sur le trottoir d'en face. Ce jour là, je n'ai même pas pensé à faire demi-tour et à m'en aller, profitant de l'après-midi comme si rien ne s'était passé. Mes pas m'ont guidés avec fureur vers le détective et mes poings s'en sont donnés à coeur joie pour lui refaire le portrait. Ce qui est différent ce soir, c'est que je ne ressens pas cette aversion que j'ai pour l'Anglais. William est celui vers lequel Jean s'est tournée pour nous vendre à la police et il a fait son boulot. Il nous a envoyé au trou sans ce soucier ne serait-ce qu'une seconde de ce qui nous attendais là-bas. Ce mec, là, qui me fait face n'a rien à avoir dans cette histoire confuse. Il veut juste s'envoyer en l'air. Il veut s'envoyer en l'air avec Jean et si je ne peux pas l'en blâmer, je ne peux pas le laisser poursuivre sa quête comme si de rien n'était. Il a ciblé la mauvaise femme. Ou serait-ce Jean qui a entrepris cette petite escapade nocturne ? Je ne peux pas savoir et je m'en moque. Ce que je veux, c'est qu'il lâche l'écossaise et qu'il n'ait plus jamais envie de la revoir. Je m'en approche et je donne les coups auxquels il ne met pas longtemps à répondre. J'entends la brune m'ordonner de m'arrêter, mais l'envie de lui casser la gueule se fait bien trop puissante, bien trop importante pour être stopper par une simple demande, aussi convaincante soit-elle. Le mec est sonné, tout comme moi quand il renvoie sa première attaque et qu'il me touche là où ça fait mal, mais encore une fois, il m'en faut plus pour m'arrêter. Pour nous arrêter, maintenant que l'autre est lui aussi conscient dans le combat. J'ignore la fleuriste, je ne lui lance même pas un regard, en fait, trop concentré dans cette nouvelle tâche qu'est de donner des coups et d'éviter ceux de l'autre. Il est fort, ce mec. Et je serre à la mâchoire pour lui rendre la pareille. Je sens un goût métallique dans ma bouche et je devine sans mal de quoi il s'agit. C'est toujours comme ça. Une lèvre, c'est si facile à exploser. Je profite de l'avoir à distance pendant une ou deux secondes pour cracher ce liquide rouge que j'ai dans la bouche et nous reprenons de plus belle. Nous enchaînons jusqu'à ce que Jean vienne s'interposer, jusqu'à ce qu'elle se fasse blesser.
Incrédule, je m'arrête pour la regarder vaciller et j'entends ce pauvre mec qui lui sert des excuses minables. Je n'ai pas encore repris mes esprits, trop tiraillé entre l'envie de prendre soin de la brunette et celle de défoncer ce mec pour ce qu'il vient de faire. Il me pousse, ce que je n'avais pas vu venir et je me retrouve à reculer de quelques pas, maladroitement. Je crache une nouvelle fois et je reprends avec véhémence.
« Ma faute ?! Si tu cherches un œil au beurre noir, il est dans mon poing. Et de quoi tu te mêles, bâtard ?! »
Je sens le feu me monter aux joues, mais au lieu de m'approcher de l'homme pour le menacer davantage, je fais un pas en avant vers la fleuriste et je vois le sang qui coule au niveau de sa tempe.
« Oh Shiv… » Fis-je doucement, inquiet, sans même m'en apercevoir.
Je sens ma gorge se serrer alors que l'envie de riposter me prend d'assaut. Ce merdeux a osé toucher Jean. Il a osé lui mettre un coup et la faire saigner. Sans bouger de place, je me retourne vers le Gallois dont je ne connais toujours pas le prénom et je me contente de paroles agressives dans l'espoir de le voir mettre les voiles.
« Dégage de là. Bordel de merde, t'as dix secondes pour déguerpir de ma vue sinon je t'explose la gueule si fort que tu regretteras d'être venu au monde. »

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Jean McKinnon
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MessageSujet: Re: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptyLun 28 Mar - 23:25

Tout s’est passé très vite, trop vite, même. Il a suffi de quelques secondes à peine, un court instant où Jean a baissé sa garde alors qu’elle savait pourtant Andrew tout près, pour que la soirée prenne une toute autre tournure que celle qu’elle a espéré. Leslie et elle n’ont fait que quelques mètres hors du bar qu’ils sont arrêtés par le mécanicien. Sans même un avertissement, ce dernier écrase son poing dans la belle gueule de l’homme avec qui Jean entendait passer la nuit. Mais la fleuriste n’a pas le temps de s’en désoler que déjà, les insultes fusent et l’ancien militaire riposte. Elle sait bien que leur hurler de s’arrêter ne servira à rien d’autre qu’à alerter toute la rue – avec un peu de chance, un des voisins se décidera à appeler les flics et les deux hommes finiront la nuit au poste. Si Andrew ne mérite rien de mieux qu’un tour en cellule, Jean ne souhaite rien de tel pour Leslie. Et puis, plus elle reste loin des forces de l’ordre de quelle que nature que ce soit, mieux elle se porte ; c’est un peu une règle d’or, chez elle. Elle continue donc à essayer de les arrêter en s’époumonant avant de comprendre que sa voix n’atteindra jamais aucun des adversaires. Ils sont comme enragés, et trop occupés à jouer de leurs poings pour entendre quoi que ce soit. La brune décide donc d’adopter une nouvelle tactique, cette fois-ci en se mêlant au corps à corps avec la ferme intention de les séparer. Elle ne tarde pas à le regretter lorsqu’elle se prend un coup en pleine tempe qui la fait reculer et oublier ses bonnes intentions.

Elle est aveuglée quelques secondes par le choc et la douleur, grimace en portant une main à l’endroit endolori. Puis elle comprend soudainement que c’est bien plus sérieux qu’une simple bosse. Il y a du sang, du sang sur les doigts qu’elle a approchés de sa blessure, du sang qui dégouline le long de sa joue, du sang qui perle dangereusement près de son œil droit. Elle sent son cœur battre à tout va, la terre se dérobe presque sous ses pieds. Elle est à mille lieux des piètres excuses que Leslie lui sert avant de provoquer à nouveau Andrew. En fait, Jean les entend à peine poursuivre leur combat de coqs, elle n’est même plus certaine de savoir ce qu’il se passe autour d’elle. Elle reconnait toutefois la voix d’Andrew, le sait tout proche. Quelque chose cloche. C’est juste un peu de sang, pourtant. Elle a déjà vu pire, même. Instinctivement, elle s’approche du mécanicien, tend le bras à l’aveuglette pour attraper sa manche et ainsi attirer son attention. Ses oreilles sifflent atrocement mais elle se force à parler.

« Je… » balbutie-t-elle difficilement. « J’me se… »

J’me sens mal. Mais elle ne réussit pas à articuler cet avertissement. A la place, un haut-le-cœur la saisit et elle se retrouve à déverser le contenu de son estomac en pleine rue, et en partie sur les chaussures du Londonien, à qui elle est toujours accrochée. Il n’y a rien de solide là-dedans, puisqu’elle a enchainé les verres toute la soirée. Les larmes aux yeux, Jean se sent trembler dangereusement. Elle resserre un peu plus sa prise sur la veste d’Andrew, comme si elle craignait de tomber sans lui. Puis, sans surprise, un nouveau haut-le-cœur traverse son corps et elle se vide encore un peu plus sur le trottoir. Cette fois-ci, elle se sent un peu mieux. Suffisamment pour relier les évènements entre eux et identifier le responsable de son état. Non, il ne s’agit pas du whisky qu’elle a recraché, mais bien de celui qui lui a filé un mauvais coup. Peu importe qu’il s’agisse d’un accident et peu importe si Jean peine encore à se redresser, alors que des tremblements incontrôlés parcourent son corps, elle est bien décidée à ce que cet imbécile décampe. Elle ne comprend même pas pourquoi il est encore là, d’ailleurs. Elle rassemble donc les forces qu’il lui reste pour avoir l’air un minimum crédible quand elle lève la tête vers Leslie pour lui siffler d’un air mauvais :

« Dégage, toi ! Merde, fous le camp, connard… »

Elle le repousse rapidement pour mieux accompagner ses injures. En agissant ainsi, la fleuriste ne réalise pas vraiment que, si Leslie part effectivement, ce sera pour la laisser seule avec Andrew. Elle n’a pas non plus l’impression de choisir un camp en le repoussant de la sorte. C’est juste qu’elle ne peut pas supporter la présence de celui qui l’a cognée, même par accident. Et encore moins qu’un inconnu la voit dans un état si misérable.
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MessageSujet: Re: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptySam 16 Avr - 18:42

« De quoi je me mêle ? T'es con ou quoi ? Je ne sais pas si c'est ta petite amie, ton ex ou juste une fille que tu baises de temps en temps, mais j'en ai rien à foutre ! Clairement, elle t'a pas choisi. » cracha Leslie en balançant son poing dans les côtes de son adversaire. Les coups que lui avaient assénés le brun lui faisaient mal, mais le gallois était habitué à la douleur provoquée par une mâchoire éclatée et une côte fêlée, si bien qu'il se foutait un peu des conséquences de leur altercation. Leslie ne put s'empêcher de rigoler désagréablement lorsqu'il s'adressa de nouveau à lui après avoir jeté un coup d'oeil à la jeune femme qui vacillait. Mais dans quelle merde est-ce qu'il s'était encore fourré, putain ? La fille et le gars semblaient se connaître depuis des années et lui donnaient même l'impression d'avoir partagé bien plus qu'un repas dans un chic restaurant. La jalousie de l'inconnu était trop grande pour qu'elle soit une fille comme les autres à ses yeux, mais franchement, ce n'était pas comme si cette information s'avérait importante aux yeux de l'ancien soldat. Ce soir-là, c'était avec lui qu'elle avait voulu partir. C'était avec lui qu'elle avait quitté le bar et l'orgueil du troisième semblait avoir été drôlement pulvérisé lorsqu'il les avait vus partir tous les deux, si bien que la satisfaction de Leslie atteignait maintenant des sommets. Il n'avait pas voulu frapper Jean, mais elle l'avait cherché en s'interposant entre eux alors qu'ils avaient décidé de se battre pour régler ça. La jeune femme venait de vomir sur les chaussures de son adversaire et il parvint à se sentir un peu mal pour elle, d'autant plus que c'était en partie sa faute. Il voulait bien prendre le blâme de l'avoir frappée sans faire exprès, mais le coup ne serait jamais venu si l'autre idiot les avait laissé partir sans faire le malin.

Leslie arqua toutefois un sourcil amusé lorsque Jean le repoussa en lui demandant de dégager, recula de quelques pas en levant les mains, comme si c'était son genre de lever le drapeau blanc en guise de trêve. « Va te faire foutre. Par lui si tu veux, c'est pas comme si j'en avais quelque chose à faire. Ah oui et en passant, j'avais pas d'argent pour te payer. » Il haussa les épaules avant de tourner les talons pour rentrer chez lui, la lèvre en sang, les côtes douloureuses. L'os de la joue lui faisait mal, mais il ouvrit la bouche et bougea un peu la mâchoire de manière à s'assurer que ce n'était pas cassé. Non seulement cet enfoiré l'avait amoché, mais en plus, il lui avait complètement bousillé son coup. À vrai dire, le désir qu'il avait eu pour la jeune femme dans le bar s'était complètement atténué désormais et il avait simplement envie de rentrer chez lui et de se glisser sous les couvertures. Tant pis pour le sexe, il saurait bien s'arranger tout seul.
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Andrew Green
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MessageSujet: Re: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptyDim 17 Avr - 23:10

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J'entame le combat en faisant fi des bonnes résolutions que je m'apprêtais à prendre. Elle a ce pouvoir sur moi, Jean. Elle me fait renoncer à ce que je comptais faire parce que je n'arrive pas à la laisser m'échapper. Elle ne s'en rend même pas compte. C'était comme ça avant et c'est toujours comme ça aujourd'hui. Je prends les coups, j'en donne et ça ne s'arrête que quand la fleuriste est elle aussi touchée. Ce n'est pas ma faute. Le coup ne vient pas de moi, mais ce n'est pas pour autant qu'une douleur lancinante ne vient pas me broyer l'estomac. Elle souffre, ça se voit et bien que mon désir le plus profond à mon arrivée ici était de la détruire, je ne peux pas l'encaisser. Pas comme ça. Jean, on ne la frappe pas. On ne la touche pas. Je sens la rage s'amplifier et mes poings se serrer encore et encore quand je vois le sang qui coule sur la tempe de la brune, mais il n'y a que des mots emplis de haine à l'encontre du brun qui sortent. Et ce n'est pas plus mal pour ce dernier. Il n'a pas tort quand il dit que je ne suis pas celui qu'elle a choisi et même s'il dit la vérité, ça ne m'empêche pas de secouer la tête, peut-être à cause du déni. Non, elle ne m'a pas choisi. Elle a arrêté de me choisir dès l'instant où elle nous a condamnés à une peine de prison. Pourtant, moi je la choisi encore et toujours. Malgré moi. Je serre les dents et un regard en direction de mon ex me suffit pour ne pas aller mettre une nouvelle raclée à cet inconnu.
Elle a le regard perdu dans le vide et s'accroche à ma veste. Un geste qu'elle n'avait pas fait depuis tellement longtemps. Ce n'est pas pour me retenir de me battre avec l'autre, je le sens, c'est plutôt parce qu'elle est encore secouée par le coup qu'elle a reçu et ce qu'elle ajoute me le prouve à nouveau. Elle balbutie deux mots et je me rapproche un peu d'elle pour la retenir et l'aider quand elle déverse le contenu de son estomac sur le bitume et accessoirement sur mes chaussures.
Ahuri, c'est d'abord une grimace de dégoût qui s'affiche sur mon visage jusque là fermé, mais je ne m'écarte pas. J'attends qu'elle termine et quand elle s'agrippe un peu plus, je la laisse faire, osant finalement poser une main dans son dos. Les mots du bruns me reviennent en tête, Jean ne m'a pas choisi... Et il y a des chances pour qu'elle s'écarte de moi, mais je m'en moque. Je reste là, stoïque, à la soutenir de mon mieux.  

Et si j'étais surpris quand Jean s'est mise à vomir, ce n'est rien à côté de mon effarement quand je la vois se relever et repousser violemment celui avec lequel elle comptait passer sa soirée initialement. J'ai envie de sourire, comme pour triompher du fait qu'elle ne finira pas dans les draps de l'autre, mais cette envie se dissipe aussitôt que le Gallois reprend la parole. Le bras contracté, le poing serré au point que ça en soit douloureux, je veux lui faire regretter ce qu'il vient d'insinuer, je veux le démolir. En plus d'avoir frappé l'écossaise, il se permet ce genre de sous-entendus. Je fulmine et ma respiration peine à rester stable. Mon regard passe de Jean au Gallois plusieurs fois dans l'espoir de me décider sur la marche à suivre, dans l'espoir de savoir vers qui me diriger et c'est vers la brune que je décide d'aller. Si je m'en prends à nouveau au Gallois, cela signifie que Jean reste davantage dans cet état et je ne peux pas me le permettre, pas quand ça fait si mal de la voir comme ça.
« Il... Il n'va pas s'en sortir comme ça. » dis-je doucement pour moi alors qu'il tire sa révérence.
Après toute cette agitation, je profite que l'autre homme s'en aille pour secouer mes chaussures afin d'amoindrir les dégâts causés par les régurgitations de la fleuriste. Je me tourne vers elle et quand je vois le filet de sang sur sa joue, je sépare la distance entre nous d'un pas sans même y réfléchir et je viens essuyer le plus gros d'un revers de la main.
« Faut... Faut te nettoyer tout ça, Siobhan. »

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En quelques minutes à peine, la situation a tourné. Il est hors de question à présent pour Jean de ramener Leslie chez elle. Et elle le lui fait bien comprendre en lui sommant de dégager, non sans oublier de l’insulter au passage. L’ancien soldat semble amusé par l’attitude de la brune et ne tarde pas à décamper. Il attend toutefois de s’être écarté de quelques pas pour répliquer, lui proposant d’aller se faire foutre et suggérant qu’il aurait dû la payer pour ses services. Cette fois-ci, la rage aveugle complètement la fleuriste, qui s’imagine lui sauter à la gorge et lui faire regretter ses paroles. Mais elle peine déjà à tenir debout, autant dire que le peu de mètres qui la sépare du type lui paraissent insurmontables. Alors, elle se contente de crier à son égard un nouveau flot d’insultes :

« Connard ! Va te faire voir ! »

Elle regrette de n’avoir rien à lui balancer physiquement à la gueule, pour évacuer une partie de sa colère. Elle se contente donc de regarder le type s’éloigner et serre les dents pour retenir les mots qui lui passent par la tête : inutile d’user ses forces pour ce salaud. A nouveau, le monde semble tanguer autour de Jean et elle se sent épuisée, à tel point qu’elle aimerait bien se laisser tomber pour s’asseoir sur le trottoir. Mais avant qu’elle ait pu le faire, Andrew vient à sa rescousse. Elle se raccroche une fois de plus à lui, grimace quand elle le sent passer la main le long de sa joue. Il lui explique qu’il faut nettoyer tout cela. Sans y réfléchir, l’Ecossaise hoche la tête docilement. Puis elle réalise que cela signifie compter sur son ex, chose qu’elle s’est refusée à faire jusqu’à présent. Sauf que, vu la situation, elle ne peut pas se permettre de faire la fine bouche. Elle lui souffle donc, avant de se laisser aller contre lui :

« Ramène-moi chez moi… »

Jean espère qu’il s’exécutera plutôt que de la conduire chez lui ou, pire, à l’hôpital. Reste qu’elle sait qu’elle n’aura pas d’autre choix que de le suivre où il la conduira. Après quelques minutes, elle constate tout de même avec soulagement qu’ils arrivent devant sa porte. La fleuriste parvient à avancer sans le soutien du mécanicien mais s’appuie tout de même contre le mur pour sortir les clés de la poche de sa veste. Elle les tend à Andrew, lui donnant par là-même la permission de rentrer chez elle, puisqu’elle n’a ni la force, ni l’envie de nettoyer sa plaie seule. Quand ils se retrouvent dans l’entrée, Jean, presque à bout de souffle, lui lâche :

« Tu connais la maison… La trousse de secours est dans la salle de bains. Je vais dans la cuisine. »

D’un geste de la tête, elle désigne la direction de chacune des pièces mentionnée et part vers la cuisine. Elle s’y sert un verre d’eau, puis se laisse tomber sur une chaise. Andrew ne tarde pas à la rejoindre, avec de quoi s’occuper de la plaie. Elle lui laisse l’occasion d’observer l’ampleur des dégâts avant de lui demander :

« A quel point c’est moche… ? »

Elle grimace pour faire bonne figure mais redoute le verdict du mécanicien, tout autant que le moment où il devra s’attaquer à la plaie.
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MessageSujet: Re: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptyLun 4 Juil - 22:37

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Jean continue d'insulter ce Gallois que je ne connais pas, mais que je méprise de tout mon être. Si je n'étais pas aussi inquiet de l'état de l'écossaise, je n'hésiterais pas une seconde à aller lui cracher au visage en lui donnant quelques coups dans la mâchoire. Mais il y a Jean. Elle est là, mal en point, nauséeuse et titubante à cause du vilain coup qu'elle a reçu et je ne peux pas me résigner à la laisser seule même si l'autre type mérite sa correction. Plus tard. Il peut attendre. Pas elle. Et c'est de cette façon que je retombe dans ces anciens travers. Je regarde la jeune femme et la blessure sur son visage sans pouvoir réprimer une grimace. Ce n'est pas très joli et même si je sais qu'elle a déjà vu pire, ça ne m'empêche pas de ressentir un pincement au coeur, commençant à me sentir coupable pour ce qu'il s'est passé. Si je n'avais pas attaqué dans un premier temps ce mec, alors elle n'aurait pas eu à s'interposer et elle ne se serait pas pris le poing de l'autre dans la tempe. Le coup n'était pas de moi, mais je l'ai tout de même provoqué. Cela dit, si je devais choisir entre la situation actuelle et l'image d'elle en train de chevaucher sensuellement le brun, j'ai du mal à regretter mon intervention. Elle ne méritait pas de se prendre le coup, mais je n'avais pas pour autant envie qu'elle passe une soirée endiablée.  La jalousie rend fou et si sur le moment je ne comprenais pas le sentiment qui m'animait, je sais à présent que je ne suis qu'un vulgaire pantin de mes émotions.
Suivant l'indication de la brune, je la guide jusqu'à la voiture, toujours en la soutenant pour la ramener chez elle. Le trajet se fait dans un silence de plomb, mais je ne peux m'empêcher de jeter des coups d'oeil dans sa direction afin d'être sûr qu'elle ne s'est pas endormie, allant jusqu'à envisager un coma à cause du possible traumatisme crânien.
Son état ne semble pas s'arranger, même lorsqu'on arrive devant sa porte et qu'elle va jusqu'à me donner ses clés pour ouvrir la porte d'entrée. A ses mots je vais chercher la trousse de secours dans la salle de bain, me rendant compte que c'est la première fois que je pénètre dans la maison en y étant vraiment invité.
Je la rejoins dans la cuisine avec le matériel pour nettoyer sa plaie et je m'accroupis en face d'elle pour être à sa hauteur et examiner à la lumière la gravité de la blessure. A l'époque, c'était plutôt l'inverse qui se produisait… Je réussissais par tous les moyens à revenir amoché et c'était elle qui prenait soin de moi. C'était agréable d'avoir quelqu'un pour s'occuper de moi, même si j'ai été forcé d'apprendre à vivre sans. La voix de la fleuriste me sort de mes pensées et j'achève avec mon diagnostique.
« Tu as déjà eu pire, c'est sûr… Le saignement s'est calmé, donc c'est une bonne nouvelle et a priori, ça ne devrait pas nécessiter de suture. » Je fronce les sourcils, ne quittant pas des yeux la plaie. « Bon allez… J'attaque. »
Joignant les gestes à la parole, j'attrape un linge propre, que je passe sous l'eau tiède du robinet de la cuisine, puis je le passe doucement sur la plaie, nettoyant le sang. J'en profite pour enlever le filet de sang qui s'étend le long de sa joue avant qu'il ne sèche. Concentré comme un chirurgien, j'enchaîne pour désinfecter la blessure à l'aide d'une compresse et d'un anti-septique, ce qui ne doit pas être une sensation très agréable.
« Tu peux t’amuser. Mais un de ces soirs, tu te rendras compte que je suis l’homme de ta vie. »
Lâche-je sans même lui accorder un regard, bien trop concerné par la plaie que je soigne. Elle n'a probablement pas envie de parler de ce qu'il vient de se passer, mais les quelques verres que j'ai bu un peu plus tôt dans la soirée font ressortir la vérité, comme ils ont fait ressortir mon besoin de m'en prendre à ce mec avec lequel elle comptait rentrer. Une fois satisfait, je termine en ajoutant une bande adhésive au niveau de la plaie pour aider la cicatrisation.
« Tu ne retrouveras jamais ce qu'on avait. Même si de toute évidence tu as toujours le chic pour choisir des mecs pas fréquentables… » ajoute-je en faisant allusion au Gallois qui est reparti bredouille et à moi-même. « J'ai essayé, mais c'est pas possible… » Je croise enfin son regard et je hausse un sourcil avant de ranger le restant des bandes adhésives. « J'ai terminé. Ca devrait tenir, comme ça. »
 

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C’est la première fois que Jean invite Andrew à entrer chez elle. Il faut dire qu’elle n’a pas le luxe de pouvoir faire autrement. Et même si elle le voulait, elle doute que le mécanicien reparte gentiment parce qu’elle le lui demanderait. La brune n’a pas plus la force de se battre contre lui que de s’occuper des conséquences du coup qu’elle a reçu. Elle abdique donc à l’avance et accepte de pouvoir compter sur celui qui a pourtant juré de faire de sa vie un enfer. Elle se livre donc à ses bons soins en le laissant la soigner. L’avantage, c’est qu’il a déjà vu pire et saura la rafistoler au mieux, tout en lui évitant la case suture à l’hôpital, à laquelle l’Ecossaise souhaite à tout prix échapper. Tout de même un peu anxieuse face au silence de l’homme, Jean lui demande de lui donner un verdict. Sa réponse la rassure et elle hoche brièvement la tête.

« Ok, merci… » souffle-t-elle simplement, espérant garder les choses simples et concises.

Le Londonien s’attaque presque aussitôt à la plaie. Ses gestes sont précis et étonnamment doux. Plusieurs fois, le regard de Jean tombe sur le visage d’Andrew, concentré sur sa tâche. Il faut dire qu’il y a peu de distractions pour détourner son attention, et surtout dissiper un peu du trouble que leur proximité lui insuffle. Elle essaie bien de trouver un sujet de conversation quelconque mais s’avoue vaincue lorsqu’elle tente de se remémorer leur dernière discussion. Cela fait bien longtemps qu’ils n’ont pas eu un échange qui n’implique pas des menaces ou des insultes… Finalement, c’est le brun qui brise le silence en premier et ses paroles mettent un nouveau coup à la fleuriste. Son cœur se serre, sa gorge se noue et elle fixe brièvement le mécanicien, qui ne lui accorde pas un regard. Cette attaque-là est bien plus difficile à encaisser que le poing de Leslie, et Jean rumine silencieusement des bouts de répliques amères pendant qu’Andrew continue les soins comme si de rien n’était. Pendant un instant, elle espère qu’il laissera ses paroles sans suite. Mais elle est bien vite déçue. Si tôt le pansement posé, il poursuit, l’accablant encore un peu plus. Sonnée, la brune se contente de le regarder. Elle a la désagréable impression qu’il s’amuse à lui saccager le cœur et s’en veut lorsqu’elle sent ses yeux s’embuer.

« Tais-toi… » parvient-elle finalement à articuler. « Tu peux pas dire ça… » renchérit-elle, faiblement.

Elle a beau se débattre, Jean ne peut nier que les mots du Londonien ont fait mouche. Il y a du vrai dans qu’il lui a dit. Pourtant, elle refuse d’y croire. Elle ne veut pas accepter qu’il puisse être l’homme de sa vie, le seul qu’elle aurait pu aimer, pas plus qu’elle ne pense chercher ce qu’ils avaient dans ses fréquentations plus ou moins régulières. Toute sa raison, même anesthésiée par l’alcool, lui crie que Andrew a tort. Pourquoi, alors, se sent-elle trembler ? Pourquoi a-t-il réussi à la troubler autant ? Faute de pouvoir accepter qu’il dise vrai, l’orpheline décide de passer à l’offensive, un des rares moyens de défense de son attirail :

« Pourquoi je voudrais retrouver ce qu’on avait, hein ? Tu le dis toi-même, t’es pas fréquentable. Je le suis surement pas plus… Et surtout, on est mauvais l’un pour l’autre. » qu’elle lui balance vivement. « Même avant, même quand ça allait bien, on était prédestinés à imploser ! A croire qu’on était devenus experts dans le sabotage de notre bonheur… » ironise-t-elle. « Au final, en voulant me pourrir la vie, tout ce que tu fais, c’est saboter la tienne… Tu ferais mieux de m’oublier, Andrew. » tranche-t-elle sur un ton acide en plongeant son regard dans celui du principal concerné.
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Andrew Green
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You could have been number one
And you could have ruled the whole world
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But you blew it away

Je la soigne avec dextérité et attention, ne souhaitant pas lui faire davantage mal, le coup du Gallois ayant été largement suffisant. C'est presque un privilège, finalement, de pouvoir me retrouver face à la McKinnon pour la soigner. Jusqu'à ce qu'elle se mette à insulter mon rival, je n'étais pas sûr duquel elle allait prendre en grippe. Elle aurait pu m'insulter moi, me repousser et me cracher quelques horreurs car je suis celui qui a initié le combat. Je suis celui qui est venu chercher des noises à son partenaire alors qu'elle semblait bien s'entendre avec ce dernier. C'aurait été légitime qu'elle m'éjecte du tableau pour se faire soigner par l'autre et éventuellement finir sa nuit comme elle l'avait planifiée. Ce n'est pas le cas, heureusement, et c'est pour cette raison que je me sens presque honoré de me retrouver dans la cuisine de l'écossaise, en y étant invité, pour une fois. Je prends soin de bien désinfecter et quand le silence commence à se faire pesant, l'alcool me fait dire des choses inattendues. Sincères, certainement, même si je ne m'étais jamais imaginé les dire à voix haute à la principale concernée. Pourtant, c'est fait et j'en rajoute une couche quand je termine le pansement.
La réaction de la fleuriste ne se fait pas attendre et le sourire qui étire à présent mes lèvres contraste complètement avec l'air dur qu'elle se donne. Je n'y crois pas une seconde. Oh que si je peux dire ça. Je peux le dire parce que c'est ce que je ressens et que pour la première fois depuis que je l'ai retrouvé, j'ai le courage de le lui dire. Peut-être qu'il m'a fallu du temps aussi, pour m'en rendre compte, pour me l'avouer, mais les faits sont là. Le pansement terminé et la bombe lâchée, je pense enfin à me relever et je m'adosse à l'évier qui fait face à la chaise sur laquelle Jean est assise. Elle poursuit, pointant des évidences accablantes et je ne me fais pas prier pour rétorquer avec une pointe de provocation dans la voix.
« Pourquoi tu voudrais retrouver ce qu'on avait ? Allez à d'autres… Tu le sais, pourquoi. Tu le sens. On est pas des gens fréquentables, et alors ? On ne l'a jamais été, qu'est-ce que ça change ? »
Ca ne nous a pas empêché de nous rapprocher et de tomber l'un pour l'autre même si nous n'étions que des adolescents puériles et pas assez conscients du monde qui les entourait. J'observe la brunette, réalisant avec effroi que mes paroles ont plus d'effet sur elle que ce qui était escompté. Elle le sens comme moi aussi je suis condamné à ressentir ces sentiments contradictoires à son égard. Elle sait que ce qu'on avait était puissant. C'était fort, voire addictif, même si parfois c'était tout aussi destructeur. Nous sommes mauvais l'un pour l'autre, possible, mais nous sommes cependant la seule combinaison possible, que je commence à croire.
« Tu crois que je n'ai pas essayé de t'oublier ? Tu crois que je ne m'en rends pas compte que je deviens misérable moi aussi ? J'suis pas con, Shiv. Je réalise bien que je me fous autant dans la merde que toi en m'attaquant à toi. »
Contre toute attente, je reste calme et je ne hausse pas la voix. Au lieu de cela, je ris. Un rire jaune qui veut souligner l'ironie de cette révélation. Encore une fois, ce sont des choses auxquelles je pense depuis longtemps, mais que je ne me serais pas cru un jour les avouer à la fleuriste parce que ces aveux sont synonymes d'une preuve de faiblesse et que je ne voulais pas m'autoriser à me montrer sous ce jour dégradant devant mon ex. Je hausse les épaules et je poursuis.
« Je te l'ai dit… J'ai essayé de t'oublier. De passer à autre chose, mais je n'y arrive pas. Et je pense qu'on en a encore la preuve ce soir. Crois-moi, je n'avais pas l'intention de me battre en me rendant au bar ce soir. »
Une perte de contrôle. Une preuve de faiblesse. Et je déteste ça. Mais pour ne pas me perdre entièrement, je croise les bras sur mon torse pour adopter une posture de défense qui contraste avec les aveux que je fais depuis tout à l'heure. Une posture qui se veut forte alors qu'en fait, je lâche tout.
« Et puis je t'ai vu. Et j'ai craqué. »
Et sans ajouter un mot, je pense que c'est plus ou moins pareil de son côté, parce que contre toute attente, c'est moi qu'elle a ramené chez elle et pas l'autre type alors que le coup était purement accidentel. Un accident causé par ma faute, et non la sienne.

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MessageSujet: Re: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptyMer 3 Aoû - 1:41

Jean ne comprend pas l’influence que Andrew peut exercer sur elle. Mais elle a la certitude à présent qu’il en est conscient et joue tout simplement avec elle. Il lui a promis de faire de sa vie un enfer après tout et la hanter de la sorte semble être le meilleur moyen d’atteindre son objectif. Le pire, c’est qu’elle entre elle-même dans son jeu. Le seul fait de penser à lui, de chercher à le repérer dans la foule, c’est déjà lui offrir une victoire. L’Ecossaise le sait pertinemment. Pourtant, elle lui a donné plus de pouvoir sur elle encore ce soir. En pressant les choses avec Leslie, un peu par crainte que Andrew s’immisce entre eux, mais aussi, peut-être, pour le faire enrager à l’idée qu’elle passe la nuit avec un autre. Bien sûr qu’elle a provoqué sa réaction, sûrement qu’elle a mérité le coup qu’elle a reçu. Sauf qu’une fille sensée aurait envoyé son bourreau paître, plutôt que d’aller se réfugier dans ses bras. Leslie aurait été tout autant capable de désinfecter la plaie qu’il lui a infligée et, en bonus, il aurait pu lui offrir une fin de nuit bien plus agréable que celle qui se profilait. Amèrement, Jean mesure l’étendue de l’erreur qu’elle a commis en invitant le mécanicien chez elle, en étant à sa merci de la sorte. Qu’est-ce qu’elle a cru, au juste ? Qu’il panserait sa plaie, s’excuserait et rentrerait chez lui ensuite ? On parlait d’Andrew, bien sûr qu’il ne ferait jamais une telle chose. Au lieu de s’éclipser sans faire de vague ou même, de s’assurer que la brune allait mieux, le mécanicien lâche une bombe. L’homme de sa vie ? La fleuriste aimerait que ses propos soient ironiques mais il est on ne peut plus sérieux. Il enfonce le clou peu après, et si Jean ne tarde pas à répliquer, c’est bien parce qu’il a remué des sentiments contradictoires en elle. Elle s’emporte, pour mieux cacher la nouvelle blessure que son ex vient de lui infliger. Elle espère faire illusion, mais le sourire d’Andrew confirme qu’elle a perdu d’avance. Elle continue tout de même, tentant de le toucher à son tour, alors qu’il s’éloigne pour s’adosser près de l’évier. Rien ne semble l’avoir atteint et c’est sûr de lui qu’il rétorque. A nouveau, Jean n’a pas d’autre choix que celui d’encaisser ses paroles, de démêler les vérités qu’il croit lui balancer, de tenter d’y trouver un contre-argument. Mais il la noie bien vite sous toutes ses confessions. Lui qui est d’habitude des plus taciturnes ne semble pas vouloir s’arrêter et le calme avec lequel il s’adresse à elle impose le silence de Jean. Lorsqu’il livre son aveu final, l’orpheline s’efforce de garder la tête froide.

« Qu’est-ce que tu veux dire, au juste ? » demande-t-elle d’une voix blanche.

Elle a bien compris où Andrew voulait en venir mais elle refuse d’admettre qu’il puisse être dans le vrai. Ils ne sont pas prédestinés à être ensemble, à devenir des sortes d’amants maudits qui évolueraient hors de la société, dans leur bulle. Cette vie-là, celle qu’ils menaient plus jeunes, l’Ecossaise ne veut plus y retourner. Elle y était bien, pourtant. Mais elle se débat depuis des années, férocement, pour mériter un autre avenir que celui auquel elle a été condamnée par sa naissance. Elle sent bien qu’elle ne rentre pas dans le moule, pas plus ici qu’ailleurs. Même avec sa petite vie bien rangée, elle dénote au milieu des réunions de quartier et a la vague impression d’être une imposture. Peut-être bien que toute cette mascarade, c’était aussi sa manière à elle de tenter d’oublier Andrew, et ce qu’ils avaient. Mais elle ne veut pas faire marche-arrière. Alors, elle poursuit, avant de laisser une chance au Londonien d’expliciter ses propos :

« Que t’as quoi… ‘essayé de m’oublier’ en baisant la moitié de la ville ? Ou bien c’était quand t’as décidé de traverser le pays pour débarquer ici et réclamer la vengeance que tu m’avais promis ? » qu’elle balance, acide. « Enfin, je m’en fiche. C’est pas important, ça. Parce que pense ce que tu veux, ce qu’on avait, j’ai fait une croix dessus en poussant la porte du commissariat y’a presque dix ans. Même bête et naïve comme je l'étais, je le savais. » lui assure-t-elle. « Et puis quoi ? On était juste deux gamins accrochés l'un à l'autre, et qui croyaient pouvoir baiser le système. Tu retrouveras jamais ça, pas avec une autre mais pas avec moi non plus. » lâche-t-elle sèchement.

A son tour, elle hausse les épaules en guise de conclusion. Alors quoi, finalement ? Ils sont condamnés à vivre dans le souvenir d’une histoire si belle qu’elle les a menés en prison ? Destinés à se détruire à nouveau ? Peut-être que c’est ça, la seule conclusion possible entre eux deux, celle où tout finit mal. Une tragédie moderne dans laquelle Jean se débat inutilement.
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MessageSujet: Re: La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) La solitude est un sentiment ressenti par tellement de gens, qu’il serait égoïste de le ressentir tout seul. (LESLIE + ANDREW) EmptyVen 5 Aoû - 15:48

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Plus mes confidences augmentent et plus la fleuriste se reprend. Le choc passé, elle n'est plus si déstabilisée et elle commence à me rentrer dedans en contrant ce que je lui avoue. Ce que je veux dire ? Elle le sait bien et c'est pour cette raison que je lui laisse le temps de remettre ses pensées pour reprendre. Ce que je veux dire ? Que notre relation est unique. Que j'ai passé plus de temps à la détester qu'à l'aimer et pourtant… Qu'elle a passé plus de temps à craindre ma revanche qu'à m'aimer. Elle est celle qui m'a trahi pour me sauver et celle que j'ai voulu détruire pendant de longues années pour m'avoir jeté au trou. On en a déjà parlé. Je sais qu'elle ne se l'est pas pardonné et qu'elle ne se le pardonnera peut-être jamais. Elle aussi elle a été détruite par cette histoire, mais ce soir, c'est un nouvel angle d'attaque qui s'offre à nous. Elle n'en est pas heureuse, mais ses yeux qui s'embuèrent à mes mots se durcissent finalement. Elle ne tarde pas à reprendre la parole et à ses mots, je pouffe de rire. Un sourcil haussé quand je l'écoute, je ne peux pas m'empêcher de sourire face à cette discussion. Je le prends à la légère, à cause de l'alcool, notamment, mais également parce que je me sens encore victorieux d'avoir été choisi face à l'autre prétendant.
« Ouais. Ouais, j'ai en effet essayé de t'oublier en baisant la moitié de la ville. »
Que je raille, ironique. Je ne le pense pas sincèrement. Le sexe dans ces cas là, c'est juste physique. Rien de plus, rien de moins. On se prend et si on est au plus proche de l'autre physiquement parlant, il n'en est rien sur le plan émotionnel. Pour ça, il faudrait déjà que je ressente quelque chose. J'ai longtemps cru être incapable de ressentir quoi que ce soit, mais il a fallu que je retrouve la présence de l'écossaise pour me rendre compte que ce n'était qu'un leurre. Un leurre dans lequel je me complaisais. Etre impavide et impassible… C'était idéal, mais ce n'est plus le cas quand je suis en face d'elle. Là, debout devant elle, je suis assailli par des centaines de sentiments contradictoires et que dire de tout à l'heure quand je l'ai vu partir avec l'autre ou quand elle s'est pris le coup sur la tempe. Cette rage et cette haine que je réserve normalement à la brunette se sont transformés en autre chose, une urgence de la protéger et de l'aider à se sentir mieux alors qu'elle était en train de vider ses verres sur le bitume en s'agrippant à ma veste pour se soutenir. Oui, un soutien, j'avais envie d'être un soutien pour elle, pas un rival, pas l'ennemi que je me suis juré d'être pour la détruire.
« Mais je te rappelle une chose, avant de venir ici, j'ai passé deux ans à Londres à essayer de refaire ma vie. J'ai vraiment essayé. Essayé de refaire ma vie, essayé de t'oublier… »
De l'honnêteté pour une fois. De mon côté et du sien. Quoi que je ne la crois pas quand elle dit qu'elle s'en fiche et qu'elle a tiré une croix sur toute notre histoire. J'ai cru l'avoir fait, mais je me suis rendu compte que je serais à jamais lié à cette femme qui m'a volé ma vie. Je secoue la tête, pas d'accord avec ce qu'elle dit.
« Tu mens. Je ne te crois pas. Pourquoi est-ce que tu mens ? Pourquoi tu dis ça ? »
Si j'avais réussi à rester calme et patient depuis que nous nous sommes seuls retrouvés tous les deux, ce n'est plus le cas à présent. Je m'emporte et j'insiste lourdement, preuve que je ne peux pas accepter cette réalité dans laquelle elle clame se moquer de notre histoire. Elle ne peut pas s'en moquer, pas quand j'ai autant de mal à m'en remettre, moi. Si elle n'était pas en mauvais état, si je ne venais pas de passer quelques minutes à soigner sa plaie, je crois que je serais déjà en train de la secouer pour lui faire relever et ravaler l'absurdité de ses propos.
« Putain on était plus que ça. Tellement plus que ça. Et déjà à l'époque on passait notre temps à se détester pour mieux se retrouver. Tu ne peux pas dire le contraire. Ça nous arrive à tous de vivre des événements particuliers et de savoir que ces instants resterons inoubliables au moment où on les a vécu. J’ai vécu un de ces moments ce soir. Alors tu ne peux pas dire que tu t'en fous et que c'est pas important. »

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