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Tell me what do you want - Devyn

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MessageSujet: Tell me what do you want - Devyn Dim 7 Fév - 19:35

Le téléphone sonnait, je tapais sur la table de chevet en espérant réussir à l’éteindre d’une façon ou d’une autre. J’avais des tambours qui résonnaient dans ma tête, je n’avais pas besoin de cette sonnerie stridente. Elle s’arrêtait enfin. Je m’enfouissais sous la couette en soupirant. La soirée d’hier avait été… Démentielle même si je ne me souvenais pas vraiment de ce qui s’était passé. Je passais mes mains sur mon visage, tentant de reprendre pied et conscience de la réalité. Je m’asseyais sur mon lit. Déjà j’étais chez moi. Un bon point étant donné que je ne me souvenais pas d’être rentré. J’avais l’estomac dans les talons ou qui venait de terminer un tour de montagne Russe. Je me sentais horriblement mal et tentais de me lever fut une terrible erreur. Je fonçais aux toilettes, me prenant les pieds dans mes affaires au passage.

Sevan était le meilleur colocataire au monde, mais ca ce n’était pas nouveau. Je comatais la tête posée sur la table de cuisine, face au médicament qu’il avait gentiment mis à fondre en attendant mon réveil. A croire qu’il se sentait coupable. Bon d’accord c’était son idée au départ mais tout de même, je l’avais entraîné par la suite. Mais où avait-il trouvé la force de sortir ? Je n’étais même pas capable de faire trois pas sans avoir l’impression d’être passé littéralement sous un rouleau compresseur. Au moins, le temps d’une soirée j’avais oublié l’autre douleur qui me transperçait littéralement le cœur. Devyn et moi avions rompu. Une dispute avec des conséquences totalement disproportionnée. J’avais hésité plusieurs fois à la rappeler… Voir à m’excuser même si je ne reconnaissais pas l’ensemble des tords… Et à chaque fois cette foutue idée que c’était sûrement mieux pour elle me revenait en tête. Les traces de piqûres sur mes avant-bras étaient de très bon rappel. Pourquoi est-ce que c’était aussi douloureux ? J’attrapais un muffin et tentais d’en avaler un morceau. Peine perdue.

J’avais enfin terminé de prendre ma douche, enfilé des vêtements correct avant de m’effondrer à nouveau sur le canapé devant une idiotie à la télévision. Je m’endormais de temps à autre et me réveillais en sursaut à cause des cauchemars. Je me forçais à ouvrir les volets pour ne pas transformer l’appartement en l’antre d’un vampire. Je devais plus ressembler à un zombie. Il devait être un peu plus de 16h lorsque quelqu’un sonnait à la porte. Qui ? Je soupirais un instant à faire le mort et puis me rendais à l’évidence, la télévision faisait bien trop de bruit. Du moins à mon goût. Je me levais et me dirigeais dans l’entrée. Je me regardais dans le miroir et passais ma main dans mes cheveux pour y mettre un peu d’ordre. Bon on voyait que je n’avais pas dormi énormément, je n’avais que peu de couleur mais ca ce n’était pas très rare. Je tirais dans mon t-shirt et ouvrais la porte.

Devyn. De toutes les personnes présentes dans l’univers, il fallait que ce soit mon ex petite amie qui se présentait à ma porte. Mais qu’est-ce qu’elle fichait ici ? La douleur se ravivait au même moment. J’aurai vraiment dû rester dans le canapé et ne pas répondre. Je plissais les yeux sans trop savoir comment réagir. Mon cerveau fonctionnait au ralenti. « Euh… Salut… » La meilleure approche du monde. Noäm dans toute sa splendeur.
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MessageSujet: Re: Tell me what do you want - Devyn Dim 7 Fév - 20:30

Devyn ∞ Noäm
« Le problème, c’est que même si tu m’disais « je t’adore » j’te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu ne joues pas. J’suis perdue... Attends deux secondes, j’n’ai pas fini... Dis-moi qu’tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te l’dire la première, j’aurais trop peur que tu crois qu’c’est un jeu... »
Lorsque le soleil avait pointé le bout de ses rayons, Devyn ne dormait déjà plus. Durant toute la nuit, elle avait tenté de s’endormir, en vain. Quant aux cachets que le médecin lui avait prescrits, elle préférait éviter de les prendre. Ces somnifères étaient si puissants qu’elle ressemblait à un zombi pendant presque deux jours chaque fois qu’elle en avalait un. Donc, après cette mauvaise expérience, elle se résigna à trouver le sommeil sans aide externe. Hélas, elle échoua lamentablement. Son esprit était bien trop préoccupé par les récents événements. Si elle était heureuse d’avoir retrouvé Agathe, ainsi qu’une légère complicité avec Sohel et Malone, il n’en demeurait pas moins que le décès d’Alexander et sa récente rupture avec Noäm l’avaient profondément bouleversée. Elle essayait alors vainement de reprendre le dessus, d’éviter de pleurer et d’avancer. Seulement, il ne se passait pas trois heures avant qu’elle ne fonde en larmes. A l’université, elle s’engouffrait dans les toilettes pour filles et se laissait aller à sa peine, à l’abri des regards indiscrets. Elle avait prétexté une allergie pour expliquer ses yeux gonflés et rouges. Heureusement, plusieurs camarades la croyaient suffisamment pour ne pas investiguer plus loin. Quant à la maison, elle n’avait pas besoin de mentir à Nate et Sean. Ils étaient compréhensifs et toujours là pour lui remonter le moral. Heureusement, d’ailleurs ! Sans eux, la pauvre serait dans un état bien plus piteux.

Aujourd’hui, elle avait pris une résolution tandis qu’elle était sous la douche. Plus elle repensait à son ancien petit-ami et plus elle se disait qu’il était temps de lui redonner ses affaires. Evidemment, il n’avait rien laissé traîner chez elle, si ce n’est ce fameux pull qu’elle aimait tant porter lorsqu’elle dormait. Depuis qu’ils étaient ensemble, elle avait acheté le parfum qu’il portait pour en mettre sur le bout de tissu – qui lui appartenait aussi – afin d’avoir l’impression qu’ils étaient toujours les deux. Seulement, en ce moment, autant dire qu’il n’était plus le bienvenu sur sa peau nue, dès que la nuit tombait. D’autant qu’elle devait admettre que c’était l’excuse parfaite pour une dernière confrontation qui mettrait un point final à cette relation.

La journée se passa calmement, entre révision et flânerie. Devyn se plaisait à écouter des chansons mélancoliques, se laissant parfois aller. Elle savait qu’elle n’était pas seule à pleurer Alexander. Siana semblait aussi être très affectée. Cela réconfortait la jeune femme d’avoir une épaule sur laquelle s’appuyer ainsi qu’une oreille compréhensive à son chagrin. Bien sûr, elle évitait de lui écrire tous les jours pour lui exprimer sa tristesse. Finalement, aux environs de quinze heure, elle se décida à se préparer. Elle se coiffa en lissant ses cheveux, se maquilla légèrement et enfila une robe hivernale de couleur rouge. Elle attrapa son sac à main, enfila son manteau et ses bottines noires, puis s’éclipsa jusque chez son ex. Le pull traînait au fond de la voiture, négligemment. Une fois qu’elle fut à destination, elle ramassa le tissu et sonna, espérant qu’il soit là. Etant donné le bruit de fond de la télévision, il y avait bien quelqu’un à l’intérieur.

Ce fut Noäm qui ouvrit. Il paraissait terriblement en mauvais état – blanc comme un linge et décoiffé – mais également surpris. Effectivement, il ne devait pas s’attendre à la voir dans les parages depuis les échanges de messages. « Salut. » Dit froidement Devyn, peu enclin à laisser transparaître ses émotions. Dans sa poitrine, son cœur battait très vite et elle se sentait affreusement malheureux. Cependant, sur son visage, on ne pouvait rien lire de tel. Précipitamment, comme pour se débarrasser du fameux pull, elle le lui tendit à bout de bras. « Je voulais te rendre ça. Je sais que tu y tiens et il n’a plus vraiment sa place dans ma chambre. » Expliqua-t-elle, lui fourguant ce morceau de relation dans ses mains. Noäm devait totalement ignorer que, dès qu’elle rentrerait à la maison, elle s’effondrerait sur le sol de sa chambre ou dans la salle de bain. Tout ce qu’il devait garder d’elle, en souvenir, c’était cette image de fille totalement détachée. Devyn espérait que, ainsi, la blessure se refermerait plus vite. Si elle craquait en se montrant vulnérable, cela voudrait dire qu’il avait toujours une énorme influence sur elle. L’ayant vécu aux côtés d’Alex, la jeune femme ne voulais pas réitérer l’exploit. « Bonne fin de journée. » Dit-elle alors calmement, avant de tourner les talons tout en le laissant sur le palier de la porte. Pour elle, il n’y avait rien de plus à ajouter.

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MessageSujet: Re: Tell me what do you want - Devyn Dim 7 Fév - 22:35

Mon mal de tête me permettait de me concentrer sur autre chose que Devyn. J’avais peu dormir depuis notre dispute, tentant de me convaincre par mille et une raisons aussi folles les unes que les autres que c’était mieux. Comment est-ce que ca aurait pu être la meilleur solution ? Je me sentais coupable d’avoir réagi de cette manière à la mort d’Alexander, emporté par une jalousie excessive que je tâchais de dissimuler. Non ca n’aurait pas pu continuer comme ça. Et je ne pouvais pas non plus continuer à me morfondre comme ces derniers jours. La soirée d’hier avait permit de me vider un peu l’esprit. Je devais continuer sur cette lancée. Plus facile à dire qu’à faire lorsque le moindre mouvement trop brusque a l’effet d’une tempête dans l’estomac et d’une fanfare infatigable dans la tête. Je devais trouver un moyen de moqueur sans bouger du canapé. Mais vu l’originalité des programmes de la télé… Je n’avais pas fini de penser à mon ex petite amie.

On sonnait à la porte. L’envie de faire le mort était forte. Je n’avais pas envie de voir qui que ce soit. Je n’avais pas envie que Laserian, qui devait certainement être au courant vienne me donner ses commentaires en direct, je ne voulais pas voir Sianna et sa mine défaite vis-à-vis du décès d’Alexander qui me faisait passer pour un monstre parce que je ne ressentais rien, ni inquiéter Madison avec ma tête de zombie. Je me décidais tout de même de me lever. J’arrangeais mes cheveux dans le miroir, dans le cas où c’était Marian. Je n’avais pas vraiment envie que le reste de la famille soit au courant pour la nuit dernière. Ma respiration se coupait nette en découvrant Devyn. Je ne m’y attendais pas. Un espoir naissait au fond de moi… même si je le réprimais immédiatement. Je ne trouvais rien d’autre à faire que de la saluer.

Devyn était froide. Je ne l’avais jamais vu aussi inexpressive. Je me sentais mal et me surprenais même à baisser un peu la tête. Son maquillage tentait de cacher le manque de sommeil mais je devenais assez facilement qu’elle n’était pas dans un meilleur état que moi… Pourtant rien ne laissait entrevoir la moindre émotion. Me détestait-elle à ce point ? Mon cœur se serrait alors qu’elle reprenait la parole. Elle me tendait mon pull. Je n’y pensais même plus. Je l’avais totalement oublié. J’aurai aimé qu’elle le garde. Je hochais la tête et l’attrapais. Elle semblait vouloir s’en débarrasser au plus vite. « Je … D’accord. » Que dire de plus ? J’étais déjà à l’agonie à cet instant. Heureusement, j’avais encore assez d’amour propre pour ne pas trop laisser transparaître mon mal-être. Je n’étais pas aussi doué qu’elle. Ou peut-être s’était elle déjà rendu à l’évidence : je n’avais rien à faire dans sa vie. Elle tournait déjà les talons, me laissant sur le pas de la porte. « Devyn. » Je déglutissais. C’était un cri du cœur. « Je… » Je quoi ? Il n’y avait rien à dire. J’étais désolé d’être con parfois… de ne pas être à la hauteur, d'être un problème. Je passais ma main sur ma nuque. « Non rien laisse tomber… » Il n’y avait rien d’autre à dire. Juste laisser le temps rendre les choses plus simples.
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MessageSujet: Re: Tell me what do you want - Devyn Lun 8 Fév - 19:30

Devyn ∞ Noäm
« Le problème, c’est que même si tu m’disais « je t’adore » j’te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu ne joues pas. J’suis perdue... Attends deux secondes, j’n’ai pas fini... Dis-moi qu’tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te l’dire la première, j’aurais trop peur que tu crois qu’c’est un jeu... »
Cette situation, Devyn ne faisait que la vivre inlassablement. Depuis des mois maintenant elle était habituée aux séparations douloureuses, à la douleur insupportable et aux adieux insurmontables. Finalement, elle avait réussi à s’enfermer dans une bulle, plus faite de titane que de savon. C’était comme si toute sa souffrance s’était transformée en un silence pesant, lourd et inaccessible aux autres. Dans son univers totalement clos, personne ne parvenait à entendre les cris qu’elle poussait dès que la solitude le lui permettait. Ses problèmes, elle les surmontait en affichant un sourire de convenance. Cela suffisait de l’espoir à son entourage. Le masque de la détermination était son préféré. Avec lui, elle donnait l’impression que rien ne la touchait plus. Oui, Devyn était anesthésiée par la douleur elle-même. Une belle ironie, dans le fond. Tout ce qu’elle avait toujours voulu, c’est être heureuse. Juste une fois. Et ce bonheur, elle l’avait effleuré du bout des doigts au contact de Noäm dans son monde. Il avait réussi à créer une fenêtre dans sa forteresse cloîtrée et la lumière du jour était enfin venue réchauffer son visage blanc. Malheureusement, il avait décidé de condamner cette source de sérénité et d’amour. Alors Devyn était retournée dans son monde sans chaleur, comparable à des abysses. Et même si elle risquait fortement de sombrer d’avantage, elle se disait que c’était peut-être mieux ainsi. Les larmes finiraient par cesser et elle barricaderait son cœur une fois de plus. Jusqu’au prochain assaut. Jusqu’au prochain coup de poignard.

C’est alors que, pensant que tout espoir était vain, l’impensable se produisit. Un son. Un appel. Une fraction de seconde qui pouvait tout modifier. Aussitôt Noäm avait-il prononcé son prénom que la brune se retourna, plantant ses yeux dans les siens. Son palpitant était roi et tambourinait dans sa poitrine comme si sa vie en dépendait. « Oui ? » Demanda-t-elle, suspendue à ses lèvres. Le temps s’était subitement arrêté et cela paraissait interminable comme attente. Allait-il regretter la décision qu’ils venaient de prendre, en commun ? Reviendrait-il sur ses pas pour suivre ce chemin tumultueux avec elle ? Finalement, il se ravisa. Devyn sentit son cœur se briser et sa gorge se serrer. Elle n’arrivait même pas à respirer. Tout l’oxygène dans ses poumons venait de s’enfuir et elle manquait cruellement d’air. Ses paupières se fermèrent, deux secondes à peine, et elle les rouvrit aussitôt. Être faible n’avait jamais apporté rien de bon dans la vie de Mademoiselle Howell. Si ce n’est de violentes déceptions et des claques en pleine tête. Elle hocha cette dernière, devant se rendre à l’évidence : elle n’avait aucun autre choix que celui d’accepter son sort. « D’accord. Comme tu veux. » Répliqua-t-elle, après avoir repris son souffle. Ces mots étaient arrachés à sa bouche. Elle aurait aimé trouver la force de lui hurler dessus, de le frapper même. Juste pour qu’il réagisse. Qu’il agisse, pour une fois. Mais non. La seule fois où il avait pris les devants, c’était pour la quitter. Douce et amère ironie, quand tu nous tiens ! La gorge sèche, elle n’avait plus de mot à énoncer. Le vent lui rappelait qu’elle était supposée bouger, ne pas rester là. Sinon, le froid finirait par la submerger et elle mourrait sous les flocons d’un hiver carnivore. Avec tristesse, elle se détourna de son ancien petit-ami et s’approcha de sa voiture, farfouillant dans son sac à main. Evidemment, c’était dans un tel moment qu’elle ne retrouvait pas ses clefs ! Tout ce dont elle avait envie, c’était de se mettre en boule sous ses draps et de pleurer. Pourquoi la rendre ridicule ainsi ? Dieu n’avait véritablement aucune pitié pour les âmes en peine.

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MessageSujet: Re: Tell me what do you want - Devyn Dim 14 Fév - 21:44

La situation n’était pas des plus simples à gérer. Je sentais mon cœur se serrer à la simple vue de la jeune femme. J’en étais éperdument amoureux et je me rendais compte de l’importance qu’elle avait prise dans ma vie. Pourtant nous étions en train de nous quitter. Je ne sais même pas comment nous en étions arrivés là. Enfin si, mais comment avaient-elles pu s’envenimer à ce point-là ? Je prenais une part de responsabilité. Je n’étais pas le plus facile à vivre en ce moment. Elle ne savait pas pourquoi. Je n’avais pas eu le courage de lui dire. Je ne voulais pas lui causer cette peine et voilà que je faisais pire. J’étais au milieu d’un véritable cataclysme. Que faire ? Dans un geste aussi fou que désespéré, je tentais de la retenir, prononçant son prénom. Je regrettais immédiatement ce geste, triturant le vêtement que j’avais dans les mains. Quelle décision prendre ? Son regard croisait le mien avant de s’y planter. Oui je regrettais cette séparation au fond de moi, autant qu’une autre partie tentait de me convaincre que c’était la meilleure chose à faire. A contre cœur, je me ravisais et décidais de ne pas dire quoi que ce soit d’autre. C’était certainement à la fois la décision la plus égoïste et altruiste que j’avais pu prendre de toute ma vie. Comme je voulais ? Je me mordais l’intérieur des lèvres. Nous étions tous les deux en train de capituler alors que dans le fond je n’avais aucun doute : nous nous aimions vraiment, mais nous n’étions pas capables d’avancer l’un avec l’autre et c’était frustrant et incompréhensible. J’aurai préféré une autre réaction de sa part, qu’elle se mette à hurler. Devyn tournait les talons. Je restais comme un idiot quelques secondes. Est-ce que les choses pouvaient vraiment se terminer ainsi ? Je serrais le poing. Ca ne ferait pas une bonne histoire à raconter une fois la douleur disparue. La pire histoire du premier amour.

J’allais faire demi-tour, lorsque quelque chose de métallique heurtait le sol. Je plissais les yeux : des clés. Celle de Devyn. Je me penchais et les ramassais. Elle devait les avoir eu à la main et les mettre inconsciemment dedans. Dans le genre signe du destin on faisait rarement mieux. Ou alors c’était mon esprit qui s’emballait… Peu importe dans le fond. Je fermais la porte et l’ouvrais aussi rapidement que possible et retrouvais Devyn près de sa voiture. Nos regards se croisèrent, je lui montrais les clés. « Elles étaient dans le pull… Tu devais les avoir à la main… » Je lui tendais. Non je ne voulais pas que les choses se passent de cette manière. Je prenais mon courage à deux mains. « Ce que je voulais dire, c’est que je ne sais même pas comment on en est arrivé là… Enfin si mais comment la situation a prit ce genre de proportion, c’est carrément délirant. » Je soupirais et croisais les bras, j’allais finir congeler vu le temps extérieur et le fait que je n’avais pas pensé à prendre ce fameux pull… Qui aurait été utile. Ce n’est pas grave, ca en valait la peine. « Ca l’a toujours été … Mais les choses ne peuvent pas se terminer comme ça… Pas sans d’autres explications » Il fallait mettre les choses à plat. Ne serait-ce simplement parce que nous allions être amené à nous recroiser et parce que merde c’était pas possible que ce soit la fin de tout.
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MessageSujet: Re: Tell me what do you want - Devyn Mar 16 Fév - 17:28

Devyn ∞ Noäm
« Le problème, c’est que même si tu m’disais « je t’adore » j’te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu ne joues pas. J’suis perdue... Attends deux secondes, j’n’ai pas fini... Dis-moi qu’tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te l’dire la première, j’aurais trop peur que tu crois qu’c’est un jeu... »
Avec une énergie ressemblant à un paresseux en pleine sieste, Devyn tentait de remettre la main sur ses clefs, dans son sac à main. Impossible de les dénicher ! Pourtant, elle était persuadée qu’elles allaient réapparaitre, comme par enchantement. Malgré tout, elle commença à ressentir de l’énervement et les larmes lui montaient aux yeux. Ce n’était pas spécifiquement parce qu’elle ne les retrouvait pas, mais plutôt parce qu’elle venait de rendre à Noäm son pull, dernier vestige qui la rattachait encore à lui. Un véritable crève-cœur pour la jeune femme qui avait vu deux de ses anciens amants être enterrés et le dernier en liste qui n’était pas en bonne santé. Pire, elle savait qu’il était plus mal en point que ce qu’il prétendait. Les mensonges, Devyn les reconnaissait aisément. Elle n’était pas en passe de devenir avocate pour rien. Les omissions afin de préserver des éléments perturbateurs, elle les avait apprivoisées.

Mais alors qu’elle était à deux doigts de balancer le contenu de ses affaires sur le capos, son ancien petit-ami réapparut. Elle croisa son regard et aperçut les clefs entre ses doigts. Il lui annonça qu’elle avait dû les oublier dans le fameux pull, transmis quelques secondes plus tôt. Péniblement, elle sentit sa cage thoracique se soulever et toute la peine du monde lui revint en pleine tête. Sentir la présence de Noäm, être si proche de lui, dans un pareil instant, était digne d’une torture abominable. « Merci. » Répondit-elle en attrapant le précieux sésame qui lui permettrait de partir d’ici. Elle sentit le métal glacé entre ses doigts, qui contrastait incroyablement avec la peau de Noäm qu’elle avait effleurée en reprenant ses clefs. Pour peu, elle en aurait presque frémi. Cependant, elle s’était résolue à tout abandonner. Hélas, alors qu’elle s’apprêtait à repartir en sens inverse, son ancien petit-ami reprit la parole. Il tremblait. Sans doute était-ce lié aux températures hivernales et le fait qu’il avait peu de vêtement sur lui. Elle fut troublée. Il voulait des explications. Cependant, Devyn était lasse de se justifier encore et encore. « Je pensais que tu m’avais tout dit. » Soupira-t-elle en regardant ses clefs de voiture. Puis elle reporta son attention sur lui. Elle faisait allusion aussi au fait que Noäm ne lui avait pas dit la vérité concernant son cœur. Pire, il minimisait la gravité de la situation. Il s’était même décidé à se taire concernant sa chute à cheval. Quant aux restes, il lui avait balancé assez d’horreurs sans qu’elle daigne vouloir en apprendre d’avantage. Elle était suffisamment blessée comme ça. « Tu devrais te mettre au chaud. Tu vas attraper froid, sinon. Et je ne voudrais pas que tu me reproches ça aussi. » Répliqua-t-elle, remplie d’amertume. Ils ne s’étaient jamais véritablement disputés auparavant. Certes, il y avait parfois eu des tensions – notamment concernant sa relation avec Sean. Néanmoins, rien d’insurmontable. Pourtant, les reproches de Noäm concernant ses « absences » lui avaient provoqué une blessure profonde et Devyn lui en voulait beaucoup. Pourtant, elle venait de démontrer qu’elle s’inquiétait toujours pour lui. Sinon, elle n’aurait pas parlé de la possible grippe qui l’attendait.

Ses sentiments étaient en contradiction et elle le sentait bien. Le pauvre adolescent ne devait plus savoir sur quel pied danser, avec elle. Toutefois, elle devait elle-même admettre qu’elle ne savait plus où elle les posait également. La mort d’Alexander l’avait bouleversée, lui rappelant qu’elle ne semait que les chaos sur son chemin. « Je suis désolée. Je ne voulais pas qu’on en arrive là. Il faut croire que… » Elle s’arrêta aussitôt en se mordant les lèvres. La vérité ? Elle se sentait coupable. Que ce soit de la mort de Sasha, de la perte de son fils, de l’assassinat d’Alexander, de l’enlèvement d’Agathe, de son éloignement avec ses proches, de son manque de vigilance envers Noäm… de tout. Devyn avait l’impression d’avoir tout raté. De n’être ni une bonne petite-amie, ni une sœur remarquable et, en prime, de n’être que la pire des amies. C’était de sa faute si Leo n’avait pas survécu. Elle n’avait pas été capable d’être une bonne mère. Elle aurait aussi peut-être pu retenir Sasha ce jour-là, plutôt que de le laisser prendre la voiture pour acheter du matériel afin de confectionner la chambre de Leo. Aussi aurait-elle dû empêcher Alexander de partir. Il serait probablement encore vivant, à l’heure actuelle. Et si elle avait été plus présente pour Noäm, elle aurait pu être là quand il était tombé de cheval et elle se serait mieux occupée de lui et de son rétablissement. Alors oui, Devyn pensait qu’il fallait bien croire qu’elle n’était pas faite pour le bonheur. Elle releva alors ses yeux marron dans ceux du jeune garçon, sentant les larmes qui risquaient de déborder tantôt. « Prends soin de toi. » Finit-elle par murmurer d’une voix étranglée par les émotions. Les sanglots ne tarderaient plus à débarquer, elle le sentait bien. Alors elle recula de deux pas et se tourna vers sa voiture, espérant que Noäm retournerait à l’intérieur et la laisserait s’enfuir. Il en allait de sa sécurité et de son bien-être. De sa survie. S’il restait avec elle – un aimant à malheur – il finirait par être terriblement malheureux. Ou pire : il en mourrait.

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MessageSujet: Re: Tell me what do you want - Devyn Dim 21 Fév - 14:18

Je ramassais les clés. C’était celle de Devyn. Je les avais eu assez de fois entre les mains pour en avoir la certitude. Je n’hésitais pas un seul instant et me pressais de lui rendre. C’était surement une occasion de tenter d’arranger les choses, ou au moins de rendre la situation un peu moins difficile. Je l’espérais. Je la voyais chercher dans son sac, je lui tendais cet objet qui semblait si important à cet instant. Je me justifiais immédiatement. Elles étaient simplement dans le pull… Ce n’était que le fruit du hasard. Elle levait à peine les yeux vers moi. Cette situation me rendait malade. C’était incompréhensible. Je prenais mon courage à deux mains et une grande inspiration avant de me lancer. Je voulais arranger les choses, qu’on discute au moins comme des personnes censées et responsables. Ce que nous n’étions définitivement pas. Je frissonnais, autant par rapport à cette prise de risque que par la température extérieur. Je n’avais pas enfilé un pull ou quoi que ce soit avant de la rejoindre. La jeune femme soupirait. Je regrettais aussitôt mes paroles. Peut-être que finalement j’aurai simplement dû lui donner les clés avant de faire demi-tour. Je haussais les sourcils lorsqu’elle me reprochait d’une certaine manière mes silences. Ne se rendait-elle pas compte que ce n’était pas la chose la plus facile à faire ? Je me rendais à peine compte de la situation dans laquelle je me retrouvais. Et au lieu de chercher un peu plus, elle s’en allait. Moi aussi j’avais eu besoin d’elle et elle n’avait pas semblé le comprendre. Pouvais-je l’en blâmer ? Non. Pourtant au fond de moi, je ressentais une petite pointe d’amertume. « Je suis assez grand pour prendre soin de moi. » répliquais-je dans un calme olympien. Pour le moment, j’avais plus important que de m’inquiéter de prendre un coup de froid. Elle était ma priorité.

Je ne savais pas comment me comporter face à elle. Ce qui était auparavant une évidence, ne l’était plus à ce moment précis. Je ne voulais pas la laisser partir, et d’un autre côté je pensais que c’était peut-être la meilleure chose à faire. Je ne voulais pas lui infliger de nouvelles souffrances si les choses venaient à dégénérer concernant mon état. Elle reprenait la parole, me sortant de mes pensées, sans pour autant terminer sa phrase. « Que quoi ? » Je soupirais. Notre relation reposait-elle donc sur ça ? Des phrases non terminées ? Je voulais connaître le fond de sa pensée. Je plongeais mon regard dans le sien. Je sentais mon cœur s’accélérer dans ma poitrine et le souffle me manquer sous l’émotion. La jeune femme me demandait de prendre soin de moi. J’avais l’impression de m’écraser violemment après avoir sauté d’un immeuble. C’était aussi attendu que violent et douloureux. Je restais comme un idiot une poignée de seconde. Je la retenais comme je le pouvais : « Non. Tu ne peux pas partir sur un prend soin de toi ! » Je ressentais ses émotions comme les miennes me bouleverser. « Ok j’ai menti. Ou plutôt je ne t’ai pas tout dit. Ce n’est pas simple pour moi non plus. J’ai besoin d’un peu de tempse t que tu le comprennes. Je n’ai pas été juste non plus en te reprochant de prendre du temps pour faire ce qui te semblait le mieux… Mais c’est fait et on ne peut plus rien y changer. » J’avais débité ses paroles à une vitesse incroyable. Je ne croyais même pas que j’avais osé le dire. « Et là on a le choix : soit on laisse tomber, soit on se bat un minimum. » J’étais remonté à bloc. Je décidais de me taire, la laissant réagir. Moi j’étais prêt à me battre, à prendre les dispositions nécessaires…
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MessageSujet: Re: Tell me what do you want - Devyn Dim 21 Fév - 18:50

Devyn ∞ Noäm
« Le problème, c’est que même si tu m’disais « je t’adore » j’te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu ne joues pas. J’suis perdue... Attends deux secondes, j’n’ai pas fini... Dis-moi qu’tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te l’dire la première, j’aurais trop peur que tu crois qu’c’est un jeu... »
Elle voulait sincèrement le laisser derrière elle. Devyn savait que cette relation ne mènerait à rien de bon pour l’adolescent qui se tenait face à elle. Elle n’était pas assez mature, pas assez forte pour supporter les ambiguïtés et les futures disputes au sujet des silences. Dans ce monde-là, elle avait connu Sacha et sa manie de ne jamais vouloir lui infliger la moindre inquiétude. Pour finalement lui dire ce qu’il ressentait, au bord de l’anéantissement. Il avait été son premier grand amour et ils auraient dû avoir une belle vie ensemble. Sauf qu’une voiture était venue tout changer dans l’équation. Elle aussi, elle aurait pu y rester, une année après. Son accident aurait pu être mortel. Pourtant, elle finissait toujours par rester vivante – même contre sa volonté. A croire qu’elle devait accomplir quelque chose sur cette maudite planète avant de rendre son dernier soupire. Seulement, elle était fatiguée. Epuisée par les larmes et les sanglots, par son manque d’appétit et tous les souvenirs qui venaient la hanter sans répit. Alors cette confrontation avec son ancien petit-ami, c’était difficile à gérer. Surtout lorsqu’il désirait se montrer plus adulte qu’il ne l’était. En répliquant qu’il était assez grand pour prendre soin de lui-même, Devyn eut un sourire amer aux coins de ses lèvres. C’était typiquement une réaction immature d’un adolescent trop fier pour admettre que c’était faux. Qu’elle n’avait jamais voulu remplacer sa mère mais simplement lui montrer qu’elle le soutenait. Cela acheva la réflexion de la jeune femme, qui tenta de fuir la scène douloureuse en lui souhaitant bonne route par un au revoir particulier. Elle ne répondit pas à son interrogation passée. Cela ne servirait à rien de lui expliquer sa souffrance. Pouvait-il la comprendre, de toute façon ?

L’étudiante universitaire plaça alors ses clefs dans la serrure, débloquant la portière, et s’apprêta à s’engouffrer dedans. Néanmoins, la voix du jeune homme l’empêcha de continuer. Il venait de la retenir, à sa façon. Elle le regarda alors, étonnée. Il réagissait quelque peu. Plus qu’elle ne l’avait fait, en tous cas. Il semblait essayer de toutes ses forces. Avait-elle baissé les bras trop tôt ? « Noäm… » Supplia-t-elle, comme pour qu’ils en restent là. Seulement, telle ne paraissait pas être la décision du lycéen. Il était bien décidé à s’expliquer. Il tenta maladroitement une approche d’excuse, avant de dire que tout n’était pas terminé. Qu’ils avaient encore le choix entre se battre ou tout abandonner. La poitrine de Devyn se souleva tandis qu’elle sentit son cœur être douloureux. Affreusement violemment, elle ressentait cette émotion qui la submergeait. Elle était en colère qu’il ait agi comme il l’avait fait. Et si elle avait essayé de refouler ses sentiments, il venait de provoquer en elle un électrochoc suffisant pour qu’elle s’exprime enfin à ce sujet. Elle planta alors son regard dans le sien, avec une dureté rare. « Tu m’as caché la vérité. Tu m’as reproché d’être partie pour l’enterrement de ton propre cousin et ça, ça me dépasse totalement. Tu m’as dit que je n’étais pas assez présente pour toi. Mais merde, t’as même pas été foutu de m’appeler pour me dire que ça n’allait pas et tu as toujours tout minimisé, jusqu’à exploser. » Démarra-t-elle, excédée. Certes, elle avait été fiancée à son cousin. Était-ce pour cela qu’elle n’aurait pas dû s’y rendre ? Pour une quelconque jalousie ? Il était mort. Enterré six pieds sous terre et ne reviendrait jamais. Pouvait-il donc être possessif vis-à-vis d’un défunt ? C’était futile. Idiot. Certes, elle avait été occupée à essayer de recoller les morceaux avec son passé ou encore pour retrouver Agathe, sa nièce. N’étaient-ce pas des raisons valables d’être absente ? Elle referma la porte, la claquant. « Alexander agissait de la même façon. Il gardait tout pour lui et il finissait par exploser. Il me mentait soi-disant pour me protéger et après c’était dix fois pire. Et maintenant il est… mort. Ils sont tous morts. Lui, Sacha et mon… bébé… » Souffla-t-elle. Parler de Leo était toujours aussi pénible et sa gorge venait de se serrer, tandis que ses poumons semblaient lui apporter moins d’oxygène. C’était atroce comme douleur et elle ne pouvait s’empêcher de ressentir toute sa colère avec une amertume incroyable. Trois des hommes de sa vie étaient partis rejoindre l’au-delà. Et lui, en face d’elle, n’était pas en forme. Elle serra les poings, énervée. Blessée. « Et t’as le culot de me demander de ne pas m’inquiéter pour toi alors que t’es malade ? De jouer au mec indestructible ? T’es vraiment débile ou tu le fais exprès ? Tu ne crois pas que j’ai perdu assez de monde comme ça ? Que j’ai pas perdu assez de personnes que j’aime pour avoir au moins le mérite de connaître la vérité et d’être mise au courant ? Non, bien sûr. Je suis trop fragile, hein. Pauvre petite Devyn ! Mais merde ! J’en ai marre d’être traitée comme une fille cassée de partout ! Et j’en ai marre qu’on me mente gratuitement ! » Cracha-t-elle, anéantie, tandis que les larmes lui montaient aux yeux. Elle l’avait traité d’imbécile, en somme, et d’hypocrite. Cela ne ressemblait pas au comportement qu’elle adoptait habituellement. Mais pour une fois, elle avait laissé parler son cœur. Et sans le vouloir, elle l’avait inclu dans les personnes auxquelles elle tenait. « J’veux pas être avec un demi-menteur. J’ai donné dans ce registre... » Soupira-t-elle, avant de mordre ses lèvres et de lever les yeux au ciel afin d’essayer de ne pas pleurer. Elle repensait à toutes les trahisons de ces derniers mois. Tous étaient dotés de bonnes intentions. Sauf que ça avait lamentablement échoué à chaque fois. Et cette fois-ci, elle aurait aimé être présente pour lui. Pour le soutenir et lui montrer à quel point elle pouvait tenir à lui. Seulement, il l’avait écartée. Pire, il avait délibérément choisi de lui reprocher son manque d’implication alors que c’était en partie de sa faute, qu’il lui avait expressément demandé par la suite de ne pas être sur son dos, de ne pas jouer à sa mère. Alors oui, Devyn lui en voulait beaucoup. Elle lui en voulait autant qu’elle l’aimait.

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MessageSujet: Re: Tell me what do you want - Devyn Dim 21 Fév - 20:46


La situation était de plus en plus difficile à gérer. Je ne savais plus sur quel pied danser. Je voulais faire un effort et nous donner une nouvelle chance. Ca n’allait pas être facile, d’autant que Devyn semblait être décidé à mettre fin à cette histoire. Ses paroles me donnaient cette impression alors que ses yeux et son corps me faisait croire le contraire. Si je ne tentais rien, je resterai toujours sur des hypothèses, des interrogations. J’étais peut-être un gamin stupide, avec un égo d’adolescent un peu trop sûr de lui. Je tentais d’être le plus adulte possible, de faire face à tout, je n’avais jamais eu le choix. Mais je tenais sincèrement à elle et je voulais lui montrer. C’est la raison pour laquelle je la retenais. Même si c’était maladroit, je l’avais fait. Elle prononçait mon prénom de façon presque suppliante. Non je n’avais pas fini. Si je n’avais pas d’autres occasions pour lui dire, au moins elle saurait. Je tentais de m’excuser, de lui faire comprendre ce que je ressentais. Une fois de plus, je me confrontais à un mur, du moins j’en avais l’impression. J’avais provoqué sa colère, et un flot se déversait contre moi. Son regard était plus dur que jamais. Mon cœur se serrait alors qu’elle se mettait à parler. Elle était en colère contre moi. J’assumais pleinement mes réactions et mes choix par forcément bons. Je n’aurai pas du réagir ainsi par rapport à la mort d’Alexander mais je ne savais plus quoi faire. Les résultats étaient tombés et je n’arrivais pas à les gérer. Elle était d’ailleurs en train de comparer mon attitude à celle de mon cousin. « Ce n’est pas la même chose. » Les situations étaient totalement différentes. Je ne supportais pas cette remarque. Je serrais les dents. Je devais arranger les choses pas les empirer.

Ses mots suivants me touchèrent en plein cœur. La situation était en train de s’envenimer. J’étais sonné par ses paroles. Il me fallut quelques secondes pour m’en remettre. Elle était en train de me traiter d’idiot, et pire encore. Et me voilà menteur. « Tu peux peut-être gérer mais pas moi ! » C’était un réel cri du cœur. Je n’avais pas pu m’empêcher de hausser la voix sous l’énervement. « Qu’est ce que tu crois ?!  Que le monde ne pense qu’en fonction de toi ? Que tout le monde agit pour te protéger ? Tu t’es demandé deux secondes si moi je pouvais gérer ce qui m’arrive ? J’ai 17 ans ! Mon cœur est en train de me lâcher et je n’ai aucune idée de ce qui va m’arriver ! » C’était la première fois que je parlais ouvertement de ce genre de chose. Et contrairement à ce que l’on pouvait croire, ca ne me soulageait pas du tout. Je ne me sentais pas mieux au contraire, c’était pire. Ca me semblait tellement réel maintenant. « Alors que tu le comprennes ou non, que tu me prennes pour un menteur ou un pauvre con, je m’en fous. J’ai pas envie de passer mon temps à me plaindre ou à ce que l’on me demande si ca va, si je ne devrai pas plutôt faire ça et pas ça pour me préserver. Non ca je ne peux pas gérer. » Je prenais une grande inspiration. « Tu as eu tout le soutien dont tu as eu besoin quand on t’a rendu tes souvenirs, tu as du temps. Pas moi. Du temps, moi, je n’en ai pas.  Je dois prendre des décisions rapides dans le flou le plus total. Mes propres décisions. » Je me mordais les lèvres inférieurs, et détournais quelques secondes le regard. « Alors non : moi je n’ai pas le temps de m’apitoyer sur le sort d’Alex, de contenter tout le monde, d’être triste, parce que pour le moment moi je suis toujours en vie ! » Et je ne sais pas pour combien de temps... Je retenais ses mots. Je lui en voulais à cet instant. Plus que jamais. J’étais en colère et je souffrais. Je devais reprendre mon souffle. J’avais débité beaucoup de choses. Beaucoup trop vite. Beaucoup trop intensément.
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MessageSujet: Re: Tell me what do you want - Devyn Dim 21 Fév - 21:16

Devyn ∞ Noäm
« Le problème, c’est que même si tu m’disais « je t’adore » j’te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu ne joues pas. J’suis perdue... Attends deux secondes, j’n’ai pas fini... Dis-moi qu’tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te l’dire la première, j’aurais trop peur que tu crois qu’c’est un jeu... »
Noäm et Alexander étaient différents en de nombreux points. Ils avaient beau être de la même famille, ils ne se ressemblaient pas. Certes, ils avaient quelques traits physiques de ressemblance. Bien qu’il aurait fallu vraiment chercher. Ce n’était pas flagrant. En tous cas, Devyn n’avait jamais pris l’un pour remplacer l’autre. Seulement, en agissant comme un adolescent plutôt qu’un homme, le lycéen avait des airs de son cousin. Cette entêtement et cette facilité à s’énerver, à nier l’évidence. Et lorsqu’il prétendit qu’il n’avait pas le même comportement, que ce n’était pas pareil, l’étudiante en droit manqua de rire. Oh si, c’était la même chose. Un mensonge reste un mensonge, qu’il soit petit ou énorme, doté de bonnes ou de mauvaises intentions. Il reste ce qu’il est, aussi purement et simplement. Longtemps, elle avait été aveugle face à de jolies paroles bien placées dans des phrases éloquentes. Désormais, elle savait qu’il fallait plus que ça pour prétendre aimer et être aimée. Sauf qu’aucun des deux jeunes gens l’un en face de l’autre n’en avait été capable. Pas de « je t’aime », ni de caresses déplacées. Ils étaient restés à une relation simple, presque enfantine. Hélas, les problèmes s’étaient accumulés dès le départ et ils avaient fini par prendre des proportions gigantesques. Tant et si bien qu’ils étaient désormais sur le point de rompre tous les deux. Pas forcément par choix personnel, plus par évidence. Lorsque Noäm savait haussé le ton, Devyn sursauta. Elle n’avait pas l’habitude de le voir en colère. A dire vrai, elle ne reconnaissait pas l’adolescent qui se tenait debout devant elle. Ce n’était pas lui qu’elle aimait. Ce fut pire lorsqu’il débita un flot de paroles violentes et mesquines, lui reprochant ceci, l’accablant de cela et prétextant des illusions comme étant réelles. Abasourdie, elle ouvrit la bouche une fois qu’il eut fini de parler. « Tu te fous de moi ? » Demanda-t-elle, totalement furax. Quand elle avait retrouvé la mémoire, tout le monde s’était éloignée d’elle, Noäm y compris, afin de la laisser respirer. Alors qu’elle, elle aurait voulu ce fameux « soutien » indispensable à sa guérison. Ceci dit, elle n’en avait pas vraiment eu. Malone était parti en même temps que Sohel et elle avait dû gérer une colocation vide et un petit-ami qui ne voulait pas se mêler à son passé, par peur d’être indélicat. D’autant qu’il ne supportait en rien ce qu’elle avait vécu avec Alexander. Elle comprenait. Jusqu’à un certain point. Qu’il prétende l’inverse l’horripilait grandement. Elle croisa les bras, enfonçant ses ongles dans sa chair afin d’éviter de pleurer. « Tu sais quoi ? Tu n’es qu’un gamin. Tu dis que tu ne peux pas gérer mais tu refuses toute l’aide des gens qui t’aiment. Tu agis comme une pauvre tête de mule. » Cracha-t-elle, envenimant certainement la situation. Cependant, elle ne le comprenait plus. Il disait qu’il souhaitait du soutien, lui, mais il avait passé tout son temps à prétendre l’inverse. Elle crispa sa mâchoire, inflexible, et le fixa quelques secondes avec une colère visible. « Je suis désolée que tu te sentes aussi pressé par le temps. Mais ça ne te donnait pas le droit de me mentir en minimisant tes problèmes alors que tu savais que c’était grave. Ca ne te donnait pas le droit de m’accabler de reproches alors que tu m’avais demandé de rester soft, de ne pas m’inquiéter pour toi et d’éviter de trop m’impliquer. Tu attendais quoi de moi, hein ? Tu m’as repoussée, encore et encore, tout en me disant que c’était moi qui m’éloignais, qui n’étais pas présente pour toi. » Expliqua-t-elle, avec un agacement certain. Non, elle ne savait pas sur quel pied danser avec lui. Depuis le départ, il avait tenté de gérer une situation difficile. Seulement, il avait royalement merdé en refusant de dire qu’il avait besoin d’elle. Il n’avait même pas pris la peine de lui téléphoner une fois à l’hôpital. Elle n’avait su son état qu’après coup, ce qui la rendait totalement ivre de colère. Pourtant, en réalisant la situation, elle ressentit son cœur se briser par morceau. Il ne la jugeait pas assez fiable, ne lui prétendait aucune confiance. Elle n’était pas considérée comme une petite-amie, mais comme une mère de substitution. La respiration de Devyn se calma doucement et elle arrêta de perforer sa peau avec ses ongles. « T’as eu ce que tu voulais, non ? Que je te foute la paix. C’est réussi. » Dit-elle, en haussant les épaules, dépitée. Finalement, elle laissa ses bras revenir le long de son corps. Elle était totalement lasse de cette situation. Elle baissa son regard sur le sol. Lorsqu’elle le releva après quelques secondes, les larmes roulaient sur ses joues. « Je n’ai plus la force de me battre contre toi. C’est fini. » Admit-elle, finalement, avant de tourner les talons pour rejoindre sa voiture, préférant s’éloigner de ce garçon qu’elle ne reconnaissait pas.

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MessageSujet: Re: Tell me what do you want - Devyn Sam 27 Fév - 15:18

Au départ, je pensais que cette conversation me permettrait d’arranger un minimum les choses. Je le désirais plus que tout et tentais de régler les choses. D’accord, nous avions tous les deux fais des erreurs, mais rien d’irréparable… Du moins je le pensais, mais Devyn ne semblait pas être dans cet état d’esprit et ca me brisait le cœur autant que j’étais en colère contre elle. J’avais tenté de la rattraper et commençais à me dire que c’était une mauvaise idée. Elle n’était pas prête à discuter et peut-être que moi non plus finalement. J’étais maladroit mais au moins j’avais essayé, alors qu’en guise de réponse, un flot s’était déversé sur moi. Je n’avais pas eu la force et l’intelligence de répondre calmement. J’avais répondu sous la colère. J’étais en colère, je souffrais de cette conversation, de cette situation. Elle voulait connaître la vérité : Elle en savait maintenant une grande partie. Mon visage s’était totalement fermé. Mon cœur bondissait dans ma poitrine, causant même une douleur. Mais celle-ci était bien moins importante, presque négligeable contrairement à mes sentiments qui se détruisaient, mes espoirs qui partaient en fumée un à un. Elle me traitait de gamin et de tête de mule. Je ne pouvais m’empêcher de pousser un léger éclat de rire : « Et c’est toi qui me dis ca ? Tu n’es pas mieux. Sauf que toi il faut que tu sois entouré, tout le temps, toujours. » Je me crispais comme elle. Mes yeux trahissaient ma colère. Je n’en pouvais plus. C’était trop. Nous étions en train d’arriver à la limite de ce que je pouvais supporter. Devyn reprenait la parole, m’accablant à nouveau. Sa voix trahissait son agacement. J’étais dans le même état d’esprit. « Mais oui je passe mon temps à t’accabler de reproche. Oh pauvre de toi franchement comment peux-tu me supporter ?! Je ne t’ai jamais repoussé. Je n’ai pas de compte à te rendre pour chacune de mes décisions. Comme toi tu n’en avais pas à me rendre. Tu me demandes mon avis, je te le donne. Si tu n’es pas capable de l’entendre alors ne le demande pas. » Je croyais comprendre qu’elle ne supportais pas que j’ose lui dire que j’étais contre ce voyage en Russie. Je voulais lui parler de ce qui était en train de m’arriver une fois certain de la gravité mais elle ne m’en avait pas laissé le temps. « Parce que ca aurait été plus simple pour toi ? Que je te dise que les choses n’allaient vraiment pas bien le jour où toi tu es partie là-bas ? Tu pars en connaissance de cause je t’en veux. Tu restes c’est toi qui m’en veux. Une véritable avancée. » J’ouvrais la bouche d’énervement lorsqu’elle osait ajouter que je ne souhaitais qu’une chose : qu’elle me fiche la paix. J’étais vraiment choquée qu’elle le pense. Du moins elle en avait l’air. « Non mais tu es sérieuse là ? » Je laissais échapper un gros soupir d’énervement. Là c’était trop. Je faisais deux pas en arrière. Devyn pleurait et pourtant ca ne me faisait rien. J’étais totalement anesthésié, transporté dans un autre monde. La douleur était trop vive pour être supportable. J’érigeais un dernier rempart pour me protéger. Elle se décidait enfin à me dire que c’était fini. « Ouais ca j’avais déjà compris. » Je tournais à mon tour le dos, sans lui jeter un dernier regard, je rentrais chez moi comme un zombie. Incapable de penser, incapable de ressentir.
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