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Do you still think love is a laserquest ? + Serenate

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Penny, Thomas, Lenny, Rhys & Trystan
TON AVATAR : Holland Roden
TES CRÉDITS : Lolitaes (avatar) & petramaximoff (gifs) & Anaëlle (signature)
TA DISPONIBILITE RP : Libre (0/3)
En cours : Kainoa - Hope - Lizzie - Nate

RAGOTS PARTAGÉS : 3692
POINTS : 3095
ARRIVÉE À TENBY : 03/05/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 28 ans. (03/05)
CÔTÉ COEUR : Fiancée à Kainoa. Elle va accoucher de leur premier enfant en Novembre.
PROFESSION : Coiffeuse au chômage.
REPUTATION : Est-ce que le gros caillou qu'elle porte au doigt est là pour nous faire oublier qu'elle a l'air enceinte ? Ces jeunes... Ils sont obligés de tout faire rapidement de nos jours...



Wearing the inside out
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MessageSujet: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Sam 23 Jan - 19:02

Or do you take it all more seriously ?
I've tried to ask you this in some daydreams that I've had
But you were always busy being make-believe

Spencer avait le cœur en vrac. Tellement qu’elle ne pouvait plus garder sa peine pour elle. Elle avait épuisé ses réserves de courage, hier soir quand elle avait fait bonne figure face à Kainoa. Et aussi aujourd’hui, quand elle était allée travailler au salon comme si rien n’était. Mais maintenant qu’on était samedi soir et qu’elle était toute seule chez elle (Thelma et Ethan étaient chez Oscar), réprimer son chagrin n’était pas aussi facile. Pour ne pas dire impossible. Elle s’était installée dans son canapé, avec l’idée de s’abrutir devant la télé mais comme par hasard, elle était tombée sur une comédie romantique. C’était la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase. Littéralement à vrai dire, car finalement c’étaient ses yeux qui avaient débordés. Elle offrait donc à présent un spectacle misérable, recroquevillée dans son canapé à sangloter. Elle s’était plantée sur toute la ligne. Comme toujours en fait. Elle faisait toujours les mauvais choix en amour. Cela dit, cette fois-ci, elle avait été particulièrement aveugle. Elle avait ignoré tous les symptômes, tous les signes d’alerte. Peut être parce qu’elle s’était dit qu’après Ben, jamais elle ne pourrait retomber amoureuse. Et pourtant, en dépit de toutes ses bonnes résolutions, elle avait laissé son cœur s’ouvrir à nouveau. Sauf que comme toujours, elle n’avait pas choisi la bonne personne. Kainoa ne partageait pas ses sentiments. Il avait d’ailleurs fallu qu’il lui en préfère une autre pour que la rousse comprenne à quel point elle s’était fourvoyée et arrête de se faire des films. Pourtant, elle ne blâmait même pas l’étudiant. Il  lui avait annoncé la couleur aussitôt après qu’ils aient couchés ensembles la première fois. Elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Et c’est ce qu’elle faisait, maudissant sa faiblesse et sa bêtise. Honnêtement, elle ne savait pas ce qui la faisait le plus souffrir dans toute cette histoire. Le fait que Kainoa ait choisi Ana  alors qu’on final, ce n’était pas si surprenant ? Ou le fait qu’à 26 ans révolus, elle était toujours seule et désespérée à faire les pires choix possibles ?

Elle ressassait encore et encore.  Jalousie, dépit, frustration, abattement, mélancolie, peine, anxiété… Toutes ces émotions la paralysaient, l’empêchant de se calmer. Elle ne sut pas combien de temps s’écoula avant qu’elle ne bouge mais au bout d’un moment, elle ne put plus supporter de rester seule avec ses pensées. Il fallait qu’elle fasse quelque chose pour sortir de sa léthargie. Elle passa en revue les deux choix qui s’offraient à elle. Elle pouvait très bien se verser un grand verre de gin et noyer son chagrin dans l’alcool. Elle l’avait déjà fait. Sauf qu’elle gardait un souvenir particulièrement humiliant de la dernière fois qu’elle avait bu plus que de raison. Non, il lui fallait une échappatoire plus saine. Il fallait qu’elle parle à quelqu’un, ça lui ferait du bien. Mais qui appeler ? Elle n’avait pas tant d’amis que ça à qui elle pouvait se confier, ces derniers se comptaient sur les doigts d’une main. Et malheureusement, Kainoa était l’un d’entre eux. Thelma était occupée avec sa famille. Quant à Nate… Et bien, elle avait envie d’appeler le musicien. Très envie. Elle n’oubliait pas comme il l’avait aidée à remonter la pente quand elle était arrivée à Tenby. La seule chose qui la retenait, était le fait qu’il soit son ex. Ne serait-ce pas piteux de raconter ses histoires de cœur à son ex ? Quoique… Elle avait déjà débarqué chez lui après plus de deux ans de silence pour lui demander asile. Elle n’était plus à ça près… Empoignant son téléphone, elle lui envoya un texto, sachant qu’elle le regretterait sûrement sans doute après. Pas parce qu’elle pensait qu’il n’allait/ne voulait pas l’aider mais parce qu’elle avait honte de lui demander son aide…

Il répondit rapidement, lui annonçant qu’il passerait dans la soirée avec sa gentillesse coutumière. Il avait tellement changé depuis Liverpool… A tel point que la rousse avait parfois l’impression qu’il n’était plus la même personne. En tout cas, la pensée qu’il serait bientôt là redonna un peu d’énergie à l’anglaise. Elle se redressa, se moucha, essayant de sécher ses larmes. Même si elle n’en avait aucune envie, elle se regarda dans un miroir, histoire de se donner une allure présentable. En vain. Pâle, les traits tirés, les yeux rouges et gonflés, elle ne ressemblait à rien du tout. En fait, elle n’avait même pas le courage d’essayer de changer cela. Elle se contenta d’enfiler un sweat large par-dessus son chemisier et son jean, un peu frigorifiée par cette froide soirée d’hiver. Il pleuvait dehors, de quoi renforcer l’humeur morose de la rousse… Et finalement, la sonnette de la porte d’entrée retentit enfin, la tirant une nouvelle fois de sa torpeur. Elle appuie sur l’interphone, et quelques minutes plus tard, Nate est monté, frappant à la porte. Elle va lui ouvrir, se sentant quelque peu ridicule tout à coup. « Merci d’être venu… » qu’elle dit d’une voix complètement piteuse. Elle le regarde, planté sur le seuil de sa porte et elle se rend compte qu’il a l’air inquiet même si elle lui a dit dans son texto qu’il n’y avait rien de grave. Juste ses sentiments et son ego complètement piétinés. En tout cas, l’air concerné du musicien la touche et elle sent bêtement les larmes lui remonter à nouveau aux yeux. « Je suis désolée… Entre !  » Elle renifle avec beaucoup d’élégance, s’effaçant pour le laisser passer.

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That's some type of love ❥ When the world's on fire, we won't even move. There is no reason if I'm here with you. When were old and gray And our faces changed, There won't be a moment, when my heart don't feel the same. (by anaëlle)
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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, ana-sofia, lizzie, deborah, jesse and yevgeniya
TON AVATAR : alex turner
TES CRÉDITS : catwoman - cosmic dust
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POINTS : 4006
ARRIVÉE À TENBY : 26/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 29 yo (09.06.88)
CÔTÉ COEUR : whore
PROFESSION : musician
REPUTATION : c'est vrai ce qu'on entend ? il aurait fait une OD, et aurait mis une femme enceinte...



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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Sam 23 Jan - 23:10

And do you look into the mirror to remind yourself you're there
Or has somebody's goodnight kisses got that covered?
When I'm not being honest I pretend that you were just some lover


Il est suspect ce texto de Spencer. Un peu inquiétant d'ailleurs, mais pour le moment, je ne m'en préoccupe pas vraiment. J'attends de voir ce qu'il en est vraiment et une fois sur place, une fois à ses côtés, je ferais de mon mieux pour lui changer les idées. Pourtant, je remarque que je n'ai pas l'esprit tranquille alors que je me prépare pour aller la voir. Intrigué, j'ai envie d'en savoir plus, mais je ne peux pas le lui demander virtuellement. Je préfère attendre d'être face à elle et de pouvoir lui parler de vive-voix. Inconsciemment, j’accélère le pas. Je passe sous la douche et contrairement à la normale, je ne m'y éternise pas en chantant les classiques de Michael Jackson pour le plus grand plaisir de mes colocataires. Il est encore tôt quand je décolle de l'esplanade, prenant Vicky pour m'y rendre plus rapidement et pour éviter le vent frais qui s'abat dans l'air pluvieux. Quelques minutes plus tard, la Porsche est garée devant l'immeuble de la jeune femme et j'attends quelques secondes à l'interphone. Je monte les marches quatre à quatre, ralentissant toutefois le rythme une fois à l'avant dernier étage pour ne pas que Spencer me retrouve à bout de souffle sur son paillasson. Je maudis la dernière cigarette que je viens de fumer et j'arrive enfin devant la porte de la jeune femme. Je frappe et quand elle apparaît dans l'embrasure de la porte, mon inquiétude ne fait que de s’accroître. Un goût amer s'installe dans ma bouche, comme une sensation de déjà-vu et j'ai soudainement peur que son ex-mari soit revenu la menacer. Spencer, je ne l'ai pas vu beaucoup de fois perdre la face. Ou peut-être que si, mais quand nous étions ensemble, il y a des années de cela, autant dire que je ne l'aurais pas remarqué. Et maintenant... Depuis que nous nous sommes retrouvés à Tenby, j'ai plus que tout envie de la protéger. Une façon un peu inconsciente de me faire pardonner pour tout le mal que j'ai du lui faire. Parce qu'il ne faut pas se leurrer, je lui en ai fait. Mon coeur se serre, mais je n'ose rien dire encore, attendant qu'elle m'invite à entrer et qu'elle m'explique. Ce qu'elle fait, juste après s'être mise à renifler, ses yeux s'embuant dangereusement de larmes. Un peu pris au dépourvu, je m'exécute et j'entre dans l'appartement. Cependant, je ne me fais pas prier pour passer mes bras autour de ses épaules dans une tendre étreinte.
« Shhhh ma belle, faut pas pleurer. »

Que je dis alors que je la garde tout contre moi et que je referme la porte en donnant une légère pression avec le pied. On dit qu'avec les ex, c'est plus facile et je me rends compte à force de côtoyer Spencer que ce dicton est facilement vérifiable. Je ne me serais pas forcément permis de prendre quelqu'un dans mes bras comme je le fais avec la rousse, mais comme c'est elle, comme ce n'est pas la première fois, les gestes sont plus mécaniques, plus automatiques. Il y a moins de retenue et plus de franchise. Alors forcément, quand je vois des larmes couler sur ses joues, je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour les tarir. Pendant ce temps de battement, ce temps où ni elle ni moi ne meuble le blanc par des paroles inutiles et futiles, je me fais tous les films du monde en essayant de deviner ce qui peut bien la mettre dans cet état. Ben peut-être ? Ou alors elle vient de se rendre compte qu'elle a donné son rein à une criminelle recherchée par la police ? Je ne peux pas en savoir plus avant qu'elle ne me le dise et l'attente commence à me rendre dingue, alors je fais en sorte d'orienter la conversation de sorte à être subtil, mais à en apprendre quand même davantage sur son mal-être.
Je garde une main qui se balade de haut en bas dans son dos, lui laissant comprendre que je suis auprès d'elle et que je ne vais pas la laisser tomber.
« Quand tu disais que tu n'avais pas le moral, je ne m'attendais pas à ça... Si j'avais su, je serais venu plus tôt. Dis-moi, qu'est-ce qui se passe ? »

Que je demande d'un ton calme et posé, ne cherchant pas non plus à lui tirer les vers du nez si elle ne désire pas, alors que je dessers mon étreinte, gardant toujours un bras dans son dos pour l'accompagner dans le salon de l'appartement. Là, au moins, nous serons sans doute mieux installés pour converser sur les problèmes de la coiffeuse si jamais elle veut se confier.
« Tu peux me parler, tu sais...  »


_________________


We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.

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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Lun 25 Jan - 21:53

Or do you take it all more seriously ?
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Nate passe un bras protecteur autour de l’épaule de Spencer, lui murmurant des paroles réconfortantes. Elle se dit qu’elle doit vraiment avoir l’air misérable pour que le musicien se mette à la consoler alors qu’elle ne lui a encore rien expliqué mais elle est contente qu’il le fasse. Au fond, elle avait juste besoin d’un câlin. Alors elle se laisse aller contre lui, enfouissant son visage dans son cou tandis qu’il l’attire contre lui. L’odeur familière de l’anglais est rassurante, et elle s’en imprègne, gardant son visage contre le tissu de son manteau et inspirant profondément pour ravaler ses larmes. A partir de là, elle le laisse prendre le contrôle, et entend vaguement qu’il referme la porte derrière eux avant de la ramener gentiment vers le salon. Se faisant, il passe une main douce dans son dos, lui disant qu’il aurait dû venir plus tôt et lui demandant ce qu’il se passait. Elle ne regrette plus de l’avoir appelé. Bien au contraire. Il ne lit pas dans ses pensées et pourtant il lui offre exactement ce dont elle a besoin. Elle puise le plus de réconfort possible dans sa prévenance histoire de trouver la force de lui raconter. Car même si elle est clairement bouleversée, elle n’oublie pas l’ironie de la situation. Ils s’installent dans le canapé, le bras de Nate toujours autour de l’épaule de Spencer. Elle profite de leur position assise pour se blottir encore plus contre lui, l’oreille pressée contre sa poitrine, le haut de sa tête en dessous du menton du musicien. Elle reste quelque instants silencieuse, fatiguée par ses larmes, essayant de trouver l’apaisement dans les battements réguliers du cœur de l’anglais. Et bizarrement, ça marche. La présence bienveillante de Nate la fait se sentir un peu mieux qu’au cours des dernières vingt-quatre heures. Elle est prête à se livrer, encouragé par les paroles de ce dernier qui lui dit qu’elle peut lui parler. De toute façon, elle lui avait demandé de  venir pour ça, elle avait besoin de vider son sac. « Je suis fatiguée, Nate. Tellement fatiguée. J’ai l’impression d’enchaîner les déconvenues et les déceptions. Et à force, je ne suis plus certaine de vouloir essayer de me relever… C’est trop dur. » Elle pousse un petit soupir. Elle avait pensé que se confier serait difficile mais elle se rend compte que les mots coulent tous seuls. Peut être parce que dans cette position, elle ne voit pas le visage de Nate.

Toutefois, elle imagine bien que c’est qu’elle dit doit être complètement énigmatique pour le Miles et elle essaye de mettre de l’ordre dans ses pensées, des mots sur les raisons de son abattement. « J’ai l’impression que je ne serai jamais heureuse. Je pourrai disparaître, je suis certaine personne ne le remarquerait. Je ne suis importante pour personne. Je ne suis jamais celle qu’on choisit. Je suis toujours le second choix de tout le monde. » Autant pour la clarté. Ce n’est toujours pas très explicite. Pire, elle se rend compte que les mots qui sortent de sa bouche sont une horrible démonstration d’auto- apitoiement. Pourtant, elle ne peut plus arrêter, les vannes sont ouvertes. « Je crois que… que j’étais amoureuse de quelqu’un mais…  il s’en va au bout du monde avec une autre. Il l’a choisie elle, pas moi. » La blessure que le choix de Kainoa a provoqué en elle, est perceptible dans sa voix. Elle se fait hésitante. Elle voudrait continuer son raisonnement mais elle en arrive à la partie délicate. Va-t-elle oser ? « Et tu vois, c’est juste l’histoire de ma vie. Regarde, toi, tu as choisi Harlow. Et jamais tu ne m’as aimée comme tu l’as aimée. »  Elle et Nate n’avaient jamais mis les choses au clair à propos de leur rupture et il semblait que les griefs de Spencer ressortaient au pire moment. Pourtant, elle ne disait pas cela d’un ton vindicatif. C’était plus histoire d’étayer sa démonstration presque scientifique tant elle énumère les pires moments de sa vie d’un ton froid. Elle s’empresse d’ailleurs de le préciser, se relevant brusquement pour faire face à l’anglais. « Je ne le dis pas comme un reproche, c’était il y a longtemps, mais les faits sont là. C’est comme si je n’avais pas le droit à l’amour. La seule personne qui ne m’a choisie… Et bien, c’était Ben. Et on sait tous les deux comment ça a terminé. » Elle lâche un petit rire amer, séchant une larme avec la manche de son sweat-shirt. En fait, elle était injuste avec Nate. Il ne serait sans doute pas ici à ses côtés, s’il lui accordait aussi peu de considération que ce qu’elle prétendait mais dans son chagrin, elle oubliait d’être raisonnable. Les évènements de la veille avait fait cessé une digue en elle, balayant ses dernières réserves de confiance en elle. Et si elle voulait être totalement honnête, elle n’avait jamais totalement encaissé sa rupture avec Nate. Il était son premier amour et elle l’avait aimé passionnément. Encore cet été, elle avait douté être totalement guérie de lui quand il était à Liverpool et qu’ils s’appelaient tard la nuit. Mais aujourd’hui, elle ne voulait plus penser à ça. Elle voulait juste des réponses. En quête de l’avis de Nate, elle finit par lui demander franchement  ce qu’il pense de ce qu’elle vient de dire. « Il y a forcément quelque chose qui cloche chez moi… Ce n’est pas possible autrement. »

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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Mar 26 Jan - 16:55

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Je crois que jamais, Spencer ne m'a fait aussi peur. Son petit coup de blues qu'elle prétend se transforme aussitôt en quelque chose de bien plus grave quand je vois la dégaine de la rousse. Brutalement, je suis ramené à la soirée qui a marqué son retour dans ma vie. Ses grands yeux verts emplis de détresse et ce sentiment d'impuissance qui s'empare de moi quand je remarque que je ne peux pas l'aider dans la mesure que j'aimerais. Elle a l'air fragile, Spencer, et je crois qu'elle l'est encore plus que ce qu'elle laisse paraître. Du moins, à cet instant présent. Parce que je sais ce qu'elle vaut, au fond... Je sais que malgré sa fragilité, elle est forte. Elle a juste décidé de baisser sa garde, ce soir. Qui pourrait l'en blâmer ? Ses premiers mots laissent flotter le mystère et bien que ma curiosité me démange, je fais en sorte de ne pas la brusquer pour qu'elle puisse poursuivre ses confessions dans un élan de confiance. Intrigué, je garde un bras autour des épaules de l'Anglaise, l'attirant contre moi dans l'espoir un peu vaniteux d'être celui qui parviendra à l'apaiser et à la réconforter. Je ne sais pas si ce sera le cas, mais je veux essayer. Elle poursuit et je fais pression sur son épaule pour essayer de contredire ses propos. Pourtant, je peux la comprendre. La pauvre Evans n'a pas eu l'existence facile et j'ai – à une époque – contribué à son malheur. Je baisse les yeux, heureux qu'elle ne puisse pas croiser mon regard qui trahirait cette culpabilité que je ressens. J'ai beau essayer de me rattraper, ce n'est pas suffisant. Comme est-ce que ça pourrait être suffisant ? Ses paroles me font de la peine et j'aimerais tellement pouvoir les démentir, pourtant, tout ce que je me retrouve à dire n'a pas la même stature.

« Ne dis pas ça, Spence. »

En changeant d'identité, j'avais l'impression que l'Anglaise m'offrait en même temps une nouvelle chance de rattraper mes erreurs du passé, mais quand je l'entends exprimer son malêtre, je comprends que là encore, j'ai foiré. Je me mords l'intérieur de la joue, me sentant à nouveau impuissant face à la détresse de la rousse. Je me maudis de la façon dont elle pense d'elle-même, mais au final, je constate que j'ai ma part de responsabilité dans cette affaire. Mon sang se glace quand elle dit être amoureuse d'un autre et je devine sans mal que c'est de l'aîné Baxter qu'il s'agit, mais je ne pipe pas mot. Je suis jaloux de Kainoa car en étant objectif, il ne me faut pas longtemps pour avouer qu'il est ce qui se rapproche de plus près de l'homme parfait, surtout maintenant qu'il a fait craqué mon ex-petite amie, mais présentement, ce n'est pas de la jalousie que je ressens, c'est du mépris. Je lui en veux d'être parti sans elle car à présent la jeune femme perd encore plus l'estime qu'elle a d'elle-même. Toutes les révélations de Spencer sont comme des coups de poignards, mais je sais qu'il faut que je la laisse poursuivre, malgré les difficultés. Je déglutis et mon coeur se serre quand elle assène de nouveaux mots tranchants. Harlow. Je ferme les yeux, quelques secondes, mais quand je les réouvre, je fixe bêtement le sol, cherchant à éviter de craquer. C'est douloureux, même si je dois admettre qu'elle a raison sur tous les points qu'elle aborde. Avant Harlow, je ne pensais pas être capable d'un tel dévouement pour quelqu'un, d'un tel amour. Peut-être pour un enfant, éventuellement... La chair de sa chair... Mais pas pour quelqu'un d'aussi banal. J'étais jeune, quand j'étais avec Spencer, j'étais con, sans doute. Et je ne l'ai pas aimé comme elle le méritait. Ironique, quand même.
Elle se relève et j'ai du mal à croiser son regard, même si elle tente malgré tout de justifier sa dureté. J'accuse le choc et je reste muet quelques secondes de plus, réfléchissant aux mots qui pourront lui prouver à quel point elle compte à mes yeux.
« Ce n'est pas ça…  »
Dis-je en soupirant alors que je me relève à mon tour. Doucement, je prends les mains de Spencer pour donner plus de poids aux mots que je veux dire. Les lèvres pincées, je la regarde dans les yeux pour la première fois depuis mon arrivée, ses prunelles émeraudes me donnent envie de me confier.

« Je » Commence-je quand mon téléphone dans la poche de mon jeans se met à sonner. Après un soupir exaspéré, je dois lâcher les mains de l'Anglaise et je coupe l'appel sans voir de quoi il s'agit, le mettant en mode vibreur. « Désolé. » Je suis prêt à reprendre, malgré les vrombissements de l'appareil qui reprennent. « Il est stupide, ce garçon. Il ne sait pas ce qu'il perd, mais moi je sais… » C'est un peu gênant de dire ça à la demoiselle, mais je fais de mon mieux pour garder une certaine contenance. « Et… A l'époque, c'était moi qui étais stupide… » J'essaye d'esquisser un sourire, mais probablement que c'est plus une grimace qu'autre chose… Mon téléphone vibre à nouveau et je soupire en levant les yeux au ciel. « Désolé… Vraiment. » Dis-je en prenant mon portable. Et là, je comprends de quoi il s'agit. Un rendez-vous, mais pas n'importe lequel… Un rendez-vous avec le directeur du label dans lequel nous avons enregistré l'album et auquel je dois rendre des comptes. « Merde! » Que je m'exclame, confus et totalement anéanti. « Bordel de merde! » Je dois arrêter de rester pendant quelques secondes, parce que quand je me décide à faire un choix, je suis à bout de souffle. « Je… Je dois y aller. J'ai… J'ai une urgence. Je suis absolument désolé… Je… Je vais me rattraper ! Je reviens tout à l'heure, je te le promets Spencer… Et je te promets que tu auras une preuve. Une preuve que tu n'es pas qu'un second choix, que tu es importante… »

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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Sam 30 Jan - 20:44

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Nate avait offert à Spencer la chaleur humaine dont elle avait besoin en la prenant dans ses bras et en la serrant longuement contre lui. Et pendant quelques instants, elle s’était pris à espérer qu’il lui donnerait plus. Des paroles aussi réconfortantes que l’étreinte de ses bras. Un discours aussi rassurant que son odeur familière. Quelque chose qui démontrerait à Spencer qu’elle disait n’importe quoi, que le chagrin l’égarait. Mais le musicien n’en fit rien. Il se montra même carrément avare de mots. Le peu qu’il dit en signe de dénégation n’aide pas la rousse. Au contraire, son malaise est accentué. Car elle avait perçue la panique qui perçait dans la voix de Nate, même s’il n’avait prononcé que quelques mots. C’était le comble. Maintenant, elle terrifiait son ex avec sa crise d’hystérie. Elle se sentait vraiment pathétique. Et puis forcément, cette conversation était vouée à mal se terminer. Comment les choses auraient pu en être autrement alors qu’elle évoquait la période de leur rupture puis la rupture de l’anglais avec Harlow ? Des mauvais souvenirs, comme si elle voulait entraîner Nate dans la dépression avec elle. Le pauvre, il luttait déjà contre cette dernière depuis un petit moment… Pourtant les mots étaient sortis, presque violents tant ils étaient sincères. Et Nate refuse à présent de croiser le regard de Spencer, se sentant sans doute coupable d’être sur la liste des personnes qui ne l’avait pas choisie. Elle est prête à s’excuser, consciente qu’au fond, il n’avait commis aucune faute, quand il attrape ses deux mains avec douceur, consentant enfin à la regarder. Elle constate avec soulagement que ses yeux ne reflètent nul rancœur, seulement de la douceur. Il prend une longue inspiration, comme s’il allait se lancer dans un grand discours et enfin se montrer plus explicite mais ils sont interrompus par la sonnerie de son téléphone. L’air mécontent, Nate lâche les mains de Spence, attrapant l’appareil pour le couper sans répondre. Mais la machine infernale continue de vibrer et l’anglaise a peine à se concentrer sur les paroles du brun entre ses reniflements et les vibrations du téléphone. Elle comprend pourtant qu’il lui dit que Kainoa est stupide, qu’il ne sait pas ce qu’il perd. Une formule convenue mais qui pourrait bien mettre un peu de baume au cœur à l’anglaise. "Vraiment ?" Qu'elle demande plein d'espoir. Surtout que Nate ajoute que lui aussi était sans doute un peu stupide à l’époque avec un drôle de sourire. Elle le trouve mignon et sent la commissure de ses lèvres s’étirer malgré elle.

Sauf qu’un bref instant plus tard, il a de nouveau son téléphone dans la main. Il s’excuse mais il a déjà l’air lointain. Quelque chose qu’il a vu sur son écran lui a provoqué un fort émoi. Il prend une expression mortifiée, confuse et Spencer sait déjà ce qu’il va dire. Il doit partir. De manière paradoxale, elle ressent une pure satisfaction masochiste, car il vient de prouver qu’elle avait raison. Elle ne compte pour rien. Il a beau s’excuser d’un air catastrophé, elle l’écoute à peine. Il lui promet qu’il va revenir et elle ne le croit pas. Il lui dit qu’il lui donnera sa preuve quand il reviendra mais elle met aussi cette parole en doute. Son départ précipité vaut toutes les preuves du monde pour elle. Dehors, quelque part, il y a une personne qui a pris son téléphone et a appelé Nate. Et il juge bon d’aller voir cette personne alors que Spencer vient littéralement de remettre son cœur entre ses mains. Une nouvelle fois, elle n’est pas une priorité. « Oui, oui. Ne t’en fais pas. Vas-y. » Dit-elle, presque en pilote automatique. Elle ne lui en veut même pas. Comme Kainoa, elle ne peut pas le forcer à l’aimer. Et puis, au moins il avait fait le déplacement. C’était plus que ce qu’il aurait fait à Liverpool. Elle le regarde donc partir sans ajouter un mot. Elle n’a pas le courage de lui dire « a toute à l’heure. » car elle ne croit pas une seconde qu’il va revenir. Si ça se trouve, ce coup de téléphone n’est pas si urgent et est juste un prétexte pour éviter les larmes et les reproches qu’elle pourrait lui imposer. Une fois seule, elle écoute le silence de l’appartement, perdue. Puis de manière totalement aléatoire, elle éclate d’un long rire hystérique. Il y avait de quoi rire de la situation.  Puis, parce qu’elle ne voit pas d’autre alternative, elle se lève et attrape la bouteille de gin, qui n’avait jamais vraiment quittée ses pensées. Elle s’en sert une généreuse rasade, se promettant tout de même qu’elle se limiterait à un seul verre. Elle ne voulait pas s’enfoncer encore plus que nécessaire. Elle laisse le remède favori des anglais en cas de crise anesthésier ses sens avant de tirer une couverture sur elle, et de s’endormir tant bien que mal. Demain serait un autre jour.

***

Quelques heures plus tard, elle est tirée de sa torpeur par des coups frappés à la porte avec vigueur. Désorientée, il lui faut quelques minutes pour comprendre qu'elle n'est pas dans son lit mais dans le canapé. Son regard tombe sur la bouteille de gin et son verre vide, tandis que les événements de la soirée lui reviennent en mémoire. Sa crise de larme, l'arrivée de Nate, son départ, le gin... Mais quelle heure était-il au fait ? C'était encore la nuit ? Comateuse, elle se lève pour aller ouvrir la porte, se demandant si c'est vraiment Nate qui est revenu.

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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Dim 31 Jan - 0:43

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Je suis le pire des hommes. Je m'en rends compte à mesure que je m'éloigne de l'immeuble de la rousse. J'ai descendu les six étages avec une rapidité inouïe, cherchant à ne pas aggraver mon retard, pourtant, quand je suis dehors, je me retourne, hésitant une seconde ou deux à faire machine arrière. J'essaye de distinguer de la lumière par la fenêtre de la demoiselle, puis je tourne les talons. Il faut que j'aille à ce rendez-vous, mon avenir professionnel en dépend entièrement. Alors je prends le volant de Vicky et je fonce. Je fonce à vive allure loin d'ici alors que mes pensées restent sur Victoria Street. Je regrette. Je regrette déjà d'être parti si bien que quand j'arrive à mon rendez-vous, je fais en sorte de le terminer aussi vite que possible. J'utilise mes meilleurs talents d'orateur et j'essaye de faire pitié. Oui, si l'album n'est pas sorti, c'est à cause de la relation personnelle que j'entretenais avec la bassiste. Cette même bassiste qui a refusé ma demande en mariage. Et est-ce vraiment logique de sortir un album si le groupe n'est plus au complet ? Non... Nous sommes tous d'accord. « Vous avez un mois pour réglez vos problèmes, Nathaniel… Après cela, nous ne pourrons plus attendre. » Quelques verres et une poignet de main plus tard, je me retrouve penaud, sans plus la moindre compagnie, dans ce restaurant chic… Je devrais retourner vers Spencer, comme promis… Mais quelque chose m'en empêche. Il me faut une preuve. Une preuve qu'elle compte pour moi. Qu'elle compte bien plus que ce qu'elle peut s'imaginer. Je fixe le fond du verre, et je réfléchis à des solutions. J'en trouve une, je crois. Puis une autre.
Il est temps que je m'active et surtout, il est temps que j'agisse. Je ne peux pas la blesser. Pas encore. Pas après tout le mal que je lui ai fait quand nous étions à Liverpool. Les choses doivent changer et elles vont changer.

* *
*

Deux ou trois heures plus tard, je me retrouve sur le paillasson de la jeune femme, après avoir attendu qu'un habitant m'ouvre la porte d'entrée du bâtiment. J'ai couru les six étages et mes poumons de fumeur me le font regretter. Il est tard et certainement, je n'ai plus les idées claires. Mais je sais ce que je veux faire et je sais qu'il faut que je me fasse pardonner. Je tambourine à la porte de la rouquine, espérant qu'elle m'ouvre. « Serena… Spence… Ouvre moi. C'est Nate. » Ces voisins de paliers vont sûrement m'en vouloir, peut-être même qu'ils appelleront la police parce qu'un mec louche cogne à la porte de leur voisine comme un forcené, mais je m'en moque. Si je dois atterrir au poste de police pour lui prouver qu'elle est importante, alors c'est un risque que je suis prêt à prendre encore et encore. Enfin, la porte s'ouvre, et je m'écarte pour prendre mon instrument, jusque là posé vers la porte menant aux escaliers. Par ses petits yeux, je constate que la jeune femme vient de se réveiller et une nouvelle pointe de culpabilité s'empare de moi. Ne pensait-elle pas que je reviendrais ? Est-ce que j'ai mis trop longtemps pour revenir ? Cependant, il en faut plus pour m'arrêter. Je soutiens son regard, et après m'être mordu la lèvre inférieure, je commence à jouer une mélodie qui va sembler familière à la jeune coiffeuse. C'est cette même chanson que je lui ai chanté un soir alors qu'elle m'avait appelé en catastrophe quand j'étais à Liverpool. Une chanson qui a été écrite en pensant à elle, pour elle... Mais évidemment, elle ne le savait pas, ça. Elle ne pouvait pas le savoir. Et bien, les choses vont changer ce soir. J'accompagne les quelques accords de la guitare acoustique des paroles que la rousse connait bien avec harmonie. Les yeux dans les yeux, je ne vais toutefois pas jusqu'à la fin de la chanson, m'arrêtant avant de lui donner la migraine. Je repose la guitare dans l'angle et je reprends la parole. Cette fois, pas de chanson, pas de paroles longuement réfléchies, juste des mots sincères, des mots que je me dois de lui dire.  

« Cette chanson... Elle est pour toi. Je l'ai écrite pour toi, un peu à l'époque où tu es revenue dans ma vie. Mais je ne pouvais pas te le dire. J'étais en couple à ce moment là, et je suppose que ce n'est pas bien d'écrire des chansons pour une autre femme... Maintenant, plus rien ne m'empêche de te le dire. Elle est pour toi. Tu es importante, Serena. Tu l'es vraiment... Et si je t'ai fait croire le contraire, c'est simplement parce que je ne t'ai jamais mérité. Je suis désolé. Et je suis désolé d'être parti tout à l'heure. »
Les lèvres pincées, je baisse les yeux quelques secondes, parce que je n'ai pas d'excuses valables pour ce départ. Je l'ai abandonné, encore une fois et je suis le seul fautif. Je reprends un peu de contenance et je demande, presque honteux, avec la peur qu'elle me rejette.
« Laisse moi entrer... S'il te plait. »

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PROFESSION : Coiffeuse au chômage.
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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Dim 31 Jan - 22:18

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Spencer attend que la voix familière de Nate se fasse entendre derrière le bois de la porte avant d’ouvrir cette dernière. Elle avait beau plus ou moins attendre la visite du musicien, son cerveau s’était tout de même mis en alerte quand elle avait entendu les coups frappés avec force contre la porte. Elle ne pouvait pas départir de l'idée qu’un jour, ça serait Ben… Mais c’est bel et bien la voix suave de Nate qui a retentit alors elle calme et tire le battant en essayant de ne pas bailler à s’en décrocher la mâchoire. Elle doit avouer qu’elle est surprise mais pas mécontente du retour de l’anglais… Il se tient sur le palier, bien droit, l’air plus que déterminé. Il lance à Spencer un regard plein d’ardeur, qui la fait frémir de la tête au pied. Puis il attrape soudainement une guitare. « Mais qu’est-ce que… » Elle n’a pas le temps de finir sa phrase, il plaque déjà quelques accords sur son instrument. Un nouveau frisson la saisit quand elle reconnaît la chanson qu’il est en train de débuter. Sacred Wound. La chanson qu’il lui avait chanté au téléphone cet été au cours d’une nuit très particulière. A l’époque, la beauté de la mélodie,  la poésie des paroles et la magie de cette chanson chuchotée dans un téléphone avaient serré la gorge de la coiffeuse mais aujourd’hui, ce sont carrément les larmes qui lui montent aux yeux tant le moment est intense. Il faut dire qu’avec Nate en face d’elle, qui ne la quitte pas des yeux, tout cela prend une autre dimension… Elle ne bouge pas un cil, tant elle est subjuguée par la performance de son ex. Elle s’était faite la réflexion qu’elle avait précédemment mis son cœur à nu devant lui et il était en train de faire pareil. Et au final, c’est bien plus efficace que tous les mots qu’il aurait pu dire. Elle sent la sincérité qu’il met dans son chant comme elle sent des frissons parcourir toute se peau. Elle est bouleversée à nouveau mais cette fois-ci, c’est dans un sens positif. Elle est touchée. Les notes lui vont droit au cœur. Elle est pantelante quand il termine et baisse sa guitare. Et ce n’est pas les mots magnifiques qu’il prononce ensuite qui vont l’aider à reprendre son souffle. Il avait écrit cette chanson pour elle. L’énormité de l’information empêche l’anglaise de prononcer une quelconque syllabe pendant de longues secondes. Elle sent une grande chaleur l’envahir, une forte sensation de gratitude, d’admiration, d’amour… Nate doit se méprendre sur ce silence car il se fait suppliant, la priant de le laisser entrer, baissant même les yeux.

C’est sans doute ce qui permet à Spencer de reprendre ses esprits, libérée de ce regard incandescent. Et puis, au même moment, des bruits se font entendre au palier en dessous ce qui fait que pour la première fois, elle pense à ses voisins. Il y avait fort à parier qu’ils n’avaient pas apprécié la performance de Nate autant qu’elle… Vite, elle attrape la main de Nate, le tirant à l’intérieur, claquant la porte derrière eux tandis que des pas se font entendre dans l’escalier. Son cœur battant toujours à la chamade, elle s’adosse à la porte close, Nate à ses côtés, leurs mains toujours liées. Elle entend le pas lourd de son voisin, sans doute surpris de ne pas voir de présence humaine sur le palier mais elle ne peut pas attendre qu’il soit parti pour dire ce qu’elle a sur le cœur. « C’est moi qui suis désolée. J’ai été injuste avec toi tout à l’heure… » Qu’elle chuchote, la voix un peu rauque, tant elle est déformée par l’émotion. « Je n’ai pas le droit de te reprocher nos erreurs de jeunesse. Surtout avec ce que tu as fais pour moi depuis. » Le voisin de la rousse est en train de repartir mais elle ne fait pas mine de bouger. Elle est bien, contre Nate, dans l’obscurité du couloir. Elle se sent comme… protégée. Elle lâche sa main mais seulement pour passer ses bras autour du cou du musicien et le serrer contre elle, légèrement gênée par la guitare qu’il tient toujours en main. « J’étais malheureuse et j’ai tout mélangé mais… La chanson, elle est magnifique. Personne n’a jamais fait quelque chose comme ça pour moi… Je… je… Merci » Elle pose ses lèvres sur sa joue, voyant désormais le brun sous un autre angle. Se pourrait-il qu’elle se soit fourvoyée et qu’elle ait couru après le mauvais garçon ? Car malgré la déception que sa rupture avec Nate à Liverpool avait engendrée, elle était en train de se rendre compte qu’il était toujours capable de lui faire perdre ses moyens. Troublée, elle le relâche doucement. Peut être que finalement, elle continuait à tout mélanger. Oui mais il lui avait quand même écrite une chanson… Qu’est-ce qu’elle devait faire de cette information ? Elle ne pensait plus clairement. Elle se balance d’un pied à l’autre. « Je ne t’en veux pas, je t’assure. Ce que tu as écrit pour moi, c’est plus qu’un cadeau. Ça vaut toutes les preuves. Je ne l’oublierai jamais. Merci d’être là. » Elle se racle la gorge, gênée par son effusion de mots. Pourtant, elle n’a pas l’impression de pouvoir retranscrire ce qu’elle ressent à propos de la chanson avec ces derniers. Elle baisse d’ailleurs les bras, changeant de sujet. « Tu veux boire un verre ? J’ai sorti la bouteille de gin… »

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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Jeu 4 Fév - 19:05

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Ce n'est pas facile de mettre à nu ses sentiments et en cela, les chansons aident énormément. Les paroles sont censées être harmonieuses, poétiques et alors en les chantant, j'ai peut-être l'air moins ringard, moins romantique. C'est une tare d'être trop romantique, maintenant, n'est-ce pas ? C'est pour ça qu'avec Harlow je me retenais. Mais je me suis suffisamment retenu maintenant. Elle m'a appris à aimer, aimer avec un grand A alors je m'en rends digne, même si c'est pour une autre. Elle est sublime, Spencer, même si elle vient de se réveiller et qu'elle pleuré et ça, c'est une chose que je suis à nouveau capable de voir. Sa beauté, mais pas que. Sa générosité aussi, son esprit. Je me souviens petit à petit pourquoi nous sommes sortis ensemble à Liverpool, pourquoi on allait bien ensemble, pendant un temps. Jusqu'à ce que je gâche tout. Jusqu'à ce que je la fasse passer au second plan pour privilégier un autre aspect de ma vie. Je n'avais plus besoin d'elle, que je croyais. Mais je me mentais à moi-même. Je n'arrive pas à deviner ce qu'elle pense de tout ça, est-ce qu'elle apprécie le geste ? Est-ce qu'elle me trouve ridicule ? J'ai peur du rejet, mais je lui demande quand même de me laisser entrer. Parce que je ne lui ai pas tout montré, parce qu'il y a encore des choses qu'elle ignore, parce que si elle disparaissait, elle serait à jamais gravé dans ma peau.
Mais la rousse n'a même pas le temps de répondre quoi que ce soit qu'un bruit se fait entendre un peu plus bas. J'aurais pu le parier, que les voisins n'ont pas apprécié ma sérénade. Sans même avoir le temps de penser à des excuses plausibles à présenter à ces derniers, je sens Spencer me tirer par la main à l'intérieur de l'appartement avant de refermer la porte derrière nous. De justesse j'attrape ma guitare et nous nous retrouvons contre la porte, à écouter les bruits de pas du voisin en colère. La lumière est éteinte et nous faisons en sorte de ne pas nous faire repérer. Avec un peu de chance, il croira que c'était un rêve, ou alors que la musique venait de l'étage inférieur. Déjà, la jeune femme reprend et se confond en excuses. Mes yeux s'accommodent à la pénombre et je distingue les traits sérieux de l'Anglaise tandis que je serre un peu plus sa main.
« Bien sûr que tu en as le droit… »  Murmure-je à mon tour.
Elle a tous les droits de m'en vouloir car moi-même j'ai l'impression de ne pas m'être rattrapé pour la façon dont je l'ai négligé à l'époque. Alors je ne peux pas lui en vouloir de ressortir nos vieux dossiers avec une certaine amertume. J'ai peut-être changé, mais ça ne change rien à la personne que j'étais avant et au mal que j'ai pu faire. Elle passe ses bras autour de mon cou et je sens mon palpitant s'accélérer. J'ai la gorge sèche. Cette proximité n'est pas gênante et les gestes reviennent naturellement, alors je passe les mains dans son dos, comme pour accentuer le contact qu'elle vient d'instaurer. Et puis… Ce qu'elle dit. Son compliment… Je souris, un peu fier que l'attention lui plaise. Même si j'hésitais à lui révéler qu'elle avait été ma muse pour ce morceau, je suis à présent vraiment content de l'avoir fait et je me sens comme un poids en moins sur mes épaules. Elle sait la vérité, elle sait que même si j'ai choisis Harlow, ça ne m'a pas empêché de penser à elle. Encore et encore.

« De rien… Je voulais que tu le saches. »

Dis-je après son baiser sur ma joue. Je souris, et quand elle me relâche, je me surprends à être déçu. Pas que j'aurais voulu rester dans contre cette porte, dans l'obscurité, comme deux voyous, mais que j'aimais vraiment être aussi proche d'elle. Et dire que je ne me rendais pas compte de la chance que j'avais quand nous étions à Liverpool. La coiffeuse poursuit et je hoche la tête en guise de compréhension. Elle est ravie, en tout cas, elle en a l'air, même si j'ai le sentiment que mon interprétation l'embrassasse quelque peu. Elle n'est pas au bout de ses surprises.

« Ca vaut toutes les preuves ? Pourtant, je n'ai pas terminé. » Que j'ajoute, sur une note un peu mystérieuse. « Oui… Oui volontiers pour le gin ! » Dis-je, satisfait de pouvoir avoir une nouvelle dose de courage liquide supplémentaire. On repart alors vers le salon où la jeune femme nous sers les verres de gin, on trinque et j'en prends une bonne gorgée. Enfin, je repose le verre encore à moitié rempli sur la table basse et pour me mettre un peu plus à l'aise, j'enlève ma veste qui m'encombre pour finalement me retourner vers Spencer. Je me mords la lèvre, hésitant, puis je me lance. Je lui prends doucement son verre des mains, que je repose également sur la table basse et je lui prends les mains en m'asseyant sur le sofa, l'invitant à s'assoir à mes côtés. C'est encore à mon tour d'être mal à l'aise, mais je puise le courage bien loin pour continuer et je tends mon avant-bras vers elle. « Vas-y… Relève ma manche. » Elle y trouvera un mot d'écrit. Serenate. Parce que c'est nous. Parce que c'est elle avant tout.

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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Dim 7 Fév - 18:33

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Spencer n’avait jamais pensé être une fille stable mais aujourd’hui, elle en recevait la preuve éclatante. Elle n’avait jamais été aussi…lunatique. Il y a quelques heures à peine, elle pleurait toutes les larmes de son corps, persuadée que personne ne l’aimait dans un pathétique exercice d’auto-apitoiement. Alors que maintenant… Elle avait envie de sourire béatement. Il avait fallu quelques notes  seulement pour retourner la situation. Enfin, non, ce n’était pas juste quelques notes. Ce que Nate avait fait pour elle était magnifique et l’avait touchée au plus profond de son âme. Il lui avait offert bien plus que la preuve qu’elle lui avait réclamée sans le moindre tact. Il ne lui avait pas seulement prouvé qu’elle existait pour quelqu’un. Il lui avait aussi prouvé qu’il la connaissait bien, qu’il avait conscience de ses blessures et qu’il avait de la tendresse pour elle. Oui, elle avait entendu tout cela dans sa chanson. Et pour la première fois depuis bien longtemps, elle se sent différente. Comme si l’espace d’un instant, elle avait laissé la victime, la femme battue qu’elle était derrière elle pour devenir la fille pour qui on écrivait des chansons. Elle est émerveillée, conquise. A partir de là, la réconciliation n’est pas longue à intervenir. Elle laisse le musicien entrer chez elle avec plaisir, balayant ses excuses pour lui présenter les siennes. Et bien entendu, elle essaye de le remercier pour le cadeau qu’il vient de lui faire. Mais ses mots lui paraissent bien futiles à côté de ceux de l’anglais… Quoique… Lui non plus n’en prononce pas beaucoup. Peut être parce qu’ils sentent tous les deux qu’il est en train de se passer quelque chose, que l’instant est tellement beau et important qu’il se passe de commentaires. Surtout quand les gestes sont là aussi. Même si l’instant est bref, la rousse se sent bien dans les bras de Nate. Son étreinte est familière, avec un petit goût de nostalgie mais une nostalgie heureuse, désormais non entachée de l’amertume de Spencer.

Nate accepte de prendre un verre et Spencer lui adresse un grand sourire. Elle avait honte de l’avouer, mais un refus l’aurait certainement désappointée. Sauf que visiblement l’idée de dire non n’a pas non plus traversé l’esprit du musicien car il annonce à la coiffeuse qu’il a une autre preuve à fournir. Elle rosit légèrement, se demandant ce que ça peut bien être alors qu’elle est toujours bouleversée et que les notes de Sacred Wound retentissent encore dans ses oreilles. Et puis, elle sent un peu ridicule quand il parle d’une seconde preuve. Certes, ils avaient employé ce mot toute la soirée mais pour la première fois, elle se rendait compte que ça sonnait un peu trop comme rationnel et exigeant. Elle avait l’habitude d’être discrète. Alors au nom de quoi se permettait-elle d’exiger des preuves des gens ? L’amour devait-il vraiment se prouver ? La démarche de l’anglaise lui paraissait de plus en plus incongrue. Et puis, une autre question la tourmentait. Parmi toutes les personnes qu’elle aurait pu appeler, pourquoi avait-elle choisi son ex ? Effectuait-elle une vengeance inconsciente contre l’affront que Kainoa lui avait infligée sans en avoir conscience ? C’était fort possible. Mais s’en tenir à cette explication était un mensonge. Elle se mentait plutôt bien à elle-même en général mais aujourd’hui, elle ne pouvait plus se cacher. Elle avait beau eu prétendre par pure fierté qu’il n’était qu’une relation appartenant au passé, il était bien plus que cela. Il était son premier amour. Et si elle était pratiquement certaine d’être amoureuse de Kainoa, à présent, elle comprenait qu’elle aimait aussi Nate d’une certaine façon. La révélation la choque et la fait légèrement paniquer. La tête en friche, elle passe donc en pilote automatique quelques instants, tandis qu’ils vont au salon et qu’elle sert un verre à son invité. Pour elle, c’est déjà le deuxième verre mais elle est tellement bouleversée par ce qu’elle vient de réaliser qu’elle se dit qu’elle le mérite. Et Nate a dû boire aussi ce soir, elle l’a senti quand elle l’as pris dans ses bras.

Cependant, lui reste ancré dans la réalité, inconscient du changement d’esprit de Spence. Il se débarrasse de sa veste, lui enjoignant doucement de s’assoir sur le sofa à ses cotés, l’attirant à lui en exerçant une pression tendre sur ces mains. Elle s’exécute tout en se rendant alors compte qu’elle était restée debout. Essayant de se calmer, elle se concentre sur le visage de Nate, qui semble tout à coup aussi déstabilisé qu’elle. Mais après quelques instants, il retire doucement son verre des mains de la rousse avant de fermement tendre son avant-bras en se direction, lui demandant de relever sa manche. Elle est bien entendue perplexe mais le meilleur moyen d’avoir la réponse à son interrogation, c’est encore de faire ce qu’il demande. Timidement, elle retrousse le tissu pour découvrir une inscription gravée sur la peau de son ex. Serenate. Leurs deux noms entremêlés en un seul mot qu’ils avaient fièrement crée quand ils étaient jeunes et amoureux à Liverpool. Pour l’éternité visiblement, car Spencer n’avait même pas besoin de demander si c’était un vrai tatouage. Les rougeurs autour de l’encre et le sang qui perle encore un peu sur la peau de Nate parlent d’eux même. « Tu… tu es… fou » Pour la deuxième fois de la soirée, il lui a coupé le souffle, il l’a privée de ses mots. Elle caresse doucement le bras de Nate avec son pouce, sans toutefois toucher l’endroit tatoué. Elle vient de redécouvrir un aspect de la personnalité du musicien. Quand il aimait, il ne faisait pas semblant. Il était capable de toutes les folies.   « Tu n’aurais pas dû faire ça… C’est trop. Et surtout pas à cause de ce que j’ai dis tout  l’heure. » Elle proteste doucement tandis qu’elle essaye toujours de comprendre la portée de son geste. Un tatouage, c’était on ne peut plus permanent. Devait-elle y voir le fruit d’une promesse ? Etait-elle enfin parvenue à entrer dans le cercle des privilégiées qui étaient capables de vraiment éveiller les sentiments du musicien ? Elle n’en savait rien. Il expliquerait son geste s’il le souhaitait. Pour le moment, tout ce qu’elle était capable de faire, c’était de céder à l’impulsion qui la tenaillait depuis la chanson, une impulsion renforcée par la vision de leurs deux noms entremêlés et gravés pour l’éternité sur la peau de l’anglais. Doucement, elle retire sa main de son bras pour la déposer sur sa joue. Elle plonge ses yeux dans son regard sombre, légèrement voilé par l’alcool, comme pour lui laisser une chance de l’arrêter. Mais il n’en fait rien alors elle termine son geste, posant ses lèvres sur les siennes pour l’embrasser avec reconnaissance.

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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Lun 8 Fév - 22:49

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Tout est facile avec Spencer. La prendre dans mes bras, lui susurrer des mots doux, lui chanter une chanson. C'est simple. Un mécanisme du passé qu'on ne peut oublier. Il me suffit de faire comme avant, comme quand nous étions ensemble à Liverpool, sauf que cette fois, c'est peut-être plus réel parce que les sentiments sont plus profonds. Ils sont bien là malgré ceux toujours présents pour Harlow, parce que je ne me fais pas d'illusions, je brûlerai toujours pour la brune, même si elle m'a lâchée en refusant ma demande. C'est un mal pour un bien, peut-être, parce qu'elle m'a fait réaliser l'étendue de mes émotions. Et maintenant, ce que je ressens pour Spencer est plus fort que jamais. Alors c'est pour ça, que je suis allé jusqu'à le graver sur ma peau. C'est un peu extrême, je dois l'admettre, mais je ne regrette rien. C'est impulsif et passionné. Courageux ? Peut-être. Tout dépend du point de vue.
Elle remonte ma manche pour y découvrir l'encre et je serre les dents à mesure que le tissu passe sur la peau encore fragile et pas cicatrisée. C'est un peu douloureux, mais ça en valait la peine. Elle rejoint la rose que j'avais déjà sur l'avant bras et je trouve le rendu harmonieux et très satisfaisant. C'était exactement ce que je voulais même si à présent, j'appréhende sa réaction. Je ne peux pas m'imaginer une seconde sa réaction parce que jamais je ne m'étais imaginé faire quelque chose d'aussi dément. Ainsi, nous voilà, réunis tous les deux à regarder la chose.
Et le verdict de la rousse ne met pas longtemps à tomber. Je souris, un peu mal à l'aise, mais aussi amusé et je hoche la tête pour affirmer qu'elle a probablement raison. En effet, il y a un peu de folie dans ce geste, mais l'important, c'est qu'elle ne prenne pas la fuite et que l'inscription me plaise aussi à moi. Un haussement d'épaules plus tard, je me décide à reprendre la parole, toujours un petit sourire gêné collé sur les lèvres.

« Oui, tu as probablement raison… Le tatoueur a cru que je voulais écrire Sérénade à la base, il a dû me demander un bon millier de fois si c'était bien un T et pas un D que je voulais. » Avoue-je un peu pour détendre l'atmosphère en essayant de relativiser mon geste. Elle a les yeux toujours rivés sur ce Serenate qui fait à présent partie de moi, comme jamais il ne l'a été auparavant et je me promets que quoi qu'il se passe avec le coiffeuse, je ne le regretterai pas. Un silence commence à s'installer et bien qu'il ne soit pas gênant, je me permets d'ajouter quelque chose. « Je sais qu'on est pas parfaits. On ne l'a jamais été, d'ailleurs, mais je ne sais pas… Je voulais le faire. » Que je me sens obligé de dire afin de me justifier. Mais est-ce que je peux vraiment le justifier d'une façon cohérente ? Certainement pas. Les sentiments sont tout ce qu'il y a de plus contradictoires, comme des messages envoyés dans tous les sens sans jamais vraiment comprendre leurs significations. Ils sont brouillés, hasardeux, magiques, absurdes ou encore désaxés. C'est insensé, peut-être, mais ça n'empêche que j'ai agis, tentant de prouver à Spencer qu'elle est importante à mes yeux.
Après un certain temps, l'Anglaise relève la tête et le contact de sa main sur ma joue se fait électrique. Je me mords la lèvre inférieure alors que ses prunelles émeraudes s'ancrent dans les miennes. Je sais ce qu'il va se passer. Je le sens au fond de mes tripes et je n'ai en aucun cas envie d'apposer de la résistance.
Elle vient m'embrasser et j'encourage ce baiser en y répondant avec douceur. Mon coeur s'emballe dans ma poitrine et pour la première fois depuis des mois, je ressens quelque chose de vrai, quelque chose de réel en partageant ce baiser avec Spencer. Depuis ma rupture, jamais un baiser n'avait été animé par autre chose qu'un vulgaire désir animal alors que ce soir, c'est différent. Je ressens. C'est une renaissance. Je suis vivant et j'apprécie le contact des lèvres de la rousse certainement plus que ce que je devrais. Je passe une main dans ses cheveux, emporté par le moment avant de laisser sa bouche tout en gardant mon visage contre le sien pour lui murmurer quelques mots.

« Tu m'avais manqué. »
Je sens le souffle de la jeune femme sur ma peau et je n'en frissonne que davantage. Ce moment est précieux, tellement précieux que j'ai peur de me reculer, craignant de me rendre compte que tout cela n'est qu'un rêve, un peu à la façon du réalisme magique. Nous nous sommes déjà perdus une fois, après tout.

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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Mar 9 Fév - 20:00

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Tout se mélange dans la tête de Spencer, au point qu’elle se demande si elle n’est pas en train de rêver. Après tout, elle était peut être tout simplement en train de corriger un passé douloureux en le modifiant au gré de ses fantaisies. Nate se faisant tatouer leurs noms sur la peau juste après avoir écrit une chanson en son honneur ? Dans un monde parallèle peut être. Il ne pouvait pas encore l’aimer, pas après Harlow, pas après l’avoir larguée comme si elle n’était rien…. Pourtant, la chaleur de la peau de Nate sous ses doigts, est une sensation bien réelle tout comme les émotions qu’il fait naître en elle. Et que dire des mots qu’il prononce… L’anglais avait toujours été doué avec les mots, la poésie de ses chansons le prouvait mais ceux qu’il offre à Spencer aujourd’hui lui vont droit au cœur. Il reconnaît ainsi que leur relation n’est pas parfaite mais qu’elle veut quand même dire quelque chose. Et au fond, c’est tout que Spencer avait besoin d’entendre. Ou plutôt Serena, car l’espace d’un court instant, elle redevient la jeune fille amoureuse de vingt ans qu’elle était quand elle portait encore ce prénom, riant à la blague de Nate sur les sérénades un peu bêtement. La jeune fille fascinée par la personnalité du musicien, attirée par sa belle gueule. En une soirée, il a fait disparaître la rancune inconsciente qu’elle éprouvait encore à son égard et ce qui se passe ensuite ne semble être que la suite logique de ce changement d’état. La coiffeuse initie un baiser auquel Nate réponds avec tendresse. Leurs lèvres se chevauchent avec douceur, avec précaution comme si c’était la première fois qu’elles se rencontraient. Ce n’était évidemment pas le cas mais ce baiser n’était comparable à aucun de ceux qu’ils avaient déjà échangés. Il donnait l’impression à Spencer d’être de retour à la maison après un long voyage mais aussi d’approcher quelque chose de nouveau. Il ouvre une possibilité. Quelque chose qui donne le vertige à l'anglaise. Les joues brûlantes, elle sent le sang palpiter au bout de ses doigts, de sa nuque, de ses tempes tandis que le souffle vient à lui manquer.

Nate s’écarte alors doucement murmurant encore une fois des mots simples mais efficaces tandis que leur visage restent proches l’un de l’autre dans l’obscurité. Une faible distance mais une distance suffisante pour que la rousse retrouve un rythme cardiaque normal et ses facultés de réflexions. Et c’est soudainement l’image de Kainoa qui s’impose au sein de son esprit restauré. Elle ferme les yeux. Elle aimait le gallois. Oh bien  sûr, elle aimait Nate mais elle aimait encore plus Kainoa. Même s’il ne l’avait pas choisie. Elle avait beau avoir essayé de réprimer ses sentiments, il n’y avait rien à y faire. Plus elle s’entêtait, moins ça fonctionnait. On ne pouvait pas cesser d’aimer quelqu’un juste parce qu’on l’avait décidé, c’était impossible. Et elle ne pouvait tout simplement pas faire du mal à Nate juste pour se voiler la face sur ce point, même si elle se dit que sur la durée, elle pourrait retomber amoureuse. Sauf qu’il mérite mieux. Alors, se détestant d’avance pour ce qu’elle va faire, elle s’écarte doucement de lui. « Tu m’as manquée aussi… » Murmure t-elle à son tour, sentant son cœur se briser en mille morceaux car elle réalise que si le musicien fait tout ça, ce n’est pas uniquement pour la consoler. Il semble avoir des sentiments bel et biens réels. Et elle s’apprête à les piétiner. Le monde était injuste, vraiment. Elle aurait voulu pouvoir le choisir lui, plutôt que de briser l’instant les laissant chacun repartir de leurs côtés avec un cœur brisé. Et puis l’ironie du destin n’était-elle pas magnifique ? Nate semblait enfin ressentir ce qu’elle avait toujours voulu qu’il ressente pour elle mais c’était un mauvais timing si on voulait parler crument. « Mais je… je n’aurai pas dû t’embrasser. Ce n’était pas correct. Parce que… c’est lui que j’aime. » Le dire à voix haute est pénible. Mais ce n’est rien à côté de la honte que ressent l’anglaise. Elle avait initié leur baiser et maintenant, elle rejetait Nate. Pire, elle l’avait vu souffrir après sa rupture avec Harlow mais elle venait quand même d’en remettre une couche. Elle se fait l’effet d’une fille qui ne sait pas ce qu’elle veut, d’une hypocrite qui joue avec les sentiments des autres alors qu’elle leur reproche de faire de même avec les siens. Elle plonge sa tête entre ses mains. « Je suis désolée… Vraiment désolée. » Elle espérait qu’il allait s’énerver sur elle, car elle le méritait complètement. Et peut être que finalement, il  n’allait pas tarder à aller voir un tatoueur hilare pour faire changer le T de Serenate en un D… Elle venait de tout gâcher et le pire, c’est qu’elle n’était même pas certaine d’avoir fait le bon choix.

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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Ven 12 Fév - 23:18

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Ce baiser, j'en rêvais depuis un moment déjà sans pour autant en avoir conscience, alors quand Spencer s'approche doucement et que ses lèvres si douces viennent à la rencontre des miennes, c'est un soulagement, une envie terrible qui s'assouvie enfin. Elle s'est frayée son chemin jusque dans mon coeur alors que je ne pensais pas ça possible et elle y reste, figée, ancrée, encrée. Je l'embrasse comme si j'avais toujours attendu ça, mais sans me presser, justement pour en savourer chaque seconde qui passe. Elle n'a pas tant changé que ça, Spencer, si on met de côté le changement d'identité, pourtant, ce soir, j'ai l'impression de la redécouvrir et c'est certainement le plus étrange. Je me délecte de sa bouche et de son parfum, de ses caresses, quelques secondes de plus jusqu'à la délaisser pour lui susurrer quelques mots. Des mots honnêtes qui n'ont jamais été aussi vrais qu'aujourd'hui. Et je me retrouve bêtement à me dire que les choses auraient pu être tellement meilleures si à l'époque je n'avais pas été ce gros connard égocentrique et buté que j'étais. C'était mieux d'avoir l'air célibataire et détaché, pour les groupies, mais c'est le genre de comportement qui finalement colle à la peau et devient indissociable du reste. La pauvre Spencer en a fait les frais.
Elle se recule à son tour et je la regarde, admirant ses traits fins et remarquant avec douleur qu'ils n'expriment pas ce que je désirerais. Les mots qu'elle exprime sont différents de ce que son regard me fait comprendre. On ne regarde pas quelqu'un comme ça s'il nous a vraiment manqué. Les yeux pétillent dans cette situation, mais pas là. Les yeux de Spencer se font tristes, et déjà fuyants, donc je sais ce que je dois en déduire. Pourtant, je ne suis pas prêt. Pas encore. J'aurais voulu profiter de cet instant que je jugeais précieux un peu plus longtemps. J'aurais tellement aimé l'embrasser encore une fois, juste pour ne pas qu'elle poursuive ce qu'elle s'apprête à dire, mais je n'en fais rien. Je l'observe avant de baisser les yeux, un peu déçu, mais sans pour autant lui en vouloir. Ce n'est pas possible d'en vouloir à Spencer, ça ne l'a jamais été et ça ne le sera jamais.
Et il arrive. Le terrible « mais ». Il est odieux, celui là. Cette conjonction de coordination qui annonce un élément que je ne veux pas entendre. Pourquoi on ne s'arrête pas avant ? Pourquoi est-ce qu'elle poursuit ? Je suppose que c'est parce que la jeune femme est honnête et qu'elle ne peut pas vivre un mensonge. C'est tout à son honneur. Après tout, c'est un peu comme quand j'ai avoué à Harlow que j'avais embrassé Abbey… Spencer peine à faire sa déclaration, mais elle l'achève et je me pince les lèvres dans un premier temps, préférant me muter dans le silence. Elle s'excuse, ensuite, et j'esquisse un sourire contrit.

« Kainoa. »

Si je n'en veux pas à Spencer pour ce qu'elle me fait endurer, j'en veux au Baxter. Parce qu'il est arrivé dans sa vie trop tôt, parce qu'il l'a séduite sans le vouloir, probablement, et qu'en faisant ça, il ne m'a pas laissé le temps dont j'avais besoin pour la reconquérir. Il m'a laissé tout juste le temps de me rendre compte que je voulais la reconquérir, tout ça pour qu'elle m'échappe, préférant choisir le Gallois à celui qu'elle a déjà connu, autrefois. Foutu scientifique. Pourquoi est-ce qu'il lui plait ? Je ne veux même pas savoir la réponse à cette question en fait. Tranquillement, je m'avance de la table basse pour me resservir un verre de gin que je descends sans attendre, cul sec. Peut-être que ça fera un peu passer la peine. De toute façon, ce n'est pas comme si je n'y étais pas habitué. Au moins, cette rencontre avec la belle Anglaise m'aura fait comprendre que je suis encore capable d'aimer, même si je ne le suis pas en retour. Les lèvres pincées, je soupire doucement avant d'oser recroiser son regard. Je pose une main sur son épaule pour qu'elle relève la tête enfouie entre ses mains, j'ajoute, me sentant un peu bête.

« Si je t'aime, je te laisserai aimer qui tu veux. »

Mais si je l'aime, alors je ne crois pas pouvoir rester plus longtemps sur place parce qu'à nouveau, une douleur lancinante s'installe dans ma poitrine. Elle est vigoureuse et me fait grimacer. Alors je lance un dernier regard à la belle avant de me relever en rabaissant la manche de ma chemise.

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MessageSujet: Re: Do you still think love is a laserquest ? + Serenate Mar 16 Fév - 18:45

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Il était fascinant de constater à quel point un simple baiser pouvait tout remettre en question. Les lèvres de Nate et Spencer n’étaient restées en contact que quelques instants mais cela avait suffit à la rousse pour comprendre un certain nombre de choses. Encore plus puissant que les deux cadeaux pourtant pleins de sens qu’il lui avait fait, le baiser du musicien avait été une déclaration, un aveu. Il ressentait quelque chose pour elle, sinon il ne l’aurait jamais embrassée avec cette ferveur. Et elle aurait voulu pouvoir recevoir cet ultime cadeau comme il se devait, répondre à l’invitation de Nate avec la même passion. Mais elle en est incapable. Et ça la tue. Elle qui est si altruiste, elle se rend compte qu’elle a été égoïste. Pour ne pas dire cruelle. Elle a réclamé l’amour à Nate et quand il le lui a donné, elle s’est rendue compte que ce n’est pas du sien qu’elle voulait. Elle aurait du mal à se pardonner ce moment. Elle le savait. C’est comme si elle avait décroché une flèche empoisonnée, ravivant les blessures de Nate en tentant de guérir les siennes. Et si leur précédente rupture n’était pas parvenue à briser l’alchimie entre eux, ce moment là le ferait sûrement. Comment pouvaient-ils continuer après cela ? Ils ne pouvaient pas redevenir de simples amis et plus non plus prétendre qu’ils avaient été ensembles mais qu’ils étaient passés à autre chose depuis longtemps. Tout ce qui s’était passé ce soir prouvait que ce n’était pas le cas. Elle ne l’avait jamais totalement oublié. Elle avait bel et bien ressenti quelque chose pendant leur baiser. Elle avait repoussé l’anglais car elle ne voulait pas lui mentir sur l’état de ses sentiments mais cela ne voulait pas dire que ces derniers n’existaient pas. Ils n’étaient juste pas suffisants. Et il n’y avait rien de plus frustrant.

Nate reste un long moment silencieux avant de murmurer le prénom de son rival avec un sourire amer. Son rival. C’est le mot adéquat et pourtant, il paraît excessif à Spencer. Elle avait toujours trouvé les triangles amoureux ennuyeux dans les comédies sentimentales mais elle en avait construit un sans s’en rendre compte. Et parmi toutes les émotions déchirantes qu’elle était en train de ressentir, l’ennui n’y figurait pas. Faire un choix parmi deux garçons merveilleux ne lui donnait pas l’impression d’être intéressante, ne la flattait pas. Ça lui brisait juste le cœur. C’était un dilemme intenable qu’elle n’aurait jamais voulu expérimenter. Et finalement, elle ne parvient pas à soutenir le regard du musicien. Elle enfouit sa tête entre ses mains ne se donnant pas la peine de confirmer pour Kainoa. Elle reste ainsi, abattue par ce qu’elle vient de faire. Elle entend vaguement Nate se resservir un verre et prend mesure du choc qu’il doit ressentir. Elle lui avait donné toutes les raisons de se faire des espoirs… Ne se rendant même pas compte que cette fois-ci, ses sentiments étaient sérieux. Le silence s’installe et la coiffeuse se dit qu’elle devrait arrêter de sa cacher et gérer la situation mais elle n’en trouve pas le courage. Et finalement, c’est lui qui se tape le sale boulot. Il pousse un léger soupir et Spence sent soudain une main douce sur son épaule. Une douceur qu’elle ne pense pas mériter alors elle fait l’effort de relever la tête. Elle essaye aussi de ne pas pleurer, elle ne s’en sent pas le droit. Pourtant, elle lit la peine dans les yeux de Nate et elle n’est pas certaine de pouvoir le supporter très longtemps. Elle a blessé un être qu’elle aime et c’est plus douloureux que sa propre peine… L’anglais rend les armes en prononçant une seule phrase, faisant mine de s’en aller. Elle devrait dire quelque chose. Poser sa main sur la sienne avant qu’il ne la retire de son épaule mais elle est tétanisée. Alors impuissante, elle le regarde relever sa manche, remettre son manteau et partir les épaules basses. Elle reste prostrée, incapable de le retenir. De toute façon, elle ne pense pas qu’il en ait envie. Elle l’avait perdu de manière sûrement définitive. Et ça faisait mal, très mal. Car il était une partie d’elle et il le serait toujours quoi qu’il se passe.

SUJET TERMINE

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