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The only hope for me is you. Caleb

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew ; nate ; ana-sofia ; lizzie ; jesse ; yevgeniya
TON AVATAR : ella yelich-o'connor
TES CRÉDITS : tumblr - avengedinchains
RAGOTS PARTAGÉS : 1664
POINTS : 2779
ARRIVÉE À TENBY : 16/07/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 19 yo (09.07.98)
CÔTÉ COEUR : escrime
PROFESSION : escrime et la fac de temps en temps
REPUTATION : elle s'est battue avec la petite griffiths ? on ne va bientôt plus pouvoir rien faire pour cette gamine…



MessageSujet: The only hope for me is you. Caleb Sam 16 Jan - 19:49

And it scares the hell out of me
and the end is all I can see


La voix rauque de Bonnie Tyler résonne dans mes oreilles et m'annonce à regret qu'il est vraiment l'heure que je me lève. J'ouvre difficilement les yeux, baille quelques fois avant de trouver le courage de soulever mes couettes. C'est lundi matin et comme toujours, les débuts de semaines sont plutôt rudes, mais ce lundi, il l'est d'autant plus car je me remets petit à petit de ma première gueule de bois. Quelqu'un aurait pu me prévenir qu'ingurgiter autant d'alcool rendait malade au point d'être bon à rien pendant des jours. Cependant, je ne regrette rien de cette soirée passée avec Nia et Milo (ou presque rien…) Heureusement, mon père ne s'est même pas rendu compte de mon état lamentable. En même temps, ça n'a pas été très difficile de le lui cacher puisque j'ai passé tout le week-end sans sortir de ma chambre, trop mal pour oser affronter les rayons de lumières. Ce matin, il est déjà parti au travail et j'en profite pour attendre le dernier moment pour me lever. Je passe rapidement sous la douche, profitant de ces quelques minutes de bonheur avant de retourner dans ma chambre pour m'habiller chaudement afin de faire face à ces températures hivernales. Pour masquer la misère, je prends le temps d'appliquer un peu de maquillage, mais les dernières minutes restantes me servent à appliquer la crème sur ce nouveau tatouage que je viens de me faire. Le pire dans l'histoire, c'est que j'avais tellement bu que je ne me souviens pas d'être passée sous l'aiguille. Pourtant, il est bien là, dans le creux des reins, et j'ai beau avoir frotté, il s'agit bel et bien d'un vrai tatouage. Un tatouage du genre indélébile. Je n'ai plus qu'à passer le reste de ma vie à le cacher - surtout à mon père et à Leslie étant donné que l'encre lui est dédiée.
Je prends mon temps pour mettre la crème cicatrisante sur ce "L" majuscule qui fait à présent partie de moi et je prépare mon sac pour partir en cours. Et c'est quand je suis sur le point de franchir la porte que je me rends compte que quelque chose cloche. Je n'ai pas encore aperçu Sharry et ça, c'est étrange. D'habitude, elle est la première à me saluer au réveil, grattant même à la porte pour réclamer son premier câlin de la journée. Si au début c'était impressionnant de se faire réveiller par un gros Rottweiler d'environ quarante kilos qui saute sur le lit, c'est devenu un rituel emblématique. Le meilleur moment de la journée, même. Et aujourd'hui, elle n'est pas venue. Je m'inquiète, comprenant alors que je suis en train d'être en retard pour le lycée quand je vois l'horloge qui affiche l'heure déjà tardive. Je la cherche dans toute la maison, mais il n'y a que Barla, la chienne de mon père, qui répond à mes appels. Je poursuis mes recherches, jusqu'à entendre des couinements venant du dressing de mon paternel. En la voyant là, je comprends que les choses sont graves. Que s'est-il bien passé pour que la bête se retrouve dans un tel état ? Angoissée à l'idée que quelque chose de grave lui arrive alors qu'elle est encore jeune, je tente de la caresser en lui murmurant quelques douces paroles, mais elle se met très rapidement à grogner et à montrer les crocs. Je recule et tombe à la renverse, choquée. Et sans plus y réfléchir, je sors en courant. Sans surprise, ce n'est pas au lycée que je me rends, surtout pas à cette allure. Je bénis tous les footing que j'ai fait dans ces rues avec mon père et je sprinte jusqu'à l'extérieur du centre-ville, jusqu'à la maison des Donovan, en fait. Mais aujourd'hui, ce n'est pas pour voir mon amie Nia que je toque comme une forcenée sur la porte d'entrée. Je suis à bout de souffle et le vent frais qui fouettait mon visage alors que je courrais à vive allure pour me rendre jusqu'ici m'a fait pleurer. Alors, les yeux embués de larmes, les joues rougies et hors d'haleine, je peux à peine parler au jeune homme quand ce dernier ouvre la porte.
« Je… J'ai… Besoin… De toi. »  
Que je parviens à articuler alors que je me penche en avant, les mains sur les cuisses pour reprendre ma respiration. J'ai parcouru la distance en un temps record, mais clairement, ça se ressent sur mon souffle qui a du mal à se réguler. Je déglutis et je reprends.
« C'est ma chienne… Elle… Elle est malade. C'est grave, je crois. Et… Et… Je peux pas conduire pour l'emmener chez le véto. Mais même si je pouvais, elle est trop lourde pour que je puisse la porter… Et puis… Elle m'a grogné. Elle m'avait jamais grogné. »
J'espère qu'il va comprendre que l'heure est grave et qu'il est mon seul et unique espoir pour résoudre ce problème.

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I'll find my own bravado

I was frightened of every little thing that I thought was out to get me down, to trip me up and laugh at me but I learnt not to want the quiet of the room with no one around to find me out. - signature by anaëlle.
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ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : Miss Choco.
TES DOUBLES : Liam + Lylou + Kainoa + Mona + Sean.
TON AVATAR : Max Irons.
TES CRÉDITS : Isleys + Minori.
TA DISPONIBILITE RP : 1/4
(Ana-Sofia - Nia - Lexia)
À venir : Rhys - Gwen flash-back.
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ÂGE DU PERSONNAGE : 27 y.o. (18.02.90)
CÔTÉ COEUR : Marié à Ana-Sofia.
PROFESSION : Vétérinaire.
REPUTATION : J'ai toujours trouvé qu'il avait la tête sur les épaules. Alors pourquoi diable un mariage aussi précipité avec une femme peu recommandable ?!



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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Dim 17 Jan - 4:43


Du repos. C’était amplement mérité ; du moins, c’était ce que Caleb estimait. Les yeux clos, il était étendu sur son grand lit, savourant simplement sa journée off. Il s’était déjà levé pour aller manger et se débarbouiller, mais il n’avait pas éprouvé le moindre scrupule à venir s’étaler à nouveau dans son lit. Après tout, en plus du trajet entre Tenby et Swansea, il faisait de longues journées à la clinique vétérinaire. Et puis c’était un job autrement plus prenant que celui de pâtissier, qu’il aurait presque pu regretter s’il n’avait pas atteint l’objectif qu’il s’était fixé bien des années auparavant. Non, il aimait son travail. Seulement, parfois c’était cool, d’autres fois, ça l’était un peu moins. Si, les deux premières semaines, Caleb s’était un peu plaint de se voir confier presque uniquement des tâches de stagiaire, il avait vite déchanté quand ses collègues avaient décidé de lui donner des responsabilités plus importantes, comme la chirurgie, pour citer l’exemple le plus marquant. Quelques jours auparavant, un chiot, un labrador, avait été victime d’un accident de la route, résultat : hémorragie interne mais surtout, fracture ouverte. Pendant plusieurs heures d’affilée, Caleb avait assisté un vétérinaire plus expérimenté. Et quand, à la fin, ils avaient eu la certitude d’avoir réussi autant que faire se peut, il avait éprouvé une satisfaction intense. Les joies du métier.

Mais c’était aussi assez fatigant et après plusieurs jours sans s’arrêter, le jeune homme était plus que content d’avoir une journée entière pour lui. Il n’avait pas encore décidé de ce qu’il allait faire, pour la simple et bonne raison qu’il comptait paresser encore quelques minutes. Après, il allait sûrement faire un footing, il en avait bien besoin et ça l’aiderait à décompresser encore plus. Paige passerait la soirée avec lui et en attendant, il trouverait facilement de quoi s’occuper : un moment sur skype avec ses parents, une promenade avec Roxy qui devait s’ennuyer, un baba au rhum qu’il mourait d’envie de préparer et de manger… Et quelques tâches ménagères l’attendaient, malheureusement. Il faudrait qu’il pense à engager quelqu’un, parce que ça l’ennuyait profondément. Avec son nouveau salaire, il pouvait se le permettre. C’était la première fois de sa vie qu’il gagnait quelque chose de confortable et ça lui faisait un drôle d’effet, mais il n’était pas du genre à dépenser bêtement. Non seulement il était en charge de sa petite soeur, mais en plus, il voulait aider ses parents un peu plus, ainsi que sa petite amie. Ils n’étaient peut-être pas disposés à le laisser faire, mais tant pis, il s’arrangerait. Il économisait aussi, parce que le jour viendrait où il voudrait s’acheter sa propre voiture et devrait louer son appartement. Mais au moins, il n’avait plus besoin de se préoccuper de l’argent et ça, c’était une excellente chose.

Alors que les pensées de Caleb erraient vers des sujets plus ou moins intéressants, la sonnerie de la porte d’entrée lui fit ouvrir brusquement les yeux. C’était répétitif et insistant, ce qui signalait d’emblée une urgence. Aussitôt, le vétérinaire sauta de son lit et enfila seulement un jean, ne se préoccupant pas outre mesure du fait qu’il était torse nu. Il appréhendait plutôt ce qui se passait en bas et, quelques secondes plus tard, après avoir dévalé les escaliers quatre à quatre, il ouvrait brusquement la porte d’entrée. « Deborah ? » s’écria-t-il, ahuri. Immédiatement, il pensa au pire : était-il arrivé quelque chose à Nia, à sa petite puce ? Non, pitié, non. Il ne s’en remettrait jamais. « Qu’est-ce qui se passe ? » L’adolescente était à bout de souffle, les cheveux emmêlés, les yeux remplis de larmes. Elle le faisait carrément paniquer, même s’il s’efforçait de ne rien en montrer. Dès qu’elle évoqua sa chienne, il comprit pourquoi elle avait besoin de lui. Les sourcils froncés, il l’écouta jusqu’au bout. Mais il n’avait pas besoin de réfléchir. « J’attrape un truc pour m’habiller et on y va. Installe-toi dans ma voiture… Les clés sont là. » Moins de trois minutes plus tard, entièrement habillé, après avoir bien vérifié que Roxy était dans la maison, Caleb rejoignait Deborah dans la voiture et ils partirent pour le centre-ville. « T’avais rien remarqué avant ça ? Elle bouge pas du tout ? Est-ce que tu l’as touchée quelque part ? Est-ce qu’elle était sortie de l’appartement avant d’être malade ? » La réponse à ces quelques questions l’aideraient à faire preuve de discernement et à éliminer d’office quelques causes probables de l’état de la chienne. En arrivant dans l’appartement des Weston, le Donovan la suivit et découvrit alors un gros Rottweiler couché. Il se pencha vers elle et l’observa pendant quelques secondes, visiblement très concentré, cherchant à la diagnostiquer. « Le trouble moteur le plus classique chez les chiens, c’est la hernie discale. Il arrive qu’elle s’installe brutalement en quelques heures, causant une douleur intense et des difficultés au déplacement. J’ai bien l’impression que c’est ce qui lui arrive. » Il se redressa promptement. « Il faut que je lui fasse passer une radio pour en être certain. Mais pour ça, il faut aller à Swansea. Tu me laisses y aller, ou tu viens avec moi ? »

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On peut donner bien des choses à ceux que l’on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m’as donné le plus précieux de tout : le manque. Il m’était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais tu me manquais encore.


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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Dim 17 Jan - 12:07

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Je n'ai jamais eu aussi peur pour Sharry de toute ma vie. Comment j'aurais pu m'imaginer que cette chienne, si robuste et si imposante puisse un jour devenir aussi mal en point ? Je me souviens d'ailleurs de ce jour qui a signé ma rencontre avec le Barrow : alors que je la promenais tranquillement, attachée en laisse, il a fallu qu'un enfant jette une branche et que Sharry se jette sur le bâton, m'emportant avec elle dans sa course. Bien évidemment, j'avais fini, étalée dans l'herbe du parc, et c'est Leslie qui était venu me ramener la bête. Plus j'y pense et plus j'ai du mal à me dire qu'il s'agit là du même chien. C'est improbable que cette chienne qui m'avait fait voler il y a quelques mois à peine puisse se retrouver comme ça. Je ne veux pas y croire et le grand frère de mon amie est le seul qui puisse me venir en aide. A condition qu'il soit chez lui, évidemment. Je tambourine à la porte des Donovan et j'attends qu'on vienne m'ouvrir. Si Nia tient sa promesse et qu'elle décide de ne plus sécher les cours, alors elle ne pourra tout bonnement pas m'ouvrir car elle doit être en train de moisir dans notre cours de mathématiques. Par chance, son frère est bel et bien présent, même si j'ai l'impression de le déranger. Egoïstement, je me moque bien de ce qu'il pouvait être en train de faire du moment qu'il vienne soigner mon bébé. Et il a l'air de bien vouloir m'aider. A ses mots, je vais m'installer dans sa voiture en attendant qu'il revienne et je profite de ces quelques minutes pour me remettre de mes émotions et surtout, me remettre de cette course contre la montre. Je me retrouve incapable de penser à autre chose et quand le jeune homme revient en me posant des questions, je me sens de plus en plus mal, voire coupable, quand je remarque que la troisième guerre mondiale aurait pu éclater sans que je ne m'en rende compte tellement ma gueule de bois était puissante.
« Euh… Eh bien, je ne sais pas. J'ai pas fait attention ce week-end… J'ai passé tout mon temps dans mes révisions, je ne suis quasi pas sortie de ma chambre. » Il faut ce qu'il faut. Je ne vais pas avouer à Caleb que j'ai picolé comme un trou alors que j'étais avec sa petite soeur. « Je pense que mon père a dû la promener hier soir. » J'essaye de me remémorer les événements. « Je l'ai caressé vers la nuque. Et c'est là qu'elle m'a grogné, alors j'ai arrêté. »
S'il lui arrive quelque chose, je ne me le pardonnerais jamais. Comment ai-je pu être aussi aveugle de tout le week-end ? Et pourquoi mon père ne m'a-t-il pas dit qu'elle était aussi malade ? Peut-être qu'il ne l'a pas remarqué... Après tout, Sharry ne le porte pas dans son coeur et il le ressent fortement. On arrive à la maison et Caleb vient me suivre jusqu'à la chambre de mon père, là où elle se cache. L'avantage qu'elle se soit cachée dans la chambre de mon père et pas dans la mienne, c'est que le Donovan n'a pas à se retrouver face au bordel organisé qui habite mes quatre murs. Là, dans la chambre du policier, il y règne rangement et odeurs masculines. Je m'écarte pour que le brun puisse faire un premier diagnostique et, collée contre le mur, je suis de plus en plus nerveuse.
« Mais elle n'a que 4 ans… Elle ne peut pas être malade, hein ? »
Je m'accroche à cet espoir que la jeunesse est synonyme de bonne santé, même si je sais pertinemment que c'est illusoire. Je commence presque à regretter de ne pas assistée à tous mes cours de SVT, sinon, je comprendrais peut-être avec plus de facilité les mots du vétérinaire. La lèvre tremblante, je l'écoute me dire qu'il faut l'emmener jusqu'à Swansea. Je déglutis. Pourtant, le choix est vite fait. Je ne vais pas laisser ma princesse seule, peut importe si je sèche les cours. Au moins, aujourd'hui, la raison est valable et peut-être que mon géniteur ne m'en tiendra pas rigueur.
« Swansea ? Mais elle va avoir mal pendant toute la durée du trajet. Je… Je viens avec toi. C'est pas que j'ai pas confiance, mais je peux pas la laisser toute seule. »
Suivant les conseils du professionnel, je lui laisse la voix libre pour qu'il puisse transporter la pauvre bête qui continue de couiner sans s'arrêter. Au moins, même si elle a l'air de souffrir, elle est moins agressive… Certainement qu'elle a compris que nous ne lui voulons aucun mal, qu'au contraire, nous cherchons à l'aider.
Au bout de quelques minutes, enfin calmée, je me retourne vers le Donovan.
« Est-ce qu'elle va aller bien ? J'veux dire… Tu penses que c'est grave, ou pas trop ? »

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Dim 17 Jan - 23:04


Il aimait les animaux. Il avait toujours aimé les animaux. C’était logique, vu le métier qu’il avait choisi… S’il n’avait pas été aussi passionné, Caleb aurait abandonné depuis longtemps. Les études étaient difficiles, sélectives, les places restreintes ; en plus, après le lycée, il avait commencé à bosser à mi-temps parce que ses parents n’avaient pas beaucoup les moyens. Heureusement qu’il avait été boursier ! Sinon, il n’aurait sans doute jamais pu s’en sortir et devenir enfin ce qu’il rêvait d’être. Oui, vétérinaire, c’était un truc qu’il voulait depuis tout gosse et il s’était fixé des objectifs et des priorités pour y arriver. Alors maintenant, jour de repos ou pas, ce n’était pas ce qui allait l’empêcher d’accomplir son devoir. C’était même plus que ça : il avait envie de faire des efforts pour sauver cette petite (enfin, grosse) bête. Et même s’il avait traîné des pieds, il lui aurait sans doute suffi de voir le visage défait de Deborah et de sentir le désespoir qui sortait par tous les pores de sa peau pour accepter. Il n’avait même pas réfléchi. Bien sûr qu’il allait faire de son mieux pour soigner sa chienne !

La première chose à faire, c’était d’établir un diagnostic. Caleb avait bien sa petite idée, mais il n’était sûr de rien. Or, il fallait absolument qu’il obtienne des certitudes avant d’aller plus loin. Il commença par poser des questions à Deborah, histoire d’essayer d’établir un peu le contexte. La première réponse était un mensonge. Ça commençait bien… Un peu hésitant, le jeune homme lui jeta un coup d’oeil à la dérobée. Ce qu’elle disait n’avait peut-être rien à voir avec sa chienne à proprement parler, mais pour avancer dans la bonne direction, il fallait qu’il puisse se fier à ses propos, quels qu’ils soient. Or, il savait pertinemment qu’elle n’avait pas passé tout le week-end enfermée dans sa chambre et encore moins pour les révisions. Il ne la connaissait peut-être pas très bien, mais suffisamment en tout cas pour savoir que l’école, ce n’était pas vraiment son truc. Alors non, il ne fallait quand même pas pousser le bouchon trop loin. « Deborah… Si je te demande ça, c’est pas pour me mêler de ce qui me regarde absolument pas… Mais si tu commences par être sincère, ça peut m’aider pour ta chienne, crois-moi. » Il savait qu’elle était allée à une fête avec Nia et le petit frère de Paige, pour la simple et bonne raison que Nia lui demandait toujours la permission. Après tout, elle était sous sa responsabilité et il avait beau être très protecteur, il ne voulait pas l’empêcher de s’amuser comme lui-même l’avait fait à son âge. Alors, sans être au courant des faits et gestes de sa petite soeur, il était certain qu’elle avait participé à une soirée avec Deborah… Sauf si Nia lui avait menti. Mais ça l’aurait étonné. Il y avait des choses qu’elle ne lui cachait pas, du moins osait-il l’espérer.

Sans s’attarder davantage sur ces préoccupations d’adolescentes, Caleb encaissa un maximum d’informations dans son cerveau. Il ne voulait pas le dire à haute voix, mais le fait que la chienne ait réagi quand Deborah avait touché sa nuque était mauvais signe. La colonne vertébrale était sans doute atteinte, ce qui expliquait facilement la difficulté à se déplacer. Auprès du pauvre animal, ses craintes se confirmèrent. Il ne fallait pas perdre de temps. « Quatre ans, tu dis ? Hmm… C’est vrai que normalement, les hernies discales surviennent plus tard. Et plutôt chez les chiens courts, en plus… Mais… Je crois avoir une explication. » Mais avant de s’étendre, il voulait qu’une décision soit prise. Il n’avait pas de pouvoir réel sans le consentement de la maîtresse. Il évoqua Swansea, parce que c’était encore le lieu le plus proche pour bien travailler. Oui, c’était loin, mais ils n’avaient pas le choix. « Je sais et j’en suis désolé. J’ai bien des médicaments chez moi, mais je peux rien lui donner avant d’être sûr de ce qu’elle a. Avant une radio. » Elle acceptait. Elle allait l’accompagner. Tant pis pour l’école ; il y avait des priorités dans la vie. « T’inquiète. C’est mieux que tu sois là, en fait. Elle sent que je lui veux que du bien, mais elle sera plus rassurée avec toi dans les environs. Elle s’appelle comment ? » Le vétérinaire se pencha alors vers la chienne en lui parlant avec une douceur infinie. Il la souleva le plus délicatement possible, s’efforçant de la tenir droite, pour la bonne raison qu’il pensait que sa colonne vertébrale était touchée. Elle n’était pas si lourde que ça. « Tu m’ouvres, s’il te plaît ? » Quelques minutes plus tard, Sharry était installée aussi bien que faire se peut, à l’arrière du véhicule des Donovan. Le trajet commença alors et Caleb préféra ne pas parler, pour laisser Deborah tranquille. Au bout d’un certain temps, ce fut elle qui ouvrit la bouche. Il prit le temps de réfléchir avant de répondre. « Je crois que c’est grave, mais qu’on peut la soigner. Elle est vigoureuse, ça se voit.  » Il lui posa d’autres questions sur la chienne, mais juste pour la distraire un peu : si elle avait un jouet préféré, ce qu’elle aimait manger, quel était son caractère… Finalement, ils arrivèrent plus vite que prévu à Swansea, à la clinique vétérinaire où il bossait. Après avoir parlé aux responsables, le Gallois obtint rapidement l’autorisation de faire le nécessaire et il commença par une radio. Quand il ressortit pour voir Deborah, il s’efforça de rester positif. « Elle a bien une hernie discale. Je peux t’expliquer ce que ça veut dire, te dire par quoi elle a été causée et quelle partie exacte du corps est endommagée, mais ça peut attendre après. Pour l’instant, la seule chose que je veux tu comprennes, c’est qu’il faut que je l’opère. Est-ce que j’ai ton accord, ou est-ce que j’ai besoin aussi de celui de ton père ? »

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Lun 18 Jan - 20:15

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« Oui, bon c'est bon, j'ai passé le week-end à dormir, ok. »
Avoue-je en soupirant, de mauvaise foi. J'aurais dû me douter que le Donovan n'allait pas me croire. Après tout, ça devient de plus en plus difficile de faire avaler ce genre de mensonges depuis que je glisse à tout-va à quel point je méprise l'école et l'éducation scolaire en général. D'autant plus que Nia a dû lui dire que nous étions sorties ensemble. Lui a-t-elle avoué également les gages que nous nous sommes donnés chacun notre tour, Milo, elle et moi…? Ces gages qui sont allés assez loin au point que je me retrouve avec une écriture permanente dans le bas du dos ? Je sais qu'elle partage une relation pratiquement proche avec son grand frère - le genre que je ne peux pas connaître étant donné que je suis fille unique - mais dans le fond, j'espère qu'elle ne lui raconte pas tout non plus. Quand je lui présente la chienne, je remarque à grands regrets que son état ne s'est pas du tout amélioré depuis que je l'ai quitté pour partir chercher le vétérinaire. Je me mords l'intérieur de la joue, priant pour qu'il me donne une bonne nouvelle, mais ce qu'il en ressort n'a rien de particulièrement réjouissant. Au contraire. Lui même a l'air de trouver qu'elle est trop jeune pour ce genre de symptômes. Pourtant, il est clair qu'elle souffre et qu'il faut faire quelque chose. Alors sans vraiment réfléchir aux conséquences, je prends des décisions et je dis à Caleb que je l'accompagne jusqu'à Swansea où il pourra un peu mieux s'en occuper. De toute façon, ce n'est pas comme si j'avais le choix. Maintenant que je sais qu'il faut l'emmener d'urgence jusqu'à la clinique dans laquelle travaille le Donovan qui se trouve à plus d'une heure d'ici, je ne peux pas rester ici et aller au lycée tranquillement. Je ne suis pas tranquille. J'ai l'esprit perturbé. Et Caleb le comprend bien vite. Je réponds à ses questions, lui donne son nom et je pars vite chercher son carnet de santé qui doit traîner quelque part dans les tiroirs du salon. Il transporte la chienne jusqu'à l'arrière de sa voiture et je leur emboîte le pas, sans oublier de fermer la porte de la maison à clé derrière moi. Alors qu'il démarre l'auto, je ne cesse de me retourner pour regarder Sharry, lui adressant des sourires mielleux et des mots sur un ton gâteux. C'est un vrai bébé que je deviens quand je suis en présence de ma bête et aujourd'hui n'échappe pas à la règle, même si je crève de peur que son état n'empire. Elle est déjà assez faible comme ça… Les paroles de Caleb sont à la fois réconfortantes et angoissantes, alors je préfère ne pas trop me formaliser et attendre que le temps passe pour en savoir plus. Mais l'attente est longue. Terriblement longue. Une fois à la clinique vétérinaire, le Gallois emmène Sharry loin de moi et mon coeur se serre un peu plus à chaque seconde qui passe. Je joue nerveusement avec mon collier et j'envoie quelques textos aussi, pour passer le temps et m'occuper. Je préviens par la même occasion que je ne vais pas pouvoir aller au lycée et qu'il faut que quelqu'un me prenne les cours. La réaction la plus étonnante est sans conteste, celle de mon père qui ne m'engueule pas et qui semble même inquiet de l'état du Rottweiler au point qu'il est prêt à prendre son après-midi de congés. Je suis surprise, mais aussi un peu soulagée de voir qu'il y tient tout de même malgré ses "rouspetades" incessantes.
« Oui, oui bien sûr que tu as mon accord. » Dis-je d'une voix suraiguë qui trahit mon angoisse. « Pour mon père… C'est bon aussi. Il va venir. Il viendra régler. »
Parce que oui, j'oublie que la vie n'est pas faite de services et que de temps à autre, il faut mettre la main à la patte. L'ennui, c'est que je n'ai aucun argent pour régler l'opération où quoi que ce soit. Alors sans en être sûre, oui, je dis que mon père viendra et qu'il s'en chargera.
« Il faut que… »
Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que j'éclate en sanglots. Je ne pensais pas que c'était possible de s'attacher autant à un animal, pourtant, j'ai l'impression de verser plus de larmes pour Sharry à l'instant présent que ce que j'ai bien pu verser pour ma mère quand j'ai appris son accident. Ce n'est pas le cas, mais j'ai quand même la gorge nouée et je prends un mouchoir de ma poche, reniflant bruyamment avant de reprendre, confuse.
« Désolée… Fais ce qu'il faut. Juste… Tu crois que c'est de ma faute ? Parce que je l'emmenais courir avec moi ? Je l'ai trop fait forcer ? » Je referme la bouche, cherchant déjà un coupable, avant de me concentrer à nouveau sur l'essentiel « Soigne-là et ne reviens pas avant d'être en mesure de me dire qu'elle sera de nouveau en pleine santé, à courir partout et à tirer sur sa laisse comme une détraquée. »


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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Mar 19 Jan - 3:32


Deborah donna à Caleb son autorisation et ce dernier hocha simplement la tête en signe d’assentiment. Déjà, à partir de cet instant-là, il n’avait plus envie de parler, ni de s’étendre en détails pour l’instant inutiles. Il fallait qu’il se mette au travail le plus tôt possible : la rapidité avec laquelle Sharry était prise en charge pouvait lui épargner bien d’autres ennuis de santé. Alors quand la jeune fille évoqua son père qui allait venir régler, Caleb balaya presque sa phrase d’un geste désinvolte de la main. Il savait très bien que ce serait le cas et pour le moment, il ne s’en préoccupait guère. Il ne connaissait peut-être pas très bien Thomas, mais il savait que c’était un flic et il lui inspirait déjà suffisamment confiance pour qu’il autorise sa petite soeur à passer des nuits chez les Weston, de temps à autre. Alors il n’avait pas l’intention de parler facture maintenant ; le plus important, c’était déjà qu’il fasse ce qu’il avait à faire. Pressé de commencer, le jeune homme commençait à tourner les talons quand Deborah éclata soudain en sanglots. Sentant son coeur se serrer, devinant qu’il ne pouvait pas l’abandonner à son triste sort sans murmurer au moins quelques mots de réconfort, Caleb passa une main dans le dos de l’adolescente. Il comprenait qu’elle soit bouleversée. Il comprenait l’attachement aux animaux. Il n’avait eu Roxy que récemment, mais elle avait déjà pris beaucoup de place dans sa vie et dans son coeur. C’était normal de vouloir pleurer… Elle allait même jusqu’à culpabiliser. « Non, c’est pas de ta faute. Après, je t’expliquerai un peu ce qui s’est probablement passé et les précautions à prendre. Mais c’est pas à cause de toi. L’exercice, c’est bien. » Il lui adressa un sourire qui se voulait rassurant. « Hey… Je te promets de faire de mon mieux, ok ? » Il pouvait difficilement promettre autre chose. « C’est pas une opération si compliquée. » Elle demandait juste une minutie et une concentration extrêmes… Comme bien souvent. Désireux de ne pas trop s’attarder, le vétérinaire conduisit Deborah dans la salle d’attente, puis fit un signe à l’une des secrétaires de la clinique. Il lui murmura quelques mots à l’oreille, pour qu’elle s’occupe un peu de la demoiselle. Il lui donna notamment un billet pour qu’elle puisse aller acheter à Deborah à boire et de quoi grignoter. Elle n’avait sûrement pas faim, mais il était important qu’elle garde des forces. « Je sais pas combien de temps ça prendra. Sois patiente, d’accord ?  »

Sans perdre davantage de temps, Caleb laissa la brunette. Et le travail commença : se désinfecter, s’habiller comme il convenait, endormir Sharry et briefer l’assistante qui serait à ses côtés. En faisant la radio, il avait repéré quelle partie de la colonne vertébrale était touchée. Il s’agissait de la charnière thoracolombaire, un cas assez classique, mais qui n’en était pas moins dangereux. Il fallait retirer le matériel discal pour décomprimer la moelle épinière. Bien entendu, c’était délicat et le Donovan prit son temps pour être méticuleux et ne rien laisser au hasard. Des erreurs pouvaient entraîner des conséquences graves et ce n’était pas quelque chose qu’il risquait d’oublier. Tout à son travail, n’échangeant que de brefs propos avec son assistante, Caleb ne vit pas le temps passer. Mais un bon moment s’écoula sans aucun doute avant qu’il ne pousse un soupir de soulagement et puisse relever la tête. Il avait terminé. C’était fini. Et ça s’était bien passé. Maintenant, il avait des conseils à donner aux maîtres pour que la Rottweiler s’en remette entièrement. Au moins, même si une hernie aiguë causait des douleurs plus intenses, elle n’était pas censée être récurrente, sauf si les recommandations n’étaient pas suivies. Satisfait, Caleb laissa l’assistante s’occuper des instruments à nettoyer. Il se débarrassa de ses gants, de sa blouse et tout ce qui servait à protéger son visage et sa tête en général, puis passa à nouveau par le stade « désinfection ». Il était fatigué, il se sentait courbaturé, mais il était content. Alors, sans prolonger la torture davantage, il rejoignit la salle d’attente. Avec de grands yeux effrayés, Deborah lui sauta presque dessus. « Tout va bien ! Tout va bien. Elle dort. J’ai retiré ce qui lui faisait mal. » L’intense soulagement de la lycéenne faisait plaisir à voir. « Par contre, elle aura besoin de repos. Un repos complet pendant quinze jours, puis quinze autres jours en convalescence sans effort. Et surtout, il est important qu’elle ne saute pas… Je veux dire, dans les escaliers, du haut d’un lit, peu importe. Vu son poids, si les disques invertébraux sont trop fréquemment sollicités, ils finiront par ne plus jouer correctement leur rôle d’amortisseurs. En gros, je crois que c’est ce qui s’est passé. Elle a dû faire une mauvaise chute. Est-ce que ça te dit quelque chose ? Bref, le disque cartilagineux, présent entre chaque vertèbre, peut se déformer et comprimer et léser la moelle, présente dans le canal rachidien. » Le Gallois avait conscience qu’il utilisait des mots qu’elle ne comprenait pas forcément, mais il espérait qu’elle avait quand même compris ce qu’il essayait de lui dire, en gros. « Est-ce que ton père est là ? Je peux lui expliquer à lui aussi… »

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Mar 19 Jan - 15:04

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Déjà j'ai peur que ce soit mon comportement un peu trop insouciant qui ait causé le malêtre de Sharry. Pourtant, je me souviens encore avoir spécialement demandé un Rottweiler à ma mère, il y a quelques années de ça à cause de leur vigueur et leur énergie à revendre. "Elle pourra te suivre dans tes courses" qu'elle disait alors que nous sortions de l'élevage. Et c'était le cas. Jusqu'aujourd'hui. Le Donovan essaye de me faire prendre conscience que je n'y suis pour rien, mais ça ne m'empêche pas de faire mentalement la liste de toutes les choses que je n'aurais peut-être pas dû faire avec la chienne. Il faut dire que la jeunesse de Sharry fut très sportive, comme la mienne. Ma mène aimait bien nous emmener dans des petits bouts de paradis, parfois difficiles d'accès. C'était une bonne façon de combiner son métier de photographe et des activités qui me plaisaient. Les rivières, les montagnes, les plaines… Ma mère les prenait en photo tandis que moi et Sharry nous amusions comme des petites folles. Les lèvres pincées en pensant à ces agréables souvenirs, je regarde le Donovan, mal à l'aise d'avoir éclaté en sanglots comme ça, devant lui, mais je ne vais pas jusqu'à lui reprocher de rester quelques secondes de plus à mes côtés au lieu de courir pour opérer la bête. Même si je ne l'avouerais jamais et que je me sens drôlement bête d'avoir pleuré devant le Gallois, il est vrai que ces quelques mots suffisent à me remettre un peu d'aplomb. Quand il repart enfin, me conduisant finalement vers la salle d'attente, je comprends que je vais devoir prendre mon mal en patience. Ce n'est pas gagné. Je commence simplement par m'asseoir sur l'une des chaises peu confortables de la salle en attendant que le temps passe. Avant de s'éclipser il s'arrête vers une jeune femme en uniforme et il lui glisse quelques mots à l'oreille que je ne perçois pas, mais je sais d'avance que ça ne me plaira pas. Il s'en va et je suis bien trop préoccupée pour lire tranquillement les magazines animaliers posés sur la table basse. Je fais les cent pas dans la petite salle et quand la secrétaire vient me voir, je ne tarde pas à la congédier de façon brutale.
« T'as pas un vrai job ? » Crache-je alors qu'elle veut simplement se montrer aimable et réconfortante. « J'ai pas besoin de baby-sitter. »
Le tact, ce n'est pas pour moi et je comprendrais si jamais Caleb se prend une soufflante à cause de moi. Pourtant, il a eut tort de me faire traiter comme une enfant alors que je n'en suis pas une.
Je soupire alors que je trouve le temps interminable et je comprends mieux pourquoi le frère de Nia a fait appel à ma patience. Elle est mise à rude épreuve, c'est le moins qu'on puisse dire.
Le jeune homme refait surface et je relève la tête, à la fois effrayée à l'idée du verdict, mais également heureuse que l'opération soit enfin terminée. Sans me faire prier, j'accours vers lui et il me donne directement une bonne nouvelle : elle va bien. Je suis soulagée si bien qu'un grand sourire vient se coller à mes lèvres alors qu'un grand soupire s'en échappe. C'est comme si j'avais été privée d'oxygène depuis qu'il était parti et que grâce à cette nouvelle, je peux à nouveau respirer.
Le brun poursuit et par moment, j'ai l'impression de ne plus énormément suivre ses paroles. Un sourcil arqué, je comprends des miettes de phrases grâce auxquelles, je saisis l'essentiel de sa pensée. J'encaisse les informations, hochant la tête, pensive, alors qu'il émet les recommandations. Je reste attentive même si par moment, il ne parle plus le même langage et que je trouve ça marrant, de le voir utiliser ce genre de mots, pourtant, je suis vexée quand il évoque mon géniteur.
« Parce que tu crois qu'il comprendra mieux que moi ? C'est un flic hein… Pas un neuroscientifique. » fis-je en levant les yeux au ciel. « Mais il est sur la route, il a été un peu retenu au travail, il ne devrait plus tarder, maintenant. » avoue-je.
Le plus perturbant dans l'optique de voir mon père débarquer ici, c'est que j'en ai envie. J'ai envie qu'il franchisse cette porte et qu'il ait l'air touché par ce qu'il se passe, que pour une fois, nous soyons sur la même longueur d'onde, que pour une fois, nous soyons connectés. Rien qu'un peu.
Cependant, je profite du peu de temps qu'il me reste pour mettre au point quelques derniers détails.
« Au fait… Merci. Merci de l'avoir soignée… Mais, dis-moi… Sharry n'a pas à passer la nuit ici, hein ? On pourra la ramener à la maison ? »

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Mer 20 Jan - 3:34



En laissant Sharry endormie et en voyant le grand sourire, ainsi que le soupir de soulagement de Deborah, Caleb ne se rappelait que mieux pourquoi il aimait tant être vétérinaire. Bien entendu, ça n’avait rien d’un métier aussi noble que celui de médecin urgentiste ou de chirurgien comme Savannah Cartwright, par exemple : eux sauvaient des vies humaines, ce qui était tout bonnement incomparable. Pourtant, quelque part, il avait quand même l’impression de faire quelque chose, même si ce n’était pas aussi important. Et puis, pour beaucoup de propriétaires de bêtes, pour tous les amoureux des animaux, les leurs étaient des membres de leur famille à part entière. Pour certains d’entre eux, c’était même les seuls qu’il leur restait, ceux à qui ils s’accrochaient comme à une bouée de sauvetage dans les tempêtes de la vie. Alors oui, Caleb était fier de ce qu’il faisait, surtout dans les bons moments. D’autres événements étaient plus pénibles à vivre : un diagnostic des plus sombres, l’obligation de pratiquer une euthanasie, ou encore l’échec d’une tentative pour sauver un animal. C’était difficile ; mais heureusement, les joies étaient quand même plus nombreuses. Et au quotidien, tout n’était pas si compliqué à gérer. En règle générale, le jeune homme devait vermifuger, stériliser ou encore soigner de petites blessures. Le contact avec les animaux, c’était ce qui lui procurait le plus de joie. C’était tellement moins complexe que le contact avec ses semblables !

La réaction de Deborah le prouvait bien. Il se serait attendu à ce que ses premières paroles soient des remerciements, comme toute personne normalement constituée l’aurait fait. Mais, à la fin de son mini-discours, la jeune fille semblait plus vexée qu’autre chose, simplement parce qu’il avait évoqué le fait d’en parler à son père. Surpris, Caleb haussa légèrement les sourcils. « Ne me fais pas dire ce que j’ai pas dit. Quand c’est possible, je préfère donner les recommandations à toute la famille » fit-il d’un ton qui n’admettait aucune réplique. D’autant plus que c’était son père qui réglait, alors il estimait que c’était normal… Merde, est-ce que la plupart des filles étaient aussi susceptibles ? Il voulait bien mettre la moindre saute d’humeur sur le compte de la frayeur, de la longue attente ou de quoi que ce soit d’autre dans ce goût-là), mais lui-même ne se sentait pas en état de débattre avec Deborah. Après tout, si elle avait attendu pendant aussi longtemps, lui avait travaillé pendant ce laps de temps et une opération n’était jamais de tout repos. Bien entendu, c’était son job, mais maintenant, lui aussi avait le droit de s’asseoir, de souffler un peu et de lui expliquer ce qu’il en retournait sans qu’elle prenne la mouche.

D’ailleurs, le Donovan décida qu’il était temps qu’il se pose un peu. Il ne s’était pas assis depuis trop longtemps et même si ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait, il savait que ça lui ferait forcément du bien de relâcher un peu la pression sur ses muscles engourdis. Alors il prit place sur l’une des chaises, tout en écoutant l’adolescente parler à nouveau. Quand même, elle lui disait merci… Esquissant un bref sourire, Caleb hocha simplement la tête en signe d’assentiment. Il aurait voulu dire qu’il l’avait fait avec plaisir, mais il ne savait pas si les mots étaient appropriés pour une telle urgence et une telle panique. Et comme elle semblait prendre la mouche un peu facilement, il préféra ne rien répliquer. Il était comme ça, de toute manière. Il choisissait de ne rien dire quand il estimait qu’une réponse complète n’était pas forcément nécessaire. Il l’aurait fait pour n’importe qui, alors encore plus pour quelqu’un qu’il connaissait plus ou moins et que sa petite soeur appréciait autant. « Non, vous pourrez la ramener à la maison. La seule condition, c’est qu’il faut vraiment se débrouiller pour qu’elle ne bouge pas du tout pendant quinze jours complets, même si elle en a envie et qu’elle pleure. Et même après, il faut éviter autant que possible de la faire sauter. Courir, oui, mais pas sauter, sinon, à la longue, ça pourrait arriver à nouveau. » Fatigué, sentant un mal de tête pointer le bout de son nez, le vétérinaire ferma les yeux pendant quelques instants en se massant les tempes. Lors d’une opération, il donnait tout ce qu’il avait. Résultat, après, il n’était plus bon à grand-chose. « Elle ne devrait pas trop tarder à se réveiller. »

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Jeu 21 Jan - 16:55

En tant que son représentant,  Thomas était toujours très respectueux de la loi. Sauf aujourd'hui.  Au volant de son pick up,  il était sûrement en train de commettre bon nombre d'infractions,  notamment en ce qui concernait la vitesse. Mais comment pourrait-il respecter les limitations alors que sa fille avait besoin de lui ? Il voulait être le plus vite possible à ses côtés. Le trajet jusqu'à à Swansea ne lui avait jamais paru aussi long. Le dernier message de Debra lui avant annoncé que Sharry avait besoin d'une opération mais depuis le portable du quadragénaire était désespérément resté silencieux. Il ne pouvait que prier pour arriver le plus vite possible. Au début,  quand Debra lui avait dit que Sharry était malade, il avait cru à une excuse pour sécher le lycée avec sa bénédiction mais il s'était vite senti coupable de penser à sa fille de la sorte. Il avait donc joué la carte de la tolérance et a présent,  il bénissait sa présence d'esprit. Deborah ne lui aurait jamais pardonné s'il l'avait engueulée durant ce moment critique.  Elle ne lui aurait sans doute plus jamais demandé d'aide non plus. Or c'est tout ce qu'il ne voulait pas. Elle devait pouvoir compter sur lui. Toujours inquiet, il arrive enfin, se garant tant bien que mal sur le parking de la clinique vétérinaire.  Il fallait que Sharry aille bien. La situation ne pouvait pas être différente. Il savait combien Debra était attachée à sa chienne. Un attachement qui dépassait la norme. Peut être parce que Sharry lui avait été achetée par sa mère. Il ne comprendrait d’ailleurs jamais ce qui avait pu convaincre Keira qu’acheter un rottweiler à leur petite fille était une bonne idée mais il devait reconnaître que Sharry s’était avérée être de bonne compagnie pour Debra, et peut être même qu’elle avait représenté un moyen de faire son deuil plus rapidement. C’était sans doute une sorte de lien vivant entre la mère et la fille… Quoiqu’il en fût, Debra ne pouvait pas connaître un nouveau deuil, une nouvelle déconvenue. Elle avait beau jouer les adolescentes rebelles, les filles fortes, Thomas devinait qu’elle souffrait et il ne voulait pas que son cœur soit brisé une nouvelle fois… Oui, les choses devaient bien se passer. C’était primordial, nécessaire. Sinon, à sa plus grande honte, Thomas devait avouer qu’il n’aurait aucune idée de comment consoler sa fille… Il se sentait déjà tellement mal d’avoir mis tant de temps à arriver alors que sa fille était sûrement en train de pleurer et d’angoisser toute seule dans une salle d’attente austère…

Il arrive à l’accueil de la clinique, s’adressant à la réceptionniste. « Bonjour, je cherche ma fille. Une adolescente, cheveux noirs, très frisés. Elle doit être arrivée avec le docteur Donovan et une femelle rottweiler ? » Une drôle lueur traverse le regard de la femme mais elle ne fait aucun commentaire, se contentant d’hocher la tête d’un air entendu. « Oui, je vois, ne vous inquiétez pas. Elle est en salle d’attente 3. Vous prenez le couloir là-bas et c’est la deuxième porte à gauche. » Thomas la remercie chaleureusement avant de se précipiter vers la direction indiquée. Il pousse la porte et a la surprise de voir que Caleb est avec Debra. Le vétérinaire est assis sur une chaise, l’air épuisé, se massant les tempes tandis que debout face à lui, Debra le toise avec sa flamboyance habituelle. Ou presque. En y regardant de plus près, il voit que sa fille a les yeux rouges et beaucoup moins d’assurance que d’ordinaire. Néanmoins, elle ne pleure pas à gros sanglots et la présence de Caleb à ses côtés est un autre signe encourageant. L’opération semble terminée et son issue ne doit pas être tragique. Néanmoins, Thomas ne s’autorisera à être soulagé que quand il sera sûr que tout va bien. Il s’approche de Debra, posant une main réconfortante sur son épaule avant de finalement se décider à carrément passer un bras autour de son épaule pour la serrer contre lui. « Mon poussin, désolé, je suis venu dès que j’ai pu… Est-ce que ça va ? » Il est déçu de n’être arrivé que maintenant. Il aurait voulu aider Debra à surmonter l’insupportable attente  qu’avait dû provoquer l’opération. C’est pendant ce moment de stress intense qu’elle avait eu besoin de lui. Et comme d’habitude, il avait échoué à répondre à ses besoins… Ce constat insoutenable ne l’empêche pas de réaliser qu’il manque à un autre de ses devoirs. Il s’approche de Caleb et lui tend une main reconnaissante. « Bonjour Caleb. Merci vraiment merci. » Debra avait dû se sentir bien seule avec un rottweiler de plus de 50 kg sur les bras et il savait que tous les deux devaient beaucoup à Caleb sur ce plan là. L’aide du jeune homme avait été salutaire. Même si Debra aurait pu l’appeler lui en premier et qu’il aurait pu faire le trajet jusqu'ici aussi. Enfin, il comprenait malheureusement  pourquoi il n’était pas le premier réflexe de sa fille vu qu’il avait encore échoué rien aujourd’hui… Chassant ses pensées négatives, il ose enfin poser la question qui fâche. « Comment va Sharry ? »

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Sam 23 Jan - 21:05

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Déjà je suis froissée que Caleb dise qu'il répétera tout ce qu'il me dit à mon père, comme si je n'étais pas assez intelligente pour ressortir ses dires. Evidemment, je ne risque pas de sortir les mots du jargon vétérinaire qu'il emploie, mais ce n'est pas pour autant que je suis trop stupide pour dire qu'elle ne doit pas sauter. Je croise les bras sur ma poitrine, comme pour me défendre de ses paroles, et je relève la tête, fière, un peu trop même, quand il avoue qu'il préfère simplement donner les instructions à toute la famille. Intérieurement, je pense que ça ne servira pas à grand chose d'évoquer les consignes avec le Weston puisqu'il ne porte pas Sharry dans son coeur. Cependant, je ne dis rien. Je ne peux rien dire. Pas quand ce dernier est justement en train de faire la route pour venir nous retrouver. J'aime penser que son mépris pour ma chienne est inexistant, surtout dans de telles circonstances, mais du moment qu'il n'est pas là, j'ai du mal à le concevoir. Beaucoup de mal.  
Je regarde le vétérinaire s'asseoir alors que je reste debout, face à lui, à le regarder et à lui poser de nouvelles questions. J'ai beau être soulagée que Sharry soit tirée d'affaire, je ne suis pas pour autant moins sur les nerfs. La matinée à été éprouvante, c'est le moins qu'on puisse dire. Cette découverte de la chienne le dressing du policier, cette course contre la montre pour arriver aussi vite que possible chez le Donovan, le long trajet jusqu'à Swansea et enfin, l'attente interminable durant l'opération. Alors peut-être que le Rottweiler dort tranquillement, se remettant de son anesthésie, mais pour ma part, je n'ai pas eu une seconde pour décompresser. Une nouvelle idée effrayante me vient à l'esprit : Et si je ne peux pas rentrer avec Sharry avec moi aujourd'hui ? Et si je dois la laisser une nuit entière voire plus dans ces locaux peu hospitaliers ? Et si elle doit passer la nuit dans une cage ? Cette pensée me glace le sang. Hors de question. C'était déjà hors de question que je laisse la chienne seule avec le Donovan, alors ce n'est pas possible que je reparte de cette clinique vétérinaire sans elle. Impensable. Heureusement, le Gallois me répond par l'affirmative. Nous pourrons ramener la chienne à la maison. Un nouveau soupire de soulagement s'échappe de mes lèvres et je hoche la tête aux nouvelles recommandations de Caleb, même s'il ne fait que se répéter. Il doit vraiment me croire stupide pour radoter à ce point. A moins que ça ne soit lui qui devienne trop vieux.
« Ok, je comprends. »
Les bras toujours croisés, je constate que Caleb n'a pas l'air au meilleur de sa forme, cependant, je n'ai pas le temps de m'en préoccuper car j'entends une démarche familière. Je me retourne, l'oreille attentive et je vois bel et bien mon père débarquer dans la salle d'attente. Un petit sourire contrit se dessine sur mes lèvres tandis qu'une nouvelle vague de soulagement m'emporte. Il est là. Vraiment. Il a réellement quitté son poste pour venir me rejoindre. Pour la première fois depuis longtemps, je sens une pointe de reconnaissance à son égard si bien que je ne m'offusque pas quand il m'appelle poussin, et qu'au contraire, j'esquisse un nouveau sourire. Aussi, je me laisse faire quand il passe un bras protecteur autour de mon épaule. Je n'y croyais pas. J'avais beau lire et relire ses texto alors que je faisais les cent pas dans la salle d'attente, je ne pouvais pas m'empêcher de penser que j'allais recevoir un message d'excuse disant qu'une urgence venait de pointer le bout de son nez au travail. C'est le problème avec les policiers, non ? Je hoche la tête un peu timidement à sa question, même si j'ai encore l'impression que je vais craquer comme je l'ai fait devant Caleb maintenant que la pression est retombée.
Comme l'homme honnête qu'il est, mon père vient enfin saluer Caleb et surtout le remercier puis il assène une nouvelle question. Question à laquelle je réponds sans laisser le professionnel s'exprimer.
« Mieux. Visiblement. Elle va pouvoir rentrer avec nous. Par contre elle... »
Et la pression retombe alors le robinet de larmes se rouvre. A coups de gros sanglots, je relâche toute cette accumulation de stress et cette angoisse, sans oublier ce soulagement de voir que le policier est finalement venu. Je sors un mouchoir de ma poche pour essuyer mes joues humides.
« T'imagines pas comme j'ai eu peur quand je l'ai trouvée ce matin... Et puis t'étais pas là. Et... Et j'ai cru que tu ne viendrais pas... Et t'imagines si je ne l'avais pas vu avant d'aller au lycée ? Ou si l'opération s'était mal passée et que Caleb ne puisse pas la soigner ?  »
La crise de larmes passe doucement, mais sûrement, pourtant le mal de tête, lui, est bien présent. Cette douleur causée par cette retenue et cette volonté de ne pas pleurer pendant trop longtemps. Il fallait que ça sorte. Misérable, je m’assoies à mon tour, imitant un peu le Donovan quelques minutes plus tôt.
« J'ai envie de rentrer à la maison...  »

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Sam 23 Jan - 23:28


Visiblement, Deborah ne jugea pas utile de répondre à Caleb. Elle était maligne, cette petite. Il n’en avait jamais vraiment douté parce que, même s’il n’était pas forcément doué pour cerner les gens, il n’était pas non plus complètement à côté de la plaque. Lors des quelques soirées qu’elle avait passées à la maison, avec Nia, il avait plus ou moins appris à la connaître, même s’il se débrouillait bien évidemment pour ne pas trop traîner dans les parages immédiats. Les trucs d’adolescentes, très peu pour lui. Mais elles avaient au moins quelque chose en commun, quelque chose dont elles se seraient volontiers passées toutes les deux : l’indescriptible souffrance ressentie face à la perte d’un être cher. Qui sait, peut-être que ça les rapprochait… Caleb, lui, n’avait pas beaucoup de copains qui pouvaient le comprendre à proprement parler. Mais ce n’était pas si grave que ça. Il avait Lizzie et, à ses yeux, elle valait largement tous les autres amis qu’il aurait bien pu se faire, qu’ils aient à peu près le même « background » ou pas. Elle restait l’une des personnes qui le connaissaient le mieux au monde et souvent, il n’avait même pas besoin de parler pour qu’elle comprenne. Même si elle avait emménagé avec Oscar et qu’ils s’étaient fiancés, il s’arrangeait pour passer la voir dès qu’il pouvait. Il aimait encore lui préparer ses pâtisseries préférées, désirant la chouchouter plus que d’habitude depuis qu’il avait bien cru qu’il allait la perdre dans un accident de voiture. Plongé dans ses pensées, Caleb avait soudain envie de se retrouver auprès d’elle. Auprès de Luka. Il n’en laissait rien paraître, toujours aussi fidèle à lui-même pour ce qui était de cacher ses sentiments, mais il avait l’impression d’avoir pris un vrai coup de vieux. Il ne pourrait cesser de se ronger les sangs que s’il voyait enfin, de ses propres yeux, Luka sain et sauf. Ça n’affectait pas ses performances au travail (sans quoi, il se serait débrouillé pour poser congé), mais ça le stressait et il se fatiguait plus rapidement que d’habitude.

Les genoux remontés contre son torse, savourant quelques minutes de répit, le jeune homme n’était pas particulièrement dérangé par le silence. Il se doutait que Deborah n’était pas entièrement rassurée ; mais jusqu’ici, elle ne posait pas d’autres questions. De toute façon, ils devaient encore attendre Thomas. Entre-temps, ils n’avaient aucune marge d’action. Quand on parle du loup… Des bruits de pas se firent entendre et Caleb releva la tête. C’était bel et bien le policier. Il esquissa un sourire en le voyant s’approcher de Deborah. Il venait de penser à son propre père. Que ce dernier soit avec Nia ou pas, personne n’aurait pu nier qu’elle était clairement sa princesse et la prunelle de ses yeux. Il avait toujours voulu avoir une fille et, quand elle était petite, Caleb se souvenait parfaitement de l’air malicieux de Nia quand elle affirmait que si lui et Dan étaient là, c’était un peu aussi grâce à elle. Le vétérinaire n’aurait pas su dire pourquoi c’était cette image qui apparaissait dans son esprit, à cet instant-là. Un souvenir heureux. Une famille au complet. Ce ne serait plus jamais le cas. Mais il n’était pas le seul à ressentir ça. C’était pareil pour les Weston. Alors, en les voyant tous les deux soulagés, Caleb eut l’impression réconfortante d’y avoir participé ne serait-ce qu’un tout petit peu. Quand Thomas s’approcha de lui, il lui serra la main, un sourire plus franc étirant ses lèvres. « J’ai fait mon travail et je suis content d’avoir pu vous aider »répondit-il simplement. Avant qu’il ait eu le temps d’ouvrir la bouche, Deborah avait déjà répondu à la question de son père sur Sharry. Il la laissa parler, puis, en comprenant qu’elle allait se remettre à pleurer, décida de ne pas se mêler de leur discussion. Maintenant, elle avait besoin de son père, pas d’un vétérinaire. Il resta assis, sans prononcer le moindre mot, désirant seulement les laisser tranquilles.

Puis, une fois qu’il eut l’impression que Deborah allait un peu mieux, Caleb se leva. « Venez, on va aller la voir. » Il les conduisit dans une autre pièce, pas celle où il l’avait opérée, mais celle où Sharry était installée. En entrebâillant la porte, le Gallois eut un sourire. « Elle commence à se réveiller. » Il s’était sans doute écoulé plus de temps qu’il ne le pensait, ou alors elle était plus résistante à l’anesthésie que d’autres chiens qui pesaient le même poids qu’elle. « Entrez. » Il referma la porte derrière eux, satisfait, parce qu’il avait accompli du bon travail. Cette sensation était difficilement égalable. « Monsieur Weston, comme je le disais à votre fille, Sharry a besoin de quinze jours de repos complet, puis de quinze autres jours en convalescence sans effort. Si les deux premières semaines, ça veut dire en cage, alors faites-le. Et même après… Pas de sauts. C’est important. » Il se répétait, mais c’était nécessaire. « Vous voulez que je vous aide à la porter dans la voiture ? »

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Sam 30 Jan - 0:32

La vie de père était parfois difficile. Souvent merveilleuse mais parfois difficile. Et aujourd’hui, Thomas en expérimentait un aspect désagréable. Il voyait sa fille souffrir et c’était insupportable pour lui. Bien sûr, il ferait de son mieux pour la consoler mais dans un monde idéal, il aurait voulu pouvoir la protéger avec plus d’efficacité, faire en sorte qu’elle n’expérimente jamais certaines sensations au point de ne même pas connaître leur existence. Une utopie. L’enfance de Debra s’était de toute façon terminée avec le décès de sa mère. Et elle n’avait pas fini d’apprendre qu’aucun des êtres chers de son entourage n’était là pour toujours… Quoiqu’elle est peut être en train de le percevoir. Alors que le flic est en train de remercier Caleb qui lui affirme qu’il n’a fait que son travail, l’adolescente craque. Cela commence par un tremblement dans sa voix avant de finir par une effusion de larmes. Thomas est toujours mal à l’aise en présence de larmes féminines, mais il ne laisse rien paraître, se désintéressant momentanément de Caleb pour hocher la tête d’un air concerné quand sa fille lui explique combien elle a eu peur pour son chien. Debra se laisse ensuite tomber sur une chaise, affirmant qu’elle voulait rentrer à la maison. Son père s’agenouille en face d’elle, plongeant ses yeux dans les siens. « Chuuut, ma chérie, il ne faut pas penser comme ça… C’est inutile de pense au pire alors qu’elle va mieux. » Lui pousse un discret soupir. Au-delà de sa peine à la vue de celle de Debra, il est soulagé que Sharry aille mieux. Il ne perd néanmoins pas le fil de son propos, incapable de rester indifférent aux dires de l’adolescente. Il prend ses deux mains, les pressant avec affection, se disant que c’est sans doute la première fois qu’elle le laisse la toucher autant. « J’imagine que tu as eu très peur mais tu as très bien réagi. Tu as sauvé Sharry, cela ne fait aucun doute. » Il aurait pu lui dire qu’il était fier d’elle mais il lui avait déjà dit à Noël. S’il le disait trop, ça n’aurait aucun sens. Pourtant, il était fier d’elle, de son sang froid. Du fait qu’elle n’ait craqué qu’après coup, qu’elle ait gardé son calme jusqu’à ce que le danger soit passé. Elle était bien sa fille. « Je suis là maintenant. Et je vais vous ramener à la maison. Toutes les deux. » Il lâche ses mains pour sécher ses larmes du bout des doigts, comme il le faisait quand elle était petite fille. Il lui laisse le temps de se calmer, avant de se relever et de déposer un baiser sur le haut de son crâne.

Caleb choisit ce moment là pour annoncer qu’il était temps d’aller voir Sharry. Thomas lui jette un regard encore plus reconnaissant que tout à l’heure en lui emboîtant le pas. Le Donovan lui plaisait de plus en plus. Il avait apprécié sa poignée de main franche, le fait qu’il ait pris le temps de prendre soin de Debra et aussi la manière dont il s’était effacé discrètement lors des retrouvailles du père et de la fille. Et bien entendu, il avait sauvé la vie de Sharry. Le vétérinaire avait décidément toutes les qualités. Il les mène à ce qui ressemble à une salle de réveil similaire à celles qu’on met en place pour les humains et annonce que le rottweiler est en train de se réveiller avec un sourire qui inspire confiance à Thomas quant à l’état de la chienne. Il laisse cependant Debra aller au chevet de cette dernière en premier, peu désireux de s’imposer plus que nécessaire. Comme il reste en retrait avec Caleb, celui-ci lui donne un peu de détails. Thomas en fut ravi. Il ne savait toujours pas ce qui s’était passé. En fait, même après les recommandations de Caleb, il ne savait toujours pas. « C’est noté, je veillerai à ce qu’elle se repose bien. Repos total. » Qu’il promet avec une lueur d’angoisse dans la voix. Il connaissait sa fille. Il savait à quel point elle aimait faire la folle avec son chien. La tâche n’allait pas être aisée. Les deux allaient probablement bouder en fait. Mais il serait ferme. La santé de Sharry en dépendait. « Je suis désolé, vous l’avez probablement déjà dit à ma fille mais qu’est-ce qui s’est passé au juste ? Est-ce qu’elle souffre d’une maladie en particulier ? » Il avait les sourcils froncés, se demandant s’il avait pu faire quelque chose de mal. Il avait l’impression que lui et Debra étaient des bons maîtres pour leurs animaux de compagnie mais forcément, il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir un doute à présent. Caleb, propose aussi de l’aider à porter Sharry dans la voiture et Thomas ressent une nouvelle vague de gratitude pour lui. « Ce ne serait pas de refus. J’ai peur de mal m’y prendre. Merci » Il s’approche de Sharry, indécis, attendant les consignes du vétérinaire. Il donne une petite caresse à la chienne, sachant que Debra serait sensible au geste. Il ajoute d’une voix bourrue. « Alors, tu t’amuses à nous faire peur, vilaine fifille ? » Il a repris le surnom débile que sa fille donne à Sharry, ce qui sonne encore plus ridicule dans sa voix mais il se fiche de quoi il a l’air. Il est juste heureux du happy-end. Et même heureux que Sharry aille bien. Au fond, il commençait à bien l’aimer.

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Lun 1 Fév - 19:38

And it scares the hell out of me
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Ca fait peur, de s'attacher aux gens. Surtout quand on remarque à quel point il est facile de se faire arracher ceux qu'on aime. J'ai déjà perdu la personne que j'aime le plus dans ce bas monde, alors que pourrait-il arriver de pire ? Mais voilà qu'une chienne fait remonter tous ces mauvais souvenirs à la surface. Elle me rappelle que la vie ne tient qu'à un fil, et que tout peut basculer en quelques secondes. Tristesse infinie dans un premier temps, soulagement ultime quand elle est sauvée. Pourtant, plus rien ne sera comme avant. C'est une certitude. Plus rien ne pourra être comme avant maintenant que j'ai vécu la peur de la perdre. Mon coeur continue de se serrer malgré la bonne nouvelle de Caleb parce que je réalise petit à petit qu'il m'est impossible de ne plus penser à cette peur. Elle sera toujours là. Elle va m'accompagner tous les jours comme un boulet que je vais devoir trainer. J'ai mal à la tête et je pleure, je m'assoie et je me confesse sur mon désire de rentrer à la maison comme une enfant. Je regarde mes cuisses, mais mes yeux se relèvent pour rencontrer ceux de mon père quand il essaye de me réconforter. Ses paroles sont apaisantes et doucement, mes larmes se tarissent tandis que j'essaye de croire à ses paroles. Il n'a pas tort. C'est en effet inutile de penser au pire maintenant, mais c'est cette accumulation de la pression qui se relâche qui me pousse à craquer. Il me prend les mains et pour une fois, ce contact est rassurant, alors je ne l'évite pas. Je me laisse faire et je continue de l'écouter en hochant la tête un peu bêtement. Oui, peut-être que je l'ai sauvé. Enfin, non, c'est Caleb qui l'a sauvé.
Finalement, c'est quand le policier dit qu'il va nous ramener à la maison, moi et Sharry que la pression se relâche et que la peur se dissipe. Je souris, un peu nerveusement et la pensée de retrouver Tenby devient ma seule envie. Je me calme et le vétérinaire décide alors de nous emmener la voir. Il n'en faut pas plus pour me faire me relever, alerte. Ma mâchoire ne tremble plus et nous nous mettons en route pour voir la chienne. J'ai un peu peur de la voir, je ne sais pas pourquoi… Peut-être parce qu'après, toute cette histoire sera réelle. Elle aura vraiment eu cette hernie discale et les conséquences seront bien là. Je me mords l'intérieur de la joue et j'attends que Caleb ouvre la porte. Quand je la vois dormir paisiblement, tous mes soucis s'envolent le temps de quelques secondes. Elle est belle, ma Sharry, à dormir comme ça... C'est comme si elle n'avait jamais été malade, comme si elle jamais je n'avais eu peur de la perdre. Mais ça ne dure que quelques secondes et il me suffit d'entendre la voix de Caleb  qui dit à mon père les indications à suivre pour revenir à la réalité. Un retour brutal.
Moi je me détourne de la conversation des deux hommes pour m'avancer vers la chienne. Je la caresse doucement, ayant peur de la casser malgré sa masse imposante et je regarde ses yeux qui s'ouvrent petit à petit. Les lèvres pincées, je n'esquisse un sourire que quand mon père vient à son tour déposer une petite caresse en s'adressant à elle. Ce n'est pas souvent qu'il s'adresse à lui et encore moins sur ce ton alors je finis par m'esclaffer légèrement.

Enfin, les deux hommes se mettent au travail et je reste silencieuse, me remettant petit à petit de mes émotions. Un peu inquiète, je m'écarte pour leur laisser le passage libre afin qu'ils portent Sharry et je me rend utile en allant leur ouvrir les portes à mesure que nous évoluons dans la clinique vétérinaire jusqu'à arriver à notre voiture. Ils l'installent et moi je me retourne vers Caleb pour le remercier une dernière fois.
« Merci encore…  »
Je dois encore avoir les yeux rouges alors je ne le regarde même pas. Et puis, je tourne les talons pour entrer à mon tour dans l'automobile. Je me mets à l'avant, mais je me retourne à moitié pour garder un oeil sur Sharry. Et c'est au tour du policier d'entrer dans le véhicule quelques minutes plus tard et cette fois, c'est à lui que j'adresse mes remerciements.
« Merci aussi… D'être venu, je veux dire. »
(Désolée, c'est carrément nul )

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Mar 2 Fév - 19:02


Une fois dans la salle où Sharry commençait doucement à se réveiller, Caleb jeta un coup d’oeil discret à Deborah. Un sourire flottant sur les lèvres, elle semblait enfin quelque peu apaisée. Et ça, c’était un des meilleurs moments dans son métier : lire le soulagement sur le visage des propriétaires des animaux guéris et entendre la gratitude qu’ils exprimaient. Bien sûr, Deborah fut la première à s’approcher de la chienne et Caleb garda une distance respectueuse, sachant qu’elle avait sûrement besoin d’être un peu tranquille auprès d’elle. Quant à Thomas, il resta à côté de lui pendant quelques instants, tandis que le jeune homme se décidait à réitérer ses recommandations. Deborah avait mal pris le fait qu’il veuille aussi en parler à son père, mais plus il le disait, mieux c’était. Et bien évidemment, Thomas lui demanda ce qui s’était passé exactement. « Ne soyez pas désolé, c’est mon travail… » De toute façon, Deborah était trop occupée par son bébé pour répondre aux questions de son père et montrer qu’elle avait bien tout saisi. « Elle a eu une hernie discale, maladie qui est plus fréquente qu’on ne le croit. Une partie d’un disque invertébral se déplace hors des limites de sa situation normale, causant une douleur qui peut aller jusqu’à la paralysie. Des fois, elle s’installe lentement, avec l’âge. D’autres fois, elle est favorisée par un traumatisme… Notamment une chute. Je vous donnerai les radios, on voit très bien ça. » Il était content que le policier ait saisi l’importance du repos total pour Sharry. Vu comment ils avaient l’air attaché à leur bête, Caleb ne doutait pas qu’elle était entre de bonnes mains et qu’ils feraient tout pour qu’elle se rétablisse entièrement.

Thomas s’approcha à son tour du Rottweiler qui commençait à remuer la queue. Esquissant un sourire, le vétérinaire s’éloigna à nouveau pour mettre en ordre les papiers. Il n’avait pas le carnet de santé de la chienne, mais il prépara tout ce qui était nécessaire, les radios, mais aussi ses recommandations écrites et la facture demandées à la secrétaire. Il n’en eut pas pour longtemps, mais ça lui permit au moins de laisser les Weston seuls. Enfin, il s’approcha à nouveau d’eux, désireux d’aider Thomas à ramener Sharry dans leur voiture. Il lui expliqua comment ils devaient s’y prendre tous les deux, parce qu’il voulait éviter autant que possible de mobiliser la colonne vertébrale de la chienne. Elle ne souffrait plus, mais c’était une mesure de précaution qui lui tenait à coeur. Aussi, après quelques explications supplémentaires et après avoir remis à Deborah l’enveloppe qu’il venait de préparer, ils s’y mirent tous les deux, tandis que la jeune fille courait devant eux pour leur ouvrir toutes les portes nécessaires. Ils installèrent l’animal dans la voiture des Weston et Caleb se redressa, satisfait. Il lui donna une dernière caresse avant de s’écarter. Deborah lui adressa à nouveau des remerciements, un peu timidement, sans même le regarder. Les lèvres du Donovan s’étirèrent à nouveau en un sourire, même si elle ne pouvait pas le voir. « Je t’en prie » souffla-t-il, heureux d’avoir pu se rendre utile et aider une famille qu’il appréciait, même s’il ne les connaissait pas si bien que ça.

Avant de tourner les talons, Caleb s’adressa à nouveau au père de Deborah. « Normalement, sa maladie n’est pas censée être récurrente. Il faut éviter qu’elle… Saute dans les escaliers, ce genre de choses. C’est ce qui risque de comprimer à nouveau sa colonne vertébrale. Mais sinon, après les délais que j’ai indiqués, elle pourra gambader comme avant. » Il lui fit un sourire qui se voulait rassurant. « Ah et… Vous êtes pas obligés de me régler maintenant hein. Si j’ai sorti la facture, c’est parce que je suis pas censé avoir le droit d’utiliser les produits de la clinique à titre personnel. Mais… Pour la main-d’oeuvre et tout ça, enfin, si on peut appeler ça comme ça, c’est pas grave. Après tout, ma petite soeur vient chez vous de temps à autre, alors c’est normal. » Comme il n’avait plus rien à dire, Caleb donna une autre poignée de main ferme à Thomas, avant de s’éloigner en direction de sa propre voiture. Tant qu’il était dans les parages, il pouvait peut-être aller faire des courses. Il commençait aussi à avoir faim et il valait sûrement mieux qu’il reprenne des forces avant de retourner à Tenby. Tout en s’arrêtant à son nouveau café de prédilection, le Gallois dégaina son téléphone portable pour envoyer un sms à Nia.


(Je crois que je vais écrire exactement la même chose, trop pas douée pour les conclusions Du coup je te laisse archiver, merci )

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MessageSujet: Re: The only hope for me is you. Caleb Ven 5 Fév - 22:12

Le geste de paix de Thomas envers Sharry est récompensé par un petit sourire de Debra et le flic recommence doucement à respirer. Il avait juste besoin de ça pour que la panique qu’il ressentait à l’idée de voir sa fille attristée se dissipe. C’était peut être excessif mais il avait négligé Debra tellement longtemps… Il pouvait largement faire tout dépendre de ses humeurs maintenant. Et c’était peut être ce qu’il fallait, une dévotion totale, pour atténuer les blessures qu’il lui avait infligé dans le passé. Elle avait peut être besoin de ça pour le pardonner. C’est ce qu’il commence à se dire quand il remarque que pour la première fois depuis bien longtemps, elle n’a pas repoussé ses gestes de réconfort. Aucun d’eux… L’esprit tranquillisé sur l’état de santé de Sharry et sur le moral de sa fille, Thomas peut écouter attentivement ce que Caleb a à lui dire. Le jeune homme commence par lui dire que c’est tout naturel qu’il pose des questions avant de bien entendu y répondre. Le visage du quadragénaire se décompose cependant à l’écoute du diagnostic. « Sharry est jeune… ça voudrait dire qu’elle a subit un traumatisme ? Elle aurait pu faire une chute ? » Sa soudaine angoisse s’explique par le fait que c’était lui qui avait gardé la rottweiler le week-end précédent puisque Debra était sortie. Il n’a guère envie de se faire accuser une nouvelle fois de négligence. Mais il devait reconnaître, avec une once de culpabilité que Sharry comme Barla bénéficiait d’une belle marge de liberté, sortant toutes seules la plupart du temps. Alors il aurait très bien pu manquer une chute… Heureusement, le Donovan connaît son métier et sait donner des intonations rassurantes à sa voix. Il ne minimise pas la gravité de l’hernie discale mais parvient quelque peu à dédramatiser la situation. Et puis, il donne une généreuse liasse de papiers à Thomas, et  ce dernier parvient à distinguer recommandations et conseils dessus. Ça le soulage, même s’il avait bien écouté Caleb, il ne disait pas non à un support matériel. Car il allait prendre toute cette affaire très au sérieux.

Un sérieux dont il dû faire preuve de manière instantanée car il s’agissait à présent d’amener Sharry à la voiture. Heureusement que Caleb avait proposée son aide car l’entreprise s’avéra ardue. Et bien sûr, la moindre erreur pourrait être préjudiciable à la chienne. Mais ils mirent chacun du leur et au final, le canidé fut confortablement installé dans le coffre quelques instants plus tard. Debra fit une nouvelle fois la fierté de son père en remerciant sincèrement Caleb. Lui, en remit par-dessus une couche en remerciant à nouveau avec chaleur le vétérinaire, tandis que Debra allait s’installer à l’avant de la voiture pour garder un œil sur sa chienne. Sans surprise, le gallois donna quelques ultimes recommandations et en vient aux détails pratiques. Thomas apprécia la sensibilité de la proposition mais la refusa. « Non, non, ne vous inquiétez pas, je vais régler tout de suite. C’est bien normal. Et même si c’est un plaisir de recevoir Nia à  la maison, je vais vous régler aussi la main d’œuvre. Ce que vous avez fait aujourd’hui est vraiment important. Vous nous avez évité bien des tracas. Je tiens à vous remercier. » Le flic joint le geste à la parole, sortant son chéquier pour régler tous les frais à Caleb. Par contre, le discours du vétérinaire lui a donné une idée, qu’il propose tout en déchirant le chèque. « D’ailleurs, j’aimerai beaucoup que vous veniez manger à la maison un soir. Avec Nia. Les filles s’entendent bien et je suis contente que Debra ait trouvé une si bonne amie à Tenby. Cela me ferait vraiment plaisir de vous avoir. » Et puis, il devait avouer qu’il aurait bien aimé connaître Caleb dans des circonstances joyeuses. Jusqu’à maintenant, il avait vu le jeune homme au commissariat, à la morgue, au cimetière et maintenant dans une clinique… Il était temps de changer cette dynamique. Espérant donc que son invitation serait acceptée, il salue le sauveur de cette journée, lui serre la main et va rejoindre Debra dans la voiture. L’adolescente regarde droit devant elle, et Thomas comprend qu’elle a besoin de quelques instants alors il ne dit rien. Il démarre tranquillement quand soudain une petite voix se fait entendre. Il adresse un sourire à la route. « De rien… Je suis content d’être venu.... » Il sort du parking, mais roule toujours au pas, de peur de perturber Sharry. De toute façon, ils n’étaient pas pressés, car Thomas ne comptait pas retourner au travail. Il ne voulait pas laisser Debra seule, pas pour le moment.

Spoiler:
 

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