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You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN

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PROFESSION : Avocat réputé.
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MessageSujet: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Dim 10 Jan - 22:27


Après plus de deux semaines relativement mouvementées, Sean n'était pas mécontent à la pensée de retrouver son train-train quotidien, notamment en reprenant le travail. Il avait beau se plaindre, il aimait son métier : il avait ça dans le sang, comme tout Fitzpatrick qui se respectait. En plus, il s'ennuyait rarement, sauf quand c'était trop facile. Quand il était en congé, il ne manquait pas non plus d'occupations ; seulement, ce n'était pas forcément celles qu'il désirait. Les fêtes venaient à peine de s'achever et pour Noël, il avait eu droit au topo complet : le sapin, l'horreur des courses, l'ennui des chants... En plus d'être né et d'avoir été élevé dans la religion catholique, il était tombé sur une femme qui était dans le même cas de figure mais qui rechignait bien moins à se conformer à certains usages. Si on ajoutait à ça le fait que sa mère avait rappliqué à Swansea avec Jack et Lily, on obtenait la panoplie classique à cette époque de l'année. Bien entendu, leur père n'aurait jamais fait l'effort de ravaler son orgueil et de faire un pas vers les trois enfants qui paraissaient être de trop après sa parfaite petite fille aînée. Quant à cette dernière, elle s'était exilée sous les tropiques avec son mari, non sans refiler ses précieux rejetons à leur grand-mère. D'ailleurs, quand Sean pensait à eux tous, il relativisait aussitôt : ses vacances auraient pu être pires. Il les avait au moins passées avec les membres de sa famille qu'il aimait le plus, même s'ils lui cassaient parfois les pieds. Sans trop se plaindre, il avait donc accepté à peu près tout ce qu'ils voulaient, non seulement pour leur faire plaisir, mais aussi pour qu'ils lui foutent la paix. Les décorations, les grands repas, les cadeaux hors de prix : il s'était plié aux coutumes sans faire d'histoires, même si, comme son petit frère, il aurait volontiers organisé quelque chose de plus simple. Au moins, sa mère, son neveu, sa nièce, sa petite amie et même sa petite sœur semblaient aux anges. C'était l'essentiel ; après tout, ils n'étaient pas réunis si souvent que ça. Néanmoins, Sean devait avouer qu'il se sentait presque soulagé à l'idée de retrouver sa routine, ses habitudes et son existence pas trop chamboulée.

Mais il lui faudrait patienter encore un tout petit peu. À son grand étonnement, sa grandeur sœur avait prolongé ses vacances sous les tropiques ; par conséquent, leur mère en avait fait de même pour son séjour à Swansea. Pour ses derniers jours au Pays de Galles, elle logeait chez Callum et Bridie, dans l'appartement que Sean leur payait, plus ou moins voisin du sien. Sean n'était pas porté sur les enfants et il était capable de leur trouver tout un tas de défauts ; mais quand il s'agissait de son neveu et de sa nièce, c'était différent. Peut-être parce que c'était son sang. Quoi qu'il en soit, il était toujours ravi de voir leurs petites bouilles et, tant qu'il n'avait pas à s'en occuper trop souvent, il était très content de les avoir avec lui. Or, comme ils vivaient à Dublin, il n'avait pas souvent l'occasion de partager des moments avec eux. Alors tant qu'ils étaient là, il en profitait pour les gâter. Jack et Lily l'adoraient, littéralement. Et il le leur rendait bien. Alors quand Lily lui avait demandé, avec ses yeux de chat potté, s'ils pouvaient aller voir sa maison à Tenby, il avait cédé. De toute façon, il était tout bonnement incapable de résister à sa nièce, son petit rayon de soleil. Il n'avait jamais voulu d'enfants : ceux-là lui suffisaient largement. Alors, même s'il avait quelque peu déserté Tenby depuis qu'il avait fait sortir Penny de prison et s'était posé des questions sur ses mobiles, il avait pris sa Porsche et conduit son neveu et sa nièce dans la petite ville. Ils avaient visité la maison, rencontré Devyn et Adelaïde et maintenant, ils se promenaient tous les trois tranquillement dans la rue. Sean n'avait qu'une hâte : retourner à Swansea. Mais Lily avait insisté pour qu'ils aillent manger un morceau et, naturellement, il avait dit oui. Il les tenait chacun d'une main, écoutant à moitié Lily piailler, quand la voix de Jack s'éleva, plus forte. « Tonton, tonton, regarde, de l'autre côté, c'est tata Penny ! » Consterné, l'avocat fut pris de court, d'autant plus que le garçon de six ans poursuivit, la mine un peu inquiète. « Est-ce que c'est encore ma tata, ou est-ce que tata Jade l'a remplacée ? » Pourquoi, pourquoi fallait-il qu'il se rappelle encore d'elle ? Du haut de ses trois ans, Lily, elle, en était incapable, mais elle s'intéressait vivement à la conversation et à la personne concernée. Et s'il avait pensé que les choses ne pouvaient pas être pires, Sean allait être servi. Se détachant soudainement de lui, Lily se mit à courir de l'autre côté de la route, avant même qu'il ait le temps de réagir. Paniqué, Sean empoigna Jack et se précipita à son tour. Elle n'avait même pas regardé s'il y avait une voiture ! « Tiens-la, tiens-la ! » cria-t-il à l'adresse de Penny, sans se soucier de tout le reste. Dès que la voie fut dégagée, il se mit à courir, retrouvant Lily dans les bras de Penny. « Lily ! Je t'interdis de faire ça, tu m'entends ? Tu ne dois pas lâcher ma main ni traverser la route sans moi ! » Il ne se mettait jamais en colère contre elle, normalement ; mais pour le coup, il avait éprouvé une frayeur incroyable. Peu habituée à le voir dans cet état, la petite blonde avait plongé la tête dans le cou de Penny. « Mais je voulais juste l'inviter à manger des bonbons parce que Jack a dit que c'est notre tata... » pleurnicha-t-elle en zozotant. Le jeune homme aurait trouvé cette situation gênante s'il n'avait pas eu aussi peur juste avant. « Non, ça suffit ! T'auras pas droit aux bonbons si tu m'écoutes pas. » Sean était le tonton cool par excellence ; mais là, il jugeait important qu'elle comprenne que ce qu'elle fait était grave. « Allez, maintenant, lâche la dame, elle est occupée. » Il posa sa main libre sur le dos de sa nièce, laquelle avait relevé des yeux étonnés vers Penny. « Donc t'es pas ma tata ? » Il fallait vraiment que la blondinette apprenne à se méfier des inconnus, ça devenait vachement flippant ! « Lily, viens avec tonton, on y va. » « Tu viens pas avec nous alors ? » Ces gosses allaient finir par avoir la peau de Sean, définitivement.

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ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (20/02)
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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Ven 15 Jan - 23:39

Tu enfiles ton épais blouson et t’emmitoufles dans ton écharpe, peu pressée de braver le froid mais ravie d’avoir terminé ton service de midi. Tu avais le dos en comporte et tu ne rêvais que de repos et de chaleur. Forcément, après des vacances à Cuba, tu avais l’impression que Tenby, c’était l’Antarctique Tu embrasses Eirian, la seule de tes collègues que tu apprécies vraiment, puis tu salues les autres avant de quitter le Blue Bell, ton sac sur l’épaule. Tu avais encore une petite marche à effectuer pour arriver chez toi. Sean avait beau t’avoir fait sortir de prison, il n’avait pas pu faire annuler ta suspension de permis de trois semaines. Bien sûr, Debbie n’était plus à la fourrière, tu ne l’aurais jamais laissée dans cet endroit dégoûtant, mais elle dormait bien sagement au garage pendant que toi, tu te tapais ces allers-retours quotidiens alors que le thermomètre ne cessait de baisser. A trop vouloir gagner du temps en dépassant les limitations de vitesse, tu en perdais bien plus au final. Cependant, tu marches d’un bon pas et bien vite, tu quittes le bord de mer pour couper par le centre historique pour rentrer le plus vite possible. Perdues dans tes pensées, tu as presque l’impression d’halluciner quand tu entends une voix enfantine prononcer ton nom. Perplexe, tu regardes autour de toi, avant de remarquer Sean sur le trottoir en face, flanqué de sa nièce et de son neveu. L’Irlandais a l’air en grande conversation avec ce dernier, et tu te dis qu’il y a une chance pour qu’il ne t’ait pas remarquée et que tu puisses t’éclipser quand tu te rappelles que Jack a justement prononcé ton nom. Avec un sourire désabusé, tu te figes, attendant qu’ils viennent tous les trois à toi, te demandant si ce cher Sean osera t’insulter devant les progénitures de sa sœur et maudissant le hasard de t’avoir mis une nouvelle fois sur son chemin. Surtout en présence d’enfants. Tu leurs jettes un regard désabusé. La petite Lily- si tu peux encore t’exprimer comme ça, vu qu’elle a doublé de taille depuis la dernière fois que tu l’as vue- croise soudain ton regard, esquissant un sourire ravi. Un sourire enfantin, pur, sincère. Elle ne sait sans doute pas que tu as brisé le cœur de son tonton, elle est trop petite pour s’en rappeler.

Tu es encore en train d’hésiter à lui rendre son sourire quand elle lâche soudainement la main de Sean pour se précipiter vers toi, s’élançant en plein milieu de la circulation sans un regard à droite ou à gauche. Dans les films, ce genre de scène se passait toujours au ralenti. Et bien, dans la réalité aussi. Le temps semble se suspendre, te laissant ainsi apprécier le drame qui est en train de se nouer sous tes yeux. Le bruit caractéristique des moteurs qui chauffent, t’indiquant que le feu vient de passer au vert, la pure expression de terreur qui se peint sur le visage de Sean, la voiture rouge qui arrive à droite, le sourire joyeux de Liliy…. Une bouffée d’adrénaline te saisit. Sean te crie quelque chose mais tu sais déjà ce que tu dois faire. Tu te précipites sur la route pour attraper Lily avant de vite reculer sur le trottoir, accompagnée par un vigoureux coup de klaxon. Le cœur battant à la chamade, tu tiens l’enfant contre toi, désormais incapable de penser. Elle tremble, sentant sans doute ta peur et celle de son oncle. D’ailleurs, une poignée de seconde plus tard, il est près de vous, les yeux fous. Il balance un reproche bien mérité à la petite blonde mais la colère dans sa voix ôte tout caractère pédagogique à son propos. Lily se met à trembler de plus belle, cherchant refuge en dissimulant son visage dans ton cou. Elle marmonne une piteuse excuse. Elle est bien comme tous les enfants, rejetant la faute sur son frère sans même y réfléchir. Tu tressailles en l’entendant t’appeler Tata. Jack avait utilisé ce mot mais c’était il y a bien longtemps. Quant à Lily, elle ne parlait même pas quand tu étais encore avec son oncle… Sean balaie sèchement la réplique de sa nièce et cette dernière commence à renifler dans ton cou. Tu éloignes un peu la petite de toi, pensant à la superbe écharpe en cashemere que Nate t’avait offert à ton anniversaire, essayant de calmer le jeu. « Sean… Je crois qu’elle a compris. » La petite avait sans doute besoin d’apprendre quelques règles de prévention routière mais les cris d’un oncle qui devait avoir eu la peur de sa vie n’aideraient personne. Cependant, tu étais bien la dernière personne de cette ville susceptible de donner des leçons d’éducation… Tu sautes d’ailleurs sur l’occasion quand Sean fait remarquer aux enfants que tu as des chats plus importants à fouetter. Tu regardes Sean par-dessus l’épaule de ta nièce. « En effet, je dois aller travailler… » Tu jettes un coup d’œil à  Lily qui te fixe de ses grands yeux embués maintenant que tu l’as éloignée de ton cou. « C’est important… C’est comme toi quand tu vas à l’école, je ne peux pas être en retard. Sinon, je vais me faire gronder. »

Fière de ton mensonge, tu déchantes vite quand tu te rappelles que les enfants n’ont absolument aucune idée de ce que sont les priorités. Comme si tu n’avais rien dit, Lily pose une question qui la tourmente vraiment. Est-ce que tu étais sa tata ou non ?  Tu pourrais dire oui, et faire plaisir à une fillette de 3 ans mais tu es tout simplement trop égoïste. « Non, je ne suis pas ta tata. Il faudrait que je sois la femme de ton tonton pour ça. Et je te promets que ce n’est pas le cas. » Elle te regarde avec des yeux ronds. Bien sûr, elle ne devait pas avoir compris un mot de ce que tu venais de dire. Et ses conneries d’alliance familiales étaient foutrement compliquées, pour ne pas dire ironiques. Non, tu n’étais pas la femme de Sean… Jack ne semble pas plus avancé et tu pousses un léger soupir. Surtout que la gamine insiste pour que tu les suives dieu sait où. Tu vas balancer une nouvelle excuse quand le destin t’assène l’ultime épreuve. Ta collègue Terry, qui quitte le travail en vélo et prends le même itinéraire que toi, passe à côté de vous te saluant d’un bref signe de main. « A demain Penny ! Profite bien de ton après-midi de repos ! » Les yeux de Jack, se font soudain suspicieux. « Pourquoi tu dis des mensonges ? » Tandis que Lily s’accroche toujours à ton manteau, avec une ténacité qu’elle tient sans doute de son oncle, tu lances un regard lourd de sens à ce dernier. Ses neveux, son problème. A lui de régler la situation.

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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Sam 16 Jan - 5:28


Ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps, mais Sean avait éprouvé une terreur panique en voyant sa nièce, son rayon de soleil, son petit trésor, se précipiter sans prendre une seule seconde conscience des risques horribles. Il avait bien cru que le pire pourrait arriver : il ne se serait jamais pardonné une telle atrocité. Il respirait mieux depuis qu’il avait constaté qu’elle était maintenant dans l’impossibilité de lui échapper à nouveau ; néanmoins, c’était un autre sentiment qui avait pris le dessus. La colère. Oui, Sean était furieux que sa nièce ait ainsi lâché sa main, avant de faire l’une de choses les plus stupides qui soient, même pour une fille de trois ans. Néanmoins, il s’efforçait de rester relativement calme, ce qui n’était en rien chose aisée. Jack s’était recroquevillé dans son coin, appréhendant visiblement la suite. Même Penny semblait penser qu’il y allait un peu fort, peut-être parce que c’était elle qui avait la petite dans les bras. Néanmoins, le jeune homme ne s’était pas attendu le moins du monde à ce qu’elle intervienne. Il lui lança aussitôt un regard noir, oubliant l’espace de quelques secondes que c’était elle qui avait sauvé Lily. Depuis quand donnait-elle des leçons sur l’éducation à donner aux enfants ? Il n’était certes pas un professionnel, loin de là, mais il devait être à peu près au même niveau qu’elle. Et puis, il s’agissait de son neveu et de sa nièce. Ils étaient du même sang, ce qui, à ses yeux, était largement suffisant pour estimer qu’elle n’avait pas à lui dire ce qu’il était censé faire ou pas. Mais devant Jack et Lily, il pouvait seulement se contenter de la foudroyer du regard. Il n’oserait jamais rien dire de déplacé : même lui avait ses limites. Alors il s’efforça de réprimer l’agacement qu’il ressentait en voyant Lily faire la conversation à son ex-copine qui lui avait brisé le coeur. Comment pouvait-elle avoir envie de lui parler, alors qu’elle ne la connaissait même pas ? Les gamines étaient vraiment l’incarnation de la naïveté. Il faudrait qu’il en touche un mot à son beau-frère. Même pour des sujets sérieux, il ne tenait pas à s’entretenir avec sa soeur aînée : c’était seulement en cas d’absolue nécessité qu’il le faisait.

Presque impatiemment, Sean finit par reprendre Lily dans ses bras. Ce n’était pas qu’il n’avait pas confiance en Penny (elle s’était toujours montrée correcte avec eux), mais il ne voyait vraiment pas la raison d’être de cette conversation stupide. Ils ne formaient pas un beau tableau de famille, c’était aussi simple que ça. En fait, ça ne faisait que rappeler à Sean que ça aurait pu être le cas, mais que la Collins ne l’avait jamais aimé suffisamment pour ça (qu’elle ne l’avait pas aimé tout court, d’ailleurs). Et il dissimulait ce qu’il ressentait en extériorisant une bonne dose de sentiments négatifs. Il n’avait pas envie d’entendre Penny expliquer à Lily pourquoi elle ne pouvait pas les accompagner cet après-midi et encore moins pourquoi elle n’était pas sa tante. « Maintenant, tu arrêtes d’embêter la dame. » L’Irlandais aurait volontiers utilisé un autre mot que « dame », mais c’était tout bonnement impossible. Il s’efforçait d’apprendre à son neveu et à sa nièce à être polis, comme lui-même l’était la plupart du temps. Il était conscient qu’il était censé leur donner l’exemple, au moins en apparence. Cependant, il ne se sentait pas de taille à affronter d’autres questions, ça le mettait toujours dans l’embarras. Mais pour le moment, Lily semblait plus triste qu’autre chose. Elle finit par s’accrocher à son cou et il la berça légèrement, comme pour tenter de la réconforter. Il ne partageait certes pas son envie de passer du temps avec Penny, mais il détestait qu’elle pleure. Et, alors qu’il s’apprêtait à prendre congé, une jeune femme passa devant eux en saluant Penny. Bien sûr, l’ironie de la situation lui sauta immédiatement les yeux. Comment se faire griller après un mensonge… Sean dut fournir un gros efforts pour réprimer le sourire qui menaçait de s’afficher sur son visage. Mais il savait qu’elle le devinerait malgré tout : elle le connaissait trop bien. Seulement, il y en un qui n’avait pas envie de sourire. L’avocat sursauta en entendant la voix de son neveu, qui se manifestait enfin, mais pas de la bonne façon. Le regard de Penny ne lui échappa pas, avant qu’il se penche vers Jack. « D’abord, on parle pas comme ça aux grandes personnes. Ensuite, ça te regarde pas du tout. Elle est peut-être juste occupée et elle a pas à t’expliquer pourquoi. Allez, on y va ! » Il avait hésité à lui dire que lui-même ne devait pas mentir ; mais même pour lui, c’était pousser l’hypocrisie trop loin.

Après avoir adressé un dernier regard à la Galloise, Sean s’éloigna, tenant toujours Lily contre lui d’un bras et Jack d’une main, marchant à côté de lui. C’était une étrange rencontre… Une foutue rencontre, oui. Toutefois, Sean n’avait guère le loisir de s’attarder sur ce genre de préoccupations. Sa nièce continuait à pleurer et, si ça l’énervait qu’elle puisse avoir autant envie de voir Penny, ça le rendait triste de la voir dans cet état. C’était sûrement aussi lié au fait qu’il l’avait grondée assez fort. Alors, pour la réconforter, il les emmena chez l’artisan glacier, même s’il ne comprenait pas le délire de vouloir de la crème glacée en plein hiver. Mais tant pis, Jack était ravi et Lily… Elle avait visiblement du mal à retrouver le sourire, elle. Tandis qu’il posait son regard sur sa petite blondinette aux grands yeux encore remplis de larmes, il sut qu’elle causerait en partie sa perte. Que n’aurait-il pas fait pour elle ? Il était même capable de ravaler son orgueil. La dernière fois, c’était la serveuse taularde qui l’avait fait. Maintenant… Poussant un profond soupir, Sean sortit son smartphone de la poche de son jean et envoya un texto à son ex. Il savait qu’il le regretterait ; mais pour le moment, c’était la seule manière d’égayer l’après-midi de Lily. Alors il mit de côté son amour-propre et sa fierté, tout en espérant qu’il ne le ferait pas en vain. Ça lui coûtait terriblement, mais il le faisait pour elle, même s’il ne comprenait rien à ce qui pouvait bien se passer dans sa petite tête.

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Dernière édition par Sean R. Fitzpatrick le Ven 22 Jan - 1:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Jeu 21 Jan - 16:25

Sean reprit fermement Lily dans ses bras, lui disant sévèrement d’arrêter de t’embêter. Même si c’est ce que tu voulais, tu te sens presque désolée pour la petite fille qui continue de pleurer avec désespoir. La peur qui a traversé l’avocat a laissé place à l’agacement. Il doit être démuni par le désespoir de sa nièce et bien entendu, indisposé par ta présence. Surtout que même si tu n’y peux rien, tu es la source d’agitation des enfants. Et puis, tu as bien vu le regard noir qu’il t’a lancé quand tu as osé lui faire une remarque pour défendre Lily. Tu avais compris qu’il fallait mieux se taire désormais. Non pas parce que tu avais peur de l’Irlandais, tu étais habitué à ce côté ombrageux, mais surtout parce ce n’était tout simplement pas ton rôle de le juger sur la manière dont il parlait à sa nièce. Surtout que sa colère tenait plus de la frousse qu’il avait eu qu’autre chose. Tu savais qu’il était tout à fait capable de bien s’occuper des petits. Il berçait déjà Lily tendrement, tout en te regardant d’un air désabusé par dessus l’épaule de la petite. Il n’avait pas été dupe de ton mensonge, ayant sans doute conscience, contrairement aux enfants, que, en tant que serveuse, tu ne travaillais qu’aux heures des repas. Et même s’il t’avait cru, tout venait d’être ruiné par la bêtise de ta collègue, qui croyant sans doute être gentille, venait de te mettre dans une position délicate. Heureusement, Sean réprimande son neveu te dispensant de justifier tes mensonges avec pour juge un gamin de 6 ans. L’avocat lui, ne te demande pas de détails, car tu sais pertinemment qu’il s’en fiche de ce que tu peux dire ou faire et qu’il n’a certainement pas envie que tu te joignes à sa petite virée avec sa nièce et son neveu. Il finit d’ailleurs par instaurer un mouvement de départ à leur petit trio et tu pousses un soupir de soulagement discret. Bientôt les sanglots de Lily ne sont plus qu’un bruit lointain et tu peux reprendre ta marche dans l’autre sens. Tu essayes d’oublier cette rencontre, de ne pas te laisser perturber par l’attitude des petits Fitzpatrick. Tu ne pensais vraiment pas que Jack puisse se souvenir de toi. Tu ne peux pas nier que ça te trouble d’avoir laissé un souvenir au garçonnet. Tu t’étais certes occupé de lui dans le passé mais vraiment, ce n’était pas grand-chose… Pour Lily, les choses sont plus simples à expliquer. En entendant son grand frère te présenter comme leur tata, elle l’avait pris comme une vérité absolue. Et quelle petite fille n’avait pas envie de connaître sa tata ? Dans l’imaginaire des enfants, les tatas étaient supers cools, autorisant en général ce que les mères refusaient. Toi-même, tu adorais la tienne quand tu étais petite et c’était encore le cas. Tu gardais beaucoup de tendresse pour la mère de Nate…

Tu en es à ce point de réflexion quand tu entends ton téléphone vibrer dans ta poche. Un texto de Sean. Perplexe, tu cèdes à la curiosité en l’ouvrant. Une erreur colossale, tu t’en rends compte au fur et à mesure que tu lis les petits caractères sur ton écran. Si tu avais ignoré le texto et étais rentrée chez toi, tu aurais eu une bonne excuse pour ne pas donner suite à la requête que ton ex t’adresse. Mais là tu n’as pas le choix… Et puis, on reconnait la griffe de l’homme de loi immédiatement. L’argumentation de Sean est simple mais terriblement efficace. Tu lui en devais une. Tu frémis. C’était parfaitement exact. Tu lui avais assuré que tu pouvais lui donner quelque chose en échange de ta libération. Et finalement, s’il s’agissait de faire plaisir à Lily plus qu’à son oncle… c’était plus facile psychologiquement. Bien que l’idée de passer l’après-midi avec Sean n’était pas un petit paramètre à prendre en compte. La présence des enfants et la mise en danger de Lily t’avaient auparavant empêchée d’y repenser mais la dernière fois que tu t’étais retrouvée seule avec l’avocat, tu avais quelque peu perdue l’esprit, retrouvant ton attirance tordue pour lui. Même quand vous étiez ensembles, tu savais qu’il n’était pas sain pour toi. Tu en étais trop dépendante… Tu restes plantée sur le trottoir indécise avant de soudainement te mettre en route pour le glacier maudissant une fois de plus le hasard. Tu n’allais jamais pouvoir te reposer l’esprit tranquille chez toi avec la pensée que tu n’avais pas honoré ta dette… Une dizaine de minutes plus tard, tu retrouves Sean attablé avec les deux enfants chez Feccis. Tu as retrouvé un peu d’aplomb pendant le trajet, alors tu arrives vers eux avec un grand sourire. « J’ai demandé à mon ami de me remplacer parce qu’en fait… J’avais très envie de manger une glace avec vous. » Encore des mensonges mais tu étais certaine que cette fois-ci personne ne trouverait rien à y redire. D’ailleurs, Jack comme tous les enfants,  n’est guère rancunier, t’adresse un sourire timide. Tu lui ébouriffes les cheveux gentiment. « Qu’est-ce que tu as grandi toi ! Tu ressembles de plus en plus à ton papa. »  Oui, quitte à être là, autant jouer le jeu jusqu’au bout et être sympa avec les enfants. De toute façon, même pour le monstre vénal que tu étais, ce n’était pas un gros effort d’être gentil quelques instants avec deux enfants que tu avais tenu dans tes bras quand ils n’étaient encore que deux nourrissons. Tu n’avais rien contre les enfants tant qu’ils ne t’approchaient pas trop… « Vous avez déjà commandé ? » Que tu demandes à la cantonnade. A vrai dire, la question s’adresse plutôt à Sean mais bizarrement, tu n’as pas envie de croiser son regard. Tu enlèves ton manteau et ton écharpe pour t’installer à côté de Lily. Constatant que ses yeux sont toujours remplis de larmes, tu te livres à l’effort ultime. « On s’en fiche de ces histoires de mariage… Tu peux m’appeler Tata Penny si tu veux. » Il faudrait juste que tu t’y habitues un peu…

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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Ven 22 Jan - 2:33


En glissant son téléphone portable dans la poche de son manteau, Sean sut qu’il regretterait son sms pendant longtemps. La dernière fois, il pouvait se féliciter d’avoir livré un coup de maître en libérant Penny, s’assurant ainsi l’ascendant sur elle et lui permettant de se réjouir du fait qu’elle lui devait quelque chose. En l’espace de quelques secondes, il venait de tout gâcher, de ruiner cette petite victoire qui était, finalement, la seule qu’il ait pu véritablement s’accorder en-dehors des vacheries de gamin qu’il lui avait infligées. Si ce n’était pas pour Lily, il ne se serait sans doute jamais abaissé à demander quoi que ce soit à son ex. Oui, mais voilà… Il en avait certainement d’autres, mais Lily était sa faiblesse suprême. Penny le savait sûrement, d’ailleurs. Elle connaissait son point de vue sur les enfants (allant jusqu’à le partager) : il les trouvait mignons, mais de loin. Il n’aimait pas avoir à s’en occuper et il ne s’imaginait certainement pas avec des bambins sur les bras. Mais en ce qui concernait son neveu et sa nièce, c’était différent. Eux, c’était sa famille. Eux l’admiraient et surtout, ne lui désobéissaient que très rarement. Alors tant qu’il n’avait pas à prendre soin d’eux tous les jours et qu’ils n’entraient pas dans son bureau, Sean les accueillait toujours avec bonheur. D’ailleurs, il avait demandé à son beau-frère d’apprendre à Jack à se servir de Skype dès qu’il en avait eu l’âge, pour qu’ils puissent communiquer, puisqu’ils vivaient à Dublin. Alors oui, il aurait sans doute pu faire beaucoup de choses pour eux. Si besoin était, la preuve en était largement fournie : il avait laissé de côté sa fierté mal placée. Lily ne se rendrait probablement jamais compte de l’effort que ça lui avait demandé. Un peu perplexe, il se pencha vers elle pour caresser ses boucles blondes. La vérité, c’était qu’il ne savait pas du tout si Penny répondrait favorablement à sa requête. Il l’espérait, voilà tout. Mais elle n’avait pas répondu à son texto et il ne leur manquait plus qu’à patienter. En attendant, il les laissa choisir ce qu’il désirait, tout en demandant un café pour lui-même. Il aurait peut-être besoin, pour tenir le coup durant le reste de l’après-midi.

Et puis, alors qu’il commençait à se faire une raison, la porte d’entrée s’ouvrit. Sean releva aussitôt la tête. C’était bien elle. Favorablement impressionné, il dut faire un effort pour que son visage reste aussi impassible qu’à l’accoutumée. Elle-même souriait, peut-être un peu trop. Jack lui rendit son sourire et le visage de Lily s’éclaira. C’était plaisant à voir, même si l’Irlandais aurait largement préféré que la source de sa joie provienne d’une autre personne. Mais sur ce coup-là, il était forcé de s’avouer que Penny faisait les choses bien. Elle se montrait étonnamment gentille avec les enfants, comme avant… Quand ils étaient ensemble et qu’ils les recevaient à Swansea. Elle adressa un compliment à Jack, lequel eut l’air aussitôt satisfait. « C’est ce que tout le monde me dit ! J’ai envie d’être aussi costaud que lui. » En réalité, son père ne l’était pas tant que ça, mais l’émerveillement des petits garçons vis-à-vis de leur géniteur était toujours amusant. Lily, elle, tenait des Fitzpatrick. Dans la rue, les gens la prenaient souvent pour la fille de Sean. Il admettait sans problème qu’elle était son portrait craché… Pour la simple raison que lui-même était la réplique en version masculine de sa soeur aînée, ce qu’il avait en revanche bien plus de mal à reconnaître. On leur avait souvent demandé s’ils étaient jumeaux, ce qu’il avait toujours plus ou moins pris comme une insulte. Mais ils avaient aussi beaucoup de traits de caractère en commun ; en tout cas, même sans le vouloir, il partageait beaucoup plus avec elle qu’avec ses cadets. « On a déjà commandé, mais si tu veux, je peux t’aider à choisir ! Tu peux lui offrir une glace à elle aussi, hein, tonton ? » Sean se contenta de hocher la tête en signe d’assentiment. Après tout, c’était lui qui avait demandé à Penny de venir, alors c’était la moindre des choses. De toute façon, après le chèque laissé au commissariat pour qu’elle sorte de sa cellule, il n’en était franchement plus à ça près. Et s’il doutait encore de l’étonnante bonne volonté de la blonde, il allait être servi. Tout bonnement médusé, il l’écouta s’adresser à Lily. Il n’avait certes guère envie d’entendre sa nièce appeler son ex « tata »… Mais les yeux brillants de Lily n’auraient pas pu être plus craquants. « C’est vrai ? » s’écria-t-elle, retrouvant soudain sa bonne humeur. Sean se pencha pour essuyer ce qu’il restait de larmes sur ses joues ; mais déjà, elle ne lui prêtait plus beaucoup d’attention, se concentrant sur Penny.

La dégustation de glaces, la conversation et le moment qu’ils passèrent tous ensemble furent moins pires que ce qu’il avait imaginés. De toute façon, il ne parlait quasiment pas, se contentant d’une ou deux phrases pour qu’ils ne s’excitent pas trop ou fassent attention à ne pas faire tomber leur glace. En-dehors de ça, la parole fut monopolisée par les enfants et surtout par Lily, qui s’était quasiment mise à raconter toute sa vie, de la gentillesse de sa nourrice aux exploits qu’elle avait réalisés à Noël (des bêtises), en passant par le charme des endroits visités avec sa grand-mère avant d’atterrir à Swansea. Mais quelques minutes plus tard, peut-être déjà lassés de rester sur place, ils demandaient à Sean la permission de se lever pour aller jouer dans le coin de la pièce, où ils avaient repéré des petites babioles, des cubes, des voitures, bref, tout ce qu’ils ne trouveraient pas chez leur oncle. Ce dernier hocha à nouveau la tête en signe d’approbation, tout en maudissant le fait de se retrouver à nouveau seul avec Penny. Mais elle n’allait sûrement pas s’attarder. « Tata, tu viens avec nous ou tu restes avec tonton ? » Bordel. Sans attendre la réponse, Lily s’était éloignée. « Te sens pas obligée d’y aller. C’était déjà… Cool de ta part, de venir. » Un peu embarrassé, l’avocat posa enfin son regard sur la Collins. « Je voulais te dire… Merci… Pour Lily, tout à l’heure. Je veux dire… Ç’aurait pu être grave. »

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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Ven 22 Jan - 14:50

Les enfants t'adressent un accueil chaleureux,  démontrant une nouvelle fois leur extrême facilité a pardonner et à passer à autre chose en quelques minutes seulement. Tu entames donc ton opération séduction en commençant par Jack qui semble tout à fait réceptif,  puisqu'il répond à ton compliment dans un grand sourire. Tu n'hésites d'ailleurs pas en faire trop, jouant le jeu sans sourciller.  Tu tâtes donc le minuscule biceps du petit garçon d'un air approbateur. " Hum a mon avis, tu sera plus costaud que lui sans hésiter. " Tu continues à éviter le regard de Sean, te demandant ce qu’il pense de ce charmant petit échange. Il te semble qu’il n’a jamais trop apprécié le mari de sa sœur… En tout cas, toi qui te targue de pouvoir séduire n'importe quelle cible adulte,  tu te rends compte que c'est encore plus facile avec les enfants. Lily illustre parfaitement cela, acceptant sans une pointe d'hésitation que oui, finalement tu es bien sa tata. Pire ça a l'air de lui procurer un plaisir indescriptible pour des raisons qui t’échappent quelque peu.  Mais tu ne perds pas de temps à essayer de comprendre le raisonnement d'une gamine de trois ans. A la place, tu approuves vigoureusement.   " Mais oui c'est vrai, ma puce" Toutefois, la petite n’a pas finit de te mettre mal à l’aise, demandant à son oncle de t’offrir une glace. Tu ne veux rien de sa part mais tu tournes ta langue dans ta bouche, retenant cette déclaration, comprenant que les petits sont bien plus attentifs que ce qu’on pourrait penser et qu’ils comprennent bien des choses malgré leurs bouilles angéliques. Et puis, tu ne vas pas dire non à une glace. Tu aimes tellement ça. C’est ton pêché mignon, ta petite faiblesse alimentaire… Tu  ne peux même pas blâmer les enfants de vouloir manger une glace en plein hiver, tu es dans les mêmes dispositions qu’eux. Lily, qui continue à prendre tout cela très à cœur, décrète qu’elle va t’aider à choisir un parfum et te propose rapidement divers mélanges qui doivent s’avérer proprement écœurant en pratique. N’oubliant pas ta promesse, tu dis cependant oui à tout, et tu te contentes de commander discrètement un très classique banana split quand la serveuse vient prendre vos commandes.

Et puis vous mangez vos glaces tous les quatre, comme une véritable petite famille. Inutile de dire combien cela te trouble. C’est comme si tu approchais une de tes pires angoisses de trop près. Tu ne voulais pas te visualiser comme une mère de famille, vraiment pas. Heureusement, le babillage de Lily te distrait de tes pensées et tu fais en sorte d’écouter un peu pour ne pas être fautive si elle venait à te poser une question. En quelques instants, elle te résume plus ou moins sa vie durant l’année écoulée avec une élocution très correcte pour quelqu’un de son âge. Une future oratrice comme son oncle l’avocat. En parlant du loup… tu oses enfin regarder Sean. Comme souvent, son visage est impassible, et tu ne sais pas à quoi il peut bien penser. Il ne parle pas beaucoup, sauf pour de temps à autre échanger quelques mots avec Jack. C’est pendant ces moments que tu en profites pour poser quelques questions subtiles à Lily, des questions dont les réponses t’intéressent bien plus que certains détails croustillants qu’elle te donne à propos de son école. Mais quoi qu’il en soit, la petite passe un bon moment et ton contrat est rempli. Quoique… Bien vite, les petits demandent à quitter la table pour aller dans les jeux et Sean leur donne la permission. Tu es à deux doigts de rouler des yeux. Bande de petits ingrats ! A quoi bon te faire venir si c’est pour t’abandonner tout de suite après ? Lily sent peut être les ondes négatives que tu émets car elle se retourne vers toi avec un sourire angélique, te demandant si tu viens. Tu ne réponds pas perturbée par la pensée de te retrouver à nouveau en tête à tête avec ton ex suite au départ de la petite mais aussi le fait qu’elle vous appelle tata et tonton avec naturel. C’est comme si vous étiez en train de vivre la vie que tu aurais eu si tu n’avais pas décliné la demande en mariage de Sean…

Lily part en courant rejoindre son frère sans attendre ta réponse, et en fin de compte tu ne la suis pas. Tu n’allais tout de même aller aux jeux, te mettre à  quatre patte dans des boules tapissées de secrétions gluantes laissées par pleins de petits morveux. Ça dépassait largement les limites de ce que tu avais accepté de faire. Et Sean est d’accord, te déclarant que tu n’y étais pas obligée d’y aller. Il qualifie même ton attitude de cool et tu dois presque te pincer pour vérifier que tu ne rêves pas. A côté de toutes les insultes qu’il t’avait déjà offertes depuis qu’il était revenu, le changement était déstabilisant. « Oui, je verrai… Je vais déjà terminer ma glace avant. » Que tu dis, gêné par le regard de l’irlandais posé sur toi. Joignant le geste à la parole, tu plonges ta cuillère dans la chantilly, ce qui a le mérite de t’apaiser un peu. Des efforts vains, car Sean a une nouvelle salve de paroles reconnaissantes à ton égard. Tu n’en reviens pas. Le mot merci ne sortait pas beaucoup de sa bouche. Cette fois-ci, tu lèves les yeux pour croiser son regard avec toute la franchise du monde. « Ne me remercie pas… C’est normal. Malgré ce qui s’est passé entre nous, je ne l’aurai pas laissée seule, en danger, sur la route… Mais disons que maintenant, nous sommes quittes. » Tu détestais l’idée de lui devoir quelque chose  et tu étais pressée qu’il confirme que vos comptes étaient apurés. Tu ne supportes pas non plus cette atmosphère presque "cosy" qui est en train de s’installer entre vous deux. Tu n’as pas envie que vous parliez tous les deux comme deux adultes responsables. Ça serait encore le meilleur moyen qu’il découvre que tu lui avais menti bien plus que ce qu’il n’imaginait. Alors une fois, n’est pas coutume, tu gâches tout. « Tu ne veux pas inviter tata Jade à te joindre à nous ? » Tu adresses un sourire carnassier à Sean, anticipant sa réaction avec délice. Tu n’es pas peu fière de ta trouvaille. Finalement, cet après-midi avec les enfants aura été productif. « Et oui, tu as vu les enfants, ça parle. Lily, notamment… » Tu avais appris l’existence de l’amoureuse de Sean pendant un aparté avec la petite et tu avais du prendre sur toi jusqu’à maintenant pour ne rien dire et ne pas exulter.

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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Sam 23 Jan - 2:21


Un étrange sentiment d’irréalité avait littéralement envahi Sean. De quoi avaient-ils l’air, tous ensemble ? D’une vraie famille, assurément. Ç’aurait pu être le cas. Jack était un peu grand pour être leur enfant, mais ce n’était pas non plus impossible. Oui, c’était ce qui aurait pu se passer, s’ils avaient formé un couple normal qui voulait se reproduire. Mais ce ne serait jamais le cas, et pour cause ! Pourtant, ça n’avait pas l’air si horrible que ça. En réalité, en observant Penny à la dérobée tandis qu’elle flattait Jack, puis qu’elle allait jusqu’à appeler Lily « ma puce », il ressentit quelque chose de pire encore… Il était attendri. Attendri qu’avec son neveu et sa nièce, elle ne ressemble pas à un monstre sans coeur. Oui, il la trouvait désirable. Il perdait vraiment la tête, il n’y avait pas à dire. Comprenant qu’il fallait absolument qu’il pose son regard ailleurs, Sean se concentra sur le petit garçon, commentant avec joie un match de rugby qu’ils avaient regardé ensemble à la télé la veille au soir. C’était assurément mieux que de voir ses anciens démons refaire surface à une vitesse grand V. Le pire, c’était qu’il ne comprenait même pas ce qui se passait. Il avait cru comprendre que la passion qu’il avait éprouvée pour Penny ne s’était jamais complètement éteinte, mais à ce point ? C’était troublant, sacrément perturbant, même. Néanmoins, comme d’habitude, il n’en laissa absolument rien paraître. Il était hors de question qu’elle sache qu’il y avait encore un domaine, et sans doute le pire, sur lequel elle avait l’ascendant sur lui. La dernière fois, dans la voiture, il avait bel et bien failli poser ses lèvres sur les siennes… Et plus, d’ailleurs. Oui, sauf si elle l’avait repoussé, il aurait pu facilement lui sauter dessus.

Depuis, Sean avait beaucoup cogité, forcément. S’il ne parvenait même pas à maîtriser ce qu’il ressentait en la voyant, à quoi bon continuer ainsi son jeu puéril ? Ça n’avait plus aucun sens… Il était perdu, définitivement, parce que ses certitudes avaient été remises en cause. Ce pour quoi il s’était battu jusqu’à présent n’en valait peut-être pas la peine, finalement… Parce que si elle lui faisait encore ne serait-ce qu’un tout petit d’effet, c’était bien la preuve qu’elle avait gagné, haut la main. Il fallait peut-être qu’il renonce à tout… D’ailleurs, maintenant, ça ne lui paraissait plus aussi important qu’avant. Il préférait retrouver une vie tranquille et ennuyeuse. Pour une fois, il faudrait peut-être qu’il accepte de perdre la face, tant pis si son orgueil en prenait un coup. Parce qu’à l’allure où les choses allaient, ça risquait de devenir bien pire. Chaque rencontre avec Penny laissait des traces en lui et c’était bien la dernière chose dont il avait envie. Oui, l’Irlandais en était là dans ses réflexions quand les enfants les abandonnèrent brusquement, sans même une once de remords. Et là, il se sentit obligé de la remercier. Elle n’avait pas fait quelque chose pour lui. Elle avait évité une catastrophe à la prunelle de ses yeux et ça, c’était au-dessus de tout le reste. Mais elle était sans doute la seule à imaginer ce que ça lui coûtait de la remercier. Dans la vie de tous les jours, Sean était quelqu’un de poli, qui adressait des remerciements assez facilement. Mais à Penny ? L’heure précédente, il n’aurait jamais pensé être capable d’un tel exploit, voire de subir une humiliation aussi terrible. Pourtant, les mots étaient sincères et il se contenta de hocher la tête en signe d’assentiment à la réponse de la blonde. Quittes. Malheureusement, c’était bel et bien le mot approprié.

Mais si l’avocat pensait que cette trêve allait se prolonger, il s’était mis le doigt dans l’oeil. Presque aussitôt, Penny lança à nouveau les hostilités. Sean haussa les sourcils, presque incrédule. Ce n’était pas tant le fait que Lily lui ait parlé de Jade qui l’étonnait… Mais plutôt la manière dont la Collins le ressortait, comme une pom-pom girl qui exhibait son trophée d’un air niais. Il s’était trompé. Elle était tout sauf attendrissante. Et si l’agacement avait pris la place sur tout autre sentiment, Sean était aussi presque soulagé. Dire des choses gentilles à Penny… L’inviter à manger une glace… L’aider à sortir de taule, quelles qu’en soient les raisons… Tout ça, ce n’était pas normal. Pas naturel. C’était trop bizarre. Alors que là, ils se retrouvaient pleinement. Tous les deux. Penny et Sean dans toute leur splendeur. Pourris jusqu’à la moelle. On ne les changeait pas. « Je préfère pas. J’ai peur que si tu tombes sur elle, tu sois tellement éblouie par son physique de rêve et ses innombrables qualités que tu développes un complexe d’infériorité. » Bien entendu, il savait que ce n’était pas le cas. Mais il savait aussi que les femmes étaient facilement jalouses de celles qui avaient l’air un peu trop parfaites. Or, c’était le cas de Jade. Heureusement qu’elle n’était pas riche, sinon, elle se serait probablement déjà fait avoir. « De toute façon, elle est déjà bien occupée avec les préparatifs de la cérémonie… Tu vois, Penny, en fait, je suis content que tu n’aies pas accepté ma demande. Sinon, je n’aurais jamais eu la chance de connaître Jade. » C’était faux, bien sûr que c’était faux ! Penny avait peut-être plein de défauts, mais c’était celle qui lui convenait le mieux et il le savait parfaitement. Seulement, il préférait encore se faire arracher la langue plutôt que de l’avouer. La preuve, il venait carrément d’inventer un futur mariage, alors que c’était quelque chose qu’il n’avait jamais pensé accorder à Jade. « En fait, j’espère qu’un jour, tu connaîtras un tel bonheur avec l’équivalent au masculin de ma fiancée. Enfin, en riche, bien sûr, sinon, tu risques de ne pas atteindre le Nirvana… » C’était reparti.

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Dernière édition par Sean R. Fitzpatrick le Mar 26 Jan - 4:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Lun 25 Jan - 16:14

Plus tard, quand tu seras bien en sécurité chez toi, loin du regard magnétique de Sean, tu te demanderas pourquoi tu as aussi mal réagi lors de votre tête à tête. Tu te demanderas aussi pourquoi tu avais senti le besoin de l’attaquer, de l’énerver et de tout gâcher alors que pour la première fois depuis qu’il était revenu à Tenby, il t’avait regardée sans une once de rancœur dans le regard. Mais pour le moment, tu devais faire comme si tu n’étais pas extrêmement troublée par tout ce qui s’était passé aujourd’hui, comme s’il ne comptait pas. Alors tu ressors l’information que tu as extorquée à Lily, extrêmement pressée de voir la réaction de ton meilleur ennemi. Et tu n’es pas déçue. Le masque d’impassibilité de l’irlandais se fissure, tandis qu’il hausse les sourcils bien haut. Tu le regardes, un sourire en coin sur les lèvres, te demandant quels trésors d’imagination il allait déployer pour justifier l’existence de ‘’Tata Jade’’. Mais l’incrédulité de l’avocat est de courte durée, et il te rend bientôt ton sourire avec une contre attaque directe. Tu ris à l’écoute de ses propos. « Je te remercie de t’inquiéter pour moi, mais tu sais bien que ce n’est pas du tout mon genre. » Que tu répliques vivement quand il évoque l’idée d’un possible complexe d’infériorité face à sa nouvelle copine alors que tu es toujours en train d'assimiler la nouvelle. A vrai dire, la problématique se résumait à l’exact inverse pour toi. Tu avais certainement un complexe de supériorité pour te comporter ainsi. Et Sean n’était pas en reste. Mais tu n’argues pas trop, pressée d’entendre ce qu’il à dire sur la fameuse Jade. Ou plutôt devrais-tu dire la fiancée de Sean, car il évoque non sans fierté, une cérémonie. Alors tu lui adresses un grand sourire hypocrite. « Un mariage ?! Mais c’est merveilleux, mes félicitations les plus sincères ! Pour quand est prévu l’heureux évènement ? » Il doit se demander quel jeu tu joues. Et bien, il va avoir sa réponse. Car comme d’habitudes, tu joues la comédie, prenant bien ton temps pour marquer des points. Soudainement, tu prends un air faussement embêté. « Mais dis moi, si tu aimes ta fiancée au point de la demander en mariage, et si elle est si parfaite que ce que tu prétends, qu’est-ce que tu fais ici ? » La question est parfaitement claire, tant le sous-entendu de ta question n’en est pas un. Mais au cas où, tu précises un peu le fond de ta pensée, te rendant compte que loin de la moquerie, tu veux vraiment savoir. « Qu’est-ce que tu fous à Tenby ? En quoi je t’intéresse si tu as trouvé ton grand bonheur ? Un homme heureux ne devrait pas être si intéressé par la vengeance, tu ne crois pas ? » C’est ce qui te peine le plus en fait. Bien plus que l’idée d’une autre femme dans son lit. Pourquoi était-il revenu bousiller la vie que tu t’étais construite loin de lui, pourquoi était-il venu raviver de vieux sentiments s’il allait se marier ?

Tu reprends une cuillère de glace, savourant la sensation de la vanille sur tes papilles, histoire de laisser à Sean le temps de répondre et de calmer le tourbillon de tes pensées. Quoique non, tu as envie d’en remettre une couche. « Je te remercie pour tes vœux de bonheur, cela dit… » Tu ne vas pas plus loin, constatant qu’une once de colère a fait trembler ta voix. Tu te tais avant que Sean ne le remarque. Ce n’était pas sa réplique à propos du fait qu’il te faudrait un homme riche qui te met dans cet état, ça tu t’en fiches, c’est mérité. Non, le truc, c’est que tu te rends compte de deux choses simultanément. Premièrement, tu détestes cordialement cette Jade, pour ne pas dire que ce que tu ressens est de la pure jalousie. Tu n’en as bien sûr aucun droit mais tu n’as pas le contrôle sur tes sentiments. Il était fort probable que Sean ait pu refaire sa vie en deux ans mais savoir que c’était une possibilité ne facilitait pas pour autant l’idée que c’était effectivement arrivé. Deuxièmement… Et bien, tu avais connu ce genre de bonheur que Sean évoque. Précisément avec lui. Et les raisons pour lesquelles tu l’as refusé ne te semblent plus aussi bonnes qu’à l’époque. Sauf que tu prends un malin plaisir à te mentir et à mettre cela sur le sentiment de jalousie qu’il a éveillée en toi. Tu relèves la tête. « En fait, je ne recherche pas l’amour. Je crois que je ne suis pas faite pour ça. Je préfère l’argent. C’est moins… volatile. Et ça ne risque pas de te trahir ou de t’abandonner. » C’est sans doute la choses la plus personnelle et la plus sincère que tu lui avais dite depuis longtemps. Et en quelque sorte, c’était triste. Mais tu n’étais pas désolée d’être qui tu étais. Tu aimais vivre d’arnaques, de combines, et profiter de la crédulité de riches hommes d’affaires. Et si tu t’étais mariée à Sean, tu aurais dû renoncer à cette vie, à cette part de toi-même, à ce qui faisait ton identité. Il ne t’aurait pas laissée séduire des hommes pour vivre. Tu serais devenue madame Fitzpatrick, un beau bibelot ornemental. Ne vivant que pour l'amour de ton mari. A condition qu'il ne se lasse pas de toi, et c'était encore ça qui t'avait fait le plus peur. Si tu avais dit oui, tu aurais été à lui, dépendante de lui et des sentiments qu'il te porterait. En fait, tu lui en avais voulu d’être tombé amoureux de toi, te mettant face à ce dilemme cruel : choisir l'amour et lui faire confiance ou protéger ton cœur et ton mode de vie ? Perdue dans ce raisonnement, le continue à voix haute sans t’en rendre compte. « Mais je maintiens ce que j’ai dit. Tu n’aurais pas dû revenir, Sean. Surtout si tu as quelqu’un. A quoi ça te sert de rouvrir nos vieilles blessures ? Tu trouves ça amusant peut être ? » Il y a de la tristesse dans ta voix mais tu es surtout choquée par le pronom que tu as utilisé, bien trop révélateur. Tu pousses un soupir. En plus, la question est stupide. Car la réponse est limpide. Vous êtes destinés à vous faire du mal.

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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Mar 26 Jan - 5:19


Après plusieurs semaines et des sujets de méditation pour le moins troublants, les choses semblaient commencer à revenir à la normale entre Penny et Sean. Et s’il ne pouvait nier que leurs affrontements mettaient toujours ses nerfs à rude épreuve, Sean ne pouvait pas non plus dire qu’il était déçu que ce qui semblait être une phase privilégiée entre eux disparaisse. Il s’était déjà fait avoir une fois. Il ne pouvait pas prendre de risques en laissant la porte ouverte pour un coeur à nouveau brisé. Ce jeu, ces piques, le sarcasme et l’ironie, c’était peut-être malsain. Mais au moins, c’était une guerre qui l’empêchait de s’appesantir sur ce qui l’effrayait tant, à savoir d’autres regrets, d’autres sentiments et d’autres envies. Elle lui avait fourni une distraction idéale, même s’il ne sortait jamais vraiment indemne d’un duel. Au moins, ce n’était pas la pire des blessures, loin de là. En plus, il était toujours prêt pour ça. Elle l’était aussi, d’ailleurs, comme s’ils avaient tous les deux été entraînés, comme s’ils avaient reçu une formation spéciale dans le domaine. Les répliques s’enchaînaient sans difficulté, comme à l’accoutumée. C’était à qui aurait le dernier mot, à qui ne lâcherait pas le morceau - exactement comme des animaux sauvages, en fait. Leur bataille n’était, au fond, guère plus civilisée. Bien sûr, ils étaient capables d’enrober leurs méchancetés avec de jolis mots, des phrases bien tournées et des sourires hypocrites. Elle le lui prouvait encore une fois, en le félicitant presque un peu trop pour son mariage.

Les lèvres de Sean s’étirèrent en un sourire qui n’avait rien de joyeux. Bien entendu, il savait que ses propos n’étaient pas sincères, il ne fallait pas non plus exagérer. Il ne se donna donc pas la peine de la remercier, pour la simple et bonne raison qu’elle ne pensait pas un mot de ce qu’elle disait. Mais est-ce qu’elle le croyait, lui ? Peut-être. En tout cas, ça en avait l’air. Elle n’avait donc rien compris. Elle n’avait pas saisi l’ampleur des dégâts qu’elle avait causés chez lui. Après qu’elle lui ait dit non, il avait développé une peur phobique de l’engagement, parce qu’il s’était toujours dit que la femme qu’il aimait finirait par l’abandonner. Si son propre père avait été incapable de reconnaître ses qualités, pourquoi une personne étrangère à sa famille l’aurait-elle fait ? Rien qu’à cette pensée, Sean sentit son mépris envers Penny s’intensifier. Contrairement à ce qu’elle pensait et même s’il donnait l’apparence du contraire, il n’avait pas un ego si gonflé que ça : l’homme qui lui avait permis de voir le jour ne l’avait pas laissé développer suffisamment d’estime pour ce qu’il était et ce qu’il accomplissait. Penny n’avait rien arrangé. Au contraire, elle était celle qui l’avait enfoncé, le persuadant ainsi, peut-être à jamais, qu’il ne méritait ni l’amour ni la considération d’autrui. Et elle n’avait toujours pas compris ça. Elle, pourtant si perspicace, si habile à détecter les faiblesses de ses semblables, si intelligente… Elle était passée à côté de la plaque. Complètement.

Alors quand elle lui demanda pourquoi il cherchait à se venger s’il était aussi heureux, l’Irlandais dut se retenir de lui balancer à la figure quelques réflexions bien méritées. Il avait l’impression qu’elle mélangeait tout. Pire, il croyait avoir une enfant face à lui, exactement comme Lily devant « Cendrillon » ou encore « La Reine des Neiges ». Ces petites filles à qui on apprenait que tout est bien qui finit bien, que l’amour triomphe toujours et que la princesse se marie forcément avec l’homme parfait… Incapables de faire des nuances, de comprendre que d’autres choses pouvaient gâcher la vie de quelqu’un même si son amoureux était auprès d’elle, que les failles et les entailles d’une personne pouvaient prendre une telle place que le bonheur à deux ne couvrait pas tout. « Oh, j’t’en prie ! C’est pas à toi que j’apprendrais qu’un conte de fées ne fait pas tout dans la vie. » Avec son coeur de pierre, elle était extrêmement bien placée pour le savoir. « Qui t’a dit que tu m’intéressais ? C’est pas toi qui m’intéresses. Ce que je veux, c’est ta peau. » Il connaissait d’avance sa réponse, mais il préférait ne pas trop s’avancer. « Un homme heureux ne devrait pas être intéressé par la vengeance… C’est une jolie phrase, tu trouves pas ? Tu devrais penser à devenir philosophe. » Il se rapprocha un peu d’elle, sans jamais détourner le regard. « Je suis pas un homme heureux comme les autres et tu le sais très bien. Je suis une saleté. Et tu vaux pas mieux que moi… Qu’il y ait prescription ou pas. »

Sean s’appuya à nouveau contre le dossier de son siège. Elle parlait d’argent et ça le faisait rire. « Excuse-moi, mais en ce qui concerne la thune, je pense encore être mieux placé que toi pour en décrire les bienfaits et en chanter les louanges. » Il ne manquait jamais de rappeler le contraste de niveau social qui existait entre eux. Pourtant, même lui savait que c’était vil et bas. Elle n’avait pas eu grand-chose et elle trimait depuis longtemps, alors que lui avait toujours roulé sur l’or. Ce n’était pas juste. Mais la vie n’était pas juste. « Je m’amuse pas comme un petit fou, si c’est ça ta question. » Encore une fois, l’avocat était perturbé. Il avait un don pour cerner les gens et deviner leurs émotions, c’était en partie ce qui l’aidait tant quand il interrogeait des clients et contre-interrogeait des adversaires. Or, là, il avait aperçu le voile de tristesse de Penny, différent de celui qu’elle prenait pour jouer les victimes éplorées. « Je crois que tu me connais pas encore bien, Penny. » C’était peut-être le moment de déballer son sac, d’ouvrir son coeur, de lui dire enfin ses quatre vérités correctement. Mais… C’était tellement dangereux. « T’essayes de me faire croire que t’as jamais voulu te venger ? Pire, que t’as jamais réussi à détruire quelqu’un pour ton plaisir personnel ? S’il te plaît, pas à moi ! » Il se pencha à nouveau vers elle. « Tu comprends rien. Tu comprendras jamais rien et tu sais pourquoi ? Parce que t’as jamais essayé de comprendre, ni même d’arranger les choses ou de faire en sorte que les tensions s’apaisent. Tu veux que je te dise ? La bagarre, c’est toi qui l’as cherchée. Et quand je t’ai retrouvée, tu n’as jamais rien fait pour que le sentiment d’animosité disparaisse. Est-ce que l’idée a déjà effleuré ton cerveau si perfectionné que, peut-être, quelques phrases ou quelques gestes pouvaient te sauver la peau ? Au lieu de ça, tu m’aides à nous enfoncer, tous les deux. Alors ne me fais pas passer pour le seul méchant de l’histoire. Tu y participes largement, très chère. »

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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Sam 30 Jan - 18:01

Sans surprise, tes provocations avaient fait mouche, réveillant doucement mais sûrement le courroux de Sean. Tu ne sais pas d’où te vient le besoin de le mettre en colère mais il est clair que tu ne peux pas y résister. Peut être parce que l’affrontement avec lui t’es familier, contrairement à la trêve étrange qui s’était formée alors que vous dégustiez une glace avec les enfants. Cependant, tu avais peut être poussé le bouchon un peu loin. Quelque chose avait changé dans la manière de s’emporter de l’irlandais. D’ordinaire, il assène ses mots durs avec suffisance et une lueur revancharde dans le regard mais la lueur qui brille aujourd’hui dans ses yeux est différente. Il te regarde avec… mépris. Et tu constates que ça te fait mal, très mal. Pourtant, tu n’oublies pas d’être effarée par les réponses qu’il te fait. « Je n’ai jamais parlé de conte de fées, ne mélange pas tout. » Que tu répliques, tandis qu’il déforme allègrement ton propos. Tu ne croyais bien évidemment pas à l’amour éternel, et encore moins à l’amour parfait. Mais pour l’avoir expérimenté, tu savais les effets que ce merveilleux sentiment pouvait avoir sur une personne.  La preuve, toi, la plus matérialiste et la plus égoïste des femmes, tu t’étais tenue à carreau pendant que tu étais avec Sean, et tu avais appris ce qu’était le partage et le sacrifice… Mais tu ne lui diras pas. De toute façon, tu as bien compris que tout ce qu’il fait, c’est de la langue de bois pour éviter de répondre à ta question. Les avocats valaient les politiciens sur ce coup là. Alors, tu te retiens d’ajouter des petites remarques ironiques sur le fait que s’intéresser à ta peau, s’était forcément s’intéresser à toi. Tu ignores aussi sa réplique sur le fait que tu devrais devenir philosophe. Tant qu’à faire, tu préférais encore te lancer dans la psychologie, ça rapportait plus… Une fois lancé, il était visiblement impossible de le stopper. Il te balança donc une énième fois  que tu étais une pourriture au même titre que lui et qu’il était mieux placé que toi pour parler d’argent. Certes. Mais rien de nouveau sous votre ciel orageux. Tout cela, il te l’avait déjà dit. Vos affrontements devenaient répétitifs pour la simple et bonne raison que vous tourniez en rond. Tu voulais savoir ce qu’il voulait. Tu le provoquais. Il t’insultait et vous n’avanciez pas d’un pouce. Une routine rassurante, mais qui commençait à devenir lassante…

Et pourtant, au moment précis où tu te fais cette réflexion, il parvient à te surprendre. Ça commence quand il t’annonce d’une voix voilée qu’il ne s’amusait pas du tout et ça termine quand il continue par une tirade passionnée sur la vengeance et sur ta façon disproportionnée de réagir à ton retour. Tu pousses un petit soupir, tandis qu’automatiquement tu protestes. « Comment veux-tu que je ne fasse pas preuve d’animosité à ton égard ? J’ai été obligée de quitter ma ville natale à cause de toi… Ensuite, tu me retrouves en me jurant que tu vas te venger de moi, et tu veux que ça soit moi qui fasse un geste pour arranger les choses ? Il n’y a rien qui te choque dans ton raisonnement ? » Même toi, tu peux reconnaître la mauvaise foi qui perce dans tes propos. Peut être que c’était tout naturellement à toi d’apaiser la situation car tu étais la seule responsable de ses souffrances puisque tu étais à initiative de votre rupture. Certes, cela n’excusait pas ses réactions mais quand même… Et puis, il y a cette colère, bien éloignée de ses postures désinvoltes habituelles qui te montre que malgré ses dires, tout cela lui importe encore un peu. Tu repenses à votre dernier échange dans la voiture, avant de revoir tous vos échanges depuis qu’il est revenu. Tu analyses tes attitudes. C’est vrai que tu avais été tout de suite sur l’offensive. La médiation, ce n’était pas une réaction primitive chez toi… Sean est penché en ta direction, si près que tu peux sentir l’odeur de son après-rasage, distinguer chaque détail d’un visage que tu n’as jamais réussi à vraiment oublier. Tu fermes les yeux brièvement, poussant un léger soupir. « Soit… Mettons que j’essaye de comprendre… Est-ce que ça t’aiderait vraiment si je te présentais des excuses ? Ou alors… Explique-moi, ce que je n’arrive pas à comprendre selon toi. » Ta voix est douce, sincère. Contrairement à ton habitude, tu n’es pas en train de mener une transaction, tu poses vraiment la question. Tu es troublée, vraiment troublée. Ce que tu as essayé d’éviter est en train de se produire. Il recommence à avoir cet effet dévastateur sur toi, à te faire perdre le contrôle de tes émotions. Tu tournes le regard vers les jeux, faisant mine de surveiller les enfants. Mais tu n’arrives pas à donner le change, faisant une nouvelle déclaration en évitant soigneusement le regard de Sean. «  Je n’ai jamais voulu la guerre, tu sais… »

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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Dim 31 Jan - 8:46


Soudain sur les nerfs, presque enflammé, se laissant un peu trop emporter par une passion qu’il n’aurait pas su définir, Sean se reconnaissait à peine. En temps normal, il était toujours maître de lui-même, au moins en public : jamais un mot déplacé, ni d’injures quand les murs avaient des oreilles, ni même un semblant de réaction face à des situations qui auraient pu faire sortir n’importe quel homme de ses gonds. Au tribunal, c’était presque sa marque de fabrique. Toujours impassible, le visage dénué d’émotions sauf quand il devait plaider auprès du jury et faire passer son client pour une victime, extrêmement doué pour trouver les failles de son adversaire. Il ne s’énervait pas. Jamais. Face à ses confrères ou à la défense, c’était une arme redoutable, parce qu’il passait toujours pour celui qui prônait la paix et usait de diplomatie. C’était de la comédie, d’accord ; pourtant, il était remarquablement doué dans ce domaine. Et pour lui, c’était toujours extrêmement plaisant de voir quelqu’un perdre son self-control face à lui, pour la simple et bonne raison que ça ne lui arrivait jamais. Enfin… Quasiment jamais. Encore une fois, Penny réussissait là où les autres échouaient. Elle était la seule capable de faire ainsi ressortir le pire en lui. Pourtant, il fut une époque où elle faisait aussi ressortir le meilleur en lui… Quand elle l’avait changé en un homme relativement « sage », qui n’éprouvait pas le besoin d’aller à droite et à gauche et partageait son lit avec une seule femme. Grâce à elle, il s’était transformé, laissant de côté des vices et travaillant sur des traits de personnalité qu’il pensait profondément ancrés en lui. Mais ça, c’était quand il avait encore la naïveté suprême de penser que tout allait relativement bien entre eux, qu’ils formaient un couple heureux. Parce que par la suite, à cause d’elle, il avait aussi plongé dans le pire. Non seulement il était redevenu le Sean d’avant, courant plus ou moins les jupons, mais en plus, son cas s’était aggravé. Il était devenu une bête assoiffée de vengeance et, figurément parlant, de sang. Elle ne lui avait pas seulement extorqué de l’argent. Elle lui avait privé d’un sentiment de dignité que tout être humain avait besoin de posséder.

« Tu as été obligée de quitter ta ville natale à cause de moi ? » répéta-t-il, frappé par l’ironie de ses propos. Il éclata de rire. « Tu as été obligée de quitter ta ville natale à cause de moi ? T’es sérieuse, là ? Parce que quoi, t’espérais t’installer à côté de chez moi, devenir ma voisine, qu’on se croise de temps à autre et qu’on prenne un café ensemble, après tout ce qui s’est passé ? Ou tu comptais sur le fait qu’il était possible qu’on ne se revoit jamais ? Ça, il fallait peut-être y penser avant. T’aurais pu te barrer sans rien dire, j’aurais accepté ça. Mais non, t’avais besoin de plus, besoin d’emporter autre chose, besoin de te foutre de ma gueule. Tu n’es pas Penny Collins pour rien. Mais dans ton délire, tu as oublié que j’étais Sean Fitzpatrick et tu as aussi oublié ce que ça voulait dire. J’ai jamais prétendu être un mec bien et tu l’as toujours su. » Une autre tirade, qui servait en partie à détourner l’attention de la dernière question qu’elle lui avait posée. Si, bien sûr qu’il y avait plein de choses qui le choquaient dans son propre raisonnement, mais il n’était certainement pas disposé à le reconnaître à haute voix. Mais au plus profond de lui, Sean savait très bien que certaines de ses actions manquaient de bon sens élémentaire. Il se contredisait parfois lui-même, en proie à des émotions opposées qui, tout en le rassurant sur le fait qu’il avait toujours un coeur, l’exposaient aussi à des confrontations comme celles-ci. On était bien loin de l’habituel Sean, Maître Fitzpatrick Junior, jeune mais orateur éloquent, capable de clouer le bec de ses adversaires en quelques tours de magie, d’impressionner à peu près tous les juges par ses exposés clairs, concis et logiques, mais aussi d’émouvoir aux larmes un jury au moyen d’un discours tellement touchant. Et là, il se laissait démonter par elle. Cette pensée lui faisait horreur, mais pas parce qu’il s’agissait d’une femme. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, il ne manquait pas d’estime pour les femmes. De toute façon, avec la grande soeur qu’il avait, le jeune homme n’aurait jamais pu penser que les femmes n’étaient pas capables de leur être supérieures. Il était peut-être doué et reconnu à Swansea et à Cardiff, mais Neave le surpassait encore en tant qu’avocate et il le savait très bien (c’était quelque chose qui lui restait au fond de la gorge).

Penny. Le démon en lui. Pourtant, ce démon semblait se calmer. Sean était étonné. Elle ne rendait pas les armes (ç’aurait été trop beau), mais ses épaules s’étaient un peu affaissées et elle avait presque baissé les yeux, signes d’un désir de sortir le drapeau blanc pendant quelques secondes. Il l’écouta évoquer des excuses, tout en se retenant de se pincer pour vérifier qu’il s’agissait de la réalité (il n’avait pas envie de l’énerver). Elle semblait sincère et ça ne faisait que le perturber davantage. Il s’était attendu à ce qu’elle continue à répliquer, à ce qu’elle monte sur ses grands chevaux et à ce qu’elle lui balance de la glace à la figure - certainement pas à ça. Lily choisit ce moment précis pour réapparaître, visiblement inquiète. L’Irlandais s’en voulut immédiatement. Elle courut droit sur lui, essayant de grimper sur ses genoux, puis lui demandant dans son oreille si « tata Penny » allait bien. Troublé, il l’embrassa sur le front et passa une main dans ses boucles blondes. « T’en fais pas, princesse. Tu retournes jouer avec ton frère ? » Il l’aida à redescendre et Lily s’éloigna à nouveau, sans être vraiment rassurée. Penny n’avait pas tort. Même sa nièce, sa petite perle, allait inconsciemment dans son sens. Ça jouait un peu… Ça jouait toujours. « Tu veux pas la guerre ? Très bien. Prouve-le-moi. Fais quelque chose pour moi. Pas parce que tu me dois quoi que ce soit, ni parce que Lily te fait les yeux doux, ni pour un quelconque mauvais mobile. Débrouille-toi pour trouver comment, mais montre-moi que tu veux m’aider à avancer sainement et je suis sûr que ma réaction te surprendra. »

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Dernière édition par Sean R. Fitzpatrick le Mar 2 Fév - 1:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Dim 31 Jan - 22:42

Tu n’avais jamais voulu la guerre. Tu te rends compte de l’incongruité de ces paroles dès que tu les prononces. L’irlandais avait raison. Tu ne l’avais pas voulue mais tu avais donné à Sean toutes les raisons de la commencer, ce qui revenait au même au final. Du coup, tu ne peux guère lui en vouloir de s’énerver comme ça sur toi. A vrai dire, tu avais toujours imaginé que les choses se termineraient ainsi si jamais vos chemins venaient à se recroiser. C’était bien pour ça que tu étais partie comme une voleuse à l’époque. Tu ne voulais pas faire face à sa colère, sa souffrance, à la blessure que ta trahison avait dû lui infliger. Hélas, ton passé venait finalement de te rattraper et tu ne parviens pas à encaisser, perdant quelque peu de ta superbe habituelle. Tu n’as même plus envie d’arguer avec lui. Tu te contentes de rentrer les épaules en attendant que l’orage passe. Se faire engueuler par Sean, c’était toujours quelque chose. Il avait tant de verve et de talent pour manier les mots comme des poignards, tant de mépris dans ses rires, tu ne pouvais même pas prétendre que ça ne te faisais rien. Sa tirade t’achève, tandis qu’il te faisait comprendre que tu avais été bien naïve de penser que tu avais pu te jouer de lui. Le pire, c’est qu’il avait raison. Ton occupation était dangereuse et tu avais fini par t’attaquer à la mauvaise personne. Tu pousses un léger soupir, te demandant une énième fois ce que tu fais là.  Tu dois avoir l’air bien misérable car Lily revient à votre table, voir ce qui se passe. Sean la rassure et elle repart mais tu restes stupéfaite par ce que les enfants peuvent ressentir ou percevoir malgré leur jeune âge. En tout cas, pour ton plus grand malheur, la diversion apportée par la petite blondinette est de courte durée. Tu n’as même pas le temps de reprendre tes esprits pour ce qui va suivre. Car si Sean se calme un peu, la requête qu’il t’adresse ensuite a l’effet prodigieux de te déstabiliser encore un peu plus. Il voulait une preuve de ta bonne foi. Ni plus, ni moins. Tu réfléchis car pour une fois, aucune stratégie ne te vient spontanément en tête. Tu as pourtant conscience de l’enjeu. Il te donne une chance de mettre fin à cette petite guerre puérile à laquelle vous vous livrez depuis qu’il avait débarqué à Tenby. Une chance de te libérer d’un poids qui te pèse depuis deux ans. Si tu parviens à accéder à sa requête, tu auras à nouveau l’esprit libre. Tu passes en revue tes options. Tu pourrais refuser ce geste de bonne foi. Mais tu lui prouverais ainsi que tout ce qu’il venait de dire était vraie, que c’était toi qui ne faisait rien pour arranger les choses. Tu pourrais fuir. Te lever et partir sans te retourner, et faire en sorte de ne plus le recroiser. Ou alors, tu pourrais accéder sa requête. Au fond de toi, tu sais ce que tu dois faire. Tu dois lui dire la vérité. Il a parlé de bases saines, et tu sais que toute votre relation est viciée par l’énorme mensonge que tu lui as sorti lorsque tu avais décliné sa demande en mariage. Si tu faisais disparaître celui-ci, il pourrait te juger mais en ayant cette fois-ci toutes les cartes en main. Sauf que ça te coûte de le faire. Tu n’as pas envie de remuer ces vieux souvenirs, de rouvrir vos vieilles cicatrices. Mais tu te dis que peut être, c’est justement la vérité qui pourra vous libérer de ces derniers… Et puis, tu n'as plus vraiment de raisons de te protéger maintenant.

Tu te lances donc, pendant que tu t’en sens encore le courage. « Je n’ai jamais voulu la guerre parce que malgré ce que j’ai prétendu… J’étais amoureuse de toi. Je t’ai menti quand je t’ai dit que je ne l’avais jamais été. Je me disais que ça serait plus facile pour toi si tu pensais que je t’avais juste arnaqué. » Tu repousses ta coupe de glace pour te rapprocher de lui, les yeux dans les yeux. Il ne s’agit pas qu’il s’imagine que tu es encore en train de jouer un de tes jeux pervers. Il faut qu’il voit que tu es sincère. « Voilà ce que je t’offre, la vérité. Tu n’étais pas un pigeon à mes yeux, pas un objet de plaisanterie. Enfin si, au début, je n’en avais qu’après ta fortune et ton nom de famille mais ensuite, je suis tombée amoureuse de toi. Tu étais digne d’intérêt pour moi. A vrai dire, tu étais devenu le centre de mon univers. C’est sans doute ce qui m’a fait peur. Alors quand tu as fais ma demande, j’ai préféré prendre mon envol et mentir… C’est ce que je suis, une menteuse, une arnaqueuse. Tu es bien placé pour le savoir. Je ne suis pas une fille qu’on épouse, pas une fille qui a des attaches » Les mots coulaient, libérateurs. Tu avais gardé ça pour toi pendant tellement longtemps… « C’est vrai que je n’ai pas rendu les choses plus simples au final mais j’avais peur de flancher, de changer d’avis. En fait, j’ai  changé d’avis. Je… j’ai voulu revenir vers toi le lendemain de la soirée où nous avons rompu. Mais c’est là que tu m’as envoyé tes amis et je me suis dit que tu ne me pardonnerais jamais. Alors je suis partie. » Tu pousses un petit soupir. Tu ne lui fais pas de reproches, tout cela ne tenait qu’à un affreux timing. Et puis, il y avait cette autre chose que tu avais gardé pour toi mais que tu t’apprêtais à révéler aujourd’hui dans ton élan cathartique. « Et je ne t’en ai jamais parlé quand nous étions ensembles mais ton père faisait aussi pression sur moi. Il ne voulait pas que je sois avec toi… Et tu sais comment il est. » Inutile d’en dire plus. Sean savait aussi bien que toi à quel point Fitzpatrick Senior était un homme redoutable. « Je ne dis pas que ce sont des excuses valables. Ça ne compense en aucun cas le mal que je t’a fais. Mais c’est la vérité. J’espère que ça t’aidera, que ça te suffira car je n’ai rien d’autre à te dire… Et je ne vois pas ce que je peux faire d’autre pour toi » Que tu ajoutes maladroitement, maintenant que ta tirade est terminée. Tu glisses subrepticement vers la droite, les fesses au bord de ta chaise, prête à fuir à tout moment maintenant que tu avais dis la vérité. Ce n’était pas ton truc d’assumer dans les moments importants.

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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Lun 1 Fév - 21:42


Après d’autres piques, d’autres moqueries et d’autres remarques sarcastiques, une sorte de calme relatif semblait, encore une fois, s’être installé. Ces hauts et ces bas déstabilisaient Sean, qui ne savait plus très bien sur quel pied danser. Pourtant, c’était bel et bien lui qui proposait une trêve. Pire (ou mieux, selon les points de vue), il lui offrait carrément la chance de faire cesser la guerre. Au fond, il n’était pas certain qu’elle allait saisir cette occasion… Mais il savait aussi qu’elle était intelligente et qu’elle savait reconnaître où était son intérêt. Il lui donnait quasiment la possibilité de se débarrasser de lui, en fait, de lui souffler le désir d’arrêter ce petit jeu stupide qu’il avait instauré entre eux en venant s’installer à Tenby. Qu’espérait-il exactement ? Il n’en avait aucune idée. Il était complètement paumé, même s’il s’efforçait de ne pas trop donner l’impression d’avoir perdu de sa superbe habituelle. Mais intérieurement, il se débattait avec des questions et des doutes. Néanmoins, il n’avait encore rien vu. Rien. Le pire était à venir. Après avoir certainement pesé le pour et le contre dans son esprit très vif, Penny se lança dans une tirade qui manqua de le faire tomber de sa chaise. Cette fois-ci, le célèbre masque d’impassibilité de Sean se fissura bel et bien. Carrément incrédule, il se laissa aller contre le dossier de sa chaise, incapable de détacher son regard de celui de Penny. Est-ce qu’elle se foutait de sa gueule ? Forcément, elle se foutait de sa gueule. Comment pouvait-elle lui sortir une telle énormité ? Amoureuse de lui ? Elle n’avait pas le droit de jouer avec ça, avec les sentiments. Même venant d’elle, c’était cruel. Pourtant… Pourtant, au bout de quelques secondes, alors qu’elle parlait toujours, Sean fut pris d’un sérieux doute. Il savait cerner les gens. En règle générale, il devinait si quelqu’un lui disait la vérité ou pas. Pendant plus de deux ans, il avait pensé qu’il s’était trompé sur toute la ligne avec Penny, que toute la tendresse et l’affection qu’il lisait dans ses yeux quand ils étaient ensemble n’était que feinte… Mais et si c’était après coup qu’il s’était mis le doigt dans l’oeil ? Il la regardait droit dans les yeux et… Elle avait l’air tellement sincère. Il avait l’impression qu’elle était soulagée de déballer enfin son sac, qu’elle se confiait enfin véritablement à lui, qu’elle n’était plus la Penny menteuse et « entourloupeuse ». Et là, il comprit. Il comprit qu’elle disait la vérité, comprit qu’il s’était mépris sur une partie de ses mobiles, comprit qu’il aurait dû regarder au-delà de son orgueil masculin profondément blessé. Ça n’excusait pas tout, pas du tout, mais ça remettait en question tellement de choses que Sean se trouvait littéralement à court de mots. Pour un orateur de sa trempe, c’était une grande première. Il ne réagit que lorsqu’elle évoqua son père. « Quoi ?! » s’écria-t-il, bien loin de sa légendaire capacité à rebondir au tribunal. Pourtant, il n’avait même pas besoin de réfléchir. Il savait qu’elle n’inventait rien. En réalité, c’était sans doute le point de son exposé dont il doutait le moins. C’était Ryan Fitzpatrick dans toute sa splendeur, profondément accroché à l’idée que ses enfants devaient épouser des personnes issues de bonnes familles, riches et même catholiques. Il l’avait dit et répété, proclamé, même. Neave avait suivi ses recommandations à la lettre, s’unissant par les liens sacrés du mariage à un homme qui avait toute l’approbation de leur père. Sean, lui, n’était pas comme ça. Il avait certes plein de défauts, mais il n’était pas attaché au rang social, ni à la fortune des femmes. Quand il l’avait vue pour la première fois, il avait tout de suite craqué sur Penny, pour pas grand-chose : un sourire en coin, une mèche blonde rebelle, une assurance et un magnétisme qui se dégageait d’elle… Son ascendance ou son compte en banque n’auraient pas joué là-dedans. Certains auraient dit qu’au contraire, il voulait rechercher une « pauvre fille » pour se sentir supérieur à elle, mais c’était faux. C’était juste que ça n’avait aucune importance pour lui et, alors qu’il avait ignoré ça pendant tout ce temps, le jeune homme se sentait maintenant désolé que Penny ait dû affronter les principes débiles et le courroux de son père. Il était capable d’être tellement dur… Même elle avait dû se sentir éprouvée.

Penny venait de s’interrompre. Elle avait terminé. Et elle allait s’enfuir à toutes jambes, il le devinait. Alors, contre toute attente, il posa une main sur le poignet de la demoiselle. « Attends, s’il te plaît. » Il sentait qu’il allait le regretter, mais il fallait qu’ils en parlent encore. Cette discussion n’était pas terminée, loin de là. « J’aurais jamais dû t’envoyer des gens. Même de ma part, c’était horrible. » En réalité, il l’avait vite regretté. Sur le moment, il avait agi sous le coup de la colère. Mais malgré toute la peine qu’elle lui avait infligée, il savait que ça ne se faisait pas le moins du monde. Et lui aussi s’excusait plus ou moins, même s’il n’employait pas les mots appropriés. « Pourquoi tu m’en as pas… Juste parlé ? On n’était pas obligés de se marier… Ça fonctionnait plutôt bien, entre toi et moi. Ça aurait pu continuer… » Sans en avoir envie, l’Irlandais se mettait à se dévoiler à son tour. Mais c’était plus fort que lui. Il continuait à la fixer dans les yeux. Et il sentit alors qu’il allait faire une erreur, une de plus. Mais il ressentait quelque chose, quelque chose de fort. Lentement, lui laissant la possibilité de s’en aller si elle le désirait, il se pencha vers elle et posa finalement ses lèvres sur les siennes. Il avait oublié que son neveu et sa nièce étaient à quelques mètres d’eux, oublié qu’ils étaient dans un lieu public, oublié à peu près tout ce qui s’était passé pour l’instant. Il n’essayait même pas de la tester, d’éprouver la véracité de ses paroles. Il avait seulement été incapable de résister à cette envie.

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ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014


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CÔTÉ COEUR : Il n'y est plus.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball.
REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Jeu 4 Fév - 16:27

Tes révélations n’entraînent aucun commentaire de Sean. Pourtant, tu sais qu’il n’est pas indifférent à ces dernières. Il te suffit pour cela de regarder les traits de son visage. Il ne te croit pas immédiatement, c’est évident. Tu vois une lueur d’incrédulité se fixer dans ses prunelles sombres. Ce n’est pas si étonnant. Il y a moins d’un mois, tu lui faisais croire qu’il avait une fille de deux ans… Mais aujourd’hui, tu ne joues pas ou du moins, tu ne joues plus. D’ailleurs, tu n’as jamais compris comment il avait pu avaler ton mensonge comme quoi tu ne l’aimais pas alors qu’à l’époque, tout prouvait le contraire. En tout cas, aujourd’hui, il finit par te croire à nouveau. Tu le ressens dans son changement d’attitude, dans le changement d’atmosphère. Celle-ci est bien entendu, toujours chargée de tension, mais c’est une tension différente, celle qui émane de la révélation de vieux secrets. Muet, l’avocat te fixe avec une intensité déstabilisante, ne t’interrompant pas une seule fois pendant que tu vides ton sac. Il faut attendre que tu évoques son père pour qu’il pousse une exclamation sonore. Tu te mords la lèvre, le regrettant aussitôt. Les relations de Fitzpatrick Junior et de Fitzpatrick Senior étaient déjà assez compliquées comme ça, tu n’avais pas besoin d’en rajouter… Il faut croire que ton besoin de vérité t’a emportée trop loin. « Il… Enfin, ça n’a plus d’importance maintenant. » Tu tempères ta révélation, peu désireuse d’éveiller sa colère à nouveau, même si elle n’était pas dirigée contre toi. Et en fait, tu préférerais qu’il oublie vite cette information. Tu étais Penny Collins et tu n’avais pas peur de grand monde, mais tu avais bel et bien peur de Ryan Fitzpatrick. Et  tu ne tenais pas à ce qu’il apprenne que tu l’avais déprécié auprès de son fils… Heureusement pour toi, vous avez assez de détails dont vous devez discuter pour offrir une diversion suffisante. Tu ignores de plus les pensées charitables que Sean est en train de nourrir à l’égard de ta condition modestes, sinon, tu ne serais peut être pas aussi déterminée à le fuir. Sauf que s’il y a bien une personne sur cette terre qui te connait au point de savoir ce que tu es en train de penser, c’est bien Sean. Te sentant, sur le départ, il pose une main ferme sur ton poignet pour te retenir, te demandant d’attendre encore quelques instants.

S’il t’avait touchée avec un fer chauffé à blanc, la sensation n’aurait pas été différente. Tu sens la chaleur de sa main irradier la peau de ton bras toute entière. Le regard fixé sur sa main, tu attends la suite. Il a des questions, ce qui est bien légitime. Mais maintenant que tu n’es plus emportée par ton élan verbal, tu crains avoir quelques difficultés à y répondre. Toutefois, les premiers mots qui sortent de la bouche de l’irlandais sont des regrets, se rapprochant dangereusement d’excuses. Tu hoches la tête en signe de dénégation. « Je t’avais volé… Je savais le risque que je prenais et ce que tu ferais pour récupérer ton argent. » Oui, inutile de jouer les victimes, tu l’avais bien cherché même si à l’époque, tu avais été profondément vexée que Sean t’envoie ses sbires comme si tu étais une vulgaire cliente indélicate. En tout cas, vous en aviez parcouru du chemin en quelques minutes, à prendre la responsabilité de vos actes les moins glorieux au lieu de vous balancer des reproches à qui de mieux. C’était ça, l’effet de la vérité alors? Et finalement, Sean commence les questions qui fâchent, te demandant pourquoi tu ne lui avais pas parlé à l’époque. Posée aussi simplement la question fait paraître ton raisonnement ridicule mais tu sais que c’est plus compliqué que ça en a l’air. « Tu n’aurais pas compris… Tu aurais pensé que je ne t’aimais pas assez pour t’épouser… Ce serait toujours mis entre nous. » Que tu assènes avec franchise. Pourtant, tu hésites à continuer, prisonnière de l’étau de son regard. « Et je crois que le fait que j’avais envie d’accepter a motivé ma décision plus qu’autre chose à dire non. Je ne voulais pas tomber amoureuse de toi alors quand c’est arrivé, je suppose que j’ai perdu les pédales. » Les regrets dans ta voix font écho à celui de Sean. Un bien triste dénouement pour une histoire aussi passionnée que la vôtre mais il n’y avait pas de retour en arrière possible. Du moins, c’est ce que tu pensais.

Car l’avocat lâche soudainement ta main mais seulement pour se rapprocher un peu plus de toi et poser ses lèvres sur les tiennes. Ces dernières sont chaudes, aussi délicieuses que dans tes souvenirs. Vous échangez ce baiser, et tu sens comme une interrogation dans le geste de Sean. Tu t’écartes brusquement. « Au quoi tu joues ? Tu vas te marier ! » En voulant le désintéresser de toi, il semblait que tu avais fais tout le contraire. Et tu venais une nouvelle fois de le repousser, au risque de le blesser. Surtout que tes motivations n’étaient pas si nobles. Tu t’en foutais de tata Jade, la fiancée parfaite, la seule personne que tu avais envie de protéger, c’était toi. Deux années avaient beau être passées, tu étais toujours la même. Tu refusais de céder à la douce impulsion qui te donnait envie de continuer à l’embrasser, tu refusais de lui donner à nouveau du pouvoir sur toi. « Je ne veux pas revivre le passé. Je t’ai dis tout ça pour que tu puisses construire ta nouvelle vie sur autre chose qu’un mensonge. Mais je ne suis pas celle qu’il te faut. » Mensonge, criaient tes yeux. En tout cas, lui était exactement celui qu’il te fallait. Mais tu n’étais pas prête de l’admettre. Alors tu recommences tes jeux, tes mensonges. « Je veux que tu sois heureux. Et je te souhaite tout le bonheur possible avec Jade. » Cette fois-ci, le ton était bien plus sincère que précédemment. Tu te lèves, comme tu t’apprêtais à le faire avant qu’il ne bouleverse à nouveau ton monde avec son baiser. « Je vais y aller. Ne t’en fais pas, je vais dire au revoir aux enfants en passant. Merci pour la glace. » Que tu dis avec résolution, avant de ramasser tes affaires et de lui tourner le dos pour te diriger vers Lily et Jack, la gorge nouée. Pourvu que la blondinette ne te demande pas pourquoi tu avais l’air triste car tu serais bien incapable de lui expliquer.  Ta décision dépassait en fait ton propre entendement. Recoller les morceaux avec Sean était une idée séduisante mais tu restais terrifiée par la possibilité de retomber amoureuse de lui. D’ailleurs tu priais aussi pour que Lily ne vous ait pas vus vous embrasser, sinon tu ne quitterais pas le glacier de sitôt…

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MessageSujet: Re: You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN Ven 5 Fév - 4:25


Ses lèvres sur celles de Penny donnaient l’impression à Sean qu’il renaissait, comme s’il avait été privé trop longtemps de ce contact et que maintenant, il connaissait une explosion de sensations fortes qui le réveillait d’une longue torpeur. Leur baiser ne fut ni long ni enflammé ; pourtant, la passion refoulée, le magnétisme évident, l’attirance profonde, tout ressortait d’un coup, comme le magma se déversant d’un volcan. Il volait soudain très haut, bien loin de ses préoccupations habituelles, de ses désirs de vengeance et même de toute notion élémentaire de bon sens. Il aurait voulu prolonger ce moment à l’infini. Malheureusement, ça ne semblait pas être le cas de Penny. Elle lui avait rendu son baiser, il ne l’avait pas rêvé. Mais encore une fois, elle le repoussait. Ses scrupules avaient refait surface tout aussi brusquement et, pour la première fois, Sean fut obligé de s’avouer qu’il ne pouvait pas lui en vouloir de s’écarter ainsi. Pas en cette circonstance. Il esquissa un sourire triste en l’entendant prononcer des voeux de bonheur. Avait-elle vraiment changé ? En tout cas, elle paraissait toujours aussi sincère. Et il se surprenait à éprouver quelque chose de nouveau à son égard : ni du mépris, ni de la jalousie, ni même une quelconque volonté de lui faire payer ce qu’elle lui avait fait endurer, mais plutôt une pointe d’admiration et de tendresse, comme il n’en avait plus ressentie à son égard depuis bien longtemps. Pourtant, en l’embrassant, il n’essayait pas de la pousser à atterrir à nouveau dans ses bras. Ou du moins, il n’avait pas réfléchi, agissant simplement sur l’impulsion du moment. Il était habitué à une Penny qui le défiait, qui était arrogante et sûre d’elle. En la voyant ainsi, les épaules prostrées, le regard triste, faisant ses confessions, il l’avait trouvée irrésistible. Il se rendait compte qu’il la désirait toujours autant qu’avant, que c’était peut-être quelque chose qui ne disparaîtrait jamais. Mais il lui en voulait toujours. Ceci dit, les raisons étaient différentes. Il comprenait mieux un tas de choses, désormais, ce qui lui procurait une certaine paix de l’esprit et une sérénité qui lui avaient désespérément manqué pendant plus de deux ans. Bien sûr, ça ne voulait pas dire que sa fuite et son chantage étaient excusables : elle avait mal agi, quelles que soient ses raisons, même si elles étaient moins mauvaises qu’il ne l’avait cru pendant tout ce temps. Mais ce n’était même plus pour ça qu’il se sentait blessé. Non, maintenant, il ne pouvait s’empêcher de se dire que si elle avait cherché à arranger le problème plutôt que de prendre immédiatement la poudre d’escampette, s’ils avaient suffisamment communiqué, ils auraient pu préserver quelque chose de beau, d’unique en son genre, autant pour elle que pour lui. Comment avait-elle pu y renoncer aussi facilement, se laisser rattraper par la peur alors qu’elle était Penny Collins ? Désormais, c’était pour ça qu’il lui en voulait. Pourtant, l’Irlandais se rendait aussi compte que les torts étaient partagés. Ce n’était pas tout blanc d’un côté et tout noir de l’autre ; même lui, avec sa mauvaise foi et sa facilité à faire passer l’accusé pour la victime, était forcé de l’admettre. Il avait manqué de discernement, à l’époque. Il aurait dû comprendre qu’une demande en mariage l’effrayerait, il aurait dû savoir qu’il ne fallait pas lui demander de s’engager. Il fallait croire qu’à ce moment-là, il avait été aveuglé par des sentiments dévorants…

Sans surprise, la blonde se leva et Sean l’imita presque aussitôt. Il la suivit vers l’endroit où les enfants jouaient, devinant son trouble, voire une part de tristesse qui le peinait. « Vous dites au revoir ? » Immédiatement, Lily laissa tout tomber pour s’approcher de Penny. « Tu t’en vas déjà ? » « On va y aller aussi. » « Mais, tonton… » « On rentre à Swansea. Maintenant. » L’avocat avait employé un ton ferme, qui n’admettait aucune réplique. Sa nièce n’osa donc pas contester sa décision, malgré la moue boudeuse qu’elle afficha. Jack s’approcha à son tour. Quand Penny en eut fini avec eux et qu’elle fut sur le point de les quitter, Sean posa une main dans le creux de ses reins, d’une manière très naturelle. Puis il se pencha pour lui murmurer quelques mots à l’oreille. « Je n’ai jamais envisagé d’épouser une autre femme que toi. » Ces derniers aveux sortis de sa bouche, le jeune homme se baissa pour attraper Lily dans ses bras. Sans plus tarder, tandis que la seule qui ait réussi à lui voler son coeur s’éloignait, il se dirigea vers le comptoir pour payer. Il ne pouvait nier qu’il était profondément bouleversé, à la fois par les quatre vérités de Penny et par ce qu’il avait éprouvé en capturant à nouveau ses lèvres. Heureusement, les piaillements habituels de sa nièce le distrayaient. Une fois qu’il eut réglé, il vérifia que Jack les suivaient bien et ils marchèrent pour rejoindre la superbe Porsche. Il était obligé de garder la face devant son neveu et sa nièce, mais il avait hâte (mais aussi peur) de se retrouver seul avec ses pensées. Après quelques minutes de trajet en direction de Swansea, Lily s’endormit dans son siège. Jack, que son oncle avait trouvé étonnamment silencieux jusque-là, ouvrit enfin la bouche. « Tonton, pourquoi tu l’as embrassée ? » demanda-t-il d’une voix un peu hésitante, visiblement gêné. Sean retint un juron et, à travers le rétroviseur, posa les yeux sur son neveu. Il était perplexe et c’était plus que compréhensible. Maintenant, Sean s’en voulait que son neveu ait assisté à cette scène et soit ainsi perturbé. « Est-ce que tu sais garder un secret, mon p’tit gars ? J’vais te  raconter une histoire… »

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You were my favorite mistake. - PENNY & SEAN

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