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Bad Blood + Sean

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : Irish Coffee
TES DOUBLES : Spencer, Thomas, Rhys, Lenny & Trystan
TON AVATAR : Emma Stone
TES CRÉDITS : ©myself & emmastonedaily & lolipops
TA DISPONIBILITE RP : Libre 0/3
En cours : Lloyd - Andrew - Emma
A venir : Eirian - Emma
RAGOTS PARTAGÉS : 3933
POINTS : 3698
ARRIVÉE À TENBY : 20/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 ans (20/02)
CÔTÉ COEUR : Elle se remet de sa deuxième rupture avec Sean et s'est promis qu'on ne l'y reprendrai plus.
PROFESSION : Serveuse au Blue Ball. Mais peut être plus pour longtemps.
REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: Bad Blood + Sean Dim 13 Déc - 22:20


You know it used to be mad love
Now we got problems
And I don't think we can solve them


Essayant d’ignorer la sensation de froid que provoque le contact du béton avec ton jean, tu replies les genoux pour les entourer de tes bras, posant ta tête sur ces derniers. Tu tentes ainsi de réprimer le fou rire hystérique qui te guette depuis quelques minutes. En vain. La situation est trop ironique pour que tu puisses te contenir. Des éclats joyeux s’échappent ainsi de tes lèvres, réveillant malheureusement ta compagne d’une nuit. « T’va fermer t’gueule, radasse de bourge » Hélas, l’ordre formulé de manière si charitable ne fait que augmenter ton hilarité. Toutefois, tu te mords vite la lèvre pour faire cesser le bruit. Ta compagne de cellule était taillée comme une camionneuse et tu n’avais pas envie d’éveiller d’avantage son courroux. Surtout que tu n’avais aucune idée ce pourquoi elle était en prison. En prison . Il te faut presque chuchoter ses mots pour les assimiler. Tu n’en revenais pas. Tu avais passé temps de temps à tout faire pour que Andrew y retourne et maintenant, c’était toi qui te trouvait ici, en cellule, au bout milieu de la nuit. D’où ton fou rire. Un rire bien incompatible avec ton humeur actuelle. Tu étais sur le point de craquer littéralement. La colère qui t’avait saisie depuis le début de cette soirée rocambolesque n’avait pas disparue. Bien loin de là. Poussant un petit soupir discret, tu relèves la tête pour l’appuyer sur le mur derrière toi, augmentant la surface de ton corps en contact avec le béton. A ce rythme, ce dernier allait aspirer toute chaleur corporelle en toi mais tu étais fatiguée, tu avais besoin de t’appuyer contre le mur. Et il était hors de question que tu ailles sur le lit qu’on avait prévu à ton effet. Tu ignorais tout des gens qui s’étaient couchés sur ce dernier avant toi. Mais tu avais une bonne idée de leur genre et de leur hygiène corporelle. Tu préférais mourir plutôt que de laisser ton corps entrer en contact avec ce matelas. Tu as des frissons rien qu’en imaginant combien de parasites peuvent graviter là-dessus.

Le passage d’un policier interrompt tout à coup tes sombres pensées. Il braque sa lampe en direction de la cellule que tu occupes avec cette impressionnante prostituée pour voir si tout va bien. Il fronce les sourcils en te voyant par terre et tu lui adresses une mimique désabusée. Il est difficile pour toi de retenir quelques insultes bien senties. Car c’était à cause de ses collègues que tu étais là. Une nouvelle fois, tu rumines les évènements de la soirée. Tu étais tranquillement au volant de Debbie, quand tu as avais vu le célèbre gyrophare dans ton rétroviseur. Pensant être l’objet d’un simple contrôle, tu t’étais rangée sans faire d’histoires mais tu étais tombée sur un flic taciturne qui t’avait signalé de manière impolie que tu étais en excès de vitesse et que ce n’était pas la première fois. D’ordinaire, dans ce genre de situation, tu faisais du charme à l’agent et tu t’en sortais bien mais celui-là était fait d’un autre bois. Sec, inflexible et peu aimable. Le ton était vite monté. Pas de chance pour lui et toi, tu étais de mauvaise humeur. Les petites crasses que t’avait faites Sean toute la semaine avaient eu raison de ta patience et tu lui avais hurlé dessus. L’issue de la confrontation ne t’avait bien sûr pas été favorable du tout. Tu étais en cellule pour conduite en excès de vitesse et surtout pour insubordination et injures à un officier judiciaire. Si tu avais bien compris, tu risquais une forte amende (ce que tu ne tu pouvais pas te permettre) mais aussi un retrait de permis (ce que tu ne pouvais pas te permettre non plus, tu avais besoin de Debbie pour aller travailler). Tu pousses un nouveau soupir désespéré. Les flics t’avaient proposé de prendre un avocat mais tu n’en avais pas vraiment les moyens. Tu étais coincée. Il ne te restait plus qu’à faire amende honorable demain à lorsque tu seras auditionnée. Amadouer les flics comme tu n’avais jamais amadoué personne et présenter de très plates excuses à l’officier j’ai-un-balai-dans-le-cul. Ton orgueil allait en prendre un coup… Silencieusement, tu recommences à insulter tout le monde. Y compris Sean. Tout cela, c’était de sa faute et uniquement de sa faute. C’est lui qui t’avait poussé à bout avec sa vengeance débile. Il occupe toutes tes pensées les plus amères. Alors tu as presque l’impression que c’est un effet de ton imagination et que tu deviens folle lorsque tu entends sa voix dans le couloir menant aux cellules. Mais quand tu tends l’oreille, tu l’entends bien discuter avec le gardien. Tu reconnaîtrais cet accent irlandais et cette intonation entre mille. Tu fermes les yeux, dégoûtée. Ton premier réflexe est de te demander comment il a su que tu étais là avant que tu ne te rappelles qu’il était avocat. Il venait surement voir un autre client. Tu te recroquevilles donc, priant de toutes tes forces pour qu’il passe devant ta cellule sans te voir.


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ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd
TON PSEUDO : Miss Choco.
TES DOUBLES : Liam + Lylou + Kainoa + Caleb + Mona + Josh.
TON AVATAR : Adam Gallagher.
TES CRÉDITS : Polarize + Crac in time.
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A venir : Billie - Penny.
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ARRIVÉE À TENBY : 22/09/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 28 y.o (24.10.88)
CÔTÉ COEUR : C'est compliqué.
PROFESSION : Avocat réputé.
REPUTATION : Sociable, ouvert d'esprit et toujours très classe, n'est-ce pas ? Je l'ai vu assez souvent en compagnie de miss Collins, mais il a un peu disparu de la circulation, ces temps derniers... Bizarre, vous ne trouvez pas ?



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MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean Lun 14 Déc - 1:50


L’esprit de Noël. Encore une connerie à laquelle Sean ne croyait pas le moins du monde. Il n’aimait pas spécialement les fêtes, pour la simple raison que cette période le renvoyait aux conflits qui régnaient en maîtres dans sa famille. Depuis combien de temps n’était-il pas retourné à Dublin spécialement pour ce moment de l’année prétendument béni ? Au moins… Oui, ça devait bien remonter à trois, voire quatre ans. Il ne supportait plus son père et il ne supportait pas plus sa grande soeur. De toute façon, il avait bien sa dose de famille : son petit frère et sa petite soeur ne s’étaient jamais vraiment éloignés de lui, pour la bonne raison qu’ils avaient besoin de lui. Callum et Bridie se ressemblaient autant que Sean et Neave. Ils formaient deux blocs diamétralement opposés : deux aînés passionnés, doués et ambitieux, contre deux cadets déconnectés des réalités de la vie, fainéants et collants. Pourtant, Sean s’entendait remarquablement mieux avec ses cadets. Eux, au moins, n’attendaient pas la perfection de lui. De toute manière, ils étaient bien mal placés pour de quelconques reproches, étant donné qu’ils n’hésitaient pas à lui demander du fric à tout-va et de l’aide pour se sortir d’un énième pétrin. Oui, c’était avec ces deux-là que Sean fêtait Noël. Et cette année-là, à la surprise générale, leur mère avait décidé de faire le voyage au Pays de Galles, accompagnée de Jack et Lily, les petits monstres, respectivement âgés de six et trois ans. Neave s’offrait des vacances des vacances de luxe avec son mari et les enfants, qui adoraient leur grand-mère, ne semblaient même pas particulièrement déçus. Ils seraient donc tous les six, plus Jade, plus la maîtresse occasionnelle de Callum et le nouveau copain pot-de-colle de Bridie. Sans grande surprise, Sean n’était pas spécialement enchanté. Oh, si, il avait hâte de revoir sa mère, son neveu et surtout, sa nièce. Mais réunir les copines des uns et le copain de l’autre, ce n’était peut-être pas forcément l’idée du siècle. Jade avait l’habitude de la famille, maintenant (ils étaient ensemble depuis environ un an), mais on ne pouvait pas en dire autant des deux autres. Seulement, l’Irlandais n’avait pas vraiment le choix, alors il se contentait d’assister aux préparatifs sans grand enthousiasme. Jade, elle, était carrément lancée, bien évidemment. Elle était trop parfaite pour laisser passer une telle occasion, d’autant plus qu’elle était fille unique et que ses parents vivaient assez loin. La décoration, les courses, les listes, tout y passait. Et lui, tout ce qu’il fournissait, c’était la carte sans plafond, l’illimitée. La bonne humeur et tout le boulot venaient de Jade, bien sûr, dans leur immense appartement à Swansea. Les invités arrivaient dans à peu près une semaine et à chaque jour qui passait, Sean voyait le stress (mais aussi, étrangement, la joie) de Jade augmenter. Il ne comprenait pas vraiment le principe ; mais tant qu’elle était heureuse, alors tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Néanmoins, son ange blond avait décidé de faire une trêve le temps d’une soirée au moins, ce qui signifiait qu’elle n’allait pas lui bassiner les oreilles avec les guirlandes qui n’étaient pas suffisamment ceci ou cela, ni avec les commandes de foie gras qui tardaient décidément. Non, ce soir-là, ils étaient tous les deux à Tenby, censés passer un bon week-end de repos. Dans la chambre, ils avaient mis un film (qu’elle avait choisi, comme toujours, qui parlait de Noël, sans surprise) et grignoté un peu n’importe quoi, non sans qu’il soit obligé de lui répéter qu’elle n’avait pas grossi. Ce n’était pas grand-chose, une soirée tout ce qu’il y avait de plus simple ; pourtant, Sean l’appréciait. Elle était auprès de lui et vu les conneries qu’il enchaînait, ce ne serait peut-être plus le cas pour très longtemps. Alors il profitait de chaque instant passé en sa compagnie. Pourtant, il fallait croire que le destin en avait décidé autrement. La sonnerie du téléphone portable de Sean retentit, le sortant ainsi d’une scène débordant de niaiserie. Il fronça les sourcils en constatant qu’il s’agissait du poste de police et décrocha aussitôt. Malheureusement (ou pas, vu le film…), le devoir l’appelait. Désolé de fausser compagnie à sa petite amie, l’avocat s’excusa platement, l’embrassa longuement et promit de faire aussi vite que possible. Le coup de fil qu’il venait de recevoir avait été passé par un de ces gosses de riches qui faisaient n’importe quoi de leur vie (ils étaient plus nombreux à Tenby qu’il ne l’aurait pensé). Un bon moyen de se faire de l’argent facile mais aussi de conserver l’approbation des grosses têtes, alors il ne voulait pas dire non. Quelques minutes plus tard, Sean garait sa Porsche devant l’entrée du commissariat et y entra avec l’air important qu’il se donnait toujours en de telles circonstances. Son client avait été arrêté en même temps qu’une bande de junkies, sauf que lui, contrairement à plusieurs de ses petits camarades, n’avait aucune drogue sur lui. Un jeu d’enfant. Même pas de preuve à détruire, à contourner ou à fausser. Il pouvait en faire littéralement de la bouillie et il ne se gêna pas pour retourner la situation, menaçant les flics de les mettre au tribunal pour abus de pouvoir s’ils osaient encore enfermer son client alors qu’il n’était en possession d’aucune substance illicite. Bien entendu, les policiers le détestaient déjà, mais il n’en avait que faire. Il avait réussi les doigts dans le nez et peu de temps après, il accompagnait le jeune homme désormais libre à l’extérieur. Soudain, en chemin, son regard s’arrêta sur une chevelure blonde qu’il ne connaissait que trop bien. Il stoppa brusquement, murmura quelques mots à l’adresse de son client et s’approcha de la cellule en question. « Bonsoir, chérie. Tu as besoin de mon aide pour sortir de là, peut-être ? » Un sourire carnassier sur les lèvres. Un intense sentiment de satisfaction déferlant en lui. « Qu’est-ce que tu fous là ? T’as essayé de proposer tes innombrables talents à un agent qui n’était pas corrompu ? »

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MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean Lun 14 Déc - 22:35

You know it used to be mad love
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 Tu n'avais jamais eu de chance dans la vie. Il était absolument certain qu'aucune fée ne s'était jamais penchée sur ton berceau. Alors cette journée merdique n'allait certainement pas changer cette tragique constante. Bien évidemment, Sean te voit dès qu'il passe devant ta cellule. Il s'arrête net tandis qu'il te reconnaît. Un immense sourire illumine son visage, le sourire d'un gamin qui ouvre ses cadeaux le jour de Noël. Tu pousses un petit soupir, déjà horripilée par ce sourire goguenard. Mais alors que tu retiens son souffle, il disparaît ton champ de vision. Un fol espoir te saisit. Peut être qu'il n'avait pas le temps de s'arrêter pour se foutre de toi ? En vain. Quelques secondes plus tard, il est de retour devant la grille de ta cellule et il ouvre les hostilités avec une satisfaction non dissimulée. " Bonsoir, chérie. Tu as besoin de mon aide pour sortir de là, peut-être ? " Tu lui lances un regard torve. Il est là, splendide dans son costume immaculé, ses cheveux parfaitement coiffés. Une vraie gravure de mode. Toi en revanches... Tu dois avoir l'air piteuse, recroquevillée par terre, sans doute imprégnée des odeurs immondes de l'endroit. Alors forcément, tu es sur la défensive. " Je ne suis pas ta chérie." Le ton est revêche. Tu n'as pas envie de l'entendre t'appeler comme ça, de sa voix sarcastique. Peut être parce qu'il n'y a pas si longtemps que ça, il te susurrait les mêmes mots avec tendresse. Toutefois, peu désireuse de t'abandonner à la nostalgie, tu te relèves pour lui faire face, relevant le menton avec fierté. " Je te remercie, tout va bien. Je me débrouille toute seule." Ta voix prend le même ton ironique que la sienne, te réfugiant derrière cette politesse feinte que vous vous amusez parfois à instiguer entre vous deux. C'est bien entendu ton orgueil qui parle. Tu as besoin d'aide, tu ne peux pas le nier. Mais tu ne veux pas de la sienne. A tes yeux, il n'y a rien de pire qu'accepter la main tendue d'un ennemi. " A vrai dire, si je veux être totalement honnête avec toi, je dois te dire que je préfère croupir ici trois nuits plutôt que de te demander de l'aide." Tu ne pliais jamais. Un trait de personnalité qui te coûtait cher dans ce genre de situation... Tu voudrais qu'il disparaisse, qu'il te laisse dans ta misère. Tu n'aimes pas être vue en position de vulnérabilité. Surtout par quelqu'un qui a juré ta perte. Tu n'as pas oublié les menaces de Sean à ton égard. Et tu as été le témoin privilégié de son ingéniosité pour te pourrir la vie tout au long de la semaine.

Hélas, il ne semble pas décider à partir. Au contraire, on dirait il dirait qu'il te fait un brin de causette. Evidemment. Il ne peut pas se priver d'une occasion de te balancer des piques alors que tu ne peux pas t'enfuir. Tu dois bien l'avouer, tu aurais fais pareil à sa place. " Qu’est-ce que tu fous là ? T’as essayé de proposer tes innombrables talents à un agent qui n’était pas corrompu ? " A travers les barreaux, tu le fixes bien dans les yeux pour lui montrer le mépris que t'inspire sa suggestion. Mais au cas où, il aurait besoin d'aide, tu lâches aussi un petit rire incrédule pour le guider. " Je sais que tu aimes te montrer insultant à mon égard, mais ne parle pas de moi comme si j'étais une débutante. Je ne ferai jamais ça." Non mais sérieusement ? Te pensait-il vraiment capable de commettre ce genre d'erreur ? Tu ne faisais entrer personne dans tes combines. Ou du moins, tu testais leur fiabilité avant. Tu étais une bonne lectrice des être humains, sinon tu ne serai pas une manipulatrice de cette envergure. Celui qui te duperait n'était pas encore né. " Tu veux vraiment savoir ce que j'ai fais ?" Tu rapproches ton visage des barreaux d'un air menaçant, les agrippant au passage, te livrant à un numéro quelque peu caricatural de psychopathe. " J'ai tué un avocat. Un sale baveux qui parlait trop. Il avait un accent de merde en plus. Il te ressemblait un peu à vrai dire. Fais gaffe, tu es le prochain." Tu lui lances un regard que tu veux intimidant, sachant qu'il ne te croira pas. Mais à vrai dire, tu n'es pas pressée de lui avouer les vraies raisons de ta présence ici. Avec le recul, tu te rends compte que c'est un peu ridicule... Quoique si tu te rappelles bien, l'avocat était assez coutumier lui aussi de ce genre d'excès. Cependant, tu repousses loin la tentation de céder et de lui demander de l'aide. C'était hors de question. Tu fais donc diversion en continuant ton petit laïus. " Surtout avec toutes les crasses que tu m'as faites cette semaine, tu es le premier de ma liste. J'espère que tu t'amuses au moins ? " Ça te fait du bien de te rappeler que tu lui en veux. Tu en remets donc une couche. " Ta vie doit être bien misérable pour que tu passes autant de temps à imaginer des moyens de me pourrir la vie..."


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MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean Mar 15 Déc - 8:58


C’était Noël avant l’heure. C’était l’un des plus beaux présents que la vie puisse lui offrir. C’était carrément le pied, en fait. Il était probable qu’aucune vision n’aurait pu réjouir Sean davantage. Il avait l’impression de ressentir de la joie à l’état pur. Et bien entendu, ce bonheur inouï sortait par tous les pores de sa peau. Penny n’aurait certainement pas pu le louper. En même temps, si les situations avaient été inversées, elle n’aurait sans doute pas été moins heureuse qu’il l’était à l’instant précis. Il avait presque envie de chanter, de hurler, mais surtout, d’exploser de rire. D’ailleurs, il ne réussit pas à retenir bien longtemps son hilarité. C’était tellement drôle, de la voir ainsi assise par terre, en piteux état, en compagnie aussi peu désirable ! La ravissante, la tant aimée Penny Collins, littéralement au sol, foutue en taule. S’il avait été croyant, Sean aurait filé à l’église après s’être foutu d’elle pour pouvoir remercier tous les dieux qui existaient. Il parvenait à peine à maîtriser son éclat de rire et il dut faire un énorme effort pour qu’il ne se prolonge pas trop. Après tout, même si en tant qu’avocat, sa présence dans le couloir des cellules n’étaient pas incongrue, il ne fallait pas qu’il exagère. Techniquement parlant, il n’avait plus rien à faire là, aussi tenta-t-il de se contenir au mieux. Mais au vu de la situation, ce n’était absolument pas chose aisée. L’Irlandais avait enfin l’impression de tenir une sorte de revanche, quelque part. Ce n’était certes pas encore suffisant, mais c’était déjà un énorme début, comme une récompense après toutes les petites crasses qu’il avait réussi à lui infliger ces temps derniers. Quel dommage qu’il ne soit pas à l’origine de son enfermement ! Déjà, la curiosité le brûlait. Il mourait d’envie de savoir pour quelle raison sa chère ex se retrouvait derrière les barreaux, ne serait-ce que pour quelques heures. Avait-elle pété les plombs ? Ça ne lui ressemblait pas vraiment ; mais après tout, il était bien placé pour savoir qu’en certaines circonstances, l’être humain était capable du pire.

Pourtant, bien entendu, Penny ne se démontait pas. Elle restait fière, chose qu’il ne pouvait que saluer (intérieurement, bien évidemment). Il n’en aurait pas fait moins à sa place. L’orgueil était un des nombreux défauts qu’ils partageaient. « Trois nuits, t’es sérieuse ? » C’était certainement une façon de parler, mais l’idée était tellement plaisante… « Ceci dit, je pourrais peut-être m’arranger pour que tu y restes. » Ce n’était pas comme s’il en était à son premier coup illégal, sans l’ombre d’un remord qui plus est. « Je suis sûr qu’une tenue de prisonnière t’irait à ravir, bébé. » Il avait bien compris que ça l’énervait qu’il lui donne des surnoms doux, comme à l’époque, mais d’une manière difficilement plus ironique. En réalité, c’était pour ça qu’il continuait. Embêter la blonde l’amusait profondément. Il la connaissait tellement bien… Peut-être mieux qu’elle ne l’imaginait. Alors quand agrippa les barreaux, affichant sa tête de sorcière, Sean ne daigna pas reculer d’un pas. Elle ne lui faisait pas peur, d’autant plus qu’elle ne pouvait rien lui faire à proprement parler, de là où elle était (même pas l’amocher en le griffant, d’ailleurs, un tel acte lui aurait permis de porter plainte et de remporter quelque chose). Un sourire amusé collé aux lèvres, l’avocat toisa celle qui avait partagé sa vie pendant plusieurs mois. « Allons, ma puce… Je connais bien tous tes défauts, mais je sais que t’es pas assez stupide pour tuer quelqu’un. » S’il y avait une seule chose qu’il savait à propos d’elle, c’était bien ça. Il avait toujours reconnu, non sans une pointe d’admiration dissimulée, l’ingéniosité, la ruse et l’intelligence de Penny. C’était peut-être ce qui l’avait le plus attiré chez elle, alors qu’il apprenait à la connaître. Malheureusement, c’était aussi ce qui avait causé sa perte et depuis, il s’était promis de ne jamais oublier à quel point elle était douée. D’ailleurs, il préféra ne pas relever son allusion à propos de son « accent de merde », pour la simple et bonne raison qu’il savait qu’elle sortait ça uniquement pour le vexer. L’époque où elle aimait sa façon de parler n’était pas si lointaine que ça, après tout… « Et comment que je m’amuse ! Comme un petit fou, même. » Son sourire s’élargit, si c’était encore possible. « Misérable, je sais pas… Mais peut-être un peu ennuyeuse. Tu sais, le train de vie de luxe, ça peut vite devenir routinier. Les voyages, la voiture hors de prix, les maisons de campagne, le yacht qui m’attend dans les îles du Pacifique… » Une fois de plus, Sean se plaisait à l’enfoncer à propos du contraste de milieu social qui avait toujours existé entre eux. Il savait à quel point elle y était sensible ; du coup, il en profitait pour bien appuyer là où ça faisait mal. C’était méchant, mais après tout, il n’avait jamais prétendu être gentil. En plus, à une époque, il lui aurait volontiers offert la vie dont n’importe quelle fille matérialiste aurait rêvé. Il lui aurait tout donné sur un plateau, absolument le moindre de ses désirs. C’était elle qui n’en avait pas voulu. Ou plutôt, c’était de lui dont elle n’avait pas voulu… Encore aujourd’hui, ce constat le laissait terriblement amer. « Tu veux dire quelques mots pour ton petit ami Andrew ? J’aurais tellement aimé qu’il soit là ! » Dégainant son iPhone dernier cri, le jeune homme s’était reculé pour pouvoir la filmer. Il ne tenait pas à ce qu’elle le lui arrache en furie, parce que même s’il pouvait aisément s’en payer un autre, il y tenait quand même.

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MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean Mar 22 Déc - 21:44

Tes nerfs étaient déjà mis à rude épreuve et l’hilarité dont faisait preuve Sean n’allait pas arranger cela. Cependant, avec ces barreaux de métal entre vous deux, il n’y avait rien que tu puisses faire pour le réduire au silence. Tes seules armes : le regard glacial que tu posais sur lui et les réponses sans concessions que tu lui faisais. Hélas, il était capable d’encaisser les coups et de les rendre avec la même ardeur, si ce n’est pas plus. Tu tressaillis quand il te dit qu’il pourrait s’arranger pour te faire rester plus longtemps qu’une nuit, ajoutant non sans ironie que l’uniforme de prisonnière t’irait à merveille. Tu prends la menace au sérieux. Tu te dis qu’il sans doute le pouvoir et les connaissances pour le faire pour de bon. Mais tu sais aussi que comme les chiens, il peut flairer la peur. Alors tu lui adresses un nouveau sourire mielleux. « La tenue t’irait bien aussi. En fait, on sera assortis, une fois que je t’aurai dénoncé pour corruption d’agent de police. Je ne t’apprends pas non plus quelque chose en te disant que toute détention illégale est contraire à l’article 5 de la Convention des Droits de L’Homme et que je ne manquerai pas de faire monter ça très haut. Ce que j’ai fais nécessite tout juste une nuit. Pas plus. » A vrai dire, c’est lui qui t’avais appris ce que tu savais en matière de droit et de lois. Tu te rappelais des longues soirées où il bossait ses dossiers et où tu tentais de le distraire par quelques baisers lascifs. Il ne cédait pas toujours, tenace comme il était, n’abandonnant jamais un dossier tant qu’il n’avait pas trouvé la solution. Et souvent, il te parlait du cas qui lui tenait à cœur, d’où les quelques connaissances que tu avais. Il semblait en fait que vous vous connaissiez trop biens pour pouvoir vous bluffer l’un et l’autre. De la même façon que tu as repoussée sa menace, il ne croit pas une seconde à ton petit récit de meurtre. Ton sourire disparaît et tu te fais sérieuse pour contrebalancer l’assurance désinvolte dont il fait preuve quand il dit que tu ne pourrais pas tuer quelqu’un. « Je ne sais pas… Si on me poussait vraiment à bout… Je n’en sais rien. » Bien sûr, tu espère qu'il se sent visé par cette confession. Tu captes le passage d’une ombre près de la porte du couloir menant aux cellules, indiquant que le gardien doit être derrière celle-ci. Alors tu dis enfin à Sean ce que tu as fais mais seulement pour faire passer un message indirect à ton geôlier. Tu hausses d’ailleurs la voix. « Mais en effet, la question ne se pose pas ce soir. On peut seulement me reprocher quelques excès de vitesses et une légère rébellion quand je me suis faite arrêtée. Je serai vite dehors. »

Tu te donnes des faux airs assurés. Par contre, lui ne fais pas semblant de s’amuser comme il te le rappelle. Tu hausses les épaules, comprenant sans peine qu’il te nargue quand il énumère tout le luxe qui est son quotidien. « Pauvre petit gosse de riche ! » Tu ne fais rien pour cacher le mépris qui perce dans ta voix. En revanche, tu prends bien garde de ne pas laisser ton envie paraître. Car oui, il a le mode de vie dont tu as toujours rêvé. Mais tu n’as pas dit ton dernier mot à ce sujet. Un jour, tu seras riche toi aussi. Mais en attendant, tu lances une contre attaque, une fois n’est pas coutume. «  Je parlais de ta vie sexuelle à vrai dire. Ou amoureuse, si on veut être poétique. Tu dois être bien seul pour penser si souvent à moi. » Tu aimerai bien que ça suffise à clouer le bec de ce con prétentieux mais il faut croire que c’est trop demander. Il sors soudainement un portable high tech, se reculant pour mieux te filmer. Il t’annonce d’ailleurs non sans fierté que la vidéo est pour Andrew. Tu fermes les yeux. Dire que tu fulmines est un euphémisme. Il ne manquait plus que l’autre abruti soit au courant de ta déchéance de cette nuit. Toutefois, Sean a raison. Tu n’es pas stupide. Tu sais que ça ne sert à rien de le supplier de ranger son téléphone. Alors tu rouvres les yeux et tu ne te démontes pas. « Si j’ai un message pour Andrew ? Mais bien sûr que oui ! Regard, mon chéri, je teste ta future cellule pour toi. Je sais que tu l’as quittée récemment mais que vos retrouvailles sont imminentes. » Tu adresses un sourire crispé à  la caméra. Tu rêves en fait de lever ton majeur mais tu ne voudrais pas que Sean utilise ces images contre toi. Penny Collins était une fille polie. Le fait d’avoir appelé aussi Andrew mon chéri est aussi volontaire. Tu n’as bien entendu aucun regain de tendresse pour l’anglais mais tu veux rendre la monnaie de sa pièce à Sean. Et quoi de mieux que de foutre la merde dans la sympathique alliance qu’ils ont formée ? Alors une fois que Sean a baissé son téléphone, sans doute déçu de ta prestation, tu précises ta pensée.   « Tu me diras, j’aurai pu aussi lui dire qu’il était un bien meilleur coup que toi. Ce qui est parfaitement exact au passage... Je suis curieuse, il t’a dit qu’on était ensembles avant que vous ne décidiez de devenir meilleurs amis ? » C’est bien sûr faux mais tu si tu parviens à instiller le doute dans l’esprit de ton adversaire,tu ne vas pas t’en priver. Considérant que tu n’as plus rien à lui dire, tu vas te rassoir dans le coin de ta cellule. « Tu as eu ce que tu voulais ? Tu t’es bien amusé ? Alors maintenant dégages. »

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MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean Mer 23 Déc - 0:56


Elle était au bord de la crise de nerfs, ce qui ne faisait qu’augmenter littéralement la joie de Sean. Il n’aimait pas trop les surprises en règle générale ; mais celle-là, c’était carrément la meilleure ! Elle devait se sentir carrément en position de faiblesse, même si, fidèle à elle-même, elle n’en montrait absolument rien. Mais les regards noirs qu’elle lui lançait étaient bien suffisants. Dans ta face, Penny. Ce sentiment ainsi que ce jeu stupide étaient, à n’en pas douter, immatures au possible ; pourtant, Sean n’en avait que faire. C’était même de mieux en mieux, maintenant qu’il avait l’impression qu’ils revenaient plus à moins égalité dans le domaine de l’humiliation. « Avoue juste que t’as envie qu’on soit assortis comme un couple, honey. » Il n’avait pas pu s’empêcher de rire à sa tirade. Il fallait croire que les quelques mois durant lesquels ils s’étaient fréquentés avaient servi à quelque chose, puisque la blonde s’était arrangée pour conserver des notions de droit. Avant qu’ils soient ensemble, elle n’y connaissait pas grand-chose. Bien sûr, c’était son domaine, à lui, mais maintenant qu’il y repensait, il avait éprouvé du plaisir à partager ce qu’il avait appris, ce qu’il savait, ce qu’il maîtrisait sur le bout des doigts (un des seuls domaines dans lesquels il était doué, en réalité, alors qu’elle savait faire beaucoup plus de choses que lui). Elle était une interlocutrice idéale, attentive, avide d’en savoir plus… S’il avait su à l’époque qu’un jour, ça pourrait se retourner contre lui, il aurait simplement fermé sa grande gueule. « Et les lois qui condamnent le chantage, tu les connais, celles-là ? Je les ai peut-être pas suffisamment évoquées. » Parce que c’était ce qu’elle lui avait fait, clairement. Elle s’était servie de ce dans quoi il trempait (l’énumération était assez longue) pour l’obliger à lui refiler du fric. « De toute façon, inutile de monter sur tes grands chevaux. Je compte pas m’arranger pour que tu croupisses encore là. En fait, c’est tellement plus drôle quand c’est toi-même qui te fous dans la merde jusqu’au cou… »

D’ailleurs, Sean ne tarda pas à connaître les raisons pour lesquelles sa chère et tendre se retrouvait en cellule. Un gardien passait derrière eux, mais sans leur prêter d’attention. L’avocat haussa légèrement les sourcils. « Légère rébellion ? Non, pas à moi, s’il te plaît. On te fiche pas derrière les barreaux pour légère rébellion. Je crois que tu t’es trompée de terme. Outrage à agent public, peut-être ? » Bien entendu, il savait que ce n’était pas aussi grave. C’était un délit qui l’aurait amenée plus loin qu’une simple nuit en prison. Elle n’avait pas dû déconner à ce point ; ses propos devaient être restés plus ou moins « soft ». Déjà que ça ne lui ressemblait pas de se déchaîner contre un représentant de la loi… Non, elle était plus intelligente que ça. Si ça se trouvait, le flic en question avait seulement été vexé au possible et avait voulu faire de l’excès de zèle. Il connaissait bien ça. Et dans ce genre de situation, la solution était toute trouvée : il fallait faire la distinction entre l’outrage (un délit) et l’injure (une contravention). Prouver qu’il n’y avait ni intention de nuire ni discrimination à proprement parler, mais montrer qu’il y avait eu provocation. C’était une excuse reconnue qui, établie par tous moyens, pouvait permettre d’échapper à une quelconque condamnation, de la peine d’emprisonnement à l’amende salée. Dans ce domaine, Sean s’était déjà débrouillé à plusieurs reprises. Reconstituer les éléments, amener l’agent à se contredire plus ou moins et à avouer que sa façon de faire et ses propos y étaient peut-être vaguement pour quelque chose, s’arranger pour que les éventuelles autres accusations pesant sur son client ne ressortent pas. C’était loin d’être le plus difficile. Et s’il avait été l’avocat du diable (c’est-à-dire de Penny), il aurait réussi à la sortir de là vite fait bien fait. Cette pensée l’emplissait d’une satisfaction certaine. S’ils étaient encore ensemble, il aurait fait n’importe quoi pour elle. Maintenant, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Bien fait ! C’était exactement ce qu’il pensait, comme un gamin faisant un pied-de-nez à quelqu’un à qui il avait mis une bonne raclée.

« Ma vie sexuelle t’intéresse ? Tu veux savoir combien de filles plus bonnes que toi je me suis envoyé depuis ? » D’accord, c’était tout sauf élégant, mais elle le provoquait clairement. Et si Sean répondait ainsi, c’était principalement pour détourner l’attention de sa vie amoureuse, comme elle le disait si bien. Penny ne devait pas savoir qu’il avait une petite amie. Jade était l’une de ses faiblesses et la Collins ne saurait que trop bien en tirer parti. C’était peut-être un peu tard pour y penser, mais il ne voulait absolument pas que Jade soit mêlée à ce genre d’histoires. Elle était trop gentille, trop pure et elle méritait tellement mieux. Penny risquait de la dévorer toute crue juste pour le plaisir d’abattre ses cartes devant l’Irlandais. Le coup de la caméra était d’ailleurs une bonne excuse pour parler d’autre chose. Elle ne s’était pas déchaînée comme il l’aurait voulu, mais tant pis, il avait au moins la preuve qu’elle avait passé une nuit en cellule et il pourrait se réjouir à nouveau en regardant cette vidéo et en la partageant avec Andrew. En revanche, Sean était forcé de s’avouer qu’il n’aimait pas du tout ce que cette sorcière lui confiait au sujet de l’Anglais. Ça le piquait au vif, évidemment. Mais il garda un visage impassible, comme à l’accoutumée. « Toi, sortir avec Andrew ? J’y crois pas une seule seconde. J’ai rien contre les mécanos, au contraire, j’aurais bien du mal sans eux, mais… Toi ? Non. Toi, tu as besoin de quelqu’un de riche et tu me feras pas croire le contraire. Alors à la limite, ouais, je veux bien croire qu’il te baisait. Dommage pour toi que ce soit plus le cas ! Est-ce que t’as réussi à trouver quelqu’un d’autre qui a encore envie de te sauter ? » Sur ces dernières paroles si charmantes, il décida qu’elle avait raison et tourna les talons. « Passe une bonne nuit en prison ! »

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MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean Lun 28 Déc - 21:56

La joie que Sean éprouve en te voyant derrière les barreaux doit lui ramollir le cerveau car il en vient à dire n’importe quoi, te tendant le bâton pour battre. « Si j’avais eu envie qu’on soit un couple assorti, j’aurai pas refusé ta demande en mariage. » Inutile de te préciser que la répartie ne te donne pas autant de satisfaction que d’ordinaire. Même toi, tu sais que c’est mal de lui balancer ce genre de trucs au visage. Tu avais cru vous épargner tous les deux en lui faisant croire qu’au final tu ne l’avais jamais aimé mais maintenant que tu étais face à lui, tu te rendais compte que ce n’était pas forcément une bonne idée. Pour ta part, tu souffrais bien plus que ce que montrais. C’est sans doute pour ça que tu avais perdu ton calme aussi. Mais encore une fois, tu n’étais pas la seule à perdre en cohérence et en efficacité. L’avocat évoque les lois sur le chantage en réponse à ton petit discours juridique et tu ne peux que froncer les sourcils avant de laisser échapper un petit rire peu impressionné. « Elles sont pratique ces lois en effet. Sauf quand celui-ci est couvert par la prescription. Tu m’excuseras d’en reparler encore mais j’ai l’impression que tu n’écoutes pas beaucoup et que tu rouilles un peu. » Bon bien sûr, tu faisais encore du chantage à de nombreuses personnes mais Sean n’en faisait pas parti. Il ne pouvait rien contre toi et il était suffisamment intelligent pour le savoir. D’ailleurs même s’il fait passer ça pour une faveur, il t’annonce qu’il ne fera pas en sorte de prolonger ta détention. A croire que ton argument avait fait mouche quand même. Ce point acquis, tu peux lui dire ce que tu as fais, tu n’es plus à ça prêt. Hélas, Sean n’est pas dupe de ton euphémisme et il tape dans le mille presque instantanément. Tu avais beau tâtonner et avoir quelques notions en droit, il restait le meilleur. Cette fois-ci ton visage te trahit. « Oui, outrage à agent ! Enfin, c’est ce qu’il dit. Je n’ai pas l’impression d’avoir dépassé les bornes à ce point là… » Tu te tais, te rendant compte que tu es en train de te confier à lui, que tu as l’air de t’en remettre à son jugement. Tu ne voulais pas de son aide, tu ne voulais pas te sentir redevable vis-à-vis de lui.

Heureusement, vous aviez votre vulgarité pour faire diversion. Vous commencez à parler de vos vies sexuelles respectives, pris dans votre besoin de détruire tout bon souvenir que vous aviez ensembles. Car sur ce plan là, tu n’avais absolument rien à reprocher à Sean. Mais si tu peux t’amuser à lui faire croire le contraire… Quoi qu’avant, tu dois quand même répondre à son attaque à propos de toutes les « bonnes meufs qu’il s’envoie ». « Vas-y élude ma question, ce n’est pas grave. Moi je peux répondre à la tienne. Je n’ai pas besoin de demander pour savoir. Je ne suis pas en permanente insécurité comme toi. Je sais qu’il n’y a personne qui m’arrive à la cheville. » A vrai dire, cette conversation était susceptible de réveiller des éclats de jalousie en toi. Non, tu ne voulais pas savoir s’il avait refait sa vie. C’était d’ailleurs pour ça que tu n’avais pas encore utilisé cette arme contre lui. Tu ne l’avoueras jamais mais tu avais peur de voir qu’il avait construit quelque chose de sain avec une autre que toi. Qu’il avait réussi là où vous aviez échoué. Où tu avais échoué. Car c’était bien toi qui avait pris peur et pas lui. Et depuis, personne ne t’avait fait chavirer comme il avait pu le faire… Certainement pas Andrew même si c’est ce que tu laisses penser volontairement à ton irlandais. Tu te doutes bien qu’il ne sera pas jaloux, qu’il ne peut plus t’aimer après ce que tu lui as fais. Mais tu sais que son orgueil va souffrir de tes dires comme le tien souffre d’être en position de faiblesse face à lui. Il ne te croit d’ailleurs pas quand tu dis que vous étiez ensembles avec Andrew. Tu voudrais lui dire de se renseigner un peu mieux, lui parler de Cassie mais tu te ravises à temps. Ce serait une très mauvaise idée de mettre Sean sur la piste de ce faux bébé. Tu ne sais pas si Andrew lui a dit la vérité ou pas à ce propos.

Pendant que tu cogites, tu perds une occasion de lui lancer une réplique cinglante à propos de la dernière méchanceté/vulgarité qu’il te balance avant de partir et de te souhaiter de passer une bonne nuit en prison. Tu fulmines. Rares ceux qui sont aptes à te clouer le bec. Surtout qu’il avait vu juste, ça commençait à faire un peu trop longtemps à ton goût que tu ne t’étais pas envoyée en l’air. Bien mal t’en avait pris d’aborder le sujet, tu t’étais fait avoir à ton propre jeu. Et puis, oui, il avait aussi vu juste sur un autre point. Andrew n’était pas riche et tu étais incapable de faire croire que tu l’aimais de manière désintéressée. Même par jeu. Tu écoutes donc les pas de Sean s’éloigner dans le couloir, dégoûtée d’avoir perdu cette joute verbale. Et puis, le pire est à venir. Tu sens tout à coup une présence derrière toi. Ta codétenue. Et elle a l’air énervée. « J’t’avais dit de la fermer ! T’vas déguster m’tenant. » Tu veux bien le croire. Terrifiée, le cri s’échappe de tes lèvres avant même que ton cerveau donne son aval. « Sean ! Reviens ! » Tu t’en rends compte que ça ne suffira pas, que tu as l’air de rappeler ton chien. Mais tu dois faire vite, il doit presque être arrivé à la grille principale. Tu t’éloignes un peu de ton assaillante, t’accrochant aux barreaux. « Sean, j’ai… j’ai besoin de ton aide. S’il te plaît. Aide-moi à sortir d’ici. » Voilà, les mots sont dits. Tu les regretteras sans doute pendant très longtemps mais la vérité te frappe tout à coup. Tu ne veux pas passer la nuit ici. Tu ne peux pas passer la nuit ici. Ou sinon, tu te fera agresser par cette folle dès que le gardien aura le dos tourné. En fait, Sean Fitzpatrick est ton seul échappatoire, aussi triste que ça puisse sonner. Tu dois tenter le coup même si ça revient littéralement à déchiqueter ta fierté.

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MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean Mer 30 Déc - 3:05


L'euphorie et la satisfaction du début étaient retombées, pour la simple et bonne raison que même derrière les barreaux, Penny réussissait à se foutre de la gueule. Non seulement elle lui rappelait qu'elle l'avait humilié en refusant sa demande en mariage, mais en plus, elle allait jusqu'à comparer ses compétences au lit avec celles d'Andrew. Et bien sûr, il était le grand perdant dans l'histoire. Il avait beau se répéter qu'elle semblait bien prendre son pied quand ils étaient ensemble, les piques à deux balles de la blonde ne le touchaient pas moins. Son ego en prenait un coup, mais c'était encore plus que ça. Elle le blessait, oui, même encore aujourd'hui, elle conservait ce pouvoir sur lui et elle réussissait à lui faire du mal, alors qu'il s'était promis de ne plus jamais être affecté par le moindre geste ou le moindre propos de Penny. D'où pouvait bien sortir cette sorcière ? Pourtant, Sean n'était pas mieux. Ils devaient tous les deux être nés sur la même planète, dans le même univers. Seulement, il avait tellement l'habitude d'être à l'origine des méchancetés et des coups bas qu'il se sentait toujours déstabilisé quand il se retrouvait face à la seule adversaire redoutable qu'il ait jamais rencontrée. Celle qui arrivait à son niveau, celle qui était capable de le surpasser, même. Et cette spirale autodestructrice, ce cercle vicieux, c'était lui qui l'avait lancé en voulant prendre sa revanche. Il aurait dû se contenter de mener sa vie tranquillement, de continuer à faire fortune et de chérir la chance d'avoir une perle comme Jade à ses côtés. Et quelque part, au-delà de ce désir insatiable de vengeance, l'Irlandais ne pouvait s'empêcher de se demander s'il ne recherchait pas autre chose. La stimulation. La provocation. Un échappatoire à la vie stable qu'il partageait avec sa compagne. L'adrénaline, presque. Mais admettre ça, c'était admettre qu'il recherchait un peu Penny et qu'un peu de leur vie commune lui manquait. Et ça, c'était hors de question. Plutôt crever, oui !

Néanmoins content d'avoir réussi à faire en sorte qu'elle n'ait plus rien à lui répliquer, Sean s'éloigna de la cellule avec un sourire triste aux lèvres. Au fond, il n'était même pas si heureux que ça. Qu'est-ce qui clochait chez lui ? Plein de choses, sans doute. Mais maintenant qu'elle avait remis en question ses performances sexuelles, il se sentait encore plus minable. Il ne voulait pas y penser et pourtant, son cerveau masculin le ramenait invariablement sur ce sujet. Et si elle avait simulé pendant tout ce temps ? Et si c'était ce que Jade faisait aussi ? Il avait accumulé beaucoup de partenaires satisfaites ; pourtant, il allait se mettre à douter de tout. Oublie, Sean, tu te fais du mal pour rien. Et alors qu'il s'apprêtait à franchir la porte pour rejoindre l'entrée du commissariat, la voix de Penny le retint brusquement. Il se figea immédiatement. Avait-il bien entendu ? Ou son cerveau lui jouait-il des tours, prenant ses désirs pour des réalités ? Sean tendit l'oreille, intrigué, carrément choqué, même. La voix de la Collins s'éleva à nouveau, le scotchant littéralement. Elle lui demandait de l'aide. Elle lui demandait de l'aide ! Qu'est-ce que c'était, ce délire ? Comment avait-elle pu ravaler sa fierté à ce point ? Que se passait-il dans son cerveau pourtant si développé ? Soudain, un sourire plus franc et plus assuré naquit sur les lèvres. Son orgueil venait d'être regonflé à bloc. Elle lui demandait de l'aide et il allait rebrousser chemin exprès pour lire dans ses yeux qu'elle avait besoin de lui et se réjouir de l'expression de son visage quand il refuserait sa requête. Bien plus joyeux que quelques secondes plus tôt, le jeune homme s'apprêtait à retourner sur ses pas quand une autre idée effleura son esprit. Et si c'était une meilleure idée de faire autrement ? Après tout, Penny avait déjà eu une bonne dose d'humiliation. Elle avait été remise à sa place et bien comme il le fallait. Mais ce n'était pas ce qui le motivait, en réalité.

S'il l'aidait, elle lui serait redevable. S'il l'aidait, il se plaçait encore plus dans une position de force. S'il l'aidait, il parviendrait peut-être à renverser le processus. Surtout, il se sentirait tout-puissant et ce sentiment était difficilement égalable. Il pouvait peut-être en retirer quelque chose. Le dilemme était énorme et les rouages du cerveau de Sean fonctionnaient à plein régime, pesant le pour et le contre, évaluant les hypothèses, soupesant les possibilités qui s'offraient à lui et leurs conséquences. En quelques secondes à peine, sa décision était prise. Il voulait qu'elle se sente mal parce qu'il avait fait quelque chose pour elle. C'était délicieux, ce pouvoir qu'il possédait à l'instant précis. Et il devait bien se l'avouer, Penny méritait sans doute de se retrouver là, mais Sean ne pouvait s'empêcher d'éprouver un peu de pitié pour elle et ce malgré leur lourd passé en commun. Pour qu'elle s'adresse ainsi à lui, elle devait vraiment être désespérée. Mais la petite part de motivation qu'il trouvait là-dedans, il la gardait pour lui. Il ne l'avouerait jamais à haute voix. D'ailleurs, il décida de la faire mijoter un peu, de la torturer à sa manière. Sans la rassurer, il rejoignit l'avant du commissariat. Sa défense était déjà toute prête dans sa tête. Il suffisait qu'il se retrouve face à un cas pour imaginer quelque chose de potable, même s'il ne s'agissait pas de l'un de ses clients, c'était automatique. Alors il commença les négociations, au grand dépit des flics d'astreinte qui allaient vraiment finir par mettre une photo de sa tête comme cible. Il plaida que Penny n'avait pas de casier : jouer sur le fait qu'elle était prétendument une citoyenne respectable, c'était toujours une bonne chose. Son comportement irréprochable en temps normal n'assurait-il pas aux policiers qu'elle ne remettait pas en question leur autorité ? Une chance que l'agent qu'elle ait insulté ne soit pas présent. Après avoir évoqué deux ou trois lois qu'il connaissait bien, il finit par obtenir la libération de Penny, à condition de verser deux cents livres. Il estimait avoir dépensé suffisamment de fric pour la Galloise, mais tant pis. Au fond, ça ne représentait rien du tout pour lui.

Trois secondes après avoir signé un chèque, Sean suivait le gardien à l'intérieur du couloir, pour la deuxième fois de la soirée. Penny était acculée au fond de la cellule, visiblement terrorisée par la compagne de cellule qui était trois fois plus massive qu'elle. « Recule tout de suite ou je porte plainte et tu sauras ce que ça fait d'avoir un vrai avocat contre toi. » Visiblement dégoûtée et choquée par ce brusque changement d'attitude, elle s'écarta. Le gardien avait déjà ouvert la cellule et Penny s'était précipitée à l'extérieur. Gardant un visage impassible, l'avocat salua les flics d'un air faussement poli et rejoignit le parking, précédé de la blonde. Il désigna la Porsche à laquelle il tenait tant. « Monte. Grouille-toi. » Son ton était sans réplique et elle obtempéra. Il allait la ramener chez elle. Le trajet se déroula dans le silence le plus complet. Il n'avait pas envie de lui adresser la parole, même pas pour lui dire qu'il avait dû aligner des billets pour elle. Le profond sentiment de satisfaction qui l'avait envahi ne se lisait même pas sur son visage, même s'il était probable qu'elle le connaissait suffisamment bien pour le deviner. L'ambiance était étrange, d'autant plus qu'il avait l'impression de se retrouver projeté dans le passé, comme s'il s'agissait d'une balade tranquille entre amoureux. Ça lui semblait tellement loin ! Quelques minutes plus tard, Sean garait sa Porsche devant la maison de Penny. « Descends. Et que ça saute ! Et arrange-toi pour avoir l'intelligence de ne pas insulter un autre flic. »

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REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean Sam 2 Jan - 15:34

Après avoir rappelé Sean, tu fermes les yeux brièvement, avec la sensation d’avoir véritablement touché le fond. Se faire humilier de la sorte devant ton ex qui était de plus devenu ton ennemi le plus acharné… Il y avait de quoi se sentir désespéré. Tu voudrais avoir la faculté de pouvoir remonter le temps. Ne jamais avoir subie cette arrestation. Ne pas avoir tenu tête à ce flic. Ou même ne pas avoir croisé le regard de Sean quand il était passé devant ta cellule. Reprendre quelques paroles malheureuses que tu avais eues lors de votre échange amer. Mais non, c’était trop tard. Tu avais joué la malchance. Et tu avais fais quelque chose que tu détestais faire. Tu avais demandé de l’aide. Tu le regrettes déjà au demeurant. Tu sais bien que l’avocat se fera une joie de te la refuser et avec les formes en plus. Pourtant, tu ne peux pas t’empêcher d’être saisie par un fol espoir quand tu entends ses pas ralentir puis s’arrêter. Tu devais vraiment être fatiguée. Car Sean reprend bien vite sa marche, sans un mot de plus. Tu entends le bruit des clés de la grille qui s’ouvre et qui se referme, sentant des larmes d’humiliation brûler tes yeux. Ton dernier espoir venait de s’envoler. Malheureusement, tu ne pouvais pas en dire autant de tes problèmes. Ta codétenue, elle, elle est toujours là. Inutile de dire que tu ne connais aucune notion de combat corps à corps. Tu vas te faire dérouiller. Tu tentes de négocier, de l’amadouer, tu t’excuses platement… Tu tentes tout ce que tu viens à l’esprit. En vain. Mais en même temps comment discuter avec ce personnage qui a le quotient intellectuel d’une huître ? Quand tu comprends que les négociations ont échouées, tu commences à reculer vers le fond de ta cellule, levant vaguement les poings comme si tu avais une quelconque chance… Et c’est à ce moment là que le cliquetis caractéristique des grilles qu’on ouvre se fait à nouveau entendre, vous figeant momentanément toutes les deux. Et là, il se matérialise à nouveau devant ta cellule. Sean. Tu n’en crois pas tes yeux. Mais tu ne perds pas trop le nord quand même. Dès que tu vois le gardien te faire signe de venir, tu te précipites hors de la cellule, passant le plus loin possible de la silhouette de ton assaillante que Sean avait réussi à faire reculer d’une voix ferme. Encore un truc pour lequel il t’avait surpassé. Tu voudrais faire une grimace ou balancer une saloperie à la version féminine de Hulk mais tu te dis que ce n’est pas le bon plan si jamais tu dois regagner ta cellule plus tard.

Pourtant, quand tu traverses le couloir en direction de la sortie, et que tu entends Sean discuter avec le gardien, tu comprends petit à petit que ça ne sera pas le cas. Il t’a faite libérer. Tu es médusée. Si bien que tu gardes le silence, essayant de retrouver tes esprits. Quelle pouvait être sa motivation ? Il n’avait quand même pas eu pitié de toi ? Tu n’en te relèverai sûrement pas. Tu attends mais rien ne vient. Aucune pique, aucune remarque, aucune remontrance. Ton sauveur du jour ne décroche pas un mot. Ce silence te déstabilise encore plus. Tu ne sais plus quoi penser. Une situation qui s’aggrave quand il te désigne sa Porshe t’invitant sans courtoisie à monter dedans. Qu’il te sorte de taule était déjà étrange mais qu’en plus, il te ramène chez toi… C’était inimaginable. Cela dit, tu ne te fais pas prier pour monter dans le véhicule. Les flics t’avaient retirée Debbie, qui était à la fourrière. Tu n’osais même pas imaginer la réaction de Nate s’il l’apprenait. Tu t’étais préparée à rentrer chez toi à pieds plutôt que de l’appeler. Cependant, ton soulagement s’estompe quelque peu quand tu attaches ta ceinture de sécurité. Tu sais que tu aurais dû refuser qu’il te raccompagne. Cela cachait forcément quelque chose. Tu essayes de ne pas paraître trop déstabilisée, glisser à nouveau quelques mots moqueurs. « Bon, inutile de t’indiquer où j’habite… » Tes premiers mots auraient dû être des remerciements mais tu repoussais le moment pour ses derniers. A vrai dire, tu ne savais pas si tu étais capable d’en formuler. Sean démarre et tu profites du fait qu’il se concentre sur la route pour le mater en douce. Sa mâchoire est crispée, ses gestes emplis de tension. Malgré cela, tu le trouves toujours aussi beau. Tu te retiens d’ailleurs d’aplatir un épi dans ses cheveux, comme tu avais l’habitude de le faire quand vous étiez ensembles te demandant d’où te vient cette volonté soudaine de le toucher.

Il ne parle toujours pas, accentuant toujours un peu plus ton malaise. Ce serait sûrement à toi de dire quelque chose mais rien ne te vient. Et puis, tu comprends soudainement que les mots sont parfaitement inutiles. Car il transpire l’auto-satisfaction. Ça crève les yeux même si son visage reste impassible. Il vient de te faire une véritable démonstration de pouvoir. Il t’a faite libérée en une poignée de secondes, montrant que tu avais beau le rabaisser dès que tu en avais l’occasion, il restait le meilleur. Pire, maintenant, tu lui étais redevable. Et tu lui devais des remerciements pour commencer. Il n’y avait que lui pour deviner qu’il y avait pire châtiment que de te laisser croupir en cellule. Il savait que ta fierté et ton orgueil ne se relèveraient pas de cet affront. Oui, il ne parle pas car tout est dit. Il a gagné. Tu as perdu. Et ça te laisse un sacré goût d’amertume. Surtout qu’il se donne l’air bien plus humain que ce que tu es. Tu rumines ces sombres pensées tout le trajet, ignorant la tension que le silence crée dans l’habitacle de la voiture. Si bien que tu sursautes presque quand Sean se gare devant chez toi et te dit poliment de dégager. « Attends ! On ne va pas se quitter comme ça, sans un mot. » Tu refusais de partir comme ça, tu savais que tu passerais sûrement une nuit blanche en cherchant les motivations et conséquences du geste de l’irlandais. Tu voulais être fixée sur la suite. « Pourquoi tu m’as faite libérée ? Tu me déteste, non ? Pourquoi m’aider ? » C’était un peu comme si tu tendais le bâton pour te faire battre, comme si tu lui demandais de te balancer son mépris à la figure. Voilà pourquoi tu détestais te sentir redevable, tu ne savais plus comment te comporter face à la personne. Tu étais en train de te de mettre en position de vulnérabilité, en position de demandeuse, refusant de partir. « Qu’est-ce que tu veux en échange ? » Tu posais la question sérieusement. Si tu pouvais éviter les remerciements par un retour d’ascenseur, tu n’hésiterais pas.

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MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean Dim 3 Jan - 10:45


Les premiers mots de Penny furent ironiques et Sean se contenta de lui lancer un regard noir. Il n'appréciait guère qu'elle se mette à plaisanter ; mais en réalité, ça ne l'étonnait même pas. Quelques mots exprimant un minimum de gratitude, c'était sans doute trop en demander. Elle se sentait sans doute déjà trop blessée dans son orgueil, sa fierté et son amour-propre pour prononcer un quelconque merci. Tant pis ! Au fond, Sean n'avait même pas envie d'attendre quoi que ce soit de Penny. Tout ce qu'il voulait, c'était qu'elle débarrasse le plancher. Malheureusement, il n'était pas assez cruel, ni assez inconscient pour la laisser rentrer à pieds ; mais il n'avait pas non plus envie de faire la conversation. Le silence ne le dérangeait pas le moins du monde. Et puis, il s'agissait de Penny... Pas de n'importe qui. Pourquoi aurait-il été gêné même s'ils ne se parlaient pas ? Après tout, ce n'était pas la première fois, même si, évidemment, un nombre incalculable de choses avaient changé depuis leur rupture... En plus, il ne pouvait s'empêcher de se délecter de l'embarras qui sortait par tous les pores de la peau de la blondinette. Oui, il était un mec horrible et il ne s'en était jamais caché. Pourtant, aussi plaisant que soit ce sentiment, le jeune homme n'avait pas la moindre intention (ni la moindre envie) de prolonger ce moment en compagnie de son ex. Et quand elle ne daigna pas sortir de la Porsche, exprimant clairement sa volonté de discuter, il n'essaya pas de retenir un soupir profondément agacé. C'était bien une femme, ça... Toujours à vouloir parler, décortiquer, analyser. Comme si, dans ce cas précis, ça pouvait leur apporter quoi que ce soit de bon ! D'ailleurs, Sean ne se gêna pas pour s'exprimer librement. « Tu fais chier, j'ai pas envie de causer. » Encore une fois, il était tout sauf élégant et respectueux, mais de toute façon, ils n'en étaient plus à ça près, non ? En plus, elle ne semblait visiblement pas plus vexée que ça, puisqu'elle ne tint aucun compte de ses propos et continua à déblatérer, lui posant des questions pour le moins inattendues. La réalité, c'était que ça le déstabilisait, profondément. Cette nuit-là, en la faisant libérer, Sean était allé à l'encontre du but-même qu'il s'était fixé vis-à-vis de Penny. Il aurait pu en profiter pour l'enfoncer davantage, mais il n'avait pas saisi cette occasion. Et s'il savait pertinemment que c'était un excellent moyen de renverser la dynamique et de se mettre en position de force, l'Irlandais ne pouvait s'empêcher de remettre lui-même en cause ses propres motivations. Cette nuit-là, malgré les horreurs qu'ils s'étaient mutuellement balancé à la figure un peu plus tôt, quelque chose avait changé. Il le savait, il le sentait, il le devinait. Et ça lui faisait peur, parce que ça remettait en cause ses certitudes les plus élémentaires. Que pouvait-il bien se passer dans sa petite tête ? Dans quel pétrin s'était-il fourré ?

Gardant un visage aussi impénétrable qu'à l'accoutumée, Sean se décala pour fixer Penny dans les yeux. Pendant quelques secondes intenses, il ne lâcha pas et, bien entendu, elle soutint son regard. Heureusement qu'elle ne pouvait pas lire les pensées qui traversaient son cerveau agité ! Peut-être qu'elle se trompait. Peut-être qu'il ne la détestait pas tant que ça ou plutôt, pas autant qu'il l'aurait voulu. Troublé, c'était exactement ce qu'il était, même s'il n'en laissait rien paraître. Les sourcils froncés, il devait avoir l'air plus agacé qu'autre chose. Pourtant... Pourtant, avec aussi peu d'espace qui les séparait et un revirement brutal... Il avait presque envie de l'embrasser. Ne serait-ce que pour la faire taire, ne serait-ce que parce qu'il la trouvait toujours aussi diablement attirante, ne serait-ce que parce que ça pourrait lui donner l'impression que ses motivations étaient encore plus égoïstes. Mais le résultat était le même : son corps entier la réclamait, soudain enflammé d'une passion qui n'avait jamais vraiment disparu. Bordel, il fallait sérieusement qu'il pense à consulter, il était forcément atteint d'une quelconque région du cerveau. Mais surtout, il fallait absolument qu'elle ne devine rien. Sinon, il était perdu. Alors il prit la parole, à voix basse. Contre-attaquer, c'était encore la meilleure des méthodes pour ne pas laisser transparaître ses faiblesses. « Parce que tu penses pouvoir m'apporter quelque chose, peut-être ? Vas-y, dis-moi ce que tu peux me donner en échange, Penny. Des coupons de réduction pour manger là où tu bosses ? J'ai assez de fric pour racheter ce putain de restaurant si j'en avais envie. Mais cherche, tu finiras bien par trouver. » Oui, Fitzpatrick Junior était méchant et il n'avait jamais prétendu le contraire. Pourtant, à l'instant précis, il ne pensait pas grand-chose de ce qu'il disait. Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, il n'était pas si matérialiste que ça. Quand ils étaient ensemble, Penny lui apportait plein de bonnes choses, une compagnie plus qu'intéressante, des conversations instructives et une satisfaction purement physique au top niveau. Son amour... Il n'avait jamais rien demandé d'autre, en fait. « Laisse tomber. J'attends rien de toi. Je veux rien de ta part. » Détournant finalement les yeux, Sean fixa la route, en face de lui. Il détestait cette discussion. Pourquoi ne pouvait-elle pas tout simplement lui foutre la paix ? Est-ce que c'était trop demander, après le service qu'il lui avait rendu ? « J'ai pas envie de justifier une seule bonne action parmi toutes les autres qui m'enverraient en enfer. Alors t'as qu'à considérer ça comme une vaine tentative de rédemption si ça peut te faire plaisir. En tout cas, tu t'en es peut-être jamais rendu compte, mais je suis pas un monstre, Penny. Un connard de première, oui, mais pas un monstre. Alors démerde-toi avec tes questions, mais j'ai aucun compte à te rendre, même dans une situation aussi singulière. » Malgré ses propos, pour la première fois depuis longtemps, il ne ressentait aucune animosité vis-à-vis d'elle. Mais il fallait absolument qu'il se débarrasse de la jeune femme, parce que ça devenait dangereux. Il avait besoin de se retrouver seul avec ses pensées pour tenter de comprendre ce qui lui arrivait, aussi essaya-t-il un autre argument, espérant qu'il fasse mouche. « Tu peux partir, maintenant, s'il te plaît ? Plus on s'attarde, plus on court le risque d'être repérés et vu l'heure qu'il est, d'ici quelques heures, toute la ville racontera qu'on s'envoie en l'air. Je doute que t'en crèves d'envie. »

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REPUTATION : Elle a un peu perdu de son éclat ces derniers temps, non ?



MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean Ven 8 Jan - 22:16

La première réaction de Sean est de t’affirmer qu’il n’a pas envie de parler avec vulgarité. Tu es surprise. D’une part parce qu’il est un grand orateur et que d’ordinaire, il est impossible de le faire taire mais aussi parce que s’exprimer de cette façon ne lui ressemble pas. Or ça fait plusieurs fois que tu l’entends parler ainsi. Certes, avec ce que tu lui avais fais, il n’allait pas te parler tendrement ou quoi que ce soit mais en principe, il savait rester élégant même dans les pires circonstances. Tu fronces les sourcils, comprenant qu’il ne fait pas semblant de mettre des murs entre vous, te repoussant le plus violemment possible. Mais entre vous, ça a toujours été la guerre des nerfs. Ce qu’il veut est le cadet de tes soucis. Tu ne bouges pas d’un pouce, attendant tes réponses même si ça fait probablement de toi la reine des emmerdeuses. Exaspéré, il finit par se tourner vers toi pour te lancer un regard glacial. Un regard que tu soutiens, celui qui te fera baisser les yeux n’est pas encore né. Ta volonté de ne pas céder ne rend pas pour autant l’exercice facile. Il y a tant de ressentiment dans ses yeux qui te fixent avec intensité… Et petit à petit, tu te sens vaciller sous l’étau implacable des prunelles de l’avocat. Votre échange visuel ne dure que quelques secondes mais tu as l’impression que ce sont des heures qui défilent dans le silence de l’habitacle tant il est intense. Comme si tout ce que vous n’aviez pas pu dire était déballé maintenant. Oui, ce regard te fait peur car tu as l’impression que Sean te perce à jour. Toi et tes petits secrets. Tu entends vos souffles se mêler dans la nuit, et vos deux cœurs battent à la chamade même si c’est sans doute un effet de ton imagination. Quoique… il est clair que le tien a raté quelques battements. Tu voudrais que quelque chose mette fin à cette tension, que tu puisses détourner les yeux sans t’avouer vaincue mais les secondes s’égrènent. Et soudain, tu la vois, cette lueur qui s’allume dans son regard aussi minime soit-elle. Un dégel, une inflexion qui amène un changement d’atmosphère dans la voiture. Tu connais ce regard. Il va t’embrasser. Et l’idée ne te dérange pas du tout. Bien au contraire. S’il ne colle pas ses lèvres aux tiennes dans les vingt prochaines secondes, tu comptes bien le faire pour vous deux. Tu as oublié tous les bas de votre relation, votre rupture, le harcèlement auquel il se livre depuis qu’il est revenu dans ta vie… Tu veux briser cette attente, cette torture diabolique, sentir à nouveau ses lèvres sur les tiennes... Plus rien d’autre ne compte que l’issue de ce duel silencieux.

Il tourne brusquement le regard, brisant l’instant et se lançant dans un long discours insultant. Pendant qu’il t’invective, tu te rends compte que tu retenais ton souffle alors tu te rappelles de respirer, entendant à peine ce qu’il dit. Tu es trop ébranlée par ce qu’il vient de passer. Tu es Penny Collins, pas une adolescente émoustillée. Pourquoi diable avais-tu perdu pied de la sorte ? C’était exactement pour ce genre de conneries que tu ne voulais pas tomber amoureuse. Que tu ne voulais plus de Sean dans ta vie. Il avait bien trop de pouvoir sur toi. Un regard et tu perdais toute raison, toute logique… Les propos de l’Irlandais ne sont pas tendres à ton égard mais tu te dis que tu n’as pas pu rêver ce qu’il venait de se passer. Se pourrait-il qu’il ressente encore quelque chose pour toi ? Pire se pourrait-il que ce soit réciproque ? C’était une catastrophe. Et ce même si c’était seulement purement sexuel. Les ex ne portent pas ce nom pour rien. Ils doivent rester des ex, continuer à appartenir au passé. Toute autre idée était une erreur. Si bien que tu n’oses même pas exploiter cette potentielle faiblesse. Alors tu te contentes d’une déclaration blasée mais non dénuée d’amusement. « Tu peux dire que je suis vénale, Fitzpatrick, mais tu es le seul qui est toujours en train de parler de fric. » tu replonges avec délice dans vos joutes verbales, heureuse de retrouver des sentiers battus, même s’il y a moins d’agressivité que d’ordinaire. En tout cas, tu es surprise de ses réponses, tu pensais vraiment qu’il voulait quelque chose de toi en échange. Tu n’avais pas posé la question au hasard. Hélas, Sean ne semble pas vouloir s’insérer dans ton schéma habituel où tout avait un prix, t’affirmant qu’il ne veut rien de ta part. Tu ne sais plus quoi dire, surtout que la suite de son discours est terriblement véridique. Il n’a pas de comptes à te rendre, et certainement pas ce soir. Mais comme tu es d’une inébranlable mauvaise foi, tu te trouves de quoi arguer. « Bref, si tu insistes je vais me ‘’démerder’’ avec mes questions. Mais laisse-moi te dire que tu devrais t’en poser aussi. Tu ne peux pas débarquer ici en me disant que tu vas me faire payer et après me sauver la peau en parlant de rédemption. Ça n’a juste pas de sens. » Pour une fois, ton ton n’est pas trop agressif. Tu n’essayes pas de marquer un point. Tu te contentes d’exprimer ta perplexité face à ses choix, à ce qui le motive. C’’est comme ça depuis qu’il est revenu. Il te fait peur car tu ne comprends pas ce qu’il veut. C’est ce qui le rend dangereux.

Il te demande une seconde fois de partir, émettant même une formule de politesse ainsi qu’une petite vanne qu’il imagine sans doute comique. Tu sens ton agacement contre lui revenir aussi vite qu’il a disparu. « S’il te plaît, ne me fais pas croire que tu t’inquiètes de ma réputation. Pas après tout ce que tu as fais cette semaine. » Les phares du bolide de Sean devaient être assez puissants pour éclairer la tâche rougeâtre qui se trouve sur la porte de ton garage, vestige d’un magnifique tag qu’un de ses larbins avait dû exécuter pour lui. Et ce n’était rien à côté de tout le reste. S’il ne t’avait pas sorti de prison, tu aurais même pensé que c’était lui qui avait envoyé ce flic un peu trop zélé aux trousses de Debbie… L’avocat t’as congédiée deux fois, tu n’as absolument aucune raison de t’attarder. Tu ouvres donc la porte de la Porshe et tu sors, réalisant à peine ce que tu fais, tant les évènements de la soirée t’avaient donné matière à réfléchir une part de toi étant soulagée de quitter ce lieu d’incertitudes et de non dits. Toutefois, avant de repousser la porte, tu te penches pour le regarder une dernière fois et apporter un nouvel élément au débat. « Je n’ai jamais pensé que tu étais un monstre, Sean. Jamais. » Ce n’était pas des remerciements mais c’était le mieux que tu pouvais faire. Tu fermes la porte de la voiture, remontant l’allée de ton garage pour aller jusqu’à ta porte d’entrée, priant pour trouver tes clés le plus vite possible. Tu voulais en effet disparaître dans la sécurité de ta maison, prendre trois ou quatre douches et oublier cette étrange soirée.

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MessageSujet: Re: Bad Blood + Sean

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Bad Blood + Sean

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