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If we could walk a thousand miles x Thomas

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : Boston
TES DOUBLES : Fiona, Gwen, Lexia & Dylana
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TES CRÉDITS : ava - brisounours, gif profil - lovelypenny, signa - emi burton.
TA DISPONIBILITE RP : 0/2 - pas pour le moment.
RAGOTS PARTAGÉS : 710
POINTS : 315
ARRIVÉE À TENBY : 03/01/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 34 ans
CÔTÉ COEUR : Divorcée, elle n'accorde plus très facilement sa confiance lorsqu'il s'agit de s'attacher. Il semblerait pourtant qu'un flic ait réussi à dérober son coeur.
PROFESSION : Conseillère conjugale, elle essaie de s'appuyer sur son expérience pour rabibocher le coeur des autres.


MessageSujet: If we could walk a thousand miles x Thomas Ven 20 Nov - 23:30



« Il existe plusieurs façons de se reconstruire. » Assise aux côtés de Thomas, au volant de la voiture qui les emmenait à Swansea, Eléa résumait la manière de se relever après une relation amoureuse catastrophique. « A commencer par le temps. » Tout dépendait des cas bien entendu et chaque histoire était différente mais certains points se retrouvaient assez couramment. Les deux amis avaient abordé le sujet des couples qui finissaient mal, en raison de leur passé respectif. Un divorce pour chacun d’eux. Lui avait définitivement perdu son ex-femme. Et elle, pour une conseillère conjugale, ça pouvait ne pas faire très ‘vendeur’ ou très ‘professionnel’ un divorce, mais d’un autre côté, la jeune maman avait l’expérience d’un mariage raté et parlait donc en connaissance de cause quand elle essayait de rabibocher des couples qui battaient de l’aile. Le divorce d’Eléa ne l’avait rendue que plus normale encore aux yeux de ses clients. Non elle n’avait pas une vie amoureuse parfaite elle non plus. C’était un travail du quotidien. Si elle ne cachait rien de l’échec de son mariage à Tenby, la jolie brune n’avait néanmoins jamais mentionné la véritable raison de leur séparation, pas même à Thomas, à qui elle n’avait pas encore trouvé la force de se confier sur le sujet malgré toutes ses confidences à lui sur son histoire. C’était alors dans un contexte différent, quand elle le voyait en tant que ‘patient’ et qu’il n’avait pas encore divorcé. Malheureusement, la thérapie de couple n’avait rien donné dans son cas et le couperet était tombé. Eléa n’avait pas l’intention d’en dévoiler davantage de son côté pour le moment. Elle pensait au bien-être de Jamie ; son fils et elle avaient déjà dû quitter Londres pour échapper au tapage médiatique qui avait entouré l’histoire de son divorce. Inutile donc d’ébruiter l’affaire. La conseillère conjugale se revoyait encore dans leur maison avec son ex-mari, au moment où la police s’était introduite chez eux en pleine nuit et les avait emmenés au commissariat, alors qu’elle n’était au courant de rien. Amélia, sa sœur, avait gardé Jamie le temps que son innocence soit prouvée et qu’elle puisse sortir mais Eléa ne s’était jamais sentie aussi humiliée de sa vie. Véritable escroc professionnel, son ex-mari avait embobiné bon nombre de gens. Les portes du bonheur qu’elle croyait s’être ouvertes devant elle s’étaient refermées brutalement.  Son corps s’était liquéfié sous la force de l’amertume qui avait grandi en elle. À l’époque, il l’avait assassinée sur place, trucidée, vidée de toute vie, tout lui avait semblé détruit. Il avait suffi de quelques minutes pour que leur vie passe de paradis à enfer, un ascenseur chaotique qui avait profondément touché leur fils. Eléa ne s’était pas fait prier pour demander la garde exclusive de son garçon, qu’elle avait obtenue sans difficulté puisque le verdict rendu pour son ex-mari était la prison pour plusieurs années. Difficile d’assumer quelque chose dont elle n’était pas responsable. Tenby avait représenté un nouveau départ et tant que le père de Jamie croupissait derrière les barreaux, elle aurait l’esprit tranquille. Peut-être en parlerait-elle un jour si l’occasion se présentait mais pas maintenant… Eléa sortit de ses pensées et changea alors de sujet pour aborder la conversation sur un ton plus léger. « Jamie t’as reconnu dans le journal local l’autre jour ! » Thomas connaissait son fils de huit ans, il avait déjà eu l’occasion de le rencontrer auparavant. Le garçon admirait la force masculine qui émanait du policier. Et Jamie n’admirait pas grand monde. « Tu aurais séparé deux harpies qui se battaient comme des furies, m’a-t-il dit. C’était ta soirée héros ? Mon fils te voit tellement comme ça. Il n’arrête pas de me répéter qu’il voudrait être comme Monsieur Weston quand il sera plus grand. » Jamie avait les yeux qui brillaient quand il en parlait. Il rejetait tellement ce qu’avait fait son père qu’il admirait ceux qui l’avaient arrêté dans ses mauvaises actions. Les policiers. Cette anecdote ne manquerait donc certainement pas de faire sourire Thomas. Toutefois, même si Jamie ne l’avouait pas, son père lui manquait quand même terriblement. Il voulait juste se montrer fort pour sa mère. « Qu’est-ce qui s’est passé en fait ? » Se montra-t-elle curieuse vis-à-vis de l’article mentionné par son fils qui n’avait pas donné davantage de détails. Les deux amis étaient presque arrivés à destination. Thomas avait accepté de l’accompagner à des concessions pour l’aider à choisir une nouvelle voiture. La jeune maman avait perdu la sienne dans un accident survenu quelques jours auparavant. Heureusement, il y avait plus de peur de que de mal et elle s’en était sortie avec quelques contusions seulement. C’était l’essentiel. La voiture avait bien joué son rôle de protection. Trouverait-elle son bonheur dans les repérages aujourd’hui ? À voir.

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TON PSEUDO : Irish Coffee
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ÂGE DU PERSONNAGE : 41 ans (24 Octobre 1975)
CÔTÉ COEUR : Son cœur et ses pensées sont occupés par une jolie anglaise
PROFESSION : Flic
REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux.



MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Dim 29 Nov - 17:03


« Il existe plusieurs façons de se reconstruire. A commencer par le temps. » Une main sur le haut du volant, Thomas se concentrait sur la route tout en écoutant sa passagère avec attention. L’exercice n’était pas difficile. A force d’emmener sa fille à ses leçons d’escrime ou d’aller voir Kainoa sur le campus, il connaissait la route Tenby-Swansea par cœur. Il jette un bref regard en coin à Eléa, assise sur le siège à côté de lui, qui lui semble tout à coup bien pensive. Il était vrai que les deux amis avaient entamée une conversation on ne peut plus sérieuse sur leurs vies sentimentales respectives. Le flic médite le propos de la conseillère conjugale, se doutant qu’elle sait de quoi elle parle, avant de répondre. « C’est sûr… Mais je ne sais pas… Tu as beau te dire que tu vas mieux et adopter ses idées de nouveau départ, ça reste quelque part. Moi par exemple, je pensais que je m’étais remis de Keira… Et je me rends compte que j’ai quand même beaucoup de mal à faire confiance aux femmes que je rencontre à présent… » La confidence est venue rapidement, spontanément. Thomas apprécie ses discussions avec Eléa, la douceur, l’intuition et la compréhension dont elle fait preuve. Même si parfois, la question de savoir s’il parle à l’amie ou à la psychologue le taraude. Il ne voudrait pas que Eléa pense qu’il l’utilise. Le pauvre est loin de se douter que la jeune maman a bien des choses à redire au sujet de la confiance. Mais il ignore tous des véritables raisons qui ont motivé le divorce de cette dernière… Heureusement pour eux, les deux amis savent parler d’autres choses que leurs mariages ratés. Et c’est ainsi que Eléa change de sujet pour rappeler à Thomas une anecdote qu’il aurait préféré garder secrète. Il sourit néanmoins quand il entend sa passagère parler de son fils. Jamie est un charmant petit bonhomme pour lequel il a beaucoup d’affection. Il est donc ravi d’entendre sa mère dire qu’il est un peu comme un héros pour lui. « Ton fils me donne bien plus de crédit que j’en mérite ! Enfin, j’apprécie, crois-moi. Surtout avec ma propre fille qui me considère comme le roi des loosers. » Il a un petit rire désabusé mais se reprend vite tandis qu’une idée lui vient tout à coup. « D’ailleurs, si tu veux me le laisser un soir, je pourrai l’emmener faire un tour au poste et lui montrer deux trois trucs ? Voir l’emmener dans la voiture de patrouille et mettre le gyrophare. J’ai remarqué que ça avait toujours du succès, même sur les plus grands. »

Une proposition sincère qui n’a rien d’une diversion. Même si le Néo-Zélandais aimerait se soustraire au regard malicieux de sa compagne de route et ne pas raconter cette histoire. Mais il ne pouvait rien lui refuser. Surtout maintenant qu’elle l’avait flatté en le qualifiant de véritable héros. Il râle quand même pour la forme. « Franchement, je passe mes journées à courir après les pires crapules de Tenby et c’est de ça qu’on parle dans le journal local ? » Son agacement est amusé mais il y a un fond de revendication dans ses paroles. Les journalistes avaient vraiment tendance à donner une très mauvaise image de la police. Mais Eléa n’est pas responsable alors il se racle la gorge, un peu gêné pour lui raconter cette triste histoire. « Il y a cette barmaid que je vais voir de temps en temps… Elle bosse au Prince of Wales. Bref, j’attendais qu’elle ait terminé son service et là, j’ai vu cette fille et sa copine. Elles sont venues me parler et je… je n’ai pas compris tout de suite mais il y en a une qui me faisait du rentre dedans. L’autre aussi visiblement du coup, ça a mal tourné et j’ai dû les séparer. Elles avaient pas mal picolé, tu vois le genre. Quelqu’un a dû filmer… Je t’aurai bien montré la blessure de guerre que j’ai reçue dans l’opération mais je ne veux pas lâcher le volant. Tu dois avoir ton compte d’accidents pour le moment. » Une transition intéressante avec le sujet qui les occupaient aujourd’hui, puisqu’ils allaient chercher une nouvelle voiture à Eléa qui avait crashé la sienne. Thomas en profite pour prendre des nouvelles de son amie. « D’ailleurs, ça va mieux ta tête ? La visite de contrôle s’est bien passée ? »

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MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Lun 30 Nov - 23:54


Parfois, Eléa redevenait cet être pris dans la tempête inaltérable de la catastrophe de son mariage durant quelques secondes, d’infimes secondes qu’elle haïssait plus que de raison. Sa tête lourde se posa contre le dossier du siège confortable de la voiture de son ami, son cœur pulsait dans sa poitrine tandis qu’elle réfléchissait aux mots qu’il venait de prononcer au sujet de sa femme. Il avait raison. Alors qu’elle sentait les souvenirs se bousculer en vrac contre ses tempes douloureuses, le passé reprenait ses droits sur le présent, tremblant, tandis qu’elle sentait un bref froid polaire l’envahir. Ça reste quelque part. Elle avait beau essayer d’enfouir toute cette histoire, Eléa se laissait encore beaucoup influencer par ce qui s’était produit et par le fait qu’elle n’accordait plus sa confiance aussi facilement. Thomas était tout autant fin observateur lorsqu’il s’appuyait sur sa propre expérience. Eléa détestait cette sensation de ne plus rien contrôler, de ne plus être qu’une enfant, prise au piège d’une vie qui l’avait cruellement blessée. Elle se demandait souvent pourquoi elle n’avait rien vu avant, à côté de quoi elle était passée pour ne pas avoir su lire à travers cet être qu’elle croyait connaître. Il y avait des moments en y repensant où elle rêvait de se lever, de tout foutre en l’air, de bousiller chaque bibelot qui décorait sa chambre mais elle ne pouvait pas. En personne censée et responsable, elle ne pouvait pas. Clignant des yeux, puis tournant son regard vers la vitre, Eléa songea que les jours à venir seraient différents. Le soleil finirait par briller à nouveau un jour, que ce  soit pour Thomas ou pour elle, quand ils réussiraient à passer à autre chose, au-dessus de ces histoires, alors l’espoir d’un renouveau tout aussi palpitant enivrerait encore une fois leur monde. « Je comprends. Ce sentiment de trahison. C’est malheureusement l’erreur que l’on fait bien trop souvent. Reporter les erreurs d’une personne sur toutes celles que l’on peut rencontrer par la suite. Par peur de souffrir ou d’être déçus encore une fois. Ce qu’il faut, c’est s’ouvrir de nouveau. S’ouvrir à de nouvelles possibilités et ne pas se limiter à ce qui n’a pas fonctionné. Ce n’est pas facile mais c’est la seule façon d’y arriver. Prendre ces risques-là. » Eléa avait inséré un peu trop de conviction personnelle dans ces derniers mots pour que ce soit interprété de façon détachée. Thomas devinerait sûrement qu’elle parlait autant pour lui que pour elle, malgré des histoires différentes dont il ne pouvait encore avoir conscience bien entendu. « Et avant que tu ne me poses la question, ce n’est pas la conseillère qui parle. » Ils n’en étaient plus à ce stade mais au moins, c’était dit clairement. Elle aborda ensuite un sujet plus léger, se souvenant d’un article que son fils avait lu dans le journal et lui avait rapporté, les yeux brillants, en parlant du policier que sa mère connaissait. Il s’enthousiasma de l’admiration de Jamie à son encontre tout en déplorant le peu d’estime que lui portait sa fille, cas fréquent lors de séparation. Le policier émit ensuite l’idée d’emmener Jamie faire un tour au poste. « C’est une très bonne idée ! Je suis sûre qu’il en serait ravi. » C’était très gentil de sa part de proposer ça pour son fils. Thomas devait l’affectionner aussi même s’il ne le voyait pas très souvent. Il enchaîna ensuite sur l’affaire qui avait occupé l’attention du petit garçon. Le journal local aimait davantage relaté les histoires de cancan que les exploits les plus chevronnés des forces de l’ordre. « Des crapules à Tenby ? Et moi qui croyais les petits villages plus tranquilles que la capitale. Me voilà servie. Tu as des exemples d’histoires que tu as le droit d’évoquer ? » Sans formuler de nom, tenu au devoir confidentiel de sa profession, Thomas pourrait peut-être illustrer un peu plus ses propos. Alors qu’ils arrivaient en vue du premier endroit où Eléa admirerait les premiers modèles de voiture, il lui raconta finalement l’épisode des deux furies qui se l’étaient disputé avant que l’opération séduction ne vire en bagarre monumentale dans laquelle il s’était interposé. « Qu’est-ce que je disais… Un vrai héros ou séducteur au choix. Un peu des deux. » Elle le taquinait en sous-entendant les nouvelles possibilités qui s’ouvraient à lui mais elle ne lui souhaitait aucunement de tomber sur ce genre de cas. Thomas était un homme respectable de bien des façons. Il aborda alors l’accident survenu quelques jours auparavant, d’une manière suffisamment subtile pour qu’Eléa réponde spontanément sans chercher ses mots. « Oui, oui, tout va bien. Plus de peur que de mal, pour l’autre conducteur aussi. » La jolie brune ne s’attarda pas sur les détails, ne donnant que l’essentiel de la visite de contrôle. Les conséquences de l’accident comptaient parmi les plus heureux dénouements possibles. « Tu as déjà des idées vers lesquelles m’orienter comme modèles de voiture ? J’avoue que je n’ai pas trop réfléchi à ce que je voulais même si tu me l’avais conseillé. Une petite familiale confortable bien sûr, pas de gros engins bruyants et trop polluants. »

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MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Sam 12 Déc - 22:17

Thomas était content de trouver une oreille attentive en la personne d'Eléa. Quand elle lui disait qu'elle comprenait ce qu'il ressentait quand il avait avoué qu'il ne parvenait plus à faire confiance aux femmes qu'il rencontrait, il savait que c'était vrai. Tous deux avaient vécu un divorce éprouvant et ce malheur avait au moins eu le mérite de leur permettre de créer des liens plus forts. Il se sentait en phase avec la conseillère conjugale et ce qu'elle lui répondait d'une voix douce. Elle croyait ce qu'elle disait. Elle avait de l'espoir. Et ça donnait envie au flic d'y croire aussi un peu. Il hoche la tête, se ralliant sans soucis à son point de vue. " C'est vrai que c'est... injuste. Je n'avais pas vu les choses sous cet angle. Je passe peut être à côté de femmes formidables à cause de Keira... Mais c'est tellement difficile. Tu y arrives toi ? Moi, je l'avoue, je me sens comme un gamin apeuré quand il faut passer aux choses sérieuses. D'ailleurs, je ne passe jamais aux choses sérieuses. Je n'en suis pas très fier, mais en ce moment, j'enchaîne plutôt les histoires sans lendemain..." Voilà, il vient de l'avouer. Heureusement, que regarder la route lui donne un bon prétexte pour ne pas croiser le regard de sa passagère. Il ne regrettait pas d'avoir commencé à lui parler de ce point qui le travaillait. Bien au contraire. Il avait juste peur de son jugement. Surtout maintenant qu'elle lui avait laissé entendre que ce n'était pas la conseillère qui parlait. Il pouvait être jugé par la conseillère mais pas par l'amie. Il savait que la jeune maman était une bonne personne, et ce malgré les coups durs que la vie lui avait infligés. Son estime comptait donc beaucoup pour lui. Enfin, peut être que tout n'était pas perdu pour lui car elle accepta de lui confier son fils avec un grand sourire. " Génial, je vais organiser ça. Pour les vacances de Noël, je pense, ça pourrait être sympa !" Il eut à son tour un petit sourire en imaginant toutes les choses sympas qu'il pourrait faire découvrir au garçonnet. Loin de lui l'idée de se prendre pour un père de substitution mais il se disait que passer un peu de temps avec lui serait bénéfique pour tout le monde. Même pour Eléa, si elle voulait prendre un peu de temps pour elle. Il n'osait même pas imaginer combien il était difficile d'être une mère célibataire. Et apparemment, chacun essayait de se mettre à la place de l'autre, puisque sa passagère entreprit de lui parler de son métier avec une curiosité non feinte. " Ok ok, j'avoue, j'ai peut être un peu grossi le trait. Disons qu'il y a des crapules, mais pas beaucoup, et ce ne sont pas des grands criminels. Enfin, certains ont une imagination débordante.... Je peux t'en raconter une.... Mais j'exige une anecdote en retour ! Tu dois bien avoir un couple qui t'as plus marqué qu'un autre ?" Il réfléchit quelques secondes à ce qu'il peut dire, presque certain qu'elle va accepter avec autant d'entrain que lui.

Cette conversation avec Eléa est bénéfique, elle le met de bonne humeur. Et il a l'anecdote parfaite.   " En ce moment, on est sur des jumeaux. Il y en a un des deux qu'on a sur la vidéo d'un vol mais on est incapable de dire lequel des deux c'est. Et ils se serrent tous les deux les coudes, ils ne parlent pas. On a aucune idée de comment les coincer ou les monter l'un contre l'autre pour qu'ils parlent. Et bien entendu, on ne peut pas en arrêter un pour de bon sans certitude sur son identité..." Cette affaire les rendait tous fous au poste. Les deux gars se foutaient clairement d'eux. Comme ces enfants qui faisaient tourner en bourrique leurs profs en jouant sur leur identité. Sauf que là, il était question de vol et que les conséquences étaient bien plus graves... Il oublia toutefois son agacement tandis qu'ils pénétraient dans la grande zone industrielle où se trouvait la concession de voitures qu'ils comptaient visiter. Ça faisait longtemps que le flic n'était pas venu par ici et il devait faire un peu attention pour la retrouver. Ce qui ne l'empêcha pas de remarquer que son amie resta un peu succincte quand il lui demanda comment s'était passé sa visite à l'hôpital suite à l'accident. Ils avaient assez parlé de sa petite personne à son goût, il voulait désormais savoir si elle allait réellement meieux . Il se permit donc d'insister. " Mais tu n'avais pas une commotion ?" Seulement la jeune maman n'était pas la seule à avoir été blessée. Sa voiture avait été l'autre grande victime de cet accident et ils devaient à présent en trouver une nouvelle. Eléa avait placé toute sa confiance en Thomas et il espérait pouvoir l'aider efficacement. Même s'ils commençaient tardivement à discuter de ce problème, vu qu'ils étaient en train d'arriver alors qu'ils avaient parcourus 50km en parlant de la pluie et du beau temps. " Ce n'est pas grave, on va déjà voir ce qu'ils proposent. C'est peut être mieux de voir selon les disponibilités que de partir bille en tête sur un modèle que tu n'arrivera peut être pas à trouver." Le Néo-Zélandais était amusé par le fait qu'ils n'avaient définitivement pas les mêmes critères pour choisir une voiture mais il était décidé à respecter les critères de la jeune femme. " J'ai compris, pas de 4x4 pour toi ! Mais j'imagine qu'il te faut un grand coffre ? Tu as quoi comme budget environ ? Je vois bien une compacte, je ne pense pas que vous ayez besoin de plus avec Jamie...


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MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Dim 20 Déc - 13:54


Alors que la conversation qu’elle entretenait avec Thomas lui rappelait sa propre histoire sous certains angles, Eléa dévia légèrement son regard de côté, vers les paysages, l’air soudainement songeuse. La jeune maman ne parvenait pas vraiment à avancer sans s’inquiéter de l’avenir. Dans moins de deux ans, son ex-mari sortirait de prison. Et que ferait-il ? Il n’hésiterait sans doute pas à la rechercher, à essayer de la retrouver, voire même à essayer de récupérer son fils dans vie. Elle se refusait de penser à cette possibilité, et pourtant, celle-ci pesait comme une épée de Damoclès sur sa tête. Les yeux clos l’espace d’une seconde, elle entendait son cœur battre à coups redoublés dans sa poitrine, ses yeux brûlaient de larmes contenues, qu’elle ne verserait sans doute jamais, à moins d’être dans un état de déchéance avancé lors d’une soirée. Prenant une inspiration et se reconcentrant sur l’instant présent, Eléa encouragea tout de même Thomas à ne pas se fermer aux rencontres qu’il pourrait faire, à s’ouvrir à nouveau malgré le sentiment de trahison qu’il avait ressenti, en d’autres termes elle lui conseillait de tourner progressivement la page même si ce n’était pas facile. Tout le monde était différent. Ni lui, ni elle, ne pouvait se baser sur une mauvaise expérience pour résumer toutes celles à venir. Ils pouvaient être plus méfiants, appréhender les situations différemment, mais ce serait dommage de s’interdire de vivre quelque chose de bien à nouveau sous prétexte d’un échec. À un degré différent, les étudiants qui rataient une année de cours s’accrochaient bien souvent déterminés à recommencer et à réussir. L’échec était possible et n’était pas synonyme de fin en soi. Thomas convint qu’il était injuste de reporter son histoire avec Keira sur des femmes formidables qu’il aurait pu rencontrer et à côté desquelles il était sûrement passé. Il posa alors la question à un million de dollars à Eléa. Y arrivait-elle ? La jeune maman partageait son avis, c’était extrêmement difficile mais comment le lui expliquer alors que la trahison dont elle avait été victime ne se plaçait pas tout à fait dans le même registre que la sienne ? Comment lui parler honnêtement de ce qu’elle ressentait alors que le policier ne connaissait pas tous les tenants et aboutissants de l’histoire ? Rien n’y faisait. La conseillère conjugale faisait comme un blocage, c’était comme si dans sa tête une alarme se déclenchait dès qu’elle souhaitait aborder le sujet et résonnait pour lui dire que sa priorité était de protéger Jamie en ébruitant le moins possible cette histoire. Pourtant, celle-ci pesait lourd dans le cœur de la jeune femme et elle était persuadée de pouvoir faire confiance à Thomas. Ce n’était juste pas le bon moment d’en parler, alors qu’ils étaient sur le point d’arriver à la concession automobile. Il lui facilita alors la tâche en lui avouant avoir peur de s’attacher à nouveau. Lorsque la relation prenait des allures plus sérieuses ; il se rétractait. Sans grande surprise, le policier lui expliqua qu’il enchaînait plutôt les aventures sans lendemain, il avait peur de l’engagement comme d’autres avaient la phobie du serpent. Eléa s’en doutait déjà, de par ses comportements, déformation professionnelle oblige, même si elle ne l’avait jamais poussé à l’admettre auparavant, ça devait venir de lui. Et elle ne le jugerait pas d’agir ainsi, chacun avait sa façon de se remettre en selle. « Je ressens la même chose. Je veux dire, cette peur de s’engager à nouveau, de s’attacher. Et puis sans parler du fait que toi, comme moi, nous avons un enfant qui est notre priorité. C’est justement pour ça que je disais qu’il ne fallait pas se baser sur un échec pour le refléter sur tout ce qui pourrait nous arriver de bien ensuite. » Eléa marqua une pause avant de reprendre en s’ouvrant un peu plus à Thomas à son tour. « Je dois t’avouer que depuis mon divorce, j’ai aussi connu une ou deux histoires sans lendemain. C’est une façon de rebondir, d’essayer d’oublier. Je dirai que tu es à un carrefour, prêt à vivre d’autres choses mais toujours avec cette peur de passer à l’étape supérieure, aux choses plus sérieuses, mais ça viendra. Quand tu seras prêt… Il n’y a pas de mode d’emploi qui détermine la méthode pour y parvenir ou le temps que ça doit prendre de toute façon. C’est quand tu t’autoriseras une seconde chance, que tu surmonteras tes doutes, quand tu te feras confiance avant tout, que ça fonctionnera. » Eléa hésitait à poursuivre. Thomas lui avait tellement confié sur sa vie qu’elle trouvait juste de lui rendre la pareille mais elle se demandait s’il en avait dit autant parce qu’elle avait été sa conseillère ou parce qu’elle était devenue, au fil du temps, son amie. Elle pencha plutôt pour la seconde option et décida d’en dire un peu plus. « Pour tout t’avouer, je vois plus ou moins quelqu’un. Depuis deux mois environ. Rien de sérieux, ni d’officiel pour l’instant, je ne veux pas que Jamie le sache avant que ça ne devienne plus solide... si ça le devient. J’attends de voir comment ça se passera. »

Les deux amis abordèrent ensuite un sujet plus léger. Devant l’enthousiasme du fils d’Eléa pour le métier du policier, Thomas lui proposa de passer une journée avec lui pour lui faire découvrir son service, une idée qui l’emballerait à coup sûr. Ils fixèrent l’occasion pour les vacances de Noël. « Je le répète, mais c’est une excellente idée. Merci pour lui ! » S’enthousiasma une nouvelle fois la jeune mère, qui songea d’autant plus qu’une présence masculine ferait le plus grand bien à son garçon. Elle s’intéressa ensuite davantage au genre d’enquêtes que devait mener Thomas. Y avait-il vraiment de grands criminels dans le coin ? Le policier s’amusa de ses questions avant de lui répondre qu’il avait légèrement exagéré. Il précisa sa pensée selon laquelle certains se jouaient volontaire de la police et lui demanda une anecdote en retour puisqu’il devait lui en raconter une. Eléa esquissa un sourire et acquiesça positivement de la tête. Elle avait déjà un couple mémorable en tête qui se prêterait parfaitement à la discussion. « Ça marche, à toi l’honneur. » Thomas lui expliqua alors, que dans une affaire en cours, le personnel policier se tirait les cheveux pour déterminer quel était le jumeau responsable d’un vol. Évidemment, les deux intéressés couvraient les arrières de l’autre. Le bon devait être arrêté avec certitude. « Un vrai casse-tête effectivement ! Et j’imagine que prêcher le faux pour avoir le vrai n’a pas fonctionné ? Dire qu’un a vendu l’autre ne servirait pas à lever la confusion. » En effet, puisqu’ils cherchaient tous les deux à se sauver, ils diraient tous les deux qu’il s’agissait d’un mensonge. Au risque de paraître inculte, Eléa formula tout de même une autre idée. « Et au niveau de l’ADN ? Bon, ne te moque pas de moi pour les références, mais dans des séries policières, ils disent que même des jumeaux ne sont pas tout à fait identiques… S’ils ont des habitudes de vie différentes par exemple, comme l’un qui fume et l’autre pas, ce genre de choses, c’est apparemment possible de le voir. Si vous avez l’objet qui a été volé avec les empreintes comme base de comparaison bien sûr… Tu sais quoi, laisse tomber, c’est trop compliqué. » S’amusa-t-elle elle-même de ses explications. Eléa s’étonnait de s’intéresser à cette histoire comme si elle voulait résoudre l’énigme d’un bon film à suspense. « Je te souhaite bon courage pour tout ça en tout cas. J’espère connaître le fin de mot de l’histoire. » Ajouta ensuite la jeune maman en guise de conclusion. Elle esquissa un nouveau sourire puis se lança à son tour dans une anecdote comme elle l’avait promis quelques minutes plus tôt à Thomas. « Ce que je vais te raconter n’est pas aussi compliqué mais pas moins surprenant de jusqu’où la bêtise des gens peut aller. Quand je travaillais à Londres, un couple est venu me voir pour une consultation. Rien d’anormal jusque-là. Ils ont alors commencé à me faire des avances… ça arrive de temps en temps, certains font des blagues lourdes suggérant qu’un trio pourrait résoudre leurs problèmes de couple et pimenter leur vie sexuelle. Oui, on m’a déjà prise pour une sexologue. » Elle s’interrompit en riant un peu avant de poursuivre. « Mais eux, c’était vraiment le sommet. Non seulement d’être sérieux, ils m’ont limite prise pour la représentante d’un club échangistes, me demandant si je connaissais des bonnes adresses. J’avais beau leur dire qu’ils se trompaient, ils pensaient sincèrement que j’essayais de noyer le poisson. C’est lorsque l’homme a commencé à se déshabiller que j’ai dû les renvoyer et que je leur ai conseillé d’aller se faire soigner chez un vrai spécialiste en la matière. » Eléa n’avait rien contre les pratiques sexuelles bizarres des gens mais qu’ils l’affichent aussi ouvertement l’avait décontenancée. Elle se demanderait toujours pourquoi des couples avaient besoin de se livrer à ces habitudes et ne pouvaient se montrer… exclusifs entre eux. Très peu pour elle en tout cas.

Après ces quelques minutes plus légères, Thomas demanda des nouvelles à la jeune maman suite à l’accident qu’elle avait eu. En même temps, les deux amis allaient chercher une nouvelle voiture à la conseillère pour cette raison. Heureusement, la jolie brune avait mis des économies de côté après son déménagement en cas de coup dur. On ne savait jamais ce qui pouvait arriver lorsqu’on était un parent seul pour élever son enfant. S’il lui arrivait quoique ce soit, il faudrait que Jamie ait de quoi vivre. Eléa avait la chance d’avoir une sœur et un frère restés à Londres, qui veilleraient sur lui si nécessaire et qui l’avaient déjà bien entourée lors de son divorce douloureux. Alors qu’elle rassurait le policier sur son état, la jeune maman avait dû se montrer trop vague au goût de Thomas qui reformula sa question. Cette fois, Eléa ne se fit pas prier pour répondre plus clairement. « Oui, c’est pour ça que j’ai dû retourner une seconde fois à l’hôpital, pour voir si tout allait bien et c’est le cas. J’ai juste eu un gros mal de tête pendant deux jours c’est tout. Caleb, l’autre conducteur, s’en est bien tiré aussi. Quelques contusions. » Résuma-t-elle à nouveau. « Quand on voit l’état des voitures, on a eu beaucoup de chance c’est vrai, mais tout va bien. Je m’en serai voulu toute ma vie si j’étais juste restée là sans rien faire à le regarder tomber. » Sur le moment, Eléa avait foncé pour lui éviter une chute de plusieurs mètres en faisant barrage avec sa voiture. Elle avait pris des risques certes mais elle était seule dans son véhicule sans Jamie dedans. Elle n’avait pas pensé au fait qu’il aurait pu devenir orphelin de mère mais ce n’est pas le genre de choses auquel on pense dans le feu de l’action. Elle savait que quoiqu’il arrive, il serait bien entouré. En revanche, Eléa n’aurait pas su vivre sereinement si elle avait simplement regardé en simple spectatrice ce qui se passait sous ses yeux. Dans un tel cas, les dégâts matériels étaient absolument secondaires. La jeune maman trouvait ce qu’elle avait fait normal dans une telle situation. Lorsqu’ils arrivèrent près de la concession automobile, la jeune femme s’inquiéta alors de n’avoir aucune idée en tête comme nouveau véhicule. Thomas lui avait bien conseillé de regarder ce qu’elle voulait avant de partir et elle qui était d’habitude si organisée et minutieuse avait totalement oublié de se concentrer sur des modèles de voitures. Il faut dire qu’entre l’accident, le fait de rassurer Jamie, la reprise du travail et la visite de contrôles ces derniers jours, elle n’avait pas vraiment pris le temps de se pencher sur la question, songeant qu’il serait toujours temps d’en discuter durant le trajet. Seulement voilà, les deux amis arrivaient sur les lieux et ils n’avaient absolument pas pipé mot sur les voitures finalement. Plus réfléchi qu’elle parfois – en tant que policier Thomas avait l’habitude de procéder avec ordre et méthode -, il lui conseilla de voir les disponibilités plutôt que de se fixer sur un type de voiture en particulier et qui ne serait peut-être pas en stock. La londonienne s’amusa du regard réticent de son ami à l’évocation de ses critères, il préférait sans doute les bonnes grosses voitures puissantes et tout terrain, une pensée qui se confirma lorsqu’il déclara, dépité, qu’elle n’opterait sans doute pas pour un 4x4. Eléa sourit avant de répondre à ses questions. « Oui c'est ce que je recherche, un coffre assez spacieux et une voiture qui répond assez vite, fiable aussi dans l’idéal mais j’imagine que les vendeurs nous les vanteront toutes comme telles. C’est pour ça que tu fais bien de m’accompagner. » Elle lui expliqua ensuite qu’elle avait assez d’économies de côté pour pouvoir financer une grosse partie de la voiture de son choix et qu’elle tablait autour d’un modèle entre 20-25000 euros maximum. Grâce à l’assurance, elle pourrait peut-être couvrir les frais de l’autre partie ou elle compléterait au fur et à mesure comme il était possible de le faire lors de l’achat d’une voiture. « Une compacte, ce serait parfait. » Quelques idées lui venaient déjà en tête mais elle attendait de voir de ses propres yeux… Il serait sûrement possible d’essayer directement aussi.

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The walls are tumbling down
I swore I'd never fall again, but this don't even feel like falling, gravity can't forget to pull me back to the ground again. Cuz' you're the risk that I'm taking.


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CÔTÉ COEUR : Son cœur et ses pensées sont occupés par une jolie anglaise
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REPUTATION : On murmure qu'après quelques bavures soigneusement dissimulées, sa carrière est sur le point de prendre un tournant fâcheux.



MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Sam 26 Déc - 22:24

Alors qu’ils entretenaient jusqu’à maintenant une conversation fluide, le silence tombe soudain dans l’habitacle de la voiture que partage Thomas et Eléa, provoquant la perplexité du policier. Se connaissant, il a sans doute dit une bêtise. Il jette un coup d’œil discret en direction de sa passagère, constatant qu’elle a le visage tourné vers la vitre. Bien entendu, il ne sait pas quoi faire. Son premier réflexe serait de lui demander tout simplement ce qui ne va pas ou de lui tapoter l’épaule gentiment, mais son amitié avec la conseillère conjugale est toute neuve et il ne sait pas ce qu’il peut se permettre avec elle. Dans le doute, il lui laisse donc un peu de temps en profitant pour cogiter un peu aussi. Il commençait à se dire que ses confidences un peu trop poussées provoquaient peut être cette mauvaise ambiance. Peut être que ce n’était pas très fin d’avouer qu’il enchaînait les aventures d’un soir. Peut être que désormais, Eléa le voyait comme un homme peu digne de confiance et irrespectueux ? Il se torture comme ça encore quelques longues secondes avant que la jeune maman ne reprenne la parole. Contrairement à ce que Thomas craignait, il n’y a aucune animosité à son égard dans sa voix. Elle lui avoue même ressentir la même chose, mettant en exergue un autre ‘’problème’’ qu’ils rencontrent tous les deux.  Le Neo Zelandais ne peut qu’opiner. « C’est clair… Même si je me décide à m’engager sérieusement… Je pense que ça ne sera pas simple du tout avec Debra… Elle aura sûrement encore l’impression que je la délaisse. » En tout cas, Thomas avait très mal interprété le silence prolongé de son ancienne conseillère conjugale. Quelque soit la chose qui l’avait momentanément perturbée, ce n’était pas lui et ses histoires foireuses. Elle lui avoua en effet qu’elle avait traversé une période identique, mettant des mots très justes sur ce qu’il ressentait. Encore une fois, elle savait de quoi elle parlait. Il se sent tout à coup moins honteux. Peut être que ce n’était pas si grave après tout. Cette fois-ci, il n’hésite pas. Surveillant que la voie devant lui est libre, il tourne à nouveau la tête pour adresser un sourire à Eléa. « Merci…. Ça m’aide beaucoup d’entendre ça. Vraiment. » Comme toujours, il est touché par la gentillesse et la sensibilité de la Fawkes. Cette femme n’en avait sûrement pas conscience, mais elle était une perle. Alors il n’est en réalité pas très surpris d’entendre qu’elle a retrouvé quelqu’un. Il la jalouse quelques secondes, admirant le courage qu’elle a de réussir à reconstruire quelque chose avant de se rendre compte à quel point c’est mesquin alors il chasse cette mauvaise pensée et parvient à se réjouir sincèrement pour elle. « C’est une très bonne nouvelle ! Je suis content pour toi ! Tu le mérites. Et j’espère de tout cœur que ça va marcher pour vous deux. De toute façon, si ça devient plus sérieux, tu seras obligée de me le présenter ! » Plutôt que d’être jaloux, il choisit de se dire qu’au moins, tout espoir n’est pas perdu.

Ils abordèrent ensuite des sujets plus légers, ce qui fit soudain réaliser à Thomas que c’était peut être mieux. Eléa avait subi un divorce aussi, elle n’avait peut être pas envie de se rappeler de la période obscure qui l’avait suivi. Une période très difficile si le flic avait bien compris même s’il ne connaissait l’histoire que dans les grandes lignes. Et puis même si elle jurait que ça lui était égal, elle n’avait peut être pas envie de jouer les psychologues durant son week-end… Ils parlent donc de Jamie et des projets que Thomas a pour lui, ce qui provoque des nouveaux remerciements de sa maman. « De rien ! Je le répète aussi, ça me fait plaisir. » Thomas avait réellement hâte de faire découvrir son lieu de travail au garçonnet… D’ailleurs, puisqu’ils ne peuvent visiblement pas s’empêcher de parler boulot, ils décident tout à coup à échanger leurs meilleures anecdotes, un petit jeu que le policier trouve très amusant. Il ouvre le bal, constatant avec plaisir qu’il suscite l’intérêt et la curiosité de son interlocutrice. Elle se met même à échafauder quelques théories. Mais comme elle l’avait prévu, il est obligé de repousser la première et malheureusement la seconde aussi. « Non les monter l’un contre l’autre, c’est le premier truc qu’on a essayé. Tu as vu juste, ils ont dû se concerter avant… Et aucune chance que je me moque de toi pour l’ADN. Tout serait plus simple si on pouvait y recourir. Celui des jumeaux est en effet différent… Sauf que là, on a rien d’autres que les images de la caméra. Le coupable portait des gants et a commis le vol dans un lieu très fréquenté. Le temps que nous arrivions sur les lieux, la scène était saccagé par les gens qui se sont enfuis. Car c’est un vol avec violence, il les a menacé avec une arme… Et on a pas mis la main sur le butin, non, hélas. Comme tu dis, c’est un vrai casse tête. » Toutefois, il s’en veut de la décourager, alors il lui livre le fond de sa pensée. « Mais c’était une super théorie. Très exacte en plus. Si jamais un jour tu veux te reconvertir, j’appuierai ta candidature ! Surtout que oui, j’aimerai beaucoup qu’on arrive à les coincer, oui…. Enfin, si j’ai du nouveau et que je peux t’en parler, je te raconterai comment ça s’est fini. » Pour lui, il ne faisait aucun doute qu’elle était complètement digne de confiance et qu’il pouvait bien partager quelques détails avec elle.

Vient ensuite le tour d’Eléa pour l’anecdote. Thomas n’avait pas beaucoup de doutes quant au fait qu’elle devait voir des trucs très surprenants dans le cadre de son métier mais les mots qu’elle prononce parviennent quand même à lui arracher un rire incrédule. « Mon dieu mais c’est horrible ! Tu as dû te sentir tellement mal ! Surtout quand il a commencé à se déshabiller ! Et puis vraiment se montrer aussi insistants et tout mélanger comme ça… Certaines personnes ont vraiment des problèmes. C’est vrai qu’ils font ce qu’ils veulent chez eux mais essayer de t’entraîner là dedans contre ton gré… » Il secoue la tête d’un air désabusé pour ponctuer sa réplique, réfléchissant par la même occasion à ce qu’elle a dit à propos d’être prise pour une sexologue. « Cela dit, la limite doit être très fine parfois, non ? Je veux dire, ça ne doit pas être si rare que ça de voir des couples qui ne fonctionnent plus parce qu’ils ont des problèmes dans leur vie sexuelle ? Tu fais quoi dans ce genre de situation ? Tu essayes d’aider quand même ou tu les adresses à un sexologue ? » A son grand soulagement, il n’a jamais parlé de ce qui se passait au lit avec Keira avec Eléa à l’époque où il avait des séances avec. Si ça avait été le cas, ils ne seraient peut être pas de si bons amis que ça maintenant. Thomas était un homme pudique et aussi un peu de la vieille école. Raconter ce genre de trucs à ses amis masculins ne le dérangeait pas trop mais à une femme de la classe de Eléa... Non c’était hors de question. D’un autre côté, il s’intéressait vraiment à ce qu’elle faisait comme métier, d’où ses questions. En attendant une réponse, il se dit que l’ambiance est suffisamment détendue pour qu’il se permette de taquiner gentiment sa voisine. « Mais pour conclure, je dirai qu’on peut pas non plus trop blâmer tes clients de vouloir de draguer ! »

Mais leurs problèmes conjugaux ou métiers respectifs ne pouvaient pas leur faire oublier ce pourquoi ils étaient en route. Eléa avait eu un accident. Léger heureusement mais Thomas ne laissait rien au hasard,  obligeant la jeune femme a lui faire un bilan de santé complet. Ce qu’elle finit par faire, face à l’insistance du flic. C’est seulement là qu’il est rassuré et qu’il arrive à prendre les choses avec plus de légèreté. Il fallait dire que la mère de sa fille était morte dans un accident de la route et que ça laissait des traces. « En effet, Caleb a eu de la chance de croiser ta route. Mais il faut que tu fasses plus attention à toi ! Ce n’est qu’un peu de casse mais ça aurait pu bien plus mal finir. » Thomas appréciait le fils Donovan mais il appréciait encore plus son amie. Il la savait capable de grandeur d’âme et apte à se sacrifier pour les autres. Il faudrait que quelqu’un soit là pour lui rappeler que de temps en temps, elle devait penser à elle avant tout. Enfin, il ne veut pas plomber l’ambiance ni se montrer trop paternaliste. Eléa restait une adulte avec de l’expérience, elle savait ce qu’elle faisait. Et il ne pouvait décemment pas la juger sur son besoin d’aider son prochain car il était pareil au fond. Il sourit donc à niveau. « Enfin, le principal, c’est que vous alliez bien tous les deux. Et on va se débrouiller pour te trouver une bonne voiture à un prix raisonnable. Tout ça ne saura bientôt plus qu’un mauvais souvenir. » Il était heureux de pouvoir aider dans un domaine qu’il connaissait même s’il devait bien prendre garde de se rappeler qu’il n’achetait pas une voiture pour lui mais pour Eléa et Jamie. Il devait faire selon leurs critères. Il fait donc bien de demander ce qu'elle veut à Eléa avant qu’ils ne descendent de la voiture. De toute façon, malgré ses dires, la brune connaît déjà la ruse des vendeurs. Il approuve en riant légèrement lorsqu’elle le lui annonce. « C’est exactement ça ! Du coup, ne t’enthousiasme pour aucune voiture trop rapidement. On se la joue réticents même si on en trouve une. Sinon, ils vous nous refourguer n’importe quoi et au prix fort. Mais si y en a une qui te plaît, fais le moi savoir discrètement. » Cette technique mise au point, Eléa lui annonce son budget. Tout à fait honorable au passage. Elle n’était pas dans le besoin et ils allaient pouvoir dégoter un bon modèle. C’est donc très optimiste que Thomas se gare devant la concession. Ils descendent les deux de la voiture, commençant déjà par regarder les modèles à l’extérieur, profitant de quelques minutes de tranquillité avant qu’un vendeur ne vienne les importuner.

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PROFESSION : Conseillère conjugale, elle essaie de s'appuyer sur son expérience pour rabibocher le coeur des autres.


MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Mer 30 Déc - 22:04


Alors qu’Eléa releva les yeux vers Thomas, un étrange sentiment l’envahit. La déformation professionnelle reprenait le dessus pour analyser ainsi la psychologie de la situation mais elle ne pouvait nier l’observation qu’elle était en train de constater. Elle avait l’impression que le policier avait peur qu’on attende quelque chose de lui et de ne pas en être à la hauteur, il se sentait perdu et effrayé à l’idée de sombrer à nouveau un jour dans l’horreur absolue de l’amour réciproque. Les plaies béantes qui les marquaient encore l’un comme l’autre en raison de leur passé respectif leur rappelaient combien il était douloureux d’aimer lorsque le résultat de l’histoire se terminait par une trahison. Il était tout aussi douloureux d’aimer lorsque l’on n’avait rien en retour mais qui avait songé à la peur que représentait le partage des sentiments après avoir déjà vécu des déceptions ? Qui avait un jour plaint ces êtres, en plein doute, qui était paniqué à l’idée de prononcer à nouveau ces fameux mots ? Victime des aléas de son amour, Thomas y avait laissé une partie de lui-même, une partie qu’il devait retrouver et avec laquelle il devait se réconcilier pour pouvoir à nouveau avancer. Il ne pouvait rester cet esprit brisé qui avait cessé d’être lui-même à partir du jour où il avait perdu l’amour de sa vie, comme un fantôme qui traversait le temps depuis, sans retrouver goût à s’attacher à qui que ce soit… ou du moins pas de façon constante. Au cœur de cette voiture, assez loin de leur quotidien à Tenby, les deux amis s’ouvraient davantage encore qu’à l’accoutumée. Eléa réagit alors à ce que Thomas venait de lui répondre concernant ses inquiétudes vis-à-vis de sa fille. « Même si elle risque de se braquer au début, elle est assez grande pour comprendre. Tu ne dois pas t’empêcher de recommencer ta vie par peur de sa réaction, ce serait malsain et ça ne servirait qu’à créer de nouvelles tensions entre vous. Sans la mettre de côté, on est bien d’accord, vous n’aurez juste probablement pas la même définition de cette notion et c’est tout à fait normal. » Si Thomas s’empêchait quoique ce soit, il en finirait frustré et ce n’était jamais bon. La jeune maman tentait de ne pas rentrer dans la peau de sa profession même si les propos qu’elle utilisait se rapprochaient sans doute de ce qu’elle aurait pu dire pendant une séance. C’était ainsi, Eléa ne pouvait pas complètement changer. Elle lui rendit son sourire lorsqu’il lui confia que ce qu’elle disait l’aidait beaucoup, elle n’aurait pu espérer une réponse plus touchante et souhaitait qu’il puisse enfin aller de l’avant dans sa vie. La jolie brune formula alors une question qui lui avait traversé l’esprit quelques minutes auparavant. « Et si nous rations juste notre vie avec quelqu’un qui en vaut la peine, malgré les déceptions du passé, en se disant qu’on a tout essayé pour que ça fonctionne à nouveau plutôt que de vivre dans le regret… ne serait-ce pas suffisant ? Le risque ne vaut-il pas d’être pris ? » La curiosité glissée dans cette introspection interrogative était sincère. Saisissant la balle au bond par rapport au sujet en cours, Eléa avoua alors à son ami qu’elle tentait de reconstruire quelque chose en ce moment précis, même s’il était beaucoup trop tôt pour officialiser quoique ce soit et parler de relation sérieuse. Elle mettait un point d’honneur à ne pas aller trop vite et se prendre la tête avec ces questions maintenant. Il serait toujours temps d’aviser ultérieurement. Thomas partagea un enthousiasme non feint pour elle et ne manqua évidemment pas l’occasion de demander des présentations futures si la relation se consolidait. « Tu seras le premier averti ! Et je n’en attends pas moins de toi dès que tu trouveras chaussure à ton pied plus sérieusement aussi... » Le taquina-t-elle en retour.

Ils changèrent ensuite de sujet en racontant quelques anecdotes amusantes par rapport à leur travail après la proposition de Thomas d’emmener Jamie au poste de police. L’histoire que lui raconta le policier intéressa vivement Eléa qui échafauda quelques hypothèses inspirées des séries qu’elle regardait parfois à la télévision quand elle s’attardait le soir dans son salon. Elle coupa court à ses suppositions, en se trouvant soudainement ridicule. Thomas et ses collègues avaient déjà dû épuiser bon nombre de moyens sans résultat probant. Il lui expliqua néanmoins pourquoi les méthodes qu’elle avait citée n’avaient pas fonctionné, notamment pour la seconde puisque le jumeau qui avait volé l’objet portait tout simplement des gants… et une arme aussi. Et comme ils se couvraient, impossible de les distinguer. « Dans ce cas-là, si vous ne trouvez pas la réponse dans un certain délai, vous allez devoir les remettre en liberté tous les deux ou comment ça se passe ? » Le Weston la charria ensuite en lui proposant d’avancer sa candidature si elle cherchait un nouveau travail. Pour conclure sur ce sujet, il lui promit de lui donner des nouvelles de l’issue de l’affaire s’il était autorisé à lui en parler. « C’est marrant, tu n’es pas le premier à me sous-entendre que je devrais postuler. Si ça continue, j’vais finir par l’envisager. » Répliqua-t-elle en riant. Bien sûr, elle plaisantait. Lors de ses retrouvailles avec Caleb, le jour de la visite de contrôle, elle lui avait proposé un petit exercice digne des séries profiler. Même s’il ne lui avait pas suggérer comme Thomas d’entrer dans la police, il s’était demandé si elle développait des dons à la Mentalist. Pas du tout, heureusement, la jeune maman n’était pas voyante, elle avait juste l’expérience de l’observation tout comme Thomas devait avoir celle des enquêtes et du terrain. Eléa ne lui poserait pas davantage de questions, sachant qu’il était obligé de garder une certaine confidentialité dans son métier tout comme elle lorsqu’elle recevait des patients. La conseillère conjugale se permit tout de même de lui partager une expérience bizarre à laquelle elle avait eu droit lors d’une consultation. Un couple s’était cru dans le lieu de rassemblement pour trouver des bonnes adresses de club échangistes. Mais le plus gênant, c’était l’homme qui avait essayé de se déshabiller devant elle avant qu’elle ne les remballe chez un autre spécialiste. Thomas la regardait d’un air incrédule et ne put réprimer un rire désabusé. « À mon avis, ils pensaient peut-être que je devais rester discrète et que je n’avouerai rien à moins d’être mise devant le fait accompli mais j’avoue qu’ils ont été particulièrement loin. » Le policier l’interrogea alors sur la limite entre sa profession qui concernait les problèmes de couple et la vie sexuelle des gens qui pouvaient aussi être source de tensions relationnelles. Eléa essaya de résumer la situation. « Oui exactement, même si la plupart des couples qui ont des problèmes dans leur vie sexuelle, ont à la base des problèmes d’un tout autre type entre eux : disputes, trahisons ou autres. L’origine est donc plus souvent psychologique, et les problèmes sexuels sont une conséquence de tout le reste, comme des blocages après des disputes ou via un manque de communication par exemple, que ce soit sur des sujets qui les frustrent ou alors parce qu’ils n’osent parfois pas parler de certaines envies, ce n’est rien de physique. » Elle marqua une pause avant de reprendre la suite de ses explications. « Après, si tu vois que des problèmes persistent entre eux au niveau sexuel, malgré des progrès évidents avec le suivi psychologique, tu peux te poser la question. Des fois, ça ne matche tout simplement pas. Dans ces cas-là, je les envoie vers un confrère plus axé en la matière, oui. Parfois, ils suivent des consultations en parallèle chez moi et chez un spécialiste de ce domaine, ça arrive aussi. D’autres ont réellement des soucis physiques et dans ce cas-là, après diagnostic médical, ils seront invités à consulter d’autres experts encore, plus centrés sur la santé que sur le psychologique cette fois. Et enfin, certaines personnes sont… comment dire ça sans être dénigrante ? Obsédées… par choix ou par réel problème dans leur tête, on va dire, alors là, bien sûr, c’est mieux de les rediriger. Je pourrai te citer bien des hypothèses possibles, mais c’est beaucoup du cas par cas à vrai dire. Au moins tu as une idée dans les grandes lignes. Ce n’est pas si difficile à séparer une fois que tu es dans le milieu. Tu sais en général assez vite où le bât blesse. » Eléa n’allait pas le citer comme exemple mais il saurait de quoi elle parlait. En quelques minutes, lors de la première séance, elle avait compris que les tensions dans le couple du policier étaient suffisamment sérieuses pour qu’il soit susceptible de se briser. La jeune maman ciblait assez vite les problèmes lors des consultations, même des couples qui ne disaient pas tout. Après, tout était différent selon les histoires. Certains venaient même la voir seul, à l’instar de Thomas encore. Ce n’était pas la même approche non plus pendant les séances lorsqu’un seul des deux membres du couple éprouvait le besoin de parler de ce qui ne fonctionnait pas. Eléa se rendit compte qu’une fois qu’elle était lancée sur son travail, elle pouvait ne plus s’arrêter, elle choisit donc de couper court et éclata d’un petit rire sincère à la petite taquinerie de son ami. « N’importe quoi ! » Elle décida de lui rappeler sa propre expérience. « On pourrait dire la même chose des deux furies qui se sont battues pour le beau policier. » Cette fameuse histoire qui avait même été reprise dans l’article lu par Jamie. Et voilà, la boucle sur leur travail était bouclée par leur sujet initial. La mexico-anglaise esquissa un sourire et lui donna un petit poing gentil dans l’épaule pour l’embêter, une mauvaise habitude qu’elle avait gardée quand elle faisait des enfantillages avec son ex-mari. Elle retrouvait tellement rarement cette âme plus légère qu’elle en oubliait la femme plus pétillante qu’elle avait été par le passé. Eléa se l’autorisait moins souvent aujourd’hui. D’ailleurs, elle retrouva rapidement son sérieux puisque d’une part Thomas conduisait et ne pouvait se permettre de faire le zinzin, d’autre part, les deux jeunes gens arrivaient en vue de la concession automobile.

Le policier s’enquit alors des nouvelles par rapport à l’accident. Eléa donna quelques détails de sa visite à l’hôpital et prit bonne note des recommandations de son ami. « J’ignorais que tu connaissais Caleb. C’est un jeune qui a la tête bien sur les épaules. » Lâcha-t-elle ensuite avant d’aborder les quelques critères minimums qu’elle recherchait dans une voiture. Il lui conseilla de ne pas trop s’emballer devant les vendeurs et de plutôt lui donner son avis discrètement. Les deux amis rentrèrent à l’intérieur de la concession et commencèrent à repérer des modèles. […] Une bonne heure plus tard (il faut bien ça pour choisir une voiture non ?), ils retrouvèrent l’air frais. Eléa avait repéré un modèle à son goût et avait posé de nombreuses questions. Elle avait préféré ensuite se retirer avec Thomas pour discuter de tout ceci avec lui sur le chemin du retour et réfléchir à la question plutôt que de se précipiter. De toute façon, elle avait suffisamment d’économies de côté, suite à son divorce et à la vente de sa maison londonienne, pour pouvoir s’offrir un beau petit modèle familial déjà. Elle n’avait pas vraiment dépensé cet argent depuis lors, songeant, à juste titre, qu’il pourrait servir en cas d’urgence pour Jamie ou elle. Par rapport à la fiabilité, Eléa avait déjà repéré un type de voiture qui l’intéressait particulièrement. Pourquoi ne pas tout simplement reprendre dans la même gamme que son ancienne voiture accidentée et qui lui avait bien sauvé la mise lors de la collision avec celle de Caleb ? Disons qu’Eléa aimait assez bien le changement, et puisqu’elle avait tout changé depuis qu’elle avait quitté Londres, hormis sa voiture, il était temps de choisir un autre type de véhicule également. Ainsi, sur le chemin du retour, Thomas et elle échangèrent leurs avis sur ce qu’ils avaient vu et les conseils reçus. La jolie brune commanderait un modèle dans quelques jours avec les options de son choix quand elle aurait mûrement réfléchi. En attendant, elle pourrait se dépanner autrement, puisque l’école de Jamie n’était pas si loin de son domicile quant à son lieu de travail, la jeune maman se réhabituerait à marcher un peu plus. Elle adorait ça d’ailleurs, tout ce qui était lié aux promenades ou même aux randonnées. La conversation se prolongea tellement pendant tout le trajet qu’ils ne tardèrent pas à arriver devant la maison de la jeune femme. « Eh bien, j’ai une bien meilleure idée de ce que je veux. Merci beaucoup pour tes précieux conseils et aussi de m’avoir accompagnée. » Eléa lui était reconnaissante à la fois pour l’avoir emmenée mais aussi pour l’avoir au mieux orientée sur ses choix. Néanmoins, la jeune maman n’avait tout de même pas envie d’écourter leur échange aussi tôt. Elle appréciait passer du temps en sa compagnie et elle était surtout heureuse de pouvoir le retrouver après ces quelques dernières semaines occupées pour chacun d’entre eux. « Tu viens prendre un café à la maison ? » En réalité, l’Anglaise espérait aussi qu’il reste pour une autre raison mais elle n’en laissa rien paraître. Ainsi, si Thomas avait prévu d’autres choses, il ne se sentirait pas obligé de rester et les deux amis pourraient se revoir lors d’une autre occasion. Jamie n’avait pas encore terminé les cours alors de son côté, Eléa avait encore du temps devant elle avant d’aller le rechercher.

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MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Mer 6 Jan - 15:43

Même s’il se sentait mal à l’aise en ayant l’impression d’extorquer des consultations gratuites, Thomas savait apprécier les conseils d’Eléa quand elle lui en donnait. Il écoute donc avec attention ce qu’elle lui dit à propos de Debra. Surtout qu’on peut dire qu’il n’est pas encore sur le point de gagner le titre de père de l’année… Il opine de la tête, reconnaissant comme toujours le bon sens de ce que la conseillère conjugale dit. « Tu as raison. » Des paroles qu’il peut aussi appliquer à ce que la jeune maman ajoute ensuite. Les propos de cette dernière ne sont peut être pas qu’à l’attention du flic, il semble qu’Eléa réfléchisse aussi à voix haute mais il ne peut pas nier qu’elles ont un écho en lui. Ne fallait-il pas mieux se tromper un peu, plutôt que de ne rien tenter par peur de l’échec ? C’était sans doute un conseil qu’il aurait pu donner quelques années plus tôt. Sauf que maintenant, il se sentait terriblement vieux et usé. En somme peu disposé à prendre des risques sans garantie de résultat. Il n’avait jamais manqué de courage sur le terrain mais quand il s’agissait de se découvrir dans sa vie sentimentale, c’était tout autre chose. Il va néanmoins dans le sens d’Eléa, faisant cependant preuve d’une légère mauvaise foi. « Oui, c’est un risque qui mérite d’être pris. Mais combien de fois ? » Au moment où il pose sa question, il se rend compte qu’il est un peu pénible à se plaindre depuis tout à l’heure, alors il tente un trait d’humour pour que Eléa arrête de se sentir obligée de le consoler. « De toute façon, ce n’est pas de toi ça. On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et son se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompée quelque fois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ait vécu et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui. » Qu’il cite de manière taquine. Ce n’est pas courant pour un flic d’avouer qu’il lit des livres, Thomas n’aurait jamais fait ça devant un collègue mais avec Eléa, il se sent bien, il sait qu’il peut être lui-même. Il n’est pas heureux qu’elle ait fait un accident, mais il est heureux qu’ils puissent partager ce trajet en voiture car il sent qu’ils sont en train de se rapprocher. De laisser les derniers vestiges de leur relation professionnelle derrière eux pour la transformer en une véritable amitié. Ils se promettent d’ailleurs mutuellement de se présenter leurs futurs conjoints respectifs quand ils en retrouveront un. Thomas précise tout de même que ce n’est pas pour tout de suite. Il jette un regard sérieux à Eléa, clôturant ce pan du débat. « Surtout que je n’ai pas encore trouvé celle qui me donne envie de prendre des risques alors pour le moment, pas de soucis à se faire. Bref, ce moment est celui où j’arrête officiellement de me plaindre. »

Le flic et la conseillère conjugale échangèrent ensuite un moment de détente complice en parlant de leurs métiers. Thomas ne fut pas surpris quand Eléa lui annonça qu’on lui avait déjà suggéré plusieurs fois de postuler dans la police. Il fallait dire que la brune semblait véritablement s’amuser quand elle échafauda diverses théories, désireuse de résoudre une énigme qui donnait des insomnies à Thomas et ses collègues. Ce dernier rit à la plaisanterie comme quoi elle envisageait de s’engager avant de lui donner enfin raison aussi rageant que ça puisse être. « Oui… En l’absence de preuves, le doute profite à l’accusé au nom de la présomption d’innocence, donc on ne pourra rien faire. Mais je ne m’inquiète pas. Ils finiront bien par commettre une erreur. » Ce fut ensuite au tour de la Fawkes de rire, probablement amusée par l’air médusé de Thomas quand elle lui raconta sa propre anecdote. Une stupéfaction qui ne fut pas apaisé par les détails que lui Eléa, bien au contraire. Certaines personnes étaient vraiment bizarres. Toutefois, il oublie vite son indignation, fasciné par les réponses que Eléa apporte à sa question sur la frontière entre psychologie et sexologie. Quand elle a terminé, il hoche la tête d’un air concerné. « Oh oui, c’est beaucoup plus clair comme ça. Et c’est super intéressant. En fait, il y a des cas vraiment différents, on n’imagine pas. » Une réponse bien faible par rapport au brillant exposé que venait de lui faire sa passagère mais tout était dit. Le Néo-Zélandais exprime toutefois son admiration. « C’est sûre que la pratique aide mais tu dois vraiment être une fine psychologue pour faire le tri dans tout ça. » Il avait appris des choses par le biais de cette explication mais il  y en avait d’autres qui n’étaient pas si inédites que ça pour lui. Il était passé par là, il avait été un client du docteur Fawkes. Et il se reconnaissait dans ses propos. Au début le sexe n’avait pas été un problème avec Keira mais quand les disputes avaient commencé à éroder son couple, ils ne parvenaient même plus à se toucher… Il était las d’inviter le fantôme de Keira dans la voiture alors il fut très content quand Eléa et lui se mirent à se chamailler comme deux gamins à propos de leur sex-appeal respectifs. Hélas, s’il avait l’offensive, ce fut la brune qui remporta la manche, le mouchant au passage en lui rappelant l’existence des deux furies qui s’étaient battues pour lui. « Outch ! Touché. » Un cri de douleur bien exagéré qui saluait autant sa répartie que la petite bourrade amicale qu’elle lui donna. Il ne pouvait pas gagner contre elle, cette conversation venait de prouver qu’elle était bien plus intelligente que lui. Mais il s’en fichait car il s’amusait beaucoup.

C’est donc complètement hilares qu’ils arrivent à la concession. Cela ne les a pas empêché de construire une stratégie et ils retrouvent de toute façon leur sérieux quand ils parlent de Caleb. « Oui, je le connais un peu. J’ai enquêté sur la mort de son frère… Il faut en effet la tête sur les épaules et beaucoup de force pour endurer ça. Il a l’air d’être un bon gars. » Ils se turent ensuite, absorbés par la tâche qui les avait amenés ici aujourd’hui, la recherche d’un véhicule. Leur exploration fut fructueuse, et Eléa repéra quelque chose qui lui plaisait, mais suivant les conseils de Thomas, elle ne laissa rien paraître et ils repartirent en laissant un vendeur plutôt désappointé. Mais ils avaient ce dont ils avaient besoin et en discutant sur le trajet du retour, Thomas constata qu’ils étaient plutôt d’accord sur un choix définitif. Eléa se laissant toutefois encore quelques jours de réflexion. Satisfait d’avoir accompli sa mission, le flic accueillit les remerciements de la jeune maman avec un sourire. « Mais de rien ! Et n’hésites pas si tu as besoin de quoi que ce soit d’autre, je pourrai revenir avec toi pour signer les papiers et aller la chercher, ce n’est pas un problème. » Il disait vrai, rendre service à la jolie brune avait été agréable, tout comme l’après-midi qu’ils avaient passé ensembles. La preuve, le temps avait filé à toute allure et il avait l’impression que ça faisait 5 minutes qu’ils étaient partis de Swansea quand ils se garèrent devant la maison d’Eléa. Et quand cette dernière lui proposa de venir boire un café à la maison et qu’il consulta sa montre, il ne pouvait pas croire l’heure qu’affichait celle-ci. Il accepta néanmoins, profitant du fait que Debra était à l’escrime. « Avec plaisir ! Merci. » Il coupe donc le contact, sortant de la voiture, réjoui par la perspective d’un peu de caféine après avoir effectué ces quelques kilomètres. Il est aussi heureux d’emboîter le pas à Eléa et de pouvoir se dégourdir les jambes. Ils traversent le jardin bien entretenu, le seul désordre provenant de quelques jeux qui doivent appartenir à Jamie. Le flic à un petit sourire en pensant au garçonnet. Le fils était aussi charmant que la mère. Cela lui donne même une idée. « On pourra même aller chercher Jaime à l’école ensuite, si tu veux, puisque la voiture est là… » Il se rend en effet compte que le quotidien doit être pénible pour les Fawkes sans voiture. Il s’en veut un peu, il aurait pu proposer plus de trajets à Eléa… Des fois, il ne réfléchissait pas assez. Bon Tenby n’était pas très grande mais quand même…

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CÔTÉ COEUR : Divorcée, elle n'accorde plus très facilement sa confiance lorsqu'il s'agit de s'attacher. Il semblerait pourtant qu'un flic ait réussi à dérober son coeur.
PROFESSION : Conseillère conjugale, elle essaie de s'appuyer sur son expérience pour rabibocher le coeur des autres.


MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Jeu 14 Jan - 18:01


Une chose était sûre, Eléa tirait des leçons du passé pour essayer de ne plus commettre les mêmes erreurs de jugements. Elle se souvenait de son souffle mêlé à celui de son ex-mari, de leurs cœurs battant à l’unisson, un appel sentimental qui l’avait poussée vers lui bien trop jeune… La jeune maman refusait aujourd’hui une vie hypothétique où l’amour pour un homme guiderait encore son existence, elle n’était plus comme ça, elle était différente et avait appris de ce mariage raté que la confiance ne pouvait plus se donner aussi facilement. Peu importe ce qu’Eléa s’autoriserait à revivre, elle ne lâcherait plus jamais totalement les brides de sa vie à une tierce personne, aussi importante fut-elle. La jeune anglaise était sortie meurtrie mais aussi grandie de cette histoire et elle appréhendait bien mieux les différentes situations qui se présentaient à elle. Il ne fallait pas pour autant céder aux doutes du passé et se fermer totalement à ce qui était à venir, comme Eléa avait essayé de l’expliquer à Thomas pendant leur trajet en direction de la concession. Il partagea l’avis selon lequel le risque méritait d’être pris, tout en lui formulant une question à laquelle la jolie brune n’avait pas de réponse précise. Tout dépendait de chacun. Le policier devrait s’appuyer sur son intuition et sa propre expérience. Il s’engagea alors sur une note plus légère en citant un auteur bien connu. « Tu m’avais caché ton goût pour la littérature. » Elle marqua une pause, son ton n’était pas moqueur, au contraire, Eléa était encourageante et ravie d’en découvrir toujours un peu plus sur son ami. « Une phrase qui résume très bien tout ce dont nous venons de parler. » Ils terminèrent cette conversation en se promettant de se présenter mutuellement leurs rencontres éventuelles à venir même si, comme le précisa Thomas, il était trop tôt pour en parler, plus particulièrement de son côté. « Cette femme sera sûrement très spéciale alors. » Le taquina Eléa, préférant ne pas relever la suite de sa remarque. La conseillère ne trouvait pas que son ami se plaignait tellement, c’était normal de se poser des questions et de vouloir reconstruire sa vie après avoir traversé des moments moins hauts.

La discussion dériva ensuite sur le travail respectif du flic et de la mère de famille pour lesquels ils échangèrent quelques anecdotes amusantes. Eléa n’imaginait pas tous les contextes épineux qui existaient au sein de la police. Elle avait l’impression de se retrouver dans une série au scénario volontairement ficelé pour être des plus compliqués. Thomas lui confirma qu’en l’absence d’éléments supplémentaires pour incriminer l’un ou l’autre jumeau, la police devrait inévitablement les remettre en liberté mais il avait bon espoir d’arriver à ses fins et de les piéger. La jeune femme lui souhaita bon courage pour démêler le vrai du faux dans cette histoire et lui partagea ensuite un moment drôle auquel elle avait dû faire face au cours d’une consultation. À la demande du Weston, elle essaya en outre d’expliquer la frontière entre la psychologie et la sexologie. Même si les deux disciplines se rejoignaient parfois inévitablement, la seconde étant parfois une conséquence de la première, les problèmes à la source différaient assez souvent. Thomas lui exprima son admiration pour son travail et Eléa esquissa un sourire timide, ne sachant jamais très bien comment recevoir un compliment. « Oh tu sais ça vient avec l’expérience. C’est la même chose pour ton fameux flair de policier je présume ? » Le charria-t-elle en retour pour le mettre en avant. Eléa était persuadée que son ami était un inspecteur brillant même s’il ne pouvait jamais lui parler des affaires sur lesquelles il bossait en détails. Il avait l’esprit vif, concentré et raisonnait avec une logique implacable. Pour le peu qu’elle en savait, la jeune maman n’avait entendu que de bons échos. Les taquineries se poursuivirent sur leur charme mutuel mais la conseillère conjugale obtint le dernier mot en lui rappelant sa mésaventure dans le bar où il avait rendu chèvre deux jeunes femmes. Malgré son début de quarantaine, Thomas n’avait rien perdu de son sex-appeal, bien au contraire, il en imposait de par une présence de caractère que l’on ne pouvait nier.

Alors qu’ils arrivaient enfin à la concession, le policier apprit à Eléa une histoire dont elle n’avait pas entendu parler à Tenby – preuve qu’elle n’écoutait pas toutes les rumeurs et n’y accordait pas forcément crédit quand c’était le cas. Caleb avait perdu son frère et Thomas avait enquêté sur sa mort… Pas étonnant qu’il devait détester les hôpitaux, le lien était vite établi. Une foule de questions se bousculèrent dans l’esprit de la jeune femme. Elle ne savait pas quelle était la bonne attitude à adopter : répondre et passer à autre chose ou bien creuser un peu plus. Eléa n’avait pas envie de faire preuve d’une curiosité malsaine mais maintenant que Thomas avait lancé le sujet, difficile de ne pas vouloir en savoir un peu plus. Elle espérait de tout cœur que ce n’était pas une histoire horrible comme on en voit dans ces films, même si la perte d’un proche était déjà une tragédie en soi. « J’ignorais qu’il avait perdu son frère… » En même temps, Caleb et elle ne se connaissaient pas vraiment, hormis pour cette histoire d’accident. Ce n’était pas le genre de sujet qu’ils auraient abordé dans ces circonstances. « Enquêter… ? Tu peux m’en dire un peu plus sur ce qui s’est passé ? » Eléa préférait le demander directement à Thomas plutôt que de finir par l’apprendre via des tierces personnes, mal informées et racontant une histoire biaisée. Elle espérait ne pas faire remonter trop de mauvais souvenirs à la surface pour lui même s’il n’était jamais facile de traiter des affaires sur des gens que l’on connaissait. Une fois le sujet discrètement abordé dans la voiture, ils se rendirent à la concession afin de choisir un modèle pour la conseillère conjugale. Son avis fait sur la question, elle écouta les conseils de Thomas et préféra prolonger la réflexion chez elle plutôt que de se précipiter pour acheter un modèle le jour-même. Le trajet du retour se déroula très rapidement, du moins aux yeux d’Eléa qui avait l’impression que le temps était passé très vite à discuter de son choix définitif. La jeune maman ne manqua évidemment pas de remercier son compagnon de route, ce faisant, Thomas lui proposa de l’accompagner pour signer les papiers et aller chercher le véhicule. « C’est gentil, merci. » Répondit-elle chaleureusement, reconnaissante de son aide précieuse. Autant l’Anglaise pouvait se montrer fine psychologue envers ses patients, autant elle n’aurait pas réussi à deviner toutes les combines venderesses du concessionnaire sans les conseils du policier. Pour prolonger leur moment amical, Eléa l’invita à venir prendre un café chez elle. Il accepta sa proposition avec enthousiasme et lui emboîta le pas dans la maison après avoir coupé le contact du moteur. Si à ce moment-là, de vieilles dames n’ayant rien de mieux à faire regardaient par leur fenêtre pour voir ce qui se passait dans le quartier, elles ne manqueraient certainement pas de propager la rumeur selon laquelle la mère de Jamie commençait à fricoter avec le policier Weston mais la conseillère conjugale n’avait réellement que faire des ragots de ce type. « Oh ne t’en fais pas, c’est la porte à côté. Mais je suis sûre que Jamie sera très content de te voir. » Répondit Eléa à Thomas en le gratifiant d’un sourire pour son offre généreuse. L’école de son fils n’était qu’à quelques rues de chez elle, cependant ils pourraient quand même aller chercher son fils ensemble si le policier souhaitait l’accompagner.

À l’intérieur, la jeune maman le débarrassa de sa veste et l’invita à s’installer dans le salon pendant qu’elle partit dans la cuisine pour mettre le café à couler et de l’eau à bouillir. « Tu prendras un café, un thé ou autre chose ? » Demanda-t-elle avant de revenir avec le nécessaire dans le salon. Elle lui servit la boisson de son choix et avait ramené quelques biscuits pour accompagner le tout (bonjour Mrs Lloyd en version plus jeune). La conversation se poursuivit sur leurs enfants, Deborah et sa passion pour l’escrime, Jamie et sa toute nouvelle passion pour le basket… À un moment, Eléa se releva et sortit finalement un album photo pour montrer les quelques clichés de son fils à un match local à Swansea. Au fil de la discussion, elle remonta les photos dans le temps et arriva finalement à celles de Londres, près de trois ans auparavant, si bien qu’ils tombèrent sur un cliché où Jamie était avec un homme d’une trentaine d’années et à qui il ressemblait beaucoup. Face à la question muette qu’elle sentait, Eléa précisa de qui il s’agissait. « C’est son père. » Souffla-t-elle, autrement dit son ex-mari. Elle avait gardé quelques photos de lui pour son fils, néanmoins, si ça n’avait tenu qu’à elle, elle aurait préféré ne pas conserver ces douloureux souvenirs. La jeune maman aurait pu arrêter de tourner les pages plus tôt mais la conversation se faisait naturellement, si bien qu’elle n’avait plus tellement de craintes à parler davantage de son passé, tout comme Thomas lui en avait tellement dit à son propos. La priorité d’Eléa était de protéger son fils, cependant il était lourd de devoir porter une autre vie en secret sans pouvoir en parler à qui que ce soit ici, et elle était certaine de pouvoir faire confiance au policier. De toute façon, s’il avait cherché à creuser un peu, en tant que flic, il aurait trouvé les réponses sur son passé londonien tout seul. « Tu te souviens quand nous plaisantions dans la voiture à propos de mon éventuelle prédisposition pour travailler au sein la police si j’en avais eu l’envie ? » Un sourire étira ses lèvres avant qu’elle ne retrouve son sérieux. La transition pouvait paraître incompréhensible mais tout s’éclairerait par la suite. « Eh bien même si je l’avais voulu, je n’aurai pas pu. » À cause de lui, faillit-elle ajouter. Ce n’était pas le cas, elle ne l’avait jamais souhaité, mais dans le cas contraire, elle aurait rencontré de sacrées difficultés vu ce qui s’était passé à Londres.


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MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Mer 20 Jan - 22:28

« Un café, c’est parfait ! Merci. » Thomas s’installe confortablement dans le canapé pendant que Eléa s’active en cuisine, se sentant tout de même un peu coupable de paresser pendant ce temps, même s’il était un invité. En revanche, il n’était pas mécontent de continuer l’après-midi en compagnie de la propriétaire des lieux. Il passait un moment délicieux, il n’était donc pas pressé de rentrer chez lui, surtout que Debra était partie pour le week-end. Il avait compris petit à petit que lui et Eléa avaient dépassé leur relation professionnelle pour se diriger vers quelque chose de bien plus amical. Et ça le rendait heureux. Il avait beaucoup d’amis masculins mais peu d’amies féminines (peut être parce qu’ils finissaient invariablement par coucher avec elles) donc l’amitié de la conseillère conjugale lui était précieuse. Tout autant que ses conseils ou cette façon qu’elle avait de gentiment le taquiner, comme quand ils avaient parlé de son amour secret pour la littérature ou son flair de super flic… Elle lui avait d’ailleurs dit qu’il avait besoin d’une femme spéciale dans sa vie. Elle parlait bien entendu sur le plan amoureux ; mais il se rendait compte à présent qu’il en avait déjà une sur le plan amical et que c’était déjà quelque chose. Eléa était en tout point spécial et dans le sens le plus positif qu’il soit. C’était à lui de ne pas tout gâcher maintenant… Alors, il apprenait à la découvrir, doucement, usant de son sens de l’observation sur elle pour la comprendre et déceler ses nombreuses qualités. Il pouvait dire qu’elle était modeste rien qu’à la façon dont elle esquissait des sourires timides quand il la complimentait. Il pouvait dire qu’elle avait de la répartie, vu qu’elle l’avait mouché plusieurs fois. Il pouvait aussi dire qu’elle était profondément altruiste, et pas seulement à cause de son accident. Il avait suffit au flic de voir l’expression concernée sur son visage quand il avait vaguement évoqué les soucis de Caleb. Thomas entreprit d’ailleurs de la rassurer à ce sujet quand elle revint dans le salon avec un plateau chargé de pleins de bonnes choses, vu qu’ils n’avaient pas eu le temps de s’étendre là-dessus à la concession, scruté par un vendeur qui voulait de toute évidence conclure une bonne affaire. « Oui par rapport à ce qu’on disait tout à l’heure… Caleb a perdu son frère. Je croyais qu’il  t’en avait parlé. Ce n’est pas vraiment un secret ici… Les gens ont beaucoup parlé là-dessus » Oui, pas de secret à Tenby. Mais il avait tendance à oublier que Eléa n’était pas là depuis aussi longtemps que lui. Et puis quand bien même, il n’avait pas vraiment l’impression de trahir Caleb. Eléa était une personne sensible et il lui faisait confiance. Il savait que ce n’était pas de la curiosité malsaine, juste de l’inquiétude pour le jeune homme, qui était d’ailleurs très attachant. « Pendant longtemps, tout portait à croire que c’était un suicide…. Tu imagines donc combien ça a pu détruire les membres de la famille. Mais récemment, il y a eu du nouveau. On a finalement découvert que c’était l’ex petite amie du frère qui l’avait poussé… de la falaise. Elle avait quelques problèmes psychologiques… » Il se tait, laissant à Eléa le temps de digérer l’information avant de commenter. Pour des raisons évidentes, il se disait que sa mention aux falaises lui donnerait de quoi réfléchir, et il ne voulait pas la brusquer. C’était une histoire moche, très moche. Encore plus pour ceux qui appréciait Caleb et Thomas avait compris que l’anglaise faisait partie du lot.

Ils ne s’attardèrent donc pas trop sur le sujet, parlant de Debra et Jaime en sirotant leurs boissons. Encore un point qu’ils avaient en commun, leurs univers respectifs tournaient autour de leurs progénitures. Thomas apprit donc que le fils d’Eléa s’était découvert une passion pour le basket et se retrouva de fil en aiguille à regarder des photos du garçonnet dans différentes tenues de sport. Comme toutes les mamans, Eléa nourrissait une fierté inébranlable pour son fils, et bien vite, elle se mit à feuilleter l’album photo de Jaime avec tendresse, ne s’arrêtant plus seulement sur les photos qui les intéressaient. Thomas l’accompagna dans cette démarche avec plaisir, curieux et amusé à l’idée de voir des photos du petit garçon plus jeune. Toutefois, l’attention du flic fut exacerbée quand ils arrivèrent aux photos où Jaime semblait avoir environ 5 ans.  Sur l’une des photos, le petit posait avec un inconnu sur un célèbre pont londonien. Thomas avait un gros soupçon sur l’identité de cet homme et lança un regard interrogateur à son hôte. Eléa choisit de répondre à cette question informulée, confirmant qu’il s’agissait bien du père de Jaime et par conséquent de son ex-mari. Les prunelles de la brune s’étaient assombries et toute la conversation qu’ils avaient eu dans la voiture revint à l’esprit de Thomas. Cet homme avait causé beaucoup de souffrances à Eléa. Thomas imagina alors changer de sujet pour ne pas alourdir l’atmosphère et gommer les sourires que le petit Jaime faisait naître sur leurs visages mais il sentait que sa voisine était prête à lui dire quelque chose. Il décida de l’encourager mais de manière subtile au cas où son légendaire instinct le trompait. « Tu ne parles jamais de lui… » Une question sous forme d’affirmation, comme ça, elle avait le choix de l’ignorer. Ou pas. Le regard soudain lointain, Eléa fit allusion aux plaisanteries qu’ils avaient échangées dans la voiture mais avec le plus grand sérieux du monde, rendant tout à coup Thomas confus. Où voulait-elle en venir ? Voyant un mince sourire naître sur les lèvres de la jeune maman, il tenta une plaisanterie. « Pourquoi, tu l’as tué ? Tu es en cavale et recherchée par la police ? » Il se sentit idiot dès qu’il prononça ses mots surtout que le sourire de la brune avait disparu aussi vite qu'il était appauru. L’atmosphère n’était plus aussi folâtre que quand ils étaient en route pour Tenby. Pour dissimuler sa gêne face à sa propre maladresse, il reporta son attention sur la photo, vu que Eléa avait cessé de tourner les pages. Il dévisagea les traits charmeurs de l’ex-mari d’Eléa avec attention, fronçant soudainement les sourcils. « Il est déjà venu à Tenby ? J’ai l’impression… J’ai l’impression de l’avoir déjà vu quelque part. » Oui, le visage du père de Jaime lui était familier. Ou était-ce justement parce qu’il ressemblait tant à celui du petit garçon ? Comme chaque fois qu’il était face à un mystère, les rouages du cerveau du flic se mirent à tourner, tandis qu’il attendait un éventuel éclaircissement de la part d’Eléa.

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MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Dim 31 Jan - 21:45


Le temps glissait sur Eléa, renforçant la barrière étrange qui entourait son corps. Façonnée par le secret de sa vie et les déceptions successives, la jeune femme aurait pu se laisser plonger dans l’obscurité réconfortante de Londres. Aux déceptions s’étaient ajoutées les poursuites judiciaires à l’encontre de son ex-mari, qui les avait trainés dans la boue son fils et elle. Dangereusement près du gouffre, Eléa s’était relevée avec une force peu commune. La disparition brutale de son père des années auparavant, unique figure masculine respectable de son entourage en plus de son frère, peu après qu’elle ait rencontré son mari, lui avait déjà appris à s’endurcir. Elle avait fait face et était partie de la capitale anglaise pour protéger Jamie. C’est pourquoi Eléa avait un réservoir de force insoupçonné, elle n’avait pas peur de se lancer dans de nouveaux défis de vie parce qu’elle savait que peu importe ce qui arriverait – à moins que ça ne touche directement son fils, son frère ou sa soeur, elle aurait le courage de se relever et de ne pas se laisser sombrer. Le meilleur exemple était la façon dont la jeune maman se donnait du temps et n’hésitait pourtant pas à essayer de tourner la page pour se reconstruire. En revenant dans le salon, un plateau à la main, elle ne s’attendait pas à apprendre une histoire qui la pousserait à penser la même chose à l’encontre de Caleb. Alors qu’Eléa avait servi les cafés et s’était installée à côté de Thomas dans le canapé, il revint sur le sujet du jeune Donovan qui avait été inopinément interrompu lors de leur arrivée à la concession. Le policier lui raconta comment Caleb avait perdu son frère et lui expliqua surtout les circonstances de sa mort.  Perdre un proche était déjà tellement triste mais si en plus c’était de son propre chef, ou pire encore, à cause d’une autre personne, Eléa n’osait pas imaginer ce que le jeune vétérinaire avait dû traverser comme épreuve. « Mais c’est horrible… Je n’ai pas les mots, ça a déjà dû être tellement dur de vivre avec l’idée que son frère ait pu s’ôter la vie, et maintenant, toute cette douleur doit être ravivée… » Elle marqua une pause, songeant que Caleb avait une force admirable pour affronter tous ces événements. C’était bien la preuve que la jeune maman n’écoutait pas les ragots sinon elle en aurait forcément entendu parler et le Donovan ne laissait rien deviner ou en tout cas très peu pour ceux qui ne le connaissaient pas. « C’est vraiment un garçon fort et courageux. » Elle espérait que sa famille et lui pourraient mettre cette histoire derrière eux et enfin faire le deuil définitivement sans de nouveaux rebondissements à l’affaire. Ils ne s’attardèrent pas plus longtemps sur cette histoire, revenant à des sujets plus heureux, tels que leurs enfants respectifs. Eléa aborda la passion pour le basket de Jamie et montra quelques photos du petit champion en devenir (façon de parler, chaque parent est fier de son enfant) au policier. Elle remonta quelques années en arrière, si bien qu’elle tomba sur un cliché où son fils posait avec son père. N’était-ce pas inconsciemment là où elle voulait en arriver à un moment ? Il fallait bien qu’elle s’ouvre davantage, pourtant, Eléa hésita une seconde, ayant toujours beaucoup de mal à s’étaler sur ce sujet. Ce n’était pas parce qu’elle avait bien fini par encaisser la situation que celle-ci n’était pas encore douloureuse à ressasser. Thomas l’encouragea alors subtilement dans ce sens, soulignant qu’elle ne parlait jamais de lui. « Pas depuis que je suis à Tenby non. » En même temps, c’était plus facile de faire croire qu’il était tout simplement parti, qu’il les avait abandonné Jamie et elle, et d’une certaine façon, c’était vrai. Il les avait trahis à la minute où il s’était tourné vers sa double vie d’escroc. Ne sachant par où commencer, elle expliqua alors de manière détournée qu’elle n’aurait jamais pu entrer dans la police à cause de lui, même si elle l’avait voulu, ce qui n’était heureusement pas le cas à l’heure actuelle. La bêtise que lui sortit Thomas était telle qu’il parvint à lui décrocher un sourire amusé. « N’importe quoi, t’en sors vraiment parfois ! » Dit-elle en rigolant de bon cœur. Pourtant, lorsqu’il ajouta sous forme d’humour si elle était en cavale et recherchée par la police, le sourire de la jolie brune s’évanouit aussitôt. Thomas reporta son regard sur la photo et dévisagea une nouvelle fois le père de Jamie, ayant l’impression de l’avoir déjà vu. Forcément, il avait fait les choux gras de la presse londonienne à une époque, cet homme d’affaire rangé, parfait père de famille, qui avait trahi tout son entourage, au procès et au divorce retentissants. Eléa ne pouvait plus reculer. Elle en avait déjà trop dit ou pas assez justement que pour faire machine arrière. Prenant son courage à deux mains, elle reprit donc où elle s’était arrêtée quelques minutes plus tôt. « Il n’est jamais venu ici, par contre tu as sûrement dû voir sa tête dans les journaux, il y a environ trois ans. » La jeune femme lui résuma alors ce qui s’était passé. Le mariage heureux, les flics qui ont un jour débarqué chez eux, lui et Eléa emmenés. Elle humiliée mais innocentée, lui et sa double vie d’escroc enfermés pour de multiples détournements et autres inculpations concernant de l’argent, elle qui n’avait rien vu et qui avait aussitôt demandé le divorce alors que le procès avait lieu… Il s’en était tiré avec cinq ans de prison seulement grâce aux services d’un excellent avocat en la matière, mais pour Eléa, c’était comme si la trahison était toute fraîche encore. Une fois le procès terminé, elle avait éloigné Jamie de tout ce tapage médiatique en quittant Londres et en venant s’installer dans un coin plus tranquille, Tenby en l’occurrence. Après lui avoir expliqué tout ce qu’elle avait traversé, la jeune femme expliqua pourquoi elle avait menti, même si les raisons paraissaient plutôt évidentes. « C’est plus facile de prétendre qu’il nous a abandonnés, et puis je n’ai pas envie que les gens nous voient comme des criminels en fuite ou qu’ils s’en prennent à Jamie, il n’a pas à revivre tout cet enfer encore une fois. » Elle marqua une nouvelle pause, plus lourde de sens cette fois. Ce qui la préoccupait n’était plus tellement que les gens découvrent la vérité, c’était tout autre chose, de bien pire encore.  « Et si la justice, ou plutôt le manque de justice suit son cours, son père devrait sortir dans un peu plus d’un an à peu près… J’ai bien peur que la première chose qu’il cherche à faire c’est essayer de nous retrouver. » Son regard plongea dans la tasse de café. Thomas était la première personne en dehors de sa famille ou de son entourage londonien à qui elle confiait cette histoire mais aussi ses craintes.



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MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Jeu 4 Fév - 16:40

Avec la sensibilité qui la caractérisait, Eléa comprit vite à quel point les circonstances de la mort du frère de Caleb étaient particulièrement pénibles pour le jeune homme, et ce par de multiples aspects. Thomas hocha gravement la tête aux dires de la jeune maman, à court de mots. Il avait vu des affaires moches au cours de sa carrière mais quand le drame avait frappé Tenby, sa ville natale, et les Dononvan, une famille qu’il connaissait depuis toujours, il avait été particulièrement touché. Surtout qu’en fin de compte, si les parents avaient été plutôt courageux face au suicide, ils n’avaient pas supporté le nouveau rebondissement de l’affaire, laissant leurs deux enfants démunis. Caleb s’occupait donc de sa sœur, tant bien que mal. Surtout que Nia était à l’âge de l’adolescence, ce qui ne simplifiait pas la tâche… Donc oui, Caleb était fort et courageux. Et il n’était pas le seul, comme Thomas s’apprêtait à le découvrir. Au début, rien d’alarmant, Eléa et lui feuilletaient de vieux albums photos, échangeant de joyeux commentaires mais quand ils arrivèrent à une photo en particulier, il y eut comme un changement dans l’atmosphère. Eléa fut tout à coup tendue, murmurant des mots qui n’avaient pas beaucoup de sens. Thomas fut à peine éclairé quand elle lui avoua que l’homme sur la photo, cette photo qui semblait tant la troubler, était le père de Jamie. Oh bien sûr, il n’était pas dupe. Il se doutait que Eléa devait avoir un passif avec le père de son fils. Il était bien placé pour savoir qu’un divorce laissait toujours des marques. Et la brune avait beau vivre en réconciliant les couples, le flic imaginait bien que ça ne la mettait certainement pas à l’abri des soucis conjugaux, non plus. Il avait deviné qu’elle avait été blessée en amour, notamment quand ils avaient discuté dans la voiture tout à l’heure mais ses suppositions étaient bien en deçà de la vérité. Il ne s’agissait pas de l’histoire banale d’un couple qui se sépare. C’était bien pire que cela, car Eléa était encore amoureuse de son mari quand elle avait découvert sa trahison. Le Néo-Zélandais écouta donc le récit de cette dernière avec attention, tout en se demandant comment on pouvait prendre le risque de perdre une femme comme Eléa… Il était aussi surpris qu’elle se confie à lui. Au début de cette conversation, il avait bien compris qu’elle ne lui disait pas tout. Il l’avait sentie hésitante sur ce qu’elle devait dire ou non. Lui, avait agit sans arrière pensées, lui laissant ou non le choix de continuer et essayant de détendre l’atmosphère avec une petite blague futile. Et au final, c’était peut être ça qui avait convaincu la conseillère conjugale de lui parler.

A aucun moment, il ne l’interrompit, touché par cette marque de confiance. Quand elle eut terminé, il resta quelques instants silencieux, assimilant toutes les informations qu’il venait de recevoir. Il n’aurait jamais imaginé que Eléa ait pu cacher tout cela derrière son doux sourire. Voyant qu’elle fixait obstinément sa tasse de café, il posa une main compatissante sur son épaule, n’osant pas faire plus. « En effet, j’ai un vague souvenir de cette histoire… Mais je n’aurai jamais imaginé que c’était toi, son épouse… Tout ça a dû être tellement difficile pour toi. Changer de vie, préserver Jaime, faire face aux médias. » Sans compter la peine qu’on a quand on découvre que son mari est un escroc et qu’il finit en prison du jour au lendemain. Mais inutile de rajouter une couche en énonçant des évidences que la principale intéressée connaissait déjà. « Donc Jaime ne sait pas que son père est en prison ? » Il n’était pas certain de comprendre ce point. Eléa avait pu lui raconter une toute autre histoire pour le préserver. Quand elle disait qu’elle avait fait croire qu’il les avait abandonnés, cela impliquait-il Jaime ?  Les enfants percevaient certes beaucoup de choses mais ils avaient aussi cette faculté magnifique de vouer une confiance inébranlable aux dires de leurs parents. « En tout cas, ce n’est que mon avis mais je crois que tu as fais la bonne chose. Pour toi. Et pour Jamie. Il a de la chance d’avoir une maman courageuse comme toi. » Au moins, ça compensait un peu la lâcheté de ce père que Thomas avait du mal à comprendre… L’admiration qui perçait d’ailleurs dans la voix du flic n’était pas feinte. Il en voyait tous les jours des épouses d’accusés qui payaient les conséquences des actes de leur cher et tendre sans que personne ne les aide. Pire, elles étaient considérées comme aussi coupables que leurs maris. Alors quand Eléa lui avait parlé des médias et de sa peur que tout cela ne se répercute sur Jaime, il avait compris. Il lui pressa doucement l’épaule avant de retirer sa main, ne voulant pas qu’un contact trop appuyé la gêne. « Qui pourrait te voir comme une criminelle franchement ? » Poursuit-il, indigné par des faits qu’il ne peut pas changer. « Enfin, je comprends ce que tu veux dire. Les gens et surtout les journalistes sont d’une bêtise sans nom dans ces moments là, incapables d’imaginer que tu ne savais rien des activités de ton mari… Allant même jusqu’à dire que tu es complice… » Encore que tout cela était du passé. Eléa et Jaimie étaient l’abri à Tenby, loin de la vindicte populaire. Non le problème le plus urgent, et celui qui préoccupait plus la brune, c’était que son ex allait bientôt sortir. Thomas essaya de la rassurer comme il pouvait. « Tu sais qu’en cas de problème, tu peux compter sur moi, hein ? Et puis, il ne peut pas savoir que tu es à Tenby, non ? » Mais il savait qu’il était un peu optimiste. Du moment que l’ex mari d’Eléa n’avait pas été violent avec elle ou Jamie, il y avait peu de moyens juridiques pour l’éloigner de sa femme et de son fils. Thomas posa d’ailleurs la question, voulant connaître la position d’Eléa sur le sujet. « Tu as peur de quoi exactement ? Qu’il veuille rétablir un lien avec son fils ? »

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MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Dim 14 Fév - 22:43


Le mari d’Eléa avait bien caché son jeu, quitte à briser le cœur battant de celle qui avait illuminé sa vie. Avant de la rencontrer, il vivait sombrement, cherchant à la lueur factice que ses activités illégales lui procuraient, un peu de cette vitalité transcendante qu’il apercevait sur les visages inconnus de ceux qu’il avait escroqués. Il nourrissait l’adrénaline pure et dure de celui qui ne se faisait jamais attraper. Et puis, la jeune mexico-anglaise avait fait irruption dans son monde, et lui avait donné un fils. Dans son existence, elle avait été la flamme de sa vie, celle qui s’était conjugué à l’imparfait à la minute où elle avait découvert le pot aux roses. Même pendant le procès et le divorce qui en avait découlé, Eléa avait senti son emprise sur elle partout sur son corps, tels des câbles d’acier qui la rattachaient à lui de manière inexplicable. Néanmoins, le goût de la trahison avait effacé celui des sentiments heureux, venant se heurter brutalement à la barrière de leur nouvelle réalité. Il avait détruit leurs vies pour s’enrichir et finir par tout perdre. Pourquoi en reparler aujourd’hui ? Revivre tous ces souvenirs une nouvelle fois après tant d’efforts pour mettre ce passé de côté ? Ce passé risquait fort malheureusement de la rattraper dans quelques mois, à la sortie de son ex-mari de prison. C’est donc la confiance qu’elle avait en Thomas et leur amitié durable qui l’avaient enfin encouragée à se confier sur ce lourd sujet aujourd’hui. Eléa avait besoin de partager ses préoccupations envers une personne extérieure à toute cette histoire, extérieure à sa famille, d’autant que le policier pourrait sans aucun doute apporter un regard différent à toute cette situation. Lorsqu’elle termina de lui raconter toute l’histoire dans les grandes lignes, Thomas la regarda d’un air incrédule, enfin la jeune maman pressentait ce regard-là posé sur elle tandis qu’elle baissait les yeux vers son café. Nul ne se doutait des blessures qu’elle cachait réellement derrière son sourire, Eléa n’était pas une femme à s’apitoyer sur son sort sans raison, bien au contraire. Il lui arrivait néanmoins, en de rares occasions et surtout en l’absence de Jamie, de craquer, d’attraper son téléphone et d’appeler sa mère, sa sœur ou son frère, tous au courant de ce qui s’était passé. Parfois, elle aurait aimé retrouver sa vie à Londres mais c’était impossible, trop de mauvais souvenirs récents y restaient rattachés. Thomas posa une main sur son épaule comme pour la rassurer. Il se souvenait vaguement de cette affaire et convint de la difficulté de faire face à un tel événement. Malgré tout, Eléa ne se plaignait pas de son sort. Sa vie actuelle lui plaisait tout de même. Jamie et elle avaient pris un nouveau départ à Tenby, rencontré de nouvelles personnes… Il n’en était pas ressorti que du mauvais même si elle redoutait l’idée que le père puisse à nouveau approcher son fils. Eléa avait accepté de lui rendre visite pour ne pas couper définitivement les ponts entre le jeune garçon et son paternel, cependant celles-ci s’étaient avérées très limitées en nombre et avaient été faites après que le tapage médiatique se soit estompé, surtout parce que la jolie maman estimait que la prison n’était pas un endroit pour Jamie et que son père n’avait qu’à réfléchir à deux fois avant de commettre de telles erreurs. Il s’était pourtant bien rendu compte des risques et qu’il pourrait être attrapé un jour non ? Thomas lui posa d’ailleurs une question dans ce sens et lui demanda si son fils avait conscience de la situation.  « Si, Jamie est au courant. Je ne lui ai jamais caché que son père avait fait des choses qu’il ne fallait pas. Il a pu le revoir quelques fois aussi, au début, mais toujours en présence d’une autre personne. Il lui en veut beaucoup. Avec le temps, j’ai pensé que ce serait mieux de le garder éloigné. » Le garçon n’avait pas oublié la tristesse de sa mère, le mal qu’il avait lu dans ses yeux, aussi jeune était-il à l’époque et encore aujourd’hui. Eléa ne l’avait jamais emmené aux séances du procès, bien évidemment, mais il était au courant que son père avait fait des choses pour lesquelles il devait répondre. La jeune maman avait juste fait le maximum pour le protéger, des médias plus particulièrement, au point de quitter Londres pour commencer cette nouvelle vie ailleurs. Lorsque Thomas lui formula ensuite quelques mots encourageants, Eléa ne put s’empêcher de retrouver un mince sourire. « Merci, c’est gentil, même si je pense que toute personne normalement constituée fera toujours passer son enfant en premier. » La jolie brune releva enfin les yeux, rassurée de la réaction de son ami. Elle posa la tasse de café sur la table basse devant elle et ferma l’album photos. Assez d’émotions pour aujourd’hui. Thomas s’étonna qu’on ait réellement pu la considérer comme coupable autant que son mari. « Ceux qui l’ont cru sont aussi ceux qui croient à tout ce qu’il y a dans cette presse à sensation. Ou ceux qui l’ont écrite pour vendre leur papier. » Eléa s’était depuis bien longtemps déjà détachée de ces accusations sans fondements, seules celles qui avaient touché son fils l’avaient davantage atteintes à l’époque, mais plus maintenant que tout s’était enfin calmé. Les journalistes londoniens avaient eu bien d’autres scoops à se mettre sous la dent depuis lors. Ce qui l’inquiétait vraiment était le retour de son ex-mari dans sa vie à sa sortie, parce qu’il chercherait sans aucun doute à retrouver Jamie. « Oui, je le sais, et encore une fois, merci. » Elle était reconnaissante envers Thomas de vouloir se montrer aussi présent, alors qu’il ignorait tout de cette histoire quelques minutes auparavant. « Je ne pense pas qu’il le sache mais il aura des droits sur son fils, je ne pourrai pas le cacher éternellement ni l’empêcher de le voir. C’est juste que… je n’y suis pas préparée. » La jeune maman ignorait encore comment affronter cette situation de la façon la plus sereine possible. Le Néo-Zélandais creusa la question par rapport au lien entre le père et le fils. Accepterait-elle de les laisser rétablir le lien ? Dans une certaine mesure, pas davantage. « Pas qu’il veuille renouer avec Jamie, c’est normal, je ne peux pas totalement enlever son père à mon fils et inversement. Je crains surtout qu’il cherche à s’immiscer dans nos vies comme avant ou qu’il essaie, après un moment, d’obtenir une garde partielle de Jamie. Je refuse qu’il le voie seul et lui raconte n’importe quoi. » Son ex-mari n’avait certes jamais fait preuve de violence envers son fils mais le fait était qu’Eléa n’était pas rassurée, encore moins après qu’il ait passé plusieurs années en prison. Qui retrouverait-elle vraiment à la sortie ? La jeune maman continua de répondre aux quelques questions du policier sur le sujet, puis, constatant qu’il était l’heure d’aller rechercher Jamie à l’école, les deux adultes quittèrent finalement le confort du salon et se retrouvèrent dans la voiture du Néo-Zélandais, puisqu’il lui avait si gentiment proposé de l’accompagner. Dans la voiture, la discussion se fit à nouveau plus légère, comme si Eléa avait un poids en moins sur les épaules. Le sujet n’était autre que les fameuses racines de son charmant chauffeur du jour, un sujet plus neutre que celui abordé auparavant. Un sujet neutre, dans une ambiance légère, et pourtant, les deux amis n’avaient jamais été aussi proches qu’ils ne l’étaient devenus aujourd’hui, loin de leur quotidien habituel.

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MessageSujet: Re: If we could walk a thousand miles x Thomas Mer 17 Fév - 0:17

La compassion est le sentiment qui domine chez Thomas quand il découvre un pan insoupçonné du passé de Eléa. La compassion uniquement. Pas de pitié dans son regard. Cette dernière n’a pas lieu d’exister dans ses yeux. Il sait que la jeune maman a une force de caractère qui force le respect et qu’elle n’en a pas besoin. Mais oui, il ressent  le sympathie pour elle. Lui avait détruit doucement mais sûrement sa relation avec son ex-femme. Si bien qu’ils étaient tous les deux responsables de l’échec de leur mariage. Mais découvrir que son époux menait une double vie et vous avait menti pendant des années… C’était une toute autre histoire. Thomas s’était souvent senti trahi par l’amour mais ce n’était rien à côté de ce que devait ressentir Eléa. Surtout qu’il a l’impression frustrante de ne pas pouvoir faire grand-chose pour elle, si ce n’est l’écouter avec attention. « Je comprends, c’est une épreuve terrible pour un garçon de son âge… Ce qui compte, c’est que tu l’ais laissé prendre ses décisions. Comme ça, il ne pourra pas t’en vouloir plus tard. » Thomas se sentait aussi mal pour Jaime que pour Eléa.  Le garçonnet avait perdu son innocence en même temps que sa figure paternelle. Il avait dû découvrir bien trop tôt que son papa n’était pas le héros qu’il se figurait. Pas étonnant qu’après ça, Eléa faisait passer son fils avant tout, comme elle le confirma au flic. Ce dernier était bien plus ému que ce qu’il voulait montrer par l’histoire de la Fawkes. Une famille brisée, ça lui parlait forcément. Et en fait, il enviait presque la relation fusionnelle de Eléa et de son fils. Il n’avait jamais eu ça avec Debra. C’était Keira qui avait eu le soutien de leur fille et son amour inconditionnel…  Mais ce n’est pas le moment de penser à sa petite personne alors il se concentre sur ce que son amie est en train de lui raconter. Parler à l’air de lui faire du bien même si elle a soigneusement refermé l’album, comme si elle ne pouvait toujours pas contempler le visage de l’homme qui lui avait causé tant de peines et de tourments. Car ses blessures sont toujours à vif, il le perçoit, notamment quand elle parle des dégâts causés par la presse. En fin de compte, cette histoire n’appartenait pas au passé. Eléa avait toujours besoin de soutien. Thomas lui offre donc le sien, une nouvelle fois, ce qui pousse la conseillère conjugale à se confier un petit peu plus. Il hoche la tête quand elle lui avoue de quoi elle a vraiment peur et essaye de la réconforter avec son optimisme habituel. « Peut être qu’il ne découvrira pas qu’il a des droits tout de suite. Ou bien qu’il n’en fera pas usage. Peut être qu’il comprendra qu’il n’a pas le droit de chambouler vos vies une seconde fois. »

Il comprenait ce qu’elle voulait dire quand elle disait qu’elle n’était pas préparée à le voir revenir. Rien ne pouvait la préparer en fait. Mais il y avait peut être un moyen d’apaiser certaines de ses inquiétudes. « C’est sûr qu’une coupure nette n’est pas ce qu’il y a de plus sain… Mais tu as quelques moyens juridiques pour contrôler la place qu’il prendra dans la vie de votre fils. Je sais que c’est lourd mais des procédures existent. Tu pourrais obtenir qu’il ne voit Jaime qu’en compagnie d’une assistante sociale tant qu’il est mineur… Quant à la garde, je me dis que vu ce que tu me racontes, il aura du mal à l’obtenir. Surtout que tu t’es occupé toute seule de Jaime depuis qu’il est en prison… Mais je peux chercher des renseignements plus précis, si tu en as besoin. Qu’on soit préparé quand il faudra faire face. » Il se rend compte qu’il vient de dire « on », outrepassant probablement la place qui lui était progressivement attribuée. Elle s’était simplement confiée, elle n’attendait certainement pas une intervention effective de l’agent Weston. Mais c’était plus fort que lui. Il se sentait concerné. Il aimait beaucoup Jaime et Eléa et il voulait qu’ils soient heureux. Ils le méritaient. Et heureusement pour lui, la brune ne semble pas lui en tenir rigueur. Elle ne se renferme pas, ne se fait pas plus distante. Au contraire, elle demande à Thomas s’il a toujours envie de venir chercher Jaimie à l’école avec elle et il confirme, soulagé. Dans la voiture, ils recommencent à se chamailler comme deux gamins, retrouvant une certaine légèreté. Sans doute que Eléa avait envie de clore le sujet qu'ils venaient d'aborder. Il fallait avouer qu’ils avaient évoqué suffisamment d'évènements pénibles pour une seule journée. Et il ne fallait rien laisser paraître à Jaime. De toute façon, que ce soit dans le sérieux ou dans l’amusement, Thomas appréciait de plus en plus Eléa et il était ravi que cette banale recherche de voiture leur ait permis de se rapprocher un peu. Et il devait l’avouer, il espérait que ce n’était que le début. Le début d'une belle et solide histoire d'amitié.

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