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Where we land. Ian

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Brendan K. Darlington
MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : mgk - colson baker
TES CRÉDITS : chrysalis (avat) - tumblr - fiona (gif profil)
RAGOTS PARTAGÉS : 6028
POINTS : 4432
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014
Where we land. Ian  25.12
ÂGE DU PERSONNAGE : 28 yo (26.12.90)
CÔTÉ COEUR : Il n'y a de la place que pour sa fille, Nina, mais il aime bien les filles de la ville quand même…
PROFESSION : Il fait des petits boulots allant de la comptabilité en freelance à des tatouages au black
REPUTATION : une racaille de plus dans nos rues… c'est malheureux


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MessageSujet: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyVen 23 Oct - 15:02

I can’t make up my mind
So let’s freefall
And see where we land

Au diable la compassion et la sympathie. Ce sont ce genre d'émotions inutiles qui nous font prendre de mauvaises décisions. Je me suis fait entuber par ce môme. Certes, un môme qui a mon âge, mais qui a cru qu'il pouvait jouer avec moi. Voilà plusieurs doses déjà qu'il ne me paye pas. C'est pour sa mère, qu'il dit. Et parce que mon père est mort quand j'avais dix-sept ans, je me suis laissée adoucir alors que je n'aurais pas dû. Ian Pemberton. La prochaine fois que je te vois, tu as intérêt d'avoir mon argent sinon je risque de sévir et tu regretteras de m'avoir prise pour une bonne poire. Et qu'il essaye de venir rechercher des cachets de morphine sans avoir l'argent qui va avec... Cette fois, les choses ne se passeront pas aussi facilement, j'en fais la promesse solennelle.
Il est très tard ce soir et le bar est déjà vide. Que ce soit les clients ou le personnel, je suis la dernière à errer entre ces quatre murs, vérifiant les stocks pour les transactions qui auront lieu dans la semaine. Pas que j'ai hâte de les effectuer, mais que je veux m'assurer d'avoir tout ce dont j'ai besoin pour que les échanges ne tournent pas mal. Car si Ian a essayé de m'arnaquer, je suis pourtant une femme d'affaire très consciencieuse qui ne mérite pas son mépris.
Un dernier coup d'oeil, tout à l'air en ordre pour la semaine, ce qui est parfait. J'envoie un message à Romeo, le prévenant qu'aucun nuage ne se profile à l'horizon pour ne pas qu'il vienne se mêler de mes affaires. J'ai beau travailler pour lui, je ne supporte pas quand il se met à fouiner, pensant que je cherche moi-même à l'entuber. Jamais je n'oserais, même s'il faut avouer que ce gamin mériterait qu'on lui montre la vie à la dure. Mais pour Demian, pour mon héros qui est à présent en prison et qui a relégué son business à Romeo, je tente de ne pas me montrer trop désagréable et de m'accommoder de ses contraintes.

Evidemment, je ne lui ai pas mentionné les petits impayés du Pemberton sinon je sais que l'histoire me retomberait dessus et que j'en payerais le prix en me faisant remplacer par quelqu'un d'autre. Alors oui, je tente de garder ça secret, mais comme je sais que cette situation ne peut pas durer, que Romeo ne sera pas toujours aveugle en faisant semblant de s'occuper des comptes, il faut que j'arrange la situation et que je fasse comprendre au voleur qu'il s'en ai pris au mauvais pigeon.
Je sors du bâtiment par la porte de service après avoir pris soin de bien tout fermer et quand je me retrouve dans cette ruelle mal éclairée à l'arrière du Three Mariners, je l'aperçois. Ce petit merdeux qui se croit tout permis. Intérieurement, je fulmine déjà, mais je m'approche de lui d'un pas lent sans laisser transparaître la moindre émotion.  
« Ian. » 

Que je dis en guise de salutations en essayant de rester polie. Les prochaines minutes seront certainement décisives, et au cas où les choses ne se passent pas comme je l'espère, j'ai toujours mon fidèle serviteur, El Matador, cette lame aiguisée et habilement coincée dans ma botte pour lui faire comprendre à quel point je suis sérieuse à présent.
« Ta mère ne t'a donc jamais dit que c'est dangereux de rester seul dans les ruelles sombres ?» Je le gratifie d'un sourire hypocrite avant de durcir le regard « Et j'espère que tu as mon argent sinon la nuit promet d'être encore plus dangereuse pour toi. » 


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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyDim 15 Nov - 21:07




 



Ian & Ana-Sofia
"The promise given was a necessity of the past: the word broken is a necessity of the present."


"C'est plus possible. Je peux pas la laisser comme ça."
Je lance à mon père en dévalant les escaliers. Ma mère est à l'étage, au fond de son lit à se tordre de mal et ce n'est visiblement pas les antidouleurs génériques de la pharmacie qui vont l'aider à se sentir mieux.  C'est une situation de crise, une de celle qui requiert les gros moyens... Moyens qui nécessitent une course un peu particulière, pas celle que je préfère.  Mais j'ai pas le choix.
J'enfile ma veste que j'avais laissé sur la rampe en rentrant. "Je reviens vite." J'assure en me dirigeant vers la sortie. Avant de fermer la porte j’entends mon père soupirer et grommeler dans la pièce d’à côté. Il n'aime pas quand je magouille pour obtenir de la morphine... Il a peur que je m'attire des ennuis, à moi et surtout au reste de la famille...
Je peux comprendre, mais je sais ce que je fais. Jusqu'ici j'ai toujours réussi à obtenir une dose malgré mes poches vides. Un peu d'yeux larmoyants, la promesse d'un paiement futur avec intérêt...  Ça passe toujours et j'ai plutôt l'impression d'avoir la situation à mon avantage.
Faut dire que le statut féminin de la revendeuse n'impressionne pas tellement.  Une grande perche sur talon ça n'évoque pas spécialement la terreur. Je doute fortement qu'elle soit du genre à mettre à mort ma famille à cause d'un défaut de paiement. Au pire une droite et elle est par terre...

C'est malgré tout pas plus confiant que ça que je me rend dans l'allée derrière le three mariners, lieu où je sais que je ne peux que tomber sur elle. J'ai le stress de ne pas parvenir à aider ma mère, peur que pour une fois ça n'aille pas comme je l'espère... En plus je suis fatigué aujourd'hui et prétendre pour mendier ne m'enchante pas des masses, je suis pas d'humeur. Et puis surtout aller chercher de la drogue dans une allée qui sent la pisse ce n'est pas spécialement ce que je préfère. Je suis pas tellement ce genre de gars, je préfère rester loin de tout ça en temps normal.

J'enchaîne un peu nerveusement les cigarettes derrière la benne à ordure en l'attendant, à l'intérieur les lumières finissent par s'éteindre, c'est généralement bon signe. Je sors un peu de l'ombre pour me montrer. Elle sort enfin.  "Hé" Je l'interpelle doucement, presque amicalement. Un peu acteur sur les bords, je souris d'un air assuré. "Je t'attendais."
Je m'approche, jette ma dernière cigarette au sol un peu désinvolte.

Ne sentant pas la menace je ricane à sa réflexion, prenant la chose comme une boutade.  "J'ai jamais été très discipliné tu sais." Devant ma mère je joue les fils modèles, peut-être par pitié au vue de son etat, mais une fois dans la rue je suis le plus mal élevé de cette ville.
Mon sourire se fane quand elle parle d'argent. Bien sûr j'aurai pu le sentir venir, depuis le temps que je le lui dois... Mon ardoise est devenue bien longue et elle n'est probablement pas rallongeable à l'infini... C'est la partie compliquée de la soirée. S'en sortir, trouver une excuse, la convaincre...
Je m'approche d'elle, inspiré par un nouveau stratagème. "A propos de ça..." Je joue le garçon embêté. "J'ai pas encore vraiment réussi à le trouver... Tu sais mon petit frère à eu des dépenses un peu inattendue à l'école... Fallait payer et j'ai du aller piocher dans la réserve alors du coup tu comprends ? Je suis un peu à sec là..." Après mon numéro de baratineur misérable je laisse mon visage se peindre d'un petit sourire charmeur. "Mais tu sais... On peut trouver un compromis non ?" Tentant la carte de la séduction j'approche ma main de son visage pour remettre une de ses mèches de cheveux. Un vrai comportement de catin, mais avec un peu de chance ça paiera... Je suis prêt à tout.


 


Dernière édition par Ian S. Pemberton le Mer 30 Déc - 23:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyDim 22 Nov - 9:34

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On peut dire qu'Ian est sacrément culotté de venir jusqu'ici pour ensuite clamer qu'il m'attendait. Un garçon avec un minimum de bon sens ne dirait pas à sa dealeuse à qui il doit un bon paquet d'argent qu'il l'attend, surtout s'il n'a pas l'argent. Alors pendant quelques secondes, j'ai l'espoir qu'il va enfin payer son ardoise et que nous puissions reprendre les comptes à zéro. Mais bien évidemment, c'est se bercer d'illusions que de croire qu'une racaille dans son genre est prêt à devenir clean. Parce qu'il ne met pas longtemps à me faire comprendre ce que je craignais. Il n'a pas l'argent. Je reste avec le visage de marbre en écoutant les excuses qu'il doit servir à tout ceux à qui il doit de l'argent. Je ne dois pas être la seule à qui il doit de l'argent, non ? Je chérie cette idée, ne voulant pas accepter le fait que je sois peut-être la seule à m'être fait berner par ce petit merdeux et mon regard ne s'adoucit pas une seule nano-seconde quand il se met à parler de ses problèmes personnels. Alors cette fois c'est son frère ? Et puis quoi encore ? La prochaine fois il me dira que la facture du vétérinaire pour avoir soigné son hamster l'a mit sur la paille ? Trop c'est trop. Je ne peux plus accepter d'être prise pour une idiote alors que clairement, je suis loin d'en être une. Il a abusé de ma naïveté et maintenant qu'il me fait face, j'ai encore plus envie de le remettre à sa place.
D'autant plus que je comprends que s'il m'attendait sans avoir d'argent, ce n'était pas pour avoir le plaisir de ma compagnie, mais bien pour demander une nouvelle dose gratos. Je ne peux m'empêcher de ricaner en comprenant le manège de ce garçon. Ian n'a décidément aucune limite et si ce comportement audacieux pourrait presque me donner envie de l'applaudir, ce soir, j'ai simplement envie de le menacer en le plaquant contre le mur et en sortant la lame aiguisée d'El Matador pour lui faire saisir qu'il faut qu'il arrête de jouer à ce petit jeu.
Pourtant, une pointe de curiosité me pousse à ne pas m'exécuter tout de suite, préférant attendre de voir s'il a de nouvelles excuses larmoyantes à me proposer. S'il n'a aucune retenue, j'attends de voir jusqu'où il est capable d'aller. Et autant dire que je ne m'attendais pas à ce genre de comportement de la part du garçon. Il se fait séducteur, commence avec des gestes tendres et je me laisse faire, ne sachant pas comment réagir car prise au dépourvu – chose qui n'arrive que très rarement. Ainsi donc, je comprends que je connais très mal le garçon et que jusqu'aujourd'hui je n'avais pas la moindre idée du stade auquel il pouvait s'abaisser pour ne pas avoir à sortir de l'argent.

Voulant à mon tour jouer un peu avec lui comme lui se joue de moi depuis des semaines, je me jette sur lui, répondant à son approche par un baiser langoureux en vérifiant au préalable que la ruelle est toujours déserte. En l'embrassant, je le pousse jusqu'à ce qu'il soit contre le mur et sans aucune gêne, je me colle contre lui, lui faisant croire qu'un payement en nature sera suffisant pour éponger sa dette. Quand au bout de quelques secondes, j'en ai assez de cette petite comédie, je lui laisse un cadeau, lui mordant la lèvre assez fort pour le faire saigner. Je m'écarte ensuite vivement et je reprends en ricanant.
« Tu croyais vraiment que ça allait marcher, Ian ? C'est pas ton petit cul pâle qui va me filer le fric que je dois à mon boss. Et puis franchement, je vaux mieux qu'une ruelle crasseuse. » 

Je secoue la tête, vais même jusqu'à bailler pour montrer à quel point je suis lassée et fatiguée de ce qui se trame, mais toujours, je garde mon couteau dans ma poche, jugeant que le Pemperton a le droit à un nouvel avertissement avant que les choses sérieuses ne commencent.
« Sérieusement. Je risque de m'énerver si tu essayes encore de te payer ma tête. Je veux mon fric, cabrón, et maintenant. Parce que tu apprendras bien vite que la patience est loin de faire partie de mes qualités, surtout que tu as dépassé les bornes depuis un moment déjà. » 


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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyJeu 31 Déc - 2:44




 



Ian & Ana-Sofia
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Je ne sais pas si on peut caractériser mon comportement de culotté ou d'inconscient, mais une chose est sûre, je suis prêt à tout quand il s'agit d'aider ma famille. Aucune fierté, aucune limite. Je m'abandonne à la fourberie et à la manipulation sans le moindre remord. Et c'est toujours comme ça que j'ai mené ma vie jusqu'à présent, en jouant avec le feu, en marchant sur un fil instable. Et pour l'instant je m'en suis toujours sorti... Je n'ai pas peur d'aller jusqu'à vendre mon corps, laissant de côté toute dignité, même si ce n'est pas de gaieté de coeur.  Je sais faire la part des choses entre plaisir et nécessité. Si ça ne me plait pas je déconnecte simplement mon esprit en attendant que ça passe, c'est pas beaucoup plus compliqué.
Je n'oserais pas dire que la latine me dégoute et que je dois me forcer à la charmer. Loin de là. Elle est objectivement charismatique et son caractère fort la rend d'une certaine façon attirante. Pourtant, je n'ai pas non plus spécialement envie de la sauter. Elle me laisse indifférent. Peut-être parce que je pense déjà à quelqu'un d'autre ou que je préfère les filles un peu plus souriantes et moins intimidantes. Mais malgré ça je me retrouve à lui suggérer une partie de jambe en l'air, en dernier recourt, suivant impulsivement une nouvelle idée.  Je sais bien qu'avec elle je pourrais aller jusqu'au bout sans trop me forcer si tant est qu'elle accepte mes avances. Ce qu'à vrai dire j'espère car je n'ai pas tellement d'autre plan. Dans mon esprit l'idée et installée est je suis prêt.

Un puissant sentiment de victoire s'empare de moi lorsqu'elle réagit plus que positivement à mon avance. Surpris par son élan je répond malgré tout au baiser avec passion, savourant ma réussite plus que ses lèvres. Je n'imaginais pas qu'elle serait aussi réactive et que je devrais si peu la travailler. Je suis soulagé et je décompresse, m'autorisant étrangement à apprécier cet échange. J'ai gagné et j'en suis persuadé, ma mission est accomplie. Je finis mon affaire ici, récupère la marchandise et puis je pourrais aller soulager ma mère.
Mais soudain tout se brise alors que ma peau se déchire sous ses dents. Je laisse échapper une plainte tandis que le goût ferrugineux du sang rempli ma bouche. Putain elle mord comme un chien. "Putain mais t'es tarée !" Je lâche sous la surprise en portant une main à ma lèvre blessée. Sourcils froncés je l'observe méfiant. Merde je me suis fais avoir comme un bleu. Bien sûr que ça n'allait pas être aussi facile... Ma victoire s'écroule, le malaise revient.
A la voir ricaner ainsi elle est presque effrayante. Mais je continue de me convaincre que ce n'est qu'une fille et qu'en cas de danger j'aurais forcément le dessus...  
Elle m'a eu à mon propre jeu et ça me laisse un goût amer. Je n'aime pas qu'on me prenne pour un con, encore moins qu'on retourne mes propres manigances contre moi. Je grimace. "T'étais pas obligée de faire passer le message comme ça !" Salope sauvage. "Les gens civilisés utilisent des mots tu sais. Comme 'non merci ça ne me tente pas' ! au lieu de mordre comme des animaux ! Avec un comportement pareil vient pas t'étonner qu'on se contente d'une ruelle crasseuse pour toi. " Sur ces mots je crache un mollard ensanglanté.  Putain à coup sûr ça va laisser une marque...

L'heure des jeux innocents est passée. Excuses, larmes et séductions, je comprend qu'elle ne s'en contentera plus. On passe au niveau suivant. Elle veut du concret, ma plus grosse lacune. Je ne sais pas comment je vais me sortir de ce nouveau merdier ni quelle nouvelle astuce je vais pouvoir trouver pour obtenir une dose...  
"Je l'ai pas ton fric !" Je m'exclame impulsivement en frappant une poubelle, rendu colérique par la frustration de l’échec. "Si je l'avais je ne serais pas en train de racoler auprès d'une dealeuse douteuse pour soulager ma mère... J'irais directement à la pharmacie avec une ordonnance honnête et légale."  
Je me sens coincé et je commence à étouffer. Putain comment je vais faire ?  Je pense à ma mère en train de se tordre douleur dans son lit, et moi comme un con qui risque de rentrer bredouille et pire, avec des ennuis sur le dos. Je n'ai pas droit à l'échec et pourtant... Je le sens venir d'ici. Ana parait beaucoup plus déterminée que d'habitude à me faire payer, j'ai atteins la limite et elle me le fait comprendre. "Je te demande juste encore une dose. Juste une !" Je supplique presque en m'approchant d'elle, envahis par le désespoir. J'attrape sa blouse, suis un peu rustre malgré moi. "T'as un coeur non ? Tu peux comprendre !" Affrontant mon échec je baisse les yeux, soupire. C'est pas comme ça que je vais m'en sortir. Je me reprend. "Écoutes... je voulais pas en arriver là mais... Si tu me la donnes pas c'est simple; je te balance aux flics." Froidement j'ajoute, parce que la menace est ce qui me semble être ma dernière solution... Je joue ma dernière carte et je suis persuadé qu'avec elle je vais tenir la latine dans ma main, que je vais la contrôler... C'est bas comme manœuvre mais je suis réellement prêt à tout si je pense que ça peut m'apporter ce que je veux.



 
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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyDim 3 Jan - 2:57

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Il ne met pas longtemps à réagir violemment à mon baiser ensanglanté et je ne peux réprimer un sourire en coin quand il m'insulte. Il ne fait pas partie des plus inventifs en matière de surnoms offensants, mais je m'en contente avec une certaine pointe de fierté. Pas que je sois heureuse qu'il me prenne pour une folle, plutôt que j'apprécie ce retournement de situation parce que l'espace de quelques longues secondes, le jeune homme a réellement cru que j'allais accepter ses avances déplacées. Il tombe de haut, quand il comprend que jamais je ne me serais abaissée à accepter un tel marché. Et puis quoi encore ? Parce que les faits sont là et ce n'est pas une baise rapide dans une ruelle sombre qui va me rapporter l'argent que je dois à Romeo. J'ai fait crédit bien trop longtemps au Pemberton et je commence à vraiment le regretter quand je me rends compte qu'il me traite comme une moins que rien. En général, on a tendance à respecter ses partenaires dans un tel business, mais clairement, ce n'est pas ce sentiment que j'inspire à Ian. Il va falloir remédier à ça. Car si ce n'est pas du respect, alors il faudra que ce soit la crainte : c'est le seul moyen de pouvoir faire confiance à quelqu'un et donc le seul moyen de faire des affaires avec quelqu'un. Le jeune homme, toujours aussi blessé dans sa fierté, poursuit avec une leçon de vie et j'hésite à lui montrer les dents quand il me compare à un animal, mais je juge finalement que ce n'est plus le moment de rentrer dans son jeu et de répondre à ses attaques sinon jamais je n'aurais mon payement. Il continue et je l'ignore. Ennuyée, je viens me coller au mur pour y trouver un quelconque support et attendre que le jeune homme en ait fini et qu'il me donne enfin ce que je veux. J'ai beau lui faire comprendre que ma patience a des limites, il finit par cracher avec rage qu'il ne détient pas cet argent. Je le fusille du regard, mais je reste d'un calme olympien alors que j'aurais juste envie de lui faire goûter le mur. Je soupire et je le regarde, mauvaise alors qu'il va jusqu'à ce montrer violent envers cette poubelle qui se trouve sur son chemin.
« Eh bien, des problèmes de violence, mon chou ? T'énerver ne risque pas de servir ta cause, crois-moi.  » 

Je reste posée malgré sa nouvelle injure à laquelle je me contente de lever les yeux au ciel. Dealeuse douteuse ? Pourquoi pas. Ca me fait sourire. Ou du moins, ça me faisait sourire jusqu'à ce qu'il s'approche dangereusement de moi, allant jusqu'à agripper ma veste. D'un geste tout aussi brusque, je le repousse. Après ce que je viens de lui faire, je préfère en effet qu'on instaure une certaine distance de sécurité. Je n'ai pas peur de lui, loin de là, mais tant qu'à faire, je préfère ne pas avoir à devenir violente moi aussi, même si je n'hésiterais pas une seconde s'il m'y oblige.
Encore une fois, il essaye de jouer sur la pitié et je me retiens pour ne pas lui retourner une gifle pour lui remettre les idées en place. Avoir un coeur dans un tel business ? Non. C'est impossible. Avoir un coeur, ça mène à faire des avances, ce qui nous donne des situations comme celle que nous partageons présentement avec le Pemberton. Et s'il n'y a eu que très peu de sang pour le moment, les choses peuvent très vite dégénérer. Je me fais doucement à l'idée que je ne vais pas revoir mon fric et qu'il va falloir trouver une nouvelle tactique pour que Romeo ne se rende pas compte du trou qu'il manque dans la caisse. J'envisage mentalement quelques possibilités, mais ma réflexion est vite dérangée par le jeune homme qui se manifeste d'une façon peu aimable. J'arque un sourcil et un rire nerveux s'échappe de mes lèvres. Est-il sérieux ?
« Des menaces ? Il est encore temps de reprendre ce que tu viens de dire, Ian, et tu ferais bien de prendre cette chance que je t'offre. Parce que clairement, j'ai pas l'impression que tu saches à qui tu t'adresses…  » 

Certes, je dois bien avouer que l'évocation des policiers me fait hérisser quelques poils, mais je pense bien qu'il ne sera pas assez idiot pour aller jusqu'au bout de sa pensée. J'ose espérer qu'il reste quelques cellules de matière grise au garçon et qu'il se reprenne. Je secoue la tête pour lui expliquer la situation.
« Vois-tu, les flics, je leurs pisse à la raie. Tu veux faire des menaces ? Réfléchis-y à deux fois parce que je te rappelle que je ne suis pas la seule dans ce business. Aussi, il se trouve que tu as l'air de tenir énormément à ta famille… Ta mère, tes frères… Ne m'oblige pas à faire des menaces en retour.  » 

Après une telle menace de sa part, c'est difficile de garder mon calme, mais je parviens à faire de mon mieux et je me contente te de serrer les dents et de serrer le poing quelques secondes en soupirant pour m'apaiser et ne pas me transformer en furie.
« Je t'assure que mêler les flics à nos échanges n'apportera rien de bon. On va trouver un arrangement, mais je t'assure que ça ne sera pas celui là.  » 


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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyMer 10 Fév - 22:51




 



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A la limite de l'hyperventilation, je fais les cents pas pour essayer de me calmer.  Quelle ironie que de se retrouver littéralement dans une impasse lorsqu'on fait fasse à une situation comme celle-ci qui semble être sans issue.
L'image de ma mère agonisante refuse de s'estomper et j'ai l'impression d'être dans une course contre le temps qui m'empêche de garder les idées claires.
Au lieu de résonner et d'essayer de ruser avec de belles paroles je m'y prend comme un bourrin, en venant rapidement aux menaces. Ce n'est pourtant pas mon angle d'attaque habituel. je préfère d'ordinaire la jouer dans la subtilité et charmer jusqu'à faire céder.
Mais là  le stress m'a fait dérailler, j'ai joué beaucoup trop vite et j'ai probablement dépassé le point de non retour. Avec mon chantage c'est sûr, la latine ne me fera plus de faveurs à l'avenir.  J'ai tout foiré. Mais fierté oblige, impossible de me reprendre maintenant, je dois continuer dans la démarche que j'ai amorcé.

"Très effrayante..." Je me force à ricaner froidement, tentant de masquer les tremblement nerveux de mon corps. "Presque convaincante..." Je marque une pause le temps de la jauger de la tête au pied. Je soupire, dégouté "Dire que j'ai songé à pouvoir te baiser." Je lâche grimaçant avant de cracher de haine.  J'ai bien changé d'avis maintenant... "Tu te prend pour quoi dis moi ? Tu te la joues pute de cartel mexicain mais tu ferais bien de te rappeler que t'es rien d'autre qu'une pauvre immigrée coincée dans un stupide village portuaire dans un pays qui a plus de moutons que d'habitants !" On a beau avoir des gangs ici, ça reste Tenby et on est bien loin des mafias intimidantes qu'on peut trouver en Amérique du sud ou Europe latine... Ici ces genres là on ne les trouve qu'à la télévision. La délinquance dans nos rues s'arrête plutôt au crevage de pneus qu'au crevage de coeur par vendetta.... De fait, j'ai du mal à prendre sa menace au sérieux lorsqu'elle parle de ses petits copains qui pourraient exterminer ma famille à sa simple demande.  

Je m'approche alors à nouveau d'elle. "Sinon dis mois, c'était quoi ton idée d'arrangement ? La plonge ?" Je lance ironiquement avant de l'attraper par les épaules pour la coller au mur. Si je n'étais pas aveuglé par la rage, j'aurais presque pu trouver cette situation excitante à vrai dire... "Ou alors moi je te propose un arrangement." Un sourire presque animal je la fixe sans ciller. Et sans crier gare j'agrippe alors son petit cou frêle dans mes griffes, me surprenant moi même dans ce geste impulsif "On oublie la police, okay ? T'as raison mauvais plan. Disons plutôt que si tu me donnes la came, j'évite de t'abîmer okay ?" Et voilà que je me retrouve à violenter une fille... Putain cette soirée est vraiment mauvaise et je tombe bien bas.

La sensation d'urgence, la frustration de me sentir incapable, ma fierté piétinée... Lorsqu'il s'agit de ma famille il ne me faut pas beaucoup de contrariétés pour réveiller le monstre qui sommeil en moi.
Si habituellement je suis bourrin mais gentil, je suis à cet instant même réellement hors de contrôle. C'est la rage qui alimente ma parole, mes gestes. Je m'effraie moi même alors que je la menace violemment, conscient que je pourrais aller plus loin que ce que je ne veux vraiment. Je déteste ça mais au moins, je suis persuadé que cette fois elle n'aura pas le choix... je suis persuadé d'avoir le dessus... Pour ma mère je suis prêt à tout... vraiment tout.



 
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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptySam 13 Fév - 21:51

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Il m'ennuie, Ian, à chercher tous les recours possibles pour lui éviter de payer ce qu'il me doit. Et je n'aime pas être ennuyée par quelqu'un qui me doit de l'argent. S'il doit payer, il le fera et s'il vient mêler les forces de l'ordre à nos échanges illégaux, alors il ne se doute pas une seconde de la galère dans laquelle il se fourre tout seul. A cause de lui, à cause de sa désinvolture et de son obstination à ne pas payer les doses de morphine que je lui ai gracieusement avancées, il me met dans l'embarras et je risque à tout moment de me faire passer un savon par Romeo, voire de me faire virer. Et sachant que ce job est le seul que je peux me permettre de faire, je refuse que cela arrive. Cependant, quand je le menace à son tour, Ian a le malheur de ne pas me prendre au sérieux. Il se trompe lourdement sur mon compte et il ne va pas tarder à en faire les frais, mais avant ça, je réponds à sa remarque d'un ton presque peiné bien que très sérieux.
« C'est vrai que ça me manque, la loi de Tijuana. Et c'est justement pour ça que tu as plutôt intérêt à me prendre au sérieux. » 

La loi du plus fort, ou plutôt de celui qui a le plus gros pactole et celui qui a les meilleurs hommes de main. Il n'est jamais sorti de ce trou paumé qu'est Tenby, le Pemberton, alors probablement qu'il ne s'imagine pas deux secondes la réalité dans laquelle j'ai vécu la quasi totalité de ma vie, avant justement de devenir cette pauvre immigrée coincée dans un stupide village portuaire.
« Je n'ai absolument rien à perdre, Ian, contrairement à toi, alors ne me cherche pas et essaye de prendre les arrangements que je suis prête à t'offrir. » 

Encore une fois, je suis trop gentille, mais ça, il est incapable de s'en rendre compte. Certainement que dans la vraie vie, en dehors de ces ruelles sombres et crasseuses dans lesquelles nous nous retrouvons, il doit être tout aussi détestable, craignant de ne pas avoir ce qu'il désire et devenant exécrable pour l'obtenir. Une personnalité qui me révulse au plus haut point. Il reprend, un peu ironique et je resserre le poing pour garder mon sang froid alors que mon cerveau me crie de lui donner l'envie d'arrêter de rire. Quel petit merdeux.
Et si je suis trop gentille, je suis aussi trop peu inquiète par rapport à ce que peut faire le Gallois. Je ne le crois pas capable d'agir. Après tout, il s'en est pris à une poubelle, mais même s'il est enragé, je ne pense pas qu'il va s'en prendre à moi. Je le sous-estime, clairement, et je vais le regretter très vite. Il s'avance d'un bond et ne tarde pas à coincer ma gorge, serrant mon cou entre ses mains. La surprise me coupe le souffle dans un premier temps, mais rapidement, c'est la pression qu'il exerce sur mon cou qui m'empêche de reprendre ma respiration. Il m'étrangle et bien que je déglutis, je n'arrive pas à me défendre. Il gagne du terrain et je déteste ça. La douleur se fait de plus en plus insupportable et j'agrippe ses poignets pour l'empêcher de serrer davantage, ayant même l'espoir de le faire lâcher prise. La tête contre le mur froid et humide, je regarde le ciel sombre en essayant tant bien que mal de me débattre.
Finalement, c'est dans un ultime effort de lui nuire que je donne un coup de genou dans ses parties génitales. Je l'envoie de toutes mes forces et il a l'effet escompté, il desserre son emprise et alors qu'il se remet du coup que je viens de lui assener, je peine à me maintenir debout, me penchant en avant, les mains sur les cuisses pour reprendre ma respiration.
Pour lui montrer qu'il vient de faire une terrible erreur en s'en prenant physiquement à moi, j'hésite à sortir El Matador, mon fidèle couteau mexicain qui me suit dans mon périple depuis longtemps maintenant, mais je préfère lui faire comprendre d'une autre manière, d'abord.
« M'abîmer ? Tu évites de m'abîmer ? Pour quel genre de catins tu me prends ? »  

Que je vocifère, oubliant momentanément la douleur que provoque ces cris sur mes cordes vocales. Et j'envoie un nouveau coup, un coup de pied, cette fois, pour continuer à le garder à distance tout en le lui faisant comprendre que je ne suis pas une pauvre pimbêche incapable de se battre. Et s'il le faut, les poings viendront se mêler à notre affaire, mais pour l'heure, c'est sa dernière chance.
« Arrête de faire ton malin, arrête ça avant que je m'énerve vraiment et dis moi quand tu seras prêt à m'écouter. »  


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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyDim 21 Fév - 22:21




 



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Qu'est ce que t'es en train de faire Ian ? Alors que je pensais simplement poser ma main sur sa gorge en menace, je me rend compte en voyant la jeune latine suffoquer que je suis réellement en train de serrer. Et comme si ma main s'était transformée en pierre je reste figé, incapable de lâcher la prise. Aujourd'hui marque officiellement le jour où je suis tombé le plus bas. L'acte est encore plus abominable que celui où je me suis agenouillé pour la première fois devant un type au fond d'une ruelle. Jusqu'à présent je pensais ne pas pouvoir tomber plus bas que ça...
Et pourtant. Voilà que je suis en train de menacer la vie d'une fille beaucoup plus frêle que moi... Mais lâches la putain !
A croire que je déchaîne sur elle toutes mes émotions réprimées pendant tant de temps. C'est plus fort que moi, la rage me fait serrer. Mon dégout pour cette vie de merde me donne envie de me venger sur elle. Je déverse tout mon ras-le bol, mon épuisement, mon chagrin. C'est dingue le pouvoir d'une poigne...

Finalement je suis ramené sur terre, et de façon relativement brutale...
Une douleur soudaine et aigüe me force à me plier en deux, ma main se détache de son cou pour venir se poser sur mes parties génitales endolories. Je pousse un cri de douleur avant de tituber vers l'arrière. Putain la pute. Je crève d'envie de l'insulter de tous les noms mais la douleur noue bien trop ma gorge. Elle est si forte qu'elle m'en couple le souffle et trouble ma vision. Je n'ai même pas la force de répliquer. Et la salope en profite pour me porter un nouveau coup.
Même si je présume que je l'ai cherché et mérité... Encore affaibli par le premier, ce second coup fait lâcher ma jambe atteinte et je tombe comme une merde. Genoux à terre. Je continue de grogner alors que le mal continue de pulser entre mes jambes.
Que je sois par terre en train de me tordre de douleur et elle debout en plein pouvoir ne faisait pas spécialement partie du plan... La fille que je trouvais si frêle semble finalement avoir de la ressource... Jamais se fier aux apparences... Il est temps que je retienne cette foutue leçon.
"Putain... Pétasse." Je tousse plus que je ne parle.

Je tente de me relever mais mon mal de couilles me force à rester courbé et je me retrouve à devoir m'appuyer contre le mur.
Je lui lance un regard assassin. Mis à terre par une fille, la pilule est dure à avaler. Elle finira par payer cet affront un jour ou l'autre... Pour l'instant j'aurais du mal à lui rendre la pareille... mais je n'oublierais clairement pas.
La mâchoire serrée je reste silencieux un moment. J'essaie de ravaler ma fierté qui m'empêche d'abdiquer.
Et ça me fait presque plus mal que le coup porté à mes bijoux quand je le fais... J'inspire, ferme les yeux un instant par dégout de moi même, de ce que je m'apprête à dire.  Finalement je souffle. "Je t'écoute..." Je dois faire un effort pour articuler, tellement la phrase est difficile à sortir. Putain j'arrive pas à croire que je la laisse gagner. Putain de sensibilité génitale.  "Quelle est ton alternative à l'argent ?" Je demande enervé. "Qu'on en finisse et que je puisse aller aider ma mère qui est en train de souffrir le martyre." Je tourne la tête pour cracher rageusement. Je me demande tout de même bien ce qu'elle va pouvoir me proposer... même si je sens que ça va pas me plaire.



 
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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyLun 22 Fév - 13:56

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Je n’aurais pas pensé que le Pemberton devienne aussi violent. Mais ça, c’est uniquement parce que je l’avais sous-estimé. J’avais espéré un court instant qu’il me donne l’argent qu’il me doit sans broncher, surtout en se rendant compte de la façon dont je suis arrangeante. Mais non. Il veut qu’on complique notre échange; il veut qu’on en vienne aux mains. C’est donc tout naturellement que quand il me prend à la gorge, je fais tout mon possible pour me défaire de son emprise. Un coup bien placé dans ses bijoux de famille suffit à le faire se reculer, mais la colère me pousse à ne pas m’arrêter là et à en rajouter une couche. Et quand le garçon rencontre le trottoir, je ne m’en sens que plus fière. J’espère qu’à partir de maintenant, Ian aura la présence d’esprit de ne plus me chercher comme il vient de le faire. Tout ce que je veux, c’est qu’il paye ce qu’il me doit, je n’avais aucune intention de m’en prendre à lui, tout comme je ne me serais jamais douté qu’il puisse m’étrangler avec autant de force. Je profite du fait qu’il soit à terre pour me masser la gorge et mes cordes vocales encore endolories.
Et c’est seulement maintenant que je reprends la parole pour lui faire comprendre qu’il a tout intérêt à m’écouter et prendre la porte de secours que je lui propose. Il se relève difficilement et je remarque que j’y suis peut-être aller un peu fort, mais ce n’est pas pour autant que je regrette mon geste. Loin de là. Enfin, le Gallois se redresse, prend appuie sur le mur et il semble prêt à m’écouter. Je hoche la tête, satisfaite de la tournure que prend la situation. Voilà comment nous allons pouvoir nous en sortir ; Grâce à la communication.  
« Oh cállate! Ian, arrête d’essayer de jouer sur la carte de la pitié, tu m’as assez dupé et ça ne risque plus de fonctionner. »

Sa pauvre mère malade. Je lève les yeux au ciel quand il l’a mentionne une nouvelle fois. Et si au début c’était justement à cause de sa mère que j’ai commencé à lui faire des ardoises, parce que sa situation me rappelait la mienne, quand on père était lui-même malade, je ne risque plus de m'attendrir. Maintenant que le jeune homme m’a fait regretter mes émotions, la sympathie que j’avais fut un temps pour sa génitrice est remplacée par du mépris et un dégoût prononcé.
C’est donc à présent que les esprits sont à peu près calmés que je décide de lui faire part de ma solution pour qu’il rembourse sa dette. Je ne sais pas si l’idée est très bonne, mais je n’y vois que des avantages, alors à quoi bon m’en priver ?
« Ok. Voilà ce qu’on va faire, Ian. Tu vas mettre la main à la patte. »
Je laisse un peu planer le mystère, mais déjà, il sait qu’il va devoir se mettre au travail. Plus j’y pense et plus je trouve cette idée absolument fabuleuse. J’ai beau aimé le travail que je fais, je préfère ne rien avoir à faire et continuer à gagner ma vie tranquillement. Après tout, c’était comme ça que ça se passait avant que Demian ne termine en prison, alors ça ne me plairait que davantage le fait de ne plus avoir à travailler pendant un certain temps. Cependant, je décide ne pas faire attendre plus longtemps le jeune homme quant à la sentence qui l'attend. Les bras croisés et avec tout le sérieux du monde, j'ajoute.
« Tu vas dealer. Tu as l’air d’aimer traîner dans la rue alors ça ne devrait pas te poser de problèmes, non ? Tu vas vendre, mais la difficulté sera que tu vas devoir augmenter légèrement les prix alors t'as plutôt intérêt à te faire apprécier et à te rendre indispensable. Ce que tu vas gagner en plus sera le payement de ta dette, alors plus tu parviens à faire payer cher et plus ta dette sera vite remboursée. Aussi, parce que je suis généreuse, tu pourras garder 30% de ce que tu gagnes. »  
L'arrangement me parait tout à fait acceptable, mais je ne sais pas ce qu'en pense le Pemberton. Enfin, ce n'est pas comme s'il avait le choix, en fait. Néanmoins, je me dois de l'avertir une dernière fois pour qu'il comprenne que je ne rigole pas et qu'il a tout intérêt à suivre ses ordres.
« Tu seras sous mes ordres. Et si tu essayes de me doubler encore une fois, ta pauvre mère malade devra enterrer l'un de ses fils. »

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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyJeu 3 Mar - 18:11




 



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Exaspéré je laisse échapper un ricanement dans un soupire.  Duper... Carte de la pitié. Elle croit que c'est un jeu pour moi tout ça ? Que j'utilise ma mère comme une vitrine pour obtenir ce que je veux ? Si ce n'était pas pour l'aider jamais je ne me serais mêlé à ces histoires de trafiques. Le milieu de la drogue, je préfère l'éviter si possible.  Même si j'ai souvent été moi même tenté, j'ai toujours pu résister car je me dois de garder un esprit clair, pour veiller sur les miens et limiter le mauvais exemple que je suis déjà. Surtout que j'ai déjà eu bien assez de soucis avec mes vols que pour me mêler en plus à des histoires de stupéfiants. La police ne serait plus aussi clémente avec moi si venais à déraper de ce côté là. "Je t'ai jamais dupé Ana. Tu as juste cessé d'avoir de la compassion." Je réplique froidement. Parce que je ne la laisserais pas traiter ma vie comme un mensonge, ni justifier son manque de cœur par une mascarade de ma part.

Quand elle énonce enfin sa proposition je ne peux que rire.  Rire jaune. Bien sûr... La main à la patte. C'est bien ce que j'avais deviné, elle veut me coller a la plonge comme un mal propre. Ou probablement me faire nettoyer les chiottes dégueulasses de ce trou à rat, repère de toute la vermine de Tenby. Histoire de bien me mettre dans une position dégradante pour se venger.  Je la vois déjà, à m'observer avec son sourire suffisant pendant que je gratte du vomi séché.
Levant les yeux au ciel je me  dois cependant me rendre à l'évidence. Je n'ai pas le choix et franchement elle aurait pu réclamer pire pour la somme d'argent que je lui dois... On parle tout de même de cinq cents livres... Je suppose que je dois m'estimer heureux et ravaler une fois de plus ma fierté. "Ok. Je la ferais ta plonge ou peut importe le sale boulot que tu voudras me refourguer." Je souffle, persuadé que ma conclusion est la bonne...
Putain ça brûle la gorge. Mais si je n'accepte pas, je vois pas très bien comment on va passer à côté du bain de sang vu la tension entre nous... Je me suis bloqué dans cette situation, j'ai poussé les limites jusqu'ici et je dois en payer le prix.

C'est alors qu'elle me corrige en me dévoilant la véritable nature de son plan. Mon visage presque amusé se retrouve immédiatement remplacé par une mine grave. Je la regarde avec horreur.... Elle est pas sérieuse ?
Je reste silencieux, abasourdi. Finalement je n'ai pas tellement de quoi m'estimer heureux... J'étais probablement trop optimise. Je secoue la tête. C'est hors de question. Je ne prendrais pas part à ces trafiques. Je ne rajouterais pas le mot dealer a la liste de mes méfaits. Je mens, j'arnaque, je vole... Je fais déjà bien assez... Accepter cette offre c'est tuer définitivement ma conscience.
"Non." Je continue de secouer la tête. "Tu vas trop loin. Tu m'en demandes trop !" Beaucoup trop loin... Et je n'ai pas la moindre idée de comment l'en empêcher. Je n'ai pas d'alternative à proposer... Je me sens coincé et ça me donne l'impression d'étouffer. Et j'ai envie d'exploser. J'ai presque envie de fuir, courir comme un lâche, mais vu la taille de Tenby ça ne servirait à rien...
Alors je me met à faire les cents pas, la respiration s'accélérant avec mon rythme cardiaque. Je serre les poings. Non. Non.
Finalement c'est la poubelle qui paie une nouvelle fois alors que je ne parviens plus à contenir mon sentiment de révolte. "Je ne veux pas être mêlé à ça !" Si je me faisais prendre... Toute ma famille en paierait le prix. Et si on me pardonne de voler parfois des barres de chocolats à l'épicerie, jamais on ne me pardonnerait d'inciter des gamins à s'intoxiquer les veines.

Je m'approche d'elle, le regard dur. "Et si je refuse ? Tu me butes c'est ça ?" Je demande presque en ricanant en pensant à sa menace, ne parvenant pas à la prendre au sérieux. Qui aurait pu croire que de tels enjeux puissent prendre place dans une ruelle de cette petite ville portuaire si innocente et charmante ? J'ai bien du mal à croire qu'on en soit arrivé à une histoire de vie ou de mort... Pour une poignée d'argent, c'est vraiment trop con.



 
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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyDim 6 Mar - 18:39

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« Ma compassion s'achète, alors forcément, quand tu as arrêté de payer, j'ai arrêté d'en avoir. »
C'est aussi simple que cela. Donc oui, pour moi, c'est qu'il s'est foutu de ma gueule en se laissant fournir des doses et en prétendant qu'il les payera plus tard. J'attends toujours. Et j'en ai assez d'attendre. Alors je lui montre ce dont je suis capable pour qu'il comprenne à quel point j'ai été gentille avec lui ces derniers temps, mais qu'à présent, il faut se montrer pragmatique. Il me prend pour une salope sans coeur, probablement, mais moi je le prends pour un raté, junkie, sans le moindre avenir, alors qu'importe. Je ne sais même pas si les doses de morphine qu'il quémande son réellement pour sa génitrice et dans le fond, ça ne m'importe pas. Ce qui compte pour moi, ce sont les payements manquants. J'ai été assez aimable et compréhensive alors maintenant, qu'il assume le trou dans lequel il s'est enfoncé.
Alors petit à petit, je lui annonce ce qu'il va devoir faire pour s'éviter beaucoup de souffrances à lui et à sa mère malade. Je ricane quand il pense qu'il va finir à la plonge du Three Mariners. Il y croit vraiment. Il pense que je vais lui filer le job de quelqu'un d'honnête qui exécute déjà ces tâches ingrates avec brio. Il se met le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, et c'est certainement ça le plus marrant. Très vite, il va déchanter sévèrement et très vite, le spectacle sera un délice. Un sourire mutin sur le visage je secoue la tête avant de lui expliquer ce qu'il va réellement devoir faire. Me remplacer en quelques sortes. Comme ça, je pourrais me reposer quelques semaines voire quelques mois si ce dernier n'est pas très doué à ce job. Je n'aurais plus à affronter cet hiver Gallois qui me glace le sang chaque fois que je mets le nez dehors et je n'aurais plus à subir cette pression chaque fois qu'on se trimballe d'un point de rendez-vous à l'autre avec quelques pilules dans le sac à main.
Je relègue et c'est le Pemberton qui devra assurer la vente, même si pour le moment, l'idée décompose son visage et le rend presque incapable de répondre. Il ne faut que quelques secondes à Ian avant de refuser ce que je lui propose. Ce qu'il ne comprend pas, c'est qu'il n'a pas le choix. Il va accepter parce qu'il doit accepter. Il tourne, et il fini par frapper à nouveau cette pauvre poubelle innocente qui ne lui a rien demander. Je lève les yeux au ciel, l'amusement de le voir devenir livide étant passé et je reprends d'un ton bien plus ferme que précédemment.
« Tu ne veux pas être mêlé à ça ? Mais, Ian, tu y es mêlé depuis que tu es venu acheté ta première dose de morphine. »
Il n'y a qu'un pas entre l'achat et la vente. En fait, c'est impossible d'acheter s'il n'y a pas de vendeur et c'est impossible de vendre s'il n'y a pas d'acheteur. Lui et moi, nous sommes indissociables. C'est ainsi que fonctionne les commerces et c'est ainsi qu'il a pris part à ce deal sans même s'en rendre compte. Il n'a pas l'air prêt à changer d'avis et je deviens lasse de ma battre avec ce gamin récalcitrant qui semble encore avoir besoin d'un remontage de bretelles. Il s'approche et je soutiens son regard alors qu'il reprend la parole, faisant comme s'il ne me prenait toujours pas au sérieux. Je soupire et je reste immobile. Je ne vais quand même pas reculer devant cette petite merde ingrate qui ne se rend même pas compte que j'essaye de l'arranger.
« Tu n'as pas l'air de vouloir me prendre au sérieux, et ça m'embête. Si tu refuses, c'est à tes risques et périls… Mais je me dis que tu sauras faire le bon choix. »
Dans le cas contraire, je ferais de sa vie un enfer. C'est clair comme de l'eau de roche. Saccager sa maison, faire tabasser un petit frère, séduire la partenaire s'il le faut. Il faut savoir être convaincant et je ne manque clairement pas d'arguments, tout comme je ne manque pas de sadisme.
« Pour faire genre que tu as le choix, je te laisse jusqu'à demain soir pour y penser. Mais ne rêve pas, mon petit coeur, t'as pas d'autre alternatives. Retrouve moi ici demain soir vers 23h pour les dernières modalités. »
Déjà, je parle comme sa supérieure hiérarchique et j'adore ça. Je ne lui laisse pas le temps de protester que je m'en vais déjà, le laissant au pied du mur. Il a intérêt d'être là demain. Je me retourne pour le regarder une dernière fois et je me dis qu'à sa dégaine, il est vraiment parfait pour le job, quoi que peut-être un peu trop cliché justement. L'important sera qu'il ne se fasse pas prendre.

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MessageSujet: Re: Where we land. Ian Where we land. Ian  EmptyMar 12 Avr - 21:11




 



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Clairement Ana et moi n'avons pas la même perception des choses. Se contenter d'acheter, si on peut employer ce mot considérant ma dette, n'a pour moi clairement pas le même niveau d'implication que vendre. Je ne me considère pas mêlé à un trafique de drogue parce que j'en achète le produit. Au final j'ignore tout du réseau derrière, je ne tire aucun profit, ne gère aucune transaction...
Non. Pour moi je ne suis mêlé à rien tant que je ne suis qu'acheteur. Ce qu'elle me demande changera clairement la donne concernant mon statut...

Ce n'est pas une décision à prendre à la légère. C'est le genre de chose qui se pense, même si ici mon choix est à priori prit sans avoir besoin d'y réfléchir, ça ne se décide pas en une minute.
Pris ainsi au dépourvu je n'ai pas le temps de procéder à une réflexion logique et construite. Mais c'est probablement comme ça qu'elle espère m'avoir, en me poussant à être impulsif.
Une part de moi refuse d'y croire et s'obstine à penser que je peux encore trouver une autre solution. Que j'ai le choix de refuser ce deal ingrat. Parce que je ne veux pas accepter ça. Je ne veux pas empoisonner des gamins, parce que soyons honnête ce sont les principaux consommateurs, qui pourraient être mes frères. De mon côté si j'achète à cette garce c'est uniquement dans un but médical pour ma mère, mais je dois bien être le seul de la ville à acheter dans cette optique.

Confus je cherche à la tester, histoire de savoir si elle bluff ou non. Je ne m'abaisserai pas à me soumettre face à quelque chose qui n'a rien de concret derrière. C'est déjà assez humiliant comme position, si en plus je me fais prendre pour un con par un bon jeu d'acteur... Il ne me restera plus le moindre soupçon de dignité.  Déjà qu'il en reste que des miettes...
Mais quelque chose dans son attitude me laisse croire qu'elle ne plaisante pas. De toute façon elle a plutôt l'air du genre sérieuse comme fille. Vu d'où elle vient je pense qu'il est raisonnable de se méfier d'elle et de ce dont elle est capable. Après tout, là où elle s'est forgée c'est pas tellement la même ambiance que Tenby. J'aurais tendance à l'oublier quand je vois sa petite stature de femme mais c'est peut-être là une erreur de ma part justement.
Finalement, après l'avoir écouté et observé je me trouve convaincu. Convaincu qu'elle ne plaisante et que je ferais mieux de me tenir à carreau avec elle...

A ma grande surprise elle décide alors de s'éclipser, me laissant un soit disant délai. Encore une manœuvre malsaine de sa part probablement. Pris au dépourvu je la regarde s'en aller. Non !
J'ai toujours les mains vides et je ne repartirais pas sans ce que je suis venu chercher.
En une fraction de secondes je fais le calcul dans ma tête, vendre pour cette pute durant un temps en espérant ne pas me faire pincer ou mettre très certainement ma famille en danger ? Un seul de ces choix a une chance de ne pas avoir d'impact sur ma famille... si je suis assez prudent... La réflexion est donc toute faite, même si je n'aurais jamais pensé opter pour cette option.
"Attends !" Je lui crie.
Putain j'arrive pas à croire que je vais vraiment faire ça.
Je la rattrape, arrive à sa hauteur. "C'est d'accord. Je vais faire ton sale boulot..." Les mots sont difficiles à sortir. S'en est presque douloureux physiquement. "Mais je repartirais pas sans rien. On scelle le deal et tu me donnes de la morphine ce soir."
Soulager ma mère... C'est le plus important. Je ne dois penser qu'à ça. Son bien être n'a pas de prix et si il faut je vendrais bien mon âme... Tant pis. Me voilà à présent chien d'Ana, mes mains liées et ma volonté brisée. Vermine accomplie. Je ne suis vraiment pas fier.



 
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Where we land. Ian

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