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Devyn - Déteste moi autant que tu peux mais écoute moi au moins une dernière fois si tel doit êtrele cas

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MessageSujet: Devyn - Déteste moi autant que tu peux mais écoute moi au moins une dernière fois si tel doit êtrele cas Lun 12 Oct - 9:38





Devyn & Sohel
L'amour d'un frère peut vous élever ou vous détruire
Jamais ne croyais en arriver là, depuis mon arrivée dans la colocation, je ne m'étais pas imaginé changer de vie comme ça. J'aimais ma vie d'avant, cela me rapprocher de ma mère mais aujourd'hui, je me rends compte que c'était une erreur et malgré que je venais de prendre une nouvelle décision, il n'en restait pas moins que je me faisais du soucis pour une femme importante dans ma vie – Ma Soeur – On pouvait me dire qu'elle ne l'était pas car on n'avait pas le même sang mais cela ne changeait en rien les sentiments que j'avais pour elle, pour moi elle était ma sœur. En ce moment c'était assez compliqué, elle avait perdu la mémoire et pour la protéger, on ne lui disait rien et puis elle m'en voulait de déménager, dans un sens je pouvais la comprendre mais dans l'autre c'était compliqué... Je pensais que me voir heureux lui ferait plaisir mais ce n'était pas le cas... Pour le moment, je m'étais tout ça sur le compte de sa ''fragilité''. Je savais que cela allait encore plus se compliquer avec ce que Malone m'avait annoncé, il allait leur dire ce soir d'après ce qu'il m'avait dit mais cela m'avait aussi fait prendre conscience ou du moins encore plus que c'était nous qui rendions Devyn fragile en tout lui cachant et surtout en étant tout le temps sur elle, surveillant le moindre fait et geste. Cela n'allait pas changer pour ma part mais j'avais pris une décision, il fallait que je lui parle de certaines choses mais j'avais aussi besoin de lui demander quelque chose d'important pour moi. On ne sait jamais de quoi l'avenir est fait et je ne pouvais pas laisser cela comme ça, j'avais aujourd'hui des responsabilités et il fallait que je règle certaines choses. J'avais envoyé un sms à Dev' pour lui dire que j'avais besoin de la voir, nos rapports en ce moment était assez tendu et sa réponse au sms en disait long, j'avais cette impression de la perdre un peu plus chaque jour et cela faisait mal. Je savais très bien qu'il était possible que le fait d'être en couple change certaines petites choses mais pas notre complicité, pas notre façon d'être tous les deux. Pour ma part, même si je déménageais, il n'en restait pas moins qu'il fallait que je la vois tous les jours même si cela serait que 5 minutes... C'était aussi un peu pour cela qu'on avait pris la décision avec Néné de prendre un appartement non loin de la colocation pour pouvoir garder un œil sur toute la maisonnée mais surtout un bon moyen de rester prés de ma sœur. Je venais de rentrer à la maison après avoir fait quelques achats et avais tout déposer dans la cuisine, avant de revenir dans le salon, je restais un petit moment à observer la pièce, me remémorant certaines choses... Des bonnes comme des moins bonnes, je revois encore Dev' et Sasha puis Alex, cet abruti que je prenais pour un frère et qui avait trahi tout le monde. Je regrettais aujourd'hui, de l'avoir écouté, de l'avoir poussé à avouer ses sentiments à ma sœur tout ça pourquoi pour qu'il reparte avec sa pétasse blonde plein de fric pour protéger son père ou je ne sais quoi... Une bonne partie de ce qu'il s'était passé était de sa faute mais pas seulement en fait... Je m'en voulais encore, de ne pas avoir su protéger ma sœur contre lui, contre la stupidité d'un homme faible... Mais ça personne n'était au courant pas même Néréa et pourtant elle était la femme qui partageait ma vie et qui me rendait heureux. Je retournais dans la cuisine pour prendre une bière et tel un automate, je m'installais sur la terrasse à l'arrière de la maison. J'étais resté debout, une main dans la poche et l'autre tenant la bière, je réfléchissais à tout ce qu'il se passait mais pas seulement, il y avait des choses à régler et c'était maintenant qu'il fallait le faire.


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MessageSujet: Re: Devyn - Déteste moi autant que tu peux mais écoute moi au moins une dernière fois si tel doit êtrele cas Mar 13 Oct - 21:04

Devyn ∞ Sohel
« La vie m’a appris une chose : les véritables amis se comptent sur les doigts d’une seule main. »
Depuis le début de l’après-midi, je ne parvenais pas à connecter mon esprit à la salle de cours. On avait beau parler, sur l’estrade devant moi, tout ne faisait qu’un passage éclair entre mes deux oreilles. Comme un bourdonnement sourd, inaudible, qui ne m’atteignait pas. Il faut dire que j’avais entendu Malone au téléphone avec une agence immobilière. Il allait partir, lui aussi, accompagné de Laserian. Si je lui en voulais ? C’était un euphémisme. Pas parce qu’il devenait un adulte responsable, non. Simplement parce que comme mon frère, il allait attendre d’avoir la clef de son nouvel habitat pour annoncer brusquement son départ. Et des abandons, je n’en pouvais plus. Il y en avait eu suffisamment, dans ma vie. Je n’étais pas dupe : la mort de Sacha me traumatisait encore. Le divorce de mes parents m’affectait toujours, puisque cela m’avait obligée à vivre avec un paternel totalement absent, qui avait d’ailleurs supposément refait sa vie, sans se soucier une seule fois de mon existence. Et puis, je devinais que mes questions sur Alexander n’étaient pas anodines. Chaque fois que je prononçais son prénom, on fuyait mes yeux. A croire qu’un souvenir enfouit allait me submerger pour me permettre de me noyer, définitivement. Seulement, j’avais appris à mes dépends que ce qui est pire que les cris et les larmes, c’est bien le silence. Malheureusement, c’est ce à quoi j’avais droit entre mon frère et mon meilleur ami. Depuis quand on planifiait de tels changements sans prendre en considération l’état mental de la fille qu’ils prétendaient aimer, à des façons différentes ? Je les maudissais. Parce que non, ils ne méritaient pas que je me mette dans un tel état pour eux. S’ils avaient tenu à moi comme ils le prétendaient, ils ne me lâcheraient pas maintenant. Pas alors que j’étais sur le point de redécouvrir mon passé.

La sonnerie retentit et je poussai un ultime soupire, non pas de soulagement. Il fallait rentrer, maintenant. Après avoir échangé des SMS avec Malone, sur le fait que j’avais découvert sa supercherie, je ne reçus rien en retour de sa part. Il n’avait donc rien à me dire ? Ca me brisa le cœur, littéralement. Dans ma rage, je reposai mon téléphone dans mon sac en bandoulière après avoir fourré mes notes de cours – vides – et mes livres de droit. J’en fis tomber un, au passage. Un autre étudiant m’aida gentiment, avec un sourire doux. Je ne le remarquai même pas, embrumée par ma colère. J’aurais pu le gratifier d’un regard amical ou d’un sourire de remerciement. Sauf que je n’en avais pas la force. Pas en cet instant où mes pensées volaient déjà à l’Esplande, dans la colocation qui ne serait bientôt qu’un vulgaire passé dont je n’avais que des bribes. Là-bas, je savais que Sohel y serait. Il m’avait demandé une audience personnelle, pour discuter et me demander quelque chose. Je le trouvais bien étrange. Il n’était pas spécialement en position de me demander une faveur. Pas après le coup bas qu’il m’infligeait.

A contrecœur, je pris le bus pour me rendre jusqu’à « la maison ». Cet endroit que je ne reconnaissais pas et qui ne m’était plus aussi chaleureux depuis que je savais qu’ils partaient tous. Bande de lâches ! Ils ne pensaient même pas aux conséquences pour Adélaïde et moi. Des égoïstes parfaits, finalement. Tout ce que je savais, désormais, c’est qu’il fallait que j’apprenne à me blinder contre eux et leurs manœuvres pour me faire culpabiliser de ne pas être heureuse pour eux. Comment pouvaient-ils me demander de sourire béatement alors qu’ils quittaient le seul navire auquel je pouvais m’accrocher ? Non, ils n’en avaient pas le droit. Et je ne pouvais décemment pas leur offrir ce plaisir. Ma révolte intérieure était trop violente pour ça et je n’étais guère décidée à changer de direction. J’avais le droit d’être fâchée. A cause de leur silence, je me reprenais tout en pleine face et je continuais d’ignorer une année entière de ma vie, ne percevant que des pseudos-réactions. Tout ce que j’avais vécu de bien, c’était notre amitié, depuis mon accident. Et j’avais déjà assez perdu lors du décès de Beatrix. Même si je ne me rappelais pas de tout, je savais qu’elle avait dû être importante pour moi. En tous cas, elle s’efforçait toujours de me consoler dès qu’elle le pouvait. De me faire rire. Ca me manquait affreusement.

Franchissant le pas de la porte, je trouvai un salon vide. Le soulagement fut de courte durée ; je savais qu’il était idiot de penser échapper à la « discussion » fraternelle que je m’apprêtais à avoir avec Sohel. Je déposai alors mon sac sur le canapé, pensivement. Je me dirigeai dans la cuisine à la recherche d’un verre et d’une boisson fraîche. Je me servis un Coca et je regardai à travers la fenêtre, qui donnait sur l’extérieur de la maison. Il était là, une bière à la main, fixant l’horizon. J’eusse un pincement au cœur. Notre relation se détériorait de plus en plus. Je n’acceptais pas son déménagement et lui ne comprenait probablement pas ma détresse, persuadé que j’allais me réjouir de sa vie de famille. Et moi alors, qu’est-ce que j’allais devenir sans mon frère et mon meilleur ami ? Je pris une gorgée, avant de m’avancer sur la terrasse, dehors. Il faisait frisquet – j’avais laissé ma veste, heureusement. Je déposai mon verre sur la table, à côté de moi. Il était toujours de dos. Sur la défensive, je croisai les bras. « Tu voulais me parler ? » Demandai-je, d’une voix lasse. J’attendais qu’il se retourne, pour me voir. Je suppose que je l’avais surpris par ma présence – il avait l’air totalement ailleurs, dans ses pensées. Je n’esquissai aucun sourire. Mes yeux se plantaient dans les siens. J’étais bien déterminée à ne pas flancher. Pas aujourd’hui. Entre son abandon et la fuite de Malone, j’avais largement de quoi lui tenir tête. Et même si une partie de moi comprenait, l’aimait et était heureuse pour lui, l’autre partie de mon esprit ne pouvait se résoudre à cette trahison. Lui qui était supposé me protéger, il avait creusé un fossé entre nous, par son départ inattendu et précipité.

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MessageSujet: Re: Devyn - Déteste moi autant que tu peux mais écoute moi au moins une dernière fois si tel doit êtrele cas Mar 20 Oct - 14:24





Devyn & Sohel
L'amour d'un frère peut vous élever ou vous détruire
Parfois, on se dit que la douleur ne peut-être que physique mais je sais au fond de moi que ce qui est pire c'est la douleur que l'on peut ressentir au fond de soit. En ce moment, j'avais cette impression que malgré le bonheur que je pouvais ressentir sur ma vie de couple rien n'allait. Il suffisait de regarder où en était mes rapports avec ma sœur, plus le temps passait et moins je ressentais cette complicité qu'on avait eu, elle avait déjà commencé par me cacher sa relation avec Malone et maintenant celle avec Noäm... Il était vrai que je voulais la protéger en ne lui disant pas ce qu'elle avait oublié, mais comment lui dire qu'elle avait perdu l'homme qu'elle aimait avec son bébé puis qu'un abruti qu'elle aimait lui avait brisé le cœur à deux reprises... J'en avais marre de la voir souffrir à cause de lui et je pensais que si elle connaissait la vérité, elle allait être encore plus détruite. Alors que j'étais sur la terrasse, je réfléchissais à tout ça et je savais que je faisais fausse route, dans un sens, elle était en droit de savoir même si cela devait nous faire encore plus de mal. Je ne pouvais pas nier que j'avais peur que cela signe la fin de notre histoire mais je n'avais plus le droit de me montrer égoïste. Il était peut-être temps d'arrêter de fragilisé Devyn qui à la perdre définitivement par ce que j'avais à lui dire. Il était sûr que ce n'était pas ce que je voulais loin de là, je l'aimais autant que ma fille et que Nerea bien sûr à des niveaux différents mais au même point. Etrangement mon regard venait de se brouiller par des larmes que je ne contrôlais pas, peut-être le trop d'émotion que je gardais au fond de moi depuis des mois, je n'avais même pas pleurer à la mort de Béa, retenant à chaque fois mes larmes pour qu'on ne me voit pas faible et que je reste un pilier pour les autres, jusqu'à aujourd'hui, je m'interdisais de pleurer... A tort.... Je pris une nouvelle gorgée attendant que Devyn arrive, perdu dans mes pensées, je ne l'avais pas attendu arriver « Tu voulais me parler ? » Je baissais la tête et fermais les yeux un court instant essayant d'effacer toutes traces d'une chose que je n'arrivais pas à contrôler même si je savais très bien qu'elle le verrai. Mon regard se planta dans le sien et je me doutais que cela n'allait pas être une partie de plaisir « Oui tout à fait... On va se mettre à l'intérieur ça évitera que tu ais froid ! » Je laissais un court instant encore mon regard sur ma sœur avant de la suivre pour rentrer dans la maison où la chaleur se faisait plus douce. Une fois à l'intérieur, je pris un petit carnet que je vins à tendre à ma soeur « ça t'appartient mais avant j'aimerai juste te parler de cet abruti d'Alexander et pourquoi on réagit tous comme ça avec toi quand tu nous poses des questions sur lui... » Je fis quelques pas évitant le regard de ma sœur, je ne voulais pas qu'elle voit la haine que j'avais pour lui dans mes yeux, elle me connaissait par cœur et savait très bien voir les choses en moi malgré tout j'avais peut-être envie qu'elle ait une bonne image de lui.. j'en savais strictement rien du tout.... « Quand je suis arrivé à la coloc' tout était beau, tu étais heureuse et j'aimais te voir sourire, rire... Tu es tombée amoureuse et tu rayonnais de bonheur... Il a fallu ensuite que vous tombiez amoureux l'un de l'autre et tu as vu qu'en fait tu aimais Sacha plus qu'Alexander mais cela ne changeait en rien ce que vous étiez l'un pour l'autre... Par la suite, après un mauvais passage, tu l'as aimé de nouveau, vous étiez tellement beaux et ce connard a pris la fuite pour protéger son père sans laisser de nouvelles à personnes... » Je me retournais pour regarder ma sœur, j'en disais peut-être beaucoup pour elle mais elle avait aujourd'hui le droit de savoir... « Il est revenu plusieurs mois après, nous annonçant qu'il allait se marier pour protéger son père... c'était un mariage arrangé, il était venu me voir au boulot, je n'avais pas été tendre avec lui, tu me connais maintenant pour savoir comme je suis... Malheureusement, je l'ai cru et je l'ai poussé à revenir vers toi car son mariage était arrangé, qu'il t'aimait... Le jour du mariage, je m'y suis opposé et il a fini par mettre un terme pour réellement revenir avec toi... Tu rayonnais de nouveau ce jour-là... Mais cela à été de courte durée... Car il a repris la fuite une fois de plus... C'est quand tu as appris cela que tu as ton....... ton accident.... » plus je parlais d'Alexander, plus ma mâchoire se crispait sous la haine que je pouvais ressentir pour lui, heureusement que la bouteille de bière était en verre, elle aurait fini dans un drôle d'état.... « Tu peux me détester autant que tu veux... » Ma gorge se serra légèrement et cela devait s'entendre, je pris une grosse bouffée d'oxygène venant poser la bouteille sur la table de la salle à manger « Je suis et resterai ton frère jusqu'à notre mort et au-delà et même si l'on ne vit plus sous le même toit, que tu ne veux plus me parler à cause de mes choix que tu ne comprends pas, je te protègerai toujours envers et contre tout ! Voilà aussi pourquoi j'ai été comme ça avec Noäm... t'en fais pas je vais m'excuser auprès de lui... je le vois tout à l'heure également ! » Je la regardais de nouveau, je savais très bien qu'elle allait se poser de nouvelles questions mais elle avait le droit de savoir. « Je me suis montré égoïste en te cachant ton passée mais cela n'était que pour te protéger, j'en ai assez de te voir souffrir pour des connards qui n'en valent pas la peine... Aujourd'hui, je te rends une partie de tes souvenirs, les autres viendront en temps et en heures... Je suis là si tu as besoin sinon il y aura d'autres personnes pour te raconter tout cela.. Si ton choix est de mettre une croix sur nous... » Je laissais un court instant mon regard sur elle avant d'un geste maladroit faire tomber la bouteille au sol « Merde... » Je me baissais pour ramasser les morceaux, il fallait que je me concentre sur ça et laisser ma sœur se faire à tout ce que je venais de dire... J'avais peur de sa réaction... alors autant ne pas lui faire face pour une fois...



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MessageSujet: Re: Devyn - Déteste moi autant que tu peux mais écoute moi au moins une dernière fois si tel doit êtrele cas Jeu 22 Oct - 22:30

Devyn ∞ Sohel
« La vie m’a appris une chose : les véritables amis se comptent sur les doigts d’une seule main. »
Le moment crucial était enfin arrivé. Je me tenais derrière Sohel, abattue par tous les événements précédents et les nuits sans sommeil. A cause de lui, de Malone, de Laserian… Je souffrais. Une déchirure psychologique qui ne portait pas de nom dans ma bouche mais que je pouvais ressentir jusqu’au plus profond de mes tripes. J’étais anéantie de les voir me laisser derrière eux, sans penser aux conséquences. Sans s’imaginer que cela pouvait me blesser si atrocement que j’en serais malade. Non, ils avaient pensé à eux et à leur avenir. Grand bien leur fasse ! Je saurais me débrouiller sans eux. Armée d’Adélaïde comme colocataire, je trouverai bien la force de surmonter cette épreuve supplémentaire. Nos regards se croisèrent alors. Il avait l’air particulièrement tendu et pensif. Mais ce qui me frappa le plus, ce furent les larmes qui s’étaient frayées un chemin de ses yeux jusqu’à son menton. Il tenta de les dissimuler. Ce fut peine perdue : j’avais tout vu. Mon palpitant fit un raté monstrueux, se détruisant un peu plus par cette vision. Cela me broyait le cœur de le savoir aussi triste, lui aussi. Je ne souhaitais aucunement lui infliger cela. Cependant, j’estimais qu’il était en partie responsable de la situation – même si j’étais surtout encore énervée contre Malone à l’heure actuelle. Je ne fis donc aucun commentaire, même si je mourrais d’envie de le serrer dans mes bras, comme je l’aurais fait en temps normal. Néanmoins, plus rien ne me paraissait commun depuis l’annonce de son départ. Non. Tout mon univers, si familier, me semblait subitement totalement étranger. Perdant mes repères, je ne savais à quoi me raccrocher pour le moment. Il me proposa alors de nous rendre à l’intérieur. J’hochai la tête et je passai la première, dans un silence morbide et sombre. Je n’aimais pas spécialement agir de la sorte. Être si dure avec mes amis ne me ressemblait pas. Alors avec mon frère, c’était bel et bien la première fois. Une fois à l’intérieur, il me tendit un petit carnet que je pouvais reconnaître entre mille : mon journal intime. Il était là, sous mes yeux, dans les mains de Sohel. Lentement, craignant qu’il ne s’envole, je tendis mon bras pour m’en emparer avec une délicatesse et une fascination étonnante. Comme si la résolution de tous mes problèmes se trouvait à l’intérieur. Je relevai alors mes yeux sur mon frère, étonnée et reconnaissante à la fois. Pourtant, une partie de moi lui en voulait d’avoir attendu aussi longtemps et de telles circonstances pour me le remettre, moi qui le suppliais presque à genoux pour que ce moment me revienne de droit.

Il voulait me parler d’Alexander Livesey, notre ancien colocataire et « ami ». Du moins, c’est ce que tous prétendaient. Je n’avais jamais été dupe : on me mentait volontairement. J’hochai la tête, docilement, avant de m’asseoir sur une chaise tandis que je posai mon précieux sésame sous mon nez, sur la table, comme si j’avais là un trésor que je ne pouvais partager avec personne d’autre que moi-même. Attentive, je regardai mon frère qui s’agitait comme un lion en cage. Cela ne lui ressemblait pas. Son état anormal me signalait que j’avais raison au sujet de ce « simple ami » d’autrefois, qui avait brusquement disparu de la circulation. Toute la tension de Sohel était palpable. Sa mâchoire était crispée, son regard fuyant et il n’avait de cesse de marcher dans tous les sens. Il se lança alors dans son récit.

Pendant que les mots défilaient de sa bouche à mes oreilles, le temps me parut suspendu. Lentement, des images plus ou moins floues me revinrent à l’esprit. Comme un château de cartes fragile, je repositionnais ces dernières de façon à former un ensemble cohérant, mais totalement instable. Je revoyais le baiser, dans une salle de bain. Les larmes, la colère, son mépris, son amour… tout me revenait en pleine tête. Un choc violent, ardent et intense, qui me submergea de part en part. A mesure qu’il s’avançait dans ses explications, mon frère me délivrait la vérité sur ma relation avec Alex. Ce garçon qui m’était encore presque étranger, il y a quelques secondes, revenait dans mon univers en tant que pièce maîtresse d’une détresse nouvelle. Ca y est, je pouvais à nouveau frémir de douleurs. Ca me prenait le ventre et me le tordait, tandis je revoyais mes souvenirs défiler inlassablement. Je n’entendais même plus clairement ce que disait mon frère. Non. Je ne pouvais pas. Un bourdonnement sourd et bruyant prit place dans mes oreilles. Ma vision se brouilla, sous l’effet des perles lacrymales qui s’installèrent dans mon regard marron. Mais en dehors du fait d’avoir envie de pleurer ou d’hurler, ce furent les nausées qui me forcèrent à me relever de ma chaise. Je vis à peine que Sohel était baissé, pour ramasser le verre de la bouteille. Ma respiration était difficile. Je me sentais oppressée, de tous les côtés. Néanmoins, la sensation la plus horrible était de me sentir sale. Comme si tout le monde m’avait menti durant tout ce temps. Revoir Alexander me toucher, cela me dégoûta. Toute la haine que j’avais pour lui remontait à la surface. Et, comme pour mieux l’exprimer qu’avec des mots, c’est mon corps qui fut parcouru de spasmes de contraction musculaire. Alors, en titubant comme un zombi, je m’approchai du lavabo – à trente centimètres de mon frère – et je rendis mon dernier repas dans le siphon. Ce n’était pas élégant. Cependant, cela fut plus fort que moi. C’était tellement violent à encaisser que mon corps me poussait à le rejeter. Hélas, cela faisait bel et bien partie de mon vécu, de mon histoire. Et tandis que je vomissais, les larmes se mirent à couler le long de mes joues rougies par l’effort.

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MessageSujet: Re: Devyn - Déteste moi autant que tu peux mais écoute moi au moins une dernière fois si tel doit êtrele cas Mer 28 Oct - 10:54





Devyn & Sohel
L'amour d'un frère peut vous élever ou vous détruire
Le moment était venu pour parler à Devyn du fameux sujet qui était un sujet tabou dans la colocation depuis son accident, je savais que c'était un risque pour qu'elle aille encore plus mal mais je devais le faire, c'était pour son bien tout simplement. Il fallait qu'on arrête tous d'être trop protecteur avec elle, elle avait le droit de savoir ce qu'était sa vie avant par contre je ne voulais en aucuns cas lui parler du bébé qu'elle avait perdu du moins pas pour le moment. Mais je connaissais Devyn et je savais qu'une fois le fameux journal en main, elle allait le lire sans s'arrêter. Alors que je lui parlais de tout ça, mon regard était fixé sur ma sœur, je pouvais à chaque parole voir ce qu'elle pouvait ressentir, cela me faisait mal dans un sens mais il le fallait, c'était pour elle... Pour un meilleur avenir... Alors que je venais de terminer, j'attendais une réaction de ma sœur mais je fis tomber la bouteille que je venais de poser sur la table, alors que je ramassais les morceaux de verre, je pus voir Devyn se diriger rapidement vers l'évier... Je fermais les yeux, non pour ne pas voir la scène mais simplement parce que cela me faisait mal de la voir ainsi, j'aimais ma sœur et cette révélation la faisait souffrir et j'en étais responsable... Je vins à jeter les morceaux de verre dans la poubelle et mon regard se porta une fois de plus sur Devyn, elle avait fini de vomir mais les larmes coulaient toujours le long de ses joues, mon cœur se serra dans ma poitrine, je me demandais si j'avais bien fait – je commençais à douter – Je fis quelques pas vers elle sans savoir si elle allait une fois de plus me rejeter ou non mais je ne pouvais la laisser comme ça, elle avait besoin d'être épaulée, elle avait besoin que je sois là pour elle et que je lui fasse comprendre à défaut de lui dire que je l'aimais et que je serais toujours là pour elle. Je posais une main sur son épaule lentement afin d'éviter de lui faire peur « Je suis désolé... Je ne voulais pas te faire de mal... » Je savais que c'était ce que je faisais depuis quelques jours depuis qu'elle avait appris pour notre déménagement. Mais aujourd'hui, c'était ce qu'il fallait faire malgré tout, j'en étais persuadé, elle avait besoin de savoir pour avancer, elle avait besoin d'en savoir plus encore mais certaines parties, je préférai qu'elle le lise que de lui dire simplement parce que j'avais peur de mal m'y prendre et d'être trop brusque. Ce n'était pas bon pour elle.. Une fois de plus je voulais la protéger mais il fallait qu'on arrête, c'était le mieux à faire... C'était quand même une situation assez difficile... Elle voulait savoir, on voulait la protéger peut-être un peu trop... Mais cela mettait une ambiance désagréable dans la maison... Enfin maintenant c'était fait en partie et ce qui s'annonçait allait devenir meilleur dans quelques temps, il suffisait d'accepter tout... « Écoute.... Je suis là si tu veux en savoir plus une fois que tu auras lu le journal ou si tu veux que je sois là pour le lire pas de soucis, je fais ça pour toi... Comme j'ai dit à Malone, il faut qu'on arrête de vouloir te protéger de tout... C'est sûr que sur certaines choses, on sera toujours pareil surtout moi mais on va faire des efforts » Je regardais ma sœur avant de la tirer contre moi doucement pour ne pas l'effrayer ou autre...



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MessageSujet: Re: Devyn - Déteste moi autant que tu peux mais écoute moi au moins une dernière fois si tel doit êtrele cas Jeu 29 Oct - 16:17

Devyn ∞ Sohel
« La vie m’a appris une chose : les véritables amis se comptent sur les doigts d’une seule main. »
Cette vision de moi, dans les bras d’Alexander, me donnait un frisson. Rendre mon dernier repas dans le siphon était un véritable supplice. Les spasmes dans mon ventre, la contraction musculaire, cette sensation désagréable de mourir à chaque fois que ça sortait… Non, c’était inhumain. Plus les larmes perlaient, plus mes efforts se voyaient et plus je retrouvais des souvenirs perdus. Cette gourmette, laissée dans le fond d’un carton : je comprenais mieux sa provenance. Pourquoi je l’avais, elle qui était gravée pour le fils Livesey. Il me l’avait remise, avant de m’abandonner une ultime fois. Comme une offrande à la promesse qu’il m’avait faite, cette nuit-là. Nous étions supposés en venir au mariage, un jour. Il avait tout gâché – plus d’une fois. Les regards méprisants de mes amis à son égard, les yeux désolés des passants dans la rue… Tout trouvait sa place dans ce puzzle gigantesque qu’était ma mémoire de poisson rouge. Si la vérité me fut dissimulée, elle venait de m’éclater en plein visage. Un froid immense s’immisça dans mes tripes, puis dans mon âme, la gelant au passage. Anesthésiée par la douleur physique, il ne demeurait que mon mental pour me protéger de tout ça. A en juger par la situation, je ne maîtrisais rien. Tout s’effondrait, autour de moi. Etrangement, je me sentais coupable. Parce que j’y avais cru. Je m’étais laissé berner par un garçon comme Alex. Le demi-frère de Malone. Ca aussi, cela me revenait. Ce lien de parenté exiguë et interdit qui fut un choc pour chacun d’entre nous. Merde. J’avais couché avec les deux garçons et je sortais maintenant avec le cousin de mon ancien fiancé. Cela me répugna d’autant plus. Le pauvre Noäm n’y pouvait rien – il fallait juste que je digère le stress émotionnel.

Une fois que mes vomissements furent atténués, je sentis la main protectrice de mon frère se déposer sur mon épaule. Il était désolé. J’eusse un sourire rempli d’amertume. Il disait ne pas vouloir me provoquer le moindre mal. La révélation n’était pas liée à lui directement. Cependant, la douleur que j’avais ressentie lors de son départ, je pouvais enfin la cerner. La comprendre. Il me trahissait en partant loin de moi. Parce que je savais que ce serait désormais différent, entre nous. Il aurait sa vie de père et de petit-ami attentionné auprès de Nerea. Moi, je n’étais que l’élément rapporté qui ne valait pas grand-chose. Mes larmes redoublèrent tandis que la déception gagnait ma poitrine, brisant mon cœur morceau par morceau. J’en voulais à Malone et Laserian, aussi. Surtout leurs messages odieux. Ils avaient le droit de me juger, de me parler parce que « eux, ils savaient ». Mais justement, ils auraient dû me parler. Ne pas me tourner le dos. Je les méprisais. Sohel me força alors à venir dans ses bras, doucement. J’étais tellement abasourdie que je me laissai faire. Je n’avais pas la force de lutter à son emprise. Même lorsqu’il me parlait. J’essayais de réfléchir, mais la rancœur qui me tenaillait était trop forte. Trop animale et violente. Alors, dans un ultime désespoir, je plaçai mes mains contre son torse et je le poussai assez fortement pour me détacher de son corps bienveillant. « Vous êtes comme lui ! » Lui crachai-je au visage, en parlant de lui, Laserian et Malone. Je faisais référence à Alexander, évidemment. S’il avait décidé de me quitter pour partir en Russie sans me demander mon avis, les trois autres comparses ne valaient pas mieux à mes yeux. « Vous aussi, vous m’abandonnez ! » Renchéris-je, la voix cassée par les sanglots étouffés et les yeux bouffis par les larmes qui circulaient encore sur mon visage. Je m’éloignai de quelques pas, juste pour instaurer une distance entre lui et moi. Je manquais d’oxygène. J’avais envie de partir en courant, de sprinter loin de mon univers et de me perdre dans les méandres d’une eau glacée. Seulement, j’étais bel et bien enfermée ici. A tout jamais, j’y avais laissé une partie de mon âme. Anéantie, je m’appuyai contre un des murs et je glissai jusqu’au sol, avant de m’effondrer et de sangloter encore plus violemment. « J’peux pas… ça fait trop mal… » Cela ne voulait rien dire. Je n’étais plus cohérente, à ce stade. Tout ce que je souhaitais, c’était retourner en arrière. Tout effacer et recommencer. Je ne coucherais pas avec Alexander. Je ne me laisserais pas embobiner par son regard azure et ses belles paroles. Non. Je ne le laisserais pas me détruire, comme il l’avait fait. Hélas, la vie était ainsi faite et je ne pouvais pas modifier les règles du jeu. Tout ce que j’étais en mesure de faire, c’était de contempler les dégâts. Seule, dans le noir.

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MessageSujet: Re: Devyn - Déteste moi autant que tu peux mais écoute moi au moins une dernière fois si tel doit êtrele cas Lun 16 Nov - 17:07





Devyn & Sohel
L'amour d'un frère peut vous élever ou vous détruire
Cela était toujours difficile de découvrir une vérité, aujourd'hui, c'était le cas de ma sœur, elle découvrait la vérité sur sa relation avec Alexander, il avait fallu que je lui en parle, c'était le mieux pour elle, j'en étais persuadé. Depuis quelques jours, j'avais réfléchi à ce qui était le mieux à faire, je savais qu'il fallait arrêter de la couvrir comme un bébé, on l'avait bien trop longtemps fait. Je prenais des risques, nos relations n'étaient pas au beau fixe depuis que nous avions annoncé notre départ avec Nerea, c'était assez complexe mais il le fallait et puis j'avais ce pressentiment qu'il allait se passer quelque chose... Alors que je venais de prendre la parole, lui racontant tout ce qu'il s'était passé dans les grandes lignes, la réaction de ma sœur me fit mal... Cependant pendant quelques instants, je ne bougeais pas la laissant reprendre un peu ses esprits avant de la tirer contre moi lentement sans pour autant l'empêcher de rompre notre étreinte. Soudain, elle me poussa assez fortement, je fronçais les yeux tout en soupirant « Vous êtes comme lui ! » Je restais à la regarder, elle n'avait rien compris, elle ne pensait qu'à elle, dans un sens je lui en voulais de réagir de la sorte car j'avais l'impression qu'elle ne pensait qu'à elle... Oui elle avait perdu la mémoire et elle commençait à la retrouver, oui on la protégeait un peu trop depuis des mois mais devais-je tout arrêter, devais-je tout mettre entre parenthèse pour qu'elle soit heureuse. Ce n'était pas parce que j'allais vivre avec Nerea que j'abandonnais ma sœur mais ça elle ne le voyait pas. Je pouvais comprendre un peu mais pas totalement... « Vous aussi, vous m'abandonnez ! » Mon regard s'endurcit rapidement, j'avais envie de la secouer, de lui faire comprendre que ce  n'était pas le cas mais est-ce que cela valait le coup je n'en savais rien à la seconde même où elle prenait la parole. Je laissais mon regard sur elle alors qu'elle se laissait glisser sur le sol « J'peux pas... ça fait trop mal... » Je ne comprenais pas ce qu'elle venait de dire, qu'est-ce qui faisait trop mal, les paroles que je venais de dire ? Je restais à ma place détournant mon regard, il fallait que je trouve les mots pour qu'elle comprenne mais je me demandais si je devais être dur avec elle ou non. C'était assez difficile de trouver un juste milieu..... Plus le temps défilait devant nous plus je me disais qu'il fallait que je réagisse maintenant au lieu de tourner autour du pot pendant 107 ans. Je posais une nouvelle fois mon regard sur ma soeur « Tu sais quoi ! Tu commences sérieusement à me gonfler Devyn à réagir comme une gamine ! Arrête de mettre tout le monde dans le même panier, on n'est pas Alexander et on ne le sera jamais mais on ne peut pas arrêter de vivre comme toi tu ne peux pas arrêter de vivre à cause d'un connard qui s'est cru malin. Tu me connais Dev' et tu sais très bien comment je suis, même quand je n'étais pas bien, j'ai toujours été là pour toi ou pour les autres, même dans les pires moments, tu as peut-être oublié tout ça mais quand tu t'en souviendras ça sera différent. Moi aussi j'ai mes soucis certes ils sont loin d'être aussi énormes que les tiens mais ça n'empêche en rien que je suis là à n'importe quelle heure du jour et de la nuit pour tout le monde. Cela ne changera pas quand je vivrais en dehors de la colocation. Il est sûr qu'il me faudra un peu plus que 30 secondes pour être là mais je serais là en moins de 5 minutes si tu avais besoin... Je ne suis pas lui et Malone non plus... » je venais peut-être d'être dur envers Dev' mais je pensais que cela ne l'était pas assez, j'aurai pu l'être encore plus, je voulais qu'elle ait un électrochoc, j'étais peut-être maladroit mais je m'en fichais, elle me m'était hors de moi et cette fois-ci je ne pouvais pas ne rien dire. « Je sais très bien que tes souvenirs te font mal que c'est difficile pour toi de comprendre ce que ce débile t'a fait mais là je ne reconnais pas ma sœur, ma sœur, elle se serait levée et elle se serait battue pour être heureuse, pour avoir la vie qu'elle a toujours voulu... Je t'aime Dev' du plus profond de mon cœur et je ne veux qu'une chose retrouver ma sœur et non voir un fantôme.... Alors réveille toi BORDEL et ouvre les yeux sur ce qu'il y a autour de toi au lieu de t'enfermer dans la prison que tu as choisi ! » Mon regard n'avait pas changé, il était resté dur face à elle mais je m'étais adouci un peu... Je passais une main dans mes cheveux avant de me rendre dans le salon, il fallait que je me calme mais surtout que je la laisse se calmer...



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MessageSujet: Re: Devyn - Déteste moi autant que tu peux mais écoute moi au moins une dernière fois si tel doit êtrele cas Lun 16 Nov - 17:35

Devyn ∞ Sohel
« La vie m’a appris une chose : les véritables amis se comptent sur les doigts d’une seule main. »
La souffrance que la jeune femme ressentit au fond d’elle-même, à cet instant-là, était bien plus violente qu’elle ne l’avait imaginée. Ainsi donc, c’était de cela que tous ses proches désiraient la protéger. Elle comprenait mieux pourquoi elle avait tenté de se taillader les veines. Son geste de désespoir marquait la fin de son envie de se battre. Pourtant, elle avait tenté de reprendre goût à la vie. Mais la tornade prénommée « Alexander » était revenue mettre la pagaille dans son existence. Il avait tout emporté avec lui : ses rêves, son futur, son sourire, sa joie de vivre, son amour propre. Il avait tout emporté au lointain. Désormais, elle n’était plus qu’une ombre déchue et silencieuse dont les larmes ensanglantées perlaient le long de ses joues rougies par les efforts vains de recracher sa mémoire par ses entrailles. Tout était fichu en elle. Et ce qu’elle avait pu faire de mieux était de s’asseoir et de se recroqueviller sur elle-même, après avoir hurlé sur son frère. Il n’était pas totalement responsable de son état. La colère de la jeune femme était mal dirigée ; Elle ne savait pas contre quoi ou contre qui s’en prendre. Son ancien fiancé n’était pas là pour recevoir toute la haine qu’elle lui portait. Sasha ne pouvait pas la prendre dans ses bras et lui murmurer que tout irait bien. Quant à Leo, il n’existait que dans des songes qui lui parvenaient lentement, tels des murmures presque inaudibles. Elle s’était tant de fois imaginée la chevelure noire de son fils et son regard métissé que de le revoir, même dans un mirage fantasmé, fut une souffrance terrible pour elle. Déjà au sol, elle ne s’attendait pas à ce que l’assaut final soit donné par son grand frère. Il bouillonnait de l’intérieur et il finit par exploser. Il la traita de gamine et s’offusqua même qu’elle préférait s’enfermer dans une prison dont elle avait choisi d’être la victime. Le ruisseau s’arrêta, tandis que le choc perdura dans son esprit. Il lui reprochait d’être égoïste, de ne pas voir la vérité. Qu’ils n’étaient pas des Alexander numéro deux et qu’il serait quand même là pour elle, même s’il mettrait plus de temps à venir. Elle eut le souffle coupé. Si Devyn était consciente d’avoir une part de responsabilité dans ce foutoir monumental, elle ne s’attendait pas à ce que ce soit Sohel qui s’attaque de la sorte à elle. Pas de compréhension ni de drapeau blanc. Il avait sorti les armes en lui crachant dessus toute la rancœur qu’il gardait enfouie en lui. Puis il partit rejoindre le salon, sans doute dans l’espoir de se calmer aussi un peu. Elle resta là, sur le carrelage froid, le regard dans le vide. Non, elle n’admettait pas qu’il la traite de cette façon.

Elle se releva, les jambes tremblantes. Les fores qu’elle possédait s’amenuisaient petit à petit. Il fallait dire que rendre son repas n’avait pas aidé à obtenir des forces colossales. Elle essuya ce qu’il restait sur son visage, prenant même la peine de se moucher. Tout était automatique, comme un robot. Finalement, c’est en titubant presque qu’elle rejoignit Sohel. Son regard aussi s’était endurci. S’il avait cru qu’elle lui pardonnerait d’avoir été odieux, il se trompait. Il voulait qu’elle comprenne des éléments clefs, notamment le fait qu’elle pourrait toujours compter sur ses amis. Seulement, elle n’était pas prête à encaisse le choc de la révélation en plus des départs précipités de ses anciens colocataires. Sa « famille ». Tout cela était détruit et elle leur en voulait énormément. Elle planta son regard dans les iris de son aîné et croisa les bras contre sa poitrine. Un geste défensif qui en disait long sur sa façon de voir les éléments qui s’offraient à elle. « Sors d’ici. » Dit-elle froidement, sans plus de réaction visible que cela. Elle ne pleurait plus, ne se lamentait pas. Sans même chercher les explications, elle voulait qu’il s’éloigne. Le barman lui avait causé trop de peine pour cette fois-ci et elle ne voulait pas en subir d’avantage. Elle devait apprendre à se protéger des attaques des autres. C’était à bout de force qu’elle lançait à son tour cette vengeance malsaine envers lui et tous les hommes qu’elle méprisait désormais. « Dehors. » Renchérit-elle, sans sourciller. Puis, lassivement, elle laissa ses bras se balancer pour retomber le long de son corps. Sa poitrine se soulevait calmement, étrangement. Sans cérémonie supplémentaire, elle tourna les talons et se dirigea vers la cuisine où elle prit un grand verre d’eau pour en boire quelques gorgées, histoire de se calmer. Ici, ce n’était plus chez Laserian, Malone, Sohel et Nerea. Désormais, elle vivait seule avec Adélaïde. Elle reformerait une véritable famille, comme elle le pourrait. Il lui faudrait du temps pour pardonner et cicatriser. Beaucoup de temps. Parce qu’elle fut blessée d’une façon dont elle n’aurait jamais cru possible. Mortellement.

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MessageSujet: Re: Devyn - Déteste moi autant que tu peux mais écoute moi au moins une dernière fois si tel doit êtrele cas Mer 18 Nov - 10:06





Devyn & Sohel
L'amour d'un frère peut vous élever ou vous détruire
Mon regard se devait de rester dur envers ma sœur, cela me faisait mal mais avais-je le choix si je voulais qu'elle réagisse, elle ne comprenait pas quand j'employais la manière douce. J'avais du mal à la reconnaître, elle n'avait jamais baissé les bras et depuis son accident, j'avais l'impression que c'était le cas sans compter qu'elle mettait tout le monde dans le même panier et ça je ne pouvais pas le concevoir. Dans ce cas là autant que je mette toutes les femmes dans le même panier... C'était tellement compliqué cette situation mais bon... J'aimais ma sœur de tout mon cœur et je ne voulais qu'une chose qu'elle réagisse, j'avais beau retenir beaucoup de chose mais là c'était un peu trop... Bon il n'y avait pas que ça mais ça pour le moment c'était une autre histoire et je préférai ne pas en parler avant d'en savoir un peu plus. Tout ce qu'il se passait me ronger de l'intérieur et voir Devyn ainsi me crever le cœur un peu plus que le temps passait. Je regardais Devyn attendant qu'elle réagisse et je me doutais que cela ne serait pas de tout repos, c'était peut-être la dernière fois que je la voyais « Sors d'ici. » Sa réaction était compréhensible mais pour le moment je ne bougeais pas, je restais à la fixer serrant les dents un peu plus « Dehors. » Je fronçais les yeux alors qu'elle partait dans la cuisine, elle avait pris sa décision... Je ne savais pas ce que tout ça allait donner pour le moment, je pouvais constater que notre relation de frère et sœur était au plus bas... N'étais-ce pas normal entre frère et sœur qu'il y ait ce genre de tension... J'en savais strictement rien et même si cela me faisait mal il ne fallait pas que je lâche bien que je n'avais qu'une envie la consoler et rester près d'elle. Malgré tout ça il y avait une chose qu'il fallait que je lui demande, je ne pensais pas à moi à ce moment précis mais à ma fille, je pris la décision d'aller vers la cuisine, l'observant pendant quelques secondes « T'en fais pas, j'vais me barrer mais j'ai un truc à te demander, c'est pas pour moi que je le fais, je ne te demanderai plus rien ne t'en fais pas.. Le message est bien passé. Mais c'est Agathe... On... Elle aimerait que tu deviennes sa marraine mais au vue de ce qu'il se passe si tu refuses je comprendrai, je suis peut-être le pire des salops, un connard parmi les autres, je ne suis pas idiot pour ne pas comprendre... » Je restais à la regarder avant de me retourner pour aller attraper ma veste sur la chaise ma main tremblait sans comprendre réellement pourquoi... Je soupirais légèrement avant de tourner la tête pour la regarder du coin de l'oeil « Elle n'a pas demandé à être au milieu de notre conflit, je ne veux pas de réponses aujourd'hui, prends le temps d'y réfléchir et t'en fais pas sauf extrême urgence ou que tu le demandes, je ne te ferai plus chier » Ma voix avait changé laissant place à une chose que j'essayais de cacher depuis le début... Je me sentais mal mais c'était peut-être la meilleure des choses à faire pour qu'elle avance pourtant je donnerai tout pour être avec elle et surtout pour l'aider à surmonter tout ça. J'enfilais ma veste et sorti de la maison pour venir m'asseoir sur les marches du perron tout en glissant ma tête dans mes mains lâchant une partie de ce que j'avais emmagasiné depuis bien trop longtemps.


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