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Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family

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MessageSujet: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Mar 22 Sep - 20:54

Luka ∞ Enaël&Lizzie
« Plus jamais je ne veux vivre ça. »
Tenby. J’étais de retour à la maison, après tout ce temps passé en Irak. Cela faisait drôle de revoir les ruelles de mon enfance déferlées devant mes yeux. Néanmoins, je ne pouvais pas m’y arrêter. J’aurais aimé passer dire quelques mots à Shea, puis à Tyliane. Cependant, l’urgence était ailleurs. A Reading, pour être exacte. Lizzie, ma petite sœur, y était hospitalisée. Elle avait eu, vraisemblablement, un accident de voiture assez grave. L’idée de la perdre m’était insupportable. A croire que les femmes de ma vie aimaient me torturer ! D’abord Shea, qui était tombée à se casser le bras. Elle aurait pu accoucher sur place, tiens ! Heureusement que ma cadette était passée dans le coin. Quant à Tyliane, qui attendait des jumeaux de moi, elle avait tué un homme pour se défendre et était mise à pied. Et ensuite, ma petite sœur. Merde ! Il se passait quoi dans le coin ? Je ne pus m’empêcher de rager intérieurement. Je vérifiai que Shea n’était pas à la maison, ni Paige, avant de rentrer dans l’appartement et de poser mes affaires, discrètement. Je pris une douche, histoire de me réveiller tant bien que mal, et je mis des vêtements propres. Sans plus tarder, j’appelai Enaël. Je l’informai de mon retour en Angleterre et du fait que je viendrai le chercher, pour aller voir Lizzie à l’hôpital. On ne s’échangea pas grand mot, malgré que je le remerciai pour ses messages, sur le téléphone clandestin que j’avais pu obtenir. En réalité, cela m’avait beaucoup touché. Mais avec mon cadet, on ne savait pas vraiment comment il fallait dire les choses et je n’étais pas doué pour les mots. Autant en rester « au stricte minimum », comme on dit.

Je retrouvai mon téléphone portable habituel et je me décidai à écrire un mot à Shea, puis à Tyliane, afin de les prévenir de mon retour. Mais également du fait que, finalement, je repartais aussitôt pour rejoindre Lizzie à Reading. Une fois ceci fait, je pris ma voiture – restée garée durant mon absence – et je partis jusqu’à destination. Je roulai sans m’arrêter, tandis que mes pensées flottaient vers la première femme de ma vie, celle que j’avais élevée du mieux possible en l’absence de nos abrutis de parents. D’ailleurs, ils étaient où ceux-là ? Cela me mit d’autant plus en rogne que mon paternel n’ait pas essayé de me contacter pour me prévenir. Sans ce téléphone clandestin, je n’aurais pas pu être mis au courant par mes proches. Rien que ça, ça me rendait fou. Les ordres étaient les ordres. Surtout pour une mission pareille. J’avais transgressé les règles, malgré tout. J’aurais pu avoir des problèmes. Mais finalement, je m’en moquais. J’avais appris des nouvelles sordides qui justifiaient mon sentiment d’inquiétude.

Je parvins jusqu’à l’hôtel où logeait Enaël. Une fois arrivé devant, je me garai et je l’appelai pour le prévenir. « Je suis en bas. » Lui lâchai-je avec une voix plus triste que je ne l’aurais souhaité. Il avait l’air d’être près, parce qu’il ne mit guère de temps avant d’apparaître devant le véhicule et de se loger à mes côtés. « Salut. » Lui dis-je. Je ne parvins pas à lui demander s’il allait bien. Je me doutais de sa réponse, dans le fond. Il n’avait pas l’air en forme, tout comme moi. Les cernes trahissaient son manque de sommeil.

Je redémarrai alors l’engin et nous prîmes la direction de l’hôpital. Le trajet, bien que relativement court, fut extrêmement silencieux. Une fois devant l’hôpital, nous descendîmes et je fermai le véhicule à clef. Le vent frais me gelait les oreilles, mais je m’en moquais. Ma gorge était relativement nouée et j’appréhendais de voir ma petite sœur dans un sal état. Une fois dedans, je suivis Enaël pour qu’il me conduise jusqu’à la chambre – qu’il devait connaître. Devant la porte, je poussai un profond soupire. Je pris une inspiration et j’expirai, tenant de me calmer. Puis nous entrâmes, après avoir frappé. « Regarde qui vient te rendre visite. » Dis-je, en souriant du coin des lèvres, espérant paraître jovial et, ainsi, m’empêcher de craquer. Lizzie était allongée dans le lit, en piteux état. Cela me fit un mal de chien de la voir ainsi. Cependant, notre présence devrait la réconforter – je l’espérais. Voir ses deux frères ensemble, ce n’était pas tous les jours. D’autant que moi, je n’étais pas supposé être présent dans les parages. Je m’approchai alors d’elle, avec une chaise, et je m’assis à ses côtés. « C’est la dernière fois que tu me fais peur comme ça. » Lui dis-je avec une voix trop dure à mon goût. Hélas, c’était surtout parce que j’avais eu très peur. Trop peur. J’aurais pu mourir sur place, d’ailleurs. Heureusement, elle était vivante. Pas en bon état, mais vivante. C’est tout ce qui m’importait.

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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Mer 23 Sep - 7:49

Un appel de mon frère et je savais déjà que la journée allait s'annonçait bien différente des autres... Certes, on allait au chevet de ma sœur mais avec Luka tout pouvait être compliqué, on avait beau être frère, un trop gros fossé c'était creusé entre nous. Pour ma part, j'étais persuadé qu'il me détestait, qu'il avait honte de ma folie.. « Il va te faire enfermer Ena' » Je soupirais légèrement alors que je faisais les cent pas dans la chambre d'hôtel que j'avais loué pour être prêt de ma petite princesse, Malo venait de repartir pour s'occuper de sa fille mais aussi pour ses études, il avait déjà fait beaucoup pour Lizzie et puis elle n'était pas seule... En plus d'être présent pour elle, Caleb était là, son abruti de petit copain était présent aussi ainsi que la petite amie de Luka... Bref... Il valait mieux ne pas en rajouter... Bref, à force de tourner en rond dans ma chambre d'hôtel, je préférai descendre au bar pour boire un café fort en attendant que mon frère arrive, cela faisait déjà quelques heures qu'il avait appelé et il n'allait pas trop tarder à arriver. Une fois au bar et ma commande passait, je pris mon téléphone pour envoyer un sms à Micha, je l'informais du retour de mon frère et lui demandais un peu de nouvelle. Il fallait avouer qu'il me manquait c'était une étrange sensation bien que pour moi il n'y avait pas d'amour – Du moins je le supposais – Je buvais lentement mon café avant de recevoir un appel de mon frère me disant qu'il était en bas. Je soupirais légèrement alors que cette voix résonnait une fois de plus dans ma tête. Depuis peu, cela était venu quotidien, il était de plus en plus présent en moi et j'avais la sensation que cela n'irait pas en s'améliorant bien au contraire, personne ne savait de quoi j'étais réellement capable de faire dans cet état second.... En très peu de temps, je me retrouvais dans la voiture de mon frère, il avait une sale tête mais il fallait dire que je n'étais pas mieux, je n'arrivais pas à dormir et mon seul ami en ce moment était le café. « Salut. » J'attachais la ceinture « Salut ! » et regardais droit devant moi, je n'avais pas spécialement envie pour le moment de parler de son boulot ou du temps qu'il faisait là-bas. J'étais fier du métier qu'il faisait mais il y avait trop de choses autour que je n'arrivais pas à lui parler. Je fixais la route silencieusement, c'était assez pesant mais rapidement ''mon ami'' recommençait à prendre la parole, parlant de feu, du petit ami de ma sœur que je détestais, il allait me l'enlever et ça je ne le supportais pas. Une fois à l'hôpital, je descendis de la voiture, mettant mes mains dans mes poches tout en prenant la direction de la chambre de notre sœur. Le silence était toujours d'ors, pas un mot n'était sorti depuis ce fameux ''salut''. Devant la porte de la chambre de Lizzie, je vins à lancer un regard à mon frère avant de frapper à la porte et d'entrer laissant Luka prendre la parole. « Regarde qui vient te rendre visite. » Je m'approchais de ma sœur pour venir déposer un baiser sur son front « Salut princesse » avant de m'écarter afin de laisser la place à Luka. « C’est la dernière fois que tu me fais peur comme ça. » Machinalement, je serrai le point avant de me mettre contre le mur observant mon frère et ma sœur silencieusement même si j'avais cette impression d'être une cocotte brûlante prête à exploser...
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TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : andrew, ana-sofia, deborah, nate, jesse & yevgeniya
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ARRIVÉE À TENBY : 18/02/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (09.04.90)
CÔTÉ COEUR : amoureuse de rhys
PROFESSION : tutrice à l'université de swansea
REPUTATION : elle commence à être un peu mieux, non ?



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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Sam 26 Sep - 11:56

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Ca fait plusieurs jours que je suis dans cet état. Dans cet hôpital anglais. Et pendant ces quelques jours, j'ai eu le temps de me rendre compte à quel point mes proches sont merveilleux. Les visites affluent alors que je suis à quelques heures de route de Tenby et on me tient la main comme à une enfant. On ne pleure pas sur mon sort parce que je refuse de m'apitoyer sur moi-même. Cet accident, j'en suis la seule responsable et si le prix à payer a été très lourd, je sais que je ne risque pas de m'endormir encore une fois en conduisant parce qu'il me faudra déjà un moment avant que je m'installe à nouveau derrière un volant. Aujourd'hui, je ne sais pas qui va venir me voir. Enael sans aucun doute ! Je me régale toujours autant de ses visites, même si c'est étrange d'échanger les rôles et de le laisser prendre soin de moi. probablement qu'Oscar viendra lui aussi, même si j'essaye de faire en sorte que les jeunes hommes ne se rencontrent pas. Oscar ou mon futur mari… Mais ça, je n'en ai pas encore parlé à Enael. Certainement que j'ai un peu peur de sa réaction. Car en plus d'avoir demandé ma main, l'anglais m'a proposé de venir vivre avec lui une fois que je serai sortie de cet hôpital. Et j'ai dit oui. Mais avant de pouvoir vivre chez mon fiancé, il faudra d'abord que je passe quelques semaines à l'hôpital de Tenby. Parce que oui, j'ai rempli les papiers et j'attends le transfert. Je commence à me sentir coupable que tous mes proches soient obligés de venir jusqu'ici pour me faire une visite.
Pourtant, chaque fois que je vois quelqu'un passer la porte, je ne peux m'empêcher de sourire et de sentir une vague de reconnaissance m'envahir. Ma famille est fantastique, tout comme mes amis qui se pressent pour prendre de mes nouvelles.
Aujourd'hui, la douleur est toujours là. Elle ne s'en va jamais vraiment, en fait. Sauf quand j'abdique et que j'accepte la morphine ou la codéïne que le personnel hospitalier me propose. J'ai peur d'y devenir accro… Alors forcément, j'essaye de réduire et d'en demander uniquement quand j'ai l'impression que la douleur est sur le point de me tuer.
De ma main libre, je m'examine avec un miroir, mais je le cache rapidement, lassée de voir toujours les mêmes bleus, les égratignures ainsi que cet air fatigué sur mon visage. Je repose le miroir et j'attrape un livre pour m'occuper en attendant… La solitude peut être tellement pesante parfois. Et actuellement, c'est l'un de ces moments qui n'en termine jamais. Pourtant, je ne peux pas en vouloir à mes proches de ne pas être là tout le temps car le créneau des visites est assez restreint au final.

Enfin, ça frappe à la porte et le temps que je pose le livre sur la table, je ne regarde pas qui entre, mais j'entends cette voix familière. Sa voix. Luka. Je relève la tête aussitôt, des étoiles dans les yeux, le palpitant s'accélérant et la peur d'avoir seulement imaginer sa voix, mais non. C'est bien lui qui est là. C'est bien mon grand frère. Mon frère qui était à des milliers de kilomètres et que je ne m'attendais pas à voir ! Vraiment pas. Il a donc eu les messages d'Ena, Shea et de Tyliane. Il est rentré… Les yeux gros comme des soucoupes, je regarde le trentenaire entrer.
« Luka ! Mais… Mais… Qu'est-ce que… Viens m'embrasser ! »

Je bégaye et je suis incapable de me remettre les idées en place. Et là, je vois Enael qui suit Luka de près, ce qui était encore plus inespéré. Mes deux grands frères. Les deux hommes de ma vie qui sont présents pour moi. Je déglutis, et j'essaye de retenir mes larmes, jugeant que j'ai assez pleuré durant ces derniers jours.
Je les salue, Luka s'assoit sur le fauteuil près du lit et j'essaye de me redresser pour mieux profiter de cet instant. Je vois alors qu'Ena' se recule déjà, mais d'un geste de ma seule main valide je l'invite à s'avancer.
« Viens, Ena', rapproche toi. Tu peux t'assoir sur le lit, j'ai pas mal. »

Tout est relatif, mais au moins, je n'ai pas trop mal aux jambes, alors il peut sans problème s'asseoir à côté de moi, au niveau de mes jambes. Mon regard balance de l'un à l'autre. Luka, Ena'… Deux hommes qui, même si je suis adoptée, font partie de moi comme s'ils étaient réellement ma chaire et mon sang. J'ai l'impression d'être dans un rêve.
« J'en reviens pas de vous voir les deux… C'est magique. Ena' tu savais que Luka rentrait ? Et toi, Luka, ça fait longtemps que tu es sur le continent ? »

Je souris, sincèrement heureuse de cette surprise et je saisis que c'est peut-être le moment de leur annoncer la bonne nouvelle concernant ma relation avec Oscar. Car si je ne me sentais pas de l'avouer à Enael seul, peut-être que ça passera mieux avec Luka dans les parages. Cela dit, pour le moment je veux simplement profiter de cet instant privilégié.
« Ça n'a pas été trop difficile… l'Irak ? »


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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Dim 27 Sep - 21:30

Je n'arrivais pas encore à croire que mon frère était de retour et qu'il m'avait rejoint ici pour aller voir notre sœur. Je trouvais ça bien pour Lizzie mais cela ne changeait rien que je lui en voulais. Certes, on ne s'était jamais réellement entendu mais là il y avait des choses que j'avais du mal à accepter. Je venais de me mettre contre le mur observant la scène devant mes yeux, cela dans un sens me faisait plaisir pour Lizzie mais je ne savais pas pourquoi, j'avais l'impression que j'allais exploser. « Luka ! Mais… Mais… Qu'est-ce que… Viens m'embrasser ! » Il fallait réellement que j'arrive à me calmer, je regrettais que Micha ne soit pas là, il aurait pu m'aider, il aurait pu me sortir de là, j'aimais ma sœur, je voulais être avec elle mais là, c'était de trop, cette chambre blanche me donnait la nausée, cette odeur si particulière me pénétrait jusqu'aux entrailles et tout ses ''bip'' raisonnaient dans ma tête, si cela continuait comme ça, j'allais exploser. « Viens, Ena', rapproche toi. Tu peux t'assoir sur le lit, j'ai pas mal. » Je levais la tête vers ma sœur et vins à hausser les épaules, je ne voulais pas lui faire de mal mais il n'y avait pas que ça.... je soupire alors que je ne bouge pas de ma place, je sens la fureur en moi grandir et pourtant j'aimerai tant la faire disparaître simplement pour que tout se passe bien pour elle, pour nous 3. « J'en reviens pas de vous voir les deux… C'est magique. Ena' tu savais que Luka rentrait ? Et toi, Luka, ça fait longtemps que tu es sur le continent ? » Je détournais le regard sur mon frère serrant les dents « Comment j'aurai pu le savoir, si tu ne m'avais pas qu'il était parti, j'aurai rien su... Mais c'est vrai qu'à Enaël on ne dit rien.... C'est pas comme si j'étais un frère bien sous tout rapport.... » Mon regard se faisait dur et froid mais je n'y pouvais rien, je lui en voulais mais au fond peut-être que je lui en voulais de ne pas m'aimer tout simplement... « Ça n'a pas été trop difficile… l'Irak ? » Je baissais la tête venant à poser mes mains sur mes oreilles, je n'avais pas envie d'entendre cela, pas que je m'en fichais non loin de là mais cette voix raisonnait de plus en plus en moi, il criait, il parlait de feu, j'avais envie de mettre le feu quelque part... C'est tellement beau le feu.... « Tsss Tsss Tsss.... » Murmurai-je à mon compagnon d'âme. Je me retournais lentement venant à frapper contre le mur « Ta gueule putin ferme là » Je frappais un peu plus fort, c'était certainement la meilleure façon pour le faire taire. Je me tournais rapidement balançant par terre un plateau qui se trouvait sur la desserte avant de regarder mon frère « Quoi ?! Pas besoin de me regarder comme ça... De toute façon tu me détestes alors vas-y.. Demande qu'ils m'enferment, tu n'attends que ça... » Pauvre Luka, il n'avait pas demandé ça mais c'était plus fort que moi. Je soupirais tout en faisant les cent pas dans la chambre avant de m'arrêter et de cogner une fois de plus dans le mur. Je savais que j'avais besoin d'eux et que cela n'était que le début d'une longue série et d'une chute vertigineuse vers les enfers.
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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Lun 28 Sep - 19:44

Luka ∞ Enaël&Lizzie
« Plus jamais je ne veux vivre ça. »
Voir Lizzie dans cet état me fit un mal de chien. Elle était amochée de partout. Il faut dire que l’hôpital n’était pas une destination de voyage, mais bel et bien là où atterrissaient les plus malchanceux. Je me souviens encore de la fois où j’avais dû conduire Enaël aux urgences. J’avais mon permis depuis peu et j’étais affolé, parce qu’il s’était brûlé en jouant avec une allumette. « Rien de grave » avaient dit les médecins. Pourtant, en dehors de l’aspect physique, ce qui m’effrayait le plus était son état émotionnel. Je ne parvenais pas à communiquer avec mon petit frère. C’était comme si un fossé existait entre nous deux et que nous n’étions pas capable de comprendre convenablement ce que l’autre tentait de crier, à l’autre bout. Généralement, ça finissaient mal entre nous deux et une dispute finissait par éclater. Notre point d’attache, c’était Lizzie. Sans ce petit bout de femme, il y a bien longtemps que lui et moi aurions coupé les ponts. Pas parce que je ne l’aimais pas, mais parce que je me sentais impuissant et incompris. J’avais la désagréable sensation qu’une partie sombre de son âme me haïssait profondément ; De ce fait, je serais incapable de lui tourner le dos volontairement sans craindre qu’il me plante un couteau. C’était sans doute exagéré, sachant qu’il s’agissait de mon cadet. Néanmoins, j’étais en permanence sur mes gardes. Et dans quelques instants, j’allais avoir confirmation que je n’avais pas totalement tort de me méfier.

Enaël, malgré la demande de notre sœur, ne bouge pas. Il reste immobile, dans son coin. Quant à Lizzie, elle paraît heureuse de nous voir. Ca me fait plaisir ! J’embrasse sa joue chastement, avant de m’asseoir près d’elle. Elle nous demande plus d’informations quant à mon retour. Et le plus jeune des garçons se fait un malin plaisir à lui répondre, de manière assez agressive. Certes, je ne l’avais pas prévenu de mon départ. C’était peut-être une erreur. Mais je savais à quel point il méprisait mon travail d’autrefois. Souvent, il faisait des crises d’énervement en mon absence et Lizzie me racontait tout à mon retour. J’avais voulu éviter qu’il se déchaîne une fois encore. Malheureusement, il semblerait que cela n’eut pas l’effet escompté. Résultat : il m’en voulait. Ne sachant pas quoi lui dire, je regardai alors notre accidentée. « Je suis arrivé à Tenby ce matin. Juste le temps de me changer et j’ai pris la route pour venir te voir. » Lui dis-je doucement, essayant de me montrer protecteur avec elle. Il n’avait pas été prudent de ma part de conduire dans mon état de fatigue, surtout après une telle mission. Toutefois, je ne me voyais pas réagir autrement. J’étais impulsif lorsqu’il s’agissait de mes proches. Elle me demande si cela n’avait pas été trop difficile, en Irak. Je voulus lui répondre, mais je remarquai bien vite l’état d’Enaël se dégrader. Il se bouchait les oreilles, la tête baissée. Je regardai Lizzie, interloqué, avant de me rendre compte que cela risquait d’annoncer une nouvelle crise. Restant à proximité, je ne dis pas un mot et je l’observe, anxieux du mal qu’il pourrait s’infliger ou faire aux autres.

Et là, il explosa. Après s’être mis à parler tout seul et frapper dans un mur, il renversa le plateau destiné à Lizzie sur le sol. Je me redressai sur mes deux jambes, me positionnant devant Lizzie du mieux que je pouvais afin de la protéger. J’étais déstabilisé par son comportement. Rapidement, il s’en prit à moi. Au fait que je le détestais, selon lui, et que je souhaitais l’enfermer. J’eusse un violent pincement au cœur. C’était faux ! J’aurais voulu lui crier dessus et lui rétorquer qu’il n’était qu’un abruti incapable de voir à quel point je tenais à lui. Hélas, cela ne sortit pas. Je n’en étais fichtrement pas capable. « Arrête de dire des conneries, Ena. » Rétorquai-je avec une voix calme – trop compte tenu des circonstances. Néanmoins, cela ne le stoppa pas le moins du monde. Aussitôt, il se mit à frapper à nouveau le mur. J’avais conscience qu’il risquait de se blesser, plus que tout autre chose. Jamais il n’oserait s’en prendre à Lizzie. Mais à moi ? Je n’en étais pas aussi certain. Cependant, je ne pouvais pas le laisser comme ça. Alors je pris mon courage à deux mains et, fermement, j’attrapai son bras pour le bloquer, afin qu’il cesse de cogner le mur de la chambre de notre sœur. « Ca suffit ! Calme-toi ! » Lui ordonnai-je avec une voix autoritaire, qui ne me ressemblait pas. Sans doute des restes de ma mission. Petit à petit, l’ancien Luka refaisait surface en moi. Je me rendais bien compte que je n’étais pas indemne, moi non plus. Cependant, je ne pouvais pas en parler. Pas encore. D’autant qu’étant donné la situation, il fallait déjà que je gère mon petit frère. Malgré moi, j’avais un regard suppliant. Je n’avais pas envie qu’une infirmière ou un médecin déboule et découvre le champ de bataille causé par Enaël. Et, bien sûr, j’étais persuadé que le bruit du plateau n’était pas passé inaperçu chez le personnel soignant.

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TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : andrew, ana-sofia, deborah, nate, jesse & yevgeniya
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TES CRÉDITS : shyia (avat) penny (gif signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 2477
POINTS : 3887
ARRIVÉE À TENBY : 18/02/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (09.04.90)
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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Sam 3 Oct - 19:31

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Les rêves ont une fin. Toujours. C'est obligatoire. C'est comme ça. Et le rêve de voir mes deux frères flanqués l'un à l'autre risque de bien vite se terminer. Je regarde Luka alors que je ne crois toujours pas ce que je vois : il est bien là, devant moi, en chair et en os alors que la veille il était encore sur un champ de bataille. C'est trop beau pour être vrai. Et en effet, ça l'est. C'est trop beau pour durer. J'aurais dû m'en douter. Et peut-être que j'aurais dû poser une autre question à Enael… Parce qu'aussitôt que je lui demande s'il était au courant du retour de notre aîné, il me répond sans même me regarder, comme s'il désirait foudroyer Luka sur place avec un ton dur qui glace l'air ambiant et qui me ferait presque frissonner. Je regarde le plus jeune de mes frères alors qu'il concentre son mépris à l'égard de Luka en me faisant me sentir coupable d'avoir posé la question. Je baisse le regard, ne le relevant que quand je sens le militaire poser les yeux sur moi, et j'essaye d'esquisser un mince sourire bien que la tâche se révèle être un réel défi. Il répond à ma question et me fait sourire d'avantage. Alors il est venu aussi vite qu'il a pu, n'a même pas pris la peine de voir sa petite-amie ou sa meilleure amie qui attend ses jumeaux. Pas que j'aie des doutes sur la façon dont mon frère tient à moi, mais simplement que je ne lui en aurais absolument pas voulu s'il avait décidé de rester un peu avec Tyliane pour parler des enfants qu'ils attendent.
« C'est adorable d'être venu si vite. Merci. »
Rétorque-je, touchée par l'inquiétude de mon frère. Evidemment, j'ai déjà remercié des centaines de fois Ena' pour ses visites quotidiennes depuis le jour de l'accident, surtout que je sais à quel point c'est difficile pour lui de venir dans un centre hospitalier. Ca lui rappelle trop de mauvais souvenirs, et je ne peux pas l'en blâmer. A moi aussi, ces murs blancs me rappellent trop de mauvaises choses, ses séjours en hôpital psychiatrique entre autres. Je l'aime mon frère. Je les aime. Et j'aimerais tellement que tout se passe pour le mieux, mais quand je reprends la parole, posant une nouvelle question à Luka, je sais que ça ne sera pas le cas. Si déjà le fait qu'Ena' refuse de s'avancer un peu plus tôt me donnait un arrière goût amer dans la bouche, quand je le vois se boucher les oreilles, je sais que la situation va devenir alarmante. Et ça ne loupe pas. Il devient violent, je sursaute. Puis il s'insurge en parlant à celui qui semble vouloir toujours l'emmener plus bas que terre et il s'en prend verbalement à Luka… Si en temps normal, je me serais approchée de lui pour essayer de le calmer, je me retrouve à présent coincée dans ce lit. Je regarde Luka, je supplie du regard, alors que je sens mes yeux s'embuer de larmes. Je les retiens, difficilement.
« Fais quelque chose ! J't'en prie… S'ils l'entendent… S'ils le voient comme ça… »
Ils l'enfermeraient peut-être… Ou alors ils lui donneraient un sédatif pour le calmer et ne pas risquer de troubler le calme qui règne dans l'hôpital… Mais je préfère qu'on m'arrache le coeur plutôt que de voir Enael attaché à un lien avec des sangles pour qu'il se calme. Il faut que Luka y parvienne tout seul… Parce qu'en plus, je ne peux pas l'aider. Je suis inutile : là, allongée. J'essaye de me redresser un peu plus dans l'espoir de me lever, mais c'est peine perdue. Mes côtes fêlées me font un mal de chien, tout comme mon bras cassé qui devient douloureux au moindre mouvement.
Ena' craque et Luka fait de son mieux pour essayer d'arranger la situation. Il s'en approche, lui parle, lui ordonne de se calmer avec un ton autoritaire que je ne connais pas et qui me ferait encore une fois sursauter si je n'étais pas aussi occupée à retenir mes larmes d'inonder mes joues.
« Enael… S'il te plait. »
Je l'implore… Priant les divinités auxquelles je ne crois pas pour que personne ne rentre dans la chambre avant que le cadet se soit assagi.

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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Mer 7 Oct - 14:43

« C'est adorable d'être venu si vite. Merci. » Tout était bien trop blanc autour de moi, cela faisait des jours que je prenais sur moi pour ne pas perdre la tête mais le retour de Luka et la rancoeur que j'avais pour lui depuis son départ en Irak venait de prendre une dimension incontrôlable. Je soupirais légèrement alors que Lizzie voulait que je la rejoigne, j'aimais ma sœur et pour elle je ferai tout. J'avais envie de la rejoindre mais pour le moment, je ne pouvais pas et la réponse que je vins lui donner marquait un point de plus dans le conflit qui m'opposait à mon frère.« Je suis arrivé à Tenby ce matin. Juste le temps de me changer et j’ai pris la route pour venir te voir. » J'écoutais mon frère sans vraiment prêter attention, pourtant j'aimais mon frère mais j'étais persuadé que lui non, que pour lui je n'avais été qu'un boulet et que je le suis toujours. Alors que cette voix en moi prenait un peu plus de place, je ne pus faire autrement que d'éclater, je ressassais depuis bien trop longtemps, tout ce que je voulais c'est d'être normal mais je savais que jamais je ne le serai, le seul moyen qu'il me restait pour ne plus l'entendre était de mourir... La mort serait tellement si douce même si je savais que pour moi ça serait les portes de l'enfer qui m'attendaient et non celles du paradis. Tout éclata, je n'arrivais plus à me contrôler, je n'avais qu'une envie que cette voix se taise à jamais mais plus je craquais, plus il était présent, je l'entendais rire et parler de ce feu que j'aimais tant. « Fais quelque chose ! J't'en prie… S'ils l'entendent… S'ils le voient comme ça… » Je ne pourrais dire ce que ma sœur venait de dire, je n'étais plus moi-même, je détestais être ainsi surtout devant ma sœur mais que pouvais-je y faire... C'est à ce moment précis que mon regard se posa sur mon frère crachant mon venin par la même occasion sur mon frère « Arrête de dire des conneries, Ena. » Je levais les yeux au ciel tout en continuant d'être fidèle à ma folie « Enael... S'il te plait. » Mon regard se pose sur ma sœur, j'aimerai m'arrêter mais en sentant la main de mon frère sur mon bras que je vins à lâcher du regard ma sœur pour venir regarder la main de mon frère sur mon bras « Ca suffit ! Calme-toi ! » Je fronçais les yeux, n'appréciant pas ce geste venant de celui qui me détestait tant. « Pourquoi, tu vas faire quoi ? Hein Luka tu vas faire quoi ? » Mon regard s'était peut-être un plus durci, je serrai le point pour venir me dégager d'un coup sec. Je ne comprenais pas qu'il soit ainsi avec moi, voulant jouer un rôle qu'il n'avait jamais réellement pris envers moi – du moins c'est ce que je pensais alors que cela devait être faux – Je serrai la mâchoire avant de me détourner de lui pour venir prêt de ma sœur venant déposer un baiser sur son front, essayant de me calmer alors qu'une infirmière venait d'entrer dans la chambre. « Tout va bien ici ? » Je me redressais faisant face à la femme, j'avais envie de lui demander ce que cela pouvait lui faire, au fond ce n'était pas son problème et cette voix dans ma tête me faisait encore plus ressentir de la haine et pitié pour tout ce monde hospitalier. « Oui ! » lâchais-je d'un ton assez sec « J'me suis cogné contre le plateau et tout est tombé... J'vais ramasser c'est bon... » Je soupirais avant de passer aux côtés de mon frère tout en le bousculant et ramassant ce que j'avais mis par terre tout en marmonnant à l'intérieur de moi.
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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Dim 11 Oct - 17:10

Luka ∞ Enaël&Lizzie
« Plus jamais je ne veux vivre ça. »
Les secondes se mirent à paraître des heures, dès le moment où Enaël commença à perdre la raison. Je reconnaissais les signes qui annonçaient sa folie. Pourtant, malgré nous, ni Lizzie ni moi ne pouvions le calmer à temps. En devenant adultes, les crises n’étaient plus contrôlables. Nous n’étions pas avec lui « H vingt-quatre » comme on dit. Alors, je fis comme je pus en m’interposant vers lui, essayant de retenir les coups qu’il mettait dans le mur. Il aurait pu se blesser ou s’en prendre physiquement à quelqu’un de passage. Cette pensée ne me rassura pas. Malheureusement, c’est moi que défia Enaël du regard. Il avait un air menaçant. Il se dégagea sauvagement de mon emprise en me demandant ce que j’allais faire. Evidemment, j’aurais pu lui en coller une dans l’espoir de l’assommer. Seulement, ce n’était pas la solution. Il s’avança alors de Lizzie et mon cœur tressaillit. Heureusement, il se contenta de l’embrasser sur le front. Ma respiration, qui s’était arrêtée, pu reprendre sa cadence accélérée. Mais si j’espérais que la tempête soit passée, je me trompais. La porte s’ouvrit tantôt et une infirmière en blouse blanche déboula, nous demandant ce qui se passait ici. Ainsi donc, ils avaient dû tout entendre. Enaël lui répondit avoir fait tomber le plateau et qu’il allait ramasser. Il s’exécuta, me bousculant violemment au passage. La jeune femme me regarda, perplexe, les sourcils froncés. « Il est maladroit. » Me contentai-je de dire, espérant appuyer les propos de mon cadet. Je tâchai de sourire, même si le cœur n’y était pas. Elle parut s’adoucir, gobant les conneries qu’on lui avait sorties. Elle voulut s’approcher alors des dégâts occasionnés par Enaël. Il fallait que je l’en empêche, et vite. « Laissez ! On va nettoyer. » Lui dis-je, dans le stress. Une fois de plus, elle parut étonnée mais elle hocha silencieusement la tête avant de s’éclipser. Mon petit doigt me murmurait qu’elle ne nous avait pas crus le moins du monde et qu’elle devait se trouver encore derrière la porte. Je regardai alors du coin de l’œil Enaël, mais je me précipitai surtout vers Lizzie, pour lui tenir doucement la main. « Ca va ? » Lui demandai-je doucement. La tension entre nous et notre frère était palpable. Je ne voulais pas qu’il arrive quoique ce soit à ma petite sœur. Surtout par la faute de notre cadet, incapable de se tenir en place. Je reportai alors mon attention sur lui. « Tu aurais pu la blesser. » Lui dis-je sur un ton dur, peu enclin à-lui pardonner ce qu’il avait fait. Il pouvait me détester, me frapper ou tenter de me tuer, cela m’importait peu. Si jamais il touchait un cheveu de notre sœur, là j’étais capable de l’enfermer dans une tour pour le restant de son existence, sans lui rendre visite. Il ne fallait pas déconner, non plus ! On ne pouvait décemment pas tout lui laisser passer sous prétexte qu’il entendait des voix. Sa folie, il devait apprendre à la contenir. Et je savais que mon avertissement pourrait le toucher. Parce qu’il aimait Lizzie et il ne voulait pas lui faire le moindre mal. Alors, j’espérais qu’il prendrait conscience que ses actes avaient des conséquences. Et bien qu’elle ne souffrait pas d’un tort physique supplémentaire, elle fut chamboulée par son comportement inadmissible. Et ça aussi je ne pouvais le lui pardonner. On était là pour la soutenir, pas pour que Monsieur refasse une crise existentielle en me défiant comme un adolescent égoïste.

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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Dim 18 Oct - 19:32

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Si Luka est revenu d'un pays en guerre, Enael semble prisonnier de son propre combat avec lui-même. Je le regarde, un mal de crâne naissant à force de retenir les larmes qui menacent de couler et je supplie notre aîné de faire quelque chose pour calmer Enael. C'est une tâche difficile que je lui demande… Parce que je sais que leur relation a toujours été conflictuelle et parce que je sais qu'Enael se croit en permanence détesté par son grand frère alors que ce n'est pas le cas. Luka s'interpose entre Ena' et le mur sur lequel il cogne, il lui ordonne de se calmer encore et encore tandis que le plus jeune semble chercher un moyen de l'enrager en continuant de le provoquer. Et j'assiste à cette tragédie sans pouvoir rien faire. J'ai beau avoir supplié le brun de se calmer, je ne crois pas qu'il va m'écouter. En fait, je ne suis même pas certaine qu'il puisse entendre ma voix tellement il est absorbé par cette autre voix destructrice qui cherche à le faire tomber dans le chaos. Ils se dégagent chacun de l'emprise de l'un et de l'autre et Enael finit par se précipiter vers moi. Je n'ai pas peur quand je le vois s'avancer. J'ai rarement eu peur pour moi en compagnie de ce dernier, même si lors de ses crises, j'avoue ne jamais avoir été très confiante non plus. C'est naturel de toute façon. J'ai toujours tendance à m'inquiéter pour les autres plutôt que pour moi-même et ce n'est visiblement pas prêt de changer. Alors il se penche vers moi et dépose un baiser sur mon front. Je le laisse faire, n'apposant pas la moindre résistance en le voyant s'approcher. Je ne voudrais pas le vexer, même si trente secondes plus tôt, j'avais peur que le conflit entre les deux garçons ne s'aggrave. Heureusement, ça ne semble plus être le cas et maintenant qu'il s'est éloigné de Luka si bien qu'on dirait même qu'Enael a repris un peu ses esprits. Je profite de cette proximité avec mon frère pour poser une main délicate sur son bras et c'est à ce moment même qu'une infirmière entre dans la pièce, inquiète du vacarme qu'elle a dû entendre. La cadet répond sèchement à l'infirmière par l'affirmative avant de partir partir en direction du plateau pour le ramasser. Elle n'a pas l'air convaincu, mais quand Luka appuie les dires d'Enael et que je hoche la tête en souriant timidement, elle retourne vaquer à ses occupations.
Aussitôt qu'elle s'en va, j'ai les nerfs qui lâchent et les larmes s'évadent finalement. Les quelques secondes durant lesquelles cette femme était présente, j'ai arrêté de respiré ayant trop peur qu'elle appelle un médecin ou qu'elle injecte un sédatif à Ena' pour le faire enfermer. Enfin, De ma main valide, j'essuie les larmes et je soupire longuement pour laisser s'échapper toute cette pression qui s'accumulait. C'est au tour de Luka de s'approcher de moi et de me prendre la main. Je lui souris, plus que jamais soulagée de l'avoir à mes côtés après un moment pareil et j'acquiesce quand il me demande si je vais bien. Ca pourrait aller mieux, forcément, mais ça va. Ce n'était pas le genres de retrouvailles dont j'avais rêvé, mais qu'importe. Ils sont les deux là et Enael semble un peu plus en paix avec lui-même. Alors je suppose que c'est le moment pour faire mon annonce. Ou est-ce trop tôt ? Est-ce égoïste de ma part ? Je ne sais pas. Mais je ne peux plus attendre. Et même si l'euphorie de revoir Luka n'est plus vraiment présente, je veux qu'ils ensemble et le plus tôt possible ce qu'il se prépare.
« Les garçons… J'ai quelque chose à vous annoncer. »
Que je commence à dire alors que je les regarde chacun leur tour. L'aîné est toujours à mes côtés tandis qu'Ena' termine de ramasser ses dégâts. Je me mords la lèvre et j'inspire pour me donner du courage. Cette fois, je me concentre sur le plus jeune des deux car je pense que c'est surtout sa réaction à lui qui est à craindre. Alors je repense à ce que Tyliane m'a dit… Trouver les bons mots.
« Ena'… Je t'aime mon grand, et ce qui va se passer ne changera rien à ça, jamais. Je veux que tu le saches, et que jamais je ne te mentirai. C'est pour ça que je profite de vous avoir les deux auprès de moi pour vous dire que… »
Je me coupe dans mon élan et je grimace, ne sachant plus comment continuer ma tirade. Mon regard se perd un instant sur Luka, car même si je m'adresse spécialement à Ena', le plus grand est également concerné par cette nouvelle. C'est juste que le plus jeune a peut-être plus de mal à me laisser partir.
« Je vais me marier. Oscar a fait sa demande et j'ai dit oui. »

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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Lun 26 Oct - 8:50

Il avait fallu un regard pour que je sombre dans cette folie que je n'arrivais pas à contrôler, mon regard se faisait dur envers mon aîné mais je lui en voulais tellement que cela était difficile de faire abstraction de tout ce qu'il s'était passé. Pourtant, je ne le détestais pas contrairement à ce que je pouvais laisser entendre mais lui... Je pensais qu'il me détestait, que pour lui il valait mieux que je sois enfermé, il n'avait même pas pris la peine de me prévenir qu'il était parti se battre une fois de plus, je n'avais pas eu de nouvelles une seule fois mais il était vrai qu'on ne prévient pas le fou, cela ne sert à rien du tout... Au fond il n'est rien du tout... Alors que je m'étais avancé vers ma sœur, je l'embrassais sur le front comme pour lui dire que tout irait bien mais je ne m'attendais pas à la suite... Une infirmière entra au moment où je m'étais redressé, rapidement, je lui répondis que j'allais ramasser « Il est maladroit » Je tournais rapidement mon regard vers mon frère serrant les dents « Laissez! On va nettoyer » je soupirai légèrement tout en ramassant lentement puis je me redressais regardant la scène entre mon frère et ma sœur, je voyais qu'il était inquiet pour Lizzie mais jamais je ne pourrai m'en prendre à elle même dans la pire folie. « Tu aurais pu la blesser » Je fronçais les yeux alors que ma mâchoire se crispa une fois de plus en regardant mon frère comme toujours, il s'en foutait...   « JAMAIS » Je savais très bien que je disais vrai mais lui n'allait pas le croire et franchement j'en avais rien à faire, parfois je me demandais si j'étais vraiment de la même famille.. Au fond si j'étais réellement son frère, il m'aimerait non ?! « Les garçons... J'ai quelque chose à vous annoncer. » mon regard se posa sur notre sœur alors que je venais de ramasser ce que j'avais fait tomber, « Ena'… Je t'aime mon grand, et ce qui va se passer ne changera rien à ça, jamais. Je veux que tu le saches, et que jamais je ne te mentirai. C'est pour ça que je profite de vous avoir les deux auprès de moi pour vous dire que… » A ce moment précis, je ne comprenais pas où elle voulait en venir, ses paroles ne me rassuraient pas « Je vais me marier. Oscar a fait sa demande et j'ai dit oui. » QUOI ?! C'était une blague... une mauvaise blague... mon poing se serra automatiquement, je venais de comprendre qu'elle allait m'abandonner, ses paroles me paraissaient être du vent et pourtant je savais inconsciemment qu'elle disait vrai, en fait je n'avais pas ma place parmi eux... « C'est une blague ! » Plus je regardais ma sœur et plus je savais que ce n'était pas le cas, je perdais ma princesse, celle qui comptait le plus et ce type me la volait, il me retirait tout ce qui me permettait de garder ma raison... « Tu mens... Tout va changer... » Je posais mes mains sur ma tête faisant une légère pression « Toi aussi tu m'abandonnes... » J'étais peut-être égoïste mais j'avais besoin d'elle, elle était toute ma vie et en un instant, on me l'enlevait... j'essayais de faire abstraction de la voix me concentrant sur mon frère et ma sœur. J'avais à ce moment précis l'impression d'étouffer, j'avais ce poids sur la poitrine comme si on m'avait retiré une partie à l'intérieur. « Vous êtes tous pareil.. » Je serrai les dents, j'avais envie de tuer ce type qui m'enlevait ma sœur, je perdais une partie de ma vie... Je le détestais.. Après quelques secondes, je préférais sortir dans le couloir pour me calmer, je ne voulais pas faire une nouvelle crise face à elle, l'endroit n'était pas approprié... Par contre il ne valait mieux pas que je tombe maintenant sur le fiancé de ma sœur maintenant car seul sa mort serait mon salut à cet instant précis...
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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Mar 27 Oct - 17:04


Luka ∞ Enaël&Lizzie
« Plus jamais je ne veux vivre ça. »
Rien ne se passait comme Luka l’avait espéré. Cependant, il devait admettre qu’il s’était préparé psychologiquement à la folie d’Enaël. Cela avait toujours été comme ça, depuis leur plus tendre enfance. Le cadet ne voyait aucunement tous les sacrifices qu’il avait faits pour lui et Lizzie. S’il avait choisi de risquer sa peau au combat, c’était pour obtenir un salaire décent très jeune et pouvoir s’occuper d’eux convenablement. Ne plus dépendre des parents était le moyen évident pour lui de subvenir à leurs besoins et leur accorder plus de temps, en dehors des missions. Combien de fois les avait-il emmenés au parc pour jouer ou dans les endroits qu’ils voulaient pour manger ? Luka s’était toujours débrouillé. Quand il avait vingt ans, Enaël était un adolescent de seize ans et Lizzie n’avait que onze ans. Alors oui, il avait trimé plusieurs fois pour leur offrir ce dont ils manquaient à la maison. Hélas, son frère ne fut jamais reconnaissant. Pour lui, Luka avait failli à sa tâche en laissant leurs parents l’enfermer dans un asile psychiatrique. Bien sûr qu’il s’était opposé à cela et qu’il avait crié après son paternel et la génitrice. Seulement, il n’était qu’un jeune homme et il n’avait rien pu faire pour les empêcher. Il n’avait pas son mot à dire. Mais ce soir-là, son père lui en avait collé une. Rares étaient les fois où Luka fut frappé par le patriarche de la famille. Pourtant, il y en avait eu, dans le dos des cadets. Parce qu’il était considéré comme la tête-brûlée. Le vilain canard qui défiait l’autorité parentale. Celui qui n’allait pas étudier à l’université et qui préférait une carrière dans l’armée. Oui, il les avait déçus aussi. Il n’était doué avec personne. Et à en voir le résultat d’aujourd’hui, il se demandait s’il avait fait les bons choix ou les mauvais.

Enaël lui tint tête en criant que jamais il ne toucherait à un cheveu de Lizzie. Luka le savait. Il en était persuadé. Seulement, il fallait lui mettre un électrochoc suffisant pour qu’il se calme et reprenne ses esprits. Cela marcha plutôt bien. Sa colère était dirigée contre son aîné et, par conséquent, elle était ciblée. Plus facile à canaliser. Lizzie prit alors la parole et leur avoua qu’elle devait leur parler. Luka fronça les sourcils, perplexe, et écouta avec attention sa petite sœur. Elle semblait fragile et on sentait qu’elle marchait sur des œufs. En particulier avec son autre frère, plus difficile à maîtriser. Et là, elle lâcha la bombe. Elle était fiancée à Oscar Thompson, le mec qui avait demandé à Luka ses penchants sexuels. Le mec maladroit par excellence, qui lui paraissait être très freluquet – et donc incapable de protéger Lizzie. La preuve en était qu’elle se trouvait actuellement dans un hôpital. Oui mais, c’était égoïste de penser ça. Alors, Luka ne pipa mot tout de suite. Puis il lâcha un : « Wow. » Il était surpris. Heureux pour elle, mais indéniablement surpris par cette annonce. Sauf qu’évidemment, l’autre frère eut une réaction plus violente. Moins prévisible. Il grommela des paroles de désespoir et prit la direction du couloir. « Ena… » Soupira Luka. Cela ne retint pas le cadet de s’enfuir. Ses yeux se posèrent alors sur sa petite sœur. Visiblement, elle avait dû prendre son courage à deux mains pour tout leur avouer. Luka hocha la tête et lui sourit. « Je… félicitations. Tu le mérites, petite sœur. » Puis il s’approcha d’elle et l’embrassa sur la front, essayant de la câliner au passage sans que ce ne soit douloureux pour elle. Il se recula, finalement, après une courte étreinte. Il planta ses iris dans les siens. « Mais s’il te fait du mal, je te jure que je lâche Enaël sur lui. » Dit-il sérieusement, avant de rire à cette « blague ». Pourtant, il disait la vérité. Si jamais Oscar Thompson, le cousin de Shea, osait faire souffrir Lizzie… Un drame aurait lieu à Tenby. Voulant rassurer sa cadette, il continua. « Je vais le chercher. » Il lui caressa la joue, pour essayer de la décontracter, et il s’aventura à son tour hors de la chambre blanche de cet hôpital. Il retrouva alors le deuxième enfant de la fratrie et soupira. Il était las de se battre avec lui. « Enaël, s’il te plaît… Pour Lizzie. Fais un effort. » Lui demanda-t-il, presque suppliant. Il disait qu’il ne lui ferait pas de mal intentionnellement et pourtant c’est exactement ce qu’il se produisait.

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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Sam 31 Oct - 15:22

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C'est parce qu'ils sont là tous les deux, que j'ose enfin parler de la demande un peu particulière d'Oscar. C'est vrai que c'est un peu précipité, mais je n'ai jamais ressenti ça pour un homme. Jamais. Alors si au début, notre relation était un peu incertaine, qu'on s'amusait l'un et l'autre sans pour autant se promettre la lune, les choses ont rapidement évolué et je crois être tombée amoureuse de lui le jour où j'ai cru tomber enceinte et qu'il est resté là pour me soutenir. Il serait resté alors qu'il ne me devait rien, qu'on n'avait jamais parlé de futur ensemble ou quoi que ce soit d'autre. Il aurait même pu repartir à Canterbury sans m'en parler. Parce qu'à la base, je ne comptais pas lui en parler de cette fausse alerte… Si je ne l'avais pas croisé à la pharmacie, sans doute qu'il n'aurait jamais été courant, et sans doute que je ne serais pas tomber amoureuse de lui ce jour-là. Mais les choses sont ce qu'elles sont et dans la peur de me perdre, dans la constatation que la vie est courte et peut basculer en un clin d'oeil, il m'a demandé d'être sa femme. Et comme mon coeur bat la chamade dès que je le sens près de moi, j'ai tout naturellement dit oui. Parce que j'en suis raide dingue et parce qu'il est temps que je prenne mon envol avec celui qui veut passer aussi le restant de sa vie à mes côtés.
Mais qui dit prendre son envol dit aussi tirer un trait sur son ancienne vie, ou du moins, s'en détacher. Et c'est sans aucun doute le plus difficile dans l'histoire. Epouser Oscar, c'est simple… Je l'aime et c'est ce que je veux, mais pour ça, je dois me séparer un peu des autres. Et ça, ça me tue. Parce que j'aimerais que tout reste comme avant et je vais faire de mon mieux pour y parvenir. Il y aura des ratés, sans doute, mais je veux concilier ces deux rôles. Celui de fiancée, et celui de soeur.
J'appréhende leurs réactions, surtout celle d'Enael en fait, et j'avais toutes les raisons de l'appréhender. Je le regarde après avoir lâché la bombe et déjà il s'imagine des choses. Je secoue la tête vivement pour le contredire.
« Non… Non, Ena', rien ne va changer. Jamais je ne t'abandonnerai, s'il te plait. »
J'aimerais qu'il croit en moi, mais je suppose que c'est trop lui demander vu la situation délicate. Je ne veux pas l'abandonner. Jamais je ne l'ai abandonné par le passé et je ne vois pas pourquoi les choses devraient changer, même si je suis une femme mariée.
« T'en vas pas… »
Que je dis dans le vent parce que déjà le cadet de la famille a tourné les talons pour prendre l'air dans le couloir. Je regrette soudainement d'en avoir parlé… Je sais à quel point c'est difficile pour Ena' d'être dans un hôpital et il a fallu que j'en rajoute en parlant de cette demande en mariage.
Mais heureusement, il y a Luka dont la réaction me fait vraiment plaisir. Pourtant, je ne m'attendais pas non plus à des grands mots de sa part. Je connais le garçon, je sais qu'il est laconique et qu'il n'est pas du genre à s'exprimer, et le voilà qui me félicite. Et ça me va droit au coeur. Certes, j'aurais préféré qu'Enael reste dans la pièce, mais je me dois me contenter de Luka pour le moment. Parce que je suis incapable de me lever et que malheureusement, je ne peux pas courir après Ena' pour le prendre dans mes bras et lui souffler que tout ira bien, que cette union ne signifie pas la fin de notre relation. Il est mon frère, et ça, pour toujours. Ils sont mes frères.
Je rigole quand Luka menace de lâcher Enael sur Oscar s'il me fait du mal et je hoche la tête. Ainsi, je sais que la menace est réelle, mais je doute en avoir besoin un jour.
« Merci, Luka… Tu ne peux pas t'imaginer à quel point je suis heureuse que tu sois là… Et tu sais, je l'aime vraiment, Oscar. »
Parce que c'est la première fois depuis des mois qu'il est parti, je profite de ces quelques secondes en tête à tête avec mon grand frère pour lui dire ce que j'ai sur le coeur.
Et puis, il va à la recherche du cadet… Et j'espère qu'il saura le raisonner et le faire revenir près de moi.

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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Mar 3 Nov - 16:55

L'annonce de ma sœur résonnait en moi, je ne m'attendais pas à cela, je comprenais qu'aujourd'hui j'étais seul... Tous avait leur vie et moi j'avais quoi ? Je n'avais que ma folie et rien de plus... Rien n'était facile, je n'arrivais à comprendre comment j'en étais arrivé là mais aujourd'hui tous ça était terminé, ma place dans cette famille n'était plus, ils avaient leur vie aussi mouvementé que cela puisse être et moi... Moi, je n'étais rien au fond même si j'étais de leur famille avais-je réellement un quelconque intérêt pour eux... - Bien sûr je divaguais mais la colère mais faisait croire cela... Je pensais que mon frère allait encore plus réagir mais ce n'était pas le cas, il l'avait regardé comme si de rien n'était lâchant un simple« Wow. » franchement, je pensais qu'il allait réagir autrement, peut-être pas que cela serait au même niveau que moi mais merde, elle était notre petite sœur et certainement beaucoup trop jeune pour se marier... Il était vrai que c'était surtout à cause de moi que je disais cela. J'aimais ma sœur, peut-être plus que de raison et je ne pouvais concevoir la perdre mais il était trop tard, je venais de la perdre, cet homme venait de me l'enlever pour toujours« Non… Non, Ena', rien ne va changer. Jamais je ne t'abandonnerai, s'il te plait. » Je regardais ma sœur, je ne croyais pas en ce qu'elle disait, je lui faisais peut-être mal en agissant de la sorte mais c'était plus fort que moi, elle venait de me faire autant de mal même si elle ne s'en doutait peut-être pas. « T'en vas pas... » « Ena... » c'était de trop pour moi, je ne pouvais rester dans la même pièce qu'eux. Mon frère me détestait et ma sœur m'abandonnait alors pourquoi restait avec eux tout en sachant cela... Je venais de quitter la chambre marchant dans le couloir en essayant de me concentrer sur autre chose, il fallait que je me change la tête, ce n'était pas facile car j'avais toujours cet abandon en tête... Pourquoi fallait-il que ça tombe sur moi... « Pauvre petit Ena'... Tu te retrouves tout seul maintenant... Heureusement que je suis là pour toi » pour une fois je le laissais dire car il disait vrai, il était là pour moi même si cela pouvait paraître totalement fou, il était là... Je me demandais si Micha était encore là pour moi... Pffff tout était si confus en moi que je mélangeais tout, je ne distinguais plus rien et cela me faisait peur car je savais que cela pouvait être signe d'un non-retour de ma folie. « Enaël, s'il te plaît... Pour Lizzie. Fais un effort. » Je levais le regard vers mon frère, pourquoi voulait-il que je revienne alors que je n'étais pas le bienvenue... « Pourquoi faire ? » dis-je calmement alors que mon regard était restait sur mon frère... Je soupirais légèrement avant d'hausser les épaules « Je reviens mais cette fois-ci c'est parce que tu le demandes... Mais sache que quoi qu'elle puisse dire ou même toi pour me convaincre que rien ne changera. Ne me convaincra pas... ça fait des années que c'est comme ça... Mais ne vous inquiétez pas, le vilain petit canard ne vous embêtera plus... Je vais prendre la meilleur décision pour tout le monde... » Je préférai ne pas en dire plus sur cette décision c'était le mieux à faire... Je rentrais dans la chambre restant assez loin de ma sœur, je préférai ne pas regarder ma sœur, je n'y arrivais pas... C'était trop tôt...
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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Dim 22 Nov - 9:40

When comfort and warmth can't be found
I still reach for you
You're my guiding light

Malgré tous nos efforts, à moi et Luka, notre frère tourne les talons et quitte la pièce. Bien vite, l'aîné sort à son tour pour aller le chercher et je l'en remercie. Je ne sais pas s'il va parvenir à le faire reprendre ses esprits tout comme je ne sais pas si Enael me pardonnera un jour cette décision. Ainsi donc je me retrouve seule dans ce lit d'hôpital et je pense à toute cette histoire. Je suis égoïste. Voilà le verdict qui sonne encore et encore dans ma tête. Je suis égoïste, parce qu'en acceptant la proposition d'Oscar, j'ai oublié de penser à Enael. Je n'ai pensé qu'à mes propres sentiments, mes seules émotions et j'ai cru prendre la bonne décision. Et si Ena' ne l'accepte jamais ? Et si je devais choisir entre mon petit-ami et mon frère ? Serais-je seulement capable de faire un choix ? Non. Encore une fois, je dois retenir mes larmes de couler. Parce que malgré l'enfer que je vis dans ma tête, je n'ai pas envie que mes frères me voient encore pleurer quand ils reviendront à nouveau dans la pièce. S'ils reviennent… Car si je n'ai aucun doute quant au retour de Luka, je ne suis pas sûre que la cadet voudra me revoir. Et si en lui parlant de cette nouvelle j'ai brisé quelque chose entre nous ? Ce lien que j'aime tellement. Parce que tout le monde n'a pas la chance de vivre des relations aussi fusionnelles comme celles que je vis avec mes frères, je me suis toujours considérée comme chanceuse, mais on dirait bien que j'ai tout fait foirer.
Faut-il que j'en parle à Oscar ? Que je revienne sur ce que je lui ai dit ce jour là, que je ne peux pas l'épouser… Qu'il faut d'abord que je laisse du temps à Ena' pour se faire à l'idée que je vais vivre avec lui à la grange. Je me mords la lèvre. Je ne peux pas. Qu'importe la décision que je prends, elle fera forcément souffrir un de ces hommes pour lesquels je donnerais ma vie. Et c'est injuste.
Heureusement, après quelques minutes qui semblent être une éternité, je vois la poignée se tourner et la porte d'ouvrir. C'est Enael. J'essaye d'esquisser un sourire malgré la tristesse qui ne fait que m'envahir depuis quelques temps maintenant, mais mon coeur se serre quand je le vois s'installer aussi loin que possible. Il ne peut même plus me regarder et je baisse la tête, ne pouvant plus faire semblant que tout va bien pendant quelques secondes. Luka le suit et entre à son tour dans la pièce. Pour lui, je fais un nouvel effort. Parce que je n'oublie pas que le soldat est revenu pour moi alors qu'il vivait une mission difficile et que ses hommes avaient sans doute besoin de lui. Je soupire et dans un murmure, je remercie Luka d'avoir ramené l'autre Mathesson ici, même si ce dernier refuse de me parler. Tant pis, ce n'est pas la première fois que je dis des moments délicats avec Enael, et j'essaye d'y faire face comme d'habitude : avec patience et compréhension.
« Je sais que c'est pas facile. Et c'est vrai, je t'ai menti, Ena', je suis vraiment désolée. J'aurais pas dû. C'est vrai que les choses vont changer… Que ça ne pourra plus jamais être exactement pareil. Parce que je vais vivre avec Oscar, alors oui, ça va changer un peu… ça fait partie des choses qu'il faut accepter ; Le changement est inévitable et il faut apprendre à vivre avec, mais tu sais, je suis toujours ta petite soeur et je le resterai à jamais. Je ne vais pas t'abandonner… J'ai beau me marier, ça ne changera jamais rien à l'amour que j'ai pour toi. »
Les paroles sont adressées au cadet de la famille, mais bien évidemment, elles valent aussi pour l'aîné qui se tient lui aussi dans la salle.
« T'es mon grand frère, je t'aime et j'aurai toujours besoin de toi. »
Une fois encore, Luka peut se sentir concerné par ce que je dis car lui aussi m'est indispensable. Il est celui qui m'a élevé, alors comment est-ce que je pourrais continuer sans lui ?

_________________


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MessageSujet: Re: Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family Mar 2 Fév - 14:29

Luka ∞ Enaël&Lizzie
« Plus jamais je ne veux vivre ça. »
Les relations fraternels ne sont pas les plus simples. Dans ce monde, rien n’est jamais parfait. Lorsque les parents Mathesson avaient décidé d’élever trois enfants, deux garçons et une fille, ils ne s’étaient pas rendus compte à quel point cette tâche ne serait pas aisée. Aucun ne voulait sacrifier leur carrière. Alors, petit à petit, le tableau s’était brisé. Les couleurs joviales du doux printemps avaient laissé place à celles bien plus ternes des fins d’automne. Ils avaient déserté leur rôle de parents pour s’adonner à des carrières et des biens futiles, délaissant complètement leur progéniture. Luka était le plus âgé des trois et il avait bien vite élucidé le mystère de l’irresponsabilité de ses géniteurs. Parfois, il avait eu l’envie irrésistible de se révolter contre eux, de les maudire et de s’en aller. A dix-huit ans, c’est ce qu’il fit en s’engageant pour la première fois dans l’armée. Il n’était qu’un gosse immature qui espérait rapporter de quoi nourrir ses proches. Il n’était pas suffisamment intelligent pour aller à l’université. Pas patient non plus. Même si Lizzie et Enaël avaient pu se sentir abandonnés encore une fois, il n’en était rien. Luka avait sacrifié sa vie pour leur donner de quoi se nourrir. De quoi les habiller et leur offrir des cadeaux. Cela lui avait coûté une partie de son âme. Jamais il n’oublierait les horreurs de la guerre. Il avait tenté de s’en défaire, en changeant de vie et en prenant des cachets contre les cauchemars qui le maintenaient éveillés la nuit. Ce fut futile. Il n’était bon qu’à tenir une arme, gérer des hommes et combattre les ennemis. Sécuriser des territoires hostiles pour permettre aux habitants de « mieux » vivre. C’était un univers cruel, comme le fut son enfance. Finalement, l’aîné des Mathesson était un incompris qui avait la sensation de toujours tout rater. Le pire était de le constater dans les yeux de son frère. Chaque fois qu’il regardait Enaël, il pouvait sentir son mépris et toute la déception humainement possible. Pourtant, il avait essayé de faire de son mieux. Lamentablement, Luka Vincenzo Mathesson avait échoué. Aussi déplorablement que ses propres parents. Encore aujourd’hui, il ne parvenait pas à communiquer avec son cadet. Quant à sa sœur, son rayon de soleil, il savait qu’il la rendait obligatoirement malheureuse en partant au combat. D’autant qu’il ne pouvait pas lui garantir qu’il reviendrait vivant à chaque fois. Ce n’était pas faute d’essayer, hélas il était mauvais menteur. Il ne supportait d’ailleurs pas les mensonges. Il considérait cela comme une trahison. Aussi s’appliquait-il à ne pas trop en dire plutôt que de raconter n’importe quoi pour couvrir d’un masque doré la vérité bien moins délicate de son monde.

Luka essaya de raisonner Enaël quant à son comportement. Ce fut peine perdue. Il se heurta une fois de plus au mur qui s’était construit entre eux. Il avait eu beau essayer de le détruire, brique par brique, son cadet réussissait toujours à combles les morceaux manquant par du béton armé, plus solide et indestructible à chaque fois. Alors il se contenta du silence qui se brisait sur les pas des chaussures d’Enaël, rentrant dans la chambre de leur sœur blessée. Néanmoins, Luka était effrayé par les propos de son unique frère. Sa dernière phrase résonnait en lui comme un bourdonnement gênant. La peur avait envahi ses tripes. Est-ce qu’il serait capable de commettre un acte irréparable ? Rien n’en était moins sûr. Après tout, il avait toujours été instable. Pour cela aussi, l’aîné des enfants s’en voulait beaucoup. Il n’avait pas su empêcher ses parents de le malmener. Peut-être que s’il avait été plus solide, plus fort et tenace, il les aurait empêchés de meurtrir Enäel. Hélas, il n'était qu’un gamin à l’époque. Il avait fermé les yeux et la bouche pour éviter que Lizzie se retrouve seule à la maison, entourée de fous alliés. D’ailleurs, il ne parla pas à Enäel de cette fameuse phrase. Pas devant leur petite sœur. Il ne voulait pas qu’elle soit perturbée par un tel discours. Aussi l’écouta-t-il essayer de convaincre leur frère que son futur mariage ne changerait absolument rien entre eux. Tout ce que Luka fait, c’est de s’asseoir sur une chaise, les bras croisés, regardant à tour de rôle chacun de ses êtres qu’il aimait sincèrement mais qu’il ne fut jamais capable de protéger comme il aurait dû.

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Perdre quelqu’un ce n’est pas quelque chose d’anodin... Ça nous rappelle en permanence que la vie ne tient qu’à un fil. || Mathesson's family

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