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Ain't needing man to be happy [PV Lawry]

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



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MessageSujet: Ain't needing man to be happy [PV Lawry] Lun 7 Sep - 0:04

Ce n’est pas un rancard… ce n’est pas un rancard… ce n’est pas un rancard… ce n’est ABSOLUMENT pas et très CERTAINEMENT PAS un rancard…
Voilà la seule pensée qui traversait ma tête comme un lancinant cri depuis près d’une longue heure et demi. Et pourtant… j’avais beau avoir pleinement conscience de la non-rancard-ittude de cette soirée, cela ne m’empêchait simplement pas de flipper comme une attardée. Il fallait que tout soit parfait. Hors de question que l’anniversaire de Lawrence ne soit pas parfait. La fête avait beau être trois siècles en retard, ça ne changeait pas que c’était exactement la raison pour laquelle j’étais pour avoir Lawrence à moi toute seule.

Je les savais les belles notions de partage. Mon père les avait répétés assez souvent pour que je les connaisse par cœur comme une interminable rengaine sur les bienfaits de donner à autrui. Mais quand ça en venait à Lawrence, je me retrouvais étonnamment beaucoup moins apte à prendre des décisions censées comme le fait de la partager avec quelqu’un d’autre. C’était étrange comme choix de la part de mon cœur parce qu’il ne fallait pas avoir un quotient intellectuel de génie pour savoir que la rouquine était attirée par Clément d’Arcy - très honnêtement je ne savais pas ce qu’elle lui trouvait mais le fait que mes préférences étaient plus pour les courbes que pour les muscles de manières générales ne devait pas m’aider. Et le fait d’avoir pleinement conscience de son attirance pour l’autre truc n’était pas pour me rendre moins nerveuse.

Oh que non! En une heure quarante, j’avais amplement eu le temps de paniquer par rapport à mille et un détail. À mon premier rancard avec une demoiselle qui avait du potentiel de copine, on me retrouverait morte de stress avant l’acte. Voilà! Je mourais pucelle! Deux heures avant le départ, j’avais revérifié mon sac de film : m’assurer qu’il y avait une bonne dizaine de film de bonne qualité et dans tous les genres possibles et inimaginables. Deux films d’animations, le dernier Woody Allen (probablement beaucoup trop romantique pour qu’on l’écoute ensemble), trois films signés Burton que j’ai probablement vu assez souvent pour connaître par cœur même si le dernier est sorti assez récemment, deux comédies romantiques à la noix (parce que l’on ne sait jamais!), un film d’horreur, un film volontairement navet qui inclut des requins volants et des rebondissements plus prévisibles que la météo et un grand film candidat pour les prochains Oscars.

Après être certaine de ma sélection, j’avais attaqué l’habillage. Je ne pouvais pas mettre cette jupe rose, j’avais l’air bien trop sage. La petite robe noire donnait l’impression que j’allais lui sauter dessus. Et voilà qu’en soutif dans le milieu de ma chambre, j’étais en train de réaliser à quel point j’étais pathétique parce que j’étais vraiment en train de tenter de trouver un autre soutif qui lui irait de pair avec la paire de slip que je portais et qui irait avec l’ensemble de la tenue que je portais. J’entrepris néanmoins de fouiller comme la nulle que j’étais à l’intérieur de la pile sachant très bien que deux heures dans la fête, on finirait en pyjama et que mon effort suprême de mode serait zéro utile. D’ailleurs, le pyjama! Lequel mettre? J’en étais à parader nerveusement devant mon miroir dans les trois options. Lequel tombait mieux? Lequel me laisserait une chance hypothétique moins nulle que les autres? Aucun quoi qu’il en soit mais je finis par opter pour le style décontracté du pantalon à smiley et d’un vieux chandail de sport rose que le temps n’avait pas trop déformé.

Tressant en vitesse mes cheveux pour ne pas les avoir dans le visage, je jetais un coup d’œil dans le miroir. Je n’étais pas moche… mais face à Lawrence, je n’avais pas l’impression d’être au même niveau. Prenant un grand souffle, je ramassais le restant de mes choses pour les glisser dans le grand sac à dos. Je faillis même oublier son cadeau sur le bord de ma table de travail. J’avais mis plus de temps à l’emballer que le cadeau de Noel que j’avais donné à ma mère l’an passé. Non, assise au bureau dans un coin de ma chambre, j’avais du tasser l’ensemble de mon kit de caméra pour faire une place assez grande pour le cadeau et le papier d’emballage. La langue pointant entre mes lèvres, j’avais méthodiquement emballé la boîte qui contenait un ensemble de produit pour le bain que j’avais fait à la main avec probablement tout l’amour que je contenais.

Je passais par la cuisine pour y ramasser les provisions que papa avait acheté pour moi. Il était en train de rédiger son discours pour Dimanche. Je le fusillais froidement du regard avant de décider qu’il n’existait pas plutôt que de lui rappeler que je ne voulais pas voir ça dans la cuisine. Je n’avais pas envie de me chicaner avec lui juste avant d’aller chez Law’. Non, à la place, je ramassais les pots de glace, les bonbons et le pop-corn. Je les enfouis dans un sac réutilisable. Je déposais machinalement un baiser rapide sur la joue de mon père, puis sur celle de mes deux sœurs et je filais à pied.

Ce n’était pas un rancard d’accord! Mais j’avais quand même envie de courir jusqu’à chez elle. Je me retins quand même parce que j’aurais sans doute eu l’air étrange non? De courir littéralement jusqu’à chez elle? Je sonnais à la porte et j’attendis patiemment qu’elle m’ouvrit la porte.

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But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


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TES CRÉDITS : coclico & alinoe
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ÂGE DU PERSONNAGE : 33 ans
CÔTÉ COEUR : Tout juste mariée à Jimmy Muray et heureuse dans son couple, bien qu'elle craint qu'ils n'aient été trop rapides
PROFESSION : Danseuse à Londres et professeur de danse classique au conservatoire de Tenby
REPUTATION : Quand elle est partie, la demoiselle était anonyme, la voilà qui revient populaire. Personne ne comprend pourquoi elle a abandonné le succès et le luxe pour s'installer à Tenby. Pas même elle.



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MessageSujet: Re: Ain't needing man to be happy [PV Lawry] Ven 25 Sep - 9:32

Seren ∞ Lawrence

All the things she said running through my head this is not enough I'm in serious shit, I feel totally lost if I'm asking for help it's only because being with you has opened my eyes could I ever believe such a perfect surprise ? I keep asking myself, wondering how I keep closing my eyes but I can't block you out wanna fly to a place where it's just you and me nobody else so we can be free [t.A.T.u.]
J'aurai pu attendre les grandes vacances. C'est vrai, après tout je n'aurais eu que deux mois à supporter l'ambiance qui m'oppressait et que je voulais fuir. En prenant mon mal en patience je n'aurai raté aucun cours et j'aurai occupé mes vacances de façon intéressante. Tout en rentrant du supermarché, un sac de course à chaque main, je repense à cette remarque de ma tante. Prenant des nouvelles de ma rentrée scolaire et du déroulement de mes vacances elle m'avait fait remarquer que passer mes vacances d'été à Londres aurait pu être plus plaisant que d'y passer un mois de mai. Peut-être bien mais je reste persuadée que les choses n'auraient pas du se mettre autrement. C'est de plus en plus rare mais, pour une fois, je n'ai aucun remord, aucun regret. Si je n'étais pas partie en mai je me serais disputée avec beaucoup de mes connaissances, j'aurais été présente au moment de l'incident entre Andrew et William et qui sait si les choses n'auraient pas tournés d'une bien pire façon, mon père qui n'aurait pas voulu revenir à la maison blessé par exemple pour m'épargner et, finalement, si j'avais dû partir ces deux derniers mois je n'aurai pas pu m'occuper de Will. Ce ne fut pas un programme très passionnant pour des congés c'est évident mais cela ne m'a nullement dérangée contrairement à ce que tout mon entourage pense, mon père le premier. Il m'a donné tellement que quoi que je fasse je ne pourrai jamais le lui rendre pour commencer. Ensuite, j'ai plusieurs fois imaginé mon avenir à ses cotés, passant le plus clair de mon temps à subvenir à nos besoins et à prendre soin de lui et cette vision du futur ne m'ennuie pas vraiment. En résumé passer du temps aux cotés de Will est loin d'être une corvée et je n'avais, de tout façon pas la tête à profiter des mois de juillet et d’août en faisant la fête et en sortant avec des amis.

J'arrive sans me rendre compte du chemin déjà parcouru, devant la porte de la petite maison que j'habite depuis six mois maintenant. Ce n'est pas sans peine que j'ouvre la porte d'entrée sans renverser le contenu de mes sacs de provisions bien remplis. Chips, petits légumes à manger crus, carrés de chèvre et noix, pâtes à pizza, différents biscuits au chocolat et un assortiment de fruits secs. J'ai hésité à racheter quelques accessoires de décoration aussi mais je me suis souvenue qu'une caisse en était pleine dans un coin de ma chambre. Je pénètre dans la maison, réalise que mon père est encore là vu les chaussures dans l'entrée et souris dans le vide. Les choses vont assez bien entre lui et moi ces derniers temps. J'ai voulu lui en vouloir de me cacher certaines choses mais je n'ai pas eu, à l'époque de l'accident, la motivation de le convaincre à me parler. Et à présent j'ai plus ou moins admis que les choses sont ce qu'elles sont et que nous avons tous nos petits secrets. J'imagine qu'il y a plusieurs raisons à cela, le fait que j'ai moi même tu certains détails de mon existence de ces derniers mois et que ma mélancolie permanente ne me donne pas envie d'engendrer le moindre conflit. Après avoir retiré mes chaussures je me dirige vers la cuisine. Tout en rangeant mes achats dans les placards j'observe mon père qui retire difficilement ses bottes de jardins depuis la terrasse. Ses cotes lui font toujours mal malgré tout ce qu'il peut me dire...Cela passera dit le médecin, simplement vu sa santé fragile il ne peut prendre de médicaments ce qui rend le processus de réparation de ses blessures douloureux et lent. Je fais mine de ne pas avoir remarqué sa faiblesse lorsqu'il me rejoint finalement dans la maison. Il pose un baiser sur mon front et me répète une énième fois ses projets pour me rassurer sur le fait que Seren et moi seront tranquilles jusqu'au lendemain soir si nous le voulons. Je lui ai répété plusieurs fois qu'elle aura sans doute mieux à faire que de passer l’entièreté de son week-end ici mais sait-on jamais, si elle est motivée à rester chez moi ce serait avec plaisir que je la garderai prisonnière ! Il finit par enfiler sa veste, ses chaussures de ville et une écharpe vu la météo peu glorieuse de ces derniers jours. Un signe de la main et il passe la porte. Pensive je m’effondre dans le canapé et observe la maison. Je vois les efforts qu'il va me falloir fournir pour en faire un lieu accueillant pour une soirée pyjama mais je vois surtout la façon dont je vais fêter mes 17 ans. Entre nostalgie et rancœur, avec une amie que je connais peu, loin de ceux qui m'accompagnaient depuis un an et que je pensais ne jamais perdre. J'aime Seren, je l'aime peut-être plus que ma raison ne veut bien l'admettre d'ailleurs, mais il n'empêche que ma dépression passive de ces derniers temps trahi le manque d'eux qui me hante en permanence.

Mon téléphone vibre ce qui me sort de mes pensées. Descendant avec peu d'entrain du fauteuil je récupère le portable sur l'armoire du salon et suis quelque peu déçue de ne pas découvrir de message, simplement l'alarme annonçant l'arrivée de mon invitée pour dans moins deux deux heures. J’enclenche la radio, monte le son et me sent enfin quelque peu motivée. Je commence par préparer des petits bols remplis de différents apéritifs. Je récupère ensuite le matelas dans le couloir que mon père m'a aidée à descendre du grenier hier soir. Ces un deux personnes et si, en temps normal, je n'aurai pas trouvé étrange ne serais-ce qu'un instant de me retrouver dans le même lit qu'une fille, depuis la soirée où les choses ont étrangement tournées avec Nina, je ne parviens plus à envisager la gente féminine de la même façon. Il n'empêche que je n'aime pas du tout l'idée de cette ambiguïté et que j'ai horreur d'avoir ce genre de pensées, pas que l'homosexualité me pose un problème juste...pas moi! Et c'est reparti, ces idées qui m'obnubilent. Serrant les dents je me focalise sur la musique et me dandine plus ou moins en rythme pour me vider l'esprit tout en poursuivant mes préparatifs. J'installe plusieurs couvertures et oreillers sur le matelas à présent placé devant la télévision. Je ramène la table basse tout près de cette "chambre" improvisée et y dépose finalement la nourriture et les boissons. Il ne restera plus qu'à cuisiner quelques pizzas quand la faim fera gargouiller nos estomacs. Je monte en vitesse me préparer: petite robe rouge pâle que j'avais achetée an Australie avec maman l'an passé, touche rapide de maquillage sur mes yeux et mes lèvres et cheveux tirés en un chignon assez sauvage. Reflet acceptable. De toute façon nous serons bientôt avachies dans le canapé ou sur le lit les cheveux rendus électriques pas les couvertures et les vêtements chiffonnés par des mouvements de danse face à Just Danse!

On a sonné à la porte, j'en suis certaine! Je me penche par la fenêtre de ma chambre pour m'en assurer. Un sourire étire mes lèvres et la joie de vivre sur les traits de mon amie illumine mon regard. J'avais vraiment besoin d'elle pour m'aider à sortir la tête de l'eau. J'arrive ma belle! Refermant la fenêtre je descends en sautillant jusqu'au hall d'entrée et accueille mon amie avec une longue étreinte. Tu m'avais manquée Choupette! Après tout, depuis la rentrée bien des choses s'étaient passées sans que nous n'ayons l'occasion de nous voir elle et moi. Bien des choses dont nous devrons parler...
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MessageSujet: Re: Ain't needing man to be happy [PV Lawry] Mer 21 Oct - 0:44

Sur le pas de la porte de la maison, je me retenais de sautiller en l’entendant me dire qu’elle venait m’ouvrir la porte. Ça avait été trop long depuis que je l’avais vu avant son départ. Mon cœur avait manqué plus d’un battement en recevant le fameux SMS qui annonçait son retour. Je suis certaine que l’effet que ça avait eu sur mon cerveau était exactement le même que l’apparition de Dieu le père aurait sur celui de mon père. Et je m’étais sagement retenue pour ne pas céder à la tentation et filer à toutes jambes vers la maison de Lawrence. J’avais sagement attendu mon tour.

Je n’avais nullement intention de lui parler de mes sentiments à son égard. Je savais trop bien que je l’aurais potentiellement fait fuir. Et je ne voulais pas ça. À défaut de pouvoir l’avoir comme amante, je voulais l’avoir comme amie au moins. C’était la toute première fois que je n’arrivais pas à m’enlever quelqu’un de la tête de cette manière. C’était son sourire que je gardais bien au chaud, son rire qui composait certaines des plus belles mélodies qu’il m’eut été donné d’entendre. C’était bon. C’était pur. Même si elle ne savait pas.

J’étais bonne comédienne pour cacher mon attirance envers la gente féminine. Et avec Lawrence… ça avait été difficile. J’avais vaguement aperçu la tignasse rousse dans le milieu d’un corridor un bon matin au début de l’année scolaire qui avait précédé. La couleur m’avait frappé. Il y avait quelques rousses à l’école… mais aucune avec cette couleur vibrante et vraie… enfin comme la mienne, quoi ! J’avais pris ma place presque habituelle dans le cours d’histoire, bord de la fenêtre, troisième pupitre à partir de l’avant de la classe. C’était – selon mon expérience – la place la plus stratégique. Assez à l’avant pour s’intéresser aux enseignements du professeur et juste assez bien placé pour laisser son cerveau s’envoler par la fenêtre si jamais le cours devenait emmerdant. J’avais relevé la tête au moment où elle était entrée dans la classe et mon souffle en avait été coupé. Elle était belle. Non ! pas belle ! Elle était magnifique avec ses yeux bleus et son sourire un peu triste. Si j’avais déjà pleinement courage de mon attirance envers la gente féminine, ça avait été la première fois que j’avais cru au coup de foudre. Et le prof nous avait mis ensemble pour un travail dont il choisissait les équipes. Non seulement elle était belle… mais elle était intelligente et chaleureuse – enfin quand on la comparait à son père qui avait plus ou moins le même niveau de gentillesse quand on le croisait sur la rue qu’une bombe atomique.

Elle avait été présente pour l’enterrement de ma mère en avril juste avant qu’elle parte. Et je m’étais tenue droite, me refusant de m’accrocher à elle. Mon cerveau avait refusé de l’admettre. Elle avait réussi l’impossible : j’avais souri en l’ayant à mes côtés. Faiblement. Sa présence m’avait donné de la force. Et j’aurais voulu glissé mes doigts dans les siens pour en prendre un peu plus… mais je savais qu’il y avait sa relation étrange et tordue avec Clément qui m’en empêchait en un sens.

Je n’avais pas su m’empêcher de sentir un certain pincement au cœur en la voyant partir pour Londres. Ce n’était qu’une amie… mais je l’aimais. Et j’avais eu peur qu’elle ne revienne pas… peut-être un peu égoïstement qu’elle ne ME revienne pas. Je comprenais la raison qui justifiait son départ. J’aurais aimé faire la même chose face à mon père. Mais ma relation avec le mien – peut-être bien aussi difficile [pour d’autres raisons néanmoins] que celle qu’ils avaient – ne me permettait pas de faire un tel acte de bravoure. Je rêvais d’ailleurs sans oser m’y aventurer. Mais elle était revenue… et c’était la seule et unique chose qui comptait. Le fait d’entendre sa voix du haut de sa fenêtre m’arracha presque un éclat de rire. Ça faisait du bien. Tellement de bien. Le bruit de ses pas dans l’escalier était presque comme l’effet que l’alcool me faisait. Enivrant. Je déposais le sac sur le sol ayant conscience qu’une étreinte m’attendait sans que j’ai besoin de la réclamer. Nous nous jetâmes toutes deux dans les bras de l’autre.

Son odeur m’avait manqué. J’avais aussi eu peur de l’avoir oublié. Mais non… elle était encore la même. Je l’étreignis le plus fort que je pouvais cachant mal ma joie quasi euphorique en éclatant de rire : « C’est impossible que je t’ai plus manqué que tu m’as manqué… » J’en étais certaine que c’était impossible parce que je savais très bien que je m’étais presque tenté de compter chacune des secondes qui nous avaient séparés. C’était à la fois étrange et rassurant que de me trouver dans cette bien curieuse situation.

Relâchant l’étreinte, je pris un instant pour l’observer avec un sourire honnête qui apparaissait sur mon visage avec une force telle. Elle était magnifique dans sa ravissante robe rouge. Les images qui me passèrent en tête était de l’ordre du fantasme. J’en avais conscience. Mais ça ne retient pas le petit : « Tu sais que tu n’avais pas besoin de te mettre aussi belle ! » qui trouva le chemin jusqu’à mes lèvres. C’était vrai pour moi. C’était simple… naturel… mais en même temps terriblement jolie. Je me serais vu passé ma main contre sa joue pour attraper cette mèche rebelle que l’on voyait tombant lentement de la lâche toque. Je l’aurais glissé derrière son oreille délicatement. Nos deux bouches auraient pu être si près l’une de l’autre... un accident presque.

Mon premier baiser avec une fille, j’en rêvais. J’avais fait des tentatives avec des garçons dans un effort parfois absurde de me faire croire que j’avais une capacité de répondre à cette norme que mon père me décrivait. Un baiser n’était-il pas sensé d’éveiller des papillons dans le ventre ? Parce que mes expériences du genre n’avaient absolument rien réveillé. Je savais très bien que c’était parce que j’étais homosexuelle que rien ne se passait et que je m’étais enfui de chaque relation qui devenait de plus en plus sérieuse avec un homme. Je ne pouvais pas m’engager dans une relation sérieuse sachant très bien que je ne ressentais absolument aucune attirance pour un homme. Je souris doucement en la regardant : « J’ai amené plein de trucs super cool, ma belle… sauf que j’ai des trucs qui ont absolument besoin d’entrer dans le congélateur. ». Je souris doucement en pensant à la glace qui nous attendait et à son cadeau emballé avec tellement d’amour… mais qui n’arrivait pas à m’enlever de la tête la nervosité que j’avais à l’idée qu’elle n’aime pas. Ce n’était pas extraordinaire… mais c’était ce que j’avais trouvé de mieux. J’entrais. Je retirais mes souliers et les rangeais sur le bord de la porte juste à côté de ses souliers. Je repris le sac en me retournant vers la jolie rouquine : « J’ai oublié de te souhaiter joyeux anniversaire ma belle. Tu vas bien aussi ? Et Londres c’était bien ? » demandais-je doucement.

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MessageSujet: Re: Ain't needing man to be happy [PV Lawry] Dim 25 Oct - 18:24

Seren ∞ Lawrence

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Ses mains sur mon corps, ses lèvres sur ma peau, son parfum qui m’enivre lorsque ses cheveux effleurent mon visage, la chaleur de tout son être qui me fait frémir. Nos regard moins sensuels que ce que la situation pourrait laisser croire. Nos regards par dessus tout. Nos regards entre compréhensifs et porteurs d'espoir, nos regards complices et rassurants. Son regard qui disait laisse toi aller à mes bras ce soir sans t'engager à rien. Son regard qui me laissait comprendre que seul mon bien importait à ses yeux, que ce qu'elle ressentait comptait bien moins que mes sentiments. Elle...Nina. J'aurais donné beaucoup pour que ces images, ces sensations qui me reviennent soient liées à Clément, mais il n'en est rien. Et bien qu'il soit complexe pour moi de l'admettre, ce n'est pas si dérangeant que tout ceci se rapporte à elle. Nous ne sommes même plus dans la même ville, nous nous connaissions à peine et tout ne fut que charnel entre nous deux, mais je ne peux qu'admettre (du moins à moi même) le bien qu'elle m'a fait. Et peut-être est-ce justement parce que ni elle, ni moi n'attendions quoi que ce soit de l'autre que le souvenir m'est si doux et que le moment fut si agréable, simple. La proximité de nos deux corps et la douceur des sensations que nous partagions étaient un baume sur mes cicatrices et là où penser que j'ai couché avec une fille me gène, penser simplement le bien qui émanait de la situation me contente au contraire. Étreignant Seren, ses cheveux vole dans mon visage et Nina me revient en tête. Non, ce n'est pas Nina...c'est le plaisir que peuvent offrir ces contacts qui m'envahissent l'esprit et qui me laissent perplexes lorsque je m'éloigne un peu trop rapidement de mon amie pour que cela paraisse naturel. Dans le but de faire passer cette gène incognito je fais mine de trépigner d'impatience et la presse à passer le pas de la porte tout en retirant sa veste afin de la suspendre au porte-manteau tandis qu'elle enlève ses chaussures. Nous pénétrons le salon tandis qu'elle me demande ce qui s'est passé récemment dans ma vie, à Londres et le reste. La cuisine est par là, on va mettre au frais ce qu'il faut déclarais-je pour ne pas répondre à tout ce qu'elle avait pu dire jusqu'à présent. Pour peser mes mots, contenir mes émotions et ne pas réagir trop spontanément plutôt. J'ouvre le réfrigérateur et grimpe sur le plan de travail où je m'installe laissant mes jambes dans le vide, les balançant presque nerveusement, prenant la parole alors qu'elle est occupée à trier le contenu de son sac. Tout d'abord merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation Choupette! Et me faire un minimum jolie c'était normal, je ne voulais pas avoir l'air plus fade que je ne le suis déjà comparée à la plus belle fille du lycée! m'exclamais-je en la reluquant presque lubriquement comme le feraient de vieux pervers en rue, revenant à moi même j’éclate de rire. Tu ne devais pas te sentir obligée d'amener quoi que ce soit au fait! Mais c'est gentil... déclarais-je tandis qu'elle refermait son sac. Je pris cela comme le signe qu'elle avait terminé ce qu'elle avait à faire et me dirigeai vers le salon, l'invitant à faire de même. Prenant appui sur le dossier du canapé je jetai mes jambes par dessus et m’effondrais-je sur le matelas de l'autre coté, poussant un long soupir de satisfaction sentant oreillers et couettes s'enfoncer sous mon poids.

J'attends qu'elle prenne place à son tour et lui tends un paquet de cd l'invitant tacitement à en choisir un pendant que je commence un résumé des derniers événements. Je ne compte pas entrer de suite dans les détails mais étant partie trois mois durant et n'ayant guère eu la tête à me confier depuis mon retour, il semble évident qu'elle attende certaines réponses aux questions qu'elle peut se poser. Londres...c'était potable dirons-nous. Je suis restée assez cloîtrée chez ma tante avec qui j'ai renoué des liens assez forts mais pour le reste ce fut assez calme...Et depuis mon retour...pareil j'ai envie de dire, les cours sont ennuyeux, on parle peu avec mon père, plus du tout avec Clément, mon chat ne sait toujours pas ronronner convenablement, la routine quoi! si ce n'est cette putain de nuit torride. Mais ces derniers mots je les laisse en suspend. Je pensais pouvoir les lui dire, en parler à une personne au moins mais confrontée à mon amie je prends conscience que même avec elle je n'ai pas le courage d'aborder le sujet. Pour ne pas rester trop longtemps sur le sujet de mes expériences récentes je m'allonge de tout mon long pour atteindre un plat de chips sans avoir à me lever, le ramène à nous en vidant un tiers à coté, fini par rire et me rasseoir convenablement. Je tends un chips devant la bouche de mon amie puisqu'elle est occupée avec les albums et en prends un moi même par la suite avant d'articuler entre deux bouchées Et toi ma belle?
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MessageSujet: Re: Ain't needing man to be happy [PV Lawry] Lun 21 Déc - 0:15

La retenue. Voilà ce qui qualifie de beaucoup ce petit jeu auquel je joue avec mon amie. Dieu sait que je me suis imaginée traverser cette ligne plus d’une fois – celle qui marque la différence entre amour et amitié. Combien de fois des images me sont-elles venues, tant avec douceur qu’avec insistance? C’était dans des moments partagés entre l’innocence et la maturité. Souvent, la fantaisie n’avait rien de très sauvage. Un cliché volé à une envie folle que j’avais. Elle ne prenait que la simple image d’un baiser volé sur ses lèvres avec délicatesse alors que la rousse relevait les yeux d’un cahier lorsqu’il nous arrivait de réviser à deux. Juste un baiser. Des lèvres qui se réchauffaient à la chaleur de leurs alter-ego. Parfois, le cliché se poussait jusqu’à la très lente et très délicate danse entre les deux langues. Une lente étreinte. Une douce tendresse.

Je détournais alors les yeux. Résister. Ne pas céder à la vile tentation. Même si l’envie me nouait le ventre. Même si l’envie me donnait l’impression d’une grande tornade qui entrait dans ma tête avec une véritable force. Je savais que je ne me contrôlerais pas si ça en venait à arriver. L’odeur du shampoing de Lawrence m’enivrait alors je n’imaginais même pas combien l’option de partager un moment d’intimité – qui plus est mon premier – avec elle me plongerait dans un état d’ivresse. Elle s’éloigne après une brève caresse. C’est court. Trop court. Mais ce l’est toujours trop. Beaucoup trop court pour combler ce besoin que j’ai d’elle.

Chaussures et veste retirés, nous atterrissons dans la cuisine. Autant les moments en sa présence sont courts que son absence a été longue. Plus longue que ce que j’étais capable d’admettre. En chemin vers la cuisine, je fixe ses cheveux. Passer mes doigts dans ses boucles couleur de feu me brûle comme une envie furieuse. Détourner les yeux est le moyen que j’ai trouvé pour éviter de céder à la tentation avec une facilité désarmante. Mes regards face à elle sont souvent plein de faux-fuyant. Ses lèvres parfois quand elle parle. Une hanche quand parfois elle marche. Aimer en silence. Mais aimer quand même. Fidèle compagne qui l’a sagement attendu et qui lui a sagement tendu ses notes pour les examens. Si elle me demandait de me faire tapis, je le ferais sans aucune honte. Son regard me teinte un peu les joues en rouge.

Malaise! Moi… la plus belle du lycée? Très honnêtement, j’en doute! Des jolies filles au bahut? Il y en a des tas et je suis loin d’être persuadée d’être ne serait-ce que dans le top cent des plus belles. Peut-être suis-je mal placé après tout. Dans la douce mélancolie qui caractérise si bien l’autre rousse, il y avait quelque chose de très humain. Ce petit côté bohème, ce petit côté incomprise. Il ne fallait pas chercher de midi à quatorze heures… elle était belle sincèrement. Et à mes yeux… beaucoup plus que moi. Et puis son ton… Son ton m’arracha pratiquement un frisson. Le bref instant. Court. Dans lequel elle me regarda comme je voulais la regarder me rendit pratiquement fébrile. Mais son rire… son magnifique rire suffit à me déstabiliser pour que je regagne ma poigne sur mes sentiments. « NAMÉOH! Il y a quelqu’un d’autre d’invité ou tu ne réalises pas à quel point tu es jolie? Et puis comment j’aurais pu refuser n’est-ce pas? Tu es une compagnie magnifique… tu le sais ma belle?». Je ne demande même plus où vont les éléments lorsque j’ai ramené les quelques petits éléments des courses. Ça vient fort probablement de mon éducation archi-traditionnelle. Les termes cadeaux d’hôtesses, je les avais appris bien tôt. Mais était-ce vraiment ce que je faisais avec Lawrence? Non… pas vraiment. Je laissais le présent dans le fond de la boîte et souris à Lawrence : « Arrêtes… personne ne m’y a forcé. Mais aucun… strictement aucun goûter d’anniversaire n’est complet sans de la glace à la pâte à biscuit de Tom & Gerry et tu le sais tout aussi bien que moi n’est-ce pas? » déclarais-je en pouffant de rire légèrement. Je finis par sortir le présent et le laisser bien en évidence sur le plan de travail. « Et puis… je ne pouvais simplement pas venir à ton anniversaire sans un présent. »

Je la rejoignis dans le salon. Me trouvant presque instantanément noyer sous une pile de CD... mais ce dont j’avais envie, c’était du son de sa voix après trois mois de silence. Son accent, légèrement différent du mien. Son timbre de voix. Avoir des nouvelles, si vagues soit-elle me faisaient du bien. Comment pouvait-on qualifier Londres de potable? Cela me surprit. Peut-être parce que toute ma vie, je n’avais connu que Tenby. J’étais rassurée qu’elle renouait un peu avec son père mais dut réprimer un sourire lorsqu’elle m’annonça qu’elle ne parlait plus du tout avec Clément. Quelle amie méprisable je faisais! Satisfaite que ce qui ressemblait le plus à un couple dans sa vie ne semble que vouer à l’échec… mais peut-être qu’ainsi j’aurais une chance de pouvoir aller me blottir dans ses bras. Je choisis un CD après une période de réflexion mais hésite avant de bouger… Mon regard est capté par Law’ qui s’étire comme un chat pour attraper le plat de chips.

Je croque dans la croustille que me tend mon amie après avoir contemplé le désastre que Lawrence a laissé : « C’est pour que le plat de chips retrouve sa place… il a fait le petit poucet c’est ça? » rigolais-je doucement. Je dois avouer que je ne suis pas certaine d’avoir envie de lui parler de comment ça se passe et de ce que j’ai fait cet été. « Mal » et « pas assez selon moi » ne me semblent pas nécessairement être de bonnes réponses… Mais je souris et me débrouille pour trouver un moyen d’édulcorer ma réalité du moment. « Disons que j’ai fini mon premier court-métrage mais que je ne suis pas satisfaite alors j’ai commencé à travailler le deuxième que j’espère pouvoir soumettre au concours de jeunes talents de Wales… mais si je ne suis pas contente… ça va être mort! Et puis… disons qu’à la maison avec papa… c’est parfois l’enfer. Souvent même… » Le fait que ca soit l’enfer me fait sourire. C’est justement parce que Dieu prend trop de place que je considérais mon toit comme une terre hostile et que je ne m’y sentais pas à ma place. Ni désirée… ni aimée… comment le faire quand une importante partie de qui l’on est se désigne clairement comme étant contre tout ce que notre père aime et croit.

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CÔTÉ COEUR : Tout juste mariée à Jimmy Muray et heureuse dans son couple, bien qu'elle craint qu'ils n'aient été trop rapides
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REPUTATION : Quand elle est partie, la demoiselle était anonyme, la voilà qui revient populaire. Personne ne comprend pourquoi elle a abandonné le succès et le luxe pour s'installer à Tenby. Pas même elle.



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MessageSujet: Re: Ain't needing man to be happy [PV Lawry] Mer 20 Jan - 21:31

Seren ∞ Lawrence

All the things she said running through my head this is not enough I'm in serious shit, I feel totally lost if I'm asking for help it's only because being with you has opened my eyes could I ever believe such a perfect surprise ? I keep asking myself, wondering how I keep closing my eyes but I can't block you out wanna fly to a place where it's just you and me nobody else so we can be free [t.A.T.u.]
SJ'ai toujours adoré organiser des goûters d'anniversaire. Comme je n'étais pas très populaire, comme j'étais presque reclue à vrai dire, je n'invitais jamais beaucoup de monde, parfois juste une voisine ou un cousin, mais je m'investissais beaucoup, les préparatifs m'amusant presque plus que les festivités en elles même! Préparer le gâteau en balançant de la crème au café sur papa, gonfler des ballons et y caricaturer les plus laides grimaces de maman sans qu'elle ne comprenne jamais qu'il s'agissait d'elle, remplir la piscine d'eau et envoyer la moitié à coté en se jetant dedans toute habillée, rédiger des lettres d'invitations à la plume comme dans les Harry Potter, et tout le reste! Cette année, installée à Tenby, ayant lié pas mal de relations, j'aurai vraiment pu m'investir et organiser quelque chose de grand et en faire profiter pas mal de personnes. Seulement j'ai récemment cessé d’entretenir mes relations avec plusieurs connaissances. Ensuite, je ne me sentais pas la tête à préparer quoi que ce soit pour une fois...J'avais peur de le regretter puisque, lorsque j'avais quitté Londres, j'avais pris la résolution de faire des efforts pour retrouver mon intégrité et mon optimisme d'antan, mais en regardant Seren avachie en face de moi et mordillant pensivement dans un chips tout en hésitant entre deux films, je me dis que j'ai fait le bon choix et que cet anniversaire sera tout aussi remarquable qu'une quelconque soirée puisqu'elle est là! Elle me rend le sourire d'une façon assez énigmatique. Prenons l'exemple de tout à l'heure, elle me complimente sur mon apparence ce qui me met plutôt mal à l'aise, mais lorsqu'elle insiste pour que j'admette qu'elle me trouve sincèrement jolie, elle a fait apparaître un large et sincère sourire sur mes lèvres. Un de ceux qu'il est complexe de m'extirper. Et il n'y a pas qu'en me complimentant qu’elle me rend heureuse, elle a cette façon de rendre les choses plus colorées là où d'autres ne les rendraient que plus fades. Puis ramener de la glace au biscuit en sachant pertinemment que le pot serait fini après deux minutes, il n'y a que notre complicité qui le permet! Je n'avais jamais connu cela qu'avec William et puisqu'il était mon père, cela rendait les choses encore un peu différentes de cette amitié qui se tisse entre Seren et moi.

Après avoir nourrie mon amie j'ingurgite toute une poignée d’apéritif, mon ventre criant famine puisque je n'ai rien mangé depuis le déjeuner. C’est pour que le plat de chips retrouve sa place… il a fait le petit poucet c’est ça? A la remarque de mon amie, je manque de m'étouffer et de tout recracher. Avalant de justesse je me met à pouffer de rire tout en me débattant avec la couverture enroulée autour de mes pieds pour courir jusqu'à la table et me saisir d'une bouteille d'eau afin d'adoucir ma gorge meurtrie. Me tounant vers mon amie d'un air faussement contrit et professoral je déclare: Seren Vaughan, vous dites n'importe quoi! Abandonnant ma tête de boudeuse je lui décoche un large sourire et la rejoint en sautillant d'enthousiasme. Je suis vraiment contente que tu sois là!Après un court moment de silence, nous abordons nos activités de cet été. Aucune de nous deux ne semble prêtes à entrer dans de longues déclarations, nous résumons donc nos vacances en quelques anecdotes. Disons que j’ai fini mon premier court-métrage mais que je ne suis pas satisfaite alors j’ai commencé à travailler le deuxième que j’espère pouvoir soumettre au concours de jeunes talents de Wales… mais si je ne suis pas contente… ça va être mort! Et puis… disons qu’à la maison avec papa… c’est parfois l’enfer. Souvent même… Comment ça tu n'es pas satisfaite? Qu'est-ce qui ne te plait pas? Tu m'avais vite fait part du scénario et ça avait l'air très inspiré pourtant! Et ce second court métrage alors, de quoi parle-t-il? m'enquis-je avec un enthousiasme non feint. Les réalisations de mon amie me fascinent de puis le début. Lorsqu'elle aborde les tentions avec son père, je ne trouve pas les mots, je m'approche donc et la serra contre moi. Après un moment je lui chuchote à l'oreille ces quelques mots que j'aurai voulu qu'on me dise lorsque je ne pouvais plus voir ma mère en photo: Je suis là tu sais bien! Viens te réfugier ici parfois si tu veux...Parce que je veux vraiment t'aider même si je n'ai pas l'impression de pouvoir faire grand chose...
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MessageSujet: Re: Ain't needing man to be happy [PV Lawry] Dim 21 Fév - 16:44

J’aurais payé cher, à quelques reprises pendant son absence, pour qu’elle soit là à côté de moi. Elle ne pouvait pas nécessairement comprendre pourquoi l’omniprésence de Dieu dans le domicile familial me donnait l’impression d’étouffer. C’était parfois exactement comme s’il n’y avait pas assez d’oxygène pour que je puisse respirer. Mon placard devenait trop étroit quand mon père partait dans ses lectures comme quoi Dieu ne sait guère comment expliquer la diversité.

Même si elle n’en avait pas conscience, elle était mon refuge… Son rire à demi-tordue par l’étouffement face à mon humour savait me transporter ailleurs. Mais je fus encore plus satisfaite lorsqu’elle revint après avoir bu une gorgée d’eau. Je ne dis rien lorsqu’elle me dit qu’elle est contente que j’y sois. Je n’aurais manqué son anniversaire. Jamais je ne manquerais quoi que ce soit qui la concernait. Le lendemain matin, l’allure décoiffé me donnerait de quoi rêvasser pendant des jours et des jours.

Vint ensuite la conversation sur nos occupations respectives de cet été. Je n’avais pas voyagé. Je n’avais jamais vraiment vu du pays. Tenby était bien plus que mes racines… c’était le seul endroit que j’avais vu dans toute ma vie. Oui… j’étais allé à Cardiff et une ou deux fois à Londres… mais jamais très longtemps. Toujours accompagné de mes parents. Je rêvais du jour où j’aurais le droit de vivre une expérience aussi fantastique que celle qu’elle avait vécu à mes yeux. Ma vie, c’était cette ville.

J’avais passé mon été à finir le tournage de mon scénario que j’avais entamé après la mort de ma mère. Mais l’histoire intéressante et légèrement déluré n’avait pas sorti comme je voulais sur l’écran. J’aimais les résultats plus léchés à l’écran et j’avais changé d’idée au dernier moment sur le fait d’envoyer. Qui plus est, mon script ne collait pas avec la thématique du concours de jeunes talents. Je savais que ça faisait sans doute un peu maniaque… mais si je n’étais pas satisfaite du résultat, je ne voulais même pas tenté ma chance. J’eus un petit sourire vers Lawrence : « Les couleurs sont mal ressorti… nous avons eu des problèmes de sons. Donc si j’aimais le script, la qualité n’est pas convenable pour un concours du genre. »

Quant à l’autre script… j’aurais dû savoir que cette question viendrait nécessairement se poser. Néanmoins, je ne l’avais pas prévu, pas plus que l’étreinte qu’elle me fit quand je confiais à quel point c’était difficile avec mon père. Son odeur me déstabilisa pendant un petit moment taisant des larmes qui auraient pu couler autrement. Sa voix murmura à mon oreille quelque chose qui me fit un bien curieux effet. Je soupirais doucement, un semblant de bonheur s’étant installé dans le fond de mon cœur. Après avoir rompu le câlin, je dis doucement : « Je sais que tu es là… Et je viendrais si jamais je ne peux plus le supporter pendant un bout. » Je savais qu’une telle éventualité viendrait avec le désordre normalement associé avec une fugue. J’étais loin de croire que ceci pourrait m’aider. Il faudrait que j’affronte mon père à un moment ou à un autre et que je lui explique le pourquoi de mes colères et de ma tristesse.

Mes pensées revinrent vers ce second court-métrage dont je devrais nécessairement abordé le sujet. Prenant une chip du bout des doigts après avoir insérer le cédérom dans le lecteur, je regardais Lawrence sérieusement en disant : « Le thème du concours est semi-imposé en fait. Il doit parler d’acceptation. » Comment alors justifier le choix artistique que j’avais fait ? Je l’avais vu dans le regard des filles du club de théâtre quand j’avais donné les rôles et mon scénario. Elles avaient sans doute compris dès l’instant où elles avaient lu : parler d’homosexualité, c’était une bonne raison de croire que je l’étais non ? Peut-être que je devenais simplement paniquée à l’idée que ça se sache depuis que j’avais entrouvert la boîte de pandore avec Malone : « J’ai donc choisi de raconter une histoire d’amour… une histoire d’amour homosexuelle. Un genre de version revisitée de Roméo et Juliette. » Ce n’était qu’un choix artistique ! Rien d’autre ? Pourquoi diable est-ce que cela aurait été autre chose… n’est-ce pas ? Des tas d’artistes choisissaient de parler de sujet dérangeant – l’homosexualité en était un chez moi…

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