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Don't leave me out to die. Caleb

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : andrew, ana-sofia, deborah, nate, jesse & yevgeniya
TON AVATAR : béatrice martin
TES CRÉDITS : shyia (avat) penny (gif signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 2487
POINTS : 3903
ARRIVÉE À TENBY : 18/02/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (09.04.90)
CÔTÉ COEUR : amoureuse de rhys
PROFESSION : tutrice à l'université de swansea
REPUTATION : elle commence à être un peu mieux, non ?



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MessageSujet: Don't leave me out to die. Caleb Sam 5 Sep - 18:28

Repress and restrain
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This time she won't understand

Il est deux heures du matin et mon réveil se met à sonner dans la chambre alors que je ne suis même pas endormie. J'aurais dû essayer de dormir. Mais il faut croire que l'idée de voir Oscar après des semaines me rend aussi excitée qu'une puce. L'emploi du temps de la soirée a été simple : j'ai préparé ma valise, apportant tout le nécessaire pour au moins une semaine, j'ai fait le ménage et la vaisselle, j'ai regardé un peu la télévision et j'ai essayé de dormir quelques heures. L'idée est de décoller aux environs des deux heures du matin pour arriver à Canterbury de bon matin : à environ sept ou huit heures du matin si je fais une pause sur la route. Evidemment, c'est une surprise. Et évidemment, je ne sais pas comment il va réagir en me voyant. Mais c'est simple : Je n'en peux plus d'être loin de lui. Et rester seule chez moi commence à devenir insupportable car si je ne pense pas à Oscar, je pense à Luka qui est reparti à l'armée et qui me manque terriblement. Deux heures trente, je mets le plein à la station essence et je décolle en direction de l'Angleterre, plus précisément, la belle ville de Canterbury, connue surtout pour sa cathédrale. Déjà je me fais mes plans dans ma tête. Après tout, Canterbury, c'est pas loin de Dover… Peut-être qu'on pourrait y faire un tour ? Ou simplement se balader dans le Kent ? Trop de plans se bousculent dans ma tête et au final, je m'en fous de ce que je fais du moment que j'ai l'occasion de revoir mon petit ami et de passer une semaine avec lui.
La route défile et je commence à m'ennuyer, toute seule. Je passe Swansea, puis Cardiff et de temps en temps je prends une gorgée de Red Bull sugarfree pour garder la forme. Car si je n'ai pas dormi de la nuit, je commence enfin à le sentir, mais j'ai fait trop peu de miles pour décider de prendre une pause. Plus tard. Pour le moment, je veux avancer. Je veux arriver le plus vite possible vers le quatrième homme de ma vie… Je quitte le Pays de Galles et j'entre en Angleterre, un petit pincement au coeur car je repense à mon dernier séjour à Londres qui était justement avec Oscar… Les présentations avec sa famille… La totale. Quoi que je n'ai encore jamais rencontré sa mère… Il faut croire que ce sera une première. Et si je suis excitée de voir l'Anglais, je suis un peu plus anxieuse à l'idée de rencontrer ma belle-mère. Je termine ma canette et je monte le volume de la musique pour me garder éveillée. Après tout… J'ai fait plus de la moitié. Peut-être que je peux faire tout d'un coup ? Je regarde l'heure, on approche des cinq heures et demie, mais il fait encore bien sombre sur la route. Et il y a cette foutue déviation au niveau de Reading qui me fait prendre les petites routes de campagnes. Quelle perte de temps. Et puis… Je pique du nez. Peut-être que je devrais m'arrêter en fait.

Mais c'est trop tard pour ça. Déjà la mini-Cooper a dévié de la route, et la vitesse n'a rien arrangé. Un tonneau, ou deux. Des chocs violents, trop violents, une blonde éjectée de l'habitacle et baignant dans cette couleur rougeâtre. La douleur puis plus rien.

Plus rien pendant ce qui semble être une éternité. Plus rien puis un réveil déchirant entre des murs blancs, dans une pièce inconnue. J'ouvre les yeux et il y a cette lumière désagréable qui semble vouloir meurtrir mes yeux. Je regarde le plafond, et j'ai du mal à respirer. Je me sens mal, mon corps entier me fait souffrir, mais c'est surtout mon abdomen et ma tête qui priment. Puis, mon regard, passe du plafond, à cette silhouette connue et mes lèvres s'étirent en un franc sourire.
« Caleb… »   

Que j'essaye d'articuler, mais qui sort d'une voix étranglée avant de me donner une quinte de toux qui me fait cracher du sang. Je regarde le garçon, apeurée. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Où est-ce qu'on est ? Et surtout… Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

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TON PSEUDO : Miss Choco.
TES DOUBLES : Liam + Lylou + Kainoa + Mona + Sean.
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TES CRÉDITS : Isleys + Minori.
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(Ana-Sofia - Nia - Lexia)
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ÂGE DU PERSONNAGE : 27 y.o. (18.02.90)
CÔTÉ COEUR : Marié à Ana-Sofia.
PROFESSION : Vétérinaire.
REPUTATION : J'ai toujours trouvé qu'il avait la tête sur les épaules. Alors pourquoi diable un mariage aussi précipité avec une femme peu recommandable ?!



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MessageSujet: Re: Don't leave me out to die. Caleb Dim 6 Sep - 2:42


Le visage fermé, affichant une expression impénétrable, Caleb attendait impatiemment que le voyant lumineux des ceintures de sécurité s’éteigne. En temps normal, il était assez strict sur ce genre de questions, répétant toujours à Nia à quel point il était important de respecter les consignes. Mais à l’instant précis, plus grand-chose n’avait d’importance. Il était focalisé sur un seul objectif, une seule envie pressante : celle de retrouver sa meilleure amie, celle qu’il côtoyait de près depuis plus de vingt ans. Quand il avait reçu un coup de fil en pleine nuit, son coeur avait raté un battement et il avait cru qu’il allait le lâcher. S’il n’avait pas été dans son lit, ses jambes se seraient probablement dérobées sous son poids. Il s’était levé précipitamment et avait attrapé rapidement un sac à dos qui lui servait pas mal en voyage - le même qu’il avait pris pour son week-end à la neige avec Lizzie, pensée qui ne manqua pas de lui serrer le coeur. Il avait attrapé à toute vitesse des vêtements, sans se préoccuper le moins du monde de savoir s’il en avait suffisamment, ou alors s’il avait tout ce qu’il lui fallait. C’était clairement le dernier de ses soucis. Il avait à peine pris le temps de passer sous la douche, avant d’enfiler le premier truc qui lui tombait sous la main. Puis il était allé réveiller son père pour l’informer de la gravité de la situation, ainsi que de ses plans. Ce dernier décida de l’emmener à la gare et, avant de partir, Caleb embrassa simplement sa mère, puis sa petite soeur sur le front. Toutes les deux étaient endormies.

Son père lui fit toutes sortes de recommandations qu’il écouta à peine. Après l’avoir serré dans ses bras et promis qu’il appellerait en arrivant, puis dès qu’il y aurait des nouvelles concernant l’état de santé de la jeune femme, Caleb quitta son père. Il prit le premier train pour Swansea, puis un taxi pour l’aéroport. Il retira de l’argent à un distributeur, puis s’arrangea pour attraper le vol suivant pour Reading. Ce ne fut guère long, mais le Gallois était au supplice. Il détestait cette horrible sensation, celle de ne pas savoir, celle d’être en proie au doute et surtout, il avait terriblement peur. Il craignait le pire et ne desserra pas les dents pendant toute la durée du vol, incapable de s’occuper, bien trop plongé dans de sombres pensées. Quand il put enfin débarquer, il n’éprouva aucun scrupule à bousculer deux ou trois personnes (ce que, d’ordinaire, il n’aurait jamais fait) pour arriver plus rapidement hors de l’aéroport. Il n’avait pris aucun bagage en cabine, pour ne pas être retardé. Un taxi le conduisit à l’hôpital indiqué. Caleb n’était jamais venu à Reading et c’était une jolie ville anglaise, située dans la vallée de la Tamise. Mais il s’en fichait complètement. Ses yeux se posaient sur les églises, l’hôtel de ville, les jardins, les musées, mais sans les voir. Tout ce qui l’intéressait, c’était l’hôpital. Il pestait littéralement contre les feux rouges et autres « obstacles » le ralentissant dans sa course pour retrouver la blondinette à laquelle il était tant attaché.

Le jeune homme déboula finalement aux urgences, à l’image d’une tornade. Il dut répondre à quelques questions, bien évidemment, mais tout lui semblait tellement moins important que de se retrouver auprès de Lizzie. Lui qui ne s’énervait jamais, il fut à deux doigts d’envoyer son poing dans la figure d’un infirmier qui, pourtant, ne faisait que son travail. Enfin, il fut conduit dans la chambre de sa meilleure amie. Il eut l’impression de recevoir une gifle magistrale en posant les yeux sur elle. Inconsciente, elle reposait sur son lit d’hôpital comme une poupée désarticulée. Son coeur se serra tandis qu’il se rapprochait. Elle était d’une pâleur inquiétante. Il s’agenouilla près d’elle, posa une main sur sa joue et déposa un baiser sur son front. Puis il ferma les yeux, tandis que des larmes coulaient sur ses joues. Des millions de questions et de pensées lui traversaient l’esprit, mais toutes lui causaient de la peine. Caleb n’aurait pas su dire combien de temps il resta prostré ainsi. Il finit par se relever quand un médecin entra pour lui parler. Il écouta attentivement, hochant la tête en signe d’assentiment quand il comprenait, détaillant enfin les machines et les fils entourant sa meilleure amie au fur et à mesure des explications du professionnel de la santé. Quand ce dernier s’en alla, le futur vétérinaire le remercia et tira un fauteuil le plus près possible du lit. Il s’installa, puis attrapa une des mains de sa meilleure amie. Il ne s’endormit pas. Il resta simplement là, à veiller sur elle, à espérer, à attendre, sans lâcher sa main ni la quitter des yeux, sans avoir la moindre conscience du temps qui s’écoulait. Et quand enfin, Lizzie ouvrit les yeux, une vague de soulagement intense assaillit Caleb. « Choupinette. » Sans pouvoir s’en empêcher, il se remit à pleurer silencieusement. Il fallait qu’il arrête. Elle avait besoin de lui, de son meilleur ami, d’un pilier, pas d’un pleurnicheur. « T’inquiète pas, je suis là. » Il caressa la paume de sa main. « Tu te sens mal ? » Question débile. En plus, vu la tête qu’elle faisait, Caleb était prêt à parier qu’elle ne se souvenait pas de ce qui s’était passé. « Tu as eu un accident… On est en Angleterre, à Reading. Mais ça va. Ça va… » Sa voix se brisa, tandis qu’il s’adressait intérieurement des reproches.

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On peut donner bien des choses à ceux que l’on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m’as donné le plus précieux de tout : le manque. Il m’était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais tu me manquais encore.


:
 


Dernière édition par Caleb R. Donovan le Dim 6 Sep - 11:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Don't leave me out to die. Caleb Dim 6 Sep - 10:10

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J'ai du mal à garder les yeux ouverts. Comme si la fatigue et la douleur veulent me pousser à les garder fermer, mais je fais un effort. Parce qu'il y a Caleb, parce que je veux le voir et que je veux savoir ce qui est en train de se passer. Je prononce son prénom parce que je suis soulagée de voir un visage familier, mais déjà c'est un rappel à l'ordre qui me vaut de nouveaux élancements de douleurs dans toute la poitrine. J'ai peur. Je ne comprends pas ce qu'il se passe et quand je vois la mine qu'affiche mon meilleur ami, je comprends que ça n'annonce rien de bon. Probablement que c'est grave, sinon je ne cracherais pas de sang. Il a les yeux embués de larmes et je me mords la lèvre inférieure face à ce constat. Et c'est moi qui le met dans cet état ? Devant ma détresse, le Donovan comprend qu'il faut me donner des informations sur notre localisation, mais aussi sur ce qu'il s'est passé. Et le mot fatal arrive. Accident. La tête appuyée sur l'oreiller, je ferme les yeux quelques secondes pour faire ce travail de mémoire et voir si je peux me souvenir de quoi que ce soit. Qu'est-ce que je pouvais bien vouloir faire à Reading ? Et là, ça me frappe. La route, la nuit, la déviation, l'espoir d'aller rejoindre Oscar. J'ai fait un accident en voulant me rendre à Canterbury. Cependant, si je sais ce que je voulais faire au moment de cet accident, je ne me souviens pas de l'accident en lui-même. Et si j'ai foncé dans une autre voiture ? Mon coeur se serre et affolée à l'idée d'avoir peut-être blessé quelqu'un voire pire, je serre la main du jeune homme dans la mienne.
« Est-ce que… » j'essaye de commencer, la voix tremblante.  « Est-ce qu'il y a d'autres blessés ? » 

Que j'achève dans un murmure, les larmes aux yeux. Si Caleb répond par la positive, je m'en voudrais jusqu'à la fin de mes jours.
« Oh mon dieu, Caleb, mais qu'est-ce que j'ai fait ? » 

Demande-je de façon rhétorique en commençant à vraiment paniquer. L'idée d'avoir pu faire du mal à d'autres personnes me rend malade. Et depuis quand j'agis de façon aussi irresponsable ? Je ne suis pas du genre à jouer avec la sécurité en temps normal, non ? Je ne sais plus.
Mais cette panique qui me gagne ne fait qu'accentuer ce mal de tête si bien que j'ai l'impression d'avoir un marteau-piqueur dans le crâne. Et comme si ce n'est pas suffisant, quand j'essaye d'essuyer mes larmes avec ma main droite, j'ai mal plus qu'autre chose et il ne me faut pas longtemps pour comprendre que mon bras est immobilisé, peut-être cassé, même.
Qui a t-il d'autre de cassé ? Un paquet de trucs je pense, si je me fie à la douleur que je ressens.
C'est un spectacle pathétique que je dois offrir à mon meilleur ami et s'il a pleuré, c'est que la situation doit être très grave car je peux compter sur les doigts d'une main les fois où j'ai vu le gallois fondre en larmes. Son frère, Lucy… Est-ce que j'ai failli y passer aussi ?
« Je voulais juste voir Oscar… » 

Que je finis par dire tout bas comme pour me justifier sans qu'on ne me demande quoi que ce soit. Je regarde Caleb, me mords l'intérieur de la joue, à la fois désolée d'avoir causé ses larmes et de lui avoir fait faire le déplacement jusqu'à Reading. Surement que je suis la pire des meilleures amies… Et des petites-amies également, vu comme ma visite surprise se termine.
« Je suis vraiment désolée… » termine-je, trop faible pour ajouter quoi que ce soit d'autre. 
 

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Dernière édition par Lizzie Mathesson le Lun 7 Sep - 18:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Don't leave me out to die. Caleb Lun 7 Sep - 8:45


Il avait prié. C’était sans doute stupide, comme attitude, d’autant plus qu’en temps normal, Caleb n’accordait pas spécialement d’importance à tout ce qui concernait le domaine religieux. Quoique, depuis la mort de son petit frère, il s’était demandé à plusieurs reprises s’il ne pouvait pas se tourner vers des hommes d’église dans l’espoir d’obtenir des réponses à ses questions, ou alors un minimum du réconfort qu’ils étaient censés apporter. Mais finalement, il n’était jamais passé à l’action. Il était sans doute trop blasé pour ça, trop blasé pour imaginer réellement qu’un quelconque soutien puisse émaner de ces personnes-là, trop blasé pour se dire que certains d’entre eux ne prenaient pas leurs fidèles pour des imbéciles. Mais ça lui était arrivé de prier, ou du moins, d’essayer, quand il était tout seul. Il ne savait pas spécialement s’y prendre, mais il avait fait de son mieux. La première fois, c’était le jour-même du décès de Dan. Et d’autres fois avaient suivi, pas très nombreuses, mais tournant toujours autour du même sujet. Il n’avait jamais vraiment eu l’impression d’avoir une réponse, mais peut-être que, d’une certaine manière, ça le soulageait un peu - il n’aurait pas su expliquer pourquoi, c’était peut-être juste psychologique. Mais là, il avait bel et bien prié. Longtemps. Durant tout le trajet en train, puis en avion, puis en taxi. La requête était la même, inlassable. S’il existait une divinité, une quelconque puissance supérieure se souciant des humains, un minimum de justice en ce bas monde, que Lizzie s’en remette. J’ai déjà perdu mon petit frère, je ne peux pas la perdre elle. C’était sûrement ridicule, comme raisonnement. Des tas de gens avaient perdu tous ceux qu’ils aimaient, que ce soit dans une catastrophe ou dans des tueries massives. Plus près de lui, Clément avait perdu sa mère, puis son nouveau meilleur ami et enfin celle qu’il en était venu à considérer comme une grande soeur. Comment un petit gars comme lui réussissait-il à avancer malgré tout, sans s’effondrer littéralement ? Il n’en avait pas la moindre idée, mais il lui avait voué son admiration éternelle. Lui-même avait l’impression qu’en ayant perdu son petit frère, il avait épuisé toutes ses ressources de courage et d’endurance, comme s’il ne pourrait que difficilement survivre à un deuxième deuil. Pas Lizzie, pas elle. Ils avaient tout vécu ensemble, de leur plus tendre enfance jusqu’à aujourd’hui. Et ils s’étaient promis, quand ils étaient adolescents, d’être encore les meilleurs amis du monde quand ils seraient vieux, même si la distance ou quoi que ce soit d’autre les avait séparés physiquement. Dans dix, vingt, trente, quarante, cinquante ans, ils étaient encore censés s’embêter mutuellement comme de grands gamins. Elle ne pouvait pas partir. Elle ne pouvait pas le laisser. S’il vous plaît, pas ça, pas une deuxième fois. Ce serait trop injuste.

Il avait fini par craquer une fois face à elle, puis, à nouveau, quand elle se réveilla. S’il avait pu, si elle n’avait pas été autant fragilisée, si elle n’était pas rattachée à sa perfusion, il l’aurait volontiers portée pour la serrer dans ses bras, sans vouloir la lâcher. « Non, t’en fais pas il n’y a pas d’autres blessés. Tu étais toute seule sur la route » murmura-t-il. Caleb reconnaissait bien là sa meilleure amie : elle se souciait d’abord des autres. Il se pencha pour l’embrasser sur le front, sans lâcher sa main. De son autre main, il essuya les larmes qui coulaient sur les joues de la blondinette. Il aurait voulu l’apaiser, mais comment ? « Hey… Hey… Je sais. Je ferais n’importe quoi pour voir Paige. Je comprends. » Il inspira profondément. « Je t’aime, tu le sais, ça ? Tu peux pas me laisser… » Il baissa à nouveau les yeux vers elle, profondément peiné. « Mais ça va aller, t’inquiète pas. Je suis là. Toujours. Je te laisserai pas. »

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MessageSujet: Re: Don't leave me out to die. Caleb Lun 7 Sep - 20:35

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Il est toujours là quand j'en ai besoin, Caleb. Toujours présent dans les meilleurs moments comme dans les pires. C'est à ça qu'on voit qu'on est aimé ? Mais la question ne se pose même pas avec Caleb. S'est-elle seulement déjà posée ? Depuis toujours, lui et moi, c'est comme une évidence, je crois, comme si on était indissociable l'un de l'autre. Il est mon meilleur ami, mon pilier, mon frère. Et il est là pour moi. Il est à mes côtés et il me tient la main. Il a parcouru quelques centaines de miles tout ça pour ne pas me laisser seule, tout ça pour être près de moi et quand je vois ce dévouement, j'ai simplement envie de le prendre dans mes bras et de l'étreindre jusqu'à ne plus avoir de force dans les bras. Malheureusement, mon état ne me le permet pas et ce n'est pas avec un bras casser que je risque d'avoir beaucoup de force. J'aurais sûrement fait comme lui si la situation était inversée, ou alors je me serais laissée tomber, dévastée par le chagrin, en apprenant la nouvelle.
Maintenant que je sais pourquoi je suis là, il reste quand même pas mal de points à éclaircir. Le premier étant le plus important, à savoir : ai-je causé un malheur dans la vie de quelqu'un d'autre ? J'essaye de l'imaginer et déjà la culpabilité me rend folle. Comment pourrais-je vivre avec ça sur la conscience ? Alors le plus simple pour avoir une réponse est de poser la question à mon meilleur ami. Je ne sais pas à quel point Caleb a été renseigné sur la situation et sur l'accident en lui même, mais clairement, il en sait plus que moi. La preuve étant simplement le fait qu'il sache où nous sommes alors que pendant quelques secondes, cette information m'avait échappée. Alors je demande, serrant sa main et c'est un réel sentiment de délivrance quand il m'assure que l'accident n'a touché personne d'autre. Je soupire de soulagement pendant de longues secondes, oubliant presque la douleur lancinante qui refuse de se dissiper. Je souris à Caleb, heureuse de cette bonne nouvelle, car c'est toujours comme ça que je fonctionne : je me réjouis des petites choses. Il n'y a pas d'autres blessés et c'est tout ce qui m'importe. Je ne sais pas dans quel état la Mini-Cooper a dû être retrouvée et je m'en contrefiche. Comment pourrais-je me soucier des dégâts matériels alors que je suis allongée dans un lit d'hôpital, dans un autre pays ?
« Très bien… C'est très bien s'il n'y a que moi. » que je lâche en fermant les yeux à nouveau quelques secondes.

La culpabilité s'échappe et c'est comme si mon coeur n'est plus aussi oppressé qu'avant. Intérieurement, je remercie quiconque peu m'entendre de n'avoir rien laissé sur mon chemin, pas même un hérisson.
Caleb se déplace pour déposer un baiser sur mon front, ce qui me fait sourire et qui me fait presque oublier tout le reste. Après tout, je pourrais tout oublier du moment que je suis avec mon meilleur ami. Mais la peur gagne de plus en plus de terrain à chaque seconde qui s'écoule. Les mots doux du gallois sont attendrissants et j'y réponds par une nouvelle larme que je ne peux pas retenir.
« Je t'aime aussi. »
Dis-je simplement, toujours des sanglots dans la voix. C'est malheureux, mais en général, c'est dans les situations sans espoirs que tout le monde s'échange des "je t'aime" et autant que j'aimerais ne pas être dans ce lit d'hôpital pour profiter de la gentillesse de mon meilleure ami, autant je ne peux plus ignorer tous ces tubes qui s'incrustent sous ma peau.
« Caleb… J'ai mal partout. » que j'avoue, presque honteuse de me plaindre. « J'ai jamais eu aussi mal… » poursuis-je, le regard fuyant. « Qu'est-ce que j'ai ? »

 

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MessageSujet: Re: Don't leave me out to die. Caleb Mar 8 Sep - 6:45


Après un deuil, certaines personnes se renfermaient sur elles-mêmes et n’exprimaient plus guère leurs sentiments. Pour Caleb, c’était tout l’inverse. Il avait compris plein de choses en perdant son petit frère. Il avait compris à quel point la vie était imprévisible et pouvait s’avérer plus courte que prévue, compris qu’il fallait profiter de chaque instant de bonheur, compris qu’il fallait laisser de côté pas mal de choses qui n’avaient pas tant d’importance que ça mais surtout, compris qu’il fallait profiter de ses proches tant qu’ils étaient encore de ce monde. Après la période la plus difficile, il en avait tiré une leçon majeure : la vie était trop fragile pour être gâchée. Il s’était re-concentré sur sa famille, s’était démené pour obtenir le foutu diplôme qu’il désirait tant et avait fini par comprendre qu’il ne voulait faire sa vie qu’avec Paige. Oui, c’était toujours dans les moments les plus durs que les êtres humains se réveillaient un peu, réalisaient certaines choses, ces moments les plus durs qui vous enseignaient des choses de la vie. Depuis, Caleb avait pris l’habitude de dire aux autres à quel point il tenait à eux. Il ne le disait pas tout le temps, bien entendu, mais il le rappelait de temps à autre. Avant, ce n’était pas vraiment son truc. Mais à quand remontait la dernière fois qu’il avait dit à son petit frère qu’il l’aimait ? Ce n’était certainement pas la veille de son décès, en tout cas. La preuve en était que, lorsqu’il s’était posé la question, il avait été incapable d’y répondre. C’était tout bonnement horrible. Et il ne voulait plus ressentir ça. Plus jamais. Alors maintenant que sa meilleure amie était au plus mal, il n’allait certainement pas s’en priver. S’il lui arrivait quelque chose, quelque chose de pire, il lui aurait au moins dit ça. Certes, ça ne le consolerait pas le moins du monde, mais elle aurait au moins cette pensée en tête.

Avec une douceur infinie, le jeune homme continua à essuyer les larmes qui coulaient sur les joues de Lizzie. Il aurait tellement voulu pouvoir faire plus. En réalité, à cet instant précis, il regrettait profondément de s’être lancé dans des études pour devenir vétérinaire plutôt que chirurgien. S’il en avait été autrement, il aurait pu prendre les choses en main, aider la petite blonde d’une manière plus concrète. Parce qu’au fond, il ne servait pas à grand-chose, il ne se voilait guère la face. Oh, bien sûr, il était là pour elle et n’était pas près de s’en aller. Mais après ? Quelles étaient ses possibilités d’action ? Nulles. Néant. Nada. Que dalle. Et cette pensée l’emplissait d’un chagrin certain, d’un sentiment d’impuissance difficilement égalable et même d’une colère qu’il ne parvenait pas très bien à maîtriser - colère dirigée contre lui-même, sans qu’il puisse se l’expliquer. Il s’en voulait, sans savoir pourquoi et encore moins comment y remédier. De toute façon, ce n’était pas le problème. Tout ce qui comptait, c’était elle. Caleb eut l’impression de sentir son coeur exploser en mille morceaux quand sa meilleure amie lui avoua à quel point elle avait mal. Il la connaissait par coeur : si elle se plaignait, ce n’était jamais sans raison. Elle devait véritablement souffrir et cette pensée lui déchirait littéralement le coeur. « Je peux appeler une infirmière pour savoir si c’est possible d’augmenter la dose de calmants dans la perf’. » Et bien entendu, c’était à lui de lui dire ce qu’elle avait précisément. C’était un rôle terrible ; il n’avait pas la moindre idée de comment il était censé s’y prendre. Mais il n’avait pas le choix. Sa meilleure amie, pour le meilleur et pour le pire. Elle avait besoin de lui, besoin qu’il soit fort, pas besoin d’une fillette hypersensible. « Tu as le bras gauche cassé. Et trois côtes fêlées, du côté droit. » Il avait écouté plus qu’attentivement tout ce que lui avait dit le médecin et avait failli s’effondrer tellement il se sentait horrifié. « Et tu as… Tu as un gros problème au niveau du rein gauche. En fait… Tu… Tu vas avoir besoin d’un nouveau rein. Je suis vraiment, vraiment désolé, choupinette. » Il aurait tellement aimé pouvoir lui épargner ça, ou alors pouvoir le lui dire d’une manière détournée. Il s’efforça de contenir ses larmes, déglutit péniblement. « J’ai tout de suite demandé au médecin pour moi, mais quand je lui ai dit quel était mon groupe sanguin, il a été clair : c’est pas compatible. Bien sûr, j’ai insisté, mais il a assuré que c’était pas la peine. Sinon, je l’aurais fait, sans hésiter… Je… J’en suis encore plus désolé… »

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MessageSujet: Re: Don't leave me out to die. Caleb Mer 9 Sep - 20:57

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Il est adorable, Caleb, à m’aider comme il le fait. Et je m’en veux encore plus d’être aussi incapable. Comment est-ce que j’ai réussi mon coup ? Comment ai-je pu être assez stupide pour me retrouver dans cet accident dont je suis l'unique et la seule responsable ? Une chose est sûre, je suis la seule à blâmer et si mes quelques vagues souvenirs sont bons, j’ai dû m’endormir au volant : chose qui montre à quel point je n’ai pas été sérieuse. Mais j'étais pressée. Pressée de voir Oscar. Car il me manquait et car j'avais des milliers de choses à lui raconter. Eventuellement, pour enfin lui avouer ce que je ressens vraiment pour lui. Mais j'ai tout fait foirer. Et je me retrouve dans cette ville, loin de chez moi. Puis, dans un moment de faiblesse je vais même jusqu'à me plaindre de la douleur à Caleb. Je pousse un nouveau soupire, déjà fatiguée de cette condition à laquelle je vais devoir m'habituer. Le garçon me propose d'appeler une infirmière pour augmenter la dose d'anti-douleurs et j'hésite un instant. L'idée est tentante, c'est vrai, parce que je sais que ce n'est pas dans dix minutes que j'aurais moins mal, mais je finis par secouer la tête, signifiant au brun que ce n'est pas la peine d'appeler quiconque. « Non merci. » ajoute-je. Je n'aime pas avoir mal, mais je sais d'avance que si l'on me donne de nouveaux calmants, je risque d'être encore plus dans les vapes et ce n'est vraiment pas ce dont j'ai envie. J'ai envie de profiter de mon meilleur ami comme je le peux, mais aussi, j'ai envie de savoir.

& La sentence tombe. Elle est lourde et presque insupportable. Elle va changer ma vie à jamais ; mon univers ne sera plus jamais le même. Les petites choses du quotidien vont devoir s’adapter, la routine n’en sera plus une et les journées seront toutes différentes. Un temps. Caleb détaille lentement et avec précision mon état de santé : un bras cassé… Je l’avais compris, des côtes fêlées… J’aurais pu le deviner, mais je sais à présent pourquoi j’ai l’impression qu’on me broie les os à chaque fois que j’ai le malheur de respirer. Et puis… Il y a le rein que Caleb me dit. Ca va mal. La santé, c’est fragile. Clairement. Mais encore une fois, j’essaye de me réjouir du fait que je sois la seule blessée et que je sois en vie, aussi. Il poursuit et m’avoue que je vais carrément avoir besoin d’une greffe et soudain l'idée de nouveaux calmants redevient une hypothèse que je peux envisager. Besoin d'une greffe ? Je remarque que pendant tout ce temps, je regardais Caleb sans même avoir le courage de sourire, incapable de donner un illusion un peu plus positive de la scène qui est en train de se passer. Et quelle scène. Mon meilleur ami qui est obligé de m'annoncer que l'accident à causé des dégâts au niveau de certains organes vitaux. Soit. Mais pour rien au monde j'aurais voulu que ce soit quelqu'un d'autre qui me l'avoue. Ces mots qui font mal sortent de la bouche du troisième homme de ma vie, pas d'un médecin lambda… Et dans un sens, ça m'aide à comprendre. Et peut-être que ça m'aidera à accepter.
« Une greffe… »
Répète-je, encore perdue. Si mes souvenirs de biologie sont bons, je sais qu'on peut vivre avec un seul rein… Mais il faut croire que les deux furent sacrément attaqués pendant le carton. Qu'un y soit passé, même. Et il en faut un nouveau. Mais alors qu'est-ce que ça veut dire...? Que je vais devoir rester accrochée à une machine un nombre d'heures calculées par semaine pour me maintenir relativement en bonne santé ? Pendant un moment, je suis incapable de sortir le moindre mot. Je digère la nouvelle. Et j'essaye d'imaginer le futur qui pour le moment reste un gros point d'interrogation.
« T'excuse pas, choucou… C'est pas de ta faute. » que je parviens à articuler en esquissant un sourire. Non, c'est carrément la mienne de faute… « C'est moi qui suis désolée… » ajoute-je « T'es formidable, Caleb, et je remercie déjà infiniment d'avoir demandé au médecin. »    

Il ne peut même pas imaginer à quel point son geste compte. Même si au final, le garçon est impuissant face à ma situation, le fait que le Donovan était prêt à être aussi généreux envers moi me donne à nouveau envie de pleurer, mais cette fois, plutôt d'émotion, parce que je suis entourée par des êtres bienveillants que je n'aurais pu espérer.
Mais malheureusement, là, cette générosité n'est pas suffisante, je crois.
« En fait… Tu crois que tu pourrais appeler l'infirmière quand même ? Pour les anti-douleurs. »    

 

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MessageSujet: Re: Don't leave me out to die. Caleb Jeu 10 Sep - 8:26


Quand Lizzie lui assura qu’elle ne voulait pas qu’il appelle l’infirmière, Caleb hocha simplement la tête en signe d’assentiment. Il avait hésité à l’appeler quand même, malgré les propos de sa meilleure amie, mais il y renonça finalement. Elle semblait déjà suffisamment assommée, bien assez perdue. Et quand il dut finalement lui avouer ce qu’elle avait précisément, lui résumer son état de santé, ce fut bien pire encore. En même temps, qu’y avait-il de plus normal ? Il ne venait pas de lui annoncer qu’elle avait besoin d’une nouvelle voiture, mais d’un nouveau rein. Un rein, bordel ! Est-ce que ça n’aurait pas pu être chose ? Un foutu organe moins important ? Caleb se serait volontiers mis en colère contre toutes les divinités du monde, mais il s’efforçait surtout de voir ce qu’il y avait de bon : elle était vivante. Elle était là, elle respirait, il pouvait encore profiter d’elle. Et s’il faisait un effort immense pour rester positif, c’était précisément pour elle. S’il se mettait à déprimer profondément, elle le ressentirait forcément, elle ne connaissait que trop bien. Et ses ondes négatives la contamineraient peut-être. Non, si quelqu’un devait se maîtriser, dans l’histoire, c’était bien lui. Lui, il n’avait rien. Il jouissait d’une santé de fer, parfaite, resplendissante. Pourquoi arrivait-il autant de malheurs autour de lui ? Pourquoi Dan avait-il perdu la vie, pourquoi Lizzie se retrouvait avec les reins foutus, alors que lui-même n’avait jamais rien ? Une autre vague de culpabilité l’envahit, difficile à contenir. Il retint une nouvelle larme et se contenta de resserrer la main de Lizzie dans la sienne. Elle avait besoin de réconfort, c’était tout ce qui comptait. Et elle avait beau lui assurer que ce n’était pas de sa faute, Caleb ne parvenait tout simplement pas à s’en convaincre. Il aurait dû l’accompagner. Il aurait dû être avec elle dans la voiture, même si ça impliquait subir ce satané accident. Non, mieux encore, il aurait été là pour conduire. Elle aurait pu s’endormir du côté passager, tout simplement. Il aurait pris les choses en main, comme l’homme qu’il était censé être. D’accord, elle allait voir son petit ami et ça foutait mal s’il l’accompagnait, mais pendant une semaine, il aurait très bien pu se débrouiller pour faire autre chose. Il ne voulait pas tenir la chandelle, mais il pouvait explorer Canterbury, ou alors la laisser là-bas et retourner à Londres pour squatter chez ses grands-parents paternels, qu’il n’avait pas vus depuis plus d’une année entière. Peu importait, au fond, tant qu’il était là pour elle. Et une évidence s’imposait dans son esprit, petit à petit : il avait foiré. Il n’avait pas été à la hauteur. Quel genre de meilleur ami était-il ? Bien sûr, des tas de personnes se récriraient en lui disant qu’il n’y était pour rien et qu’il n’aurait pas pu savoir, Lizzie la première. Mais lui ne parvenait tout simplement pas à s’en persuader. Il préféra cependant ne rien dire à ce sujet, ne voulant pas remuer le couteau dans la plaie et pousser la blondinette à le rassurer. Ce serait vraiment le monde à l’envers ! Le jeune homme se contenta d’un sourire faible. « Je t’en prie, ne me remercie pas. C’est la moindre des choses et… Et j’aurais voulu faire plus. De toute façon, tu aurais fait la même chose pour moi, je le sais très bien. »

Si c’était possible, son coeur se serra davantage quand Lizzie changea d’avis au sujet des anti-douleurs. « Bien sûr. » Il se releva aussitôt pour appuyer sur le petit bouton au-dessus du lit d’hôpital. « Il va… Il va falloir que tu passes par une machine de temps en temps. Ils m’ont pas dit à quelle fréquence, mais ils te le diront sûrement. » Il aurait voulu s’excuser à nouveau, puis il referma la bouche et se contenta de caresser la joue de celle qu’il connaissait depuis si longtemps. Il avait l’impression de nager en plein cauchemar et aurait volontiers tout donné pour revenir en arrière et faire les choses différemment. Finalement, une infirmière entra et Caleb lui expliqua ce que Lizzie désirait. Elle les quitta à nouveau, puis revint aussitôt avec le nécessaire. Il la regarda bidouiller la perfusion, avant de s’en aller à nouveau après qu’ils l’aient remercié. « Ils croient que je suis ton copain. Quand je suis arrivé, ils laissaient entrer que la famille ou le copain et comme j’avais pas envie de perdre du temps à expliquer que je fais partie de ta famille même si on porte pas le même nom et que je pensais qu’à te voir, je me suis débarrassé d’eux comme ça. » Il ne savait même pas pourquoi il lui racontait ça, peut-être juste pour détourner ses pensées pendant quelques instants. « Je vais te laisser te reposer, d’accord ? Mais… Je bouge pas. Je suis là, t’inquiète pas. Quand tu te réveilleras, je serai encore là. »

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MessageSujet: Re: Don't leave me out to die. Caleb Dim 13 Sep - 12:37

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Une greffe de rein… Je pourrais me mettre à rire nerveusement, j'en ai presque envie, mais je m'en empêche. De toute façon, je doute avoir la force nécessaire pour rire. Une greffe de rein. J'essaye de penser à tous les changements que cette foutue greffe va nécessiter dans ma vie future. Est-ce que seulement je vais pouvoir avoir des enfants ? Parce que si ce n'était pas dans mes projets immédiats, j'en veux. Bien sûr que j'en veux. Et je sais avec certitude qu'Oscar en veut également. Et si je ne peux pas lui en donner ? Est-ce qu'il voudra toujours de moi ? Cette simple idée me rend malade et j'en ai la chair de poule. Et si je perds tout d'un coup ? Ma santé, ma vie sentimentale… Et puis quoi encore ? Mais j'essaye de ne pas afficher une mine abattue trop rapidement. Je n'ai néanmoins pas la force de faire bonne figure alors je reste le visage fermé et je ravale mes larmes en silence. Mais ce qui est fantastique, c'est quand même que Caleb était prêt à passer par une lourde opération pour me rendre la vie un peu plus belle. Je n'aurais jamais pu lui demander de faire un tel sacrifice, mais il a raison sur un point : si c'était lui qui était à ma place, j'aurais fait exactement pareil. J'aurais couru vers le médecin pour me faire tester et voir si j'étais compatible. Et malgré tout l'amour que je porte au garçon, nous ne sommes visiblement pas compatibles sur le point biologique.
Finalement, j'abdique face à la douleur qui me déchire la poitrine, car je n'ai plus la force de me battre. Je veux que ça se termine. Au moins un temps. Je ne veux plus rien ressentir.
Maintenant que je sais que je n'ai blessé personne d'autre, je peux faire en sorte de me reposer et surtout de me déconnecter de cet accident. Ma vie sera déjà régie bien trop rapidement par ma stupidité, alors si je peux m'en évader quelques temps, finalement, je veux bien.
Bonjour la facilité. Et j'espère que mon meilleur ami ne va pas m'en vouloir pour ça.
« Merci. »    

Lui dis-je alors qu'il se penche pour appeler l'infirmière et qu'il m'explique ce qu'il va se passer avec moi. Je vais connaître la joie des dialyses. Et je ne sais pas encore comment je vais faire pour m'adapter à ma nouvelle vie. J'hoche la tête quand il m'en informe sans rien ajouter. Je n'aurais plus qu'à attendre qu'un médecin vienne m'expliquer la suite de mon destin. Mais pas pour tout de suite. Pour le moment, je laisse l'infirmière changer les doses de ma perfusion en attendant de me laisser partir.
« Ils ne seront jamais les seuls à penser ça.  Et merci d'avoir fait ça… J'aurais pas supporté de me réveiller toute seule, je crois. »    

Puis, je repense à mon vrai copain, Oscar. Qui ne sait probablement pas encore ce qu'il s'est produit aujourd'hui.
« Espérons que ça ne pose pas de soucis avec Oscar. Enfin… Je veux pas le déranger en fait. Je sais pas si je veux qu'il me voit comme ça. »    

Conclus-je en commençant à sentir mes paupières lourdes. Ca me tuerait de devoir me séparer de l'anglais, mais si la décision vient de lui, je ne pourrais même pas lui en vouloir. Après tout, c'est toute ma vie qui va changer. C'est pas une simple grippe, c'est bien plus grave… Et surtout, ça impliquerait la sienne. Je pourrais le comprendre, même si cette nouvelle idée me déchirerait le coeur.
Je sens que les calmants sont plus forts et s'ils font disparaître un peu la douleur, je les sens aussi m'assommer. Et ça doit se lire sur mon visage parce que Caleb me dit de me reposer en m'assurant qu'il reste près de moi. Je souris - merci la drogue - et j'ajoute.
« Merci encore. Je t'aime. »    

 

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Don't leave me out to die. Caleb

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