AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Mar 11 Aoû - 5:33

La musique avait un rythme profond qui résonnait dans mes tripes. Quel effet curieux! Je n’avais jamais pris conscience avant cette fête que c’était tout le corps entier qui ressentait certaines formes de la musique. Peut-être parce que jusqu’à il y a six mois l’idée de faire le mur pour aller à une fête ne m’aurait jamais simplement effleuré. Maman était partie et ça n’avait aucun sens parce que j’avais beau avoir tout fait comme il faut, c’était, à mes yeux, la deuxième grosse erreur qu’il faisait le Dieu à mon père. Alors, j’avais pris la décision quand la fête avait été annoncé que j’irais avec ou sans le consentement de papa. Étonnement, je l’avais eu… mais avec un couvre-feu hâtif et une promesse de ne pas boire.

Il y avait une tonne de gens dans la maison dont les parents étaient absents – des personnes que je connaissais du lycée, d’autres de vues et de parfaits inconnus. La foule compacte et enfumée avait une moyenne d’âge de vingt ans tout juste mais ça faisait étrange et bien d’y être. Naviguant entre groupe et groupe, j’aperçus Malone Carter un peu perdu dans son coin. Un grand sourire sur le visage, je me rapprochais de lui. Malone était dans la catégorie des mecs chouettes enfin… mignon dans son genre probablement. Pas nécessairement mon genre parce qu’un peu trop masculin à mon goût mais… mignon dans le type mec. Il avait beau avoir trois ans de plus que moi… il était assez gentil pour ne pas me dire de détaler. Et puis, je savais jouer le jeu un peu. Après l’avoir abordé avec une réplique à la con, je rigolais à ses blagues mais naturellement, je finis par m’éloigner au bout d’un moment. La période de chasse était officiellement ouverte.

Sans en vouloir aux gens, je regrettais presque d’avoir abandonné ma caméra à la maison. Ça aurait fait des images magnifiques que cette pénombre et cette proximité des corps. Et très honnêtement, j’aurais eu l’intention de ne pas boire et de respecter la promesse que j’avais faite à mon père si ce n’avait pas été de cette proximité qu’il régnait en reine et maîtresse entre les différents corps présent dans la salle. Ce fut un jeune couple qui, dans la pénombre, semblait se donner à cœur joie à une danse lascive qui aurait fait en sorte que mon père m’aurait sorti de cet endroit sans tambour ni trompette qui me poussa à boire ironiquement. La main du jeune homme était pleinement entré sous le chandail et ça ne prenait pas un QI de 300 pour comprendre ce qu’il était en train de faire subir à sa copine.

Ce fut pour chasser justement l’idée que je voulais prendre la place du garçon dans cet échange de caresse qui me poussa à agripper un verre de je ne sais trop quoi. Ironiquement, plus je buvais, plus j’avais envie de courir jusqu’aux bras de Lawrence pour aller blottir mon nez dans son cou, laisser mes mains courir le long de son corps et déclarer des mots que j’étouffais péniblement depuis le premier jour où je l’avais vu passé le pas de la porte. Le quatrième verre de cocktail me fit d’ailleurs bougé mais ironiquement ce ne fut pas sur celle que je voulais que je tombais mais sur Malone. Mes lèvres se déposèrent sur sa joue : « Hey! You! Sexy thing! » Plutôt direct comme approche et trompeur surtout quand alcoolisée comme je l’étais, je ne trouvais pas grand-chose d’attirant sur son corps. Il manquait tout plein de courbes sur ce modèle de physique. Comment les gens faisaient pour trouver ça beau? Avec un sourire qui aurait sans doute pu me faire gagner un oscar pour meilleur actrice, je me rapprochais de lui en rigolant en disant : « L’alcool c’est pas bien. Ça fait sortir la vérité. » ou me fait dire de gros mensonges… parce que d’affirmer qu’il était super séduisant… c’était mentir dans mon cas. Après un clignement d’œil maladroit, je souris en rajoutant : « Tu vas bien comme tantôt? ».

_________________

                     

       
« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


Awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : knight.
TES DOUBLES : daniel & adriel.
TON AVATAR : tylerHOTposey ♥
TES CRÉDITS : shyia & annaelle & tumblr.
RAGOTS PARTAGÉS : 4630
POINTS : 5525
ARRIVÉE À TENBY : 26/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 25ans. (04.11.1991)
CÔTÉ COEUR : en couple avec Mona depuis un moment maintenant.
PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Sam 15 Aoû - 0:38

J'te parle d'amour là, pas du Père Noël.
seren & malo.



J'étais peut-être devenu trop vieux pour ça. Ou c'était peut être le manque d'habitude. Appuyé contre un mur tout près de mes amis, je me débatais intérieurement pour essayer de comprendre ce qui clochait aujourd'hui. La musique allait un peu trop fort à mon gout et j'avais tellement du exagérer sur les fêtes avant la venue de Mila qu'il m'était difficile de me saouler et ainsi, de profiter de la fête qu'elle soit nulle ou non. J'approchais le gobelet rouge de mes lèvres et saisissait une gorgée du liquide qui me brûlera la gorge par la suite. La coloc était occupée et j'avoue ne pas avoir cherché plus loin pour faire venir mes amis les plus proches. J'ai ensuite pensé à ceux de l'université, que je passais mon temps à voir pendant les cours. Deux jours après, nous nous retrouvions tous ici, chez un gars que je ne connaissais absolument pas mais que Seren m'avait conseillé. Voilà surtout pourquoi j'avais l'impression d'être un vieux ici, la maison était remplie de jeunes qui devaient avoir 18 ans à peine. La différence n'était pas énorme et pourtant, je la ressentais fortement. Je me ressaisissais, buvais une autre gorgée et forçait mon esprit à faire un effort pour s'amuser un peu.

Seren et moi n'avions pas d'histoires en particulier. Je crois que je ne saurais même plus dire comment nous nous sommes rencontrés. Au début je l'ai vu comme une simple gamine, une fille qui aurait pu être ma soeur vu qu'Ade et elle ont un peu près le même âge. Mais avec le temps et quelques rencontres, c'est devenu plus spéciale. Je ne pensais pas que l'espèce de jeu du chien et chat, l'espèce de flirt qu'il peut y avoir entre deux personnes attirées l'une envers l'autre m'arriverait avec la jolie rousse. Je ne savais pas si j'arriverais à m'imaginer en couple avec elle ; la première pensée qui m'est venue en tête le premier jour où j'y ai pensé, c'est que c'est comme si je sortais avec ma petite soeur. Puis j'apprenais à la connaître et plus le temps passait et plus je la voyais plus mûre que son âge. C'est pour cela que je laisse ce flirt entre nous sans rien dire. Et puis j'avais bien le droit de m'amuser une fois de temps en temps.

Mon sourire s'élargissait à la vue de Seren. Mais tout s'est passé assez rapidement. J'avais l'impression qu'elle était repartie aussi vite qu'elle était arrivée, qu'on avait pas vraiment eu le temps de discuter. La rousse me changeait les idées et surtout, me changeait de cette compagnie entièrement masculine. Je n'osais pas trop m'approcher des filles présente dans la pièce, intimidée par le fait de ne pas savoir l'âge qu'elles avaient. De plus, j'étais assez fier de moi pour ne pas être trop saoul et ne pas me retrouver au lit avec une fille de 15 ans. J'étais désespéré mais pas à ce point. « Hey! You! Sexy thing! » entendis-je après avoir senti une bouche se poser sur ma joue. J'avais l'impression que la rousse était partie depuis seulement quelques minutes mais après avoir regardé ma montre, je me rendais compte que ça faisait plus d'une heure. « L’alcool c’est pas bien. Ça fait sortir la vérité. » dit-elle en manquant de se trébucher. J'explosais de rire sous l'effet de quelques verres et approuvais totalement ses dires. « Je te le fais pas dire ma vieille ! » ajoutais à sa remarque. « Tu vas bien comme tantôt? » finit-elle par dire. J'essayais de réfléchir mais ça ne marchait pas trop. « Ca va. » commençais-je. « C'est plutôt à toi que je devrais demander ça. T'as pas un peu trop bu ? » ajoutais-je en rigolant. Je croisais les doigts pour qu'elle ne prenne pas ça comme une prise de conscience ou comme le fait que je lui fasse la morale et buvais à nouveau pour masquer mon anxiété.

_________________

thanks for the memories
plonge au cœur de moi, au fond de mes abîmes, de mes abîmes, dis-moi ce que tu vois. plonge au cœur de moi. et quand tout me dessine, tout me dessine, je veux renaître en toi. ▬ viens, écris sur ma peau les mots que je n’ose pas. même au bord du KO si je tombe retiens-moi.


Dernière édition par I. Malone Carter le Ven 4 Sep - 23:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Jeu 27 Aoû - 21:13

C’était encore dans mes premières fêtes du genre. Du temps où maman était encore en vie, j’étais trop docile et peut-être bien un peu trop croyante pour prendre mon courage à deux mains et venir dans une maison de la tentation du genre. Parce qu’il ne fallait pas chercher très loin pour trouver une représentation de plusieurs des pêchers que mon père qualifiait de capitaux. La luxure, la gourmandise et l'envie se côtoyait allégrement à travers les murs de la maison. Il y avait aussi la colère qui pouvait pointer son nez lorsqu’un peu trop alcoolisées les mains de un allaient se poser sur les fesses de la copine de l’autre. Curieuse situation à mes yeux. Et pourtant, il ne m’avait pas fallu très longtemps pour m’intégrer dans le monde des fêtes : je savais lesquelles étaient intéressantes, lesquelles ne valaient pas le détour. Je savais aussi comment bien me comporter pour ne pas qu’il m’arrive d’incident fâcheux… et normalement, je restais extrêmement sobre lors de ses fêtes. Ironiquement peut-être bien. Cette fête était la toute première à laquelle je cédais lâchement à la tentation et il fallait ironiquement qu’un des rares garçons que je pouvais potentiellement trouver mignon dans les limites de l’attirance que j’étais capable de feindre auprès d’un homme y soit. Avec son petit air semi-moralisateur qu’il cacha derrière son verre, je souris lorsqu’il me demanda si j’avais trop bu avant de froncer les sourcils pour me moquer de lui quelque peu.

« Grohhhh! Fais pas ton papa avec moi… », grondais-je semi-exaspérée avant de pouffer de rire en réalisant que Malone était vraiment un papa. Je repoussais une mèche de cheveux roux tombée de mon chignon d’un geste rapide avant de prendre à mon tour une longue gorgée de mon verre pour étouffer ma gêne. Ce n’était pas drôle, me dis-je doucement. Ce n’était pas prévu qu’il fasse un enfant aussitôt dans sa vie. C’était une simple petite erreur de parcours. Je repris le contrôle de mes émotions et articulais très bien un : « Vais bien! Promis, juré! » qui faisait sans doute un peu enfantin avant de finir mon verre. Vide et j’aurais pu le remplir une autre fois ça aurait fini d’engourdir ce qui se passait dans ma tête. Ça m’aurait peut-être même fait un peu de bien… ou pas du tout. J’aurais emprunté un peu de bonheur sur demain. « J’ai bu, je l’admet… » et je levais mes mains comme une criminelle prise en flagrant délit. J’aurais été très mal placée pour nier de mon état d’ivresse. J’admettais donc sans problème avoir consommé de l’alcool en quantité suffisante pour que je me sente comme sur un tout petit nuage qui faisait en sorte que c’était plus facile. Je mentais maintenant avec une facilité désarmante… quoi que mes yeux fussent eux en pleine trahison envers ma tête dans sa bulle. Je m’appuyais sur le mur à côté de Malone. Avoir eu un peu plus de courage (ou avoir été légèrement plus alcoolisée que ce que j’étais en ce moment) j’aurais poussé l’audace jusqu’à prendre son bras pour le passer autour de mes épaules. Mon dieu que je me sentais seule en regardant les couples qui dansaient ensembles et tous constitués de la même manière, un garçon et une fille. « Tout est relatif, tu sais… », déclarais-je en bonne philosophe.

Oui! Einstein et sa théorie de la relativité qui venait en aide pour justifier le degré de l’alcool que j’avais dans le sang. Que d’ironie et que d’humour que l’on pouvait voir dans cette phrase. La relativité de mon taux d’alcoolémie était reliée à la relativité de l’opacité de mon placard. Je jouais magnifiquement bien la comédie – du moins, c’était ce que je croyais tout en laissant mon regard s’attarder sur une jolie brunette seule dans la foule : « Trop … ça dépend du barème. » dis-je, rieuse. Tout dépend toujours de ce stupide barème. La facilité, la difficulté, l’honnêteté, le mensonge, la croyance… est-ce trop ou pas assez? Où se pose clairement la limite entre ce qui est trop et ce qui n’est pas assez? Elle est floue parfois. Je passais lentement ma langue sur le bout de mes lèvres pour déclarer doucement : « Juste assez pour la… » Non… mauvais mot Seren… dans un effort monstre, je détournais mes yeux de la jeune femme pour observer de nouveau Malone avec des yeux qui se voulait complètement sous son charme. Je rajoutais en vitesse un « te » oui… toi… toi parce que tu es un garçon et que je suis sensé trouvé ça… désirable et mignon un garçon. « trouver fichtrement mignon et être capable de le dire à voix haute sans gêne. Je pourrais même le faire debout sur la table du salon. » déclarais-je en rigolant. Je ne m’efforçais de ne pas faire un pas vers la table de peur de prouver mon point énoncé quelque minutes plutôt (celui qui voulait que l’alcool fasse sortir la vérité) et que le mensonge que je m’efforçais à répéter depuis quelques minutes ne se fasse avaler par un « Lawrence, je t’aime. » qui me ridiculiserait plus qu’autre chose. Chassant d’un geste rapide cette idée de ma tête, je rajoutais : « Ça c’est définitivement trop d’ailleurs pour que j’aille dormir chez moi. » Trois verres, c’était ce qu’il avait fallu pour que je perde toute chance de pouvoir dormir chez moi. Si mon plan B avait été de me réfugier chez la rouquine, je me doutais bien que je n’étais pas en état de contrôler mes mains et que rendue à dormir contre elle je finirais par poser des gestes que je me mourrais d’envie de faire et qui lui ferait oublier Clément à coup sûr… ou qui ferait surtout en sorte qu’elle ne me verrait plus jamais de la même façon. Avec un petit sourire, je rigolais : « J’avais dit à papa que je boirais pas… Oups! Je suis plus une jeune fille sage… »

_________________

                     

       
« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


Awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : knight.
TES DOUBLES : daniel & adriel.
TON AVATAR : tylerHOTposey ♥
TES CRÉDITS : shyia & annaelle & tumblr.
RAGOTS PARTAGÉS : 4630
POINTS : 5525
ARRIVÉE À TENBY : 26/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 25ans. (04.11.1991)
CÔTÉ COEUR : en couple avec Mona depuis un moment maintenant.
PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Sam 5 Sep - 0:42

J'te parle d'amour là, pas du Père Noël.
seren & malo.



Je ne comptais plus les verres même si je savais que je pouvais encore les compter sur les doigts de mes mains. Je pensais que par manque d'habitude, j'aurais fini dans un état presque pathétique. Il fallait croire qu'en fait, j'avais trop d'habitude avec les années et que même si ça faisait des mois que je n'étais pas sorti, il en fallait plus pour me retourner la tête. Je soupirais, épuisé par le manque de chance dont je faisais preuve dernièrement. « Grohhhh! Fais pas ton papa avec moi… » me grondait-elle avant de pouffer de rire une seconde plus tard. J'avoue que sur le moment, j'aurais bien voulu me retrouver dans sa tête et comprendre ce qui la faisait rire. J'ai voulu lâcher la bonne vieille blague comme quoi je l'étais mais je me suis retenu. « Vais bien! Promis, juré! » dit la jolie rousse dans un français approximatif, preuve que ça n'allait plus trop. Seren avait l'âge de ma petite soeur alors j'avoue qu'automatiquement, je me suis senti dans un besoin de protection envers elle ce soir là. Pourtant, je n'avais pas grand chose à lui dire ; nous nous connaissions à peine et même si elle était plus jeune que moi, elle était assez grande pour savoir ce qu'elle fait. « Vais bien! J’ai bu, je l’admet… » dit la jeune fille en levant les mains, coupable. J'explosais de rire, amusé. Il y avait un moment où, de toutes façons, tu ne pouvais plus renier la vérité. Je continuais d'écouter la jeune fille, toujours autant amusé, tout en enviant l'état dans lequel elle était .. Ca faisait tellement longtemps. Seren s'appuya contre le mur et se mettait à regarder les couples danser, ce qui m'intriguais. Je sentais autant l'envie que le dégout à travers ses yeux, son visage. « Tout est relatif, tu sais… » ajouta-t-elle en confirmant mes soupcons. « Tracasse pas, je ne te faisais pas la morale. T'es une grande fille et puis, t'a le droit de t'amuser un peu. » finissais-je par dire en lui pincant gentilement une de ses joues. J'ai voulu l'inviter à danser pour qu'elle arrête de se languir sur tous ces couples mais vu comment elle tenait à peine contre le mur je m'abstenais. Ca irait peut être mieux plus tard.

Seren était devenue ma principale occupation à tel point que je ne faisais que boire et la regarder observer la foule de la pièce à côté. « Trop … ça dépend du barème. » continuait-elle d'ajouter dans sa lançée. Sa justification était longue, preuve que ce n'est pas moi qu'elle essayait de convaincre mais plutôt elle. La rousse passait sa langue sur le bout de ses lèvres, prête à m'avouer ce qui pourrait être un secret. J'avoue que je me sentais visé et surtout que ca m'aurait fait plaisir d'être visé. « Juste assez pour la… » dit-elle sans lâcher la foule. On aurait dit qu'elle ne lachait pas une personne en particulier mais je ne n'arrivais pas à savoir laquelle. Je levais un sourcils, intrigué. « te .. » ajouta-t-elle à toute vitesse s'étant visiblement trompée de pronom. « trouver fichtrement mignon et être capable de le dire à voix haute sans gêne. Je pourrais même le faire debout sur la table du salon. » finit-elle par dire, rieuse. Mes joues avaient rougis tandis que le dernier bout de sa phrase m'arrivait enfin en tête. « Non non ça va, je te crois. Et puis je n'ai pas envie que tu te fasse mal, tu ne tiendra même pas débout sur la table. » dis-je un peu moqueur. Heureusement, l'idée semblait dépassée en seulement quelques secondes. « Ça c’est définitivement trop d’ailleurs pour que j’aille dormir chez moi. » rajoutait-elle. Si j'avais vécu chez mes parents durant ne serait-ce que la moitié des fêtes auquelles j'ai participé, j'aurais eu exactement la réaction. Ce qu'avait Seren comme problème en plus, c'est qu'elle était une fille et que les pères devenaient de suite moins sympa quand il s'agissait de l'état dans lequel se trouvait leur bébé. « J’avais dit à papa que je boirais pas… Oups! Je suis plus une jeune fille sage… » ironisait-elle. Je me souvenais encore de la période dans laquelle la rousse se trouvait, cette période où tu veux casser ton image, où tu veux faire ce que tu veux et quand tu le veux. Il est possible de passer cette étape sans trop de dégats quand tu es bien entouré comme je l'ai été. Aujourd'hui, c'était à mon tour d'être un bon ami. « Reviens à la maison. Je m'occuperais bien de toi. » finis-je par dire. Je réfléchissais au double sens de ce que je venais de dire mais m'arrêtais vite car de toutes façons, mon amie avait beaucoup trop bu pour trouver le moindre double sens à ce que je venais de dire. « De plus, tu ne mentira pas à tes parents en disant que tu es rentrée chez des copines. Tu aura juste homis quelques détails. » finis-je par dire en rigolant. Je n'attendais pas de réponses de sa part, je l'aurais porté sur mon épaule si elle refusait ma proposition. Par contre, je décidais qu'il était temps de se changer un peu les idées. Je pris la main de Seren et l'emmenait vers la piste de danse. « Allez viens, on va rigoler un petit peu ! » La musique était assez rapide et je m'étais mis à faire le pitre avant de danser du mieux que je pouvais. Mon but n'était pas de sortir avec la jeune fille mais ce n'était pas non plus de complètement me ridiculiser devant elle.

_________________

thanks for the memories
plonge au cœur de moi, au fond de mes abîmes, de mes abîmes, dis-moi ce que tu vois. plonge au cœur de moi. et quand tout me dessine, tout me dessine, je veux renaître en toi. ▬ viens, écris sur ma peau les mots que je n’ose pas. même au bord du KO si je tombe retiens-moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Sam 12 Sep - 21:05

Je n'étais pas certaine si cette relation que j’avais décidé d’avoir ce soir avec la bouteille était pour perdurer dans le temps. En fait, très honnêtement, les verres me partageaient encore plus que la sobriété. Oh! Oui! Les mensonges sortaient avec une fluidité qui aurait su rendre jaloux n’importe quel menteur compulsif – c’était facile de ne pas avoir le filtre qui ne me faisait pas hésiter avant de dire tel ou tel mensonges. Je n’avais pas trop bu jusqu’à finir dans les bras d’un mec que je ne connaissais pas trop et je n’étais pas en train d’embrasser un inconnu. Deux éléments dont je n’étais pas peu fière – ça m’était arrivé par le passé et je ne tenais pas vraiment à me faire une réputation d’allumeuse. Sauf que si mentir était plus facile, je le sentais dans mes tripes que de hurler la vérité le serait tout autant. Le gros poids qui vivait sur mes épaules depuis des mois me semblait si léger qu’on aurait presque dit que je tenais sur mes lèvres une plume. Un seul souffle et tout pouvait éclater. Je me surprenais à me mordre les lèvres pour ne pas trahir une réalité qui était mienne – celle d’une double-vie que je ressentais un besoin de vivre. Cette même double-vie qui me poussait à faire des yeux doux à Malone Carter alors que mon intérêt envers sa personne n’était que purement et simplement limité à l’attirance que je pourrais avoir envers un frère ou une plante verte. Je rigolais à mon tour alors qu’il s’avança sur le terrain de combien avancé mon état ivresse semblait être. Le rire lui était sincère alors que d’un air faussement choqué, je m’exclamais : « OH! Mais le manque de confiance est criant ici! »

Criant mais réel. Monter sur la table serait au-delà de mes capacités motrices considérant l’alcool que j’avais déjà consommé. Sans intention de boire davantage toutefois, je savais que je ne risquais pas trop de trucs. J’étais correcte comme ça – et je tentais même d’y aller d’humour – parce que c’était plus facile de voir le monde avec un sourire qu’en faisant la gueule. Plus facile d’oublier ce que je me retenais de hurler péniblement en rigolant doucement : « Je peux encore marcher en ligne… plus ou moins droite… » Elle serait probablement moins droite que ce que j’aurais voulu. Mais bon… Je jetais un retard à Malone avant de rajouter : « Je pourrais tomber dans tes bras en tombant de la table. »  et preuve encore de mon manque d’attirance envers lui, ce ne fut pas le romantisme latent de la scène qui vint me chercher mais bien le fait que ça me ferait me sentir comme une vedette dans un film américain chose que je dis à voix haute avant de pouffer d’un rire de petite fille.

Un rire qui fondit un peu lorsqu’il mentionna le fait que je pouvais mentir à mes parents et qu’il me couvrirait. Dans quel sens prendrait-il soin de moi? Hors de question que je dorme dans son lit. Je pourrais toujours toquer à la porte de la chambre d’Adélaïde… mais serais-je vraiment responsable de mes mains? Je doutais de ma capacité à me contrôler devant une fille en pyjama. Et puis… mentir à mes parents. Ça irait moins bien quand je serais sobre… Je serais plus le genre à nier qu’il s’était passé quelque chose. J’étais très bonne pour me mentir. Une véritable championne toute catégorie confondue. Regardant le jeune homme délicatement, j’admis probablement la chose la plus évidente de la journée : « Je suis pas certaine que mon père apprécierait que je lui mentes… un truc sur l’enfer, je crois. ». De toute façon, je finirais ma vie en enfer. Je n’avais même pas besoin de regarder loin pour le savoir… j’avais juste à tasser mon regard de Malone pour m’accrocher sur la jolie brunette pour que dans ma tête se déroule un film assez explicite et haut en couleur des milles et une raisons pour lesquelles j’irais en enfer et qui venait en soi avec une bande-son qui me faisait frémir en silence.

Mais le brun ne tenait visiblement pas à me laisser à ma morosité parce qu’avant même que j’aie eu le temps de protester, il m’attira dans la foule pour danser… enfin si on pouvait qualifier les mouvements approximatifs du jeune homme comme de la danse… chose dont je n’étais pas certaine. Mais c’était drôle et si différent des danses que j’avais connu jusqu’à tout récemment. On était loin des fameuses danses dans le sous-sol de l’église avec des chaperons et une pomme de distance entre les garçons et les filles – truc qui m’allait bien en partie parce que de se tenir plus proche des femmes était sérieusement plus tentant. Sauf que même si c’était différent… je ne me sentais pas nécessairement à la bonne place. J'eus un grand éclat de rire en voyant un ensemble de gestes plus ou moins maladroit et je rigolais doucement : « Non mais… t’es impossible! » Les mains dans mes cheveux, je dansais aussi – gardant encore cette distance que je trouvais réconfortante entre lui et moi. Dans un geste, je me retournais pour y voir la jeune femme de toute à l’heure en train de se faire embrasser par un des nombreux garçons présents dans la salle. Un coup. Simple dans mon cœur. Je ne voulais plus être ici. Je voulais juste être ailleurs… loin. Loin. Loin d’ici. Le plus loin possible de cette piste de danse qui contenait exactement ce que je tentais de fuir. J’avais juste envie d’être libre et d’être ailleurs loin de cet endroit que je trouvais contraignant à cause de cette équation pourtant si simple et si naturelle qui ne m’allait pas : d’un couple étant formé d’un homme et d’une femme. Ma main se posa sur l’épaule de Malone et doucement, je demandais avec un sourire charmeur repoussant au plus loin de moi la fatigue qui venait de me frapper et la frustration que je ressentais dans cette soirée : « Tu penses que l’on peut partir, mon beau? J’ai besoin d’air… »

_________________

                     

       
« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


Awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : knight.
TES DOUBLES : daniel & adriel.
TON AVATAR : tylerHOTposey ♥
TES CRÉDITS : shyia & annaelle & tumblr.
RAGOTS PARTAGÉS : 4630
POINTS : 5525
ARRIVÉE À TENBY : 26/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 25ans. (04.11.1991)
CÔTÉ COEUR : en couple avec Mona depuis un moment maintenant.
PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Dim 20 Sep - 23:33

J'te parle d'amour là, pas du Père Noël.
seren & malo.



Je frissonnais d'horreur. Debout là, un verre à la main et réféchissant à un moyen de sauver mon amie, j'avais l'impression d'être mon père. Pas forcément le mien mais celui qui s'était décidé à enfin sortir à une grosse soirée quelques mois après la naissance de sa fille. J'avais en face de moi une jolie fille qui me faisait les yeux doux, de l'alcool à volonté et de la musique pas trop mauvaise pour avoir avalé quelques verres. « OH! Mais le manque de confiance est criant ici! » Je n'étais pas sûr d'avoir tout compris et je pensais qu'elle aussi n'avait pas saisi le fond de mes pensées. Après, j'avais eu le manque de délicatesse de m'attaquer à son état d'ivresse, chose à éviter avec une jeune fille qui avait bu. Je froncais les sourcils mais affichais tout de même un demi sourire. A la fois intrigué et amusé, j'éclatais de rire quand la jeune rousse tentait de monter sur la table. « Je peux encore marcher en ligne… plus ou moins droite… » dit-elle alors qu'elle était enfin arrivée à être debout sur le morceau de bois. Seren s'était ensuite mis à mettre ses pieds l'un devant l'autre le plus droit possible. Enfin, elle essayait. Je m'étais placé au bord de la table et j'avais déposé mon verre, prêt à la rattraper. « Descend de la, tu va tomber ... » dis-je un peu perplexe. Je sais que j'avais dis ne pas vouloir lui faire la morale sur ce qu'elle avait bu mais là, Seren devanait de plus en plus dangereuse pour elle même. Elle ne semblait pas m'entendre et continuais dans sa lancée. « Je pourrais tomber dans tes bras en tombant de la table. » Je bougeais la tête de gauche à droite, négatif à l'idée qu'elle me tombe dessus. Avec ses idées romantiques et stéréotypées à souhait, je me suis encore plus rapproché de la table et j'ai tendu les bras, persuadé que ça arrivait rapidement. Quand la rousse me tombait dans les bras, je la remis le plus rapidement possible sur ses pieds, n'étant pas sûr qu'avec ce que j'ai bu je puisse la porter très longtemps. « Ne me fais plus jamais peur comme ça. En plus, je suis sûr que c'est toi que tu essaie de convaincre là. » ajoutais-je en rigolant à moitié.

Ma proposition eut l'air de la gêner et pourtant, elle ne partait pas de mauvaises intentions. Mon but n'était pas de mettre la jeune, très jeune fille dans mon lit mais lui éviter une engueulade. Je parlais en sachant ce que ça faisait même si, à son âge, je me contrefoutais de ce que mes parents puissent me dire. N'empêche, ce n'était jamais agréable car en plus, la plupart du temps, ça finissait en punition. « Je suis pas certaine que mon père apprécierait que je lui mentes… un truc sur l’enfer, je crois. » ajouta-t-elle visiblement mal à l'aise. Avec l'alcool, son visage accentuait ses émotions et je voyais vraiment que quelque chose la gênait. « Tu sais, j'ai un matelas sous mon lit et une petite soeur qui peut faire office de couverture. » dis-je en tentant de la convaincre un peu plus. « Fin bon, c'était juste une proposition hein, ne te prends pas la tête pour ça. » finis-je par dire dans le but de détendre un peu l'atmosphère. J'avalais la fin de mon verre cul sec, brûlant ma gorge assez vite.

Je ne dansais pas très bien. Je n'étais pas ce gars lourd en soirée qui se mettait au milieu de la piste mais j'aimais de temps en temps trainer et danser avec mes amis. Là, c'était encore différent, j'avais un peu bu et surtout, je faisais le débile pour changer les idées de l'adolescente. Et j'avais l'air plutôt doué à ça vu qu'elle explosa de rire sous mon nez. « Non mais… t’es impossible! » dit-elle en m'observant. Seren passait la main dans ses cheveux et dansait beaucoup mieux en face de moi. On était pas trop mal et on rigolait beaucoup ; je n'étais par contre pas capable de dire si c'était la situation, l'autre ou simplement l'alcool qui me faisait rire jusqu'à en avoir mal au ventre. La rousse semblait être dans les nuages et tournait le regard autour de la pièce. Je tentais de la suivre, essayant de comprendre ce qu'elle pouvait bien regarder. Alors que je ne la regardais pas, l'adolescente s'était rapprochée le sourire aux lèvres et avais posé sa main sur mon épaule. « Tu penses que l’on peut partir, mon beau? J’ai besoin d’air… » Malgré ce sourire très charmeur, son visage trahissait de la fatigue mais surtout de la tristesse. J'étais intrigué, à nouveau. « Ouaip. » dis-je en lui prenant la main et en l'emmenant vers la porte la plus proche. Nous étions arrivé dans ce qui semblait être le jardin et je nous avais emmener près d'un mur pour qu'elle puisse se poser. « Ca va ? Tu va être malade ou .. Je sais pas trop quoi mais dis moi si je peux t'aider. » dis-je un peu inquiet. Ca fait tellement d'années que je sors avec des amis que j'ai eu droit à tous les scénarios possible et sans vouloir pressé Seren, j'avais besoin d'une préparation mentale avant le scénario.


_________________

thanks for the memories
plonge au cœur de moi, au fond de mes abîmes, de mes abîmes, dis-moi ce que tu vois. plonge au cœur de moi. et quand tout me dessine, tout me dessine, je veux renaître en toi. ▬ viens, écris sur ma peau les mots que je n’ose pas. même au bord du KO si je tombe retiens-moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Sam 3 Oct - 22:29

J’aurais aimé avoir un interrupteur qui m’aurait permis de faire complètement taire cette sensation que je ressentais à l’intérieur : que j’étais un ballon trop plein qui allait éclater d’un coup sec. Ce soir, j’aurais aimé avoir les bras d’une femme pour me réfugier. Pouvoir aller blottir mon petit corps en quête d’une profonde compréhension dans le corps d’une fille qui ressentait exactement la même chose que moi. Et autant que je l’aurais désiré que je détestais ressentir cette sensation comme un puissant et obsédant désir. C’était frustrant cette fête en voyant la luxure s’afficher clairement partout autour de moi mais jamais comme je ne l’entendais. Dans le bruissement des tissus et le frôlement de corps, il n’y avait pas ce petit morceau de sensualité que je cherchais désespérément. Je n’avais pas d’exemple dans mon entourage et je n’en voulais pas. Je n’avais même pas la force de penser l’expliquer à mon père.

Le pire… c’était qu’avant même que maman ne perde la vie… j’avais su que ce ne serait jamais la présence d’un homme qui me comblerait. Je l’avais su des années plutôt… presque quatre… quand les filles de mon âge avaient commencé à parler de garçons et que mon regard – à la fois critique et appréciateur – s’était d’instinct porté vers la gente féminine. J’avais autant peu hésité sur mon homosexualité que les autres avaient hésité sur leur hétérosexualité. Sauf que le fameux pas à l’extérieur de mon placard arc-en-ciel, je n’étais pas prête à le faire. Alors je me plaisais à prétendre. Je me montrais tantôt charmante, tantôt un peu tête brûlé auprès des jeunes hommes. Je m’étais même rendue près de l’acte plus d’une fois… Mais je n’avais pas osé sauter le pas. J’avais protesté. Je m’étais enfui. À chaque fois. Pour me préserver. Pour me sauver.

J’avais justement besoin de me sauver encore une fois. De fuir en restant complètement indifférente aux affirmations contredisant ma vraie nature. L’air plus frais de l’intérieur n’agit pas comme ce stupide interrupteur que j’aurais aimé avoir et qui m’aurait instinctivement transformé en une jeune femme "normale" pour cette fête. La même jeune femme qui aurait sans doute tenter d’embrasser Malone pour m’accompagner et me trouver un appui sur un mur le temps que je me fasse à ce surplus d’air qui me donnait l’impression d’être en train d’éclater d’un coup sec. Je fermais les yeux un court instant et je respirais doucement. « Ça va aller… t’inquiètes pas… » Malone est doux et prévoyant. Gentil, même. Je me sentais en confiance auprès de lui… même si une partie de moi n’était pas capable d’oublier ce qu’il a dit. Sa sœur pourrait me servir de couverture. L’idée ne me déplut pas. Adélaïde est mignonne dans son genre. Ce n’est pas Lawrence avec son air triste et ses cheveux couleurs de feu… mais elle est jolie. J’avais envie de lui expliquer d’ailleurs que j’étouffais à l’intérieur. Que cette fête était à l’image de toute cette mascarade qu’est ma vie : je voulais juste garder le respect de mon père à quelque part, un peu du moins. Mais je me doute très bien qu’en m’affirmant, je ne me ferais pas plus de bien que de mal. Le risque était grand. Encore plus maintenant que maman n’était plus là pour tempérer entre mon père et moi.

J’avais marre de me sentir seule. J’étouffais dans ma solitude presqu’artistique. Est-ce que Lawrence étouffait aussi dans sa mélancolie ? Est-ce qu’il comprendrait nécessairement le beau brun ? J’entrouvris les yeux avant de les relever lentement vers ce ciel. Cette grande toile exubérante me donnait presque le vertige. Je n’ai pas le courage de regarder Malone mais je revins doucement à cette discussion que nous avions commencée à l’intérieur. J’aurais probablement du le garder dans ma tête : « Je ne veux pas dormir avec ta sœur… » Alcoolisée comme je l’étais, je n’avais pas confiance d’être capable de garder mes mains pour moi. Céder aurait été si facile. Si la brunette n’avait pas posé ses griffes sur un mec, j’aurais peut-être même eu le courage avec un verre de plus dans le corps de l’aborder. Je l’aurais peut-être même embrassé en vrai avant de lui parler. Mais j’en avais marre de la solitude… Juste marre de me sentir incomprise dans mon univers. Je soupirais : « Je veux pas non plus dormir seule… »

On aurait presque dit que je le courtisais de manière très grossière. Doucement, j’allais chercher sa main pour glisser mes doigts entre les siens. Il n’y avait pas d’étincelle ni de frémissement qui s’agitait de mon côté de l’histoire. Rien du tout. Rien parce que je savais que mes penchants ne m’amèneraient jamais à vouloir franchir cette ligne entre tendresse et amitié. Une indifférence clinique. « T’as rien à craindre mon beau… T’as pas les boules à la bonne place pour que j’aille envie de faire plus que dormir…» C’était brutal et sec comme affirmation. Au diable l’apparence de jeune fille sage et légèrement distinguée qui normalement se dégageait de moi. C’était coupé sec. Amer. Honnête. Et je ne crois pas que je réalisais sur le coup l’impact que mes mots pouvaient avoir sur ce petit palais de cristal fragile que je tentais férocement de protéger.

_________________

                     

       
« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


Awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : knight.
TES DOUBLES : daniel & adriel.
TON AVATAR : tylerHOTposey ♥
TES CRÉDITS : shyia & annaelle & tumblr.
RAGOTS PARTAGÉS : 4630
POINTS : 5525
ARRIVÉE À TENBY : 26/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 25ans. (04.11.1991)
CÔTÉ COEUR : en couple avec Mona depuis un moment maintenant.
PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Lun 19 Oct - 11:53

J'te parle d'amour là, pas du Père Noël.
seren & malo.



Le manque d'air était sur le point d'étouffer Seren et c'est donc sans hésiter que je l'avais suivi jusque la porte de sortie en tentant d'éviter une crise de panique ou un évanouissement. « Ça va aller… t’inquiètes pas… » J'étouffais un petit rire. Si j'avais pu écouter chaque personne qui me disait de ne pas m'inquiéter je suis sûr que je me serais épargné quelques histoires. Mais c'était plus fort que moi, j'avais besoin de m'inquiéter pour mes amis comme j'avais besoin de savoir que tout allait bien pour eux. Un peu inquiet, je me rapprochais encore de la rousse, prêt à lui tenir les cheveux si elle vomit ou à la rattraper si elle tombe. « Si je m'inquiète, j'ai l'impression que tu pourrais me tomber dessus, tu tiens à peine debout. » dis-je en posant une main sur son épaule, me voulant rassurant. Je n'ajoutais plus rien, il était inutile de lui montrer que son état me rendait nerveux et surtout, je n'avais rien d'intelligent à raconter. Malgré la bonne soirée qui se déroulait à l'intérieur, je ne pouvais m'empêcher d'être soulagé de me retrouver dehors. J'avais beau boire mais je ne me sentais pas descendre et j'avais beau être avec des amis je n'arrivais pas à en profiter assez bien. Avec la jolie rousse, Mila était la seule a encore avoir une place dans ma tête. J'étais un trop jeune papa que ce soit au niveau de l'âge que de la naissance. Je savais que ma princesse était avec sa mère mais je ne sais pas, je ressentais un grand besoin de m'occuper d'elle. C'était sûrement la raison pour laquelle je n'arrivais à profiter de rien. C'était peut être trop tôt, j'aurais peut être du attendre un ou deux mois de plus avant de retourner à des soirée.

« Je ne veux pas dormir avec ta sœur… » dit Seren en me sortant de mes pensées. Je l'ai d'abord regardé intrigué avant d'enfin me souvenir de ce dont elle parlait. Quand j'avais inclus Ade dans la conversation, je n'avais jamais précisé de les mettre dans le même lit mais après, pourquoi pas. « Je veux pas non plus dormir seule… » J'étais à nouveau intrigué mais je laissais passer. J'aurais pu lui dire de venir avec moi mais les idées qu'on pouvait se faire derrière ma remarque étaient trop évidentes à mon goût. Seren a surtout 17 ans et je voulais aussi éviter les problèmes de ramener une fille aussi jeune dans ma chambre. Puis je me suis mis à penser au matelas que j'avais mis à Ade quand elle était arrivé et que ça prenait quelques secondes pour le remettre en place. Mon visage s'était illuminé à cette idée. « J'ai un matelas que je peux mettre à côté de mon lit. » commençais-je en m'imaginant l'installation que j'allais faire dans ma chambre. « Puis je sais ce que c'est d'avoir peur de rentrer dans cet état là avec les parents à la maison. » dis-je un peu nostalgique même si cette époque était assez loin. A 17 ans, je ne supportais plus mes parents et me fichais de ce qu'ils disaient mais à 15 ans, c'était une toute autre histoire. Surtout que j'étais encore un gamin à l'époque et j'avais commencer tôt. « Donc tu viens à la coloc, que tu le veuille ou non ! » finis-je par dire déterminé. Avec l'expérience, j'avais appris que les gens bourrés avaient tendance à ne pas t'écouter et j'avais donc appris à faire valoir mon avis qu'ils le veulent ou non. Pour toutes les fois où j'étais bob, ce qui, en soi, n'était pas énorme.

Quelques minutes calmes, malgré le petit fond de musique qu'on entendait malgré les murs, passèrent à toutes vitesses. Les mots étaient inutiles et tandis que la jeune fille se concentrait pour rester debout, moi je me concentrais sur son état et j'étais prêt pour toutes les situations possibles. Je vis alors la main de Seren se rapprocher d'une des miennes et la jeune rousse entremêlait ses doigts dans les miens. J'étais d'abord surpris par ce rapprochement soudain mais soulagé de ne pas m'être fais d'idées. C'était un contact que j'appréciais assez même si à côté de ça, mon coeur ne faisait pas des siennes. J'aimais beaucoup la rousse mais je ne la connaissais pas assez pour dire qu'elle me plaisait vraiment. Certes, elle est mignonne mais elle n'était pas non plus un de ces coups d'un soir que j'avais l'habitude de ramener. C'était différent. « T’as rien à craindre mon beau… T’as pas les boules à la bonne place pour que j’aille envie de faire plus que dormir… » Je n'étais pas choqué, j'en avais entendu des bien pires, mais j'avais été surpris par la brutalité et le ton sec de ses paroles. Je n'avais pas compris de suite et il m'a fallu quelques minutes pour comprendre le sens de sa phrase. « Oooooooooh .. » dis-je en comprenant les signes que la jeune fille m'avait montré la soirée. Je me sentais débile de m'être fais des idées tout seul et gêné d'avoir ne serait-ce pensé que je pouvais encore plaire à quelqu'un alors que je venais d'avoir un bébé avec une autre fille. « Pourquoi tu ne m'as rien dis ? » dis-je impulsivement. J'avais montré des signes très révélateur et elle avait passé sa soirée à me regarder faire mon cirque. Je n'étais pas fâché mais je n'étais pas non plus très content de m'être ridiculisé. « Non pas que ça me gêne hein. » finis-je par dire en essayant de me rattraper. Ma bouche s'arrêtait de parler pour éviter d’empirer ma situation. J'étais bavard quand j'étais nerveux et encore plus avec les filles. Je voulais éviter les dégâts.



_________________

thanks for the memories
plonge au cœur de moi, au fond de mes abîmes, de mes abîmes, dis-moi ce que tu vois. plonge au cœur de moi. et quand tout me dessine, tout me dessine, je veux renaître en toi. ▬ viens, écris sur ma peau les mots que je n’ose pas. même au bord du KO si je tombe retiens-moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Mar 3 Nov - 0:57

L’alcool est un inhibiteur, un dépresseur. Par son action sur le cerveau, il fait disparaître les peurs, annihile les filtres que l’on s’impose pour ne pas prononcer des trucs qui ne plairont pas à la majorité et donne une impression assez grande de liberté. Les mots que j’ai prononcé prennent un instant s’incruster dans ma tête comme une réalité.
Je l’ai dit
Ça fait étrange et curieux de se dire que le chat est sorti du sac. C’est un poids que je traine depuis mes quatorze ans… peut-être même avant. J’ai toujours su en un sens. C’est lourd de prétendre que l’on trouve cet acteur magnifique quand on regarde un film auprès des amies quand le seul regard que l’on a est posé critique et admiratif sur les courbes de l’actrice qui joue à ses côtés.
Pendant un instant, un bref instant, je me sens comme une plume au vent.
Toute légère.
Et cette impression de liberté est quand même extraordinaire pour moi. C’est meilleur que les scénarios que je me fais lorsque je rêvasse allégrement sur les courbes de telle ou telle jeune femme de mon entourage.

Sauf que bien vite la réalité vient tout gâcher de ce moment de liberté. ATTENDEZ ! Ça veut bien dire qu’un autre être humain sait ? Que je viens de le dire à voix haute d’une manière qui, pour moi, ex-fervente-protestante, est une forme suprême de violence verbale veut nécessairement dire… QUE L’AUTRE SAIT ! C’est un frisson d’angoisse qui me parcoure l’échine quand cette partie-là de mon aveu me frappe sous la forme d’une seule voyelle qui s’échappe des lèvres de Malone. Pendant un très court moment, j’avoue que j’envisage de l’assassiner. Ça serait le seul moyen pour être certain qu’il ne parle pas avant que je sois prête… mais en même temps, je ne serais pas très avancée une fois le meurtre commis. Je me mordille la lèvre inférieure.
C’est une bêtise de dire ça à voix haute…
Si j’éclate de rire en hurlant que c’est une blague, est-ce qu’il me croirait ? Parce que c’est la première solution vraiment plausible que mon cerveau envisage. Mais Malone est plus vite que moi. Dans l’impulsivité de sa question, ce que je ressens c’est la gifle que j’attendais en un sens. J’y vois une colère froide. Et la phrase pour sans doute réduire la trahison que je ressens dans les mots de mon ami n’est guère mieux pour moi. Mon père n’aurait sans doute pas fait mieux qu’en lançant une ineptie du genre. Je ne peux le retenir. Comme un perroquet avec toute la frustration que je ressens, je répète la phrase avec toute l’ironie que mon corps contient, exacerbé par la haute teneur en alcool de mon sang. « Non pas que ça me gêne, hein. » Je n’ai pas réputation d’avoir mauvais caractère. Gentille et innocente petite Seren dont le plus haut pic de la rébellion à ce jour a été de boire juste assez pour perdre le contrôle de ses mots. Une fois.

Il ne réalise pas qu’il est le seul gardien de mon secret. La seule chose qu’il doit ressentir en cet instant, c’est mon regard. Froid et perçant. Celui-là même qui fait en sorte que je ravale mes larmes bien avant qu’elle ne veuille sortir. J’ai l’impression d’avoir gâcher ma sortie du placard parce qu’un accueil du genre ne fait que me mettre en colère. Il ne réalise pas ce que ça m’a demandé comme effort. Mais en même temps… il n’est pas moi. Comme une princesse prisonnière d’un père dont les propos sont si conservateurs et marqués par une religion. À la place, je suis ironique lorsque j’ouvre la bouche encore. « Nah… mais tu sais… que cette phrase elle donne un avis contraire complètement… » Ce n’est pas les gens qui acceptent qui disent ça. Ce n’est pas ce que je m’attendais.

C’est comme un triste conte de princesse qui s’est gâché d’un coup sec. C’est bien contre moi que je sens des larmes de frustrations remontés jusqu’à mes yeux lorsque je gronde comme un tonnerre : « Ça peut te venir en tête que j’avais pas intention de le dire toute suite… » PEUT-ÊTRE MÊME JAMAIS ! J’avais entendu Adélaïde me parler de son attirance qu’elle ne comprenait pas. J’avais entendu parler de Nina… Il y en avait d’autres qui hésitaient et qui se posaient des questions. Sauf que moi… moi ce n’était pas une question. C’était une affirmation des plus profondes. Quelque chose d’aussi identitaire que le fait d’être fille de pasteur et d’une mère décédée. Mais je ne me sens pas prête ni assez forte à dix-sept ans pour porter le poids de mon étiquette.

Pas intention de le dire toute suite. C’est bien les mots que j’ai choisi. Mais je ressens quand même le besoin d’insister sur le fait avant que je brise encore le mur de silence et que mes larmes ne tombent sur le monde. Ma voix est un grondement : « Parce que bravo hein ! T’es le premier à le savoir que je suis gouine… » C’est involontairement que le mot qui a glissé entre mes lèvres est connoté d’une aussi forte saveur péjorative. Et j’ai une brève pensée pour tous les termes que l’on pourrait me lancer au visage me reviennent en tête. Je les sais les termes et je sais que dans une petite ville comme Tenby notre réputation ne tient qu’à un seul et unique fil. Je n’ai juste pas envie que ça se sache. J’ai juste envie et besoin de ma vie privée… de mon petit coin de paradis…

J’y avais pensé à ma sortie du placard quelque fois… quand j’avais rencontré Lawrence. Mais dans ma tête… dans ma tête, c’était avec une fille que j’aimais que je ne l’avouais, pas de cette manière. Mes larmes sont amères lorsqu’elles remontent et éclatent lorsque je répète machinalement : « Crois-moi… c’était pas prévu… » Je suis à fleur de peau. Fragile comme tout. La véritable moi que j’étouffe depuis des années n’aime pas se tenir dans la lumière à la vue de tous. C’est pour cette raison que je préfère la scénarisation et la réalisation face au fait d’être devant la caméra vidéo. Je suis bien cachée et tapis dans l’ombre où c’est sécuritaire et que le regard se porte sur mon œuvre et non pas sur moi. La panique que je ressens ressort cruellement entre deux hoquets totalement paniqués : « Promets-moi que tu ne le répéteras pas s’il te plait… »

_________________

                     

       
« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


Awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : knight.
TES DOUBLES : daniel & adriel.
TON AVATAR : tylerHOTposey ♥
TES CRÉDITS : shyia & annaelle & tumblr.
RAGOTS PARTAGÉS : 4630
POINTS : 5525
ARRIVÉE À TENBY : 26/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 25ans. (04.11.1991)
CÔTÉ COEUR : en couple avec Mona depuis un moment maintenant.
PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Mer 4 Nov - 1:23

J'te parle d'amour là, pas du Père Noël.
seren & malo.



Ma sexualité n'a jamais été une grande question. Je veux dire qu'à un moment, comme tout jeune adolescent, je me suis posé des questions sur moi même et donc sur mes attirances. Mais ces questions, je ne les ais pas gardées très longtemps et je me suis vite rendu compte d'à quel point je pouvais aimer la compagnie des filles dans tous les sens du termes. La preuve, j'avais 14 ans quand je sortais avec ma première petite amie. Je regarde donc Seren, intrigué par ce manque de confiance qu'elle pouvait avoir. Je voyais clairement que les questions qu'on se pose enfant sont loins mais comment peut-elle avoir si honte de ce qu'elle est alors que dans notre société actuelle, c'est loin d'être un problème. Si j'avais été gay, je n'aurais pas hésité à le dire et très franchement, je me serais foutu de ce que les autre puissent dire. Le problème venait peut être de son père ou de ses amis, peut-être que la jeune rousse a peur de ce qu'ils pourraient penser de son orientation. En tous cas, je vois à sa tête qu'elle regrette de me l'avoir dis ; Seren tenait donc vraiment à enterrer son secret dans sa tombe. Connaissant la jeune fille, je suis sûr qu'elle est en train d'imaginer toutes sortes de plan soit pour me faire croire à une blague soit pour me faire disparaître. Je n'ai pas peur d'elle mais la perspective de passer à la trappe parce que je connais un secret que je ne voulais pas savoir à la base ne m'enchante pas. Même si je me fou royalement de ce qu'elle est. Grosse, mince, gay, bi, blonde, brune, pingouin ou même handicapé ... Je suis loin de me fier à ces règles minables quand il s'agit de mes amis.

Son ton sérieux laisse place à un rire ironique. Je n'avais peut-être pas eu la réaction qu'elle attendait mais très franchement, je suis déjà assez maladroit de base pour qu'on me balance ça à la figure comme si rien n'était. « Non pas que ça me gêne, hein. » Je sens que Seren crache presque la phrase. Elle n'essaie pas d'imiter ma voie mais j'avais l'impression de recevoir une remarque noire digne de Docteur House. Je ne suis pas fâché mais je suis tout de même un peu vexé. Je croise les bras et affiche une mine boudeuse même si je suis sûr que c'est la dernière chose qu'elle va remarquer. « Nah… mais tu sais… que cette phrase elle donne un avis contraire complètement… » Je ne suis loin d'être comme elle et je suis loin de savoir comment ça se passe dans sa vie de tous les jours. Ca doit être dur de garder ça pour elle et je comprends. Ce que je comprends moins, c'est que la rousse s'en prenne à moi parce que j'ai lâché le premier truc qui me venait en tête et que j'ai tenté de me rattraper. Zut, je fais toujours le maximum pour être là pour mes amis mais après, s'ils ne m'aident pas, je ne vais pas commencer à me battre avec eux. « Tu me fais rire toi ! » dis-je aussi ironique qu'elle. « Tu comptais pas me le dire mais tu l'as fais et excuse moi si ça m'a un peu surpris ! » ajoutais-je énervé. Je ne suis pas doué pour cerner les gens même si je me débrouille un minimum. Je prends une bouffée d'air frais et j'en profite pour respirer un coup. Ca ne va nous mener à rien si ça fini en dispute.

Je vois sur son visage que mon amie risque de se mettre à pleurer dans les secondes qui suivent. En attendant, elle se contente de me gueuler dessus. « Ça peut te venir en tête que j’avais pas intention de le dire toute suite… » Je croise les bras encore plus fort et cette fois, j'affiche une moue fâchée et non vexée. Elle me prend pour un idiot, ce n'est pas possible autrement. Je me doutais que dans sa tête, la première personne à qui elle le dirait n'était pas moi et encore moins sous l'effet de l'alcool ou elle ne pourrait même pas aller dans le sens inverse si elle en avait envie. « Parce que bravo hein ! T’es le premier à le savoir que je suis gouine… » ajoute-t-elle avant que je ne puisse dire quoi que ce soit. Boire, ça fait des dégâts, c'est bien connu. Ca se serait passé autrement si elle n'avait pas décidé de se retourner la tête ce soir. « Eh ! T'es fâchée, ok. Je suis le dernier à qui tu avais envie de le dire, ok. J'ai mal réagi, ok. » dis-je en tentant d'apaiser la discussion. Il fallait que je reconnaisse que ma réaction n'avait pas été terrible et que je ressemblais plus à un vieux crouton qui tentait de se faire à la nouvelle plutôt que de soutenir. Je me sentais nul mais après, je mettais une partie de la responsabilité sur le dos de Seren qui me dit ça de manière tout à fait naturel. « Mais si tu me l'as dis c'est peut-être que ça faisait un peu trop longtemps que tu gardais ça pour toi ! Alors maintenant arrête de t'énerver sur moi ! » finis-je par dire, un peu moralisateur. Les secrets n'ont rien de bons pour personne et j'en avais la preuve sur le moment.

Je m'appuie contre le mur et je respire fort comme à chaque fois que je suis nerveux. Seren ne semble plus en colère mais les larmes arrivent sur son visage. « Crois-moi… c’était pas prévu… » me répète-t-elle fébrilement. Je l'aurais généralement pris dans mes bras pour la réconforter mais j'ai peur que ce soit le geste de trop. Je me contente alors de la regarder, tristement. J'avais de la peine pour la jeune fille, c'est toujours horrible de voir les plans qu'on a fait pour l'avenir s'envoler d'un coup. « Promets-moi que tu ne le répéteras pas s’il te plait… » La rousse panique, ce que je peux comprendre. Par contre, cet extrait me prouve que je ne montre pas la bonne face. Je ne suis pas du genre à répandre des horreurs sur les gens et j'ai toujours été muet comme une tombe. Certes, jamais personne ne m'a demandé de ne rien dire sur sa sexualité mais je n'allais pas faire de différence. « Jamais. » dis-je tout naturellement. C'était la moindre des choses. « Excuse moi pour tantôt, je ne m'y attendais juste pas. Je t'adore, peu importe les détails comme celui là. » Oui, un détail. Ce n'était pas le fait qu'elle soit lesbienne qui la défini bien au contraire. « Promets-moi par contre de faire quelque chose de ce secret. Plus tu le garde plus tu le diras à des gens et c'est sûrement pas ce dont tu as envie. » lui conseillais-je sincèrement.


_________________

thanks for the memories
plonge au cœur de moi, au fond de mes abîmes, de mes abîmes, dis-moi ce que tu vois. plonge au cœur de moi. et quand tout me dessine, tout me dessine, je veux renaître en toi. ▬ viens, écris sur ma peau les mots que je n’ose pas. même au bord du KO si je tombe retiens-moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Mar 26 Jan - 1:04

Je savais très bien qu’autour de moi, il y avait un tas de gens qui m’accepterait quel que soit mon orientation sexuelle. Hétérosexualité ou homosexualité… ce n’était pas un choix. Je le savais pertinemment. Parce que j’aurais donné la lune pour choisir la simplicité. Tout me semblait si complexe dans cette envie irrépressible que j’avais de sentir sous mes doigts le galbe de la poitrine féminine, de laisser mes lèvres explorées le doux satin d’une peau et de me glisser mes cheveux dans une longue rivière de cheveux.

J’étais peut-être née au bon siècle. Acceptée était ma différence. L’homosexualité au féminin avait longtemps été une oubliée. Il y avait eu le SIDA pour faire monter la perception de l’homme homosexuel. Tous les Freddy Mercury, les Elton Jones, les Victor Garber et les Niel Patrick Harris de ce monde avaient eu leur place bien avant la femme lesbienne. Comme si le jeune homme avait besoin d’un modèle. Dans les médias, les modèles se multipliaient : Ellen DeGeneres, Jane Lynch, Samantha Fox, Jodie Foster… Elles étaient là, mes modèles. Issues du tournant des années 2000. Des femmes fortes qui avaient réussi à sortir du placard et à se frayer un chemin dans la lumière… des femmes brillantes, émouvantes, talentueuses qui travaillait dans un domaine qui me fascinait profondément depuis ma plus tendre enfance. Combien je les admirais d’avoir trouvé en elles la force nécessaire de sortir voir le monde.

Mais pour moi, pousser la porte du placard pour en sortir semblait tellement complexe. Je l’avais regardé des dizaines et des centaines de fois le vidéo émouvant de la sortie du placard d’Ellen Page.
I am here, today, because I am gay. Regardless of me, I feel a personal obligation and a social responsibility. But I, also, do it selfishly… because I am tired of hiding and I am tired of lying by omission. I suffered for years because I was scared to be out. My spirit suffered. My mental health suffered. And my relationship suffered.
Combien je m’étais reconnue dans ses mots! J’étouffais dans mon placard déjà avant la mort de ma mère. Et on aurait dit que chaque jour, chaque heure, chaque minute… chaque minuscule instant passé à l’intérieur de mon placard me grugeait de l’énergie. Plus de pouvoir que ce que je voulais bien admettre.

J’aimais la vie. J’avais un respect, innommable, pour la vie. Mais j’y avais songé… de tout abandonné, de tout plaqué par incompréhension. Un flash d’un millième de seconde. Mais je ne voulais pas mourir anonyme. Je voulais céder du bien à cet univers. Rajouter un peu de chacune des couleurs de l’arc-en-ciel sur le monde qui m’entourait. De rajouter du bien dans le mal parfois latent de l’univers. Donner de l’art et de l’amour… Mais ma santé mentale, c’était aussi une partie de cet opprimant besoin de le hurler… à m’en casser la voix. À m’assurer que tout le monde m’entende. Cette idée qui me tiraillait de plus en plus souvent. Dans le retour de Lawrence. Dans cette envie complètement insensée de me perdre dans l’océan de ses yeux si triste, jusqu’à en perdre la raison.

Je ne comprenais pas l’étrange tornade qui me déchirait toute entière devant Malone. Autant que le soulagement semble salvateur que le poids de la honte joue aussi dans la perception. La sexualité chez moi a toujours appartenu au domaine du privé… du secret. Et je savais très bien que mon père avait beau donné cette apparence d’un homme compréhensif et acceptant… je savais d’expérience que, lorsque questionner sur ses filles, il était un tigre implacable. C’était son regard, par-dessus celui des autres que je craignais le plus. Si des pots étaient irrémédiablement brisés… que deviendrais-je? Des amis… ce n’était  pas vraiment une famille.

Et à mes répliques acérés, Malone ne pouvait que répondre sur le même ton. Des cris en profusions dans ma vie. Je criais au plus fort de mes poumons mais personne n’entendait le cri qui se poussait depuis des années. L’écart hors de mon placard me rendait confuse et perdue. Je ne veux pas avoir à assumer. Ne pas avoir à donner des explications. Alors, baigné par des émotions pures et imbibé d’alcool, mon cerveau ne réfléchit pas et ne pèse pas ses mots. Le résultat… affreux. Et les mots de Malone n’étaient pas si méchants… mais son constats sur le fait que je retins depuis trop longtemps me fit l’effet d’une gifle. Je mordillais rageusement ma lèvre.

Putain… réfléchit Seren

Mais la seule pensée cohérente qui semblait en mesure de se former dans mon cerveau étrangement embrouillé étaient ceux qui osèrent malheureusement franchir mes lèvres : « Je sais que je le retiens depuis longtemps… beaucoup trop longtemps et qu’il faut que je le dise… ».

Je me laissais doucement coulé le long du mur juste à côté de lui. L’envie de pleurer me brûlait les yeux… Mais je n’y arrivais plus. J’ai trop pleuré. J’ai trop hurlé depuis la mort de ma mère. Ma gorge était de feu. Mes glandes lacrymales, des déserts. « Mon père… n’acceptera jamais… que je sois lesbienne. J’ai juste besoin de temps pour le préparer… » murmurais-je doucement. Cette phrase-là m’arracha une larme. Il se demandera où il a fait une erreur. Je le savais très bien… et je n’aurais pas de réponse pour lui. Ce détail selon Malone serait le crochet final dans une relation sans queue ni tête que j’avais avec un père qui avait Dieu comme guide… et moi, son incarnation de l’antéchrist.

Les pensées se bousculant dans ma tête, je ne gardais pas le contrôle sur la suite des idées qui se bousculaient vers la sortie. Qui diable étaient au commande. Je relevais doucement les yeux vers Malone. « J’aurais juste voulu que ça soit parfait… ma première sortie du placard… J’aurais été sobre… et je l’aurais dit à Lawrence. » Son nom raisonna dans ma bouche comme une douce mélodie. Le filtre tombé, j’avais les yeux brillants à la simple mention de son nom. Elle… et personne d’autre. Elle n’avait qu’à entrer dans une pièce pour que mon cœur manque un ou deux battements. J’avais aucune chance avec elle… mais ça me faisait du bien de me l’imaginer. « Elle aurait peut-être souri… Elle est adorable quand elle sourit… Elle a ses petites fossettes qui se creusent dans ses joues qui me donne juste envie … » mais je m’interrompis au beau milieu de ma phrase. De l’embrasser ? De l’aimer encore plus… Je frissonnais. Nulle envie de parler. Nulle envie d’articuler une quelconque pensée cohérente. Elle était la première à faire naitre des papillons du genre dans mon ventre.
[/color]

_________________

                     

       
« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


Awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : knight.
TES DOUBLES : daniel & adriel.
TON AVATAR : tylerHOTposey ♥
TES CRÉDITS : shyia & annaelle & tumblr.
RAGOTS PARTAGÉS : 4630
POINTS : 5525
ARRIVÉE À TENBY : 26/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 25ans. (04.11.1991)
CÔTÉ COEUR : en couple avec Mona depuis un moment maintenant.
PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Dim 7 Fév - 1:33

J'te parle d'amour là, pas du Père Noël.
seren & malo.



J'avoue que j'ai du mal à comprendre, que je ne pige pas trop le problème. Ce n'est pas comme si nous étions encore dans une société qui avait un soucis avec les homosexuels. Je me doute que ça n'en reste pas moins difficile, que ce soit le savoir ou même l'annoncer à ses proches. Que vont-ils penser ? Vont-ils me rejeter ? Va-t-on me traiter de manière différente ? Les questions que se posent ces personnes ne sont plus un secret pour personne. Pourtant, quand tu regarde leur quotidien, il n'est en rien différent du notre. Ils dorment, ils travaillent, ils sortent, ils regardent la télé .. Alors pourquoi s'infliger autant de réflexions sur soi même et sur les autres quand en soi, c'est juste une histoire de sexe. Ces histoires là ne sont en aucun cas des choix, rendant les situations déjà assez complexes pour qu'on rajoute celles de l'acceptation sur le tapis. Je déteste tout ça, je déteste cette injustice qu'il y a envers des êtres humains un peu différents de nous. « Je sais que je le retiens depuis longtemps… beaucoup trop longtemps et qu’il faut que je le dise… » répond Seren à ma dernière remarque. Au moins, elle se rend compte de ce qui lui arrive. Pourtant, ça n'a pas l'air de la convaincre d'arrêter de se cacher. La jeune rousse se laisse glisser contre le mur, s'effondrant presque. « Mon père… n’acceptera jamais… que je sois lesbienne. J’ai juste besoin de temps pour le préparer… » murmure-t-elle d'un ton à peine audible. J'ai cru à une blague parce que je pensais pas qu'il existait encore des gens qui n'acceptent pas leurs enfants pour ce qu'ils sont. Fin non, je suis conscient qu'il y en aura toujours mais je pensais que nous étions dans un pays ouvert et où on rigole de la tête de personnes comme ça. Sauf que ce n'est pas une blague et je le vois à l'expression de son visage quand elle parle de lui. « Je vois pas comment tu pourrais le préparer. » commençais-je en réfléchissant à une solution qui l'aiderait. Pourtant, je ne vois rien. Juste la vérité. Celle qui fait mal mais au moins, il l'aura appris de sa propre fille et non comme ça, par le pur hasard. « Je pense que tu dois juste lui dire et le laisser digérer. J'ai peur que tourner autour du pot n'aggrave ton cas. » Je suis peut-être en train de parler dans le vide, rien ne me dis que Seren écoute un mot de ce que je raconte. Je me sens pourtant obligé d'essayer de l'aider, d'essayer de trouver une solution qui l'aiderait à se sentir mieux. Je n'aime pas voir les gens triste, encore moins à cause de stupidité comme celle-ci.

Je dois gérer quelque chose que je connais pas. Je n'ai jamais fais face à des amis qui sont autant coincé sur leur personnalité, qui se sente obligé de se cacher. Je me sens obligé de trouver des mots qui ne vont pas forcément correspondre à ce qu'il faut. Je dois réfléchir plusieurs fois avant de parler puis je dois réfléchir avant même de parler. Je suis maladroit, je dis ce que je pense un peu trop vite de temps en temps et ça pourrait la blesser. Je ne veux pas ça. Je m'obstine à me dire que les gays ne sont différents en rien et je ne peux m'empêcher, à côté, de réfléchir de manière différente pour aider mon amie. J'arrive à me sentir stupide. Je n'aligne aucun mots les minutes qui suivent et de toutes façons, ce n'est pas moi qui doit vider mon sac. Seren capture mon regard, me ramène à la réalité. « J’aurais juste voulu que ça soit parfait… ma première sortie du placard… J’aurais été sobre… et je l’aurais dit à Lawrence. » Ce nom m'est inconnu sur le coup mais je farfouille dans les coins de ma tête à la recherche d'un visage qui me lierait à la fameuse fille. Rien ne me vient. J'aurais pourtant aimé pouvoir avoir le visage en tête pour comprendre l'attachement que Seren a. J'aurais aimé la connaître aussi parce que je sais que mon amie ne craque pas sur n'importe qui. C'est peut-être elle qui lui a fait se rendre compte de la personne qu'elle est et pour ça, j'admire déjà la jeune fille. J'ai de la peine pour mon amie, je la vois tellement rêveuse pendant qu'elle me raconte tout ce qu'elle avait espérer. « Elle aurait peut-être souri… Elle est adorable quand elle sourit… Elle a ses petites fossettes qui se creusent dans ses joues qui me donne juste envie … » La rousse s'interrompt, réfléchit aux bons mots à dire. Peut-être qu'elle est allé trop loin et qu'elle ne veut pas non plus me révéler ses envies les plus profondes comme ça, d'un coup. « Bon, ta première sortie du placard n'était pas la bonne mais on a qu'à dire que ça compte pas si tu veux. » dis-je en rigolant à moitié. Ma tentative pour lui remonter le moral n'est pas terrible mais je tente toujours. « Tu va peut-être pensé que ce que je te dis est idiot mais tu as déjà penser à lui dire, à ta copine ? Je veux dire, elle n'a pas l'air d'être comme ton père .. Elle pourra l'entendre. » Bien sûr, il y avait le risque du refus, du rejet mais il fallait qu'elle le prenne. Combien de temps pourrait-elle vivre avec son crush sans le dire à la personne visée ? C'est pour mourir d'une crise cardiaque, d'une crise de nerfs. N'importe quel humain est incapable de survivre dans ces conditions et Seren n'est pas une exception à la règle.


_________________

thanks for the memories
plonge au cœur de moi, au fond de mes abîmes, de mes abîmes, dis-moi ce que tu vois. plonge au cœur de moi. et quand tout me dessine, tout me dessine, je veux renaître en toi. ▬ viens, écris sur ma peau les mots que je n’ose pas. même au bord du KO si je tombe retiens-moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Lun 22 Fév - 0:59

Je m’acharnais à trouver des moyens de repousser ma sortie du placard. Depuis mai, la vie n’avait pas été tendre envers mon père. Il avait perdu sa femme et la mère de ses enfants. Il avait besoin de temps pour digérer. Peut-être que quand il aurait accepté que la vie se continue malgré la disparition de sa femme, ça serait plus facile. Peut-être que si je m’y prenais après Noël ? C’était une période difficile Noël quand on gère une paroisse. Il y avait la crèche et la messe à organiser. Des serments de plus à écrire. Alors, sagement, j’attendais. Demain… Un jour prochain.

Je fermais les yeux. J’oubliais que si mon père avait perdu sa femme, moi, j’avais perdu ma mère. Ma confidente et une de mes amies les plus proches. Je n’avais jamais pleinement pris conscience de son investissement dans notre vie familiale jusqu’au moment où elle n’était plus là pour catalyser les discussions entre mon père et moi. J’avais perdu mon allié et celle qui, inconsciemment peut-être bien, aurait pu préparer mon père.

Assise dans l’herbe fraiche, j’observais Malone. J’aurais pu faire comme il le disait. Simplement le dire. Foncer directement dans le tas. Un aveu honnête face aux demi-mensonges que je confiais sans cesse. Je faisais les plus mauvaises éditions de mensonges qu’il ait été donné de voir. Je référais à cette fille qui avait attiré mon regard par « quelqu’un ». Arracher le diachylon aurait fait mal sur le coup. Mais la blessure aurait fini par se refermer. De l’eau aurait coulé sous les ponts. Il y aurait eu quelques jours… et tout aurait été parfait dans le meilleur des mondes… n’est-ce pas ?

Sauf que mon père n’était pas le seul que je devais affronter – il y avait l’Autre. Discuter de sexualité avec mon père était difficile. Encore plus d’homosexualité. Parce qu’il y avait la bible, les préceptes, cette éducation exemplaire qui aurait dû m’empêcher de dévier du droit chemin. Au regard du discours parfois cruel de mon père, je savais que Dieu serait impliqué dans cette discussion. Avec un sourire un peu triste, je déclarais doucement : « Mon père est indissociable de ses croyances, Malone. Je ne peux pas lancer devant Dieu que je suis homosexuelle sans le préparer. Il me verra déjà en enfer. Ça serait comme annoncer sur le ton de la conversation que je suis une héroïnomane pyromane tueuse en série pour lui. »

Cette image m’arracha un petit éclat de rire. Court, bref et sincère. Je n’avais pas voulu pêché. Je ne voulais pas le décevoir. Je voulais être exactement à la hauteur de ce qu’il attendait de moi. Je savais en un sens que j’avais besoin de mon père. J’avais beau réfléchir à une autre manière de déclarer le fait… l’évidence m’apparut dans un instant de clarté : « Il est le seul parent qui me reste… et il compte beaucoup pour moi. » Même si nous étions incapable de nous entendre depuis que j’avais quatre ans. Nous avions en commun bien plus que le sang.

Mes pensées dérivaient sans que je ne les contrôle vraiment. Ce fut ainsi que j’échappais le prénom de Lawrence. Un prénom qui, pour moi, éveillait bien plus que l’image d’un visage. C’était une tonne de sentiments plus brillants qu’une étoile. C’était des souvenirs en création. C’était une étrange sensation de désir brûlant et pleinement conscient qui m’envahissait. Malone a de plus que moi qu’il est direct. Contrairement à moi qui n’ait pas l’habitude de foncer. Le rouge teinte mes joues quand je murmure doucement : « Je dois y avoir penser plus d’un millier de fois… » Mais j’étais douée avec les mots réfléchis. C’était ce que j’aimais autant du cinéma. De pouvoir reprendre une scène, une… deux… trois… quatre fois. Jusqu’à ce qu’elle soit parfaite. Jusqu’à ce que l’image qui reste gravé sur la pellicule soit celle dont l’on veut se souvenir… celle dont l’on doit se souvenir. « Mais je veux que ce soit parfait avec elle. »

Pourquoi avec elle ? Je n’avais jamais vraiment su… jamais vraiment chercher à comprendre pourquoi elle et pas une autre. C’était peut-être comme ce curieux mélange que l’on pouvait faire entre du beurre d’arachide et de la confiture. Elle était spéciale parce qu’elle n’était pas comme ses filles que j’avais ressenti un bref sentiment à leur égard mais qui avait fini par passer. Le temps avait fait son œuvre et j’avais oublié. Pourtant, elle restait comme une image indélibile. Comme une marque que je ne pouvais oublier. Ce n’était pas qu’une attirance physique. C’était la douce mélancolie qu’elle dégageait, sa tendre folie… « C’est moi qui fais l’idiote… mais elle est la première qui me fait me sentir comme ça, Malone. Et je n’ai pas envie de tout gâcher avec elle parce que mon placard est trop petit pour moi. » À défaut de l’avoir comme amante, je préférais l’avoir comme amie. Le temps de bien me poser. Le temps de trouver les bons mots. Pour qu’aucune larme de crocodile ne soit versée ce jour-là.

_________________

                     

       
« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


Awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : knight.
TES DOUBLES : daniel & adriel.
TON AVATAR : tylerHOTposey ♥
TES CRÉDITS : shyia & annaelle & tumblr.
RAGOTS PARTAGÉS : 4630
POINTS : 5525
ARRIVÉE À TENBY : 26/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 25ans. (04.11.1991)
CÔTÉ COEUR : en couple avec Mona depuis un moment maintenant.
PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Lun 7 Mar - 14:53

J'te parle d'amour là, pas du Père Noël.
seren & malo.



J'ai compris, j'ai compris à quel point Seren tient à son père. S'en est au point que j'aimerais que Mila puisse tenir à moi de cette manière en grandissant, c'est le genre de relation père fille que j'aimerais développer mais à mon âge, ça semble si dur. Ce que je ne peux pas m'imaginer, par contre, c'est bloquer ma fille sur quelqu'un qu'elle n'est pas. Il est religieux, tout le blabla et je comprends, mes grands-parents auraient réagis de la même manière que ce que Seren semble penser de son père si je leur avais dis que j'étais gay. Mais c'est pour ça que je les appelle grands-parents, parce que la manière de penser datent et contrairement à nos parents, nous ne leur avons jamais donné l'occasion d'évoluer avec la société. Puis dans leur pays respectif, c'est encore plus compliqué. J'explique alors à Seren que tourner autour du pot comme elle le fait, retarder la bombe ne fera qu'aggraver son cas. Au moins, si elle se confie, il aura le temps de le digérer. Puis il vaut mieux que ça vienne de sa bouche plutôt que de celle de quelqu'un d'autres. « Mon père est indissociable de ses croyances, Malone. Je ne peux pas lancer devant Dieu que je suis homosexuelle sans le préparer. Il me verra déjà en enfer. Ça serait comme annoncer sur le ton de la conversation que je suis une héroïnomane pyromane tueuse en série pour lui. » Je souffle un coup, épuisé par un tel blocage de pensées. « Ouais bah il faut arrêter de vivre au 17ème siècle et évoluer un peu. » lâchais-je sans réfléchir à ce que je dis. Ma pensée était sortie d'elle même tandis que je croisais les doigts pour être le seul à avoir entendu. Mais je ne peux pas l'imaginer, encore moins avec ma grosse voix. Je lève la tête, réfléchis à toute vitesse à comment me rattraper. « Désolé. Je capte le coup des croyances et tout ça. C'est juste que je déteste les gens qui se braquent de cette manière en se disant que seul leur pensée est la bonne. » tentais-je de faire comprendre à la jolie rousse. Je ne suis pas sûr que je me sois excusé mais je crois qu'en fait, je ne pouvais pas. Je déteste dire du mal sur les parents, je n'ai pas envie que les amis de Mila fasse la même chose avec moi plus tard, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. « Il est le seul parent qui me reste… et il compte beaucoup pour moi. » Un long soupir m'échappe, je semble à court d'argumentations. Je reste persuadé d'une chose, quand même, c'est que Seren aime les excuses, encore plus celles qui lui font retarder sa confession. C'est pour cette raison que je me dis que peu importe les mots qui sortiront de ma bouche, ils rentreront dans une de ses oreilles avant d'en ressortir, comme si rien n'était.

Lawrence. Un nom que je ne connais guère mais qui semble signifier tellement aux yeux de mon amie. Je vois à l'expression de son visage à quel point elle tient à elle, parce que c'est la même expression que j'avais quand j'étais près de Cheyenne ou quand je parlais d'elle, simplement. C'est mignon à regarder. « Je dois y avoir penser plus d’un millier de fois… » dit la rousse en répondant à ma dernière question. Je continue de penser que notre génération n'est pas faite comme celle de son père et que la fameuse jeune fille pourra l'entendre de sa bouche. « Mais je veux que ce soit parfait avec elle. » Je me sens concerné après avoir entendu le mot parfait, j'ai peur que Seren vive dans une espèce de conte de fée dont elle ne pourra jamais sortir. Ce ne sera pas parfait, parce qu'elle va faire ça dans le secret, évitant les regards de tous. Ce ne sera pas parfait parce que je suis sûr qu'elle choisira le moment où elle n'est pas prête pour tout lui éclater, simplement parce que garder un secret comme celui là te rend explosif. Seren est une bombe qui risque d'exploser à tout moment si elle ne se décide pas à parler ouvertement de sa sexualité. « C’est moi qui fais l’idiote… mais elle est la première qui me fait me sentir comme ça, Malone. Et je n’ai pas envie de tout gâcher avec elle parce que mon placard est trop petit pour moi. » Je comprends, je comprends tellement. Mais le temps n'est pas là pour lui faire partager ma dernière expérience, surtout qu'elle s'est terminée de manière totalement foireuse. Je réfléchis, j'essaie de trouver les mots pour la rassurer un peu. Regret est le seul qui me vient. « Je comprends. Plus que tu ne le pense à mon avis. » dis-je en un demi sourire. L'amour nous fais faire des choses complètement idiotes. « Tu rends ton placard trop petit, même pour toi. » me sentis-je obligé de lui faire remarqué. « Après, c'est tout à toi, tu n'es pas prête à faire ton coming out ou le truc qu'on dit dans ces circonstances. Par contre, le jour où tu sera prête, réfléchis bien. Parce que tu ne veux peut-être pas gâcher ton amitié avec elle, mais ne pas lui confier tes sentiments c'est vivre avec des regrets toute ta vie et surtout, avec le fait de ne pas savoir si c'était réciproque, ne serait-ce qu'un tout petit peu. » finis-je par dire, laissant mon regard vaguer un peu partout.


_________________

thanks for the memories
plonge au cœur de moi, au fond de mes abîmes, de mes abîmes, dis-moi ce que tu vois. plonge au cœur de moi. et quand tout me dessine, tout me dessine, je veux renaître en toi. ▬ viens, écris sur ma peau les mots que je n’ose pas. même au bord du KO si je tombe retiens-moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
RAGOTS PARTAGÉS : 2322
POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone] Lun 28 Mar - 17:08

Je comprenais très bien l’espèce de frustration de Malone. Mon père avait des idées qui, pour quelqu’un qui avait grandi au tournant du vingt-et-unième siècle, étaient complètement rétrogrades. Mais c’était mal connaître l’histoire de l’homosexualité dans ce simple pays. Jusqu’au tournant des années 1965, les relations entre personnes de même sexe étaient criminelles et mal vu par le clergé.

Mon père avait grandi dans cette époque et avait lui-même eu un père croyant fermement. Il était donc devenu semblable. Le changement des mœurs ne peut pas s’opérer si personne ne sensibilisait à ce qu’impliquait le changement pour les gens qui étaient personnellement concernés par le problème en question. Le changement passait par moi… Dans un autre temps, il y aurait eu ma mère pour aider à changer la mentalité de mon père. Je souris doucement en regardant Malone : « Tu n’as aucune idée à quel point j’ai envie de lui gueuler de rentrer dans le siècle présent… Parce que j’avais failli le faire à ma mère… avouer que… »

Le désavantage qu’il y avait… c’était que mes deux parents avaient toujours été particulièrement différent les uns des autres. Et si certains sont des « filles à papa », j’avais toujours été une fille à maman. Parce que mon père était plus conservateur et qu’il désapprouvait certains de mes intérêts depuis ma plus tendre enfance. Perdre ma mère avait pour moi été une véritable remise en question. J’avais perdu ma meilleure amie en un sens. Il me revenait cette image en tête de quelque jours avant l’accident de voiture qui lui avait volé son souffle de l’hésitation que j’avais eu. Debout contre la porte de son bureau avec un sourire, j’avais failli le dire. Failli admettre à ma mère ce que je me doutais bien qu’elle savait déjà. Mais je n’avais strictement rien fait. Et dans la tornade qui avait suivi son absence, je n’avais pas trouvé une bonne manière de l’admettre : le mot, je m’étais pratiquée à le dire droite devant un miroir : mais je n’aimais pas l’idée de me coller une étiquette.

J’aurais aimé pouvoir être résumé à un humain qui aimait les humains.
J’aurais aimé pouvoir choisir la facilité – parce que j’avais conscience que c’était plus difficile d’aimer différemment de la majorité.

Mais en même temps… m’affirmer et faire un pas hors du placard me semble tellement effrayant. Même s’il n’y a qu’une fille qui est capable de venir mettre du brouillard dans ma tête. Même si tous mes fantasmes incluent des lèvres féminines qui se perdent sur une peau de satin.

J’ai conscience que je me fais du mal en gardant le secret. Que mes relations en souffrent. Que ma propre santé mentale en souffre. Mais je dois admettre que j’ai peur de la réaction et du regard des gens. Je commence vaguement à en parler. Comme je sais le faire. À coup de caméra. À coup d’image. Avec mes mots, mis dans la bouche des autres. À demi-mot en un sens. Je parle d’amour sans en parler. De la peur. Du secret. De l’anxiété.

La dose de réalisme de Malone ne me fait pas pour autant retomber sur mes pattes : Je sais très bien que ça ne sera pas parfait avec Lawrence. Mais je veux être pleinement consciente de chacun des gestes que je pose avec elle. Même si ce n’est pas réciproque. Même si l’amour que je ressens n’est égalé que par une tendre affection. Autant son réalisme que l’espèce d’envie que je ressens de sa part m’éveille un peu.

Lui aussi a déjà aimé mais il a hésité à le dire. Ça se voit. Je ne sais probablement pas son nom mais je sais qu’il s’en veut probablement autant que je m’en voudrais si jamais Lawrence partirait de Tenby avant que je lui ai dit comment je me sens face à elle. Doucement, ma main va chercher la sienne. Tentative de rapprochement humain qui n’a pour moi rien de romantique. Je me sens juste seule assise à cet endroit dans l’herbe. Je sais qu’il a raison. C’est moi qui m’enferme dans mon placard. Je joue volontiers le rôle de boniche qui agace les garçons dans les fêtes comme ce soir. Je pourrais avoir un doctorat dans l’art de mentir et de cacher ce qui constitue mon désir. « Le jour où je vais être prête à faire mon coming-out, je vais lui gueuler. Je vais faire ça à la Love Actually – en arrivant sous sa fenêtre avec des affiches qui lui dit qu’elle est parfaite. Je vais faire ça à la Brokeback Mountain en lui disant que je ne sais pas comment faire quand elle n’est pas là. À la Grey’s Anatomy en lui disant que je l’attendrais et qu’elle est la personne vers qui j’ai envie de courir… J’ai aucune idée de comment ça va sortir… Mais je sais qu’un jour, je vais me sentir assez forte pour le dire. Et que le "je t’aime" que je retiens sera pas tellement loin… Les plus belles déclarations d’amour ne sont pas dites avec des mots. C’est des gestes, je crois. » déclarais-je avec un petit sourire. C’est au tour de mon regard de se perdre dans l’air ambiant. Je fixe moi aussi cet endroit dans l’herbe pas loin. J’ai un petit sourire : « Ton offre de sofa, elle tient toujours ou… » demandais-je.

_________________

                     

       
« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore©️ .bizzle
       


Awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone]

Revenir en haut Aller en bas

Let me a second, I need to get my story straight [PV Malone]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP abandonnés-