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The loneliness has gone. Aldaric (flash-back)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : andrew, ana-sofia, deborah, nate, jesse & yevgeniya
TON AVATAR : béatrice martin
TES CRÉDITS : shyia (avat) penny (gif signat)
RAGOTS PARTAGÉS : 2477
POINTS : 3887
ARRIVÉE À TENBY : 18/02/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (09.04.90)
CÔTÉ COEUR : amoureuse de rhys
PROFESSION : tutrice à l'université de swansea
REPUTATION : elle commence à être un peu mieux, non ?



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MessageSujet: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Dim 21 Juin - 14:29

I know you've suffered
But I don't want you to hide
It's cold and loveless
I won't let you be denied

Je suis allée rendre visite à Aldaric, ce psychologue qui pour le moment a besoin de soutien, d'être entouré par des personnes qui tiennent à lui. Je ne peux pas dire déjà que je tiens à lui, ou du moins pas comme si je le connaissais depuis des mois, mais ce serait mentir que de dire qu'il me laisse indifférente. Ce soir là, quand il était devant le Three Mariners, à vomir sa peine et tout l'alcool qu'il avait ingéré pendant des heures, je m'étais donnée la mission de lui venir en aide et de ne pas le laisser se morfondre. Et c'est une sorte d'attachement certain qui m'a emporté. Je me suis inquiétée pour lui et j'ai continué à prendre de ses nouvelles parce que je ne supporte pas de voir les gens aussi mal en point. J'aimerais fuir la réalité pour que les autres puissent trouver le bonheur et une raison d'exister à l'inverse des raisons pour se morfondre. Et il semblerait que la mission concernant Aldaric Daire ne soit pas terminée vu le message alarmant qu'il m'a envoyé. Si le soir où je l'ai trouvé ivre mort devant le pub, son couple était fragile, là il me confirme que leur histoire n'a pas tenu. Je suis peinée de l'apprendre et aussitôt, j'accours pour lui apporter ce dont il a besoin : du soutien et de grandes conversations autour d'un mug. Peut-être qu'il avait corsé le sien pour faire partir la tristesse ou peut-être qu'il affronte cette épreuve aussi sobrement qu'il le peut. Alors oui, je suis allée chez Aldaric, et je suis repartie. Je suis rentrée chez moi après avoir essayé de le réconforter et de lui dire que tout s'arrangerait un jour, qu'il faut savoir être patient, mais qu'il ne peut pas pleurer sur son sort alors qu'il a une petite fille de quelques mois seulement qui a besoin de lui, elle aussi.
J'y suis allée, mais j'ai oublié ma montre et je vais devoir y retourner.
Quelle idée d'avoir oublié quelque chose. Il veut surement être seul pour réfléchir à ce qu'il va faire maintenant que sa vie est marquée d'un changement radical. Il ne veut pas être embêté par cette petite blonde trop naïve et trop heureuse qui essaye de rendre le monde meilleur à coups de belles paroles. Et pourtant, au bout de quelques heures, je fais le chemin arrière et je me retrouve devant l'appartement d'Aldaric. J'ai laissé du temps passer entre mon départ et cette nouvelle rencontre pour ne pas qu'il croit que je vienne l'envahir.

Je frappe à la porte alors qu'il commence à se faire vraiment tard et j'ai une boule au ventre à l'idée de le déranger. Car non, je ne le connais pas si bien, même si je ressens le besoin d'accourir quand il me sonne. Mais là, il ne m'a pas sonné. Si ça se trouve, il n'a même pas remarqué ma montre sur le bord de l'évier que j'avais laissé là le temps de faire la vaisselle pour ne pas l'abimer.
J'attends et c'est avec soulagement que la porte s'ouvre et que le psychologue me fait face.
« Bonsoir. C'est encore moi… Je ne voulais pas vous déranger, mais j'ai oublié ma montre ici. »  

Je souris, gênée de me retrouver dans cette position alors que normalement je suis habituée à ne rien oublier et à toujours tout avoir sur moi. Je suis censée être rigoureuse et avoir de la discipline, mais visiblement ce soir, j'ai oublié ce que ces mots veulent dire et je me retrouve à cette heure tardive en train de déranger le brun.
« Je suis désolée, je ne suis pas aussi tête en l'air en général. »  


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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Dim 28 Juin - 2:51

lizzie ∞ aldaric
Le sommeil semblait l'avoir quitté, ces derniers temps. Du moins, Aldaric passait de longues heures à dormir seulement ce n'était en rien reposant. Son sommeil n'était rempli que de sursauts, de cauchemars, précédé par des insomnies qui l'épuisaient. Voilà, il avait du mal à dormir et quand il dormait Aldaric préférait se réveiller. C'avait commencé lorsque les choses s'étaient dégradées entre le blond et lui, inutile de préciser que ça allait sans doute s'empirer les nuits suivantes. Il avait besoin de repos... Mais ça ne marchait pas. La musique apaisante ne faisait que l'énerver, les thés que lui préparait Lizzie ne le calmaient que pour un temps... Et encore, était-ce Lizzie ou les thés qui lui faisait du bien ? Aldaric n'aurait pas su répondre. Toujours était-il qu'elle laissait à chaque fois un vide lorsqu'elle quittait son appartement, aujourd'hui n'avait pas fait exception. Dès qu'elle s'en fut allée, il se dirigea dans sa chambre, ferma les volets et tenta de trouver le sommeil.
De longues heures à attendre que quelque chose ne se passe, à attendre que ses yeux ne se ferment pour toute la nuit. Aldaric aurait pu s'acheter de quoi l'aider à dormir mais il refusait – pour le moment en tout cas – l'usage de n'importe quel médicament susceptible de le rendre encore plus mal en point. Somnifères, antidépresseurs... ce genre de conneries qu'il évitait de conseiller à ses patients. D'ailleurs, ce n'était pas son boulot d'en prescrire, mais celui des psychiatres.

Après des heures d'acharnement – ou peut-être des minutes, il n'avait pas fait attention – Aldaric parvint à s'endormir. Probablement qu'il se réveillerait au bout d'une heure ou deux, toujours était-il que ça lui ferait peut-être un peu de bien. Seulement, ce fut le moment qu'on choisit pour frapper à sa porte. Il n'avait pas le sommeil lourd, et venant à peine de s'endormir, ne mit pas longtemps à ouvrir les yeux. Aldaric maudit la personne qui le dérangeait et le forçait à se lever une nouvelle fois aujourd'hui. Il pensait en avoir terminé, lui. Il se releva cependant et se dirigea vers la porte. Étrangement, Aldaric n'était plus du tout agacé en voyant Lizzie, bien au contraire. Il avait besoin d'elle actuellement et qu'elle soit revenue lui faisait plaisir. Même si ce n'était... que pour sa montre. Cette pensée le rendit étonnamment triste. Elle n'était là que pour sa montre. Il sourit tristement. « Oh, oui. Je n'avais pas fait attention... » Il se frotta la nuque et la laissa rentrer. Refermant la porte derrière elle, il s'en alla à la recherche de sa montre qu'il trouva sans mal dans la cuisine. « Je l'ai ! Tu vas pouvoir retrouver ton appartement. »

Il n'en avait pas envie.

Sachant qu'il ne pourrait pas se rendormir avant plusieurs heures Aldaric sentait que celles-ci seraient très longues, tout seul. Il rejoignit la jeune femme et lui tendit sa montre. « Bonne soirée... et ne t'en fais pas. Tu ne me déranges pas. » Jamais. Elle allait partir. Elle allait partir, mais Aldaric ne put s'y résoudre. Alors il déposa doucement sa main sur son épaule pour la retenir. « Lizzie... je... ne me sens pas de passer la soirée tout seul... tu voudrais bien... rester encore un peu ? » Il ne pourrait pas lui en vouloir si elle refusait. Après tout, elle n'était pas venue pour lui cette fois-ci. « On mangera du chocolat devant des films débiles... est-ce que ça te dit ? » Il lui fit de véritables yeux de chien battu.
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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Dim 28 Juin - 14:21

I know you've suffered
But I don't want you to hide
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I won't let you be denied

J'arrive sur le pas de la porte d'Aldaric et je toque, comme si c'était normal, comme s'il n'était pas tard et comme si j'étais forcément la bienvenue. Evidemment, je ne pense pas l'être. Comment pourrais-je être la bienvenue alors que je viens déranger l'homme à cette heure tardive ? Je secoue la tête, prête à faire marche arrière parce que même si je me sers du prétexte de la montre pour voir comment il va, j'ai peur qu'il me déteste et qu'il trouve mon comportement inapproprié, qu'il m'engueule et qu'il me renvoi chez moi sans sourciller.
La boule au ventre disparaît quand Aldaric ouvre la porte et qu'il 'a pas l'air énervé contre moi. Ou alors ce n'est pas la boule au ventre qui disparaît, mais surtout le soulagement qui arrive quand je vois qu'il ne s'est pas fait du mal après cette rupture. J'aimerais tellement faire plus pour lui, pour l'aider à aller mieux, mais je ne crois pas que ce soit de mon ressort, malheureusement. Je vais tout faire pour, quand même. Aldaric ne mérite pas que le sort s'acharne sur lui, ni même que toutes les commères se réjouissent de sa peine en colportant à quel point son histoire de coeur est détruite et que dans le fond, ce n'est pas plus mal vu ce qu'il avait lui-même fait à son ex-fiancée. Je ne suis pas d'accord. Tout le monde a le droit à une seconde chance et il en fait parti. Et si les autres ne veulent pas le lui offrir, moi je me sens prête. Je ne vois pas pourquoi je lui refuserai ça. Après tout, qu'est-ce qu'il m'a fait ? Rien.
Il me laisse rentrer dans son appartement et j'attends, immobile, dans le hall d'entrée qu'il aille chercher ma montre. Je reste à ma place, ne voulant pas m'imposer, surtout quand je remarque seulement sa mine fatiguée. Eh merde. C'était une mauvaise idée de venir. De toute évidence, je le dérange, même s'il me dit le contraire. Je souris, gênée et énervée contre moi-même pour avoir écouter mon instinct plutôt que la raison qui aurait voulu attendre le lendemain matin pour revenir.
« Merci. » Dis-je alors qu'il me rend ma montre.   

Il me souhaite bonne soirée, et je regarde le sol, ne voulant pas le regarder dans les yeux sinon il pourrait s'apercevoir que je n'ai pas envie de partir. Pas déjà. Je souris pour faire bonne figure et sans rien ajouter je suis prête à tirer ma révérence même si c'est la dernière chose dont j'ai envie. Et c'est là que je sens sa main se poser sur mon épaule et que mon coeur bondit dans ma poitrine. Je relève les yeux vers lui, surprise mais pleine d'espoir, un sourire encourageant sur les lèvres et sa question ne pouvait pas tomber mieux. Avant même qu'il ne se justifie et ne propose le programme de la soirée éventuelle, je hoche la tête vigoureusement.
« Bien sûr!  Oui évidemment, je veux bien rester. »  

Il poursuit et je rigole en hochant à nouveau la tête. Comment un programme contenant du chocolat ne pourrait-il pas me convenir ?
« Ca semble parfait ! Mais faudra pas trop m'en vouloir s'il n'y a plus de chocolat après. »  

Je m'esclaffe avant de suivre Aldaric en dehors de l'entrée. Je commence à connaître de mieux en mieux cet appartement dans lequel j'ai passé quelques soirées maintenant et je n'hésite pas me frayer mon chemin jusqu'au salon où j'enlève ma veste, que je pose sur le canapé et mon sac à main que je pose au pied de la table basse. Le psychologue revient avec comme prévu un DVD en main tandis que je m'installe sur le canapé. Je le regarde faire sans rien dire, encore un peu contente qu'il ait osé me demander de rester.
« Alors, quel film est au programme ? »  


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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Lun 6 Juil - 0:05

lizzie ∞ aldaric
Le chocolat ainsi que les DVD semblèrent convaincre la jeune femme de rester. Aldaric ne put retenir un petit sourire, il était vraiment content qu'elle accepte sa proposition. Il n'allait pas dormir avant un moment de toute façon... et se retrouver une nouvelle fois seul ici l'aurait plus déprimé qu'autre chose. Avec Lizzie il n'était pas certain de pouvoir garder le sourire mais il avait déjà plus de chances de ne pas se mettre à pleurer, probablement parce qu'il ne voulait pas qu'elle le voit comme ça. Certes, la jeune femme avait eu l'occasion de le voir plusieurs fois plus bas que terre – ne serait-ce qu'un peu plus tôt dans la journée – mais il ne voulait plus lui donner cette image d'homme triste. Pourtant... c'était plus fort que lui. Il avait peur qu'elle ne le prenne en pitié mais n'arrivait pas à faire semblant pour autant. Lizzie semblait sincère de toute façon... Il essayait de ne pas être trop paranoïaque et de lui faire simplement confiance.
C'était compliqué d'accorder à nouveau sa confiance... mais Lizzie l'avait déjà beaucoup aidé, après tout. Il lui confierait sa vie sans problème, ainsi que sa fille – ce qu'il serait amené à faire probablement avec le métier de la jeune femme.
Ils allaient passer une bonne soirée. Aldaric essayait toutefois de s'en convaincre ! Et le sourire de Lizzie l'y aidait un peu. « Tu partages hein ! Moi aussi j'adore le chocolat. » Il rit un peu, se frottant la nuque. En réalité il ne mangeait plus grand-chose depuis plusieurs jours, et grignoter un peu ne lui ferait sans doute pas de mal. Même si ce n'était que du chocolat... « Installe-toi, je m'occupe de tout ça. »

Rien n'avait changé depuis tout à l'heure. Les volets étaient toujours fermés, toujours cette ambiance d'enterrement. Heureusement la chevelure blonde et les tatouages colorés de Lizzie égayaient la pièce. Son sourire aussi. L'un des plus beaux et des plus sincères qu'il n'avait jamais vu. Ca faisait un bien fou. Il s'occupa d'abord à choisir le DVD, en prit plusieurs dans ses mains pour laisser la jeune femme choisir. Honneur aux dames ! Il les posa sur la table basse. « T'as le choix. Comédie romantique, horreur, comédie tout court... drame. » Une histoire d'amour, il préférait éviter. Mais il savait que c'était presque dans tous les films, et que les filles étaient friandes de ce genre de choses. Il sourit puis lui fit un petit clin d'oeil. « Je suis désolé, je n'ai pas ce film que tu adores... Tu sais, Fifty shades of Grey. » Il se moquait un peu, souvenir de leur première rencontre. Aldaric respectait ses goûts... mais ne les partageait pas en tout cas !
Pendant qu'elle choisissait, il se retira dans la cuisine pour sortir de quoi grignoter. Aldaric mit plus de temps que prévu, eu une petite absence alors qu'il sortait un bol pour y mettre différentes choses. Sa main lâcha l'emprise qu'elle avait sur l'objet, le bol s'éclata en morceaux. Aldaric sursauta et reprit ses esprits. Il annonça vite à Lizzie que ce n'était pas la peine de s'inquiéter. « Juste un léger accident, tout va bien ! » Il ramassa rapidement les bouts de verre sans se couper et mit tout à la poubelle. Il était plutôt distrait ces temps-ci... Et il fallait croire que la présence de Lizzie ne lui donnait que l'illusion d'aller mieux.
Pas certain qu'il ne se mette pas à pleurer finalement.

Quelques minutes après le psychologue refit apparition dans le salon, plusieurs choses à manger dans une main et à boire dans l'autre. « Je me suis dit que tu allais manger tout mon chocolat, alors j'ai prévu large. Je sais que tu préfères le thé, ou la tisane, quelque chose comme ça. Tu veux que je t'en fasse une ? » Il semblait plus perturbé qu'avant d'aller dans la cuisine mais fit de son mieux pour qu'elle ne remarque rien.
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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Lun 6 Juil - 19:59

I know you've suffered
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Vu la tournure que prennent les événements, je me félicite finalement d'être revenue à l'appartement d'Aldaric malgré l'heure tardive. Il me rend ma montre et je le remets aussitôt à mon poignet pour ne pas l'oublier une nouvelle fois et je me dirige en direction du salon pour m'installer et me préparer à cette petite soirée film improvisée. A ses mots, je pose mes affaires et me laisse tomber doucement sur le canapé. Il revient vers moi quelques secondes plus tard avec un choix varié de films et je les examine un à un alors que je rigole de bon coeur à cause de sa taquinerie au sujet du film que je ne suis pas fière d'être allée voir. La petite fille naïve et niaise qui dort en moi serait tentée de prendre une comédie romantique puisque ce sont mes films favoris en général, mais je doute que ce soit ce genre qui puisse plaire au psychologue. A l'inverse, je crois qu'il faudrait plutôt un film avec le moins de sentiments possible et pourquoi pas le plus d'hémoglobine pour un équilibre parfait. Je serre les dents en regardant les pochettes des films d'horreur, écarquille les yeux en lisant la description des psychopathes qui s'en prennent à un groupe d'adolescents ou à une force maléfique qui prendre possession des enfants. Je me demande bien où ces personnes ont pu avoir l'imagination de créer de tels monstres et je secoue la tête alors qu'à contrecoeur, je choisis le film mettant en scène les possessions d'humains. Combien on pari qu'il y aura un chien dans le film et qu'il sera la première victime ? C'est toujours comme ça… Le chien fidèle compagnon de l'Homme et aimant est celui qui trépasse en premier… Pour donner plus de mystère et prouver aux protagonistes que quelque chose ne va pas, que le pire est sur le point d'arriver. Mon choix est fait et je m'avance vers le téléviseur et le lecteur DVD pour préparer le film et que tout soit prêt quand Aldaric reviendra dans le salon. Je retourne m'assoir sur le canapé, sursaute quand j'entends un bruit de casse provenant de la cuisine et alors que je m'apprête à courir voir ce qu'il se passe, le psychologue m'informe que ce n'est rien. Les sourcils froncés, je me fais violence pour rester à ma place et ne pas voir ce qu'il se passe. Après tout, Aldaric n'est pas Enael, il ne s'amuse pas à jouer avec le feu comme mon frère et encore moins à regarder le sang couler de son entaille au lieu de la nettoyer. Non, Aldaric est peut-être en train de vivre une mauvaise passe, mais il reste quelqu'un d'équilibré et de stable et je n'ai pas à m'inquiéter du moindre faux pas.

Il revient dans la salon les mains pleines de choses à manger et à boire, je m'esclaffe et je l'aide à le débarrasser, lui prenant quelques paquets des mains pour les poser sur la table basse.
« Vaut mieux prévoir plus que pas assez, c'est bien ça le dicton, non ? » Souffle-je en rigolant. 

Si je n'avais pas faim en arrivant ici, je sens que la gourmandise va rapidement prendre le dessus et que mon estomac me remerciera.
« Non merci pour le thé, ça va aller. Avec le film que je nous ai préparé, il vaut mieux que je n'ai pas de boisson dans les mains. Asseyez-vous ! »  
Je doute qu'Aldaric désire avoir son canapé gaugé parce que je n'ai pas pu m'empêcher de sursauter en voyant le possédé. Je lui fais une place à côté de moi alors que je m'installe en tailleur et que discrètement je prends un oreiller sur lequel je risque de m'agripper et de passer mes nerfs si les scènes sont trop effrayantes.
Une fois que le trentenaire est installé, je lance le film à l'aide de la télécommande et rien qu'avec le générique, je regrette déjà mon choix si bien que je ne tarde pas à me faire avoir et à serrer de plus en plus fort l'oreiller pour me contenir.
Et évidemment, il fallait que ça arrive. La musique commence à me mettre mal à l'aise et je me prépare mentalement à voir quelque chose d'hideux surgir sur l'écran. Malheureusement, je ne suis pas assez préparée puisque je ne peux réprimer un petit cri de peur et sans même m'en rendre compte, je me suis agrippée au bras de mon hôte.
« Je… uhm… Désolée… J'ai un peu de mal avec ces films. »  

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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Lun 13 Juil - 21:48

lizzie ∞ aldaric
« Mieux vaut prévoir plus, je crois, t'as l'air aussi gourmande que moi. » Il lui sourit doucement, taquin. On voyait déjà les bienfaits qu'apportait la présence de Lizzie ; elle le rendait plus agréable, plus souriant. Certes il n'en oubliait pas totalement sa douleur mais elle laissait place à quelque autre sentiment, comme une sensation de légèreté. Il ne mangeait rien de consistant ces temps-ci mais comme tout le monde le psychologue aimait parfois grignoter des choses pas très bonnes pour la ligne, ou pour les dents. Après tout, il avait perdu quelques kilos depuis que tout avait dérapé dans sa vie, il n'était plus à ça près. « Quel film ? » Il haussa les sourcils et s'installa près d'elle. Aldaric ne tarda pas à deviner ce qu'elle avait mis et s'étonna plutôt de son choix. Ca aimait les films d'horreur, les filles ? « Je vois ! Tu veux faire des cauchemars cette nuit ? Oh, et puis je te l'ai déjà dit. Tutoie-moi... » Maintenant qu'ils se voyaient assez régulièrement, Lizzie pouvait bien le tutoyer. Il voulait voir en elle une amie, qu'ils soient sur un pied d'égalité... Il ne put s'empêcher de sourire en la voyant prendre un oreiller mais ne dit rien cette fois-ci. S'infligeait-elle ça simplement pour lui éviter de trop réfléchir ? C'était gentil en tout cas, parce que la jolie blonde n'avait pas l'air très à l'aise.

Lizzie ne sembla pas manger tant que ça, sans doute terrifiée devant le film qu'elle avait pourtant choisi. Aldaric, de son côté, ne se priva pas et mangea quelques chocolats par-ci, par-là, lui lançant parfois un regard. On aurait dit un supplice pour elle... Il se demanda plusieurs fois s'il devait lui proposer un autre film et ne pas finir celui-là mais ne voulut pas la vexer, alors il resta silencieux et tenta de se concentrer. Lui aussi sursauta quelques fois, mais rien d'aussi impressionnant que lorsqu'elle s'accrocha à lui. Lizzie lui aurait presque fait peur ! Aldaric secoua la tête. « Y'a pas de mal. Viens-là. » Il se permit ce qu'il n'aurait jamais osé si elle n'avait pas engagé un premier rapprochement – malgré elle – et passa un bras autour de ses épaules pour qu'elle vienne contre lui. « C'est juste un film, il t'arrivera rien. » murmura-t-il pour tenter de la rassurer. Elle était trop mignonne, à avoir peur comme ça.
Trop mignonne à prendre soin de lui. Trop mignonne, avec ses tatouages partout. Trop... Bordel. Un instant il perdit totalement le fil et ne s'occupa plus du tout du film. Il voyait Lizzie anxieuse, probablement que l'instant s'y prêtait. A vrai dire il ne regardait plus qu'elle, soudainement. Cette fille était là pour lui. Elle était sincère, gentille, ne demandait rien en retour. Ca lui donnerait presque envie de... d'en pleurer. Il ne s'était pas senti aussi entouré depuis... en fait il ne s'était jamais senti aussi entouré. Et pourtant elle était presque la seule à le soutenir. Il se mordit la lèvre, puis murmura : « Lizzie... »
Aldaric n'aurait pas pu expliquer pourquoi, mais il attrapa sa main pour la serrer dans la sienne. Il se sentait moins seul, maintenant.
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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Jeu 16 Juil - 16:48

I know you've suffered
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J'ai l'air aussi gourmande que lui ? Ce n'est pas qu'une impression car je le suis assurément. Aldaric me demande de le tutoyer et je hoche la tête en guise de réponse positive. J'ai tellement pris l'habitude de vouvoyer le docteur que je ne sais pas si je vais parvenir à le tutoyer spontanément. En tout cas, j'essayerai. C'est vrai que je commence à connaître cet appartement presque aussi bien que le mien, ce qui prouve à quel point j'ai passé du temps en compagnie du trentenaire. Le film commence et bien que je sois gourmande, comme souligné précédemment par Aldaric, les minutes défilent et je ne peux pas baisser les yeux sur la table pour y attraper quoi que ce soit, je reste pétrifiée sur place, regardant l'écran et par conséquent, me maudissant de mon choix. Ce qu'on ne ferait pas pour aider son prochain… Mais après tout, c'était le seul choix possible car quand on y pense, même dans les films d'actions de Sylvester Stallone comme Rambo, on y retrouve des scènes d'amour et des scènes ou le primate est peiné. Alors doucement, je serre le coussin de plus en plus fort et passe mes nerfs comme je peux. J'essaye de me préparer pour ne pas avoir des réactions trop démesurées, mais ce n'est pas suffisant et je me retrouve agrippée au bras du psychologue après avoir poussé un petit cri dans les aigües. Une fois la terreur passée et quand je me rends compte à quel point mon geste peut être déplacé, je m'excuse platement même si je préférerais m'enterrer sous le canapé. Quelle idiote je suis. Il me propose tout un tas de films, ne m'oblige en aucun cas à choisir quelque chose que je n'aime pas et j'en prends un qui me met dans un état hystérique. J'ai un peu peur qu'il me prenne pour une folle et qu'il me demande de m'en aller, mais au contraire, je le lâche et il passe un bras autour de moi. Je me laisse aller avec plaisir, me rapproche de lui, même, et pose la tête sur son épaule. Cette proximité suffit à m'apaiser ou alors est-ce plutôt l'odeur de son déodorant et de son after-shave qui font cet effet ? Les deux ? Tout est possible et je me sens beaucoup mieux maintenant que je suis contre lui.
« Oui… C'est juste un film… Rien qu'un film… »  
Je répète ses mots qui se veulent rassurants et j'essaye de m'en convaincre, je ferme les yeux quelques secondes, j'hésite à les rouvrir à cause de cette hantise de les ouvrir et de tomber sur une scène dérangeante sur le téléviseur, alors un instant, je détourne le yeux et je sens le regard d'Aldaric posé sur moi. C'est étrange, mais ça m'aide et instinctivement, je me sens plus en sécurité. Presque blottie contre le trentenaire, je me sens bien plus apaisée que quand je tuais le coussin à coups d'ongles. Alors je regarde de nouveau l'écran et j'essaye d'affronter mes peurs, de profiter de l'instant privilégié que je passe avec le psychologue.
J'entends mon prénom dans un murmure et je relève doucement la tête pour regarder Aldaric. « Oui ? » Demande-je, à moitié innocente avant même de croiser son regard. Le bleu de ses yeux pourrait me faire fondre comme neige au soleil et j'ai l'impression de me perdre un peu trop longtemps dans cette contemplation. C'est la pression de sa main sur la mienne qui finalement me fait baisser les yeux pour me faire revenir sur Terre.
Je ne sais si c'est le fait d'être aussi proche du brun, de sentir son odeur, d'être contre lui ou alors le simple souvenir de lui torse-nu le soir où je l'avais ramené du Three Mariners, souvenir gravé à jamais dans ma rétine, mais je me sens comme envoûtée. Je ne suis pas certaine de saisir ce qu'il se passe, ni même de comprendre dans quel but il a décidé de me prendre la main, mais c'est agréable… Très agréable… Et j'ai le sentiment que je ne peux pas ignorer les papillons que j'ai dans le ventre.
Une main dans la sienne et l'autre se met à tracer des petits cercles le long de son torse avec l'index, par dessus le tissu, un peu au niveau du coeur, puis remonte sur sa clavicule, sur sa nuque ensuite, que je caresse légèrement et pour finir je me redresse légèrement, me perds dans ses prunelles azurées et pose l'index sur sa bouche, comme pour lui signifier cette envie naissance, comme pour l'inviter... Qui sait ?

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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Ven 24 Juil - 1:22

lizzie ∞ aldaric
« Tu peux te sentir chanceuse, c'est bien pire au cinéma. » Il sourit doucement, un peu moqueur. Au cinéma il avait peur de ce genre de film, lui aussi. A la télé, comme ça... Ca lui faisait beaucoup moins d'effet, d'autant qu'il n'était pas tout seul. Alors certes, il avait cette petite appréhension au creux du ventre dû à l'ambiance glauque de ces trucs-là, mais il s'en tirait plutôt bien par rapport à la jolie blonde. Les filles étaient souvent plus réceptives à ce genre de choses, ce pour quoi les garçons s'en servaient pour les attirer dans leurs bras. On ne pouvait pas accuser Aldaric pour le coup, elle avait choisi elle-même ! Mais il put remarquer l'efficacité de cette technique, car elle se trouvait bien dans ses bras, tantôt à sursauter, tantôt à se serrer un peu plus fort contre son torse. La jeune femme était bien plus douce que tous ses tatouages ne pouvaient le laisser croire. Bien plus fragile. Aldaric aimait assez ce contraste d'ailleurs. « J'garderais mon téléphone près de moi cette nuit, tu risques de faire des cauchemars. » Il lui sourit doucement. Elle ne l'appellerait certainement pas en pleine nuit, Lizzie avait déjà été très mal à l'aise en sonnant ce soir... Mais honnêtement, il ne pensait pas réussir à se rendormir pour ce soir alors il serait prêt à l'écouter si elle avait réellement quelques terreurs nocturnes. Après tout, elle s'infligeait ça pour lui, pour qu'il aille mieux.

Les évènements prirent une tournure assez particulière. C'était sans doute à cause de la proximité... de l'aide constante que Lizzie lui apportait... du fait qu'ils soient enlacés... En tout cas, Aldaric ressentait quelque chose de nouveau. Une douce chaleur au creux de son ventre, le genre de chose qu'il ressentait en présence de Camille auparavant. Elle était là pour lui et c'était tellement rare ces temps-ci, qu'Aldaric était un peu paumé. Il fallait avouer qu'elle était jolie... Oui, il était gay. Il était gay mais... en fait il ne savait pas. Il ne savait plus. Il se remettait tellement en question ces temps-ci... Le psychologue avait même pensé la dernière fois, en présence de Savannah, qu'il pourrait essayer de devenir vraiment hétéro. C'était complètement con et il le savait d'ailleurs, toujours était-il qu'il était vraiment perdu. Jamais il ne se servirait d'elle en tout cas. C'était plus... plus compliqué que ça... Elle semblait vraiment l'attirer, à ce moment précis. Il n'aurait su dire si c'était une réelle attirance, ou alors une attirance due à sa période difficile. Il l'aurait trouvée jolie dans toutes les circonstances, mais avoir envie d'elle... c'était différent. Aldaric ne se reconnaissait pas vraiment là-dedans, mais à vrai dire il ne se reconnaissait plus du tout ces temps-ci. Quand elle commença à répondre à ce qui pouvait s'appeler des avances, le psychologue put se confirmer à lui-même que Lizzie lui plaisait. Il avait besoin de son contact, de son regard... Un médicament éphémère.
Il suivit des yeux la main de la jolie blonde, se mordit la lèvre en relevant finalement les yeux vers elle. « Je crois que... je me sens totalement dépassé par la situation. » Et ça lui plaisait assez, au final. Aldaric sourit lorsqu'elle déposa un doigt sur ses lèvres. Il la fixa longuement dans les yeux. Une situation bien intense qu'il n'était pas certain de savoir gérer. Peut-être même qu'il ne voulait pas la gérer. Il déposa un léger baiser sur son doigt, puis le retira de son chemin pour venir trouver ses lèvres avec tendresse. Aussi douces que leur propriétaire.

« Tu es vraiment très jolie... » dit-il en lui volant un second baiser. Ca faisait longtemps qu'il n'avait pas goûté aux lèvres d'une femme... Ce n'était pas tellement déplaisant. Peut-être un peu trop entreprenant – après tout elle semblait être réceptive – il l'allongea doucement sur le canapé sans la quitter des yeux.
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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Lun 27 Juil - 22:45

I know you've suffered
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Me sentir chanceuse ? En effet je le suis… Mais pas parce que je ne suis pas dans une salle de cinéma. Je sais bien que c'est le genre de films que jamais je n'irais voir sur grand écran dans une salle obscure où il est impossible de regarder ailleurs. Non, ce serait une faute de débutant. D'autant plus qu'il faudrait payer pour se faire du mal… Même si c'est un peu ce que j'ai fait le soir où je suis allée voir Fifty Shades Of Grey incognito. Peut importe, et peut-être ne vaut-il mieux pas penser à ce film alors que je suis dans les bras du psychologue. Parce que si je me sens chanceuse, c'est bien parce qu'il me tient et que tout contre lui, je me sens étrangement mieux. Je ne devrais pas… Après tout, Aldaric vient de vivre une rupture plutôt douloureuse. Est-ce que ce je suis en train de profiter de ce moment ? Je préfère ne pas y penser et laisser les choses comme elles sont pour l'instant. Je déglutis de temps en temps en regardant le film et toutes les scènes s'enchaîner. Par moment je me sens un peu mal, mais à d'autres, j'ai l'impression que la terreur n'est plus aussi grande. J'ai dû m'habituer. Ou c'est la présence d'Aldaric et ses mots "ce n'est qu'un film" qui m'aident à supporter ces horreurs. Quand il reprend la parole pour me dire qu'il gardera son téléphone auprès de lui, juste au cas où j'ai besoin de l'appeler me fait sourire. Je relève les yeux vers lui, plein d'étoiles et incroyablement touchée par cette attention, je réponds.
« Ta bonté te tuera. »
Je souris et le regarde encore quelques secondes avant de reporter mon attention sur le téléviseur. Stupide film. Je préférerais de loin regarder le trentenaire plutôt que ces meurtres à répétition. Intérieurement je suis fière de moi parce que j'ai réussi à le tutoyer sans trop me faire violence et au final, ça ne sonne pas aussi faux que je l'aurais pensé.  
Je le tutoie et peu de temps après, je me retrouve encore plus proche de lui, comme attirée par une puissance mystique, un doigt sur sa bouche alors que je me noie dans son regard. S'il pense qu'il est dépassé par la situation, je ne peux que sourire en coin et hocher la tête doucement. Nous sommes ainsi les deux dans ce cas. Clairement je ne peux plus penser à autre chose qu'à lui et aux choses que je ferais bien avec lui. Je l'observe longuement et le petit baiser qu'il dépose sur mon doigt me pousse à me mordre la lèvre inférieure. Quand ses lèvres s'approchent doucement des miennes, je ne fais rien, je reste comme tétanisée et je ferme les yeux quand il m'embrasse. Je le laisse faire sans apposer la moindre résistance parce qu'il faudrait être fou pour lui résister. Et si je suis un peu paralysée à son approche, je suis tout de suite plus réceptive quand je goûte à la douceur de ses lèvres. Et le baiser au goût sucré qui dans un premier temps se fait délicat devient plus intense et Aldaric va jusqu'à entreprendre de m'allonger sur le sofa. Cela va s'en dire que j'ai totalement oublié le film d'horreur qui continue de se poursuivre sur l'écran.
Couchée, comme si je m'offre au trentenaire, il continue de me regarder et je sens mes joues prendre une teinte un peu plus rosée. Je me redresse en avant et je l'aide à retirer son t-shirt pour pouvoir mieux en profiter. Il est torse-nu devant moi, sur moi, et si je me perds quelques secondes dans la contemplation de son corps, je me retrouve à vouloir me dépêcher pour continuer de découvrir Aldaric de cette façon. Mes lèvres se portent au cou de l'homme alors que mes mains se baladent dans son dos. Au bout d'un moment, j'entreprends de retirer mon top et c'est quand je me retrouve en soutien-gorge devant lui que j'ai la sensation que les choses ne sont pas justes, que quelque chose ne va pas. Parce que j'appréhende la réaction d'Aldaric quand il regarde mon corps quasiment nu, comme à chaque fois que je me suis retrouvée dans cette position pour la première fois avec un homme, je ne peux m'empêcher de penser au dernier homme avec lequel j'ai partagé un moment d'intimité. Oscar. Et dire que jusque là je n'y avais pas pensé…
Dépitée à l'idée de devoir stopper cet instant privilégié et les caresses divines qu'il me procure, je ne peux toutefois pas faire fi de ce sentiment de culpabilité qui m'envahit.
« Je… Euh… Attends, s'il te plait. »
Commence-je en posant une main sur le torse du beau brun et en me mordant la lèvre, mal à l'aise après cet arrêt brusque. Je déglutis. Tellement mal à l'aise que je me sens obligée de détourner le regard.

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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Jeu 13 Aoû - 23:31

lizzie ∞ aldaric
Aldaric n'aurait su décrire l'effet qu'elle avait sur lui. Cette déesse blonde au corps couvert de tatouages... Il voulait les découvrir tous un à un. Bien sûr, il était gay ! Il aimait les hommes, musclés, fins, dominants, dominés... C'était bien de là que venaient tous ses problèmes d'ailleurs : son orientation sexuelle. Et s'il pouvait simplement en changer ? Si, avec l'aide de Lizzie, il devenait hétéro ? Bien entendu, ça ne marchait pas comme ça et en tant que psychologue, Aldaric ne le savait que très bien. Il se berçait d'illusions... espérait des choses qui n'arriveraient jamais. Il voulait renoncer à une partie de soi. Cette envie d'être « normal » le poussait à désirer Lizzie. En réalité, c'était une très belle femme ! Et il avait su désirer Savannah, lorsqu'ils étaient ensemble. Le brun ne voulait pas se servir d'elle, ne pensait pas à le faire d'ailleurs. Il ne l'avait pas embrassée avec un but précis, car il ne pensait à rien du tout. Il était simplement paumé, et le démontrait d'une façon un peu étrange. En manque d'affection... Manque qu'elle pourrait peut-être combler. Ces derniers temps il ne faisait que de réfléchir, réfléchir... En perpétuel tête à tête avec lui-même, il avait eu le temps de se confronter à ses pensées. Ce soir, il voulait simplement se déconnecter un peu du monde réel. L'ambiance du film, la compagnie de Lizzie... tout ça lui changeait les idées. Tellement qu'il confondait peut-être reconnaissance et désir. Voulait-il vraiment coucher avec elle ? Il le croyait, en tous les cas – mais aurait certainement des remords si ça venait à se produire. Elle était si jeune, fragile... jolie.

Les choses avaient tendance à lui échapper, en ce moment. Tout pouvait rapidement dégénérer... et c'était en effet ce qu'il se passait à l'instant. Un baiser, deux... Elle était sous lui, et lui très vite se retrouva torse nu. Évite de réfléchir. Il ne fallait pas réfléchir, ou bien il finirait par se rétracter. Sa vraie nature finirait par refaire surface s'il se posait trop de questions... C'était étrange de la trouver si jolie, si attirante. Elle finit par retirer son propre haut, et aucun doute... Lizzie était bien une femme ! Il évita de trop regarder sa poitrine. C'était sans doute stupide, mais il ne voulait pas s'attarder sur ce genre de détails ; il ne voulait que Lizzie et ce peu importait son sexe.
Cependant... elle sembla avoir quelques réticences, elle aussi, et les dévoila contrairement au psychologue. Aldaric regarda sa main et se mordit la lèvre. Il s'était emballé trop vite... Lizzie ne voulait pas de lui, elle non plus. Une personne de plus qui le repoussait, et à vrai dire, il aurait dû s'en douter. Il s'insulta intérieurement de débile et se promit de ne plus jamais rien tenter de ce genre avec qui que ce soit. Aldaric ne préféra pas insister et se remit correctement sur le canapé, résigné. Il attrapa son t-shirt et le serra contre son torse. Ce rejet... ça faisait mal. Il ne lui en voulait pas, non. Mais il s'en voulait à lui-même, avoir gâché leur relation pour une envie de sexe... Bon sang. Aldaric avait besoin de Lizzie, et maintenant elle voudrait certainement le fuir. « Ca va, j'ai compris. » Au fond, peut-être n'avait-elle pas voulu tout stopper, juste lui dire quelque chose. Mais il s'emballait toujours trop vite, surtout ces temps-ci. C'avait déjà été incroyable qu'elle ne lui colle pas une baffe après le premier baiser... « Je vais aller dormir. Fais comme chez toi. » Il n'osa pas la regarder une seule fois, trop mal à l'aise. Aldaric n'avait plus rien d'un battant, mais tout d'un raté. Il n'avait pas la foi de la retenir ou même de comprendre le problème... Pas la force de l'écouter dire qu'il était soit trop âgé, soit trop... gay ? Enfin bref, pas à son goût. Il se releva, toujours son haut contre lui, et fila se réfugier dans sa chambre. Comme un gamin. Elle ne finirait sans doute pas le film et s'en irait... tout recommencerait comme avant, il serait seul et déprimé. Bonne nuit.
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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Ven 21 Aoû - 14:07

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Et oui… Oscar. Je ne peux plus faire comme si j'étais célibataire ou du moins, comme si je n'avais pas l'espoir de construire quelque chose de sérieux avec cet autre homme. Celui-là même que je ne suis pas en train d'embrasser et celui-là qui ne s'imagine probablement pas que je suis sous le psychologue et que j'aurais été prête à aller plus loin si cette stupide timidité ne m'avait pas stoppé dans ma lancée. J'aurais pu continuer, coucher avec Aldaric et aimer ça, mais je l'aurais sans doute regretté une fois le soleil levé. Et lui aussi. Encore plus tôt dans la journée, je m'appliquais à le réconforter et à le consoler face à cette rupture brutale qu'il est en train de vivre. Clairement, ça aurait été une erreur. Et je ne me rends compte que maintenant, alors que la partie était déjà bien entamée, que des baisers ont été échangés et des vêtements retirés. Une main sur le torse d'Aldaric pour l'arrêter dans son élan, je bégaye quelques mots pour lui demander d'attendre, mais déjà il a arrêté de me regarder, il ramasse son t-shirt et s'écarte, clamant comprendre. Je reste interdite, mal à l'aise devant la réaction du trentenaire. Je voudrais m'expliquer, mais il ne m'en laisse pas le temps et m'informe qu'il se rend dans sa chambre pour dormir. Je devrais aller l'arrêter et tout lui expliquer, mais je reste quelques secondes couchée sur le canapé, les yeux fermés et les mains me couvrant le visage. Je cache ma honte, mais je sais que je ne peux pas partir sans rien dire. Cette erreur, nous l'avons fait tous les deux et il faut que j'assume ma part de responsabilité ainsi que j'explique au psychologue qu'il n'a rien à voir dans cette rétractation soudaine. Au bout d'une minute ou deux, je me redresse et j'attrape mon t-shirt sur le sol pour vite l'enfiler et je reste assise, à hésiter bêtement.
Après tout, est-ce que ce dérapage signifie que les choses ont changé ? Pas forcément. Nous sommes deux adultes… Nous pouvons bien mettre ça derrière nous et faire comme si rien ne s'était passé ? Je l'espère. Je me lève et pour ne pas faire face à Aldaric tout de suite, je range rapidement tout ce qu'il y avait sur la table basse. Ensuite, il est temps d'agir comme la grande fille que je suis et j'avance à pas de loup en direction de la chambre du brun. Je frappe à la porte et la pousse légèrement. Je reste dans l'encadrement, ne comptant pas entrer si je ne suis pas inviter et je commence par m'excuser.
« Aldaric… Je suis désolée… C'est de ma faute. Je… »
Jusqu'ici, je n'ai jamais vraiment parlé de ma vie privée au psychologue alors il n'avait aucun moyen de savoir que je commençais à voir quelqu'un. Oui, c'est clairement ma faute. Si je ne voulais pas aller plus loin, je n'aurais pas dû le laisser m'embrasser. Je secoue la tête, me mords la lèvre alors que la pièce est plongée dans l'obscurité et que je ne distingue qu'à peine le trentenaire.
« Il y a cet homme, que j'ai commencé à voir. Je ne sais pas, c'est un peu bête, mais… Je me dis qu'il pourrait être le bon. Et… Je voudrais pas tout gâcher. »
Malgré moi, je souris un peu en évoquant cet autre homme, Oscar, qui me fait vibrer comme jamais. Assez vite, je me reprends.
« Mais ça ne change absolument rien… On peut continuer, comme avant…? Enfin… Moi je n'y vois pas de problèmes.  »
Pas certaine qu'Adaric ait envie de m'écouter, ni même de me voir, je me dis qu'il est peut-être temps de tirer ma révérence. Toutefois, il n'est pas question de tourner les talons sans l'en avertir.
« Je vais peut-être y aller. Encore une fois, je suis désolée. »

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MessageSujet: Re: The loneliness has gone. Aldaric (flash-back) Mer 2 Sep - 2:52

lizzie ∞ aldaric
Cette sensation d'injustice n'était pas justifiée. Il ne pouvait cependant pas s'empêcher de la ressentir... Il méritait qu'on le laisse en plan. Il méritait qu'on le laisse seul. Et il ne méritait clairement pas qu'une fille comme Lizzie le regarde autrement qu'avec de la pitié – et donc du désir. Aldaric se sentit soudainement très fatigué. Cette fois il n'allait certainement pas avoir de mal à s'endormir tant ce nouveau rebondissement était semblable à un coup de massue. Peu importait qu'elle reste chez lui ou qu'elle s'en aille... tant qu'il était tranquille, ça lui allait bien. Au fond, il espérait s'endormir et au réveil, découvrir que ça n'avait été qu'un mauvais rêve. Il y avait peu de chances, n'est-ce pas ? Fuck... En temps normal il serait passé au-dessus de ce râteau futile et aurait épargné à Lizzie une réaction aussi enfantine. Mais il ne fallait pas trop en demander au psychologue : ses limites étaient mises à rude épreuve et même dépassées depuis longtemps.
Il resta un moment sur son lit, serrant son t-shirt contre lui presque inconsciemment. Une sorte d'absence, finalement écoutée par la présence devenue presque indésirable de la jolie blonde. Elle commença par s'excuser. Aldaric la regarda sans vraiment réagir. Il n'allait pas l'inviter à s'asseoir, hein... Est-ce que des excuses suffiraient à lui rendre le sourire ? Certainement pas. Cela dit ; ce n'était pas de sa faute. Lizzie n'était pas cause de sa dépression et il était donc normal qu'elle ne puisse pas la réparer non plus. Aldaric fut étonnamment attendri quand finalement, la jeune femme commença à lui parler d'un garçon. C'était donc ça... Enfin, il pensait également qu'il était trop vieux pour elle, pas très attirant et ce genre de choses mais disons que ça atténuait un peu son malaise. Juste un peu... Oui, il était un peu semblable à une adolescente de quinze ans ces temps-ci ; il trouvait son physique répugnant – alors qu'il ne l'était pas – et complexait pour n'importe quoi. En manque d'amour, quoi...

« Ne le laisse pas filer, si tu penses que c'est le bon. » finit par articuler le psychologue avec un sourire triste sur les lèvres. Sourire qu'on ne distinguait certainement pas dans l'obscurité. Il l'enviait : elle était belle, jeune, avait un avenir prometteur, et avait peut-être trouvé l'homme de sa vie. En voilà une vie réussie. Autrement différente de la sienne où mensonges et honte avaient été les moteurs trop longtemps. Il ne restait plus que la honte, maintenant. On pouvait considérer ça comme une amélioration... Pourtant Aldaric ne s'était jamais senti aussi mal que depuis qu'il était lui-même. « Il aurait beaucoup de chance de pouvoir être avec toi. » Aucune ambiguïté. C'était une fille douce et incroyablement bienveillante ; il en faudrait des milliers comme elle.
Lizzie posa une question assez complexe. Allaient-ils pouvoir continuer comme avant ? A priori, cela ne dépendait que du psychologue car la jeune femme semblait plutôt partante. Il sembla réfléchir un instant mais n'eut pas le temps d'aller au bout de sa réflexion car très vite elle lui annonça son départ imminent. Il l'avait, sa réponse. Aldaric ne voulait pas perdre une boule d'énergie comme Lizzie... son sourire, sa bonne humeur. « On peut continuer comme avant, oui... » Ca lui coûtait un peu de dire ça car ce serait forcément douloureux les premiers temps. « J'aimerais que tu oublies ce qu'il vient de se passer. » Lui n'y arriverait pas, mais un sur les deux ce serait déjà bien non ? Il finit par hocher la tête. « Ouais... ce sera mieux comme ça. A plus tard... je crois. Puis dors bien... »

Ils ne se reverraient peut-être pas tout de suite mais ils se reverraient.
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