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Bored on a sunny Day - Devyn

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MessageSujet: Re: Bored on a sunny Day - Devyn Jeu 10 Sep - 15:58

Devyn ∞ Noäm
« Ça peut être un soulagement d’arrêter de se cacher, de montrer aux autres qui on est vraiment. »
Ca allait vite. Vraiment très vite, dans mon esprit. Je me perdais un peu dans tout ce qu’il venait de se passer, entre Noäm et moi. Bien-sûr, je n’éprouvais aucun regret. Juste une peur qui tétanisait mes membres, concernant ce qu’il pouvait penser de moi. On devait prendre du temps et du recule pour être sûrs de nos sentiments avant de tout dire aux autres. D’autant que, légalement, il était mineur et pas moi. Ca pouvait me provoquer des problèmes si ses parents portaient plaintes. Enfin, si quoique ce soit de plus intime se passait entre nous deux. A cette idée, mes intestins se nouèrent sur place et je pris une profonde inspiration, avalant un peu de boisson au passage pour me rafraîchir et me changer les idées. « Tout ira bien » me répétai-je doucement, en guise de consolation.

Lorsqu’il revint vers moi, tous mes doutes s’envolèrent. En un regard, il parvenait à m’apaiser. Un sourire vint se loger sur mes lèvres, tandis que je le regardais avec une tendresse infinie. Je tâchai de ne pas trop le dévorer des yeux ; ce serait mal vu. Aussi, tournai-je la tête pour continuer de boire « mine de rien ». C’est alors qu’il m’avoua qu’il faudrait prendre notre temps, par rapport aux autres. Je faillis m’étouffer, surprise par sa franchise. Puis, après avoir toussoté légèrement, je le regardai en souriant, gênée. Il n’avait pas tort. « Oui. Ca vaut mieux. » Lâchai-je avec une voix un peu étranglée par le fait que ma boisson était passée du mauvais côté. Je ne pus m’empêcher de rire, lorsque j’entendis son ventre gargouiller juste après et qu’il me fit remarquer que ce dernier semblait être en manque de nourriture. Décidément, on avait l’air de deux adolescents maladroits et mal dans leurs baskets. Il me proposa de préparer des cookies. Ca me paraissait être une excellente idée ! « Ca tombe bien : j’en fais parfois pour ma nièce. » Agathe. La fille de Sohel. J’avais mis du temps à assimiler l’information, depuis ma perte de mémoire. Cependant, des images me revenaient à l’esprit et je savais clairement que j’avais dû passer pas mal de temps avec elle, après les cours. Elle était gourmande, en plus, comme moi. Ce qui ne gâchait rien à mon plaisir ! « Mais je dois avouer que j’en mange plus qu’elle, au final. » Lançai-je doucement, en haussant les épaules. Oui, j’aimais bien grignoter aussi. J’avais de la chance, je ne prenais pas de poids. Pourtant, Beatrix avait essayé de me goinfrer. En ayant une pensée pour elle, je sentis ma gorge se serrer. Elle me manquait terriblement. Son décès, je le vivais mal. Cependant, je ne pouvais pas pleurer. Pas maintenant. Pas devant Noäm. Alors, je fis diversion comme je le pus, avec un souvenir « d’autrefois ». « C’est déjà bien de savoir faire des pâtes. Grace avait réussi à les oublier, une fois. On s’est retrouvé avec une soupe gélatineuse en guise de repas. Et on a tous dû manger pour ne pas lui faire de la peine ! » Je ris à cette pensée soudaine. Je nous revoyais, tous les colocataires de départ. Abigail, Sacha, Sohel, Alexander, et tous les autres. Qu’est-ce qu’on avait pu rire, ensemble. Ca aussi, c’était difficile à supporter. Même si je retrouvais la mémoire petit à petit, il me manquait des clefs. Des moments de bonheur. Comment en étions-nous arrivés à ça ? Je ne me l’expliquais pas. Mes amis disparaissaient, les uns après les autres. Dans ma tentative de ne pas paraître trop triste subitement, je cherchai dans les placards les diverses nécessités à la préparation ainsi que les bols. « Je crois qu’on a tous les ingrédients. » Dis-je en admirant le plan de travail, puis Noäm. Je remarquai alors que la recette des cookies ne me revenait pas en tête. Enfin, si. C’était flou. Alors je me dis qu’en jouant les assistantes, ce serait plus simple pour moi. « Je te laisse faire ? Je suis un peu rouillée. Et puis, c’est sexy un garçon qui cuisine. » Avouai-je avec un clin d’œil. Puis je ris, doucement.

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MessageSujet: Re: Bored on a sunny Day - Devyn Mar 15 Sep - 12:52


bored on a sunny day
feat Devyn
J’avais envie de laisser faire les choses, de me dire que nous verrions au fur et à mesure… Mais je ne pouvais pas m’empêcher de me poser des tas de questions, de m’interroger sur les sentiments de Devyn à mon égard. S’il était trop tôt pour parler d’amour, je ne voulais pas que ce soit simplement… Un coup de tête et rein d’autre ! Je ressentais vraiment de l’attirance pour elle. Je décidais de laisser ses pensées au maximum derrière moi et d’aller la rejoindre dans la cuisine pour profiter du reste de l’après-midi en sa compagnie. Mais avant… Il fallait tout de même mettre une petite chose au clair : il était préférable pour le moment de ne rien dire aux autres. Cette phrase pouvait paraître franche et très direct mais c’est ce que je ressentais. Je ne voulais pas que par la suite nous soyons gêné ou même les autres pour la simple raison que nous nous étions trompés et qu’il n’y avait rien entre nous. Si cette histoire s’arrêtait… Nous allions toujours être amenés à nous côtoyer. C’était une sorte de sécurité. Devyn manquait de s’étouffer à ma remarque, je baissais les yeux gênés. J’aurai peut-être dû amener les choses différemment. Je hochais la tête lorsqu’elle approuvait mes paroles. Je me sentais libéré d’un poids. Au moins je saurai comment me comporter en sa présence la prochaine fois que nous nous verrons, si quelqu’un d’autre est présent. Mon estomac se mêlait de la conversation et réussissait à détendre l’atmosphère, l’entraînant vers des discussions plus frivoles. Je proposais de faire des cookies. C’était une recette simple. « C’est vrai ? Sympa. » Je riais lorsque la jeune femme m’annonçait qu’au final elle mangeait plus que la petite. « Ca fait souvent cet effet ! On y peut rien ! La force du cookie est indomptable. » Je tentais de lui faire part du peu de connaissance en cuisine que j’avais. J’avais prévu de m’y mettre à mon arrivée à Tenby. J’avais même des livres de cuisine quelque part. Je riais à l’évocation de son souvenir. « Ca c’est de l’amitié. Elles ont dû être difficiles à avaler ! » Je l’aurai fait aussi. Quand une personne se donne du mal… Même si le résultat est médiocre, il faut quand même l’encourager. La jolie demoiselle commençait à chercher les ingrédients. J’ouvrais des placards au hasard, tentant de trouver quelque chose d’utilisable. Ils avaient tous les ingrédients. « Super ! En avant ! » J’étais certain de connaître la recette par cœur…Et puis de toute façon en mélangeant de bonnes choses on ne pouvait avoir que quelque chose de bon non ? Devyn me laissait faire, me prêtant main forte. Oula. Elle devait vraiment me faire confiance. N’importe qui aurait eu très peur de me laisser cuisiner. « Oula j’ai la pression. Ce serait dommage de t’intoxiquer… ». Je me concentrais et commençais à préparer les choses, la guidant un peu mais j’avais l’impression qu’elle était plus à l’aise qu’elle ne voulait bien le croire. Au moment de mettre la farine les choses dérapèrent. J’en prenais une grosse poignée pendant que Devyn mélangeait. « Hé ! Devyn ! » afin d’attirer son attention. Ca ne manquait pas. Elle se retournait vers moi et je soufflais sur la poudre, l’en couvrant. J’explosais de rire, très content de moi ! Je fuyais pour éviter toute représailles.


Emi Burton
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MessageSujet: Re: Bored on a sunny Day - Devyn Mar 22 Sep - 10:46

Devyn ∞ Noäm
« Ça peut être un soulagement d’arrêter de se cacher, de montrer aux autres qui on est vraiment. »
La journée était passée d’une espèce de frustration extrême à un bonheur sans retenu, presque démesuré comparé à la situation précédente. Je ne comprenais pas comment, en un claquement de doigt, la tristesse avait pu s’évaporer de mon regard, dès lors que Noäm avait pris une autre place dans mon esprit. Cette sensation de bien-être, je ne l’avais pas ressentie depuis des mois. Cela ressemblait à une bouffée d’oxygène tandis qu’on suffoque, qu’on manque de s’étouffer. Alors oui, on peut penser que j’avais une chance inouïe de me sentir aussi légère, étant donné ma situation. Pour une fois, je cessais de penser à tous les regards braqués sur moi, espérant que je ne me souvienne de rien, compatissant quant à ce que j’étais devenue. Sans oublier les murmures incessants des commères de Tenby, qui ne pouvaient s’empêcher de parler de moi dans mon dos. Cette habitude de feindre de ne rien voir entendre, je l’avais prise pour me protéger.

On parlait de manger des cookies. Ca me donnait faim, rien que d’y penser. J’étais assez gourmande, de façon générale. Et j’imaginais très bien la bonne odeur qui se dégagerait du four, tandis qu’on les cuisait. L’eau à la bouche, j’avouai que j’en mangeais généralement plus qu’Agathe, quand on se décidait à en préparer. Il ne put s’empêcher de rire et je l’accompagnai de bon cœur. Puis, on dévia sur la cuisine plus généralisée. Et je parlai des fameuses « pâtes de Grace ». Et si j’avais mentionné que ce n’était arrivé qu’une seule fois, en vérité on ne devait plus les compter. Sauf que je ne m’en souvenais pas. « Ouais ! C’était vraiment ignoble… Qu’est-ce qu’on ne ferait pas par amitié ! » Me contentai-je d’ajouter, toujours en riant. Rien que d’y pensai, je grimaçai. Ca, ça ne me donnait absolument pas faim du tout. Pourtant, je les avais avalées. Cependant, j’espérais bien que ça n’arrive plus. Une fois était largement suffisante. Toutefois, cela me fit penser qu’elle devait mieux s’en sortir, aujourd’hui, avec Mila. Du moins, c’est tout ce que je lui souhaitais.

On se décida alors enfin à se lancer. Sauf que ma mémoire s’amusa une nouvelle fois à me rendre chèvre. Ne me souvenant plus de la recette entière, je décrétai que c’était à Noäm d’être le Chef et moi l’Assistante en cuisine. Il m’avoua qu’il avait la pression et qu’il n’avait pas envie de m’intoxiquer. Je ne pus m’empêcher de rire. « Ce serait dommage de passer la fin de la journée aux urgences par ta faute. Mais j’ai confiance en toi ! » Lui dis-je, accompagnant mes paroles par un clin d’œil et un sourire discret, qui en disant long. Je replaçai une mèche de mes cheveux, derrière mon oreille, en signe de gêne. Une vieille habitude qui ne me quittait pas. Baissant les yeux, je me concentrai sur les indications du jeune homme et je me montrai plutôt habile. Il faut croire que si ma mémoire me bloquait, mes gestes étaient plus assurés. J’avais dû en préparer, des cookies !

Alors que j’étais distraitement en train d’essayer de m’appliquer, j’entendis Noäm m’appeler. Aussitôt – et sans méfiance – je redressai ma tête en sa direction lorsque, subitement, un nuage blanc arriva sur moi à toute vitesse. Je fermis les yeux pour me protéger, mais c’était trop tard. J’avais reçu une grosse poignée de farine ! Je toussotai dans un premier temps. « Oh ! » Puis je frottai mes paupières avec le revers de ma main, clignant des yeux par la suite. Il était hilare ! Vu ma tête, je le serais aussi. Pouffant de rire, j’attrapai le paquet de farine – oui carrément – et je me jetai à la poursuite de mon assaillant. « Vous allez me le payer, Noäm Prior ! » Dis-je en riant comme une enfant, avant de courir derrière lui tout en essayant maladroitement de lui jeter de la farine dessus. On aurait dit deux grands gamins qui se marraient bien. Finalement, c’était un peu le cas et je n’y voyais aucun mal là-dedans.

Réussissant à le piéger dans un coin, je lui lançai le paquet de farine dessus. Noäm ressemblait à un petit bonhomme de neige, maintenant. Et je devais avoir le visage entièrement blanc, également. Je me mis à rire aux éclats, essoufflée par notre petite course poursuite. Prise de remord, je lui nettoyai le visage avec mes main, du mieux que je pus. « Tu en as encore, là. » Dis-je en pointant ses lèvres du doigt. Puis, tendrement, je m’approchai de ces dernières et je l’embrassai. Quelque chose de doux, mais réel. J’avais envie de le sentir contre moi, de lui montrer que je l’aimais beaucoup. Que ce n’était pas « une erreur », la fois d’avant.

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MessageSujet: Re: Bored on a sunny Day - Devyn Jeu 24 Sep - 23:02


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feat Devyn
Faire des cookies était un bon moyen de réaliser quelque chose ensemble. Notre première activité en couple. C’était quelque chose de simple et mon estomac réclamait quelque chose à manger. C’était également un bon moyen de m’occuper l’esprit. J’avais envie d’être moi-même en sa compagnie et de ne pas changer de comportement simplement parce que notre relation avait évolué. C’était important de laisser les choses évoluer doucement. Il y avait des éclats de rire, surtout lorsqu’elle me racontait les pâtes de Grace. Je levais les yeux au ciel. « A qui le dis tu ! » Mes amis avaient une place très importante dans ma vie. Et oui, j’étais aussi capable de m’empoisonner avec leur préparation pour faire plaisir. Une visite de plus ou de moins à l’hôpital. Je n’allais pas voir la différence. Enfin nous nous lancions dans la fameuse préparation. Je lui avouais avoir la pression. Je n’étais pas non plus le meilleur cuisinier au monde. Je souriais. « Espérons que tu ne le regrettes pas. »Je lui rendais son sourire. Je dirigeais un peu les opérations mais Devyn se montrait plus sûr d’elle dans ses mouvements qu’elle ne le pensait. Je la lâchais faire le maximum de choses. Parfois elle n’attendait même pas mes indications. C’était instinctif. Je ne pouvais m’empêcher de sourire bêtement.

C’était à cet instant précis que je voyais la farine. Je tentais de résister à l’idée de faire une connerie… Vraiment. Mais c’était plus fort que moi. J’attrapais une grosse poignée et l’appelais. Bien entendu, elle se retournait, sans penser une seule seconde qu’une terrible attaque était en train de se préparer. Je soufflais la farine sur son visage. Elle toussotait alors que je riais. Bon ce n’était pas très malin mais ca avait le mérite d’être spontanée.  Sa tête était incroyable. Je m’appuyais sur le plan de travail tentant de me contrôler mais c’était peine perdue. Je voyais son regard changer, elle attrapait la farine. Mince ! Je filais aussi rapidement que possible, mettant de la distance entre nous. « Ce serait… une très mauvaise idée. Il faut penser au ménage. » Je reculais encore et encore. Je fuyais mais elle était rapide. Elle finissait par me pousser dans un coin et vidait entièrement le paquet sur moi. J’avais l’impression que des tonnes de farine se déversaient sur mon être. J’étais tout blanc. Je toussais à mon tour et chassais la poudre devant moi et passais mes mains sur mon visage. « Ah ouais carrément ! » Je riais aux éclats. Elle passait sa main sur mon visage et celle-ci en ressortait totalement blanche. « Tu as mis le paquet pour ta vengeance… Au sens littéral du terme. » Devyn ajoutait que j’en avais encore là avant de m’embrasser. Je la serrais contre moi. Il était impossible que je me lasse de ce contact. C’était simplement parfait. On avait l’air d’un couple dans un film romantique. Il ne manquait qu’une demande en mariage pour compléter le tableau. « Et là. » ajoutais je presque dans un murmure en secouant la tête, faisant tomber une fine plus de particules blanches, toujours avec un sourire innocent sur le visage. Je posais encore une fois mes lèvres sur les siennes. Une véritable drogue. Je ne voulais pas m’en défaire. Je me reculais et passais ma main sur son visage. « Je trouve que tu as mauvaise mine ! » Je déposais un nouveau baiser. Son visage était couvert de farine blanche. « Tu es toute blanche. ». Seul ses lèvres ressortaient de l’ensemble. Ses lèvres et ses magnifiques yeux.


Emi Burton
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MessageSujet: Re: Bored on a sunny Day - Devyn Ven 25 Sep - 21:33

Devyn ∞ Noäm
« Ça peut être un soulagement d’arrêter de se cacher, de montrer aux autres qui on est vraiment. »
Je riais aux éclats. Cela faisait un moment que cela ne m’était pas arrivé. A dire vrai, depuis mon retour de l’hôpital, je ne me souvenais pas avoir ri autant en compagnie de quelqu’un. A croire que nous avions tous grandi pour devenir de jeunes adultes, plus proches de la quarantaine que de la fougueuse vingtaine. Je trouvais cela dommage. Et le décès de Beatrix n’arrangeait en rien la situation. Elle était un rayon de soleil, une âme bienveillante. Il fallait croire que les meilleurs n’étaient pas épargnés par la vie, malheureusement. Pourtant, même si elle me manquait beaucoup, je m’autorisais à être heureuse. Il parait que je le méritais largement, selon mes amis. Ils n’avaient peut-être pas tort ! En tous cas, je me disais que j’avais le droit de vivre, sans toujours recasser les souvenirs douloureux. Sinon, comment pourrais-je avancer la tête haute et le sourire aux lèvres ? Ce serait impossible. Alors oui, j’écoutai mon cœur plutôt que ma tête et je le laissais guider mes envies, en cet après-midi d’été.

J’avais recouvert Noäm de farine, de la tête au pied. Je ne pus m’empêcher de pouffer, dès lors. Surtout lorsqu’il ajouta que j’avais mis le paquet pour me venger. Je laissai un sourire victorieux se greffer sur mon visage. « Je suis une femme ! » Dis-je pour seule défense. Ce n’était pas faux mais cela ne justifiait pas d’avoir tout balancé sur le pauvre adolescent. Néanmoins, je trouvais ça hilarant. Surtout en voyant sa tête. Pour me faire pardonner, toutefois, je pris possession de ses lèvres. Nos corps se collaient dangereusement et c’était plutôt agréable de me blottir contre lui. On avait l’air bien, ensemble. Et j’étais convaincue que nous ne faisions pas semblant. Il secoua la tête, laissant les flocons de farine virevolter dans l’espace réduit de nos deux êtres et je ne pus m’empêcher de ricaner, me moquant de lui et de sa pâleur inhabituelle. Il m’embrassa alors, à deux reprises, en spécifiant entre deux que j’avais mauvaise mine. Bien que les baisers me parurent extrêmement courts et que mon instinct m’en réclamait d’avantage, je me ravisai pour ne pas paraître trop « vorace ». Je souris, en haussant les épaules. « Je suis peut-être malade ! » Dis-je en posant mon index sur le bout de mon nez, prenant un air faussement pensif. Puis je me détendis, en riant légèrement. « Ou peut-être que mon petit-ami a eu la brillante idée de me souffler de la farine sur le visage. » Affirmai-je en penchant la tête, avant de rire encore une fois, de façon plus enfantine. J’étais émerveillée par la douceur qui se dégageait de son visage. Il était très beau, à mes yeux, et aussi inoffensif. Ca me fit du bien de ne pas me sentir « en danger » avec lui. J’avais l’impression que tout irait bien, désormais. Pour le taquiner, je lui ébouriffai les cheveux, ce qui accentua encore la fausse neige sur le sol de la maison. « Tu es aussi mignon qu’un sapin de Noël ! On dirait que tu es enneigé. » M’exclamai-je d’une voix joviale. Je pensai alors aux fêtes qui approchaient et à la magie de l’hiver. J’avais hâte de nous y voir, entourés de nos amis, avec des tasses de chocolat chaud devant la télévision, blottie contre lui. Oui, il n’y avait pas à dire : ce serait merveilleux. Je m’en réjouissais. N’était-ce pas un peu prématuré, dans le fond, de faire des plans sur la comète ? Puis zut ! J’avais le droit d’être rêveuse, pour une fois. « Mais je crois que tu vas avoir besoin d’une bonne douche. Et accessoirement de vêtements propres. » Lui lançai-je, en reprenant légèrement mon sérieux. Il ne pouvait décemment pas rester dans une tenue pareille. Et surtout, il allait falloir que je nettoie les dégâts de la tornade qui venait de passer dans le salon et la cuisine. Imaginer les autres voir cette scène me fit rire, intérieurement. Ce n’était pas tous les jours qu’une bataille de farine avait lieu. Je plongeai alors mon regard dans celui de Noäm et je l’embrassai à pleine bouche. Un baiser ardent, brûlant, où nos langues se mirent à danser ensemble, tandis que l’une de mes mains caressait son torse lentement. Ce n’est qu’à bout de souffle que j’acceptai de mettre fin à notre baiser. Une façon de lui rappeler qu’il ne devrait pas trop tarder sous la douche. « Tu connais la maison… » Murmurai-je avec un clin d’œil, avant de me détacher de lui avec peine. Je savais qu’il serait déraisonnable de prendre une douche avec lui. Surtout qu’il était plus jeune et peut-être pas expérimenté. Je ne me considérais pas comme telle ! Dans mon esprit, je n’avais fait l’amour qu’avec Sasha. Et Malone, mais je ne m’en souvenais pas vraiment. Est-ce que ma première fois comptait vraiment comme une grosse expérience ? J’en doutais sérieusement. Et puis, il fallait bien que je nettoie le fouillis qu’on avait mis ! Ca, c’était la bonne excuse pour calmer mes hormones de jeune femme en manque d’amour.

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MessageSujet: Re: Bored on a sunny Day - Devyn Ven 2 Oct - 15:30


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J’étais couvert de farine. Je venais de recevoir environ un paquet entier sur la tête. Je n’osais pas imaginer mon allure à cet instant. Je devais avoir les cheveux blancs, comme mon maillot qui avait changé de couleur. J’étais recouvert de la tête au pied. Je dégageais mon visage comme je le pouvais. Je levais les yeux au ciel lorsque Devyn lançait être une femme pour défense. Ok j’avais commencé et c’était plus ou moins ma faute. Mais tout de même ! Elle n’y était pas allée de main morte ! Heureusement elle savait se faire pardonner et se rapprochait de moi pour m’embrasser, serrant au passage son corps contre le mien. Une fois de plus, j’avais totalement oublié la farine et ne pensait qu’à ses lèvres. Elle me faisait tourner la tête. Sans aucun doute. Elle se mit à rire et à se moquer de moi. Je prenais un air choqué, secouais la tête avant de lui rendre ses compliments. Je l’embrassais entre temps. Elle avait mauvaise mine à cause de la farine. Sa blancheur m’aurait inquiété si je n’en étais pas responsable. Elle haussait les épaules en disant qu’elle était peut-être malade, puis elle émettait l’hypothèse que c’était l’idée de son petit ami. Mon cœur bondissait dans ma poitrine lorsqu’elle prononçait ses mots : petit ami. J’étais son petit ami. Pour de vrai. « Ce n’était pas une idée brillante. » Avouais-je. « Tu devrais m’en mettre sur mon visage. Pour que l’on soit à égalité… Oh attends… Déjà fait. » Je riais. Je me sentais bien à ses côtés. Je ne faisais pas semblant. Je passais ma main sur son visage. Je ne pouvais pas me lasser de la regarder. Je grimaçais lorsqu’elle m’ébouriffait les cheveux. Je toussais alors que de la farine s’engouffrait dans ma bouche. Maintenant j’étais comparé à un sapin de noël. « Euh la je t’avoue que je ne sais pas trop si je dois te remercier ou non. » C’était assez bizarre comme compliments. Mais ils étaient tous bons à prendre ! Devyn faisait un véritable constat : j’avais besoin d’une douche et de vêtements. Je levais les yeux au ciel et croisais les bras. « Je ne vois pas du tout pourquoi tu dis ça… » Je n’avais le temps de dire ou faire quoi que ce soit, que ses lèvres se posèrent à nouveau sur les miennes. Cette fois le baiser était ardent, comme un feu qui me dévorait de l’intérieur. Je devais me concentrer pour ne pas me laisser … Emporter par ce flot d’émotion. Ce baiser traduisait nos envies, nos désirs… L’une de ses mains se posait sur mon torse alors que je l’attirais encore plus contre moi. Nous mettions fin à ce baiser alors que nous étions à deux doigts de mourir d’asphyxie et que les choses ne s’emballent. Ce n’était pas raisonnable. Je hochais la tête à regret. « Oui. » répondais-je sobrement. Elle se détachait de moi Je lui tournais le dos. « Laisse. Je vais t’aider à ranger mais dans cet état, je risque de faire pire que mieux ! » Je filais jusque dans la chambre de Laze et la salle de bain le plus rapidement possible et surtout en essayant de disperser le moins de farine possible. J’attrapais un jean et un t-shirt avant de filer sous la douche. Une douche bien froide. Elle me faisait véritablement de l’effet. Je ne pouvais pas le nier. Je tentais de ne pas trop traîner. Je remettais mes idées en place. Je redescendais une fois sec. " Laze va finir par se douter que je suis la cause de la disparition de ses vêtements. Il va vraiment falloir que je ramène tout." Mon armoire était bien chargée... En voyant celle de mon frère je comprenais. C'était ça de faire quasiment la même taille !

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Bored on a sunny Day - Devyn Ven 9 Oct - 17:33

Devyn ∞ Noäm
« Ça peut être un soulagement d’arrêter de se cacher, de montrer aux autres qui on est vraiment. »
Pourquoi fallait-il toujours que les gens autour de moi aient l’air aussi sérieux ? Dans cette colocation, chaque membre avait grandi trop vite, paraît-il. Cela expliquait entre autre le départ de Grace, tombée enceinte de Malone ou celui d’Abbey, trop chagrinée par la mort de son frère – qui était mon petit-ami, je crois. Le plus frustrant, c’est que je ne pouvais pas tout comprendre. Des événements me semblaient trop obscurs pour que je les identifie clairement dans mon esprit. Ils jouaient à cache-cache dans un coin de ma tête. Aujourd’hui, je ne ressentais plus cette frustration. Les minutes défilaient en un temps record et je m’amusais avec Noäm comme si je retournais en arrière, à mes dix-sept ans. Cette fraîcheur me fit un bien fou. Rire aux éclats, cela ne m’arrivait pas souvent. Il me redonnait le goût de vivre un peu plus. Comme des rayons de soleil à travers les barreaux d’une prison. Oui, je me sentais bien avec lui. Était-ce si mal, alors ? Mes doutes se dissipaient de plus en plus. Moi aussi j’avais droit au bonheur ! Peu importe les ragots et les regards de travers.

Tandis qu’il filait sous la douche, je pris le temps de nettoyer notre bazar. Il voulait m’aider, avait-il dit, mais j’estimais que le plus gros des dégâts était de ma faute. Autant la réparer ! Armée d’un aspirateur, je fus suffisamment efficace pour terminer au moment même où il réapparut devant mes yeux. Je souris en le voyant, appuyant sur le bouton pour ranger la prise de l’appareil automatiquement. Puis je rangeai le tout dans la pièce laissée à cet effet – ce qui ressemblait plus à une armoire qu’une pièce entière. Il me parla de sa manie de piquer les affaires de son aîné. Je ne pus m’empêcher de ricaner. « Je suis persuadée que Laserian ne sait pas où passent ses vêtements la plupart du temps. » C’était sorti tout seul de ma bouche. Aussitôt, je me tournai vers Noäm et je rougis, gênée d’avoir eu de tels propos. Ce n’était pas dans mes habitudes de dénigrer quelqu’un – même si je désapprouvais son côté « briseur de cœurs ». Sans doute une dose de féminisme en moi ! Ou alors, j’espérais ne pas être qu’un numéro, moi aussi. Apparemment, j’avais suivi ce chemin avec Malone. Ca ne me ressemblait pas, dans le fond. Et je ne comprenais toujours pas d’avoir été désespérée au point de me contenter de « ça ». « Changeons de sujet ! » Lâchai-je en guise d’excuse, tout en secouant la tête. Je ne voulais absolument pas parler des conquêtes sans lendemain et des histoires d’amour dignes de « Roméo et Juliette ». Ce n’était pas réjouissant, comme perspective.

Je regardai autour de nous et je me mis à sourire, un peu bêtement. « Je crois que c’est raté pour les cookies. On n’a plus de farine. » Lui dis-je en haussant les épaules. Dans le genre, ça voulait dire « je ne sais pas pourquoi ». En réalité, c’était de ma faute. On pouvait espérer mettre au four les quelques malheureux survivants, mais il n’y aurait guère de quoi régaler nos estomacs affamés. « On commande une pizza ? » Demandai-je, essayant de rattraper ma bourde alimentaire, avec un sourire espiègle. « Sinon, si tu préfères le sucré, je dois avoir un pot de glace dans le congélateur. Normalement, c’est réservé en cas de rupture amoureuse. Mais on peut faire une entorse à la règle. » Dis-je en désignant le réfrigérateur qui contenait le fameux bac congelé, exprès pour les cas d’urgences. Subitement, mon idée de glace ne me parut guère bonne. On sait tous que c’est un fantasme que de jouer avec le froid et chaud en même temps. Bien que mes idées ne soient pas mal placées pour autant, j’essayais de voir uniquement le côté culinaire. D’autant que je devais véritablement grogner contre mes hormones. C’était préférable pour tout le monde ! Et je ne voulais pas brûler les étapes. Pas avec Noäm.

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MessageSujet: Re: Bored on a sunny Day - Devyn Sam 10 Oct - 22:43


bored on a sunny day
feat Devyn
Je rejoignais ma petite amie à la cuisine. Heureusement que Laze ne faisait pas trois tailles de plus que moi. Ces vêtements me sauvaient vraiment la vie. Il faudrait que je laisse quelques-uns des miens ici. En même temps qui aurait imaginé deux secondes que l’après-midi se déroulerait de cette manière ? Certainement pas moi ! La cuisine avait retrouvé son état normal. Je faisais une remarque sur les vêtements de Laserian et ne m’attendais pas vraiment à cette remarque de la part de Devyn. En même temps, elle n’avait pas tord ! Au contraire. Elle commençait à rougir alors que je ne pouvais m’empêcher de rire. « Tu n’as pas tord. » Mon frère collectionnait les filles. Pas moi. Bien que je lui enviais souvent son assurance, sa nonchalance. J’avais toujours été plus discret et renfermé. J’avais eu une vie particulière jusqu’à maintenant. Et pas vraiment l’occasion de faire les choses par moi-même. Je hochais rapidement la tête. Oh oui je ne voulais pas m’étendre sur le sujet. Pas avec Devyn. Elle se mit à rire en me disant que c’était raté pour les cookies. Nous avions un petit problème de farine. « Mince… Mais où est-elle passée ? Vraiment je ne sais pas. » Je posais mes mains sur mes hanches d’un air déconcerté un sourire moqueur sur le coin des lèvres. Je m’asseyais sur une des chaises de la cuisine et contemplais les quelques survivants. Il allait falloir trouver un plan B ! Nos esprits étaient connectés car elle proposait une pizza. Pourquoi pas…  Je plissais les yeux. La glace d’urgence. Genre il a des gens qui ont réellement des glaces d’urgence. « Et bien ! Vous êtes vraiment optimistes ici. » lançais-je amusé par cet info. « Je vote pour la pizza ! » Je voulais simplement passer un petit moment avec elle. Même si mon esprit avait tendance à … S’emballer. Devyn était un fantasme en quelques sortes, une grosse attirance déjà bien ancienne. Difficile de majorer ses mouvements et ses envies. « J’ai la carte si tu veux. » Oui les pizzas avec Sevan on connaissait. Je lançais donc le site sur mon portable. Alors qu’elle s’approchait, je passais mon bras autour de ses hanches, l’attirant contre moi. « Le plus dur c’est de faire son choix. » Je posais tendrement mon regard sur elle. Quelques secondes plus tard, ses lèvres étaient à nouveau collées au mienne. Je ne pouvais m’en défaire. Une véritable addiction.La porte de la colocation s’ouvrait. Je sursautais et en une fraction de secondes Devyn et moi étions séparés, à un bon mètre l’un de l’autre. Mon cœur battait la chamade dans ma poitrine. Qui venait de rentrer ? Aucune idée. La personne avait filé dans sa chambre. Je pariais sur un garçon, vu le pas lourd. Le petit moment en tête à tête était terminé.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Bored on a sunny Day - Devyn Jeu 22 Oct - 21:00

Devyn ∞ Noäm
« Ça peut être un soulagement d’arrêter de se cacher, de montrer aux autres qui on est vraiment. »
Avec Noäm, tout me paraissait simple. Fluide. Il n’y avait rien qui m’empêchait d’être heureuse, de rire envers et contre tout, malgré les regards inquisiteurs. Je savais pourtant que ce ne serait pas toujours aisé. On n’était encore que de jeunes adultes – lui-même pas, légalement parlant. Alors forcément, on serait critiqué. Hélas pour les mauvaises langues, je n’en avais plus rien à faire. Du moins, en ce moment précis. Parce que dès qu’il était à mes côtés, je me sentais incroyablement plus forte. Plus sereine. Et ça, c’était un sentiment puissant dont je ne voulais pas me défaire. Plus intense que n’importe quelle drogue du monde. Oui, Noäm Prior était devenu ma cocaïne personnelle. Et j’en redemandais, évidemment. Chaque minute me paraissait désormais importante. Vitale. Tout ça parce qu’il daignait poser ses yeux sur moi et que mon palpitant décidait de se manifester à chaque fois.

On parlait de nourriture – pour changer. A sa remarque sur l’optimisme de la colocation, je ne pus m’empêcher d’émettre un rire léger. « Je dirais qu’on est prévoyants ! » Dis-je en me tournant sur moi-même, comme une enfant, les mains dans le dos. A dire vrai, cette glace n’était pas là pour être jolie. Non. Souvent, elle fut dévorée par l’un ou l’autre des membres de la bâtisse. Il faut dire que chacun d’entre nous avait eu son lot de drames et de pertes. Au décès de Beatrix, je l’avais vue fondre à l’œil nu. Je crois qu’Adélaïde n’y était pas pour rien. Moi non plus, d’ailleurs. Sauf que contrairement à elle, je n’avais pas de souvenirs sur lesquels me lamenter. Juste un feeling dérangeant, qui me prenait les tripes dès que je songeais à notre petite cuisinière adorée. Elle me manquait, tous les jours. Heureusement, Noäm ne me laissa pas le temps de réfléchir trop longtemps et il me proposa d’ouvrir la carte, sur son application téléphonique. J’hochai la tête. « Volontiers. » Dès lors, je me collai contre lui pour regarder les différentes sortes. Il me prévint que ce ne serait pas facile de prendre une décision. Collée contre lui, j’aurais presque pu oublier que j’avais faim. Hélas, mes intestins firent un bruit suffisamment fort pour que j’entende ma raison : il fallait que j’ingurgite quelque chose. Je tâchai alors de me concentrer sur la tâche, qui s’avéra effectivement plus ardue que prévue. « Mmmh… Y’en a plusieurs qui me font envie ! C’est trop difficile de choisir. » Avouai-je, en sentant la salive dans ma bouche. Oui, j’étais gourmade. Et alors ? Je pouvais bien me le permettre ! D’ailleurs, une douceur particulière me fit envie. Les lèvres de Noäm rencontrèrent alors les miennes. Cependant, en entendant la porte s’ouvrir, nous fîmes un bond chacun de notre côté, surpris par cette arrivée imminente. Le colocataire ne nous vit pas et je ne distinguai pas duquel des garçons il s’agissait. Heureusement, nous ne fûmes pas démasqués. Je soupirai, soulagée. « Hum. » Lançai-je en le regardant, les joues en feu, tandis que la distance entre nous était d’un bon mètre – ce qui me dérangeait vraiment. « Je crois que le tête-à-tête est fini. » Lâchai-je, un peu dépitée. « Le problème, avec une colocation comme la nôtre, c’est qu’il y en a toujours un pour arriver quand il ne faut pas. » Avouai-je, en haussant les épaules. J’aimais mes amis. Ils étaient comme ma famille. Chacun d’entre eux avait son importance. A sa façon, cette colocation était mon seul point d’encrage assez réel pour me maintenir en vie. Sans eux, il n’y a aucun doute sur le fait que je serais devenue folle. Je regardai alors Noäm, mélancolique. « Je… Ca va être compliqué. Tu en es conscient ? Je veux dire… je ne suis pas une fille au caractère souple. Et j’ai une mauvaise mémoire… » Ajoutai-je, pour terminer ma complainte, avec un sourire amer. Pourtant, j’essayais de détendre l’atmosphère. Mon accident n’était un secret pour personne, pas plus que ma fâcheuse tendance à être caractérielle. Néanmoins, je voulais qu’il sache que ce ne serait pas rose tous les jours. Et pour affronter le futur, j’avais besoin d’un homme. Pas d’une amourette de passage avec un petit garçon. Non. Je voulais qu’il m’aime vraiment. Comme deux adultes. Avec les hauts et les bas que cela comportait.

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MessageSujet: Re: Bored on a sunny Day - Devyn Mar 27 Oct - 9:43


Je me sentais bien. Réellement. Avec  Devyn  j’avais l’impression que les choses allaient bien se passer. Ca ne pouvait pas être autrement. J’avais envie de découvrir ce que pouvait-nous apporter cette histoire, voir ce que l’avenir nous réservait. Mais j’étais des plus optimistes. Il y aurait certainement des moments difficiles ou moins joyeux. Mais à cet instant, j’avais l’impression que nous pouvions survivre à n’importe quoi. Notre première journée ou plutôt nos premières heures se passaient parfaitement bien. Je ne voulais pas que ca s’arrête. Jamais. Quitte à mourir de faim maintenant que les cookies n’étaient qu’un souvenir. Nous nous décidions pour manger une pizza… Le pot de glace ne me tentait pas outre mesure maintenant que je savais qu’il était réservé aux ruptures ou autres évènements peu réjouissants. Je ne voulais pas tenter le diable. J’ouvrais donc mon application et attirais Devyn contre moi. Le choix de la pizza m’importait peu. L’avoir à mes côtés me suffisait. Même si mon estomac ne tardait pas à rejoindre celui de ma petite amie. « On peut toujours en prendre plusieurs. » lui proposais-je très gourmand. Il existait de petites portions autant en profiter. Et je ne doutais pas un seul instant que les autres habitants de la coloc n’ingurgitent rapidement le reste de notre petit repas. Je tournais la tête vers Devyn et mon regard se posait sur mes lèvres. Une véritable drogue. Nous nous embrassions à nouveau passionnément. Seulement quelqu’un s’invitait à notre petit tête à tête en ouvrant la porte. Un fossé venait de se créer entre elle et moi, en quelques secondes. Mon cœur cherchait à sauter de ma poitrine alors que je tentais de distinguer le coupable. Ce dernier ne s’intéressait nullement à nous, fonçant vers les chambres. Devyn était rouge pivoine et moi j’avais baissé la tête comme un gamin qui avait fait une connerie. Autant dire que nous n’avions pas du tout l’air innocent. Je hochais la tête. « Oui. Je crois aussi. » Je ne pouvais m’empêcher de soupirer. Je ne savais pas quand nous aurions à nouveau l’occasion de nous retrouver seul, de profiter d’un moment ensemble. Comme la jeune femme le soulignait : la colocation n’était pas vraiment un endroit tranquille pour ce genre de chose. « Je crois comprendre… En même temps Sevan est très doué pour ça aussi. » Ce serait certainement difficile au départ. Devyn l’exprimait à nouveau. J’avais l’impression qu’elle lisait dans mes pensées. J’étais parfaitement conscient que je n’avais pas choisi la facilitée. Aimer une grande amie de mon frère, qui souffre d’amnésie… Pourtant je ne pouvais changer ma décision. Je refusais de faire marche arrière. J’avais un coup de cœur pour elle depuis bien trop longtemps. Chose que je me gardais bien de lui dire clairement. Pour ce qui était du caractère, le mien était assez souple. « Je sais. Mais c’est que je veux. Etre avec toi. » Je posais mes lèvres sur les siennes, très rapidement cette fois. Sait-on jamais. Mon téléphone se mit à sonner. Sevan. Qu’est ce que je disais… « je vais devoir y aller… Sevan est perdu sans moi » ironisais-je avant de laisser échapper un grand sourire. Pour le coup, je n’en avais vraiment pas envie. Je posais mes lèvres sur les siennes et rassemblais mes affaires. Une fois à l'extérieur je prenais une grande inspiration. Ma vie venait de changer du tout au tout !
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