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please be strong (teddy)

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy/Bianca
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Arabella Dot McCormack, Seren A. Vaughan et William T. Hardy.
TON AVATAR : Tim Minchin
TES CRÉDITS : avatar: James sing:Charney
TA DISPONIBILITE RP : méga disponible.
RAGOTS PARTAGÉS : 632
POINTS : 349
ARRIVÉE À TENBY : 31/01/2015


ÂGE DU PERSONNAGE : 41 ans (24 janvier)
CÔTÉ COEUR : assez grand pour tout le monde - sans attache
PROFESSION : propriétaire du Sugar Rush de retour aux études malgré son âge de grand-père de l'université
REPUTATION : L'excentrique confiseur dont les penchants pour la bouteille et la peur des calories en font un être encore plus bizarre, délègue à sa fille biologique sa boutique. Il semble avoir une idée derrière la tête avec sa réorientation professionnelle.



Wearing the inside out
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MessageSujet: Re: please be strong (teddy) Ven 3 Juil - 21:20

J’avais fini par avouer l’entièreté du mensonge qui avait constitué notre relation et pourtant je ne me sentais pas nécessairement vieux. Devant Grace, j’aurais voulu avoir cette même image que celle que je réussissais à entretenir de peine et de misère devant mon fils. Devant lui, je réussissais à me tenir droit et à lui donner l’encadrement dont il avait besoin la majorité du temps – il n’y avait qu’au moment du repas où Maggie avait sans doute l’impression d’être une mère monoparentale de deux enfants : sauf qu’un des deux gamins n’avait que cinq ans ce qui était pardonnable alors que moi, j’avais très honnêtement dépassé depuis longtemps l’âge de manger mon assiette en ayant la surveillance la plus complète d’un adulte plus responsable que moi. Dans le meilleur des mondes, quel que soit la situation à laquelle j’aurais été confronté, rien ne se serait vu. Dans le meilleur des mondes, j’aurais été capable de me tenir droit comme je le faisais devant mon fils devant ma fille. Jamais je n’aurais osé faire une telle chose devant mon fils que de me laisser m’effondrer de la sorte. J’aurais pourtant dû être heureux voire même soulagé de ne plus avoir à mentir sur les raisons pour laquelle j’avais toujours tenu à graviter près de son univers. À la place, je me sentais vide et complètement brisé par l’aveu que j’avais fait.

Après tout, j’étais loin d’être un homme qui convenait au cliché qu’elle avait sans doute voulu avoir comme père. Je n’avais jamais grandi assez de mon adolescence pour m’éloigner très loin du gamin de quinze ans qui s’était retrouvé complètement effondré quand ses parents lui avaient été enlevés. J’étais prisonnier d’un corps d’homme qui lui grandissait mais les problèmes que j’avais à affronter avec une force inouïe au quotidien étaient les mêmes que ceux de l’adolescent de quinze ans. J’aurais tellement aimé que je puisse en évoluer. Mais à la place, je me retrouvais à avoir une réaction complètement enfantine. Je me refermais comme une huitre devant la jeune femme. J’avais peur. Terriblement et horriblement peur de tout ce qui aurait pu se produire. Mes larmes chassés, j’étais occupé à ne pas perdre le contrôle miniature que j’avais retrouvé le contrôle sur ma vie. Je m’occupais à la détailler du regard de mon coin du sofa avec un œil attentif. Elle était belle… tellement et tellement belle ma fille. Et ses yeux… Ses yeux avaient une couleur si semblable à la mienne. « Oui, je vous aime quand même, Theodore. » Les mots me font un bien qui n’a pas de sens et ils me donne une force que je ne pensais plus nécessairement avoir. Les efforts que je fais sont souvent si minimes que je réalise que ce que je fais présentement est brave. Les responsabilités et moi nous n’avions pas tendance à bien nous entendre. Je souris doucement en la regardant le plus doucement possible : Je me retiens de lui demander si c’était vrai. Je pourrais très bien l’énerver à lui demander sans cesse des confirmations. Je l’avais vu avec ma femme de la même manière.

La conversation dériva délicatement vers cette famille parallèle que je m’étais fondé sans savoir qu’elle était une partie intégrante de ma petite famille à moi. Mon fils fut le premier à y toucher : « J’aimerais le connaître aussi… ». J’ai un premier sourire. Un de ces magnifiques sourires qui avait marqué tant de ses rencontres que l’on avait eu dans ma boutique de bonbons. Elle voulait vraiment le connaître et j’étais persuadé que mon fils voudrait aussi la connaître. Il voudrait connaître les sourires, sa naïveté, son énergie et tout ce qui faisait en sorte qu’elle serait une bonne personne, peu n’importe ce que moi j’avais fait comme erreur au courant de ma vie. « Il faut qu’il connaisse Mila aussi. Un jour. Après tout… C’est son oncle. » Mon regard se détourna lentement vers la petite fille dans son landau et j’eus un premier éclat de rire tout léger et à peine visible. Je pourrais peut-être même la garder. Si je faisais d’assez grand effort, ça paierait surement. J’eus un grand sourire qui avait l’air d’éclairer toute la pièce comme si c’était un éclat de soleil après une tempête qui était atterri dans ma tête. Un soulagement face à l’horreur que j’avais eu l’impression de traverser après que ma fille n’ait compris ce que notre relation représentait pour de vrai : « Il faudrait en effet. Je suis certain qu’il l’aimerait. Elle est adorable, tu sais. Je suis certain que tu l’étais encore plus à son âge. »

Des enfants, j’en aurais voulu quatre, cinq, six… mais on avait eu tellement de difficulté à faire une telle chose. On avait tenté l’aventure à de multiples reprises. Et la dernière fois avait été celle de trop… celle qui avait brisé quelque chose en Margaret. Ce fut d’ailleurs cette autre partie de ma vie que l’on aborda d’une toute petite voix : « Vous voulez dire… Qu’elle m’accepte ? Elle sait qui est ma mère ?! » J’hochais doucement la tête en la regardant avec une énergie que je n’avais pas pensé avoir avant cet instant précis. Elle avait sans doute l’habitude d’être jugée, c’était la seule chose que les gens dans ce village faisaient. Sauf que ma femme n’était pas comme ça… Je le savais très bien qu’elle n’était pas comme ça. Elle ne jugeait pas… ou du moins, elle ne m’avait jamais pas jugé à faire une telle chose : « Bien sûre qu’elle t’accepte… et je ne lui ai pas caché qui ta mère. ». J’ai souris encore en replaçant une longue mèche de cheveux derrière mes oreilles. « Elle était avec moi quand je suis revenu ici. Elle savait qu’il s’était passé un truc entre Aurore et moi sans que je lui dise. Maggie ne croit pas que c’est nécessairement la réputation de tes parents qui fait qui tu es. Elle ne m’aurait pas marié sinon… mes parents sont des taulards. Je suis loin d’être sous garanti et elle m’a choisi pour lui faire un enfant.»

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I am still not a Grown-up
When I grow up, I will be tall enough to reach the branches that I need to reach to climb the trees you get to climb when you're grown up. I will be smart enough to answer all the questions that you need to know the answers to before you're grown up.BY Solosand
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MessageSujet: Re: please be strong (teddy) Mer 8 Juil - 12:40

Grace n’a pas pleuré. Elle aurait pu, sous le choc. Mais elle ne l’a pas fait. C’est vrai qu’elle s’est un peu énervé. C’est compréhensible vu tout le mystère qu’il y a toujours eu autour de son père. On lui a toujours raconté tout un tas de conneries et son père lui-même n’a pas fait mieux avant aujourd’hui. Mais ça y est, elle sait tout. Le voile s’est levé, le mystère s’est envolé. Grace sait d’où elle vient précisément. Ça fait du bien. C’est peut-être pour ça qu’elle n’est pas en train de hurler ou de pleurer toutes les larmes de son corps : elle est soulagée. A vingt ans, Grace est complète. Elle est la fille d’Aurore et de Theodore, la mère de Mila. Elle a une famille, des cousins et des cousines. Elle est même la grande sœur d’un petit bout de chou nommé Tim. Ça va être sa priorité dorénavant : se frayer un chemin dans la vie du petit bonhomme. Maintenant qu’elle sait qui il est pour elle, il est hors de question qu’elle continue de passer à côté de sa vie. Elle veut tout savoir et Dieu sait qu’elle a des choses à rattraper. Mais ce n’est pas grave. On ne choisit pas toujours comment les choses se passent… Grace, Malone, et Mila en sont un très bon exemple. Dans le fond, Grace comprend déjà son père. Qui est-elle pour le juger ? Elle se souvient avoir paniqué quand Mila est venue au monde. Elle pensait même ne pas l’aimer, être dénuée de tout instinct maternel. Elle s’en sort bien finalement, elle a su se rattraper. Ce serait injuste de sa part de ne pas laisser Theodore se rattraper à son tour. Certes, il n’a fallu que quelques semaines à Grace pour se ressaisir. Theodore a mis vingt ans. La finalité reste la même : Grace a grandit sans père. Ça ne sert à rien de revenir là-dessus plus longtemps. Ils doivent aller de l’avant, ils ont du temps à rattraper. Grace sent le regard de Theodore sur elle, elle se demande à quoi il pense. Est-ce qu’il l’aime aussi ? Elle espère que oui. Ce n’est pas comme s’ils étaient deux inconnus l’un pour l’autre. Du plus loin qu’elle se souvienne, Theodore a toujours été dans sa vie. Pas comme un père devrait l’être, certes. Mais il était là quand même. Il s’est sûrement déjà attendri devant l’enfant que Grace était. Du coin de l’œil, il a suivi son évolution. Alors, oui, il doit sûrement l’aimer. C’est important. C’est même le principal. Grace a toujours eu l’impression d’indifférer Aurore. Maintenant qu’elle a un père, elle aurait du mal à encaisser qu’il se fiche d’elle aussi. Quoi qu’il en soit, Theodore semble se calmer. Il sourit même et Grace l’accompagne alors qu’elle raconte vouloir rencontrer son frère. Enfin, son demi-frère. Mais est-ce que c’est vraiment important, tout ça ? C’est déjà assez compliqué pour qu’on n’ait pas besoin en plus de s’embarrasser de tous les titres superflus qui vont avec. Tim est le petit frère de Grace et Mila est sa nièce. C’est bien plus simple comme ça ! D’ailleurs, Grace parle de faire se rencontrer l’oncle et la nièce et ça a l’air de réanimer un peu Theodore. Il sourit. Timidement d’abord et plus franchement ensuite. Il a carrément l’air tout heureux d’un coup. Comme sur un petit nuage. Elle ne sait pas vraiment ce qui lui traverse l’esprit mais Grace reste soulagée de le voir aller mieux. Le pauvre. « Oh non. C’est impossible… » Elle, plus adorable que Mila ? Grace a du mal à y croire. Mila est la chose la plus adorable qu’il lui ait jamais été donné de voir. Plus que ça en fait, elle est parfaite. D’ailleurs, Grace se lève pour aller voir la petite. Elle caresse l’arête de son nez, sourit. C’est un enchantement à elle-seule. Avec précaution, elle soulève le bébé et vient la blottir entre ses bras. Elle retourne ensuite sur le canapé, jouant du bout des doigts avec les petites mains de Mila. Grace n’en oublie pas pour autant d’écouter son père qui continue de raconter son histoire. Leur histoire ? Elle a un petit rire amusé quand Theodore affirme qu’il n’est pas sous garantie. C’est sûrement vrai. Elle ne doit pas l’être non plus. « Tout le monde raconte que quelque chose ne tourne pas rond chez moi. » Elle laisse échapper un soupir en haussant les épaules. Un peu tristement, elle continue : « Avec l’histoire de Demian maintenant, ça ne doit rien arranger. » Les gens avaient déjà été choqués de leur différence d’âge. Maintenant qu’on en sait un peu plus sur les actes criminels de Demian, ça doit bien jaser. Grace a toujours essayé de ne pas y prêter attention. Elle sait qui elle est, elle est bien plus que la fille de l’alcoolique du coin. Retrouvant son sourire, Grace tourne la tête vers Theodore. « Mais je m’en moque, en fait. Tout ce qui compte maintenant, c’est ma famille. » Mila, Theodore, Tim, la colocation et tous les autres… C’est tout ce qu’elle a de plus précieux et il n’y a que leur jugement qui compte. « Et vous êtes de ma famille maintenant, tous les deux. » qu’elle dit en faisant référence à Theodore et son jeune fils. « Si la mère de Tim est prête à me laisser entrer dans vos vies alors… Alors je serai heureuse de prendre ma place de fille… Et de grande sœur. » C’est ce qu’elle souhaite plus que tout désormais.
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MessageSujet: Re: please be strong (teddy) Dim 26 Juil - 6:50

J’aurais beaucoup donné pour avoir la chance de vivre la même chose avec Grace que j’avais eue avec Tim. La même chose que Grace vivait avec sa fille en ce moment. Assister avec émerveillement à tous les premiers moments de la vie de son enfant. C’était un des regrets avec lequel j’aurais toujours à composer. Peu n’importe ce qui se passerait, j’aurais besoin de donner à Grace toute l’attention dont elle avait besoin. Celle que je n’avais pas été en mesure de lui donner pendant un si long moment. Je ne pus m’empêcher de sourire en la voyant se préoccuper pour sa fille immobile et à demi-endormie. Bien qu’elle ait hérité de deux parents tous deux aussi peu adapté, elle s’en tirait mieux que ce que j’avais pu craindre. Devenir parent à son âge, j’aurais sans doute été inutile et incapable de le faire. Même à l’aube de la trentaine quand Maggie s’était mise à parler de gamins, j’avais eu de la difficulté à admettre que j’étais rendu à l’âge où c’était chose normale que d’avoir des enfants : j’avais de la misère à finir mon assiette alors affronter mon gamin en lui disant de faire une telle chose m’aurait semblé si peu probable. Sauf que ma vie maintenant était très différente… assez pour que je crois possible de construire une relation sans nécessairement être conventionnelle et semblable à celle d’un père à une fille… il y avait moyen que l’on aille à l’encontre de la volonté d’Aurore : nous serions une famille, sans elle. Et je finirais de reprendre le contrôle sur ma vie… Parce que Grace était belle comme un cœur et qu’elle en valait la peine. Je l’avais toujours su : la même chose que j’avais su face à mon fils – plus fort, plus beau et probablement plus en contrôle de sa personne que je ne l’avais jamais été.

Je souris en l’entendant commenté la beauté de sa fille :« Oh non. C’est impossible… » Quoi? Qu’elle soit plus jolie qu’elle? J’avais toujours pensé que mon fils était plus beau que moi. Même chose pour Grace. Et les deux fois, j’avais blâmé les gènes de leurs mères respectives. Dans leurs genres respectifs, mes deux femmes étaient ravissantes et j’avais de la difficulté à concevoir que l’homme que j’étais ait pu réellement contribuer à créer d’aussi belle chose. C’était peut-être bien parce que j’avais conscience que l’image dans le miroir n’était pas la bonne. Je souris en déclarant.« On pense tous que nos enfants sont beaucoup plus mignon que nous. Quoi que dans mon cas… je ne fais pas que le penser. Je le sais. » C’était peut-être un peu lèche-botte considérant que je m’adressais à un de mes enfants. Mais je m’en foutais. Je savais qu’elle était plus belle que moi. Qu’elle avait probablement survécu à plus que moi sans s’effondrer. Je n’étais pas certain que ça fasse de moi une mauvaise personne. Mais ça la rendait en son genre plus fort que moi. Plus brillante en un certain sens.

Je ne pouvais pas être autrement qu’attendri par l’image de Grace qui tenait Mila. J’avais tellement envie de lui demander de reprendre le poupon dans mes bras. Mais ce n’est pas à propos de Mila que l’histoire est. C’est davantage à propos de sa mère dont j’ai bousculée d’un coup sec par mon aveu absolument non-planifié. Notre relation qui commence à se bâtir sur des nouvelles bases plus saines qui passent par une confiance entre tous les deux. « Tout le monde raconte que quelque chose ne tourne pas rond chez moi. Avec l’histoire de Demian maintenant, ça ne doit rien arranger. Mais je m’en moque, en fait. Tout ce qui compte maintenant, c’est ma famille.» C’était particulièrement rassurant de voir qu’elle avait des valeurs à la bonne place. Bien sûr que j’en avais entendu parlé de toute l’histoire avec Demian et je m’étais dit que j’avais bien fait de me méfier lorsqu’elle m’avait annoncé avec des étoiles pleins les yeux qu’elle allait l’épouser. Je préférais l’entendre dire avec une certaine honnêteté : « Et vous êtes de ma famille maintenant, tous les deux. »

Un soulagement visible dans mes yeux brilla encore plus fort lorsque ma fille continua en affirmant : « Si la mère de Tim est prête à me laisser entrer dans vos vies alors… Alors je serai heureuse de prendre ma place de fille… Et de grande sœur. » Je souris de nouveaux. Un sourire franc et honnête, peut-être bien un des premiers que j’avais eu depuis un long moment. Il y avait beaucoup à dire mais si peu de temps. « C’est une bonne chose que je me foute aussi un peu de tous ce que les autres pensent alors. Parce que je crois qu’aux dernières rumeurs… je bois encore comme un trou. » J’eus un éclat de rire qui n’avait aucun sens. Sobre. Je l’étais. J’étais capable de l’être. Oh! J’avais des rechutes. Mais ne pas boire et éviter de rechuter c’était plus facile avec l’alcool qu’avec la nourriture. Je souris doucement en rajoutant : « T’inquiètes… je suis à deux mois de sobriété et c’était qu’une bouteille et j’ai regretté. »

Parmi les tas de défaut que j’avais, menteur ne figurait pas au palmarès. J’étais honnête avec elle. Au moins elle saurait exactement ce à quoi elle s’embarquait si je ne lui cachais pas que j’avais rechuté. Je dissimulerais par contre les raisons de cette rechute. Elle n’avait pas besoin de savoir que j’étais toujours en rechute partout quand mes parents remplissaient une demande de libération conditionnelle. Boire une bouteille aussi et la regretter ce n’était pas un crime. « Je suis content que tu aies d’aussi belles priorités dans ta vie, Grace. La famille c’est important et essentiel. » déclarais-je. Je ne sais pas où je serais si ce n’était pas d’elle d’ailleurs. Et je détestais déjà qu’un des membres soit triste alors que je vivais moi-même prisonnier de mon mal de vivre depuis si longtemps. Me rapprochant, je viens à mon tour placé mon doigt à côté de la petite main de Mila. Regardant ma fille, je répliquais doucement : « Je serais très honoré que tu veuilles bien entrer dans nos vies… il en est grand temps. »

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