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Is it just madness keeping us afloat ? Jean

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TON PSEUDO : weedy
TES DOUBLES : nate, ana-sofia, lizzie, deborah, jesse et yevgeniya
TON AVATAR : luke grimes
TES CRÉDITS : angel dust (avat) | penny (gif) | anaëlle + tumblr + lloyd (signat)
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POINTS : 2871
ARRIVÉE À TENBY : 16/11/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 31 yo (10.11.85)
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PROFESSION : mecano
REPUTATION : on croirait bien qu'il possède le charme des bad boy... allez comprendre. a moins qu'il soit devenu gigolo ? cela dit, plus il est loin, mieux je me porte.



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MessageSujet: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Jeu 16 Avr - 11:27

Come on and rescue me.
Yes I know, I can be wrong,
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Je ne devrais pas en être fier. Je ne devrais pas me réjouir d'avoir passé à tabac un mec déjà faible physiquement, mais bon sang qu'est-ce que ça fait du bien ! Je me retrouve des années en arrière, quand je n'étais qu'un sale gosse qui passait son temps à donner des coups pour le plaisir. J'adorais ce gosse là et il avait disparu le jour où il a commencé à recevoir des raclées sans raison. Ironie, quand tu nous tiens. Et lui là, en train de se balader tranquillement dans le rue... C'était une proie facile, trop facile et pourtant, ça n'a rien enlevé à cette satisfaction quasi orgasmique. Les coups sont partis rapidement et surement, si bien qu'il ne pouvait pas tous les éviter. Il a essayé au début, il faut bien le lui reconnaître ça : dans sa condition physique déplorable, il a quand même réussi à m'éclater l'arcade sourcilière, puis la lèvre. Mais on sait tous que ce ne sont que des blessures superficielles. C'est peut-être surprenant, mais sans aucune gravité. Des marques impressionnantes qui prouveront juste au reste du village que Penny Collins avait raison sur toute la ligne : je ne suis qu'un mec violent, menteur, hypocrite et pour fêter cette nouvelle réjouissante - à savoir, mon adversaire de toujours mis KO - je vais rendre visite à ma prétendue maitresse, ma partner in crime.
Ca fait des semaines qu'il faut que je lui parle. J'ai beau repousser l'échéance chaque jour, je sais que c'est le bon moment. A présent, je n'ai plus Savannah qui me prie de bien vouloir changer les couches d'Amelia-Rose au lieu de faire des sorties nocturnes alors autant en profiter. D'autant plus que cette rencontre est inévitable.  Ces échanges de textos trop vagues dans lesquels j'avais envie de tout lui raconter concernant la supercherie que nous avons monté avec Penny étaient sources de questions, mais il y avait toujours cette petite voix qui me retenait et qui m'empêchait d'aller plus loin dans mon récit. Et puis, comment expliquer à quelqu'un en 160 caractères qu'on vient de passer presque neuf mois à faire chanter une blondasse enceinte d'un ballon en mousse, tout ça pour améliorer sa réputation et ainsi pouvoir mieux abattre la fleuriste ? Non décidément, ce n'est pas quelque chose que l'on peut dire par téléphone. Mais me voilà, me dirigeant vers Greenhill Avenue pour lui expliquer tout cela de vive voix.
J'appréhende la réaction de l'écossaise, mais que faire d'autre ? Je préfère au final lui raconter toute la vérité, maintenant que cette histoire est terminée. Je préfère qu'elle sache que jamais je n'ai perdu de vue mon objectif premier : la détruire. Mais aussi que jamais, je ne serai assez débile pour foutre quelqu'un en cloque. Quoique... Un accident est si vite arrivé.
Sur le chemin, je ne peux réprimer ces petits rires euphoriques en pensant à ce que je viens de faire subir au détective Hardy. Il n'a eu que ce qu'il méritait, ça c'est certain. Maintenant, je devrais plutôt penser aux conséquences de mes actes, car s'en prendre à un officier de police n'est jamais bon... Surtout avec un casier judiciaire comme le mien, mais je m'en contrefiche. Et c'est peut-être ça le plus effrayant dans l'histoire. Je l'ai rué de coups et je l'ai laissé là, au milieu de l'avenue piétonne. J'ai beau courir vite, je ne pense pas que ce sera suffisant. Alors oui, autant tout déballer à Jean pendant que j'en ai encore le temps.
Pour une fois, la visite que je lui rends est plutôt civilisée. Il n'est pas très tard, le soleil commence tout juste à se coucher, et je frappe à la porte sans lui aboyer des horreurs pour qu'elle m'ouvre. Et elle le fait quand même. Elle ouvre la porte et malgré moi, j'explose de rire, encore trop heureux d'avoir refait le portrait à William Hardy.  
« Je sais ce que tu vas en penser. » Avoue-je en reprenant un peu de contenance. « Mais je t'avais dis que je le ferais. Et tu sais quoi ? Je viens de croiser Hardy. Et lui casser la gueule était encore plus jouissif que fumer ma première clope en tant qu'homme libre. »

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ÂGE DU PERSONNAGE : 29 ans
CÔTÉ COEUR : célibataire
PROFESSION : fleuriste
REPUTATION : Il paraît qu'elle aurait fait de la taule et qu'elle aurait été la complice d'Andrew Green. Sûrement qu'ils complotaient ensemble dans le dos de cette pauvre Penny Collins. Je savais que cette fleuriste était trop gentille et discrète pour ne pas avoir un lourd secret à cacher !



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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Dim 19 Avr - 22:32

Le soir commence à peine à tomber quand on frappe à la porte de Jean. Elle a passé l’après-midi cloitrée chez elle, comme trop souvent depuis que les rumeurs courent à son sujet ; elle sait ce qu’on dit d’elle dans son dos et certains n’hésitent pas à lui cracher au visage qu’elle n’est qu’une briseuse de ménage, une criminelle en puissance, et d’autres réjouissances. Plus d’une fois, la fleuriste a résisté à l’envie de répliquer, de leur clouer le bec une bonne fois pour toutes, mais elle sait que cela ne ferait qu’alimenter les potins des mauvaises langues, voire leur prouver qu’elle est trop instable pour la vie dans une communauté comme celle de Tenby. Alors, elle juge préférable de s’en exclure encore un peu plus, au moins le temps que tout se tasse. C’est à peine si elle a osé affronter le regard de ses rares amis et connaissances dans le coin, ne voulant pas découvrir ce qu’ils pensaient exactement du fait qu’elle avait fait un séjour en prison et du fait qu’elle leur avait menti sur pas mal de choses… Pendant quelques secondes, elle hésite même à aller ouvrir la porte mais se décide finalement à rejoindre l’entrée, une pointe d’appréhension au creux du ventre. C’est un visage tristement familier qu’elle découvre finalement sur son seuil : celui d’Andrew. Peut-être qu’elle aurait pu ressentir la colère habituelle qu’il fait naître en elle, plus encore depuis qu’elle le juge responsable (au moins en grande partie) de la situation actuelle. Sauf que le sang qui coule le long de sa joue la fige sur place un instant, le temps qu’il embraye sur un rire franc, qui ferait presque croire qu’il a perdu la tête. Aussitôt, la brune a un mauvais pressentiment et elle le détaille de haut en bas rapidement. Son regard s’attarde sur ses poings abimés, ses jointures ouvertes, le sang sur son tee-shirt et les mots du mécanicien ne font que confirmer sa crainte. Il a cassé la gueule d’Hardy. Et il le crie presque, pour que toute la rue, toute la ville, puisse le savoir. Anxieuse, Jean jette rapidement un œil sur les alentours, pour voir qui au juste a pu assister à cette brève scène. Mais, plutôt que de rechercher lesquels de ses voisins les observent depuis derrière leurs rideaux ou leur haie, elle préfère abréger le spectacle en attrapant Andrew par le bras pour l’attirer à l’intérieur, refermer la porte en hâte derrière lui. Ce n’est qu’une fois qu’il est dans l’entrée que l’Ecossaise réalise pleinement ce qu’il s’est passé. Il a tabassé un flic. Dans quel état l’a-t-il même laissé ? Est-ce que des gens l’ont vu ? Dans quel genre de problèmes s’est-il encore fourré ? Les a-t-il encore fourrés ? Les questions la font rapidement enrager et c’est contre le principal concerné qu’elle se retourne, le repoussant vers la porte d’un bref coup à l’épaule. Rien de quoi le faire souffrir mais cela a au moins le mérite de lui signifier qu’elle ne compte pas l’accueillir les bras ouverts.

« Hardy ? Sérieusement ?! » crache-t-elle finalement. « C’est un putain de flic, Andrew. Tu réalises les emmerdes que tu risques d’avoir… ? » lâche-t-elle, une pointe d’inquiétude dans les yeux qui disparaît alors qu’elle précise : « Et que tu risques de m’attirer en débarquant ici, la gueule en sang et en criant tes exploits partout… »

Déjà, elle s’éloigne en pestant ouvertement. Elle s’attend presque à ce que les maigres effectifs de police du coin débarquent en masse ici pour embarquer Andrew, l’interroger, elle, questionner les voisins… Bref, fouiller la merde comme ils savent si bien le faire. Elle avait l’habitude de s’en ficher avant, quand elle n’essayait pas désespérément de rentrer dans le cadre, d’être cette personne respectable qu’on ne lui avait jamais appris à être. Elle aurait sûrement ri avec le Britannique de son exploit avant de le fêter d’une quelconque manière. Alors qu’elle arpente la pièce nerveusement, une part d’elle la méprise de réagir ainsi, de rechercher l’approbation de gens qu’elle supporte à peine et même, de s’en faire pour ce sale poulet. Alors, elle se force à s’arrêter pour faire face à son invité, les bras croisés sur sa poitrine. Après quelques secondes, elle rend son verdict sans une once de douceur :

« Tu ressembles à rien, la gueule en sang. Je vais voir ce que j’peux faire… »

D’un signe de la tête, elle l’invite à la suivre jusqu’à la salle de bain, part à la recherche de la trousse de secours puis revient vers lui. Elle le fait s’asseoir sur le rebord de la baignoire, tourner un peu plus la tête vers la lumière pour inspecter son arcade ouverte et entreprend de la nettoyer tout en lui demandant doucement :

« Tu m’as pas dit pourquoi t’es là… ? »

Elle doute qu’après leurs derniers échanges, Andrew ait pu décider de venir se vanter juste parce qu’il a tabassé du flic. Peut-être qu’il y a autre chose ? Ou peut-être qu’elle place bien trop d’espoir dans le mécanicien et le fait qu’il puisse avoir un semblant de bon sens ou de conscience.

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Dernière édition par Jean McKinnon le Jeu 2 Juil - 0:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Lun 20 Avr - 22:52

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Elle me tire à l'intérieur et une seconde j'ai envie de lui demander pourquoi. Pourquoi m'attirer à l'intérieur ? Ce n'est pas comme si nous étions encore obligés de nous cacher. Tout le monde sait ce que nous avons fait : que ce soit de la taule ou des choses pas franchement catholiques dans le dos de Penny. Mais je n'appose aucune résistance et j'entre dans la maison de l'écossaise sans broncher. Comment le pourrais-je ? Je reste bien trop euphorique pour pouvoir être en colère contre quoi que ce soit. Je viens de me défouler sur le meilleur punching-bag qui puisse exister sur cette misérable Terre, alors je n'ai aucune raison de ne pas être jovial. C'est étrange d'ailleurs… Cette sensation de légèreté et de bien-être qui suit cette altercation. Comme si toute ma vie, il m'aurait suffit de frapper ce flic pour me sentir un peu mieux.
Profitons de cette légèreté avant que les conséquences de mes actes ne me rattrapent, ne m'abattent, ne me foudroient.
Mais ce n'est pas parce que Siobhan me laisse entrer dans sa demeure qu'elle compte être tendre avec moi : elle me pousse contre la porte d'un coup sur l'épaule et je ne peux m'empêcher de sourire alors que je suis plaqué en arrière. Tout ce qu'elle fait peut faire, tout ce qu'elle peut dire, ne pourra détruire cette plénitude que j'ai atteint.  
Evidemment, elle n'arrive pas à se réjouir de la nouvelle. Trop mesurée et trop terre-à-terre pour profiter de ce moment où je lui annonce que j'ai accompli ma promesse et que je m'en suis finalement pris à celui qui à détruit nos vies, il y a maintenant huit ans de ça. Il nous a pourri alors que nous n'étions que des gosses un peu cons et trop inconscients.
« Non, je réalise pas. Et j'ai pas envie d'y penser. Tu devrais pas non plus d'ailleurs. Tu devrais plutôt te dire qu'il n'a que ce qu'il mérite. » Réponds-je sur un ton bien plus calme que le sien, pour une fois.
Je m'esclaffe à nouveau, mais je suis vite stoppé par une douleur au niveau de la mâchoire. Il semblerait que le poing d'Hardy venu exploser ma lèvre ait fait plus de dégâts que je ne pensais - ou alors, c'est simplement ma mandibule qui n'est pas habituée à s'articuler autant en éclats de rire. Je suis la fleuriste quand elle s'éloigne et me dégage de l'entrée, mais je m'arrête quand je la vois aussitôt faire les cent pas.
« Stresse pas. T'as rien fait, toi. »
J'hausse les épaules, un peu perdu devant la nervosité apparente de la brune. Puis, elle se retourne, l'air toujours aussi mécontente, me flatte sur mon apparence déglinguée puis m'invite à la suivre dans la salle de bain. Pièce encore inconnue à mes yeux. Je fronce les sourcils, mais m'exécute tout de même quand elle me demande de m'asseoir. Elle semble prendre la tâche à coeur et je la laisse faire sans piper mot. Elle observe d'abord, se rapproche pour le faire correctement, puis nettoie le sang qui a eu le temps de sécher quand je courrais pour me rendre ici. Elle appuie et me fait même pousser un soupir de douleur que j'aurais préféré réprimer. Je déglutis, encore une réaction que j'aurais préféré éviter dans cette posture et après un moment de silence à la limite du gênant, je reprends en me raclant la gorge.
« Tu sais… T'es pas obligée de faire ça… » souffle-je, cassant ce moment qui était rythmé par nos respirations respectives.
A sa question, je ne sais plus vraiment comment réagir. Je suis venu pour avouer mes fautes, mais aussi pour lui dire toute la vérité concernant ce qui me liait à la blonde. Pourtant, ça sonnait bien mieux dans ma tête quand j'étais encore habité par toute cette adrénaline. Là, j'ai juste le sentiment que si je lui avoue tout, Jean risque de me transpercer l'épaule avec le ciseau miniature qui traîne dans sa trousse de secours. Je ne suis pas sûr de vouloir prendre ce risque, mais je sais que je ne peux pas rester là, sans rien dire. Pas après notre dernière dispute. Pas après ce que Penny nous a fait vivre.
Je redresse la tête et d'une main, je prends celle de Jean pour la repousser. Si elle veut vraiment savoir la raison de ma venue, il faut qu'elle m'écoute entièrement. Je me mords l'intérieur de la joue, oubliant un moment la douleur puis je relève les yeux vers l'écossaise. La regarder, comme ça, alors qu'elle me surplombe rend les choses encore plus difficiles et j'ai l'impression d'être un enfant avouant sa faute à sa mère.
« Il fallait que je te parle. Concernant Penny… Je ne sais même pas par où commencer, en fait. » Je déglutis. « Je… Rien n'était vrai. »

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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Lun 25 Mai - 3:08

Andrew est hilare lorsqu’il débarque chez elle et la nervosité, l’agressivité ou les arguments de Jean ne parviennent pas à le faire redescendre sur terre. Son rire irrite un peu plus les nerfs de la fleuriste, à chaque fois qu’il s’élève dans les airs, si bien qu’elle se retrouve à pester contre lui. Qu’est-ce qu’il espérait en même temps ? Qu’en paradant ainsi après avoir cassé la gueule de Hardy, elle l’accueille en héros ? Sans doute… Et peut-être que la jeune femme qu’elle a été, huit ans auparavant, l’aurait fait ; elle lui aurait sans doute déjà sauté au cou, pour le plaquer contre la porte sans plus de délicatesse mais avec une intention bien différente… Pour la première fois depuis le retour du brun dans sa vie, l’Ecossaise se surprend à regretter cette époque, celle où tout était naturel entre eux, et pas entaché par sa trahison. Finalement, il tente de la rassurer et elle prend sur elle pour se faire une raison ; elle n’a rien fait. Du moins, pas aujourd’hui, et pas depuis huit longues années. Sa dette à la société, la gamine immature qu’elle était l’a payée, et au prix fort. Pourtant, ni le mécanicien ni, semble-t-il, une grande partie des bonnes gens du coin ne semblent de cet avis. Après avoir essuyé la colère et en plus de savoir qu’elle devra souffrir de la vengeance d’Andrew encore et encore, Jean doit à présent essuyer la méfiance ou les attaques plus ou moins directes de la population locale. En quelques jours, la fréquentation de sa boutique a chuté, certains habitués font mine de ne plus la reconnaître et elle a surpris plusieurs fois quelques commentaires sur sa dangerosité potentielle ou à propos de cette pauvre Penny Collins. Au final, c’est un peu de tout cela qui explique l’accueil cinglant qu’Andrew a reçu en frappant à sa porte. Mais, elle a beau lui en vouloir, chercher à le rendre responsable de la situation, elle sait que l’avoir vendu aux flics la rend, en un sens, redevable. Et puis, ils sont dans le même bateau : ce qu’elle a pu entendre à son sujet n’est pas glorieux non plus. Ils devraient se soutenir. Alors, non sans avoir encore râlé au préalable, elle finit par lui proposer son aide et l’entraine jusqu’à la salle de bains pour s’occuper de ses blessures.

Rapidement, elle l’assoit sur le rebord de la baignoire, allume la lumière pour voir plus clairement ses blessures et les examine d’un air concentré avant de chercher dans la trousse de secours de quoi s’en occuper. D’un geste assuré mais sans faire forcément preuve de douceur, elle commence à nettoyer la plaie à l’arcade du mécanicien. Il soupire en grimaçant mais il en faut plus pour stopper Jean ; elle ne tire pourtant aucune satisfaction à savoir qu’il souffre, contrairement à ce qu’elle aurait cru. Lorsque la voix de son ancien amant s’élève, ses yeux glissent un instant à la rencontre des siens avant de retourner se poser sur la plaie qu’elle finit de désinfecter. Elle voudrait bien réussir à lui sourire mais abandonne bien rapidement pour simplement hausser les épaules doucement et lui assurer :

« C’est rien. J’allais pas te laisser dans cet état… »
lance-t-elle avec un maigre sourire, presque taquin, malgré sa voix un peu étranglée.

Le silence retombe aussitôt. Dans d’autres circonstances, il aurait pu être gênant et, sans doute que quelques semaines plus tôt, Jean aurait préféré crever que d’envisager une telle scène. Pourtant, elle est bien là, à s’occuper de celui qui lui a juré de ruiner sa vie. Une question s’immisce rapidement en elle, la taraude tant et si bien qu’elle finit par la laisser s’échapper. Elle ne peut pas croire qu’Andrew ait atterri ici juste pour se vanter, et encore moins par hasard. Il n’est jamais venu la voir sans raison et, malgré son hilarité initiale, à la limite de la folie passagère, la fleuriste soupçonne que sa visite soit, là encore, calculée. Les mots formulés, elle se redresse pour abandonner la gaze sur le rebord du lavabo, croise son regard un instant alors qu’elle le surplombe avant de détourner son attention pour fouiller dans la trousse de secours, à la recherche de quoi panser la blessure. Elle trouve rapidement les petites bandes qu’elle cherchait et entreprend d’en décoller une première pour la positionner comme il faut sur la plaie, afin de l’aider à cicatriser en ramenant les bords amochés l’un vers l’autre. Sauf que les paroles d’Andrew la coupent en plein mouvement. Le cœur figé dans sa poitrine, Jean tente de prendre pleine mesure de ce qu’il vient de dire. Penny. Rien n’était vrai… Comment ça rien n’était vrai ?! Elle secoue la tête, et, même si elle est certaine d’avoir bien entendu, le premier mot qu’elle parvient à articuler est un simple :

« Pardon ?! »

Cela sonne presque comme un cri, lorsque le son rebondit sur le carrelage environnant mais Jean le réalise à peine. Déjà, les pires hypothèses se précipitent dans son esprit, parasitent son imagination. Finalement, elle n’en peut plus. Il faut qu’elle sache et elle ne l’apprendra que de la bouche du principal concerné. Elle voudrait se montrer menaçante pour le dissuader de se défiler mais elle parvient simplement à reculer d’un pas et, les mains aussi tremblantes que sa voix, elle lui demande :

« Comment ça rien n’était vrai ? Ça veut dire quoi, ça ? » Incertaine, elle se pince les lèvres puis s’entend prononcer : « Ce gosse, il était pas de toi, c’est ça ?! »

Bien malgré elle, l’Ecossaise sent le malaise la ronger, monter de son estomac jusqu’à sa gorge. Elle peine à bouger, se sent accrochée toute entière aux lèvres d’Andrew, alors qu’elle devine instinctivement que ce qu’il est venu lui avouer pourra changer bien des choses.

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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Lun 8 Juin - 22:53

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« Merci »
Jean décide de me soigner alors que je lui assure que ce n'est pas nécessaire, mais je la laisse faire, même si j'ai l'impression de ne pas mériter l'attention qu'elle me porte. Ce n'est pas comme si elle m'avait accueilli avec un sourire, donc c'est plus qu'étonnant qu'elle se préoccupe de mon état, mais même si je ne le lui dis rien, j'apprécie cet élan soudain de générosité à mon égard. Plus elle s'occupe de mes plaies et plus j'ai l'impression d'aimer cette sensation que procure le fait d'être aider par quelqu'un d'autre. Possiblement dû au fait de n'avoir presque jamais fait confiance aux autres, et  aussi à cette vie de solitude que j'ai voulu m'infliger en refusant d'obéir aux ordres et aux critères de la société. Alors pour une fois j'ai l'impression d'être en position de faiblesse face à la fleuriste, ce qui me perturbe d'autant plus quand je sais ce que je vais avoir à lui annoncer d'ici peu. Evidemment, la brune risque de se demander le but concret de ma venue.
Je sais depuis un moment déjà que je ne peux plus garder toute cette histoire pour moi, surtout depuis que le plan est tombé à l'eau et que je risque de devoir faire table rase si je veux mettre Penny à l'amende. Et en effet, la question tombe et je reste muet quelques seconde, cherchant la meilleure façon de lui dire que toute cette relation – du début à la fin – (sauf si on ne prend pas en compte la rupture qui n'était pas consentie) n'était qu'une putain de mise en scène. Alors je lance la bombe : rien n'était vrai. C'est évasif et ça ne lui apporte aucune réponse, je le sais bien, mais je ne trouve pas mieux pour introduire la chose. Comment l'introduire autrement ? En lui disant directement que j'ai choisi de jouer – subir – cette mascarade uniquement pour la détruire, elle, et qu'au final nous sommes tombés tous les deux parce que je n'ai pas su réagir assez vite par rapport à la blondasse ? Non. C'est trop froid. Trop brutal. Et autant la brutalité ne m'a jamais dérangé, aujourd'hui je veux faire les choses différemment.
Rien n'était vrai : & la réponse de Jean est automatique. Elle ne comprend pas, devient comme confuse et recule d'un pas, se met presque à trembler. Contre toute attente, je m'en veux de la mettre dans cet état et je n'ose même pas imaginer sa réaction quand je lui aurai expliqué le fin fond de l'histoire. Je me pince les lèvres et lui prend ses mains tremblantes juste deux secondes après m'être relevé. Je déglutis et j'ai la gorge douloureuse sans vraiment en connaître la raison : le fait d'avoir trop crié sur ce flic ou les mots coincés juste là qui ne veulent pas sortir ? Je la lâche, regarde tout autour de moi avant de replonger dans ses iris douces et je poursuis avec une bombe un peu plus concrète. Je secoue la tête d'abord. Non,  je n'étais pas le géniteur de ce môme.
« Non, le gosse n'était pas le mien. »  Je soupire. Ca, elle aurait pu s'en douter vu comme notre relation avec Penny est sortie de nul part. Mais là suite… Elle ne s'en doute pas le moins du monde. « En fait, c'était... compliqué Penny et moi. Je… je ne l'ai jamais touché et elle, elle n'a jamais été enceinte. »
Je ne sais pas si je dois en dire plus ou lui laisser le temps de digérer la nouvelle. Car même si je ne lui ai même pas raconter le quart de l'histoire, je suppose que c'est déjà pas mal à avaler. Les changements sont considérables, mais en fait, je ne peux pas m'arrêter maintenant, pas à ce stade, pas alors que l'écossaise doit encore se poser tout un tas de questions sur ce qui m'unissait à la Collins si ce n'était pas une relation amoureuse ou physique.
« Je n'ai jamais trompé Penny avec toi parce que je n'ai jamais été en couple avec elle. C'était juste une histoire de… chantage. »

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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Mer 17 Juin - 23:53

Finalement, Andrew n’est pas venu chez elle dans le but de parader, et encore moins de célébrer le passage à tabac du détective inspecteur Hardy. Avec le recul, Jean aurait préféré que la raison de sa présence ici soit aussi futile, et ce, malgré toutes les emmerdes qu’elle aurait pu lui apporter. Le mécanicien, pourtant, n’a pas encore ouvert la bouche mais elle le connait trop bien. Il suffit de le regarder, avec son air soudainement trop sérieux, trop sombre, pour comprendre que ce qu’il a à lui annoncer n’a rien d’une bonne nouvelle. Aisément, elle devine qu’il redoute sa réaction et, plutôt que de s’en énerver, elle sent un malaise sourd monter en elle, proche de la panique. Tout le monde sait qu’elle a fait de la taule suite à un braquage, qu’elle l’a caché et qu’elle a couché avec son ancien complice, alors en couple avec une femme enceinte. Aux yeux d’un bon paquet de gens, dans le coin, elle n’est rien de plus qu’une criminelle, menteuse et briseuse de ménage. Qu’est-ce qu’on pourrait encore dire de pire sur elle ? Les révélations en public de la blondasse d’Andrew ont saccagé la petite vie bien tranquille qu’elle s’est échinée à construire ici ; oh, bien sûr, elle n’a jamais été très en vue, c’est à peine si on se souvenait de son prénom. Mais elle ne s’est jamais plainte de cette tranquillité, guère plus de la solitude dans laquelle elle s’est enfoncée. A présent que tout le monde connaît son nom pour pouvoir discuter d’elle sans mal, que son commerce commence à pâtir de sa réputation amochée, elle imagine difficilement ce qui pourrait encore être chamboulé dans son existence.

Andrew, toutefois, a toujours su la surprendre et son instinct lui souffle qu’il va le faire à nouveau. Le problème, c’est que les surprises du brun sont rarement des bonnes nouvelles. Peut-être que l’Ecossaise devrait essayer de deviner ce que sa révélation initiale peut cacher ; elle retente même ce coup, qu’elle a balancé sur la plage, en lui crachant ce qu’elle a cru comprendre depuis longtemps. Le gosse de Penny, cette paternité qu’il a assumée sur le tard, c’était bien trop gros pour être vrai. Mais son cerveau semble sur pause, incapable de réfléchir plus loin. Elle ne peut que regarder Andrew se relever, attendre ce coup qu’il va finalement lui asséner. C’est encore pire que cette fois où elle l’a retrouvé dans sa boutique, plus d’un an auparavant, quand elle se demandait s’il venait mettre sa fameuse menace à exécution et comment, exactement, il comptait s’y prendre pour la crever. Cette fois-ci, le Londonien va jusqu’à lui attraper les mains, quelques secondes à peine, mais c’est suffisant pour qu’elle sente un frisson désagréable lui parcourir l’échine. On dirait qu’il va m’annoncer que je suis mourante, qu’elle pense vaguement alors que le regard de l’homme fuit déjà, préférant balayer les alentours un instant. Finalement, il reporte son attention sur elle et trouve le courage de se lancer. Il commence par l’évidence mais Jean se détend un peu face à sa révélation ; cet enfant n’a jamais été le sien. Egoïstement, elle est soulagée de savoir que cette Penny ne portait pas un être constitué en partie de l’ADN de celui qui a fait battre son cœur. Elle ne compte pas le laisser s’en sortir aussi facilement toutefois : son soupire montre bien qu’il a autre chose sur la conscience. Aussi l’incite-t-elle à poursuivre en fronçant les sourcils, puis encore un peu plus lorsqu’il continue à parler. De ses aveux, c’est encore le mensonge de Penny, cette grossesse apparemment feinte, qui interpelle le plus Jean. Elle va pour ouvrir la bouche mais se retient de justesse, préférant laisser Andrew dire ce qu’il a à dire plutôt que de l’interrompre et lui donner, peut-être, une raison de se défiler. A nouveau, elle tique sur le mot chantage. Une fausse grossesse, un faux couple, du chantage ; c’est encore un peu trop décousu pour l’orpheline. Mais à sa grande surprise, elle reste extraordinairement calme face à toutes ces vérités qu’il lui révèle. Sûrement parce qu’elle accuse le coup. Elle réalise qu’elle a détourné le regard d’Andrew, préférant fixer un point quelconque au sol. Elle s’éloigne rapidement pour trouver appui sur le mur et réussit enfin à aligner un tant soit peu ses pensées.

« Raconte-moi. Tout. Et en détails. » énonce-t-elle succinctement.

Sa voix est hachée, sa gorge nouée pour elle ne sait trop quelle raison. Elle n’a pas la force de poser des questions précises, de creuser sur ces histoires de chantage et de fausse grossesse. L’image d’ensemble est encore trop floue. Et puis, c’est à Andrew de raconter cette histoire qu’il semble avoir monté de toutes pièces avec la serveuse, pas à elle de devoir en retracer les contours. Ses iris verts ne lâchent pas le visage du mécanicien, comme si elle le défendait de se défiler, à présent qu’il avait entamé ses révélations.

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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Sam 20 Juin - 1:22

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« C'est une histoire tordue, Siobhan… Vraiment. »
Je préfère prévenir même si elle se doute grâce à mes petites explications déjà commencées que cette histoire n'a ni queue ni tête. Alors je compte profiter du calme de l'écossaise - ou de son abattement - pour lui faire le récit complet de ce que nous avons créé, Penny et moi. Avant de me lancer, j'essaye de regarder la fleuriste, comme pour me donner un certain courage, comme si son simple regard allait me soumettre à mettre cartes sur table et à tout lui dévoiler, comme si elle pouvait faire pression sur moi, ou comme si j'avais besoin d'un encouragement pour poursuivre. Et le voilà, le contact visuel dont j'ai besoin pour expier mes pêchés.

Je commence : et le début de l'histoire se joue avec une barmaid : Addie, qui prenait ses appels privés sur son lieu de travail et qui avait une conversation bien étrange et interessante sur les façons de rendre une grossesse croyable. Je passe les détails à Jean, mais je lui fait comprendre que c'est cette même Addie qui, sans le vouloir, m'a offert cette piste sur Penny que je n'avais jusque là jamais rencontré. Et c'est à ce moment là que les choses intéressantes ont commencées. Que la pente glissante s'est activée. La première rencontre avec Penny. Les insultes, les gifles, les menaces et enfin : le chantage. Je ne sais pas pourquoi elle fait croire qu'elle est enceinte, mais je compte bien m'en servir à mon avantage pour me faire apprécier. Quoi de mieux que de devenir le petit-ami et futur père de l'enfant de la brave Penny Collins, cette serveuse bénévole dans les associations caritatives de la région que tout le monde adore. Et le pire, c'est que ce petit jeu fonctionnait. Je m'en sortais. Je devenais quelqu'un. Quelqu'un que je détestais, mais quelqu'un qui pourrait éventuellement avoir un impact, ne serait-ce que minime, sur les rumeurs du village. Alors on a commencé à vivre ensemble, pendant des mois. De longs mois, pénibles et étouffants, mais il fallait bien que l'histoire se tienne. Et tout le monde y croyait, non ? Mais les choses étaient tellement bien entamées qu'on a décidé de faire croire à cette grossesse jusqu'au bout. On a même fait croire qu'elle était née, cette foutue gamine. Je passe le moment sur la cérémonie en l'honneur de la défunte Cassie sous silence. Pas besoin de raconter à Jean que pendant cette journée j'avais passé mon temps à me bidonner à l'écart avec Alane qui était elle aussi dans la combine. Je suis déjà en train de signer mon arrêt de mort alors je n'en rajoute pas concernant les détails trop superflus et trop calculateurs. Et enfin, je termine en lui avouant la fin que j'avais espéré : un genre de séparation à l'amiable. Les parents détruits par cette perte , les parents qui ne peuvent plus vivre ensemble, trop dévastés par ce chagrin qui les accable depuis des semaines voire des mois. Ainsi, j'aurais pu garder les gens de mon côté. Ainsi, j'aurais pu… Mais Penny a tout ruiné. Elle s'est montrée maligne pour une fois et a demandé des informations à Hardy. Cet enfoiré les lui a donné, et visiblement elle détenait également des informations sur ce flic qui auraient pu le faire tomber. Alors oui, il lui a donné ce qu'elle voulait : tout ce qu'il avait sur moi, sur nous, sur le braquage. Sur tout. Et c'est comme ça que Penny a pu nous faire couler aussi profond.

J'achève l'histoire en lui faisant comprendre que je n'ai que répulsion et mépris pour la Collins qui continue à vivre sa petite vie paisiblement dans Tenby alors qu'en vérité elle n'est qu'une vermine de bas étage.
« Mais t'es intelligente, Shiv, tu sais que si j'ai fait ça, si j'ai joué à ce putain de jeu malsain avec Penny ce n'était pas pour m'amuser, mais bien pour un but précis. »
Je voulais ta peau. Je voulais te heurter. Je voulais que tu souffres autant que j'ai souffert quand tu m'as trahi. Je soupire longuement, éreinté par ces révélations et je m'appuie contre le mur en face de la brune bien que je sois incapable de soutenir son regard pour rendre le coup de grâce
« Je voulais tenir ma promesse de te faire du mal. »
Cette promesse que j'ai faite il y a huit ans, fou de rage et que j'ai réitéré il y a encore un an. Je ne me fais pas d'illusion sur la réaction qu'aura la jeune femme une fois que le choc sera passé et qu'elle aura compris jusqu'où j'ai été capable d'aller dans le simple but de lui nuire.
Le regard désolé, je relève les yeux vers elle et découragé par la tombe que j'ai creusé moi-même, j'achève sur ce qui me parait être la seule chose intelligente de la soirée (hormis avoir fracassé William Hardy.)
« Je sais pas si j'y suis arrivé. Mais j'aurais pas dû. »

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REPUTATION : Il paraît qu'elle aurait fait de la taule et qu'elle aurait été la complice d'Andrew Green. Sûrement qu'ils complotaient ensemble dans le dos de cette pauvre Penny Collins. Je savais que cette fleuriste était trop gentille et discrète pour ne pas avoir un lourd secret à cacher !



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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Jeu 2 Juil - 0:24

Jean ne bronche pas à la mise en garde d’Andrew. C’est à peine si elle hoche la tête, comme pour lui signifier qu’elle a bien enregistré l’information. Ou plutôt, la confirmation de ce que ce qu’il lui a révélé un peu plus tôt laisse présager. Une histoire tordue ? Au final, s’attendait-elle à autre chose ? On parle d’Andrew et elle. Entre leurs errements de jeunesse qui les ont conduits en prison, puis cette relation étrange qui continue à les unir, à mi-chemin entre une haine féroce et un semblant d’attachement qui subsiste, est-ce qu’il y a encore quoique ce soit de normal entre eux ? Et même, est-ce qu’il a jamais été question de ça ?! Mais la fleuriste ne réplique rien de tout cela, elle en est bien incapable. Peut-être qu’elle sent que le moment est crucial, et craint qu’un mot de travers fasse changer le brun d’avis. Ou peut-être qu’elle a juste peur de découvrir à quel point cette histoire est tordue, parce que cela montrerait jusqu’où il a été prêt à aller pour la détruire, éclairerait sur toute l’ampleur de la rage qu’elle éveille en lui. Parce qu’au fond, ces conneries de chantage et de fausse grossesse n’ont été motivées que par une seule raison, la même qui a poussé le Londonien à s’enterrer au fin fond du Pays de Galles. L’orpheline en est pleinement consciente et, malgré son cœur battant à tout rompre dans sa cage thoracique, elle se sait déterminée à tout entendre, du début à la fin. Alors, elle croise les bras contre sa poitrine, les traits tendus par cette appréhension qui grandit malgré tout en elle et s’efforce de garder l’avantage en toisant silencieusement le mécanicien. Brièvement, leurs yeux se rencontrent et cela suffit à délier la langue d’Andrew.

Patiemment, Jean l’écoute dérouler son histoire. Au départ, elle se perd un peu dans le récit à propos de la barmaid, qui refilait des conseils pour prétendre être enceinte. Puis Penny rentre en scène, alors qu’il lui explique qu’il a saisi l’occasion de la faire chanter lorsqu’il a découvert son secret. Il va même jusqu’à lui décrire la première rencontre, au cours de laquelle il a imposé sa loi à la demoiselle adorée par toutes les bonnes gens de Tenby. Rapidement, elle comprend qu’il s’est attribué le rôle du père pour gagner la confiance et la sympathie des habitants du coin, le tout pour mieux pouvoir la détruire, elle, le moment venu. Il ne le dit pas mais l’Ecossaise le devine aisément et cette conviction la rend nauséeuse. Etrangement, pourtant, elle ne sent pas la colère monter. Elle ne cherche aucunement à répliquer, à le questionner, préférant ne pas l’interrompre. Mais malgré ses efforts, l’ex taularde ne peut retenir une grimace de dégoût passer sur son visage lorsqu’il lui confirme que c’est bien Hardy qui les a vendus à cette maudite blondasse. Cette saleté de flic n’aura fait, au final, que la décevoir chaque fois un peu plus. Tant pis si Penny Collins a réussi à le faire chanter lui aussi : il aurait dû se la boucler, point final. Si leurs erreurs de jeunesse les ont conduits au trou – la brune accepte ce fait volontiers – c’est bien l’égoïsme de l’enquêteur qui leur fait vivre aujourd’hui une deuxième sentence, bien plus sournoise, cette fois-ci. Sûrement qu’il a bien mérité sa raclée, tout compte fait… Sauf que Jean connaît bien la chanson : c’est sur eux que toutes les emmerdes vont retomber, d’une manière ou d’une autre.

Finalement, avec l’intervention du cher Détective Inspecteur Hardy, la boucle est bouclée ; Andrew ne s’attarde pas sur les révélations en fanfare de Penny, sous forme de rupture en plein restaurant bondé. La fleuriste en a eu quelques échos mais reste curieuse quant au contenu de l’échange. De ce qu’elle a compris, la serveuse a joué à la petite-amie trompée par un homme fourbe et violent. Ils sont plus d’un à affirmer que le jeune Green est dangereux. Et forcément, s’il l’est, celle qui a commis ce fameux crime avec lui ne peut que l’être également. Si cette logique implacable file volontiers la gerbe à l’ancienne délinquante, elle ne peut s’empêcher de comprendre ces pauvres gens. Il y a cette lueur malsaine au fond du regard du brun quand il est question de celle qui a exposé son lourd secret. Jean devine sans mal qu’il la hait, farouchement, de tout son être. Sa gorge se serre lorsqu’elle réalise qu’autrefois, ce genre de sentiments destructeurs lui étaient adressés, que ses yeux lui promettaient sa destruction, à elle. Si elle n’envie nullement la place de la Collins, Jean réalise qu’elle n’est pas pour autant rassurée à l’idée de ne plus être la cible des envies de vengeance, quasi meurtrières, du mécanicien. Mal à l’aise (sans trop savoir pourquoi), elle peine d’abord à assimiler la suite des aveux d’Andrew. Puis elle comprend qu’il lui explique ce qu’elle a déjà deviné depuis trop longtemps et se retient de lui rire au nez. Peut-être que dans d’autres circonstances, elle aurait pu se permettre ce genre de réponse, à la limite de la provocation. Mais il pousse sa confession plus loin encore et, pour la première fois depuis qu’elle le connaît, émet ce qui ressemble à des regrets. Il y a quelques jours encore, peut-être même quelques heures auparavant, elle l’aurait envoyé sur les roses sans sourciller, au diable ses remords ! Sauf qu’elle ne parvient pas à s’y résoudre ; la seule idée de le repousser lui paraît insurmontable. Elle tente quand même de faire bonne figure alors qu’elle hausse les épaules :

« La belle affaire. C’est trop tard pour revenir en arrière. » ironise-t-elle.

Elle lui jette un regard noir avant de détourner brièvement la tête. La fleuriste est bien trop fière pour lui préciser que son petit jeu avec Penny, cette grossesse à laquelle elle a cru malgré tout, a bien eu l’effet escompté sur elle. Et puis, aujourd’hui, les révélations de la serveuse ont complètement sabordé ses maigres efforts pour s’intégrer au sein de la communauté – comprendre, évoluer dans son coin sans rien demander à personne. D’une certaine manière, Andrew a bel et bien eu sa vengeance tant désirée, sauf qu’il n’a pas été le bourreau mais une victime. Est-ce qu’être la cible des rumeurs du coin devrait les rapprocher ? Faire front ensemble, se soutenir du mieux qu’ils le pourraient : l’attitude est d’une logique imparable. Pourtant, Jean peine encore à envisager cette hypothèse. La seule chose qu’elle leur voit en commun à présent, ce sont leurs ennemis : la soi-disant ex du brun, et le prétendu flic qui les a jetés sous le train. Et c’est peut-être bien le désir de leur rendre la monnaie de leur pièce qui retient Jean d’exploser face à Andrew :

« Et tu vas faire quoi, maintenant ? Après avoir tabassé un flic, tu vas continuer sur ta lancée et aller la menacer chez elle avec une batte de baseball ? Ce serait vraiment la meilleure chose à faire pour achever de passer pour le fou furieux du coin… »

Déjà, elle se rend compte qu’elle peste bien trop à l’encontre du mécanicien. Elle soupire donc, décroise les bras de sa poitrine alors qu’elle se décolle du mur contre lequel elle a trouvé refuge. Ses pas la portent vers le lavabo et le contenu éparpillé de sa trousse de secours. Elle range quelques instruments avant de revenir porter son attention sur son invité pour lui demander :

« Sérieusement, c’est quoi ton plan, maintenant ? T’as bien un truc contre elle, non ? Parce que crois-moi, cette blondasse va payer. » lâche-t-elle, résolue.

A nouveau, ses yeux plein de colère s’attardent un instant sur Andrew. Si elle pouvait, elle lui ferait regretter aussi de s’être embarqué là-dedans. Sauf que ses raisons à lui ont un semblant de légitimité pour la fleuriste. Elle l’a trahi, il a mérité sa vengeance. Mais Penny, elle, ne mérite que le retour de bâton qui lui est dû. Reste juste à savoir s’ils pourront planifier ça ensemble, ou non. Coopérer n’a jamais été leur fort, après tout, même quand ils vivaient d’amour et d’eau fraîche, à l’aube de leurs vingt ans.

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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Ven 3 Juil - 15:39

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Je ne sais pas pourquoi je raconte toute cette histoire sordide à la brune, mais c'est vrai que mes priorités ont changés à présent et nuire à Jean n'est plus d'actualité. Tout ce que Penny a révélé a fait assez de dégâts comme ça et faire du mal à celle qui autrefois fut celle que j'aimais n'a plus d'intérêts. L'arroseur arrosé, c'est clairement ce qu'il s'est passé avec la Collins et aujourd’hui je paye les frais de mes actions parce que je dois m'aplatir et faire fi de la honte qui m'envahit quand je déballe toute l'histoire qui a duré quasiment un an avec la galloise. Mais comprend-elle seulement à quel point cette ville a pu me changer ? Jamais je n'aurais pensé tomber dans ces plans foireux, dans les combines des langues de vipères, jamais je n'aurais cru devenir ce genre d'individu qui joue la comédie pour se faire apprécier des autres et pour se faire intégrer à une communauté… Pas après tout ce que j'ai dû vivre à l'ombre. Mais il a fallu que j'arrive ici comme une fleur et que déjà on me prête une relation avec mon colocataire. Quel jeu vicieux… Et dire que je m'y suis prêté avec empressement parce que j'ai cru y voir la solution que je cherchais pour ma vengeance. Je m'attends à être foudroyé sur place par la colère de l'écossaise, mais rien. Elle m'écoute patiemment et n'a pas l'air de devenir folle de rage. Toutefois, je remarque ce rictus de dégoût familier quand j'explique la position d'Hardy dans tout ce micmac. Sa réaction me fait sourire alors que je ne devrais pas, mais au point où j'en suis, je ne le réprime même pas. C'est satisfaisant voire libérateur de savoir qu'il nous reste des ennemis en commun et qu'elle n'a jamais cessé de maudire ce détective qui a détruit la vie des gamins que nous étions à l'époque. Oui, c'est étonnant comme ma haine passe de la brune à la blonde, mais comme toujours une partie - la plus grosse partie - fut restée braqué sur le policier.
Je me demande ce que Jean pense de tout ça, ce qu'elle pense de moi et surtout du fait que si j'ai joué ce rôle de gigolo pendant des mois, c'était pour l'atteindre elle et personne d'autre. Toutefois, je ne suis pas suicidaire au point d'oser la provoquer du regard pour savoir le fond de ses pensées. Je sais simplement qu'elle me connaît mieux que quiconque et même qu'avec elle je n'ai pas à réduire le terrible accent londonien que je garde depuis l'adolescence. Je sais qu'elle avait des doutes sur le supposé enfant, ou du moins sur ma paternité car elle me l'avait clairement fait comprendre le jour où elle m'avait rendu visite au garage automobile. Maintenant qu'elle sait toute la vérité, elle préfère ironiser et c'est tout à son honneur. A sa place, je serais devenu fou de rage, j'aurais voulu la tuer, mais on sait bien qu'elle a plus de retenue que moi. On sait bien qu'au final, elle est même plus forte que moi sous bien des aspects.
Jean n'est pas autant en colère que je l'aurais pensé, mais elle ne prend pas non plus la nouvelle avec un sourire aux lèvres, au contraire. Elle rationalise, faut croire et elle reprend d'un ton acerbe, mais pas aussi acharné qu'à l'accoutumée. J'essaye de soutenir son regard, ses yeux foncés et envoûtants qui voudraient volontiers me torturer, mais elle se détourne et je fixe le carrelage de la salle de bain quand elle aboie déjà, posant des questions auxquelles je n'ai aucune idée de comment répondre. Menacer Penny, l'idée est terriblement alléchante, mais je doute qu'elle puisse m'aider à me sortir de la galère dans laquelle je me suis fourré. Non, il vaut mieux que j'évite tout contact avec la blonde jusqu'à ce que je sois calmé, jusqu'à ce que je sois sûr de parvenir à me maîtriser en sa présence et de ne pas me servir de son corps comme d'un punching-bag comme je viens de le faire avec William. Je secoue la tête à cette idée. Jean a raison, je ne peux pas aller menacer Penny sinon je signe mon arrêt de mort dans la ville, surtout que je ne sais pas jusqu'où l'altercation pourrait aller. Il suffit de voir l'influence qu'a la blonde dans l'enceinte de la bourgade pour savoir que ce n'est pas une bonne idée de s'attaquer à elle. Pourtant qu'est-ce que j'en ai envie…
« J'sais pas ce que je vais faire. Mais je crois que pour le bien de tout le monde, c'est mieux que je ne croise plus jamais sa face de rat. »
Je réponds sur le même ton que Jean, emporté par l'énervement et surtout par la honte de devoir m'exposer ainsi devant elle. Jusqu'à la fin, j'avais pensé que j'arriverai à la mettre plus bas que terre, mais jamais que je ferais partie des dommages collatéraux. Et ça, je ne suis pas prêt de pouvoir me le pardonner.
Elle me demande mon plan, s'intéresse finalement un moyen de détruire la Collins, mais à regret, je vais devoir lui avouer que je n'ai rien contre elle, qu'une telle fin n'avait jamais été envisagé et que je vais probablement avoir besoin d'aide si je veux lui rendre la monnaie de sa pièce. Je secoue la tête une nouvelle fois, désemparé.
« Non… J'ai rien contre elle. A part le fait qu'elle n'ait jamais été enceinte, mais c'est ma parole contre la sienne et à ton avis, qui est-ce que les gens vont croire ? »
La question est rhétorique. Moi-même je serais plus enclin à croire Penny qu'à croire ma propre version des faits tellement elle est tordue. Je me gratte la nuque silencieusement en cherchant un angle d'attaque pour nuire à Penny. Cela dit, j'ai dû apprendre à connaître la Collins un peu mieux à force de vivre à ses côtés et je peux faire part de mes découvertes à mon ex petite-amie, histoire qu'elle sache à qui elle veut s'en prendre. Je m'assoie de nouveau sur le rebord de la baignoire, et me lance dans un soupire.
« Tu ne t'en es peut-être pas rendue compte, mais cette fille a un coeur de pierre. Elle n'arrive même pas à s'attacher à sa propre famille… Tu l'aurais vu avec son cousin… C'est une perfectionniste et elle est tellement manipulatrice. Elle… »
Je suis incapable de continuer, totalement dégoûté par le personnage. Je relève les yeux sur la fleuriste, espérant qu'elle comprenne quelle genre de femme elle est. Je me mords la lèvre et dois me rendre à l'évidence. Je n'ose même pas regarder la brune, trop mal à l'aise et coupable de nous avoir mis dans une telle situation.
« Je veux lui faire payer ce qu'elle a fait… Mais j'aurais besoin de toi. »
Tout seul, je n'y arriverai pas. Et c'est dégueulasse d'oser te demander ça. Me servir d'une pour nuire à l'autre et me servir de l'autre pour nuire à la première. Je m'enfonce de jour en jour.

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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Dim 9 Aoû - 1:41

Bien sûr, Jean pourrait diriger sa colère contre Andrew, comme elle l’a toujours fait lors de leurs précédents face à face. Mais plutôt que de s’en prendre à son ex, elle préfère enrager contre celle qui a exposé leur secret, les jetant tous deux en pâture aux commères du coin. Au fond, ce n’est pas tant le fait qu’on connaisse à présent son passé peu reluisant qui fait fulminer la brune, mais plus celui d’avoir été considérée comme un dommage collatéral. Elle s’est toujours tenue loin de cette foutue Penny Collins : qu’elle ait choisi de se venger du mécanicien parce qu’il l’a fait chanter passe encore, mais qu’elle la jette sous le train avec lui, simplement pour donner plus de relief à son personnage de petite-amie bafouée met la fleuriste hors d’elle. Déjà, elle se tourne vers Andrew, oublie instantanément l’enfer qu’il a pu lui faire subir tout comme ses promesses de vengeance ; elle n’a plus qu’une chose en tête et c’est celle de rendre la monnaie de sa pièce à cette blondasse. Aveuglée par ce désir sourd de vengeance, Jean réalise à peine qu’elle amorce un premier pas pour s’allier avec le Londonien. Il lui suffirait de prendre un minimum de recul pour réaliser le ridicule de la situation : s’il s’est retrouvé piégé par la serveuse, c’est parce qu’il l’a bien voulu, qu’il a joué avec le feu juste pour espérer atteindre celle qu’il a promis de crever. Il a bien cherché ce qu’il lui arrive et se montrer charitable n’a jamais fait partie des qualités de l’Ecossaise. Sauf qu’elle n’envisage pas tant de venir en aide à Andrew, juste d’enterrer celle qui a fait l’erreur de la sous-estimer. Avec une logique implacable, elle réfléchit à une contre-attaque, les associant sans même le réaliser. La brune tombe toutefois de haut lorsque l’ancien délinquant l’informe qu’il n’a absolument rien contre celle qu’il a fait chanter. L’espace d’un instant, la brune se fige sur place, un peu sonnée. Elle peine à ne pas simplement rire au nez du mécanicien ou, pire, à le maudire directement de ne pas avoir assuré un minimum ses arrières. Sauf que c’était à prévoir ; bien sûr que la si parfaite Penny ne se serait pas risquée à créer un scandale si Andrew avait de quoi la faire tomber deux jours plus tard. Jean s’efforce donc de prendre sur elle et peste ouvertement en croisant les bras sur sa poitrine. Son regard accompagne froidement l’homme lorsqu’il regagne le rebord de la baignoire. Elle a oublié les relents de sympathie que panser ses plaies lui a inspiré, un peu plus tôt – en fait, on dirait que cette scène s’est passé il y a plusieurs jours déjà. Patiemment, elle l’écoute cracher sur la demoiselle avec qui il a prétendu être en couple, se retenant de lui dire de se la boucler tout simplement ; elle n’en a rien à ficher que cette fille soit une garce manipulatrice. Loin d’admirer le personnage, l’orpheline a surtout l’impression qu’elle sera encore plus difficile à atteindre. Ou plutôt, que la seule manière de la toucher, c’est en l’attaquant directement, et frontalement. Si la seule chose qui compte pour Penny Collins, c’est elle-même et son image de la voisine parfaite, Jean se fera un plaisir de la détruire. Reste que, si une stratégie commence à se dessiner dans la tête de la fleuriste, elle n’a pas franchement envie d’y inclure Andrew. Et le fait qu’il lui demande son aide lui fait soudainement réaliser quelque chose : elle peut tourner la situation à son avantage. Reste qu’elle n’a aucune envie d’être utilisée par son ex ; elle n’est pas une pièce de son plan, elle veut en être l’instigatrice. Alors, elle ironise rapidement :

« Ouais ? Et c’est quoi ton plan ? Me mettre enceinte et jouer au parfait petit couple pour te racheter une réputation ? Oh non, attends, tu l’as déjà fait ça… Sauf que t’as même pas mis ta blonde en cloque ! Et que, pire encore, t’as été suffisamment stupide pour croire que tu t’en sortirais indemne ! »

Sans qu’elle l’ait vraiment voulu, le ton monte déjà. Un peu plus et elle se serait retrouvée à crier purement et simplement. Mais Jean stoppe un instant son flot de paroles, le temps de souffler lourdement. Cela ne sert à rien de sauter à la gorge d'Andrew, tente-t-elle de se persuader. Mais, si elle accepte raisonnablement que s’en prendre à lui ne ferait rien d’autre que la défouler, elle peine tout de même à les imaginer collaborer pour s’attaquer à Penny. Même lorsque tout allait bien entre eux, ils ont toujours eu le don de se prendre le bec lorsqu’il a été question de s’organiser ou de monter quelque chose de concret. Le désastre qui les a conduits en taule, au final, n’était que prévisible.

« Tu dis que t’as besoin de moi ? Mais pour faire quoi, au juste ? Tu viens de le dire toi-même, t’as aucune idée de ce que tu vas faire… » peste-t-elle sèchement, tout contre le mur face à lui. « Si t’espères qu’on la détruise ensemble, cette blondasse, on va le faire à ma manière et c’est pas discutable. » lâche-t-elle en s’avançant vers lui, comme pour donner plus de poids à ses propos. « Et une fois qu’on en a fini avec cette blondasse, je veux plus rien avoir à faire avec toi. J’te dois plus rien, même pas cette foutue vengeance que j’ai cru que je te devais. » achève-t-elle, acide.

Il n’a même pas été fichu de la mettre en œuvre de lui-même. Pire, il l’a offerte sur un plateau à celle qu’il faisait chanter, simplement parce qu’il a relâché la pression au mauvais moment. Il ne mérite plus le droit de faire de sa vie un enfer, d’être cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête, de souffler le froid et le chaud sur son existence. Plus que tout, Jean veut le rayer définitivement de sa vie ; elle ne veut plus laisser Andrew Green, sa personne ou son fantôme, avoir une telle influence sur son quotidien. Elle ne sait trop ce qui a éveillé cette certitude en elle mais, pour la première fois depuis leur rencontre, l’Ecossaise estime mériter mieux que l’existence misérable à laquelle ils se sont condamnés.

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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Jeu 20 Aoû - 18:00

Come on and rescue me.
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A chaque seconde qui passe, je me rends compte du ridicule de la situation. Je n'aurais pas pu trouver plus risible pour tenter de mettre un nouveau plan en marche. Je le comprends maintenant et je m'en veux de baisser la tête en tendant le bâton, attendant de me faire battre. Et Jean, ne se gêne pas vraiment pour ça. Même si elle reste relativement calme, elle ne perd pas plus de temps avant d'ironiser, de se jouer de la situation et de m'insulter. J'inspire longuement, prêt à rétorquer que je ne suis pas stupide, mais ce serait l'hôpital qui se fou de la charité. J'ai en effet été stupide, insouciant et trop imprudent quand je m'en suis pris à la Collins. Si j'avais la situation bien en main au début de notre prétendue relation, les choses ont commencé à se corser à force de vivre ensemble, et puis… Il a fallu qu'elle trouve ces foutues informations. Qu'Hardy lui file ces foutues informations sur nos passés criminels. Je me mords la lèvre avec vigueur pour ne pas répliquer, oubliant momentanément la douleur des coups infligés par le détective et la blessure qui en a découlé. Alors à peine quelques secondes plus tard, je me retrouve à me lever du rebord de la baignoire sur lequel j'étais assis pour me diriger vers le lavabo et cracher le sang qui s'est frayé son chemin hors de la blessure. Ce goût métallique dans la bouche est tout ce qu'il y a de plus désagréable, surtout quand je pense que c'est ce flic qui en est la cause, mais j'essaye de penser à la façon dont je l'ai laissé pour me conforter et me dire qu'il doit souffrir bien plus que moi.
J'ai envie de crier à Jean de se la fermer, que ce n'est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie, que je sais bien que je me suis fait avoir comme un débutant par la Galloise, mais il faut croire que la sournoiserie n'a pas de limite et que Penny est vraiment douée à ce petit jeu. Et avoir Jean qui se fait amère et qui ironise en m'insultant me fait regretté d'être venu. Si j'avais envie de me faire castrer, je me serais carrément rendu chez les flics après avoir défoncé la tronche de William.
Je n'aurais pas dû raconter toute l'histoire à Jean. Une nouvelle preuve de cette faiblesse qui me ronge. J'ai pas été capable de m'en sortir tout seul et à présent je cours demander de l'aide, supplier pour de l'aide, auprès de celle qui ne voudra jamais m'assister.
J'enchaîne les mauvaises décisions. Peut-être que les coups de William ont fait plus de dégâts qu'il n'y parait. Je me suis mis à nu et bien que je comprenne la réaction de Jean devant mes aveux, j'aurais dû me douter qu'elle ne serait pas prête à m'aider. Je crache une nouvelle fois dans le lavabo, me faisant violence pour ne pas l'insulter à mon tour alors que je me redresse.

Finalement, Jean n'a pas l'air réticente à l'idée de détruire Penny, mais elle instaure ses règles et aussitôt qu'elle les énonce, je secoue la tête par réflexe. Pas possible. Hors de question que j'accepte. Secouer la tête me donne aussitôt des maux de tête agrémentés d'un léger vertige et je m'adosse au mur le plus proche pour ne pas que cette faiblesse se remarque. Il faudrait être fou pour accepter un tel deal et si je fais de terribles choix dernièrement, je ne suis pas sûr d'être prêt à faire celui là. Puis elle s'avance, reprend, et je la regarde en soutenant son regard, cette fois.
Elle croit vraiment que je vais lui laisser m'enlever la dernière part d'espoir qu'il me reste ? Tout est déjà foutu, certes, mais je ne suis pas prêt à me défaire de cette emprise que je peux avoir sur elle. Non. No way.
« T'fais chier! »
Que je lâche finalement en secouant la tête une nouvelle fois et en me rendant à l'évidence : je ne peux rien faire sans elle, alors peut-être que je n'ai pas le choix que de me plier à sa volonté. Si chacune de mes phalanges ne me faisait pas souffrir, j'aurais probablement taper dans le mur pour faire comprendre à Jean que si je suis d'accord avec ses conditions, ce n'est pas par gaité de coeur, bien au contraire.
Le vertige est passé depuis quelques secondes, alors je m'avance d'un pas vers la brune à mon tour, pas heureux de cet "arrangement" qui vient de se créer, alors je l'avertis.
« Mais rêve pas, tant qu'on vit les deux là, t'en auras jamais terminé avec moi. »
C'est pas comme si on pouvait s'ignorer dans une bourgade comme celle-là. Fatigué et surtout contrarié par ce qui vient de se passer, je fonce devant elle sans même la regarder, bien décidé à prendre la porte.

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REPUTATION : Il paraît qu'elle aurait fait de la taule et qu'elle aurait été la complice d'Andrew Green. Sûrement qu'ils complotaient ensemble dans le dos de cette pauvre Penny Collins. Je savais que cette fleuriste était trop gentille et discrète pour ne pas avoir un lourd secret à cacher !



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MessageSujet: Re: Is it just madness keeping us afloat ? Jean Lun 28 Sep - 0:31

Rapidement, Jean passe à l’offensive et, sur un ton ironique, elle reproche à Andrew son manque de jugeote. Sans doute que les circonstances auraient plutôt dû l’inciter à amorcer une réconciliation avec son ex mais la brune est bien incapable d’envisager passer l’éponge sur leurs différends. Elle est bien trop fière pour courber l’échine, même lorsque c’est dans son intérêt. Et c’est cette même fierté qui la pousse à prendre le mécanicien de haut plutôt que de se montrer un peu plus maligne que cela. Elle remarque bien entendu que sa réaction ne fait que titiller les nerfs du Londonien ; et ce constat n’est pas pour lui déplaire. Elle est ravie de le faire sortir de ses gonds. Ce genre d’attitude puérile ne les mènera sûrement nulle part mais elle s’en contrefiche. Elle prend juste un plaisir malsain à voir les traits d’Andrew se déformer sous la rage qu’elle éveille en lui. La fleuriste le laisse volontiers passer pour accéder au lavabo dans lequel il crache sans gêne. Quand il se redresse pour lui adresser un regard assassin, Jean sent que l’instant est crucial. Ou elle continue à l’attaquer, au risque de perdre totalement son sang-froid et laisser le ton monter, ou bien elle se reprend pour élaborer un minimum de plan ensemble. Bien que la première option soit la plus tentante et la plus facile à mettre en œuvre, l’Ecossaise prend sur elle pour laisser retomber un peu de sa colère. L’objectif, c’est de détruire Penny Collins, pas de mettre à mal l’orgueil d’Andrew. Alors, Jean fait un effort pour aller dans le sens proposé par le mécanicien. Sûrement qu’ils seraient plus forts à deux, qu’ils ont tout intérêt à s’allier. Mais pas de n’importe quelle façon. Sans attendre, l’orpheline décide de pousser sa chance jusqu’au bout et exige que la vengeance tant voulue se dirige de la manière qu’elle voudra. Elle n’a même pas terminé qu’Andrew secoue déjà la tête en signe de négation. Etrangement, cela ne fait que la conforter dans sa démarche. Elle veut être en charge et elle veut qu’il sorte de sa vie ensuite. Qu’il le veuille ou non, elle y parviendra – cette seule certitude la motive soudainement. Sans attendre, les mots fusent de la part du brun et loin de se formaliser de leur violence, Jean s’en réjouirait presque. Cette insulte, c’est presque l’aveu qu’elle a gagné cette partie, qu’elle a l’avantage, pour la première fois depuis qu’Andrew est revenu dans sa vie. Non, en fait, probablement pour la première fois depuis qu’ils se connaissent. Pour un peu, elle pourrait déjà imaginer une vie où il n’a plus aucune influence sur elle ; la sensation est déjà grisante. Si bien qu’elle ne songe même pas à lui répondre. Sûrement qu’elle ne s’imaginait pas le vaincre aussi facilement. Il s’avance finalement vers elle et les paroles qu’il lui lâche la font redescendre de son petit nuage. Aussitôt, le regard de Jean se durcit.

« C’est ce qu’on verra. » promet-elle entre ses dents, alors qu’Andrew fonce déjà vers la sortie.

Inutile de le raccompagner, il saura retrouver son chemin jusqu’à la porte d’entrée. La fleuriste préfère rester en arrière pour se hâter de ranger le bazar étalé sur le comptoir de la salle de bains, tout en remettant de l’ordre dans ses pensées. Penny, Andrew, Hardy… Tous ces noms tournent dans sa tête. Chacun représente un problème différent, qu’elle voudrait pouvoir résoudre. Reste juste à savoir comment ; et non, elle ne compte pas sur l’aide de son ancien complice pour répondre à cette question ensemble. Elle ne veut surtout plus rien devoir à cette ordure.

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