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cassandre ✣ blue eyes, blue isla.

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MessageSujet: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Sam 31 Jan - 1:13

blue eyes, blue isla


T’as fumé une énième cigarette. Tu l’as balancée au loin, très loin. Tu as grogné, un peu. Beaucoup. Tu t’es dit que c’était con. Tu t’es dit que c’était stupide. Tu as contemplé les cadavres des bouteilles sur la table. Tu as touché tes joues mal rasées. Tes cheveux emmêlés. Tu as regardé autour de toi, et tu as réalisé que tu ne savais plus vraiment où tu étais. Tu as réalisé que tu errais depuis plus d’un mois. Tu as réalisé que tu étais seul, sans vraiment savoir quoi faire. Tu t’es rendu compte que tu n’étais guère allé plus loin que Tenby, ce mois-ci. Peut-être dans quelques villages et villes avoisinantes, pour essayer de te chercher quelques toits où crécher. Tu t’es levé d’un canapé mité. Tu t’es dirigé vers la salle de bain, pour emprunter un rasoir qui trainait, au hasard. Tu t’es lavé. Tu as donné un coup de peigne dans tes cheveux emmêlés. Tu es sorti, ton sac sur l’épaule, en enjambant quelques corps trop épuisés pour te remarquer. Tu as erré. Un moment. Un long instant. Tu t’es paumé, complètement. Tu t’es demandé ce que tu foutais. Tu t’es demandé ce que tu foutais ici. T’es claqué. Tu as faim sans avoir réellement envie de manger. T’as l’impression d’être un fantôme de la vie. Parce que tu ne sais pas où exister. Ni comment. Tu aurais dû te barrer. Dire à David qu’il fallait tout quitter. Tout larguer, et repartir en road trip. Avec lui. Au lieu de ça, tu n’as rien fait. Tu as simplement passé quelques jours chez lui, avant d’errer, et de passer tes nuits dans des environnements étrangers. Tu te demandes où est-ce que cette fois-ci, tu vas crécher. Où est-ce que tu laisseras le vent te porter. Dans une soirée, dans une vieille chambre d’hôtel, miteuse. Quelque part. Un peu dehors, un peu nulle part. Tu fermes les yeux. Et puis t’allumes encore une cigarette. Une des dernières, avec l’argent qu’il te reste.

T’aurais jamais cru que cet abruti te mettrait dans un tel état. Tu n’aurais jamais cru que ça se passerait comme ça. Jamais. T’as l’impression d’être un bateau à la dérive. Un fantôme sans attache. Un cadavre, un esprit qui voudrait se venger des hommes. T’as l’impression que personne ne te regarde. Que tout le monde te remarque, sans t’accorder une once d’intention. T’as l’impression que le monde tourne en rond. Tu glisses une de tes mains bleutées au fond de la poche de ta veste. Fait froid. Fait froid, et toi, t’as l’impression de crever. T’as envie de boire. T’as envie de picoler carrément de trop, et de te sentir mal. T’as envie de vomir, de vomir la vie, et puis de t’effondrer. Sur le sol, tel un pantin désarticulé. Tu voudrais attendre là, que la neige s’enveloppe, pour que plus personne ne puisse te regarder. T’as chassé une larme fugace et idiote qui menaçait de franchir la barrière de tes paupières. Liée au froid. T’aimerais. T’aimerais ça, plutôt que de te dire que c’était juste ta faiblesse qui te poussait à agir comme ça. Tu as serré les poings. Fort. Fort jusqu’à en voir les jointures. Tu as fermé les yeux. Somnambule. Funambule. Tu avances, à l’aveuglette. Tu traverses la route sans regarder. Coup de klaxon d’un abruti énervé. Tu sursautes à peine, ta cigarette entre les lèvres. Tu continues. Comme un con. Tu continues, en priant, peut-être, qu'une voiture te traverse. Tu défies la Mort. Maintenant. En chaque instant. Tu l’as défie pour qu’elle te prenne bêtement. Comme un grand. Tu te demandes si ce sera la voiture, ou un cancer, ou bien trop d’alcool, ta langue qui s’avale, t’étouffe, ton vomi qui te noie. Trottoir. Tu lèves les pieds, tu ouvres les yeux. Presque prêt à recommencer. Comme un con. C’est tout ce que tu es. Un pauvre idiot qui a perdu le peu qui lui restait.

Tu as frappé à sa porte en te disant qu’une fois de plus, tu faisais l’une des plus grosses conneries de ta vie. L’une des pires. Une idiotie. Tu devrais pas faire ça. Tu devrais être en train de courir, loin. De jeter tes conneries de cigarettes, tes saloperies de bouteilles. Tu devrais déjà avoir le pouce tendu vers le lointain. Personne ne s’en serait souvenu. La porte qui s’ouvre. Ou pas. Tu ne sais pas, tu ne sais plus. Tout ce que tu vois, maintenant, c’est le salon de Cassandre qui s’étend, comme avant, sous tes yeux. T’as laissé tomber ton sac sur le sol. Tu l’as vu, un instant, sans le voir. Tu t’es tourné vers la porte, un peu égaré. Tu t’es demandé si tu étais entré tout seul, ou bien s’il t’y avait invité. Robot bugué. Tout ce que tu sais, c’est que tu as fait quelques pas vers lui. Tu lui as saisi les joues entre tes doigts, et tu lui as collé un baiser sur les lèvres. Ta bouche écrasée sur la sienne. Sans manière. Sans façon. « Gros con. » Tu l’as bousculé sur le canapé. Tu as grimpé à califourchon sur son corps, pour le fixer. Un moment. Perturbé. Perturbé par ce que tu faisais. « Je te déteste, tu sais ? Genre vraiment. J’suis étonné que tu te sois pas encore suicidé de désespoir, ou que je te retrouve pas dans les bras d’un autre. Pourtant, en un mois, t’as eu le temps de trouver, non ? Du coup ? » Tu l’as giflé. Complètement paumé. Et puis, tu as courbé le dos pour l’embrasser. Encore à la sauvage. Animal mal élevé. Animal énervé. « Putain, Cassandre. Qu’est-ce que t’as foutu ? Pourquoi t’es pas allé te foutre avec le fils de Satan, hein ? ‘fin, tu me diras, il a probablement largement honoré ton cul, nan ? » que tu balances. Tu craches tes mots. Tu ne sais même pas pourquoi tu es là, au fond. Parce que t’es trop con. Parce que t’es misérable, et que tu ne vaux pas grand-chose, au fond. « Et puis pour moi, t’as prévu quoi ? »

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Dim 1 Fév - 17:26

Ca faisait quelques jours que je n’avais pas vue Monroe. Quelques semaines. Combien de temps déjà ? Une semaine ? Peut-être deux ? Ou bien un an, voir presque deux. Le temps qui s’écoule maladivement, et moi, qui m’acharne à ne pas y penser. Ne pas voir dehors les cordes de pluie tombées. Ne pas sentir son odeur sur mes draps encore, ne pas voir son skate rangé dans un coin du salon, ne pas voir ses pates favorites dans le frigo. Ne pas voir son visage à chaque coin de rue, et surtout ne pas avoir mal, ne pas sentir ses poings encore contre moi, ne plus sentir son odeur contre moi. M’acharner à oublier, oublier que cela fait trois ans qu’on était ensemble, oublier que Monroe, c’est à peu près toute ma vie, à peu près tout ce que j’ai de sérieux au monde. Tout ce que j’ai de stable dans ma vie. Alors comme il n’est pas là il faut que je tente au moins de faire les choses bien, les choses stables pour ne pas tomber. Du moins j’ai tenté, mais c’est pas comme ça que ce mois-ci il sait déroulé. Non. Moi j’avais les veines à vif, puis le cœur à vif. J’avais les larmes aux yeux, et mon cœur il est tombé en miette ce jour-là, mon cœur il est tombé en miette lorsque je l’ai vue partir loin de moi dans cette rue. Moi j’me suis tapé une crise de nerf le soir en rentrant. J’ai tout cassé vous savez, j’ai tout détruit. J’ai tout jeté par terre à défaut de m’y jeter moi-même. J’ai fracassé les verres sur le sol, juste pour plus entendre le vacarme dans ma tête, juste pour plus entendre les crissements des rouages de mon cœur, qui ont sautés un à un tout à tour. Juste pour plus entendre la tempête en moi. Et le verre brisé m’a détruit les pieds, mais pas assez tu vois, pas assez pour me foutre à l’hôpital. Pas assez pour me jeter dans une tombe, pas assez pour me faire oublier la douleur que toi t’as procuré en moi Monroe. Connard. Batard. Puis j’avais les veines à vifs loin de toi, y’avait d’la poudre plein mes yeux, d’la poudre blanche, qui volait comme de la poudre de fée bébé. C’est pas vrai non, c’est pas vrai que c’est que de la merde la drogue, ils mentent. Ils mentent tous ces connards, parce que moi j’ai enfin pu respirer quand j’me suis déglinguer la gueule avec la drogue pendant un mois. Et y’avait plus Monroe, y’avait plus le tonnerre qui me fracassait les tympans, j’ai plus sentis mon cœur qui me donnait la nausée à chaque fois que je sentais ton odeur. Non, y’avait plus que moi, en déchéance sur le lit, ou sur le sofa, pour pas changer grand-chose. J’arrivais à rien tu sais, même plus à manger. Tout le monde l’a remarqué, tout le monde à vue que la vie s’éteignait dans mes yeux. Parce que pour une fois, c’est toi qui est partit, pour une fois c’est toi qui est partit, c’pas moi qui t’ai mis dehors. Pour une fois c’était toi qui prenait la décision, et j’avais plus que les larmes pour pleurer, j’avais plus que les ongles pour griffer les murs, pour pouvoir m’évader d’la fosse dans laquelle j’étais en train de m’engouffrer. Et j’ai passé un mois à me dégrader. Hey dis, tu crois que c’est possible de tomber plus bas que le sol sur lequel je suis ? Hey dis, tu crois que c’est possible de vomir plus que ses propres tripes ? Oh tu sais. Moi la vie, y’a bien longtemps qu’elle ma dégouter. Y’a bien longtemps que moi la vie j’lui ai dit d’aller s’faire enculé.

Mais tu vois, pendant un mois j’étais pas qu’une épave, j’étais un navire ne naufrage. Du genre de ceux qui coule pas tout de suite tu vois. Et ça fait encore plus mal, parce que l’eau on la voit arrivé contre nous. On sent l’eau froide nous collée les mollets, nous collée les jambes pour nous tirer vers elle. Mais c’est lent le processus Monroe, suffisament pour te donner l’espoir que tu vas t’en tirer. Tu parles. Juste un faux espoir, avant que la gravité tire un peu plus le navire, et que ça coule, que ça coule dans les abysses. Et le temps de cette journée il s’est écoulé comme l’eau sur les quais, comme l’eau d’la rivière, qui dévale sans s’arrêter. Y’avait moi ce matin, dans les draps crades de mon pieu, y’avait mon corps échoué encore défoncé d’la dose d’hier. J’avais les yeux injectés de sang, le corps crevant de faim, mais trop mort pour même ouvrir la bouche et avaler quoi que ce soit. Ce matin j’avais la sueur contre moi, j’avais les larmes aux yeux encore, et plou l’envie de vivre, juste de sauter du tabouret, ou sauter tout court, pour me laisser couler. Mais c’était ce matin, parce que tu sais, y’a quelque chose de bizarre qui c’est passer ce soir. Un truc étrange, un truc dingue tu vois. Y’a la porte qui s’est ouverte, tes poings qi ont frappé. Mais j’ai pas répondu tu sais, parce que j’ai halluciné. J’ai sentis les frissons me parcourir le corps entier, j’ai sentis cette foutue nausée revenir putain. Mes pieds ils m’ont trainé vers l’entrée pour refermer la porte. Parce que y’a que le vent qui pourrait me faire autant halluciné ou la drogue. Mais j’savais que c’était pas vrai tu sais, j’le savais, parce que toi tu pouvais pas te trouver devant mes yeux, parce que toi tu pouvais pas être encore en vie. Ni même moi. « Gros con. » Mais t’as commencé à parler, et là j’ai réalisé, là j’ai réalisé que j’avais dû sûrement crevé, et que t’étais revenue me hanter. Mais mort ou non, ce sont tes mains qui me poussent là, tes mains qui m’allonge sur le sofa du living-room, alors que ta bouche s’écrase contre la mienne. Et j’en ai le souffle coupé, j’arrive plus à respirer, mais ça fait rien tu sais, parce que la nausée est partie, parce que ton regard m’électrise. « Qu..quoi ? » Et l’incertitude dans mes yeux, mes mains qui tente lâchement de protéger mon corps d’un assaut qu’il sait imminent. Parce que c’est prévisible que j’vais me faire tuer. C’est ça dis hein ? Tu viens me tuer ? « Je te déteste, tu sais ? Genre vraiment. J’suis étonné que tu te sois pas encore suicidé de désespoir, ou que je te retrouve pas dans les bras d’un autre. Pourtant, en un mois, t’as eu le temps de trouver, non ? Du coup ? » Une gifle contre ma joue. Bah tiens j’lavais dis non ? Moi je te fixe, comprenant pas ce que tu fous ici. Mais t’es posé contre moi, t’as l’air d’être contradictoire ce soir. Moi j’ai du mal à cerner. J’ai dû mal à cerner quand tu montres deux choses différentes Monroe. « Je..mais tu fou quoi ici ? P’tain… » Ma main se pose contre ta nuque, elle te tire, presque compulsivement à moi, pour t’embrasser, le corps tendu comme un arc. J’ai la rage qui bout tout au fond de moi, et ça déborde. « T’viens ici pour me frapper ? Casses toi, j’fais ce que je veux non ? On est plus ensemble. » Et ce fait m’arrache une grimace. Mais c’est que de la connerie tout ça non ? C’qu’un jeu ? Encore un foutu jeu ou on se fait croire l’un l’autre qu’on est plus ensemble. Mais c’est qu’un foutu jeu, parce que tu reviens toujours. Tu te cambres contre moi pour m’embrasser, et mes yeux en ahurit te fixe, perdu. J’ai le cœur qui bat la chamade, mais j’ai les yeux qui te pleure, j’ai les yeux en manque de toi. « Putain, Cassandre. Qu’est-ce que t’as foutu ? Pourquoi t’es pas allé te foutre avec le fils de Satan, hein ? ‘fin, tu me diras, il a probablement largement honoré ton cul, nan ? » Sourire acide, je te fixe, me demandant ce que tu peux bien foutre ici, ce que j’ai encore pu faire. Te faire. « Ah ça, il l’a fait très bien ouais, tu peux me croire. » Sourire malicieux. La vérité est bien loin, j’ai pas vraiment baisé. De toute façon, moi on me baise pas, c’est moi qui baise. C’est moi qui te baise. Mais la vérité je te la dit pas. Y’a pas mal de choses que tu sais pas au fond. Tellement de choses. « Et puis pour moi, t’as prévu quoi ? » Pour toi ? Pour toi y’a le cercueil dans mon pieu qui attend que toi. Non mais j’en sais rien pauvre con. « Tu fais quoi ici ? Je t’ai manqué ? Pourquoi t’es là dis-moi ? » Pourquoi tu me tue pas sur place au lieu de faire durer le plaisir hein ? Carnassier. Mes joues sont inondées, mais j’ai le regard venimeux. Mais j’ai le cœur amoureux, et je murmure, alors que je t’embrasse de nouveau. « Restes là..pars pas. » Supplique presque inaudible. Mais si tu repars, j’pourrais pas me reconstruire.
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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Jeu 5 Fév - 20:55

blue eyes, blue isla


Toi, t’as laissé un instant ton regard déraper sur l’univers qui t’entourait. Un bordel monstre. Comme si tu avais piqué des crises de colère à répétition. Cassandre se tient là, tel un vieux mât abîmé. Garçon amaigri. Jeune homme maigrichon. Les yeux éclatés. Les yeux un peu fous, qui ne distinguent plus fiction et réalité. T’es déçu, au fond. Déçu qu’il se soit autant laissé aller. « Qu.. quoi ? » Quoi ? Quoi quoi ? Au fond, il doit bien y avoir quelque chose qui ne va pas. Quelque chose, entre vous deux, qu’il a dérapé. Quelque chose qui a grandement déconné. « Je.. mais tu fous quoi ici ? P’tain … » Enfin, une question censée. Quelque chose qui te pousse à t’interroger, toi aussi. Qu’est-ce que tu fous ici ? Qu’est-ce que tu fous, et pourquoi tu es entré. Tu ne cesses de te le demander. Presque intrigué par tes propres idées. « Je voulais voir comment tu te débrouillais. » Peut-être que ce n’était pas vraiment ça. Peut-être qu’il manquait à ton cœur, et que ton cœur refusait de se l’avouer. Peut-être que tu t’ennuyais de lui, lorsqu’il n’était pas là. Peut-être que tu étais con, et que c’était juste ça. Juste ta folie à toi. Et le garçon, lui il t’attire à lui pour t’embrasser. T’aimerais répondre par un baiser. Tu devrais. Mais au fond, tu restes là, les yeux ouverts, à le regarder. « T’viens ici pour me frapper ? Casses toi, j’fais ce que je veux non ? On est plus ensemble. » Triste à dire, mais probablement vrai. Tu hausses les épaules. Au fond, ce n’est pas ça qui t’empêchera de venir le voir, et de constater que ce n’était qu’une loque humaine. Déchet. Tu soupires. Et tu l’embrasses, sans vraiment rien dire. Tu l’embrasses, lui, ses lèvres, ses joues mouillées. Il pleure. L’enfant. Il pleure de ta lâcheté, peut-être. De son manque de courage. Du fait qu’il ne se soit plus attaché. Moule abandonnée. Le récif s’est éloigné. Il t’a délaissé.

Sourire à tes mots. « Ah ça, il l’a fait très bien ouais, tu peux me croire. » De colère, tu l’as encore giflé. Tu oscilles. Instable. En vérité, tu ne sais pas vraiment comment te comporter. Tu ne sais pas vraiment à qui en vouloir. Si c’est à toi, à ta connerie, ou bien à lui. Tu ignores si tu dois en vouloir à quelqu’un, de toute façon. « Vu ta gueule, il doit vachement te satisfaire, oui. » Drogué déterré. Tu as envie de soupirer. « Tu fais quoi ici ? Je t’ai manqué ? Pourquoi t’es là dis-moi ? » Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Tu ne sais plus. Tu ne sais pas. Alors, tu ne réponds pas. Pas encore. Et ses baisers viennent à nouveau s’égarer contre tes lèvres. « Restes là.. pars pas. » Tu souris, un peu. Qu’il est con. Au fond, qu’est-ce qu’il est con. Il semblait pitoyable. Ridicule à sa façon. « Cesse donc ça, idiot. T’as passé ton temps à geindre comme ça, quand j’étais pas là ? » que tu demandes, un instant. Presque taquin. Presque dur. Un morceau de regard sévère. Intransigeant. « Tu comprends vraiment rien, pas vrai ? Genre, vraiment ? Tu tires jamais de leçon de ce que tu apprends ? » Tu poses tes mains sur ses épaules, un instant. Doucement, mais fermement. De quoi le maintenir encore un peu sur le canapé. Encore un instant. Le temps pour vous deux de vous égarer. « T’as passé ton temps ici, à te défoncer, en attendant que je revienne ? En attendant je ne sais quoi ? Me dis pas que tu as fait ça. Tu l’as pas fait, pas vrai ? Tu t’es quand même pas noyé encore un peu plus, comme un con, dans c’te merde de poudre blanche ? » Tu voudrais le secouer. Le gifler. Le remuer dans tous les sens. Pour essayer de remettre sa tête en place. Pour essayer de lui redonner de bonnes idées.

« Bouge-toi ! » que tu as gueulé, en haussant la voix. Tu t’es brusquement relevé. En vérité, tu as presque bondi du canapé. Et ta main droite l’a attrapé. Lui, ses doigts. Elle l’a tiré vers toi. Ballet étrange. Ballet magique. « T’entends, Cassandre ? T’entends ce que je te dis, hein ?! Qu’est-ce que tu branles, à te perdre dans toutes ces dimensions qui n’ont jamais existées ?! Qu’est-ce que tu fous, putain ?! Cesse de te laisser mourir, à la fin ! » Le voir ainsi, dépérir, suffit à te décourager. Mais pas ce soir. Pas cette fois-ci. Cette fois-ci, tu laisses les choses valser. Baiser sur sa bouche. Tu le pousses. Pour l’éloigner. Tu deviens fantôme. Fantôme de vos idées. « Putain, Cassandre ! Merde ! T’aurais pu … Je sais pas, moi ! T’aurais pu venir me chercher ! Me ramener de force, et puis essayer de t’excuser ! Me forcer à te faire des promesses, j’sais pas ! T’aurais pu faire plein de choses ! De faire comme si t’étais capable de changer ! T’aurais pu essayer de buter la routine ! Faire autre chose que de creuser ta tombe, encore et encore, comme si tu attendais le jour où tu peux t’y coucher ! » Tu lui as adressé un regard triste. Un regard haineux. Un regard plein d’émotions, une vie peinture. Une vie rature. Tu fermes les yeux. « T’sais quoi ? J’aurais jamais dû revenir ici. Tu me l’avais dit. J’aurais pas dû. » Tu soupires. Silence. Tu t’appuies un peu sur le bord du canapé. Peut-être pas très assuré dans tes idées. « Tu crois qu’on peut vivre combien de temps comme ça, hein ? » que tu demandes, sans réfléchir. Sans savoir toi-même à qui tu t’adresses vraiment. « Alors oui, peut-être que tu me manquais suffisamment. Assez pour que je revienne comme un idiot. Peut-être qu’au fond, l’idée de ta possible survie a éveillé en moi une once de curiosité. Peut-être que j’ai eu cette folie de croire à quelque chose, qui sait ? De croire à quelque chose susceptible de me faire avancer ? De m’aider à placer un pas devant l’autre, quelque chose de différent que ce dont j’étais tombé, récemment ? »

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Mer 18 Fév - 18:50

Peut-être qu’on est deux aimants tu sais. Qu’on se rejoint, par une attraction magnétique vraiment étrange, quelque chose qui s‘attire, mais ne peut jamais, jamais se toucher. Et ça en devient frustrant, puisque y’a cette inévitable attraction, ce besoin, vital entre nous, de devoir être ensemble. Et parfois, comme des enfants, on tente tu le sais bien. On force de toutes nos forces pour tenter de coller les deux aimants. Sachant pertinemment, qu’au fond, c’est impossible. Tout ça n’est qu’une question de physique, deux polarités contraires ne peuvent en aucun cas se coller l’une à l’autre. Sinon quoi ? Oui d’ailleurs sinon quoi ? Si l’enfant, par une force surhumaine, ou par le plus grand des hasards y parvient, quel serait le résultat ? Il est fort probable que ça explose, dans un millier d’étoiles qui brillent dans le ciel. Une explosion, une vrai de vrai, tu sais, avec comme des feux d’artifices dans les mains. On aurait l’impression que bordel, on a fait jaillir quelque chose enfouis depuis centaines d’années sous terre. On se croirait fort, presque magicien, parce que, par le miracle des choses, on aurait réussi tu sais, on aurait enfin réussit à les rapprocher pour de bon ces aimants. Peut-être que tout cela n’est qu’un rêve d’enfant, et que le goss, lui il en a rien à foutre. Que c’est nous, nous deux, qui avons une obsession morbide pour ce jeu ridicule. On s’efforce sûrement trop, on cherche pas la solution au bon endroit. Imaginons que pour une fois, on est pas besoin de les rapprocher ses deux-là, que, bizarrement, ils en aient pas besoin pour tout se dire. « Je voulais voir comment tu te débrouillais. » J’ai un sourire sur les lèvres, toujours allongé sur le sofa, mes yeux te fixant, presque intrigué. « Menteur. Dis-le. Dis le Monroe. Que je t’ai manqué. Et que tu étais inquiet, tout autant que moi je l’étais. Dis les choses pour une fois. » Dis les choses, et arrêtes surtout de laisser les mots dans le vide. Créer des non-dits. Je sais bien ce que tu penses, il suffit de regarder ton visage une seconde. Y’a toute ton inquiétude dessus, t’es facile à lire Monroe, t’es facile à lire maintenant. Faut comprendre, j’ai eu de l’entrainement mon ange, après trois ans, il serait dur que je ne le vois pas. Ma main, timide vient frôlée ta joue, une caresse très douce, du bout des doigts, alors que mon pouce vient caresser ta lèvre inférieure. Un échange de baiser, encore, pour prouver que là, c’est tout ce que je veux réellement. Mais les aimants se repoussent, encore et encore hein. Et toi, tu n’es pas de cet avis. « Vu ta gueule, il doit vachement te satisfaire, oui. » Soupire un peu fatigué. Je sais bien que tu n’aimes pas me voir ainsi, j’ai perdu du poids sûrement, probablement. Et sous mes yeux il y à des cernes terribles, les yeux un peu rouges. Au fond, je dois pas être très beau en cet instant présent, les yeux gonflés, le teint pâle. Un vampire moderne. Dans mes veines sûrement encore des traces d’un shoot, rien de grandiose, mais sûrement assez pour me rendre positif à n’importe quel test de drogues. « Vaux mieux ça que d’être mort non ? » Ma langue passe une seconde sur mes lèvres, je me les lèche, mais surtout pour apprécier le goût que tu y as déposé. « Cesse donc ça, idiot. T’as passé ton temps à geindre comme ça, quand j’étais pas là ? » Ah. On y est, reproches quand tu nous tiens. Moi je me relève lentement, réduisant l’espace entre nous, nos lèvres proches, nos nez se frôlant presque. « T’aurais préféré quoi ? Dis Monroe, ça t’aurait fait quoi au juste, de me voir mort ? Genre, pendu. Ou mieux, noyé dans la baignoire…Les veines tranchées. Y’a tellement de manière de crever. T’aurais pleuré ? » D’un air défiant je tente de changer de sujet. Puis c’est surtout pour savoir, savoir ce que ma mort te ferais, ce qu’elle produirait chez toi. Et si t’aimais ça au fond ? Et si me voir, tendu en cadavre te donnait la trique ? Ce serait notre tout dernier échange toi et moi, tu me poserais un baiser sur mes lèvres d’encres, et moi je répondrais pas. Mais pour une fois, peut être que toi Monroe, t’aurais adoré ça. T’aurais eu le pouvoir.

« Tu comprends vraiment rien, pas vrai ? Genre, vraiment ? Tu tires jamais de leçon de ce que tu apprends ? » Là, je comprends pas bien ou tu veux en venir, j’hausse un sourcil, surpris, mais plus par tes attentes. Ne comprenant tout bonnement pas ce que tu attends de moi. « Si, j’apprends assez bien. Je sais que je devrais plus tromper quelqu’un. Mais par contre je saisis pas trop. Si tu veux pas qu’on soit ensemble, pourquoi être là ? Et pourquoi m’en vouloir de ce que je fais de mon cul hein ? J’veux dire, on est ensemble ou pas ? » Les mots brouillons, j’ignore si je suis clair, mais du moins, je pourrais pas t’être fidèle si on est même pas en couple. Je te fixe, très sérieux, attendant une réponse. Plus d’esquive, plus de tout ça. Il faut qu’on se dise les choses. « T’as passé ton temps ici, à te défoncer, en attendant que je revienne ? En attendant je ne sais quoi ? Me dis pas que tu as fait ça. Tu l’as pas fait, pas vrai ? Tu t’es quand même pas noyé encore un peu plus, comme un con, dans c’te merde de poudre blanche ? » Tu lis en moi, et la seule chose que je parviens à faire c’est de me relever, j’ai l’impatience qui grimpe. Tu me fais toujours cet effet, comme si j’arrivais plus à me contrôler. « Tu veux savoir hein ? Toi dis-moi ce que tu as fait au juste ? Oui j’ai pleuré ! J’ai fait que ça pratiquement ! Oh et oui, j’me suis défoncé, au point que j’ai plus rien ressentis pendant des jours entiers tu vois. » Sourire acide, y’a toujours mes larmes pourtant sur mes joues. « Parce que j’ai besoin de toi Monroe ! J’peut pas lutter, j’arrive pas à me démerder sans toi. J’suis incapable de respirer, sourire, et même manger quand t’es pas là. » Là, y’a mes mains qui tremblent, elles ont agrippés ton cou, presque nerveusement. « Faut que tu m’aides, j’arrive plus à m’en passer, et j’sais..j’sais que tu peux m’aider…t’es le seul… » Dans ma voix, qui tremble, y’a une petite promesse, d’au moins essayé, essayé de m’en passer, de surmonter la drogue. Mais toi tu continues, tu continues à hurler, assez pour que mes larmes roulent pour de bon sur mes joues. Je soupire, agacé. « Putain, Cassandre ! Merde ! T’aurais pu … Je sais pas, moi ! T’aurais pu venir me chercher ! Me ramener de force, et puis essayer de t’excuser ! Me forcer à te faire des promesses, j’sais pas ! T’aurais pu faire plein de choses ! De faire comme si t’étais capable de changer ! T’aurais pu essayer de buter la routine ! Faire autre chose que de creuser ta tombe, encore et encore, comme si tu attendais le jour où tu peux t’y coucher ! » Rictus amer. J’aurais pu, venir oui. Venir te chercher, te supplier, te supplier de revenir avec moi pour pas que je crève. « Tu voulais que je vienne ? Après ce que je t’ai fait Monroe ? Je te mérite pas. Je mérite pas que tu sois là putain ! » Je soupire une seconde, me demandant si vraiment, tu voulais que je vienne te chercher. « Tu…tu voulais vraiment que je vienne te chercher ? » Je te fixe, perturbé. « T’sais quoi ? J’aurais jamais dû revenir ici. Tu me l’avais dit. J’aurais pas dû. » Mes larmes à moi elles continuent de rouler, je fonce presque vers toi, te prenant par violence dans mes bras. J’ai cette irréfutable idée que tu vas partir, que je vais te perdre. Ce soir, y’a plus d’assurance dans ma voix, ni dans mes gestes, y’a juste moi qui m’offre à toi à tout jamais. « Restes..j’peut pas sans toi…Monroe… » Supplique désespéré, tu dois sûrement penser que je suis qu’une merde. Au fond, tu dois bien rigoler de moi. « J’veux pas que tu repartes, j’sais que toi non plus tu veux pas qu’on se sépare… » Mes bras te serrent sûrement un peu trop fort, j’ai le visage niché contre ton torse. « Alors oui, peut-être que tu me manquais suffisamment. Assez pour que je revienne comme un idiot. Peut-être qu’au fond, l’idée de ta possible survie a éveillé en moi une once de curiosité. Peut-être que j’ai eu cette folie de croire à quelque chose, qui sait ? De croire à quelque chose susceptible de me faire avancer ? De m’aider à placer un pas devant l’autre, quelque chose de différent que ce dont j’étais tombé, récemment ? » J’suis épuisé, épuisé d e devoir me justifier, alors pendant au moins deux minutes, je reste là, à pleurer contre toi. Parce que ton odeur elle me rend fou, et que surtout, quand t’es là, j’me sens pas enterré vivant. « Je savais que je t’avais manqué… » Sanglot, je sèche brutalement mes larmes. « J’peut pas que t’arrêtes d’y croire ! J’ai rien fait de mal là ! J’ai rien fait Monroe..j’ai fait que pleurer parce que tu étais pas là ! Alors si c’est ça que tu me reproches bah pars ! Reviens pas ! Et si c’est pour la drogue, tu sais que..j’y arriverais pas tout seul ! »
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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Sam 21 Fév - 0:49

blue eyes, blue isla


« Menteur. Dis-le. Dis-le Monroe. Que je t’ai manqué. Et que tu étais inquiet, tout autant que moi je l’étais. Dis les choses pour une fois. » L’admettre serait faire preuve de faiblesse. L’admettre serait avouer que tu tenais à lui plus que tu ne le pensais. Alors toi, en guise de réponse, tu serres les dents. Il n’a pas besoin de l’entendre pour le deviner, tout comme tu n’as pas besoin de lui dire pour le démontrer. Et il le sait. Sa main vient effleurer ta joue. Son pouce s’égare sur ta lèvre. Un baiser furtif. Et toi, tu le gifles. Toi, tu n’en peux plus, de l’entendre ainsi. Et monsieur soupire. Yeux noirs. Corps maigre. Tu n’en peux plus de le voir souffrir. De le voir dépérir ainsi. « Vaut mieux ça que d’être mort non ? » Tu lèves les yeux au ciel. Toi, tu as envie qu’il cesse. Qu’il arrête de se comporter comme ça. Comme un con. Au fond, tu crois que mourir avec dignité vaut mieux que de mourir drogué. Avec le sida, puis des milliers de maladies qui n’attendent que de s’emparer de toi. Tu l’accuses, encore. Tu l’accuses, jusqu’à  la fin de l’éternité. Et Monsieur se redresse. Comme s’il tentait de se relever. « T’aurais préféré quoi ? Dis Monroe, ça t’aurait fait quoi au juste, de me voir mort ? Genre, pendu. Ou mieux, noyé dans la baignoire … Les veines tranchées. Y’a tellement de manières de crever. T’aurais pleuré ? » Tu frissonnes à cette pensée. Cassandre, il te donne envie de hurler. De crier. Tu le secoues. Encore. Demeuré. « Mais merde, Cass ! T’es pas obligé de crever comme une merde ! Arrête de te comporter en faible ! Sois grand, un peu ! T’as plus quinze ans ! T’as plus besoin de menacer de te suicider pour te faire écouter !  T’es con, putain .. » Tu soupires. Epuisé. Déjà fatigué. Epuisé de tenir, encore et encore, la même discussion insensée.

« Si, j’apprends assez bien. Je sais que je devrais plus tromper quelqu’un. Mais par contre je saisis pas trop. Si tu veux pas qu’on soit ensemble, pourquoi être là ? Et pourquoi m’en vouloir de ce que je fais de mon cul hein ? J’veux dire, on est ensemble ou pas ? » Tu grommelles. Tu n’as pas envie de te prononcer là-dessus. Tu n’as pas envie de faire comme dans une belle histoire. De lui murmurer que tu n’as jamais cessé de l’aimer, et de lui rouler une pelle bien passionnée. Nan. Ce serait trop facile. Puis ça ne te ressemblerait pas. Ce ne serait pas toi. Non, décidément, ça ne te ressemblerait pas. Et tu l’accables en reproches. Tu l’accables, pour lui montrer que tu l’aimes. Qu’au fond, tu tiens à lui plus que tu ne veux bien le laisser entendre. T’es stupide. « Tu veux savoir hein ? Toi dis-moi ce que tu as fait au juste ? Oui j’ai pleuré ! J’ai fait que ça pratiquement ! Oh et oui, j’me suis défoncé, au point que j’ai plus rien ressenti pendant des jours entiers tu vois. » Tu soupires. Tu le trouves idiot. Tu le trouves stupide. « T’es con. Moi, j’ai été chez David. Puis j’suis parti, un moment. J’ai erré. J’ai bu. J’me suis bourré la gueule, d’une chambre à l’autre. J’ai cherché des toits pour dormir. J’ai dilapidé ma thune dans les bouteilles et les cigarettes. Puis peut-être une fois ou deux pour l’hôtel. Ça te va ? » que tu balances. Pas prêt de te laisser démonter. Pour lui montrer que, même maladroitement, tu étais capable de reprendre ton existence de bohème. De survivre au monde, sans un sou, et de vivre au jour le jour, comme il y a trois ans. Comme si tu ne l’avais jamais rencontré. Et ton garçon se met à chialer. Encore. Encore un peu plus. Comme s’il n’y avait jamais eu assez de larmes versées. « Parce que j’ai besoin de toi Monroe ! J’peux pas lutter, j’arrive pas à me démerder sans toi. J’suis incapable de respirer, sourire, et même manger quand t’es pas là. » C’est ça. Tu voudrais lever les yeux au ciel, alors que ses mains s’agrippent à ton cou. « Faut que tu m’aides, j’arrive plus à m’en passer, et j’sais.. j’sais que tu peux m’aider … t’es le seul … » Pathétique. Voilà que tu retrouves le schéma du pathétique drogué pédé qui voudrait s’en sortir, mais qui sait qu’il n’y parviendra jamais. « Connard. Ce qu’il te faut, c’est un centre de désintox. C’est pas d’moi que t’as besoin. » Et puis tu gueules. Parce que tu ne sais faire que ça. Parce qu’il n’y a que comme ça que ça marche. Tu veux juste hurler. Lui hurler dessus, lui montrer à quel point ça t’a manqué. « Tu voulais que je vienne ? Après ce que je t’ai fait Monroe ? Je te mérite pas. Je mérite pas que tu sois là putain ! » Tu lui colles une nouvelle baffe.

« Tu … tu voulais vraiment que je vienne te chercher ? » Tu te mords l’intérieur de la lèvre. T’aimerais lui dire que oui. T’aimerais lui dire que tu aurais aimé. Que ça t’aurait permis de te dépatouiller. Que ça t’aurait évité de dormir que sur une oreille, ton sac serré contre toi. Roulé en boule, sans savoir de quoi demain sera fait. Ça aurait évité tes mains tremblantes quand tu n’avais plus une clope à fumer. Ça aurait évité tellement de choses, qu’il vienne te chercher pour s’excuser. Qu’il te dise qu’il t’aimait. Et, au milieu des larmes, le garçon te bondit dessus pour t’attraper. Pour t’empêcher de bouger. « Restes.. j’peux pas sans toi … Monroe … » Tu grognes. Tu grognes, parce que tu as envie que ces idioties s’arrêtent. Qu’il cesse. « J’veux pas que tu repartes, j’sais que toi non plus tu veux pas qu’on se sépare … » Gérémiades d’une gamine de quinze ans. Des collégiennes à la vue des grandes vacances. Son visage se perd sur ta poitrine. Ses bras t’étouffent. « Arrête de chialer, putain. Tu m’fais presque pitié. » Et tu lui offres quelques aveux. Quelques vérités. Et Monsieur pleure. Monsieur pleure comme une fontaine, si bien que même toi, tu ne sais plus quoi dire. Tu ne sais plus quoi faire. « Je savais que je t’avais manqué … » D’une certaine manière. Tu soupires. Il sanglote. « J’veux pas que t’arrêtes d’y croire ! J’ai rien fait de mal là ! J’ai rien fait Monroe.. j’ai fait que pleurer parce que tu étais pas là ! Alors si c’est ça que tu me reproches bah pars ! Reviens pas ! Et si c’est pour la drogue, tu sais que.. j’y arriverais pas tout seul ! » Tu imagines. Tu le secoues. Tu l’attrapes, pour le secouer. Pour te dégager de son étreinte, un instant. « Arrête. Arrête ça, okay ? J’suis pas venu ici pour t’entendre gémir comme une merde. » Tu grognes. Chien sauvage. « Est-ce que chialer va me ramener ? Est-ce que chialer va te faire arrêter la drogue ? Grandis, putain ! C’est pas possible, ça ! Rends-toi désirable, merde ! Je sais pas ! Qu’est-ce que j’fous là, au juste ? T’es qu’une grosse loque ! » Un dépressif, un non-apprécié de la vie. Un mort. Et t’embrasses ses lèvres cadavres. Salement. « T’es vraiment trop con. » que tu as marmonné, entre tes lèvres. Epuisé. Fatigué. « J’sais même pas si j’dois te frapper ou avoir pitié de toi. Me barrer, ou rester. T’es dans un tel état que j’sais même pas quoi faire, Cass. » Tu soupires encore. Autant lui avouer. Autant lui dire les choses, sans les cacher. « Et si j’reste, hein ? Tu m’promets quoi ? Que ce sera plus comme avant ? Qu’on s’en sortira mieux cette fois ? » Et de toute façon, tu te doutes bien qu’une fois de plus, ça ne fonctionnera pas. Que ça n’ira pas, parce que vous ne savez pas comment faire. Parce que vous ne savez pas changer, que vous ne pouvez que vivre tels deux demeurés. « Tu f’rais quoi, pour moi ? Pour nous tirer de là ? »



Dernière édition par B. Monroe Osborne le Ven 13 Mar - 23:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Lun 2 Mar - 23:08

« Mais merde, Cass ! T’es pas obligé de crever comme une merde ! Arrête de te comporter en faible ! Sois grand, un peu ! T’as plus quinze ans ! T’as plus besoin de menacer de te suicider pour te faire écouter ! T’es con, putain .. » Sûrement sûrement. J’suis pas vraiment obligé de menacer pour qu’on m’écoute, mais y’a cette voix qui me dit que si c’était pas le cas, si jamais j’étais encore trop tendre comme avant, toi Monroe tu ne m’écouterais pas. «  T’as pas compris hein ? J’suis devenu comme ça, parce que tu me détruisais. J’suis devenu ce pauvre con parce que j’étais bien trop gentil avec toi, et t’en a profiter ! » Aveu, assez triste, puisque mes larmes à moi ne cessent de couler, encore et encore sans que mes mains ne parviennent à les faire fuirent de mes yeux. C’est lamentable, un spectacle digne des plus beaux drames Shakespearien et pourtant inlassablement mes mains s’accroche à toi, à ton corps tout entier, te suppliant de pas me laisser face à ce cauchemar. «  Je me suiciderais pas, j’en serais incapable..Monroe, je dis ça juste pour t’embêter. » Cruelle vérité, il faut du courage pour se tuer, et parfois, même celui qui le souhaite le plus au monde en est incapable. C’est pas facile tu sais, de devoir vivre dans un monde qu’on aime pas, c’est vraiment pas facile. Ce qui est encore plus dur, c’est de ne pas réussir à le quitter, bien qu’on le désire fortement. « T’es con. Moi, j’ai été chez David. Puis j’suis parti, un moment. J’ai erré. J’ai bu. J’me suis bourré la gueule, d’une chambre à l’autre. J’ai cherché des toits pour dormir. J’ai dilapidé ma thune dans les bouteilles et les cigarettes. Puis peut-être une fois ou deux pour l’hôtel. Ça te va ? » Nous y voilà, on commence à se disputer sur nos manières de vivre. Mais je peut pas Monroe, et j’ignore en quelle langue je devrais te le dire, je ne peux pas vivre comme toi tu aimerais que je le fasse. Parce que c’est pas moi, parce que j’ai en horreur les voyages en voiture, j’ai en horreur de dormir à l’hôtel, ou par terre, ou sur même un sofa chez quelqu’un. Que la distance loin de chez moi, me rend malade tous le temps et que les rares fois où je voyage vers la France, mon pays natal, j’en sors triste à mourir. « Chez David hein ? T’as pas perdu e temps pour aller le sauter. Dis-moi comment il était ? Dis-moi ce que t’as ressentis ! » Ma voix s’élève, parsemée de sanglots qui ne cessent encore et encore d’étouffer mes paroles, j’ai les yeux qui pleurent toujours, mais mon regard est fixé vers toi, incapable de supporter l’idée de t’imaginer avec lui. « Tu as repris ta belle petite vie de sans-abris qui couche pour avoir un lit ou dormir ? Oh, et David ça lui à plut ? Comme moi à l’époque ? Ou alors il a juste prit plaisir à te baiser comme si tu étais sa pute ?! » Je sais que la remarque méritera une giffle, et que tu ne te gênera pas pour me l’administrer, mais finalement, j’en ai plus rien à faire. Je crache ma haine, contre toi qui a osé aller chez lui, osé voulu plus de lui que de moi, alors que définitivement, j’avais vraiment besoin de toi. «  T’étais où !? T’étais ou quand j’ai faillis faire une overdose ? Où quand j’ai vomis dans la salle de bain en te voyant partir dans la ruelle ?! T’étais où ces fois-là Monroe ? Et puis quand je pleurais chez Shoeren à chaque fois que tu me frappais ? T’étais pas là pour moi. Jamais. T’as jamais été là ! » Et m voix n’est que reproche, brisée de çà et là par les sanglots, lâchant surtout un gros tas d’incohérences, mes jambes tremblantes, ma vue trouble.

« Connard. Ce qu’il te faut, c’est un centre de désintox. C’est pas d’moi que t’as besoin. » Sur le moment, même mes larmes cessent de tomber, je te fixe, incrédule, tentant comme à la manière d’un enfant qui éssaie de comprendre un problème de mathématique, d’enregistrer tes paroles. «  Probablement…mais j’irais pas tout seul, je suis pas assez fort. » J’entends déjà tes cris hurlant : t’es fort ! Alors bouges toi ! Arrêtes de dire que tu peux pas Cass ! Vas-y juste, fais le putain ! Un truc du genre, quelque chose de bien censé, pas très constructif, mais qui finalement représente le vrai. Quelque chose de suffisamment vrai pour que je reconsidère la question du moins. « Arrête de chialer, putain. Tu m’fais presque pitié. » Mais ça ne marche pas, et mes sanglots redémarrent, en trombe, alors que je tiens toujours. Pour une fois, depuis trois ans, tu me vois vraiment pleurer, comme Shoeren l’a vue, le soir, quand j’allais le voir, ayant mal de tes coups contre moi. Il savait lui, il savait le mal que tu me faisais, mais comme je t’aime, j’ai toujours voulu te le cacher, pour pas que tu crois que je t’en veuille. Mais la vérité, c’est que je t’en veux, de m’avoir fait autant de mal, et que pour cette raison-là, j’en profite pour me venger. Œil pour œil et dent pour dent. «  J’te fais pitié ? Bah sors d’ici alors ! C’est toi qui es venu ! »  Mes bras restent toujours contre toi,une semi-étreinte désespérée, mes larmes roulant contre tes vêtements. Mais toi tu n’es pas de cet avis, après un moment de silence, tu agrippes mes épaules pour m’éloigner, ce qui m’arrache une grimace d’horreur, alors que assez énergiquement tu me secoues comme pour me réveiller d’une trop longue sieste. « Arrête. Arrête ça, okay ? J’suis pas venu ici pour t’entendre gémir comme une merde. » J’ai envie de continuer de pleurer, mais comme tu me demande de ne plus le faire, je tente, lentement de sécher les assauts qui ne cessent de revenir. Je pose mes mains à plats sur ton torse, respire lentement, j’ai appris que ça aide à la crise de nerf, il parait. «  T’es venu pourquoi alors ? Dis-moi. » Un tom impératif, j’aimerais savoir, j’aimerais savoir pourquoi tu es là. « J’sais même pas si j’dois te frapper ou avoir pitié de toi. Me barrer, ou rester. T’es dans un tel état que j’sais même pas quoi faire, Cass. » Aveux encore, tu deviens méchant, mais au moins ça tente de me réveiller, moi je me mords la lèvre pas vraiment à l’aise. «  Moi non plus Monroe. Moi non plus. » J’me sens coincé, j’me sens perdu, comme si plus rien tournait rond, que l’engrenage venait de se briser en mille morceaux et que la machine pouvait plus continuée. « Et si j’reste, hein ? Tu m’promets quoi ? Que ce sera plus comme avant ? Qu’on s’en sortira mieux cette fois ? » Ma tête me tourne, alors lentement, je m’assois sur le sofa, les mains tremblantes, le regard posé par terre, j’analyse, me demandant ce que je pourrais te promettre sans tout perdre. «  Je te tromperais plus. Je serais plus infidèle. Ça, je peux te le promettre. Mais j’veux qu’en échange tu arrêtes de me frapper. Ce sera déjà un bon début non ? » Et comme pour recevoir ton approbation je te fixe de nouveau, perdu entre ce que tu veux de moi et la raison pour laquelle tu es ici ce soir. « Tu f’rais quoi, pour moi ? Pour nous tirer de là ? » Question qui reste en suspens quelque temps, le temps pour moi de me faire craquer les jointures des doigts et de murmure. « Épouse-moi. »
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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Ven 13 Mar - 23:46

blue eyes, blue isla


« T’as pas compris hein ? J’suis devenu comme ça, parce que tu me détruisais. J’suis devenu ce pauvre con parce que j’étais bien trop gentil avec toi, et t’en as profité ! » Tu secoues négativement la tête. Peut-être parce que tu n’as pas envie de l’écouter, ou parce que tu ne veux pas croire à sa réalité. Même si au fond, tu sais très bien que tu en as profité. Beaucoup trop. De son argent. Puis de ses sentiments. Mais avec le temps, ça avait fini par être différent. Et ça, il le savait. Il le savait parfaitement. « Je me suiciderais pas, j’en serais incapable.. Monroe, je dis ça juste pour t’embêter. » Toi, tu penses pas que c’est juste pour ça. Tu imagines que dans sa tête, c’est beaucoup plus compliqué. Tu soupires, lassé. Fatigué, épuisé. Alors, tu l’insultes. Comme si ça allait résoudre tous les problèmes. Comme si ça allait solutionner des choses. « Chez David hein ? T’as pas perdu de temps pour aller le sauter. Dis-moi comment il était ? Dis-moi ce que t’as ressenti ! » Toi, tu le gifles. Sans retenue. Tu pinces les lèvres, et tu lui administres une claque monumentale. Monsieur sanglote. Monsieur pleurniche. Comme un gosse. « Quand bien même j’me serais perdu dans ses bras, moi au moins, j’étais plus avec toi. J’te mentais pas. » Allusion à votre passé. A ses histoires, puis le canapé. A la salope brune. « Tu as repris ta belle petite vie de sans-abris qui couche pour avoir un lit ou dormir ? Oh, et David ça lui a plu ? Comme moi à l’époque ? Ou alors il a juste pris plaisir à te baiser comme si tu étais sa pute ?! » Cette fois-ci, c’est ton poing qui s’égare contre lui. Tu le frappes de toutes tes forces, comme si ça allait changer quelque chose. Comme s’il allait comprendre, entendre, lui aussi, ce qu’il te racontait. « Ferme ta gueule, Cassandre ! » Tu trembles de rage. Blessé, vexé.

« T’étais où !? T’étais où quand j’ai failli faire une overdose ? Où quand j’ai vomis dans la salle de bain en te voyant partir dans la ruelle ?! T’étais où ces fois-là Monroe ? Et puis quand je pleurais chez Shoeren à chaque fois que tu me frappais ? T’étais pas là pour moi. Jamais. T’as jamais été là ! » Toi, t’as les gestes arrêtés. T’étais pas là, parce que tu savais pas. Parce que tu ne savais pas que les choses se passaient comme ça. « Pardon ? Qu’est-ce que t’as dit ? » que tu marmonnes. La voix brisée. Détruite. Tu restes bloqué à sa première phrase. Une overdose ? Quand ça ? Où ça ? Et puis pourquoi ? « T’es tombé si bas ? » que tu demandes, la voix mal assurée. Tu osais encore croire qu’il déconnait. Que son cerveau était fatigué, et qu’il ne savait plus vraiment quoi raconter. Et puis tu lui balances d’aller se faire soigner. Avec sérieux. Au fond, tu oses croire qu’il n’y a que ça qui pourrait fonctionner. Deux secondes, les sanglots cessent. Monsieur te considère, comme si tu venais de sortir une insanité. « Probablement … mais j’irais pas tout seul, je suis pas assez fort. » Voilà qu’il se lamente encore. Et les sanglots repartent de plus belle quand tu lui reproches de ne jamais cesser de pleurnicher. Gamin. Tu lèves les yeux au ciel. Il s’accroche à toi. Il pleure, il pleure comme jamais. « J’te fais pitié ? Bah sors d’ici alors ! C’est toi qui es venu ! » Puis toi, sur le coup, tu bouges pas. Tu te fais violence. Bouée de sauvetage. Comme si c’était grâce à toi qu’il allait s’en tirer. Et brusquement, tu le repousses pour le reconsidérer. Et puis tu le secoues. Comme tu pourrais secouer un arbre fruitier. Et puis lui, il pose ses mains sur ton torse. Pour se calmer. Pour essayer de respirer. « T’es venu pourquoi alors ? Dis-moi. » Tu lèves encore les yeux au ciel. A croire qu’il ne comprend rien. A croire qu’il ne comprend pas. « Mais parce que je t’aime, bouffon. Tu réfléchis un peu, parfois, ou bien t’es toujours aussi con ? » Et puis des mots, tu en balances encore. Tu lui craches à la figure à quel point il est pitoyable. La vérité, malgré tout. « Moi non plus Monroe. Moi non plus. » Même lui, il ne sait plus. Il ne comprend plus. Il est perdu. Il s’effondre sur le sofa. Il s’affale. Comme accablé par le poids de la vie, le poids de la vérité. « Je te tromperais plus. Je serais plus infidèle. Ça, je peux te le promettre. Mais j’veux qu’en échange tu arrêtes de me frapper. Ce sera déjà un bon début non ? » Un instant, tu considères tes poings serrés. Ne plus le frapper. Tu serres les dents, un instant. Pas certain d’y arriver. Pas certain de résister à l’envie, et de fermer les yeux sur sa connerie. Et puis, soudainement, tu desserres la main. Pour l’enfoncer en partie dans ta poche. Pour essayer de lui montrer que tu voulais bien essayer. « Ok … » que tu souffles, doucement. Faiblement.

« Épouse-moi. » Arrêt. Tu as le cœur arrêté. Tu le considères, un instant. Longtemps. Tu te demandes si tu as bien compris. Si tu as vraiment bien enregistrer. « Pardon ? » Il a bien dit ce que tu avais cru entendre ? Il t’avait bien demandé de l’épouser ? Et toi, t’es là. A le fixer, comme un con. Choqué, horrifié. « Moi, t’épouser ? » que tu répètes, tel un demeuré. L’épouser. Genre. Toi, qui n’osais même pas l’embrasser dans la rue, ou lui tenir la main. C’était à toi qu’il demandait ça. Il te demandait de l’épouser. De l’embrasser devant des gens, devant vos parents. Vos parents. Tes parents. Ceux qui t’avaient façonné à leur image. Ceux qui avaient fait de toi ce que tu étais. Un monstre. Il te demandait de l’épouser. De signer des papiers qui prouvaient que t’étais pédé. Toi. Il te demandait de te trimballer avec une alliance, et d’assumer. Assumer et être fier d’être pédé. Fallait avouer au monde entier que Cassandre était plus qu’un simple colocataire, un hébergeur de longue durée. « T’es sérieux, ou bien t’es défoncé ? » Peut-être que tu n’avais pas bien compris. Peut-être qu’il allait se ressaisir, et se corriger. Mais le temps passe, et rien ne semble changer. Et toi, tu le regardes, comme ça, les bras ballants. Sans savoir ce qu’il fallait dire. Ce qui convenait. « Hein ? » Peut-être que c’était le moment, où tu devais lui tomber dans les bras. L’embrasser à pleine bouche, lui faire l’amour sur un lit de velours, et puis lui murmurer que t’acceptais. Que t’allais passer le reste de ta vie à ses côtés, l’aimer comme tu l’avais jamais fait, et que même la Mort ne pourrait pas vous séparer. T’aurais pu hurler comme une gamine et tomber dans les pommes de satisfaction. Mais toi, si fallait que tu t’effondres, ce serait plutôt d’effroi. De peur. Toi, tu te pisses dessus rien qu’à l’idée. C’était quoi, déjà, ce qu’il venait de te demander ? « Mais … Mais pourquoi tu veux faire ça ? »



Dernière édition par B. Monroe Osborne le Dim 19 Avr - 10:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Dim 22 Mar - 23:37

Y’a tous ces mots qui se perdent dans le vide, y’a ses mots à lui qui me trainent dans la tête sans que jamais ça cesse de résonner. Comme si une corde de guitare vibrait encore et encore et que d’une manière magique le bruit s’estompe jamais. Puis la vérité, qui éclate en fragment pour se briser sur le sol alors que nous deux on regarde le vacarme qui se produit en étant impuissants. Toi tu secoues la tête, refusant de croire que pour ne fois, t’avais aussi tort que moi dans l’histoire. Mais tes mots ils résonnent encore, j’ai le cœur qui se serre, j’ai les larmes qui piquent encore mes yeux alors que ma tête me tourne dangereusement. « Quand bien même j’me serais perdu dans ses bras, moi au moins, j’étais plus avec toi. J’te mentais pas. » Peut-être que le mensonge est pas pire que tout ce tu m’as infligé depuis trois ans Monroe. Soudain, j’ai envie de te montrer les bleus, refaire ressortir sur ma peau les ecchymoses, puis toutes les cicatrices qui sont restées, çà et là perdue sur mon corps trop pâle. J’voudrais voir mon sang sur le tien pour une fois, puis toutes les larmes surtout, les larmes qui ont rouler encore et encore contre mes joues, la nuit et le jour quand tu étais pas là ou trop bourré pour le voir. Y’a cette peur au creux de mon estomac qui cessait jamais d’être là, et qui semble plus vouloir partir. « Ah t’es marrant sur ce point. Tu me mentais pas c’est sûr, mais au fond, est-ce que je t’ai vraiment mentis moi ? Tu le savais vraiment pas Monroe ? Vraiment pas que ton mec allait voir ailleurs sous tes yeux ? Tu ne voyais rien de rien ? Oses me regarder dans les yeux, et me dire que tu ne voyais pas que l’homme de ta vie était en train de plonger et avait personne pour l’aider ! » Je t’en veux, de pas m’avoir aider, de pas avoir su que moi dans ton dos je devenais non seulement un drogué, mais qu’en plus de ça je contrôlais plus rien. Et je t’en veux encore plus d’en avoir aimer un autre que moi, juste le temps d’un soir, d’une semaine, et d’un mois. D’avoir honorer son corps alors que je voyais le mien éteint sous terre. D’avoir embrassé ses lèvres alors que les miennes s’engourdissaient sous l’effet des drogues, et d’avoir regardé son visage avec un air rêveur alors que mes yeux à moi n’arrivaient même plus à voir le réel et le faux. « Ferme ta gueule, Cassandre ! » J’devrais la fermer oui, arrêter de tout gâcher, arrêter de voir le monde comme une horreur dans laquelle j’arrive plus à vivre. Timidement je me mordille donc la lèvre, incapable de répliquer, et puis, pour dire quoi au juste ?

Y’a ce bref passage ou j’ose te parler de ma vie quand tout allait mal. Ma vie quand toi tu étais sur le canapé, en train probablement de boire quelque chose de bien trop fort pour un matin. Et mes mains qui tremblaient alors que moi je n’étais pas rentré de la nuit. J’ai eut peur ce soir-là, pas de crever, ça c’était pas le plus dur, mais de pas e voir avant de mourir, de pas avoir ton visage à regarder en fermant pour la toute dernière fois les yeux. « Pardon ? Qu’est-ce que t’as dit ? » Je soupire, soudain mal à l’aise, parce que ce passage de ma vie il ne l’a pas su, mais je n’ai pas fait d’overdose, j’ai faillis, mais j’ai des amis, l’un d’eux ma sauver juste à temps, tout juste pour que je regrette mon geste. « Je..c’est pas important, j’vais bien. C’était il y à trois mois, je suis rentré que deux jours après, j’ai mentis en disant que j’avais dormis au travail. Ce soir-là tu m’as reproché d’avoir couché avec un collègue tu te souviens ? J’ai pas démentis, pas parce que je l’avais fait, mais parce que j’ai passé ma nuit à l’hôpital pour qu’on me surveille. » Aveu qui recommence à faire couler mes larmes, de honte. J’ai honte de devoir te dire que j’en étais arrivé si bas. « T’es tombé si bas ? » Oh et encore, ce n’est pas le plus bas du monde tu te dis. Je soupire une seconde, à peine audible : « Je…j’ressentais plus rien, j’voulais sentir quelque chose, sentir rien qu’un peu. » Mes larmes roulent bien trop de nouveau pour que je puisse parler, quelque minutes s’écoulent pour que je me reprenne. « Je vais mieux, j’ai diminué les doses et je me suis inscris en centre pour qu’on m’aide la semaine dernière. » Je pense qu’au moins te dire ça te donnera un peu d’espoir, plus que j’en ai envers moi-même en réalité. « J’sas que c’est pas ce que tu aimais chez moi, mais si tu m’aimes rien qu’un peu, laisse-moi la chance de m’en sortir, aide moi Monroe. » Supplique, je demande la lune peut être, ou juste une seconde chance, de pouvoir arrêter cette merde sans voir combien tu me détestes. « Mais parce que je t’aime, bouffon. Tu réfléchis un peu, parfois, ou bien t’es toujours aussi con ? » Y’a ce petit quelque chose qui me fait sourire alors que mes larmes redoublent. Je souris, désabusé, parce qu’il a fallu trois ans pour que j’entende cette phrase sortir au naturelle de ta bouche, et probablement trois autres années pour que ce soit normal à tes yeux de le dire en public. Mais c’est rien, on y arrive. Comme on dit, bancale c’est très bien.

Après quelques minutes et questions sur que faire du futur j’émets cette demande dans le vide. J’ai longtemps crue que la demande que je lui ferais serait belle, l’une de celle qui pourrait paraître dans les journaux. Vous savez, deux personnes au restaurant, ou sur un bateau sur un fleuve et après le repas, ou au beau milieu, l’homme se met à genoux avec une des plus belles bagues qui existe pour demander le doigt de la belle. Une demande si sublime que y’a une musique qui retentit de nulle part, le champagne qui est servi et forcément la belle dit oui. « Pardon ? » J’avais secrètement nourris l’idée que tu dirais oui, que au moins tu dirais oui pour moi, même pas pour toi. Qu’au moins, tu fondes pour une fois dans mes bras pour dire juste oui, pleurant sous le coup d l’émotion. Mais ce sont mes larmes à moi qui roulent sur mes joues. « T’as bien entendu, épouse moi. » Je réitère ma demande, alors que ces minutes sont probablement les plus longues de toute ma vie. « Moi, t’épouser ? » J’avale difficilement ma salive. C’est sûrement l’idée la plus conne du monde, sûrement la chose la plus stupide de la terre entière. Moi et lui, ensemble liés par un contrat de mariage. Je sais qu’au fond, beaucoup surtout à Tenby croiraient que ça finirait en divorce. Un divorce qui ferait du bruit, surtout chez nous quand on se sera amusez à nous frapper dessus. Mais jamais je n’aurais pensé qu’il réagirait aussi mal. Timidement je me relève, ma tête tournant toujours dangereusement, certainement le fait que j’ai rien mangé depuis la veille. « Pourquoi pas ? Tu as dit que tu m’aimais non ? Je… » Tu entends dis Monroe ? Tu entends comment t’es en tian de briser mon cœur encore une fois ? Dis oui. Dis oui putain, dis pas non, si tu dis non j’en mourrais sur place. Y’a mes mains qui se mettent à trembler alors que je vois presque flou. « T’es sérieux, ou bien t’es défoncé ? » Oh non j’suis pas suffisamment défoncé pour inventer un truc comme ça, pas à toi, pas en connaissance de toutes les conséquences que ça implique. « J’suis sérieux Monroe. Réponds-moi. Donne-moi une réponse. » Que dire d’autres. Que demander d’autres ? Mon cœur manquerait presque un battement si c’était possible alors que je m’avance vers toi, le tournis étant de plus en plus présent, les joues rouges de chaleur, je rougis. Soit parce que je fais un malaise, soit parce que je ne supporte plus l’attente. « Mais … Mais pourquoi tu veux faire ça ? » Et ça doit être un beau spectacle nous deux, parlant pour rien dire. Je lève mes yeux bleus sur les tiens ne bougeant plus d’un poil, tout proche de toi. Plus moyen de te dérober maintenant. « Réponds-moi. » Ton autoritaire, je te laisse plus le choix.

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Sam 4 Avr - 11:52

blue eyes, blue isla


« Ah t’es marrant sur ce point. Tu me mentais pas c’est sûr, mais au fond, est-ce que je t’ai vraiment menti moi ? Tu le savais vraiment pas Monroe ? Vraiment pas que ton mec allait voir ailleurs sous tes yeux ? Tu ne voyais rien de rien ? Oses me regarder dans les yeux, et me dire que tu ne voyais pas que l’homme de ta vie était en train de plonger et avait personne pour l’aider ! » Tu baisses la tête. Honteux. Au fond, tu refusais juste de voir la réalité. De voir la vérité. Peut-être que c’était ta façon à toi de lui laisser une seconde chance. De lui donner l’occasion de se rattraper. Sans avoir à intervenir. Sans avoir à faire en sorte qu’il se laisse aller tel un bébé. Mais Cassandre s’est noyé. Alors tu râles. Tu gueules, pour qu’il se taise. Parce que c’est compliqué d’admettre que tu as tors. Que tous les soucis ne viennent pas uniquement de lui. Et le garçon se mordille la lèvre. Et toi, doucement, tu perds tes moyens. Tu t’égares, pour lui. En songeant à lui. « Je.. c’est pas important, j’vais bien. C’était il y a trois mois, je suis rentré que deux jours après, j’ai menti en disant que j’avais dormis au travail. Ce soir-là tu m’as reproché d’avoir couché avec un collègue tu te souviens ? J’ai pas démenti, pas parce que je l’avais fait, mais parce que j’ai passé ma nuit à l’hôpital pour qu’on me surveille. » T’es bloqué. Tu ne comprends plus rien. Tu te demandes si tu ne dois pas le prendre dans tes bras pour le réconforter. La situation s’emmêle dans ta tête. T’es un gamin égaré. Tu fermes les yeux, un moment, alors que tu tentes de te repérer. « Mmmh … Mais on est d’accord que tu démens pas le fait que t’ai couché avec les autres pendant que j’avais le dos tourné, pas vrai, Cass ? Malgré tout ça ? Puis pourquoi tu voulais pas me le dire ? Pourquoi tu m’as pas appelé, hein ? T’avais peur de quoi ? » Tu fermes les yeux. Epuisé. Tu n’en peux plus. T’as l’impression de t’être perdu. « Je … j’ressentais plus rien, j’voulais sentir quelque chose, sentir rien qu’un peu. » Toi, tu dis rien, encore. T’es perdu. Tu laisses ses larmes couler, le temps s’écouler. « Je vais mieux, j’ai diminué les doses et je me suis inscrit en centre pour qu’on m’aide la semaine dernière. »

Tout d’un coup, t’as juste l’impression d’être le plus grand des salauds. De n’être qu’un gamin aveugle, complètement préoccupé par tes idées. Par tes envies. Tellement que tu refusais de le voir chuter. D’ouvrir les yeux sur ce que vraiment vous étiez. Tu réalises à quel point tu l’as poussé. Jusqu’où tu l’as enterré. Tu réalises ne faire aucun effort. Que toi aussi, tu pourrais faire quelque chose. Boire moins, gueuler moins, frapper moins. Tu pourrais apprendre à l’aimer, au lieu d’essayer de constamment vous tuer. « J’sais que c’est pas ce que tu aimais chez moi, mais si tu m’aimes rien qu’un peu, laisse-moi la chance de m’en sortir, aide moi Monroe. » Tu fermes les yeux, un instant. Sans savoir quoi dire. Tu tentes de balancer un compliment. Quelque chose de gentil. Il sourit. Il pleure encore plus. Mais tu as l’impression que c’est déjà ça. Que c’est quelque chose, mieux que rien. Tu souffles, doucement. Et puis voilà qu’il chamboule encore un peu ton cœur et tes idées. Toi, tu ne comprends plus grand-chose. T’as l’impression d’être un corps mort, flottant sur la mer, bousculé dans les rochers. T’as l’impression d’être en train de te noyer. T’es paumé. Encore un peu plus égaré. « T’as bien entendu, épouse moi. » Tu trembles. Tu tentes de bégayer, afin d’être certain de ce que tu avais cru comprendre. Afin de te laisser quelques minutes supplémentaires pour te décider. « Pourquoi pas ? Tu as dit que tu m’aimais non ? Je … » T’as la tête qui tourne. T’as l’impression que tu vas t’écraser. Sous le poids du monde et de ses idées. « J’suis sérieux Monroe. Réponds-moi. Donne-moi une réponse. » Et toi, tu le fixes, complètement paumé. Tu le fixes, le regard dans le vide, sans vraiment savoir comment tu dois te comporter. Il s’avance, ton Cassandre. Il s’avance, les joues rouges. Il s’avance vers toi, tout près. Jusqu’à ce que tu sentes son souffle contre toi. « Réponds-moi. » qu’il ordonne.

Cette fois-ci, tu n’as plus le choix. T’aimerais reculer. Te dérober. T’aimerais savoir comment faire pour t’esquiver. T’as les mains qui tremblent. Tu dois avoir cette expression effrayé, hésitante, horrifiée. Guère décidée à faire quelque chose de toutes ces années passées à ses côtés. Pourquoi est-ce que tu devrais l’épouser ? Pourquoi est-ce que tu devrais laisser les choses couler ? Tu déglutis péniblement. Tu te sens mourir, à l’instant. « Cass … Je … Je … » Tu fermes les yeux très forts. T’aimerais te téléporter. T’en aller loin d’ici. T’aimerais tourner les talons et partir en courant par la porte d’entrée. « J’sais … J’sais pas, p’tain … ‘fin oui, … ‘fin … Merde, Cass. » Et tu t’es penché sur l’avant pour lui filer un baiser maladroit. Pour t’écraser sur ses lèvres comme t’embrasserais un rocher. Tu trembles. Tellement. Tu t’échoues dans ses bras, pas certain que tes jambes maigres parviennent encore à te supporter. Tu le serres contre toi, alors que tu plonges ta tête dans son cou. T’as les paupières closes, pour éviter de laisser les larmes couler. T’as les épaules qui tressautent. Effrayé. Trop étourdi par l’émotion. C’est magique, t’as l’impression de t’être accroché encore un peu plus au démon. Tu ne devrais pas. Tu ne devrais pas vouloir le vouloir comme ça. Le considérer de cette manière-là. L’autre abruti tatoué venait de gagner. Il venait de détruire vos mondes. De tout faire entrer en collision, pour les regarder exploser. « Cassandre … » Faut pas qu’il te laisse tomber. Faut pas qu’il te lâche, et qu’il te regarde te noyer. Alors, tu le sers encore un peu plus contre toi. Comme un gamin frénétique, un gamin, effrayé à l’éventuelle idée d’avoir pu être abandonné. « Tu f’ras pas le con, hein … ? »

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Dim 12 Avr - 23:47

« Mmmh … Mais on est d’accord que tu démens pas le fait que t’ai couché avec les autres pendant que j’avais le dos tourné, pas vrai, Cass ? Malgré tout ça ? Puis pourquoi tu voulais pas me le dire ? Pourquoi tu m’as pas appelé, hein ? T’avais peur de quoi ? » J’avais peur de toi, et puis du monde entier qui menace de s’écrouler quand je te regarde. Même en fermant les yeux, j’ai ces papillons dans le ventre, qui voltigent et s’écrasent contre moi sans cesse. C’est un cauchemar plus qu’un doux rêve tu sais, puisque en fermant les paupières j’ai tes tatouages qui creusent mes paupières, j’ai tes traits qui m’apparaissent de nouveau et j’ai le cœur qui tambourine quand je me fais trop violence. Mais le pire reste quand j’ai les yeux ouverts, tu sais, comme en ce moment même où mes yeux son captivés contre toi à la manière d’un étranger qui verrait pour la première fois la neige. C’est quelque chose de tellement nouveau qu’on fixe les paillettes blanches tomber contre le sol sans se rendre à l’évidence, la neige finira par fondre, et l’inévitable beauté qu’on vient de chérir mourra aussi vite qu’elle est apparue. Et mes yeux contre toi me donnent ce sentiment de vertige à chaque fois, comme si, d’une seconde à une autre on viendrait m’arracher la personne que j’aime le plus au monde comme office de châtiment. Mais j’avais aussi peur de moi, peur de mes regrets et de me voir comme l’être dégelasse et misérable que je deviens. En silence mes larmes roulent toujours de nouveau, mais je conserve un peu tout ça en moi, tout le monde à son jardin secret, celui-là le restera. « Je démens pas non. J’ai bien couché avec d’autres que toi. » Shoeren, il faudrait le compter, oh et puis Tom aussi. Oh, tient, rajoutons le collègue l’autre jour. Un peu figé d’horreur ma main se bloque dans un mouvement qui visait à essuyer mon visage. Comment faire pour se regarder en face quand on en vient à se détester profondément dites ? Comment faire Monroe, pour s’accepter alors qu’on est un monstre ? Je ravale douloureusement un sanglot, sachant que ce sera un combat en moi et dans lequel tu ne pourras pas intervenir.

« Cass … Je … Je … » Tu ? La demande semble te rendre muet, ou te faire faire une crise cardiaque. Je ne saurais le dire, mais timidement je pose ma main contre ta joue, t’intimant de me regarder. Tu sembles plus mal à l’aise que jamais, plus que ce soir-là où je t’ai dragué volontairement il y a trois ans déjà. C’est ce qu’il y a de plus impressionnant depuis tout ce temps, c’est que pas une seule fois je t’ai trouvé prévisible. Pas une. Chaque seconde tu contribues à mer surprendre par tes réactions. « Monroe.. » Faible murmure pour masquer la violence que j’exerce en moi pour ne pas te presser de répondre. J’aurais pu hurler, t’hurler de me répondre et te secouer pour que tu le fasses. Que pour une fois les mots sortent et que tu cesses de les garder pour toi. Et un murmure encore et toujours, ton prénom en murmure. « Monroe… » Avec l’incertitude au ventre que tu dises non. « J’sais … J’sais pas, p’tain … ‘fin oui, … ‘fin … Merde, Cass. » Mais j’ai à peine le temps d’entendre la réponse que tu plonges déjà contre mes lèvres, peut-être pour m’empêcher de répondre. Tes lèvres sont un peu humides et chaudes, mais le plus surprenant est la façon dont tu t’abandonnes à moi. Je sens mon cœur battre un peu plus fort, parce que ta réponse me semble presque irréelle et pas normale. Est-ce bien un oui que j’ai entendu entre deux hésitations ? Je ne saurais pas vraiment le dire, pourtant ta réaction me laisse comprendre que oui. Je soupire, t’éloigne à peine une seconde de moi, juste le temps de capter ton regard, voir si c’est un oui franc et avec envie et non une réponse que tu me donnes pour me faire taire. Et là je t’assure que j’ai bien plus que des papillons dans le ventre, je suis pris d’un léger vertige et je m’oblige à me tenir à toi pour ne pas tomber. La drogue ou l’émotion ? Qui serait capable de le dire ? « Tu..tu as dit oui ? » J’ai presque envie de demander en plus de ça si il y à une condition à ta réponse, comme si tu étais suffisamment calculateur pour dire oui pour espérer quelque chose en échange. « Cassandre … » Tes bras se referme un peu plus contre moi, je frémis, t’embrassant pour la première fois depuis des mois avec un goût de passion violente, si violente que j’en perd pied moi aussi. Alors comme je sens que toi aussi tu es prêt à céder je te tire contre le sofa, t’allongeant par-dessus moi sans effort. « Monroe.. » L’échange est bien ridicule, incapables ni l’un ni l’autre de prononcer plus que nos prénoms respectifs, est-ce que l’amour nous rend incapables de penser ? Je soupire, t’embrase avec fougue une nouvelle fois puis tire de ma poche une boite et te l’offre en l’ouvrant, pas de mariage sans alliances après tout. C’est probablement l’étape que tu dois redouter le plus, un mot, un oui cela ne prouve rien, mais une bague ça le montre au monde entier. « Tu f’ras pas le con, hein … ? » Non, pas pour tout l’or du monde. Je me mordille les lèvres, un peu gêné par la situation. « Non, j’te le promet. Monroe Osborne je t’aime. »
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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Jeu 16 Avr - 0:02

blue eyes, blue isla


Votre discussion se meurt. Elle perd son sens. Tu souffles. Tu souffres. Y’a tes mots qui se perdent, qui s’emmêlent. « Monroe.. » Sa main sur ta joue. Il te force à le regarder. Il essaie de te faire reprendre le fil. Il essaie de faire en sorte de t’aider. Pour que tu sois moins égaré. Tu le sens. T’es paumé. Là. Avec ces nouvelles et étranges idées. « Monroe … » Encore. Et puis toi, tu craques. Tu cèdes, et t’acceptes. Et presque immédiatement, tu regrettes. Tu as l’impression d’avoir échoué. D’avoir rendu les armes pour un combat que tu t’acharnais auparavant à mener. Tu plonges sur le garçon. Tu plonges sur le corps du tatoué, pour l’embrasser. Pour essayer de trouver un peu de soutien. Il t’écarte un instant, et ses yeux viennent se perdre dans les tiens. Tu te mords l’intérieur de la lèvre, juste avant qu’il ne tombe contre toi. « Tu.. tu as dit oui ? » Tu voudrais qu’il se taise. Qu’il ne te pose pas tant de questions. Qu’il cesse de te faire revenir sur tes hésitations. Au moins pour lui. Au moins pour qu’il se garde une chance. Pour que tu n’aies pas à revenir sur ta décision. Après tout, maintenant qu’il te demande de confirmer, tu pourrais très bien changer les mots qui avaient fait sensation. « J’ai dit oui, oui … » que tu finis tout de même par souffler, après deux secondes d’hésitation. Et puis tu le serres contre toi. Tu t’y accroches, tout comme lui s’accrochait à toi. Et puis y’a son baiser passionné. Son baiser plein d’amour, que t’ai bien obligé de rendre, et qui fait chavirer ton cœur. Navire branlant. Malmené dans la tempête de vos sentiments. T’as les jambes qui s’effondrent. Et tu bascules. Le garçon vous entraine sur le canapé, et tu t’affales presque sur son corps tatoué.

« Monroe.. » C’est idiot. C’est niais. Tout ce que tu détestes. On se croirait dans un remix gay de Twilight. Tu souffles. T’aimerais qu’il ferme sa gueule. Juste deux minutes. Juste pour te laisser respirer. Pour vous laisser souffler. Nouveau baiser fougueux. Y’a ta main qui vient se perdre contre sa peau. Y’a ta main qui vient lui caresser la nuque, doucement. Lentement. Le garçon remue. Tu te redresses un peu, gêné par ses mouvements. Tu le fixes un instant, observant sa main sortir une boite carrée de sa poche. Tu fronces les sourcils, un instant. Dans ta tête, des signaux s’allument. Signaux d’alarme. Il ouvre la boite. Des bagues. Tu te mords les lèvres. Paumé. Toutes ces choses t’obligent à le reconsidérer. « T’avais prévu le truc depuis longtemps, pas vrai ? » Et puis il avait gardé en lui l’espoir que tu reviendrais. Il s’en doutait. Il le savait. Que tu l’aimais assez fort pour revenir, encore et encore. Que tu l’aimais assez fort pour finir par accepter de jouer dans un de ses contes de fées. Il savait tout ça. Et quand bien même tu ne le lui avais jamais dit, il s’en doutait. « Depuis quand tu voulais demander, hein ? » que tu demandes encore. Pour gagner du temps. Tu tentes de meubler. De t’esquiver. Au final bien trop lâche pour accepter. « Comment tu pouvais savoir que je reviendrais ? » Peut-être que tu as envie d’entendre ses mots. D’entendre que t’étais prévisible. Que tu n’avais plus tant de secret pour le garçon. De voir qu’il savait t’observer. Que malgré tout, il avait réussi à voir en toi ton cœur brouillé. Brisé. Tu fermes les yeux. Et puis tu laisses le temps s’écouler, un peu. Tu lui fais des aveux. Tu lui demandes de te faire des promesses. Pour t’assurer. Pour te rassurer. Pour qu’il fasse les choses comme tu l’entendais.

« Non, j’te le promets. Monroe Osborne je t’aime. » Le garçon s’était mordu les lèvres, un peu angoissé, peut-être, et toi, tu en avais profité pour l’embrasser. T’as ton courage entre les mains, et Cassandre semble tout faire pour que tu ne puisses pas le lâcher. Alors, tu fermes les yeux. Tu te mords le coin de la bouche, et puis tu finis par attraper une des alliances dans la boite. Tu l’as faite rouler entre tes doigts, un instant. « Elle est belle, Cass … » que tu as soufflé. Tu as posé un baiser un autre baiser sur le coin de ses lèvres. Puis finalement, tu l’as glissée à ta main gauche. Tu as fixé un instant Cassandre, sans trop savoir si tu avais bien fait, ou si tu t’étais planté. Au fond de ses yeux, tu cherchais quelque chose. Un peu d’aide, quelque chose. Un peu de soutien. T’es damné. Maintenant, maintenant qu’il t’a passé la bague au doigt, tu imagines que tu lui appartiens. Qu’il t’a bouffé quelques-unes de tes libertés, juste pour que tu puisses vivre à ses côtés. C’était comme couper les ailes de l’oiseau sauvage pour l’empêcher de s’envoler. Et toi, pour une fois, tu avais accepté sans rechigner. Tu avais accepté d’avouer votre amour au monde entier. Juste pour lui faire plaisir. Juste pour lui montrer que tu l’aimais. Puis que t’étais perdu sans lui, aussi. Que tu ne valais pas grand-chose, si ce n’est rien, lorsqu’il n’est pas là pour te regarder. « J’aurais dû t’en acheter une, non ? Une pour toi, pour que tu la mettes à ton doigt, et que tu montres que tu m’aimais encore plus que ça. » que tu souffles, doucement. Tes doigts viennent se perdre dans ses cheveux. Lentement. « C’est ça, n’est-ce pas ? »

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Lun 27 Avr - 22:09

Il faut que je te le dise, que j’ouvre la bouche pour te dire que toi et moi, ce sera éternellement irréversible. Et que le ciel pourrait s’écrouler si il le voulait, que les marées pourraient venir déloger les larmes de mes joues, mais rien ne changerait vraiment ce que je ressens actuellement. Tu crois en la réincarnation ? Je sais que si je te demandais, tu me dirais que les princesses et les princes n’existent que dans ma tête et que je devrais cesser de me voiler la face, que le monde n’est pas si beau. T’as raison, le monde c’est une crasse, pas vraiment foutu d’aimer tout le monde de la même manière. En fait, un jour quelqu’un m’a dit que la vie est une belle garce, parce qu’elle possède beaucoup de faiblesse, mais qu’elle aime les maquillés en force pour qu’on cède devant elle. Et toi tu en penses quoi Monroe ? Moi je crois que c’est bien vrai, qu’à chaque fois que je te vois je cède, parce que t’es pas une force non, t’es pas si fort, tu me rends faible. Tu me rends meilleur et pire à la fois, un combat acharné entre qui je suis et qui j’ai envie d’être. Et fatalement, ça crée des éclairs, parce que malgré tout, deux aimants ne peuvent pas être liés ensemble, jamais. Deux aimants ça s’attire, se repousse, mais jamais ça ne fusionne, puisque sinon cela voudrait dire qu’on a réuni deux forces en une seule. Et t’imagines le raz de marée que ça créerait deux forces en une seule ? Probablement qu’on le saura jamais. J’ai pas envie de savoir, alors continuons à se repousser, à se briser, et même détruire le ciel tout autour de nous. Cela fera toujours moins mal que de voir l’enfer venir sur terre.

« J’ai dit oui, oui … » Un sourire s’évade de mes lèvres. C’est un beau rêve que je fais là, j’ai presque pas envie de me réveiller, pour ne plus voir le sang couler à flot, plus voir ma peau frissonner sous le contact froid de tes doigts, ni sentir l’odeur âpre du feu qui brûle dans mes veines. Je n’ai pas envie d’ouvrir les yeux pour sourire au monde qui ne cesse de me mentir. Non, et ce rêve semble des plus grandiose car tes lèvres se posent contre les miennes. T’en arriverais presque à me faire oublier que tout cela est un rêve, que le battement de cœur au fond de ma poitrine est bien présent et qu’il me donne bien l’impression de vouloir s’extraire de mon enveloppe charnelle. « Me tape pas…me réveil pas s’il te plait… » Mes mains se mettent légèrement à trembler, mes yeux se remplissent de larme rien qu’à l’idée que ce rêve s’arrête. Pleure pas Cassandre, ne te laisse pas aller, si tu pleures tu te réveilleras peut être. Un nouveau baiser fougueux me fait légèrement tourner la tête, je soupire j’exalte plutôt, incapable de contrôler se souffle et la sensation que je fais une crise cardiaque. Ta main se colle contre ma nuque, et mon échine frémit d’envie, alors que je me mordille la lèvre. Dans un rêve, peut-on réellement ressentir tout cela ?

« C’est..c’est pas un rêve ? C’est réel ? » Il est fort possible que ce soit mon cerveau qui me joue des tours, que la prise de drogue a été trop forte et que je fais un rêve beaucoup trop beau. J’ai presque l’envie sur le moment de me laisser piéger dans l’illusoire, et plus jamais voir le réel. Si l’illusoire est aussi beau, alors que ma vie ne soit faite que de mensonge éhontés. Qu’elle soit le combat entre la raison et l’affecte, et que je ne sois qu’un rêve éveillé. Alors tu voulais me ire quoi Monroe ? Que le monde est moche ? Et que les contes de fées sont faux ? Et que je devrais arrêter de rêver pour vivre dans la réalité ? Vivre cette crasse qui vous laisse des marques noires de suie dans le corps ? Moi j’veux voir le monde en couleur et sentir comme en cet instant mon cœur qui s’arrache de mon corps pour m’en faire mal.

« T’avais prévu le truc depuis longtemps, pas vrai ? » Je me mordille la lèvre, un peu gêné. Comment te dire tout haut tout ce que j’aimerais dire ? Que oui, j’avais prévu le coup depuis la première fois ou je t’ai vue ? Que le lendemain de notre nuit ensemble, je me suis barré t’acheter cette alliance parce qu’à la minute ou je t’ai vue, j’ai vu que c’était toi ou rien jusqu’à la fin. « huum..ça fait un moment j’admets. »Soupire.

« Depuis quand tu voulais demander, hein ? » Ta question me met le rouge aux joues, un peu mal à l’aise, je me craque les jointures des doigts, te fixant, pas certain de vouloir te l’avouer. « Je voulais te faire la demande à Londres, il y à 1 ans et demi… » Mais on sait tous les deux ce qui c’est passer à Londres, je t’ai laissé sur le trottoir, parce que j’ai été lâche, lâche de nous deux et de cet éternel combat. « J’ai attendu parce que..j’étais pas sûr que tu accepterais, et j’ai pas agis correctement. » Et que je te mérite en rien aussi, mais ça je le garde pour moi. « Comment tu pouvais savoir que je reviendrais ? » Toujours assis sur le sofa, je te fixe, toujours la peur au ventre que ce rêve cesse et que des ombres démoniaques sortent des murs ou je ne sais quoi. Que tout s’effondre. Je te serre contre moi, passe une main contre ton dos, te soulevant légèrement pour t’embrasser de nouveau. « Parfois j’aimerais que tu te taises tu sais ? J’en savais rien. Mais au fond, j’attendais que ça… » Inutile de dire tout ce qu’on sait déjà, que tu es prévisible et moi un lâche. Ce serait faire de la situation un cauchemar.

L’écrin contenant la bague est noir, très sobre avec l’armoirie de la famille De Montherlant dessus. Cette armoirie est composé d’un livre ouvert aux feuilles d’argent, le livre représentant le savoir et la raison. C’est une vieille armoirie que ma famille possède depuis toujours, mais qui n’a plus vraiment de signification à mes yeux. Seulement, pour eux, comme mon père le savoir et la raison sont à la porter des grands hommes. A l’intérieur, une alliance en argent très simple, mais gravé à l’extérieur en latin : Amorem sempiterno. ( Amour toujours ; ou Je te donne mon amour pour toujours. ) La bague est un enchevêtrement de petites lianes ou de ronces qui constituent une sorte de lien qui s’enroule autour du doigt du receveur. Sa jumelle est similaire. « Elle est belle, Cass … » Je souris, incapable de faire autre chose, d’une main je te prends la main pour admirer la chose, t’en voulant secrètement d’avoir enfilé l’alliance de toi-même. « J’avais pensé à des cœurs et des papillons, mais je me doutais que c’était pas pour toi. C’est que l’alliance de fiançailles, tu en aura une , une fois qu’on sera mariés. » Mon ton est très doux, cherchant à te caresser de ma voix alors que mon regard fait de même. « J’aurais dû t’en acheter une, non ? Une pour toi, pour que tu la mettes à ton doigt, et que tu montres que tu m’aimais encore plus que ça. » La question me désarçonne et me fait rire aux éclats, je te serre dans mes bras un peu fiévreusement, toujours surpris par tes questions stupides. « T’es bête parfois… » Que je dis en français. (langue d’origine du personnage pour ceux qui lisent) « Les alliances se vendent par deux mon ange ! Tiens regarde.. » Et lentement je sors la jumelle de ma poche, la pose dans la paume de ta main que je caresse du bout des doigts. « Maintenant tu peux me la passer au doigt. » Pas vraiment un ordre, plus une suggestion, qu’on passe à la seconde étape.
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MessageSujet: Re: cassandre ✣ blue eyes, blue isla. Mar 12 Mai - 21:56

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« Me tape pas … me réveille pas s’il te plait … » Tu le fixes un instant, intrigué. Déçu. Tu t’es dit que, d’une certaine façon, tu as vraiment abusé avec lui. Que tu devrais apprendre à te contrôler. Tant pour sa santé mentale que sa santé physique. Tu souffles, avant de lui donner un baiser fougueux en guise de réponse. Pour qu’il comprenne que tu étais bien réel, cette fois-ci. Pour qu’il se rende compte que, aujourd’hui, tu n’étais pas le démon qu’il s’imaginait. « C’est.. c’est pas un rêve ? C’est réel ? » Tu hoches la tête, doucement. Bien sûr que oui. Bien sûr que c’est vrai. Hélas pour toi, peut-être. Mais oui. T’es là, et t’es en train d’accepter qu’il te foute la bague au doigt pour de vrai. Toi, tu lui poses des questions, à ce sujet. Tu voudrais savoir s’il avait tout planifié. S’il avait prévu depuis longtemps de vous damner ainsi pour l’éternité. Il semble gêné. Comme si la question le taraudait. « Huum.. ça fait un moment j’admets. » Tu inspires un grand coup. Un peu perturbé. Toi, tu avais toujours voulu éviter cette possibilité. Et depuis quand est-ce qu’il comptait te le demander ? Tu veux savoir. Ton esprit te tue sous les questions. Tu voudrais tuer Cassou avec toi aussi. Tes mots le font rougir. Le garçon t’arrache malgré tout un sourire. « Je voulais te faire la demande à Londres, il y a 1 ans et demi … » Tu grognes pour toi-même. A Londres, il t’avait délaissé. Il t’avait lourdé sur un trottoir, un sac à tes pieds, et il s’était barré avec sa caisse, te laissant derrière lui sans pitié. Tu te souviens de toi. Tu te souviens d’avoir hurlé. De l’avoir traité de tous les noms, trop vexé quant à l’idée de t’être fait jeter sans que tu ne l’aies décidé. Tu avais pourtant essayé de revivre ta vie. Comme pour cette fois-ci. Mais finalement, tu avais pris la route pour rentrer chez lui, le pouce tendu et le corps vide de vie. « J’ai attendu parce que.. j’étais pas sûr que tu accepterais, et j’ai pas agis correctement. » D’un côté, il a raison. Tu lui aurais probablement dit non. Tu aurais hurlé que tu ne voulais pas, et qu’il était complètement taré. Tu le penses encore, au fond. Mais tu te tais. Le fou, ce n’est pas juste Cassou. C’est toi, aussi. C’est toi, surtout. « Parfois j’aimerais que tu te taises tu sais ? J’en savais rien. Mais au fond, j’attendais que ça… » Long soupir. Tu ne dis plus rien. Parce que tu n’es pas certain de vouloir développer tout ça.

Et y’a la bague. Elle est jolie. Tu l’observes, un moment, avant de murmurer ce que tu en pensais. Un peu maladroit, peut-être. Cassou attrape tes doigts. Pour regarder. Tu crois que, d’une certaine manière, tu as gaffé. « J’avais pensé à des cœurs et des papillons, mais je me doutais que c’était pas pour toi. C’est que l’alliance de fiançailles, tu en aura une , une fois qu’on sera mariés. » Tu tentes un sourire, un instant, un peu hésitant. Un peu forcé. T’es paumé, en réalité. Une fois qu’on sera marié. Ses mots suffisent à te faire trembler. Tu n’oses même pas imaginer tout ce qui allait survenir après cette soirée. Ca suffirait à te faire fuir. Rien que l’idée de l’annoncer à quelqu’un. Rien que l’admettre réellement, tout au fond de ta tête, suffirait à te faire défaillir. Alors, tu essayes de poser d’autres questions. Pour essayer de voir jusqu’à quel point tu avais foiré. Il rit. Aux éclats. « T’es bête parfois … » Tu te mords les lèvres, alors qu’il te serre dans ses bras. Tu n’as rien compris de ce qu’il t’a dit. Ca t’énerve, parce qu’il sait très bien que tu n’aimes pas ça. Mais faut avouer que tu es sacrément con, aussi. Tu es vraiment un abruti. « Les alliances se vendent par deux mon ange ! Tiens regarde.. » Par deux. C’était loin d’être stupide, finalement. Contrairement à ton raisonnement. Tu le regardes sortir l’autre alliance de sa poche, et la poser au creux de ta paume. « Maintenant tu peux me la passer au doigt. » Tu fermes les yeux. Un instant. Hésitant. Tu voudrais que tes promesses ne durent pas pour toujours. Mais tu imagines très bien ce qu’il se passe dans la tête de Cassou à cet instant. Et ce qui devrait se passer dans la tienne également. Alors, tu as attrapé ses doigts, doucement. Tu as glissé la bague, sur l’un d’eux, tout en l’observant. « Excuse-moi. » que tu as murmuré, doucement, avant de l’embrasser, lentement. Pour tout le mal que tu as fait. Et probablement pour tout celui que tu feras.


Terminé.

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