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All the thanks of the world ♦ Bea & Edith

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MessageSujet: All the thanks of the world ♦ Bea & Edith Ven 23 Jan - 21:52

Beatrix ∞ Edith
How many times can I say the same thing different ways that rhyme? What I really wanna say is if there's anyone else that can relate to my story Bet you feel the same way I felt when I was in the same place you are [SIA & EMINEM]
T
oujours pas de musique. Le silence me bouffe, me ramène sans cesse à ma solitude et à mes regrets, m'oblige à méditer sur à peu près tout et n'importe quoi et donc les sujets qui blessent. Le silence c'est l'enfer. Mais la musique c'est pire encore. Auparavant il ne se passait pas une journée sans que je n'ai pris le temps d’enclencher la lecture d'un CD. Du classique pour me détendre et me ramener à des moments bien précis pour que je puisse les représenter sur mes toiles. Du métal pour me vider la tête autant que faire ce peu et m'aider à tenir debout et moins fragile. De l'électro pour danser sans admettre que je renoues avec mes vieilles passions. Pour éviter le retour de mes vieux démons avec elles. Et surtout du rock simplement pour me faire vibrer. Du rock parce que cela a toujours été une évidence et un air plus pur. Mais à situations exceptionnelles, remèdes exceptionnels. Ma situation: incapable de renouer avec la vie et l’espoir. Incapable de définir qui je suis aujourd'hui. Incapable d'aller de l'avant et d'admettre tous ces changements. Incapable d'oublier et de mettre un pied devant l'autre. Incapable de soutenir un regard ou un souvenir. Incapable. Alors comme aucun remède ne m'apparait comme évident je cherche simplement à atténuer mes blessures. Mes torts. Mes pertes. Et la musique qui avait tant d'importance par le passé s'avère aujourd'hui porteuse d'une quantité insoupçonnée de souvenirs. Et ma mémoire est, actuellement, ma pire ennemie. Le silence donc. Il fait mal mais s'il m'a fait fuir ma maison en courant et tremblant durant deux mois, me voilà enfin apaisée. Le changement est infime et la rechute menaçante mais ma villa me terrorise moins que par le passé et c'est un progrès dont je suis fière. Un progrès que je dois étrangement à ce qui m'a mené au problème initial. C'est en me souvenant que je suis parvenue à retrouver un peu la raison. Pas de Jeff, de Leo ou de Paris bien entendu. De Fiona, Liam et Bea plutôt. Me souvenir qu'ils sont là en permanence. Qu'ils veillent. Me souvenir aussi de ce qu'ils ont fait pour moi. Me souvenir qu'ils ont foi en moi et en mon avenir. Après tout ce qu'ils ont fait pour moi, consciemment ou non, je m'efforce de les remercier aujourd'hui que je retrouve suffisamment mes marques que pour juger leurs actes à leur juste valeur. J'ai invité Fiona à dîner, j'ai offert des cadeaux aux enfants de Liam et j'offre un restaurant à Beatrix. Des biens matériaux. Des offrandes dérisoires en comparaison de ce qu'ils ont fait pour moi. Seulement c'est le mieux que je puisse faire. Leur offrir mon aide aussi mais je préférerais sincèrement qu'ils n'aient jamais à y recourir. Pas pour m'épargner un quelconque effort, simplement pour que le sort ne leur soit jamais défavorable.

Il pleut. Plic et ploc sur le toit de ma maison. Un son qui me délasse. Je focalise mon attention sur ce bruit régulier et sur les dessins étranges que forment les gouttes d'eau sur les vitres de ma salle de bain tout en me coiffant les cheveux. Tresser ou laisser libre? J'hésite tout au long de mon démêlage pour décider de rester le plus naturelle possible. J'enfile finalement une longue robe à bustier bleue foncée. Simplicité mais surtout nouveauté. Entre le noir et le rouge que je portais pour faire plaisir à mon époux, j'ai refais une part de ma garde robe pour aller de l'avant. Commandes sur Internet bien entendu, hors de question de retourner dans ces boutiques ou nous passions certaines veilles de soirées ou de dîners. Escarpins noirs et pochette assortie. J'ai l'impression que cela fait une éternité que je ne suis plus allée au restaurant. Que je ne me suis plus rendue dans un lieu public en fait. Il y a eu l'hopital dix petites minutes pour aider Leo. La pharmacie à peu près aussi longtemps pour demander des conseils à Fiona. Pour le reste je me fais livrer beaucoup de choses et je favorise les promenades sur la plage ou dans les bois environnants. Plus guère de sortie dans les foules donc. Ce restaurant avec Beatrix est un petit pas de plus vers mon nouveau départ et je ne me voyais pas le faire avec quelqu'un d'autre. L'inviter c'est aussi, surtout, une occasion de la remercier pour l'hébergement et le soutien qu'elle m'a offert il y a quelques mois de cela.

Sur les coups de huit heures je passe la porte et monte en voiture. Étrangement le réflexe d'enclencher la radio me revient mais je me retiens et me focalise sur la route. Je stationne devant l'immeuble ou vit Beatrix et lui envoi un message pour la prévenir de mon arrivée plutôt que de monter jusqu'à son appartement. Ce n’est pas une question de paresse mais plutôt de vie privée, je sais qu'elle vit avec Cadell et je ne voudrais pas arriver à un mauvais moment. D'un autre coté elle sait que je dois venir la charger dans la soirée. Trop tard de toute façon. Message envoyé j'attends patiemment l'arrivée de mon amie.

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TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : Aiden Holmes, Théodore C. Pembroke, Victor I. Cartwright et William T. Hardy
TON AVATAR : Luca Hollestelle [aka the freakles queen]
TES CRÉDITS : avatar: James signature: Rang
TA DISPONIBILITE RP : Toujours disponible pour RP
[présentement avec un délai de 10 jours pour répondre]
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POINTS : 667
ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
CÔTÉ COEUR : Currently being fixed / feel trapped in her too-small closet
PROFESSION : Étudiante en cinéma / employée à la vidéothèque
REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



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MessageSujet: Re: All the thanks of the world ♦ Bea & Edith Mer 28 Jan - 3:45

J’avais, comme philosophie, qu’il fallait toujours travailler dans un but très simple dans la vie : faire en sorte que demain soit meilleur. Et aussi bizarre que cela puisse paraitre, ce n’était pas nécessairement difficile à faire. La vie, la mienne du moins, était trop courte pour que je sois en mesure de marquer le monde. Ce ne serait pas moi qui trouverai un remède contre le cancer. Je ne serais pas la toute première femme à marcher sur Mars. Je ne réussirais simplement pas à atteindre le niveau de célébrité de Lidwig van Beethoven. Je ne parlerais jamais de mes opinions politiques comme le faisait Emma Watson. Comment alors pouvais-je être certaine d’avoir un impact sur le monde et que demain soit meilleur? Je n’étais qu’une petite fille. Invisible dans ma ville. Qu’une petite princesse d’une ville inconnue de la majorité de l’univers. Le moyen que j’avais trouvé était simple en un sens. Je tendais ma main à mes voisins. Je donnais beaucoup sans jamais attendre quoi que ce soit en retour. Mes parents et mes amis le savaient. J’aimais donner bien plus que recevoir. Bien sûr… ce n’est pas désagréable de recevoir. Mais dans cet univers constitué uniquement de moment présent dans lequel je vivais ma vie – consciente que demain était incertain et qu’hier était déjà écrit, recevoir était parfois plus difficile que d’ouvrir ma porte et mon cœur à quelqu’un. C’était comme ça que les gens s’ennuieraient de moi, le jour où mon opinion à moi ne compterait plus dans la balance. En m’assurant qu’ils se rappellent des nombreux moments passés en ma compagnie.

C’était en partie pour ça que quand j’avais su pour Leo – et, par extension, pour Édith – j’avais cherché ce que je pouvais faire pour aider. J’avais été dans les premières à retentir dans la chambre d’hôpital de mon cousin. Combien de fois l’avait-il fait pour moi? Et dans la même journée, j’étais passée chez Édith. Je l’avais trouvé en état assez amochée… pas physiquement pour une fois. C’était mentalement qu’elle avait mal. J’avais fait ce que je pensais bien. J’avais comblé la chambre d’amis vide de la petite maison que Cadell et moi avions louée. Je lui avais offert de la chaleur humaine, des diners à une bonne table, des sourires et toute la patience du monde.

Et je n’avais rien attendu en retour.
Je voulais juste qu’elle aille bien.
Je voulais juste que tout le monde autour de moi aille bien.

La tristesse… c’est nul. C’est comme la maladie ou le fait de mourir. Ça suce que l’on soit obligé de malade pour comprendre que c’est cool d’être en santé. C’est triste que les gens meurent avant d’avoir pris le temps de vivre. Mais en même temps… je comprends que sans tristesse les petits bonheurs deviendraient ternes. Quoi que je trouve encore méga-important de m’émerveiller à chaque jour sur un de ces petits trésors du quotidien. J’avais été la première surprise par conséquent de l’appel d’Édith qui me proposait un restaurant. Et pas n’importe lequel… Chez Victor. Je n’étais pas folle et je savais le prix du restaurant. Cadell et moi on y allait à notre anniversaire de mariage.

Le résultat était bien simple. Dans ma chambre au 22 Esplanade, il régnait une pagaille monstre. Je n’avais pas de vêtement assez chic pour ce restaurant moi. Enfin… j’avais deux robes chic : celle que je portais presque seulement aux anniversaires de mariage – et j’avais besoin de Cadell pour me l’attacher… et comme il était encore en mission… Non! Je n’irais pas demandé à Malone et je me voyais mal demander à Devyn – même si elle était gentille. J’avais aussi celle que je portais lors des enterrements – mais justement elle était noire et que pour les enterrements parce qu’elle me déprimait personnellement – en me rappelant qu’un jour ou l’autre je ne serais plus. Bref, j’étais en train de virer en désastre ma chambre pour retrouver certains accessoires capable de transformer ma robe citron en robe digne du carrosse de Cendrillon. Et voilà que j’étais en retard. Je le savais. J’avais reçu près de deux minutes plutôt le texto d’Édith – mon retard clinique s’écriait comme une triste habitude. Et j’étais à vérifier que tout rentrait dans mon sac blanc – l’insuline, les pompes – parce que l’on ne sait jamais – ma carte de guichet – PARCE QU’ON NE SAIT JAMAIS – les médicaments que je devais prendre avant de manger. Un regard à la fenêtre : Il pleuvait! Pas qu’un peu… Désespérée, je partis en exploration pour où mon parapluie est allé se cacher. Il était donc huit heure dix. Et… Un record de trois heures pour me préparer – et j’étais loin d’être pour faire la une du Vogue.

Avec énergie, je me déplaçais jusqu’à l’automobile d’Édith. Je n’aimais pas conduire. Je ne le faisais qu’en cas d’absolue nécessité. J’ouvris la porte du banc passager et je me laissai choir. « Salut! Je m’excuse tellement pour l’attente. » Je n’aurais pas du sprinter. J’avais le souffle court en raison de la petite course que je me suis taper. Merde. C’était frustrant et… je tentais toutefois de le cacher et je continuai avec entrain : « Il me manquait mon parapluie et mon imperméable… Bref… mais de toute façon. Tu sais que je fonctionne sur le fuseau horaire béatrixien non?» rigolais-je avant de me pencher pour lui faire la bise. Tout le monde sait que j’ai mon propre décalage horaire. C’est un peu pathétique. Mais bon. On s’y fait. Cadell s’y est fait avec le temps et il a cessé de tenter de remettre la pendule défaillante que je suis à l’heure. Je rajoutais par la suite. « Tu vas bien? »

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MessageSujet: Re: All the thanks of the world ♦ Bea & Edith Sam 31 Jan - 12:45

Beatrix ∞ Edith
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S
i je rechute complètement ce serait décevoir ceux qui m'ont aidée. Ils ont fait des efforts dans l'espoir de me voir remonter la pente et gâcher tout ce temps qu'ils m'ont accordés serait purement égoïste. Pourtant je ne peux pas tenir bon uniquement pour eux. Je ne peux pas faire un pas devant l'autre sans le vouloir. Je dois y mettre du mien et passer à nouveau des moments en compagnie de Léo me redonne goût à ma petite existence. Seulement Awstin sort bientôt. Une semaine ou deux je ne sais plus exactement. Depuis son emprisonnement je décomptais chaque jour en attendant impatiemment de le voir libérer mais depuis que mon amant est de retour dans ma vie je me languis de moins en moins de mon époux. Je l'ai même dit à Léo : il faut que l'on profite des quelques jours qu'ils nous restent avant que mon mari ne refasse irruption dans ma vie. Dis comme ça on dirait que je ne veux pas de son retour. C'est faux, je tiens toujours à lui bien plus que je ne peux me le permettre et m'imaginer me blottir de nouveau contre lui est  un sentiment presque enivrant. Cependant une fois Awstin à mes cotés je n'ai plus l'intention d'être aussi proche de...je ne sais même plus qualifier ce qu'est notre relation. Plus amants. Pas véritablement amis non plus. J'ai aimé retrouver Léo et nous en sommes arrivés à la même conclusion : nous avons tous deux besoin l'un de l'autre. C'est devenu indiscutable et il n'est plus question d'en douter. C'est incompréhensible venant de sa part et plus ou moins odieux de la mienne mais c'est une réalité incontestable. Pourtant je ne pourrais plus être aussi naturelle que ce que je l'ai été ni lui non plus d'ailleurs. Il est hors de question de refaire ces erreurs qui nous ont menées à la situation douloureuse que nous vivons aujourd'hui. Juste amis devra devenir notre réalité mais peut-être que tant que mon mari est en prison je me sens une plus grande liberté...Ce n'est pas pour autant que notre relation est tout aussi passionnée que par le passé mais nous restons plus complices que ce que nous devrions. Quoi qu'il en soit, en attendant que Beatrix me rejoigne je pense à ce qu'elle m'a dit à propos de mon époux. Des propos qui rejoignaient ceux de Liam et Fiona: tu ne peux pas choisir l'homme qui te bat. Voilà un point sur lequel je vais les décevoir. Je veux conserver une bonne relation avec eux, je veux qu'ils soient fiers que leur soutien m'ait permi de remonter la pente. Seulement Awstin n'est pas une variable sur laquelle ils peuvent influer. Personne ne le peut. Ni eux, ni moi, ni Léo ni lui. Rien ne le peut. Ni les meilleurs arguments, ni la violence qu'il m'inflige ni la souffrance de Léo. C'est inexplicable tout comme l'attachement que me porte encore le professeur de lycée à qui j'ai causé tant de torts. Je m'imagine donc les réactions désapprobatrices de mes amis au sortir de prison de Mr Stanburry quand Bea entre en trombe dans la voiture pour se préserver de la pluie. Son énergie et son sourire me ramènent tout à fait à la réalité et me donnent à mon tour l'envie d'être heureuse en cette soirée qui, après tout, se doit d'être agréable. Fuseau horaire beatrixien! Je ris de bon cœur en répétant son expression. Ne t'en fais pas le décalage horaire n'est pas trop conséquent la rassurais-je avec un clin d’œil avant de démarrer en douceur. Conduire quand les éléments se déchainent comme ce soir ne m'inspire guère je préfère donc lever le pied quitte à arriver un peu après l'heure de notre réservation. Les serveurs de Chez Victor me connaissent plutôt bien, par l'intermédiaire de mon époux, et ils ne m'en voudront pas pour quelques minutes de retard.

Me focalisant sur la route les deux premières minutes je finis enfin par répondre à mon amie lorsque la voie est dégagée et le temps plus clément. Pas mal oui, je suis parvenue à vendre deux tableaux ce qui était plutôt improbable merci pour ton idée de mettre une annonce dans le journal! Une chose de plus dont je suis reconnaissante à la jeune femme. Et toi? Cadell va bien? J'ai hésité à monter à l'appartemment lui dire bonjour puis je me suis dis que je le verrais en te ramenant... Son mari et moi ne nous sommes pas rencontrés dans la meilleure situation qui soit. En plein procès de mon mari je ne dormais plus, ne mangeait plus, ne parlait parfois pas. Beatrix a été merveilleuse à ce moment là à me soutenir en permanence et en m'offrant même de venir vivre chez elle le temps que je m'en remette. C'est donc comme ça que j'ai rencontré Cadell, en m'incrustant dans ce couple de jeunes tourtereaux qui auraient sans doute préféré plus d'intimité et pourtant pas une fois ils ne m'ont donné l'impression d'être un poids, une incruste dans leur univers. Je ne doutes pas que certaines fois ils devaient désespérés de devoir s'occuper de moi comme d'une enfant tellement j'étais diminuée à l'époque mais la patience dont ils ont fait preuve m’impressionnera toujours. Mon amie est tombée sur une perle rare et leur bonheur m'a sans doute aidée à sortir plus vite la tête hors de l'eau. Ils m'ont fait ouvrir les yeux sur la beauté de la vie, des relations, sur ces petites choses qui font parfois tant. Leur relation est exemple et même si je sais qu'il est trop tard que pour que je nourrisse un jour un amour aussi beau que le leur, il n'empêche que je les admire et m'en inspire peut-être un peu aussi.

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MessageSujet: Re: All the thanks of the world ♦ Bea & Edith Dim 15 Fév - 19:05

La vie était courte. Beaucoup trop courte. Il ne fallait pas souffrir. J’avais en un certain sens de la difficulté à comprendre les gens qui choisissaient des choses qui pouvaient leur faire du mal. Des choix… on en avait des centaines… non! des centaines de milliers à faire. Et je comprenais les erreurs de jugements comme de prendre de la glace à la gomme à mâcher face à de la chocolat-menthe (parce que l’on a le droit d’oublier que c’est VRAIMENT bon quand tu as cinq ans mais VACHEMENT dégeux dès que tu as goûté à choco-menthe quand tu as sept ans). J’avais de la difficulté à comprendre ceux qui font de graves erreurs pour des choix importants. Ceux qui prennent le mariage à la légère – pourquoi promettre de s’aimer à la vie et à la mort pour se séparer de la personne avec qui on a pris un engagement solennel après un an ou même moi. Ceux qui fument – respirer c’est tellement important! Pourquoi volontairement mettre en péril la capacité de l’air d’entrer dans nos poumons pour nous permettre de respirer. Et ceux qui comme Edith devant le dilemme de choisir entre une relation saine – comme celle que Léo et elle avaient entretenu malgré les liens sacrés du mariage – et une relation destructrice – comme celle qui la maintenant dans son mariage – choisissait la relation destructrice. Le bonheur était trop fragile. Trop éphémère. Pourquoi pouvions-nous tolérer une telle chose? Je n’arrivais pas personnellement à comprendre Edith. Et je préférais la seconder et lui affirmer que je pouvais la supporter sans justement avoir pleinement conscience du pourquoi. Elle avait besoin de support. Elle avait besoin de rire. Comme bien des gens, elle était vachement plus mignonne avec un sourire sur le visage. « Fuseau horaire beatrixien! Ne t'en fais pas le décalage horaire n'est pas trop conséquent. » dit-elle en riant. Elle avait habité avec moi. Elle avait vu comment Cadell fonctionnait avec moi. Vous voyez, le retard associé à Beatrix Elsa Lloyd était à durée variable. Mon mari avait donc très tôt dans notre relation pris l’habitude de me donner une demi-heure à une heure d’avance sur l’heure de départ comme ça on minimisait le retard titanesque qui pouvait être associé avec ma légendaire capacité à causer des retards. Au moins elle en riait. J’espérais sincèrement que ça ne nous causerait pas de problème avec le restaurant parce que ça nous était déjà arrivé par le passé. Rigolant à mon tour, j’observais le cadran de l’automobile. C’est vrai qu’il n’était pas aussi important que ce que l’on pouvait prétendre. Toujours avec un sourire, je rajoutais : « Ça parait pas… mais ça fait quatre heure que je tente de me préparer pour arriver à l’heure tu sais. Et ça ne parait même pas autant que toi. T’es adorable. » Parce que pour être belle, elle l’était Édith. Vachement plus belle que moi. J’étais mince, petite et fragile. Un des effets collatéraux de ma maladie. Prendre du poids était un défi horrible. Le genre de truc que je peinais à faire. À cause de la malabsorption dans mes intestins et des antibiotiques qui coupaient la fin. Je faisais attention et je mangeais plus de calorie que ce que j’étais sensé manger. Et même en petite ogresse, j’étais peu convaincante. Elle avait l’air d’une femme riche. Mais c’était une beauté triste que cette ancienne danseuse à la svelte taille. Grande – face à moi, elle était élancée et gracieuse. Mais elle ne souriait pas assez. En même temps, c’était normal après tout ce qu’elle avait traversé. J’étais capable de comprendre. « Pas mal oui, je suis parvenue à vendre deux tableaux ce qui était plutôt improbable merci pour ton idée de mettre une annonce dans le journal! Et toi? Cadell va bien? J'ai hésité à monter à l'appartement lui dire bonjour puis je me suis dit que je le verrais en te ramenant... » Oh! Comme ça me rendait heureuse qu’elle ait réussit à vendre deux tableaux. Je souris et je me retiens d’applaudir.

J’avais des millions de choses à lui dire mais je ne savais pas nécessairement par ou commencer. Et puis, je n’avais pas nécessairement envie de parler de mon mari. J’avais envie d’une journée de plus au pays des licornes. Peut-être même que je prendrais le fond d’un verre de vin. Mais je n’aimais pas vraiment l’alcool depuis toujours. « Je savais que c’était une brillante idée. Tu vois… j’ai pas d’études mais je sais faire vendre des tableaux. » rigolais-je doucement. J’avais préféré ne pas faire de hautes études. Je me serais mal vue à dix-sept ans peinant à assister assez longtemps à l’université, poursuivre pendant encore quatre ans d’université. Je voulais vivre moi. Par contre, le fait de travailler depuis cinq ans dans le restaurant familial m’avait donné des connaissances de bases en publicité bien que c’était ma mère qui se chargeait de la majorité des choses du genre. Je préférais me cacher dans mes chaudrons pour être vachement plus heureuse dans ma vie. J’étais surprise quand même. Deux tableaux… c’était bien! « Je vais bien. Malgré tout ce qui se passe. » dis-je avec un petit regard lumineux. Je savais que j’avais une anxiété grandissante à l’égard de ma maladie. Tout semblait stable, mais je savais que l’inquiétude face à mon mari faisait en sorte que je prenais un peu moins soin de moi. La chute était donc probable. Et puis j’avais recommencé à tousser un peu plus malgré les séances de kinésithérapie respiratoire. Mais je repoussais au plus loin l’idée que je pouvais ne pas bien aller. Je voulais bien aller aujourd’hui. Profiter de cette soirée avec quelqu’un que j’aimais bien et qui avait besoin de ma présence à ces côtés. Edith avait probablement besoin d’avoir une jeune femme de bon humeur plutôt que de la jeune femme un peu plus fermée sur elle-même parce qu’elle s’ennuyait profondément de son homme. « Tu vas donc rester coucher dans ma chambre pendant six mois, ça me dérange pas tu sais? » commençais-je avec un sourire. Six mois… c’était une éternité. Long comme toute ma vie. Il y avait beau avoir plein de gens au 22, esplanade. Aucun n’était mon mari. Je rigolais doucement en appuyant mon front contre la vitre doucement « C’est pas grave si tu veux le voir… Il est encore en mission. » Il est là-bas… loin. Là ou je ne peux pas me cacher dans ses bras. Respirer son odeur. Il ne peut pas me passer sa veste quand je me plains que j’ai froid. On a beau être ensemble depuis une éternité. Avec lui, j’ai toujours l’impression d’avoir quatorze ans. Nerveusement, je touche à ma bague. Elle n’est pas impressionnante. Elle n’est pas immense. Elle n’est pas riche. Mais sa valeur est grande. C’est ma bague. C’est mon trésor et elle représente 8 ans d’amour inconditionnel entre moi et mon prince charmant. « Il me manque… » C’était évident. Entendre sa voix me manquait. Sentir son odeur. Pouvoir me blottir dans ses bras. J’avais besoin de lui. Je savais que c’était un peu absurde. Je ne voulais pas me réduire à l’image d’une femme mariée dépendante de mon mari. Mais mon mari était à moi. Et c'était bien d’aller me blottir dans ses bras. Et c’était juste à ça que j’étais capable de penser. Je souris donc doucement en rajoutant : « mais son dernier courriel dit qu’il allait bien. » Ça faisait peut-être un peu enfantin comme manière de le voir. Mais je m’accrochais à ses courriels comme à une bouée de sauvetage. C’était essentiel pour moi. Et puis, je n’avais pas envie d’être celle qui ruinerait l’ambiance. Moi je voulais une belle soirée toute pleine de couleur dans un restaurant tout magnifique avec une cuisine que je ne m’offrais pas rarement.

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MessageSujet: Re: All the thanks of the world ♦ Bea & Edith Lun 2 Mar - 20:45

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e me souviens très bien la première fois que j'ai mis les pieds dans ce restaurant. Je me souviens les regards surpris qu'on avait posé sur notre couple. Il faut dire que, sur place, les rumeurs à propos de Jeff allaient bon train à l'époque puisque ses parents, habitués des lieux et actionnaires principaux, ne se gênaient pas pour dénigrer leur fils et son choix de carrière. Alors voir arriver au Chez Victor le vilain petit canard de la famille Jefferson qu'on imaginait plutôt en train d'écumer les bars, fut une surprise pour tous. De plus, qu'il soit en compagnie d'une inconnue de la classe bourg n'était pas du meilleur goût. Cependant, beau parleur et charmeur comme il a toujours été, mon époux n'eut aucun mal à nous assimiler au rang de clients privilégiés. A tel point qu'aujourd'hui je ne me préoccupe pas le moins du monde d'arriver au retard. Même si je suis seule et que Jefferson ne parait plus depuis quelques mois déjà. Bien entendu le gérant et les serveurs du restaurant savent ce qu'il en est mais ont décidé de ne pas se mêler de notre histoire. Ils nous apprécient tous les deux et qu'importe mes choix, qu'importe ceux de mon époux, nous resterons deux clients chouchoutés et aimés. C'est peut-être un peu lâche de ne pas prendre position dans notre affaire mais d'un autre coté, conserver un lieu relié à notre passé à peu près glorieux sans être jugé ou pris en pitié est toujours agréable. Voilà pourquoi, bien que l'heure tourne, j'aborde le retard de Beatrix avec le sourire. De toute façon, avec elle peu importe ce qui arrive je finis toujours par en rire. La jolie demoiselle à ce don pour rendre chaque chose plus agréable qu'elle n'y parait à première vue. C'est ce que j'aime chez elle. Ce coté toujours joyeux de sa personnalité. Ce coté que je n'ai jamais eu. J'aurais voulu pouvoir offrir des sourires aux gens comme elle le fait si naturellement, rendre mon entourage heureux à chaque instant. Seulement je n'ai pas...J'allais me trouver des excuses, me justifier par les difficultés que j'ai toujours eu à surmonter seulement ce serait se mentir à soit même. Je n'ai pas le courage d'être heureuse, pas la force de ravaler ma souffrance. Ce n'est pas une question de voir des obstacles sur sa route car mon amie en a un bien plus grand que le mien! En y pensant je pose un regard attendri et mélancolique sur Bea. Une maladie la ronge au quotidien, une maladie raccourcit sa vie sans qu'elle ne le mérite, au contraire. Et pourtant il y a toujours cette joie de vivre qui émane d'elle. Le compliment de mon amie me sort de mes pensées et je lui adresse un sourire triste avant de me tourner vers la route et de démarrer. Après un court moment de silence durant lequel je me concentrais sur ma conduite, je finis par remercier mon amie pour son idée de publier une annonce dans les journaux pour vendre mes tableaux. J'aborde aussi Cadell et lui demande de ses nouvelles. Elle me fait une remarque sur ses études qui me fait lever les yeux au Ciel avec un sourire. Avoir fait des études ou pas, avoir un diplôme ou pas, ce genre de choses n'a jamais eu la moindre importance à mes yeux d'autant que je n'en ai pas non plus mais je sais à quel point certaines personnes peuvent juger sur ce simple fait. Je regrette parfois de ne pas avoir fait d'études mais par curiosité non pas pour pouvoir m'en venter. Seulement à l'époque j'avais la danse comme unique centre d'intérêt puis j'ai plaqué ma vie à Paris, suis venue m'installer à Tenby et ne me voyais pas suivre des cours en Angleterre alors que j'étais venue ici pour me libérer un peu des contraintes d'une vie rythmée uniquement par les performances. Beatrix quant à elle m'avait expliqué avoir choisit de ne pas poursuivre d'études pour vivre enfin sans trop de contraintes. Nous sommes assez semblables sur ce point là. Niveau amour par contre elle entretient une très belle relation avec Cadell je n'ai donc pas de craintes en abordant le sujet pourtant mon amie n'a pas l'air des plus joyeuses en entendant son nom prononcé. Lorsqu'elle m'explique qu'il en mission je fais la moue et acquiesce tristement. Je sais ce qu'elle ressent. Le manque est immense, d'un autre coté on a pas l'impression de pouvoir regretter son absence puisqu'il est parti pour une bonne cause. C'est très paradoxal comme sentiment. En même temps les émotions irrationnelles je m'y connais, j’espère simplement que mon amie n'en souffrira jamais autant que moi. Après un instant de silence je pose une main sur sa joue et lui  offre un joyeux sourire avant de déclarer: On va passer une belle soirée entre filles et on va oublier que les hommes qu'on aime sont loin de nous! Ce soir on a pas besoin d'eux! déclarais-je en souriant même si au fond de moi grandissait une question. Si Beatrix pense à Cadell, moi c'est auquel que je pense?

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MessageSujet: Re: All the thanks of the world ♦ Bea & Edith Dim 22 Mar - 17:52

Je n’ai jamais connu d’autres endroits que Tenby. Je ne possède même pas de valises. Cadell et moi ne sommes jamais allé en voyage de noce – j’ai été hospitalisée en urgence vingt-quatre heure après avoir prononcé le fameux "je le veux". Pour moi, Tenby était constitué de toutes ses expériences uniques qu’il me fallait absolument tester. J’avais pris plus de fois que nécessaire le traversier jusqu’à Cadley Island. J’avais trop souvent foulé les sentiers du Pembrokeshire Park. J’avais mangé à tant de reprises dans certains des restaurants moins chics de la ville. Je ne me verrais simplement pas vivre ailleurs qu’ici. J’étais confortable dans mes habitudes et mes souvenirs. Certaines personnes étaient capables de quitter une petite ville. Rêvant de plus grand avancement, ils partaient pour l’université et faisait de leur mieux pour se démarquer de la foule ambiante. J’étais bien où j’étais.

Ma routine était confortable et je devais avouer que je me trouvais particulièrement chanceuse. Certains cherchent longtemps pour trouver leur tendre moitié. Moi, j’étais bien avec Cadell. J’étais de cette espèce qui affirmait avec un sourire qu’elles avaient marié leur meilleur ami. Parce que c’était simplement le cas. Notre relation était fusionnelle. Et il nous arrivait plus souvent que nécessaire que de comprendre l’autre sans avoir besoin de parler. En un seul geste, il était capable de calmer mes angoisses. En un sourire, il pouvait chasser le malheur. C’était à se demander s’il n’était pas un sorcier. Mais ça m’allait… normalement.

Je n’avais jamais réalisé à quel point j’étais dépendante de mon mari avant d’en être privé continuellement. Mais je faisais des gros efforts pour ne pas laisser transparaitre mon anxiété face à la peur qu’il ne me revienne pas. Je l’aimais beaucoup le grand gamin et je devais avouer que de m’imaginer une vie sans lui était particulièrement difficile. Mais j’avais autour de moi plein de gens qui m’entouraient et qui me permettaient d’oublier la monocorde angoisse qui me saisissait parfois quand je n’avais pas de nouvelle pendant un long moment de cet homme que j’aimais tendrement. Des gens comme Grace, Devyn, Sohel, Rhodri, mes parents, Tata et Édith. « On va passer une belle soirée entre filles et on va oublier que les hommes qu'on aime sont loin de nous! Ce soir on a pas besoin d'eux! »

J’éclatais d’un petit éclat de rire tout léger. Le pire, c’était qu’avant son déploiement, je ne m’étais jamais défini ni laisser abattre par ses absences. Peut-être parce que le danger évoqué par ses occupations n’étaient pas le genre à le mettre en danger. « C’est vrai! Qui a besoin des garçons? Ils peuvent puer des pieds et les femmes on fait pas ça nous. » déclarais-je avec un petit ton d’enfant de trois ans. Le but de cette réplique était bien simple. C’était pour la faire rire tout simplement. J’étais la première à avoir parfois les pieds qui puaient. Après être allé jouer dans une flaque d’eau en espadrilles, les souliers ne sentaient jamais vraiment bon et j’étais totalement le genre de grande enfant à faire des conneries du genre.

De nouveau, un certain silence s’installa entre nous deux dans l’automobile. Ça me dérangeait d’habitude le silence et ça se voyait que celui-ci ne faisait pas nécessairement exception à la règle. Comme un bébé, j’étais là à me dandiner sur le banc. Et je devais me retenir pour demander quand nous arriverions au restaurant. Je n’étais pas vraiment bonne avec la patience. Grande gamine que j’étais, je préférais avoir du bruit. Oh! J’avais des manières par contre – sauf quand on en venait à de la pizza – là, j’étais bonne pour y être avec les mains. Me promettant de ne pas commander une telle chose au restaurant, je jetais un regard à Édith. « Je meure de faim pas toi? » finis-je par demander. C’était absurde. J’étais toujours en train de manger et pourtant, je peinais à prendre du poids. C’était exaspérant pour certains. C’était peut-être le seul avantage d’avoir des poumons, un intestin et un pancréas de qualité très pathétique.

En entrant dans le restaurant, l’odeur des plats m’avait frappé réveillant ma fin qui s’était quelque peu effacé auparavant. Et en marchant vers la table qui nous était réservée, je me retenais de sautiller – le gratin d’asperge de la table voisine avait l’air délicieux. Tentant de me distraire, je choisis de m’occuper l’esprit en attendant de recevoir les menus : « Dit Édith… c’était comment Paris? ». La question pouvait peut-être semble venir du néant intersidérale mais si quelque chose était commun avait moi, c’était que j’avais une certaine tendance à passer du coq à l’âne et à poser des questions qui semblaient venir de nulle part – j’avais eu à de multiple reprises de longues discussions sur les licornes. Et puis la discrétion et les portes closes n’étaient pas vraiment mon fort. Je parlais souvent beaucoup plus que nécessaire et à l’instar de ma grande tante, j’aimais dépoussiérer les souvenirs des autres non pas pour répandre des rumeurs sur eux mais simplement pour mieux les connaître.

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MessageSujet: Re: All the thanks of the world ♦ Bea & Edith Sam 18 Avr - 23:01

Beatrix ∞ Edith
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eur qui prend au ventre. Les coups de téléphone qui sont autant de petits arrêts cardiaques. Larmes aux yeux à l'évocation de son prénom. Incapacité à regarder les news, à lire les journaux. Manque d'appétit par moment. Crises de nerfs ou périodes de léthargie. Voilà comment je vivais les départs de mon homme. Chaque fois que Jefferson partait en mission j'étais déchirée. Pourtant, les années passant, l'annonce de ses départs rimaient de plus en plus avec soulagement. Tout d'abord parce que j'échappais à ses coups le temps de ses absences. Par la suite parce que j'en profitais pour consommer mon amour pour Léo que nous avions à cacher lorsque mon époux était sur le sol anglais. J'ai souvent culpabilisé soit de vouloir qu'il reste alors qu'il partait défendre son pays, soit d'attendre impatiemment ses missions pour le tromper. De toute façon tout dans notre relation menait à des sentiments paradoxaux comme c'est toujours le cas aujourd'hui d'ailleurs. Je souhaite sincèrement à mon amie que Cadell cesse de partir. Lorsque ce qui fait le bonheur de notre homme nous rend malheureuse nous préférons bien souvent sacrifier notre propre accomplissement pour celui de notre moitié, seulement amour finit par rimer uniquement avec douleur sauf peut-être lors des retrouvailles et même ces moments là deviennent parfois de sombres souvenirs...De plus, je crois que si Jefferson avait été en permanence à Tenby je n'aurais pas été capable de me lier à Léo. Mon prétexte premier sont les coups qu'il me portait mais s'il avait été présent pour me rassurer et me prouver que malgré sa violence il m'aimait, jamais le doute ne se serait immiscé et j'aurais pu subir ses colères sans ressentir le besoin de me consoler dans les bras d'un autre. Alors jeune comme elle est Béa vit encore dans l'insouciance d'une relation perchée dans les nuages mais je crains que vienne un jour où elle sera lassée d'attendre cet homme qui fait chaque fois le choix de partir loin d'elle. Cependant son époux est un homme d'exception et jamais au grand jamais je ne l’inciterais à partir, simplement peut-être devrait-il comprendre qu'une demoiselle a besoin de l'homme qu'elle a épousé. Surtout quand on vit au quotidien des expériences aussi compliquées que la maladie de Béa. Je réalise que je me perds dans mes pensées alors que cette soirée est justement destinée à nous changer les idées à toutes les deux. Déclarant donc que nous n'aborderons plus nos hommes de la soirée, je suis ravie d'entendre mon amie acquiescer et même en rajouter en abordant le manque de raffinement du sexe opposé, je ris doucement tout en me focalisant sur la route.

Un silence s'installe qui m'étonne assez. Je ne suis pas des plus bavardes et je me suis habituée à des trajets silencieux...avec certaines personnes, mais pas Béatrix. Cette petite boule d'énergie à toujours quelque chose à dire, un sujet à aborder sans que rien ni personne ne semble l'avoir inspirée. Spontanée et pétillante. Deux autres traits de caractère qui me plaise et que je lui envie. Et je ne me trompe pas car il ne lui faut pas longtemps pour lancer un Je meure de faim pas toi? auquel je réponds d'un mouvement de tête indiquant la façade du restaurant. Arborant un léger sourire je parque la voiture puis me presse pour lui ouvrir la portière avec une légère révérence. Si mademoiselle veut bien me suivre... déclarais-je tentant un léger accent pompeux. Je ne suis pas une habituée de ce genre de mises en scène, trop réservée et coincée pour ça, je l'admets. Pourtant, en compagnie de la demoiselle j'ai tendance à me laisser un peu plus aller, elle est tellement naturelle que mon comportement se calque quelque peu sur le sien... Et puis, quitte à fréquenter un restaurant étoilé, autant y aller à fond! Tandis que je pousse la porte d'entrée et que les odeurs enivrantes nous assaillent je me tourne vers mon amie avec un sourire enthousiaste: Maintenant j'ai faim! L'homme à l'entrée est un nouveau et je dois donc donner mon nom pour qu'il m'indique la réservation. Je chuchote un petit Stanburry discret.  Oui, je réserve toujours au nom de mon époux. Je signe toujours la paperasse à son nom. Il m'arrive même d'encore me présenter comme Madame Stanburry. Je ne l'assume pas face à Béatrix et je ne voudrais pas qu'elle me pose de question à ce sujet d'où ma discrétion pour qu'elle ne m'entende pas.

Nous nous installons finalement à une table au centre de la salle, à coté d'un aquarium aux poissons colorés et plus surprenants les uns que les autres. Après avoir définit ce que j'allais commander, je repose la carte et m'apprête à demander à mon amie si elle a besoin de conseils pour choisir son plat, lorsqu'elle me demande comment était Paris. Je reste étonnée un instant puis me détends et souris. Pas que le sujet me plaise, au contraire, ma vie d'antan n'est pas mon sujet de prédilection, seulement j'aime retrouver la spontanéité de Béa et cette forme de folie qui la rend si attachante. Complexe...Le mot me semble assez bien définir la belle ville, d'autant qu'il m'est venu d'instinct. Sans doute ais-je été influencée par les difficultés auxquelles j'ai été confrontée je ne suis donc pas très objective...En réalité je pense que pour des touristes c'est une ville formidable aux milles et une facettes, mais y vivre n'est pas vraiment agréable. Je reste pensive un instant cherchant à trouver dans mes souvenirs des preuves de ce que j'avance. Le serveur approchant je me détache un instant de mes pensées. Tu veux de l'aide pour choisir ou tu sais déjà ce que tu veux? Je commande du vin ou du champagne?

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MessageSujet: Re: All the thanks of the world ♦ Bea & Edith Dim 24 Mai - 21:47

Si j’étais un pécher, ce serait sans étonnement la gourmandise que je serais. L’envie? Oui, ça m’arrivait parfois d’envier les autres. Surtout quand je voyais un fumeur. Ironiquement, j’enviais leur désinvolture face à leur propre santé. Je ne pourrais simplement jamais m’autoriser le luxe de pouvoir choisir de me pourrir les poumons. Je n’avais absolument rien besoin de faire pour que ma respiration se trouble. Mais autrement que d’envier très rarement la santé d’autrui, je ne trouvais pas de bonne raison de me montrer envieuse. J’avais un mariage idéal. La paresse? Pas moi non plus. J’avais trop conscience de la fragilité de la vie pour ne pas en profiter à fond. Dormir, je n’aimais pas ça. Remettre à demain? M’apitoyer sur la lenteur des choses? Non. Je savourais aujourd’hui. La luxure? Allez, rions, un peu! Ma vie sexuelle – bien que celle d’une femme mariée était assez calme et devait ressembler à cette d’une grand-mère par moment. Mais elle me plaisait. Mais je n’aurais pas axé l’entièreté de ma vie sur ce qui se passait entre mon mari et moi entre des portes closes. Probablement parce que nous n’aurions jamais une médaille pour la gymnastique relativement verticale que nous pratiquions. La colère? Non! Ce n’était pas moi. J’étais du genre posé. Jamais face à mon état j’avais vraiment ressenti une colère lourde. J’avais étouffé sur la tristesse. J’avais eu envie de crier, de hurler… mais ça n’avait jamais duré particulièrement longtemps. Quand j’allais me blottir dans les bras de Cadell ou de me parents, la tempête se calmait par elle-même. L’avarice? Mourir riche n’avait jamais fait partie de mes priorités. Je me contentais du peu que j’avais. De toute façon, je n’étais pas capable d’amener l’argent de l’autre côté. Je préférais dépenser pour ceux que j’aime que de tout garder pour moi. L’orgueil? Il y avait longtemps que je l’avais mis de côté mon orgueil. Il m’arrivait naturellement d’en avoir des points qui ressemblait au fameux "capable toute seule" d’un enfant de trois ans. Mais normalement, je n’hésitais pas à piétiner allégrement mon orgueil. La gourmandise? OH! MON! DIEU! Une chance que de prendre du poids m’était si difficile. J’aurais fini tellement obèse qu’il aurait fallu me mettre en boule et me rouler d’une pièce à l’autre tellement je serais immense. Et encore, je ne passerais probablement plus dans le cadre des portes.

Et il ne fallait pas chercher très loin pour voir mes yeux pétillés dès le moment où nous avions passé tous les deux le pas de la porte : « Maintenant j'ai faim! » déclara Édith. Alors que mes yeux ne savaient pas ou se donner de la tête, j’observais attentivement les plats. Je ne remarquais qu’à peine Édith qui se pencha vers le serveur dans son costume de pingouin. J’étais distraite par une crème brûlée à l’odeur hypnotisant qui passa juste à côté de moi. Comment j’allais faire pour choisir quoi manger moi? Il y avait longtemps que je n’étais pas venu ici. Depuis mon anniversaire de mariage. Et je n’étais même pas certaine de ce que j’avais mangé la dernière fois. Je n'avais pas l’habitude de ce luxe alimentaire. Je cuisinais souvent à la maison – c’était préférable pour notre budget relativement limité à Cadell et moi. J’avais beau ne pas compter mes heures au travail, je savais très bien que nous n’étions pas dans la couche aisée de la société et que sans Édith, j’aurais du demandé à papa et à maman de l’argent pour payer le souper.

Prenant place, j’observais le menu avec une attention méthodique en posant une question que je trouvais banale à mon amie. Mais sa réponse « Complexe... » me surprit un tout petit peu. Je relevais la tête du menu, un peu déstabilisé… comment vivre dans une ville pouvait être complexe? Pourquoi vivre dans une ville qui était complexe? Dans mon univers à moi, tout était merveilleux. Et puis, je me doutais très bien que je n’étais pas pour aller vivre ailleurs. Édith aurait dû s’en douter aussi. Mon univers était tissé bien serré. Mes parents y jouaient un rôle essentiel. C’était ouvertement que je ne me serais pas vu vivre loin de mes parents. Je passerais donc ma vie entière à Tenby, Et j’étais curieusement satisfaite du fait en question. Alors changer de pays puis que pour quelque jours, je ne me serais pas vu le faire. « Sans doute ais-je été influencée par les difficultés auxquelles j'ai été confrontée je ne suis donc pas très objective...En réalité je pense que pour des touristes c'est une ville formidable aux milles et une facettes, mais y vivre n'est pas vraiment agréable. » Me rajouta-t-elle en m’enlevant un poids. Donc y voyager serait bien. J’ai eu un petit éclat de rire tout léger et particulièrement enfantin. « J’y vivrais pas. J’aime bien trop Tenby pour vivre ailleurs! Je sais que ça fait bébé… mais c’est la maison. Et je ne comprends pas du tout comment tu as fait pour quitter ta maison et… ohhh! Ça m’inquiéterait beaucoup trop. Non, mais j’ai jamais voyagé. Sauf ma fugue. »

Il fallait bien être moi pour mentionner une fugue comme si c’était quelque chose de banal. Pour mon excuse… ce n’était pas vraiment une fugue. J’avais simplement fait un sac de voyage et j’étais partie avec Matthew… sans mentionner à mes parents que je prenais le bus jusqu’à Liverpool pour un concert de musique. Mon acte de grossière indécence n’avait pas duré plus de quarante-huit heure. Et je m’étais excusée très sincèrement en leur ramenant un souvenir. C’était le plus grand voyage que j’avais fait seule dans mes parents – j’étais allée deux fois dans le village d’où était originaire ma mère. Cette pensée m’arracha un sourire.

« Tu veux de l'aide pour choisir ou tu sais déjà ce que tu veux? Je commande du vin ou du champagne? » Et mon regard se replongea dans le menu. Oh! comme c’était bizarre de voir plein de nom qui me semblait si exotique. Dans la description des plats, je me surprenais à saliver comme une gamine. C’était étourdissant. Avec un petit sourire, je demandais : « Hum… je sais pas ce que je veux. Il n’y a pas un menu de dégustation, non? » Le canard me faisait de l’œil. J’aurais donné cher pour gouter au lapin – quoi que l’option de manger un innocent petit lapin me broyait le cœur sans cérémonie quel qu’elle soit. « Et je préfère le champagne… même si je bois pas beaucoup. Je n’aime pas vraiment beaucoup l’alcool. » et puis le champagne est sucré… ce qui veut dire limiter ma quantité de dessert! C’était non!

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All the thanks of the world ♦ Bea & Edith

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