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(BAXTERS) - The stars below

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ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : JANE◊SMITH
TES DOUBLES : Jean McKinnon ; Sam Powells ; Eirian Kleefin ; Brianna Harris
TON AVATAR : Zoey Deutch
TES CRÉDITS : ava par Merenwen ; gif profil © ? tumblr
TA DISPONIBILITE RP : Baxter et Thomas - Miro - Bal de St Valentin
RAGOTS PARTAGÉS : 6098
POINTS : 1583
ARRIVÉE À TENBY : 12/03/2013


ÂGE DU PERSONNAGE : 23 ans
CÔTÉ COEUR : célibataire romantico-rêveuse
PROFESSION : employée à la librairie Blackwell's
REPUTATION : elle est gentille, intelligente, dommage qu'elle ne se soit pas donné la peine de réussir !



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MessageSujet: (BAXTERS) - The stars below Mar 20 Jan - 4:15

« Vous ne pouvez pas continuer, mademoiselle. Il faut attendre ici, un médecin viendra vous trouver. »

Les paroles de l’infirmière peinent à se frayer un chemin dans l’esprit d’Abbey. Tout s’est déroulé si vite qu’elle met quelques secondes à réaliser où elle est. Elle tourne la tête, désespérément. Son regard glisse sur les murs blancs, les chaises en plastique, les magazines qui trainent, le tout sans parvenir à s’accrocher nulle part. De loin, elle sent une main se poser sur son bras, la voix de l’employer lui parler à nouveau. Ces attentions ne font qu’alourdir le poids dans sa poitrine. Elle a l’impression d’étouffer et s’arrache rapidement au contact que la femme lui impose. Elle prend soudainement conscience des gens qui les entourent. Trop nombreux. Certains la fixent même, la dévisagent sans gêne. Le bruit, l’agitation, l’odeur achèvent de l’oppresser. Ses yeux viennent finalement se poser sur l’infirmière, qui semble concernée par son état. Un mouvement de sa part fait reculer la jeune Baxter. Un pas, puis un autre, ils s’enchainent sans peine. D’un geste de la tête, elle s’excuse autant qu’elle espère dissuader la dame de la suivre ou, pire, de la retenir. Elle fait aussitôt volte-face pour se précipiter vers la sortie. La fraicheur de la nuit ne semble pas vouloir se frayer un chemin jusqu’à ses poumons et pendant un instant, elle croit bien suffoquer. Quand elle parvient enfin un respirer, elle recrache le tout dans un sanglot. Elle avance presque à l’aveugle, le long du mur sur sa droite. Elle veut juste s’écarter du passage, de ce flot permanent de gens. Au beau milieu de sa crise de larmes, elle finit par s’asseoir par terre et reste recroquevillée sur elle-même. Après un moment, la crise semble passer, ses larmes ont vraisemblablement apaisé la tempête qui l’a ravagée un peu plus tôt.

Elle se redresse alors, s’efforce de calmer sa respiration, puis, les genoux toujours contre sa poitrine, essuie ses joues d’un revers de la main. Elle remarque des taches sur les manches de son sweat-shirt et frissonne quand elle comprend d’où elles viennent. Déjà, les images remontent dans sa mémoire ; sa mère gisant sur le sol de la cuisine, dans une mare rouge. Le souvenir lui tord déjà le ventre, plus encore quand l’odeur de sang lui prend à nouveau la gorge, comme si elle en était imprégnée toute entière. Un nouveau sanglot la fait hoqueter. Au milieu de ses larmes, Abbey réalise soudainement qu’elle n’a prévenu personne, dans la panique qui l’a emportée. Elle se demande déjà comment elle a réussi à avoir l’esprit suffisamment clair pour appeler les secours… Mais elle n’a pas envie de rester seule ici plus longtemps, elle n’est pas sure d’avoir la force de retourner à l’intérieur d’elle-même. Son téléphone est, par elle ne sait quel miracle, dans ses mains – sûrement que la jeune femme ne l’a pas lâché depuis qu’elle a prévenu une ambulance. La main qui s’y est cramponné est moite, un peu engourdie. La demoiselle se pince les lèvres pour ravaler ses sanglots alors qu’elle doit s’y reprendre à deux fois pour déverrouiller son portable. Elle fait finalement défiler son répertoire, tombe d’abord sur le nom d’Anthony. Son cœur se serre. Elle ne voudrait qu’une chose : entendre sa voix, pleurer dans ses bras, qu’il arrive ici en un instant, comme par magie. Tout comme Evie et Kainoa. Elle voudrait pouvoir les conjurer ici, sans avoir besoin de leur expliquer quoique ce soit. Qu’ils comprennent directement, qu’elle n’ait pas à retracer les événements, qu’elle puisse se contenter de les oublier. Elle comprend qu’elle ne parviendrait pas à leur parler. Cela lui semble trop difficile. Elle s’imagine déjà pleurer au bout du fil, se perdre dans des supplications ou un discours décousu. Elle se décide donc à écrire un sms à son frère. Elle ne prend pas la peine de se relire, espérant juste avoir été claire et, plus encore, qu’il ne décide pas de l’ignorer. Sans attendre, elle passe à sa sœur, la suivante dans le répertoire, écrit un nouveau message. Vient enfin le tour de Kainoa. Elle guette leur réponse éventuelle, incapable de savoir si elle serait en mesure de dialoguer avec eux de cette manière ou non. Mais au moins, ils pourraient lui confirmer qu’ils viennent bel et bien. Pas une seconde, elle n’envisage la possibilité qu’ils puissent louper ses messages, parce qu’ils sont occupés par autre chose en plein milieu de la nuit… Comme dormir, à tout hasard. Abbey n’a tout simplement pas conscience de l’heure qu’il est, c’est à peine si elle réalise qu’elle a froid.

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Why can't you just kiss me?
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ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : Miss Choco.
TES DOUBLES : Liam + Lylou + Caleb + Mona + Sean + Josh.
TON AVATAR : Colton Haynes.
TES CRÉDITS : Pigfarts is real + Anaëlle.
TA DISPONIBILITE RP : 0/4
(Abbey - Hope - Spencer)
À venir : Faith - Lloyd - Fiona - Sameen.
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POINTS : 4850
ARRIVÉE À TENBY : 01/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 26 ans (13.04.91)
CÔTÉ COEUR : Fiancé à Spencer, ils attendent un heureux événement.
PROFESSION : Astrophysicien.
REPUTATION : Vous croyez que c'est parce qu'elle est enceinte qu'ils sont pressés de se marier ? Ça m'a l'air un peu précipité, tout ça...



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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Mar 20 Jan - 7:04


Poussant un grognement agacé, Kainoa se retourna dans son lit et tâtonna vaguement autour de lui. Son téléphone portable venait de sonner. Ne trouvant pas l’objet convoité à l’aveuglette, il finit par ouvrir les yeux. La lumière émise par le téléphone lui permit de le repérer immédiatement, sur la table de chevet. Kainoa tendit la main pour l’attraper, bougonnant contre lui-même. Il aurait aimé pouvoir mettre son portable en mode silencieux la nuit, comme certaines personnes qui ne voulaient pas être dérangées. Mais il ne préférait pas. Plusieurs fois déjà, il s’était fait réveillé en plein milieu de la nuit par des coups de fil à propos de son père. Et une fois, c’était pour Anthony. Kainoa devait se tenir prêt à n’importe quelle éventualité et il commençait à prendre l’habitude de se lever en pleine nuit – mais il n’y prenait pas pour autant plaisir, surtout devant des cas comme ceux-ci.

La vision encore un peu floue, le cerveau embrumé, le jeune homme vit d’emblée que le message avait été envoyé par sa petite sœur Abbey. Ça par contre, c’était loin d’être habituel. Aussitôt un peu plus réveillé, Kainoa s’empressa d’ouvrir le message. Il n’avait pas encore fini de le lire que son sang se glaçait dans ses veines. Brusquement, il repoussa ses couvertures et sauta du lit. Fonçant vers la penderie, il attrapa la première tenue convenable qui lui passait sous la main et s’empressa de l’enfiler. Puis il sortit de sa chambre et toqua à la porte de celle d’Anthony, son petit frère. « Antho ? Antho, t’as reçu le message d’Abbey ? » Pas de réponse. Fronçant les sourcils, décidant que c’était un cas d’urgence, Kainoa ouvrit la porte et actionna l’interrupteur. Personne. Revenant sur ses pas, il se dirigea vers le sofa. Anthony n’était pas là. Bon… Ce n’était pas inhabituel en soi. Il lui arrivait de sortir la nuit, sans même que son frère aîné ne s’en aperçoive. S’efforçant de faire marcher son cerveau à plein régime, Kainoa attrapa de quoi se couvrir, son portefeuille et son téléphone portable. Abbey avait certainement prévenu Antho. Dès qu’il lirait son sms, il irait aussi à l’hôpital.

En descendant quatre par quatre les escaliers de son immeuble, Kainoa passa un coup de fil à Abbey. Il ne voulait pas prendre le temps d’écrire. Son appel fut bref, concis. « J’arrive tout de suite. » Puis il enfourcha son vélo et, dans la nuit, se mit à pédaler comme un fou. Malgré l’heure, le crachin et la température, il ne sentait pas la morsure du froid. Il ne se souciait que d’une chose : sa mère, sa petite sœur. Les pensées se bousculaient dans sa tête. Que voulait dire Abbey exactement dans son sms ? L’évidence s’imposait au Baxter et pourtant, il refusait encore d’y croire. Maman, maman. Il murmurait en pédalant, incapable de ressentir autre chose qu’une profonde inquiétude, une anxiété dévorante. En voyant se profiler les contours de l’hôpital, Kainoa accéléra encore plus. Du côté des urgences, il parcourut les alentours du regard et ses yeux se posèrent sur une forme sombre, massée contre le mur. Balançant quasiment sa bicyclette, Kainoa se rua vers sa petite sœur et l’attrapa dans ses bras. « Je suis là. » Elle avait pleuré. Le cœur du grand frère qu’il était se serra. Et si c’était encore plus grave que ce qu’il pensait ? Les battements de son cœur s’accélérèrent indéniablement. « Est-ce que… Est-ce que maman est consciente ? »

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LOST IN LOVE
I swear when our lips touch, I can taste the next sixty years of my life ⊹ Because I could watch you for a single minute and find a thousand things that I love about you.


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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Sam 24 Jan - 20:05

Les yeux à demi-ouverts, Evie tâtonna afin de récupérer le téléphone qui vibrait sur la petite table de nuit. Le sommeil de la jeune femme était beaucoup plus agité ces derniers temps, plus léger aussi et elle se réveillait souvent pendant la nuit, que ce soit parce que Lonán bougeait à ses côtés, parce qu'un chien hurlait à la lune ou parce que le bébé avait décidé de lui donner des coups de pied et de danser la salsa dans son ventre. Elle se redressa légèrement dans le lit en se frottant les yeux, déverrouilla son téléphone avant d'appuyer sur l'icône de la messagerie. Elle sembla se réveiller tout à coup lorsqu'elle lut le message de sa soeur, sentit une boule se former dans le creux de son ventre et des larmes humidifier ses yeux alors qu'elle tentait tant bien que mal de les retenir. Elle ferma les yeux quelques secondes afin de se donner une contenance, se mordit violemment l'intérieur de la joue alors qu'elle se rendait compte du tremblement de sa main sur son téléphone. Sa mère était à l'hôpital et Abbey était avec elle ? Quelle connerie avait-elle pu faire pour se retrouver aux urgences de l'hôpital ? Elle ... La brune enfouit son visage entre ses mains, sursauta violemment lorsque les doigts de Lonán vinrent caresser sa hanche. Les larmes aux yeux, elle se redressa avant de se relever sans le regarder pour enfiler un soutien-gorge, un chandail de laine et un pantalon extensible ultra confortable.

« Ma mère est à l'hôpital ... Abbey est avec elle. Je ... » Elle sentit soudain que ses jambes peinaient à supporter son poids, mais elle n'eut qu'à fermer les yeux pour enfouir son visage dans le creux du cou de son amoureux. « Je ne sais pas ce qui se passe, mais ce n'est pas une bonne nouvelle. » Abbey ne l'aurait jamais dérangée en pleine nuit si ce n'était pas important et si la vie de leur mère n'était pas en jeu puisqu'Evie connaissait suffisamment sa petite soeur pour savoir qu'elle n'aurait pas osé lui envoyer un message pour rien.

Son impression se confirma lorsqu'ils arrivèrent tous deux à l'hôpital et que la mécanicienne retrouva sa soeur dans les bras de Kainoa. Elle se mordit la lèvre, serra la main de Lonán en lui demandant silencieusement de ne pas la laisser toute seule. Pourtant, lorsqu'elle arriva auprès de sa soeur, elle relâcha doucement la main de son amoureux pour serrer Abbey dans ses bras, puis Kainoa. Elle reprit la main de Lonán dans la sienne parce qu'elle avait besoin de son contact, caressa doucement les cheveux de sa soeur de l'autre. « Qu'est-ce qui s'est passé, ma puce ... ? » Evie se doutait un peu de ce qui avait bien pu conduire la maman Baxter à l'hôpital, mais elle n'avait pas vraiment envie d'y croire parce que ça voudrait dire qu'elle ne prenait plus ses médicaments ou bien que ces derniers n'étaient plus adaptés pour elle. L'aînée des Baxter était tout de même soulagée de retrouver son frère et sa soeur à l'extérieur de l'hôpital puisqu'elle n'avait jamais aimé l'ambiance et l'odeur qui régnait entre les murs blancs.
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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Jeu 12 Fév - 19:52

Ça n'était clairement pas un vibreur de téléphone portable qui aurait pu réveiller Lonán lorsqu'il dormait à poings fermés, un bras enroulé autour de l'estomac de sa petite amie, le nez contre sa nuque. Qu'elle bouge, en revanche, avait complètement le don de le sortir de ses douces rêveries, raison pour laquelle, même dans son sommeil, il s'était habitué à la prendre dans ses bras toutes les nuits. Il détestait tant toutes ses fois où il s'était réveillé dans un lit vide, se demandant si l'emménagement de sa compagne n'était qu'un doux rêve ou si elle avait déserté le lit pour une raison précise. Alors, après les premières fois à l'avoir trouvé aux toilettes, en train de vomir en tentant de faire le moins de bruit possible pour ne réveiller personnes, les autres fois à la trouver dans la cuisine ou contre la baie vitrée à essayer de lutter contre la fatigue et le sommeil perdu, Lon' s'était décidé à la garder dans ses bras, pour être certain de se réveiller chaque fois qu'elle aurait besoin qu'il lui donne une bonne raison de rester au lit ou qu'elle aurait besoin d'aide en dehors.

Evie bougea pour atteindre son téléphone et l'irlandais retira son bras, la laissant faire et se montrant attentif à tout mouvement de sa part, se demandant bien qui pouvait envoyer un message à la brunette en une heure aussi indécente. Rapidement, il sentit le corps d'Evie se tendre de son côté et la belle enfouir son visage entre ses mains. Doucement, le jeune homme glissa une main sur la hanche de sa compagne, se redressant pour savoir ce qu'il se passait. Sans lui accorder un regard, Evie se leva et commença à s'habiller, expliquant que sa mère était à l'hôpital. A peine les mots dits, Lonán s'extirpa du lit pour rattraper la jeune femme et la serrer contre lui. « Je suis là », murmura-t-il au creux de son oreille. « Je suis là, mon cœur. »

La brunette annonça dans le cou de son amoureux qu'elle ne savait pas ce qu'il se passait, mais que c'était assurément mauvais. « Je te conduis », s'exclama l'irlandais, intimant par son ton qu'il ne lui laissait pas le choix. Elle était bien enceinte désormais, assez pour ne plus pouvoir exercer son métier et était bouleversé par le message de sa sœur. Il n'allait assurément pas la laisser aller à l'hôpital toute seule, même s'il ne serait surement pas le bienvenue une fois sur le parking.


S'habillant rapidement, ils furent à l'hôpital en quelques minutes seulement et Lonán vint aider Evie à sortir de la voiture, exactement comme il le faisait depuis plusieurs semaines déjà. Il allait lui dire qu'il serait dans le coin en cas de besoin et qu'il allait la laisser avec sa famille, mais celle-ci s'accrocha si fortement à sa main qu'il n'eut pas le cœur à le lui proposer et préféra l'accompagner jusqu'à ce qu'elle retrouve sa fratrie. Evie ne lâcha sa main que quelques secondes, le temps de prendre sa petite sœur et son frère dans ses bras, avant de s'accrocher de nouveau à lui. Il n'osa pas parler, conscient que pour les autres, sa place n'était sans doute pas ici. Qu'importe, songea Lonán en se mordant l'intérieur de la joue. Evie a besoin de moi et si je peux les aider eux aussi, c'est tout ce qui compte.
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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : Casanthony
TES DOUBLES : Le doux et tendre Miro
TON AVATAR : Wyatt Nash
TES CRÉDITS : Tag (avatar) & Irish Coffee aka notre charmante et schizo Penny Collins (gif) <3
TA DISPONIBILITE RP : Eirian - TC ;
Cassandre - Être sobre...;
Leo - Les copains d'abord ;
B+T - Hôpital ;

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ARRIVÉE À TENBY : 16/03/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 24 ans.
CÔTÉ COEUR : En couple avec Eirian, sa belle amie d'enfance.
PROFESSION : Ancien dealer, il a pris sa retraite après être sorti d'une cure forcée. Il est le nouveau gérant du Three Mariners.
REPUTATION : « J'avais l'habitude de le voir courir les jeunes femmes, mais maintenant, je suis forcée de constater qu'il semble s'être amélioré... Il est en couple depuis plusieurs mois déjà, ça stabilise forcément un homme… » Mrs Lloyd



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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Mar 7 Avr - 7:19





"Antho... Je suis à l'hôpital. C'est maman, elle a fait une bêtise. Viens, s'il-te-plaît..."

C'est le message qu'il avait reçu de sa petite soeur. La vibration du téléphone avait réveillé Juliette qui dormait dans ses bras. C’est elle, qui avait ensuite réveillé Anthony qui, lui, dormait comme un loire.

Encore endormi donc, et un peu désorienté, Antho n'était pas certain de l'heure qu'il était, ni même de l'endroit où il se trouvait. Se passant machinalement la main dans les cheveux alors que la jeune femme allongée à ses côtés lui demandait ce qui se passait, il balbutia un simple « J'sais pas », en se levant du lit… Puis nu comme un vers, il s'habilla aussi vite que possible considérant que leurs vêtements étaient éparpillés un peu partout dans la chambre d'hôtel. « Tu peux m'aider à retrouver mon jean s'il-te-plait, j'dois y aller... » fut tout ce que le Don Juan ajouta. C'est néanmoins vêtu d'une chaussette en moins, qu'il quitta la chambre après lui avoir filer son numéro.

Le jeune homme mit un certain temps avant d'arriver à l'hôpital. Il faut dire, qu’ils avaient, Juliette et lui, beaucoup trop bu. Plus raisonnable qu'il ne l'est en général, la rouquine l'avait convaincu de prendre un taxi en sortant de la boite de nuit. Résultat, il ne savait plus trop où était sa voiture et il avait dû attendre l'arrivée d'un nouveau taxi. Et l’attente lui permit de réfléchir. Pourquoi prenait-il la peine d'y aller... Il aurait nettement préféré remettre ça, une troisième ou quatrième fois avec sa conquête du moment. Cependant, aussi irresponsable soit-il, il savait que sa petite sœur avait besoin de lui. Et s’il y allait, c’était finalement bien plus pour elle que pour leur mère. C'était bien triste à dire, peut-être, mais ses parents ne tenaient plus, et n'avait jamais vraiment tenu une grande place ni dans sa vie, ni dans son coeur. Il s'en était détaché avec le temps. Et encore davantage durant sa cure.

Une fois sur place, le conducteur s’arrêta... Hésitant à sortir de la voiture, le grand blond soupira en passant une main dans ses cheveux. Son lit lui semblait beaucoup plus attirant… Mais il fini par se dire qu'il devait au moins faire acte de présence, s'assurer qu'Abbey allait bien, et que l'état de sa mère était stable. Après tout, elle resterait sa mère quoi qu’il arrive. Ainsi, il soupira une nouvelle en payant le chauffeur.

À peine sortie du taxi, il aperçu rapidement un groupe de gens au loin. Abbey était accompagné de Kainoa. Antho fût rassurer d'apprendre qu'elle n'était pas seule. Il reconnu également Evie, par sa nouvelle silhouette et elle n'était, semble-t-il, pas venue seule... « Merde, manquait plus que ça » qu'il marmonna entre ses dents. Encore pratiquement saoul de la veille, il n’avait pas spécialement envie de se coltiner l'un ou l'autre. D'autant plus qu'il commençait à avoir mal a la tête…

Il dû prendre son courage à deux mains, mais surtout une grande respiration pour garder son calme un minimum. Il se dirigea tout de même vers eux, les mains planquées dans les poches de son jean. Il n’était plus qu’à quelques pas d’Evie et de son crétin de policier à la retraite, reconverti en pseudo animateur de radio pour les vieilles dames. Lonan, quelque chose comme ça. Et franchement, il ne savait pas trop qui entre Evie et lui il avait le moins envie de voir. Chose certaine, c'était à ses yeux un manque de respect de la part de sa grande soeur de le traîner ici après ce qui s'était passé... Elle savait très bien qu’il leur en voulait à tous les deux, que la seule présence d'Evie lui était fort désagréable, presque douloureuse. Alors il aurait apprécié qu’elle lui évite cette nouvelle rencontre et une dispute de plus... « Hey.. » qu’il lanca comme pour annoncer sa présence. Il ne fit pas attention. Il ne regarda même pas où il marchait. Ou alors il s’en foutait, mais il bouscula Lonan au passage. Son épaule percutant celle de l’intrus, il cru bon de l’ignorer totalement pour l’instant, préoccupé par autre chose. Déposant sa main dans le dos de son frère en guise de salutation, Anthony regardait à peine Evie, il n’avait pas envie de faire comme si tout allait bien. Il n’avait même pas envie de lui adresser la parole ou d'entendre sa voix. Il s’empressa plutôt d'allé déposer un baiser sur le front d’Abbey, la plus jeune de la fratrie. Plus inquiet pour elle que pour la mère Baxter, Antho caressa sa joue un court moment. Il relèva ensuite rapidement les yeux vers Evie puis à nouveau vers Kai. «Qu'est-ce qu'il fout ici celui là?! »



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You're the sunshine in my life
the one who makes me smile & Everytime I look at the picture, I see what I could be & I can't help but smile. There's only you and me & I swear the fireworks were crazy. It all means nothing without u. Oh it's true. You're the sparkle in my eyes♥️ .unbreakable
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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Dim 12 Avr - 22:14

Les messages pour ses frères et sa soeur partis, les larmes d’Abbey ont fini par se tarir. Elle ne sait pas pour combien de temps mais elle a retrouvé un calme relatif, alors qu’elle a rapproché ses genoux de sa poitrine pour y reposer sa tête. Son téléphone, qu’elle a gardé en main, vibre tout à coup et la tire de sa posture immobile immédiatement. Elle décroche pour entendre la voix de Kainoa. Le ton, pressé, avec une pointe d’angoisse, lui rappelle que rien ne va. Elle sent son cœur se serrer, sa gorge se nouer si bien qu’elle s’avère incapable d’articuler le moindre mot. A nouveau, elle sent ses yeux s’embuer alors qu’elle hoche pathétiquement la tête en guise de réponse. Déjà, son ainé a raccroché, la laissant seule à nouveau. La jeune femme essuie rapidement les larmes qui ont recommencé à couler le long de ses joues, songe un bref instant à se lever mais ne s’en sent pas la force. Alors, elle reste prostrée là, à attendre – elle espère juste que c’est un de ses frères ou sa sœur qui viendra la trouver avant une infirmière ou un médecin chargé de délivrer une mauvaise nouvelle qu’elle devrait encaisser seule. Après de longues minutes, c’est finalement le bruit des freins d’un vélo puis celui de pas précipités qui attirent son attention. Abbey voit son frère se précipiter vers elle, accueille avec soulagement ses bras autour d’elle. Sa tête s’est posée au creux de l’épaule de Kainoa et elle le serre un peu plus fort contre elle, sentant bien qu’elle pourrait craquer à tout moment s’il s’éloignait déjà. Elle se retient comme elle peut pour ne pas s’effondrer lamentablement contre lui et reste silencieuse quelques secondes, incapable de même songer à ouvrir la bouche. Finalement, c’est à nouveau son ainé qui brise le silence avec une question qui lui retourne le cœur. Toujours contre lui, elle secoue rapidement la tête, se force à s’éloigner au moins brièvement pour lui parler plus clairement. La Baxter baisse les yeux lorsqu’elle explique d’une voix étranglée :

« Non… Elle… Je… Elle était si froide, Kainoa… Et il y avait du sang partout… » Elle se pince les lèvres le plus fort possible, alors qu’elle se retrouve à nouveau plongée dans ce moment où elle a découvert leur mère, que l’angoisse ressurgit en elle. « J’ai cru qu’elle était morte. » parvient-elle à lui expliquer avant qu’un sanglot ne l’assaille.

A nouveau, les larmes viennent s’inviter sur son doux visage. Abbey a vaguement conscience que son discours risque de plus perdre l’étudiant qu’autre chose. Pourquoi ne parvient-elle pas à lui exposer clairement ce qu’il s’est passé ? A lui assurer avec sang-froid que leur mère a essayé de se suicider, que les ambulanciers lui ont affirmé qu’elle l’avait trouvée à temps et eu les bons gestes pour l’empêcher de totalement se vider de son sang ? Que, sans doute, tout irait bien ? Pourquoi faut-il qu’elle pleure inutilement comme la gamine qu’elle affirme ne plus être ? Tant bien que mal, la demoiselle résiste à la tentation de trouver à nouveau refuge dans les bras de son frère et préfère plutôt calmer sa respiration, apaiser ses pleurs par elle-même, essuyer ses larmes de ses manches souillées. Cela lui prend un moment mais sa voix est finalement plus posée lorsqu’elle laisse sa culpabilité filtrer :

« Je suis désolée, Kai… Je croyais qu’elle prenait ses médicaments. J’ai vérifié, même. Je sais pas ce qu’elle a fait pour que je remarque pas mais… J’ai cru que ça allait, tu sais ? Enfin, que c'était pas pire que d'habitude. Jamais j’aurais imaginé qu’elle… »

La fin de sa phrase disparaît dans sa gorge nouée. Elle ne veut pas mettre de mots sur ce que leur mère a fait. Elle ne parvient pas à dire clairement qu’elle l’a trouvée les veines ouvertes, revivre l’angoisse en parlant de tentative de suicide et, surtout, penser à ce qui va suivre si elle survit… La conversation, de toute façon, s’arrête là puisqu’elle aperçoit la silhouette d’Evie arriver à son tour, accompagnée d’une autre personne qu’elle identifie rapidement comme Lonán. D’un geste de la tête, elle attire l’attention de Kainoa sur eux, entreprend de se relever avec son aide pour ne pas obliger sa sœur et son ventre bien arrondi à se baisser. Cette dernière l’étreint brièvement, puis leur frère, avant de retourner près de son petit-ami pour lui serrer la main. Si Abbey comprend que la brune puisse avoir besoin de lui, elle n’en reste pas moins mal à l’aise à l’idée qu’il soit présent. Elle n’a juste pas l’habitude que des étrangers viennent mettre leur nez dans leurs histoires de famille, ou plutôt, elle n’aime pas cela parce qu’à chaque fois, cela leur attire plus de problèmes ou de critiques inutiles qu’autre chose. Non sans amertume, elle se rappelle de l’épisode encore récent du passage en désintoxication d’Anthony mais ce genre de reproches n’a pas sa place ici alors elle se contente de le saluer d’un bref signe de tête avant de tourner la tête vers Evie qui s’adresse à nouveau à elle pour lui demander ce qu’il s’est passé. Les yeux encore brillants de larmes qu’elle a mis du temps à éponger, Abbey se sait incapable de répondre à cette question et tourne la tête vers Kainoa pour lui demander son aide d’un regard, espérant qu’il réussisse à tirer une histoire cohérente de ses propos confus. Déjà, alors que ses yeux naviguent d’une silhouette à l’autre, la libraire se demande si elle a bien fait d’avertir toute sa fratrie : sa sœur, par exemple, gagnerait à profiter de quelques heures de sommeil supplémentaires. Sauf qu’ils sont concernés tous les quatre et que Abbey n’a pas juste besoin d’eux pour lui tenir la main ou lui assurer que tout ira bien ; ils n’ont aucune information sur l’état de leur mère et, même si elle venait à s’en sortir sans aucune séquelle, qui sait quel genre de décisions on va leur demander de prendre quant à son état psychologique ? Déjà, la jeune femme redoute le reste de la nuit mais ne prend pleinement conscience d’un autre problème que, dans sa panique, elle a oublié lorsqu’Anthony débarque enfin, les cheveux à moitié coiffés. La situation est encore tendue entre Evie et lui et, visiblement, la guerre froide s’étend jusqu’au petit-ami de la mécanicienne, vu le regard qu’il lui jette et la façon dont il le bouscule. Abbey se sent aussitôt atrocement stupide de ne pas avoir anticipé un tel problème et c’est avec un sourire nerveux qu’elle accueille le baiser de son frère sur son front. Elle devine bien qu’ils ne vont pas se prendre par la main pour attendre tous ensemble des nouvelles du médecin, ni même qu’ils vont mettre leurs histoires de côté et discuter posément en public. Soudainement nerveuse, la libraire laisse son regard passer d’Anthony à Lonán, puis à Evie et enfin, se poser sur Kainoa dans l’espoir qu’il désamorce la situation avant qu’elle ne devienne hors de contrôle. Mais déjà leur frère a lancé l’offensive sur l’animateur radio. Bien malgré elle, Abbey s’entend tenter de le tempérer d’un simple :

« Antho… »

Elle l’a dit tout doucement mais se pince aussitôt les lèvres. Elle ne sait pas vraiment quoi lui dire, elle n’est même pas certaine des reproches qu’il nourrit à l’encontre d’Evie, puisqu’ils refusent l’un comme l’autre de s’étendre à ce sujet. Alors, elle secoue simplement la tête et tâche plutôt de reconcentrer tout le monde sur la raison de leur présence ici :

« Je… Je crois que l’infirmière voulait que je remplisse un formulaire d’admission. Et hum… j’ai besoin de passer aux toilettes. »

Et sûrement qu’il serait préférable de faire un tour à l’intérieur quoiqu’il arrive, des fois que quelqu’un les cherche pour leur annoncer une nouvelle quelconque. Mais elle n’a pas la force de formuler cette hypothèse, ni même de songer à attendre dans les couloirs de l’hôpital. Elle est juste fatiguée, soudainement, et espère juste éviter un scandale en lançant l’idée qu’ils se séparent pour apaiser les tensions. Sauf qu’elle n’est pas certaine qu’il ne soit pas déjà trop tard, ni même que diviser les protagonistes arrange quoique ce soit.

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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Lun 13 Avr - 3:02


Voir sa petite soeur dans cet état ne pouvait que causer une peine immense à Kainoa. Il ne comprenait toujours pas ce qui se passait et peut-être qu’à l’instant précis, Abbey était incapable de le lui expliquer. Elle avait posé sa tête au creux de l’épaule du jeune homme alors qu’il l’avait entourée de ses bras. C’était sans doute la meilleure chose qu’il puisse faire pour lui apporter un tant soit peu de réconfort. Elle le serra un peu plus contre lui, ce qui ne faisait que confirmer les craintes de Kainoa. Oui, ça devait vraiment être grave pour qu’elle soit aussi effondrée. Il l’embrassa sur le front et caressa ses cheveux dans l’espoir de la rassurer, de lui montrer qu’il était là. Il se sentait désorienté, incapable de faire face à une situation sur laquelle il ne pouvait même pas mettre de mots, mais il ne voulait pas la brusquer. Il prit la main de sa petite soeur et la serra contre la sienne alors qu’elle s’éloignait un peu pour lui parler. Elle gardait les yeux baissés, aussi se pencha-t-il vers elle pour mieux saisir le sens de ses propos. Pour la deuxième fois en l’espace de quelques minutes, Kainoa eut à nouveau l’impression que son sang se glaçait dans ses veines. Qu’avait-il bien pu se passer ? Du sang partout ? Au point qu’on la croit morte ? Il commençait à avoir la nausée, mais il ne pouvait pas se permettre de faiblir. Il devait être fort pour sa petite soeur. Il n’avait pas tout compris, mais ça ne faisait que l’inquiéter davantage. Allait-elle continuer à lui expliquer ? Fallait-il qu’il aille voir par lui-même, épargnant ainsi à sa cadette un récit qui lui donnait des frissons ? Non, il ne pouvait pas la laisser toute seule. Il ne lâcha pas sa main, alors qu’il avait l’impression que son coeur se brisait littéralement parce que des larmes coulaient le long des joues d’Abbey. Il les essuya délicatement de sa main libre, tiqua en remarquant finalement que le pull-over de sa soeur était recouvert de taches de sang. Il retira alors son manteau pour le donner. « Tiens, prends ça, tu peux pas garder ton pull. Et ça va te tenir chaud, promis. » Il était incapable de supporter la vue de sa petite soeur portant un pull-over taché de sang. Il l’écouta parler sans l’interrompre, commençant enfin à entrevoir ce qu’elle voulait dire. Il l’entoura à nouveau de ses bras. Il voulait lui dire que tout irait bien, mais il savait que c’était inutile, Abbey n’avait plus trois ans mais bientôt vingt et un. Alors il inspira profondément, passa une main dans ses longs cheveux bruns. « Je veux pas t’entendre dire que t’es désolée, ok ? T’y es absolument pour rien. T’en fais déjà beaucoup. Personne n’aurait pu imaginer. C’est pas ta faute. C’est celle de personne. » Pourtant, la voix de sa conscience lui criait bien autre chose. Si, profondément, l’étudiant avait l’impression que la responsabilité lui incombait. Et à quoi il pensait, hein ? C’était à lui de prendre soin de sa mère, pas à Abbey. Comment une telle chose avait-elle pu se produire, sans qu’il n’y puisse rien ? Cette pensée l’insupportait, le sentiment de culpabilité l’envahissait déjà tel un tsunami.

Il avait à peine fini de parler qu’il entendait des bruits de pas. Son étreinte se desserra alors qu’il reconnaissait Evie, accompagnée de Lonán. Aussitôt, l’aînée de la fratrie les prit tour à tour dans ses bras. Le jeune homme ferma les yeux pendant quelques instants, réconforté par ce câlin, aussi bref soit-il. Le petit ami de sa grande soeur s’était arrêté à quelques mètres et Kainoa lui adressa un signe de la main, un peu gêné. Il l’acceptait dans sa famille, ce n’était pas le souci, il avait seulement un peu honte d’afficher ainsi sa détresse devant quelqu’un qu’il ne connaissait pas encore très bien. Mais il n’y avait pas vraiment de place à l’embarras en une nuit aussi horrible, aussi repoussa-t-il bien vite ce sentiment stupide pour se concentrer sur la question de sa soeur aînée. Abbey était sans doute mieux placée que lui pour y répondre, mais les yeux suppliants qu’elle posa sur lui achevèrent de le convaincre de prendre la parole à sa place. C’était trop dur pour elle. « Je crois que maman a essayé de se suicider » souffla-t-il finalement, lui-même choqué par l’impact de ses propres mots. Non, il ne croyait pas, il en était certain. Evie aussi l’avait senti, il le savait, ils l’avaient tous senti. De tout façon, ils n’avaient même pas eu le temps de se lamenter à ce sujet qu’un taxi s’était garé non loin d’eux. Anthony s’en extirpa avant de se diriger vers eux. Kainoa s’était à nouveau tourné vers sa petite soeur pour la soutenir, il craignait toujours que ses jambes ne se dérobent et savait qu’il n’avait pas trop à s’inquiéter pour Evie, que Lon’ s’occupait d’elle. Il remarqua à peine que son petit frère bousculait le petit ami de leur grande soeur, trop concentré sur la petite brune. Il sentit la main de son frère dans son dos, se sentit rassuré de le voir lui aussi auprès de leur petite soeur. Il n’atterrit brusquement qu’en entendant le blond s’adresser plutôt violemment à Evie. Merde, il en avait presque oublié qu’ils s’étaient disputés… Non, trop préoccupé, il avait même carrément zappe qu’ils étaient plus qu’en froid. Il se sentit soudain stupide. L’envie de calmer les choses était bien présente, mais comment ? Il se mordit la lèvre, cherchant un moyen de ne pas envenimer la situation. Les yeux d’Abbey se posèrent à nouveau sur lui. Oui, elle comptait sur lui sur ce coup-là et il en avait bien conscience, sentant un poids supplémentaire lui écraser les épaules d’un coup. Il posa une main sur l’avant-bras de son petit frère, dans l’espoir un peu ridicule de l’apaiser. Abbey eut plus de jugeote que lui, se montrant suffisamment sensée pour détourner l’attention de tout le monde en évoquant un formulaire d’admission à remplir. Kainoa implora alors son petit frère du regard et sa voix n’était qu’un murmure lorsqu’il s’adressa à lui. « Tu viens, on l’accompagne à l’intérieur ? Elle a besoin de nous… » Pas pour remplir quoi que ce soit ni même pour parler aux médecins, mais simplement de leur présence réconfortante.

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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Dim 17 Mai - 17:43

Evie déglutit en fermant les yeux aux paroles de Kainoa, se mordit violemment la lèvre alors qu'elle avait pourtant déjà compris la raison qui les poussait à se réunir devant l'hôpital ce soir-là. C'était la première fois que leur mère tentait de mettre ainsi fin à sa vie, mais Evie était persuadée qu'elle y avait déjà pensé, qu'elle s'était déjà dit que c'était le seul choix qui se dressait devant elle, mais qu'elle n'avait jamais osé passer vraiment à l'acte. Étrangement, l'aînée Baxter dut repousser la petite voix dans sa tête qui lui criait que ça aurait été mieux pour tout le monde qu'elle réussisse, qu'elle en finisse enfin avec cette maladie qui la rongeait de l'intérieur et qui la rendait aussi amorphe à cause des médicaments. Et puis, elle sentit tout un tourbillon d'émotions remplacer l'idée précédente, se sentit soudainement extrêmement soulagée de savoir que leur maman n'était pas morte, qu'elle était toujours là, dans une chambre d'hôpital, et que les médecins s'occuperaient bien d'elle. Evie aurait aimé avoir une mère comme les autres, une mère qui se serait enthousiasmée à l'idée de savoir sa fille heureuse et d'avoir bientôt un petit bébé à pouponner. Une mère qui aurait été en mesure de lui donner des conseils réfléchis plutôt que de lui dire à quel point elle serait une mauvaise mère à son tour. Mais ce n'était pas le cas et ce ne le serait jamais.  

La jeune femme releva les yeux vers le taxi qui venait de s'arrêter non loin d'eux, crut pendant une fraction de seconde que l'évènement malheureux pourrait lui permettre d'enterrer la hache de guerre avec ce frère qui refusait de lui parler et qui faisait encore comme si elle n'existait pas. À fleur de peau et d'une sensibilité accrue par les hormones, Evie sentit les larmes lui monter aux yeux lorsqu'Anthony bouscula Lonán sans s'excuser et dut prendre sur elle pour ne pas éclater en sanglots. Abbey avait besoin d'eux et Evie ne comptait pas abandonner sa petite soeur comme ça. Elle garda donc le silence, croisa le regard d'Abbey et tenta de l'apaiser d'un sourire qu'elle aurait voulu plus réaliste, plus rassurant aussi. Ses doigts s'étaient tout naturellement resserrés contre ceux de son amoureux alors qu'elle observait sa famille déchirée par le temps et par ce qu'elle avait fait, quelques mois auparavant. Elle avait cru qu'ils étaient forts, qu'ils surmonteraient tout ça, mais force lui était de constater que la famille Baxter n'avait jamais été aussi unie qu'elle l'avait cru de prime abord.

La rancune de son petit-frère était d'ailleurs si forte qu'il ne put s'empêcher de lui balancer ce qu'il avait sur le coeur, déstabilisant le peu de self-control que l'aînée possédait encore depuis l'arrivé d'Anthony.

« Il m'accompagne. » débuta-t-elle en plantant son regard humidifié par les larmes dans celui de son petit frère. « Tu agis tellement comme un enfant, Antho ! J'ai fait une erreur, d'accord ? J'ai eu peur pour toi et j'ai fait une erreur, pourquoi tu peux pas comprendre ça ? » Cette fois, les larmes coulaient abondamment sur les joues de l'aînée et elle avait fait un pas en direction de son frère, franchement déçue de voir qu'il n'était pas en mesure d'apaiser sa colère le temps d'une nuit. « T'as essayé de te mettre à ma place ? Non bien sûr, parce que tu penses qu'à toi. » Evie s'était à nouveau reculée et avait rompu le contact visuel avec Anthony pour poser plutôt ses prunelles dans celles d'Abbey et de Kainoa, à tour de rôle.

« Allez-y sans moi, j'ai besoin d'air. » lâcha-t-elle avant de tourner les talons et de s'éloigner en posant sa tête entre ses mains, visiblement à bout de nerf.
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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Dim 17 Mai - 22:20

Lon' avait su dès le départ que sa place n'était pas ici. Les Baxter avaient ce lien particulier qui faisait qu'ils affrontaient les choses ensemble, sans aucune interférence. Et même si Evie essayait de l'intégrer à sa vie, il restait un étranger. Un étranger dont les autres ne voulaient pas. Il n'était personne, en dehors du type qui avait mis Evie enceinte et l'avait incité à emménager avec lui. Aux yeux des autres Baxter, c'était tout ce qu'il était et il n'avait aucun poids pour faire valoir sa place et sa volonté d'intégrer la famille. Ça n'était pas cette nuit, dans ces circonstances-là, qu'il allait pouvoir faire changer les choses à ce niveau. Le mieux était donc de rester à distance et de laisser Evie faire ce qu'elle avait à faire en lui signifiant juste qu'il était là en cas de besoin.

Lorsqu'ils arrivèrent, Kainoa lui adressa juste un petit signe de la main, les yeux emplie de malaise d'avoir un étranger pour assister à leur drame familial. Abbey se contenta d'un regard. Mais le pire fut bien évidemment quand Anthony arriva, avec ses griefs gratuits contre Evie et sa colère facile. Les choses allaient de mal en pis depuis que la brunette avait retrouvé son cadet à moitié agonisant de son overdose et Lonán avait pris autant qu'elle pour l'horrible acte qu'ils avaient commis de tenter de lui sauver la vie. C'était une réaction naturelle pour un drogué, la solution de facilité que Lonán avait mille fois vus chez mille autres drogués. Des histoires du genre, il pouvait en raconter des centaines. Des pires, même. Il avait lui-même vécu bien pire, à cause d'un Anthony qui n'avait pas eu de sœur désireuse de lui sauver la vie... Alors sa réaction, oui, il la connaissait, il en comprenait les enjeux, mais ça ne rendait pas la chose plus facile à vivre. Alors quand Evie lui serra la main, dans l'espoir de trouver la force, Lon' ne put que serrer ses doigts un peu plus fort que voulu, essayant de se concentrer sur elle et pas sur les souvenirs douloureux de son âme sœur perdue.

Abbey fut la première à réagir, Evie se contentant de baisser les yeux, incapable de parler, essayant de désamorcer la situation en expliquant qu'elle devait re-rentrer dans l'hôpital. Kainoa ajouta, pour faire bonne mesure, son petit grain de sel pour convaincre leur frère de l'accompagner avec sa petite sœur et alors que l'irlandais se tournait vers sa compagne pour lui dire qu'il resterait là, celle-ci se manifesta. Elle expliqua, les yeux pleins de larmes, que son compagnon était là pour elle et accusa son frère d'agir comme un enfant. Elle plaida la peur pour expliquer son geste et s'excusa d'avoir fait ce qu'elle qualifiait d'erreur. Elle lui demanda ensuite si, au moins, il avait essayé de se mettre à sa place, de comprendre son geste et se tourna ensuite vers son autre frère et sa sœur pour demander une minute, arguant qu'elle avait besoin de prendre l'air.

Evie s'éloigna un peu du groupe et prit son visage entre ses mains. Lonán regarda le reste de la fratrie Baxter, respirant calmement, se concentrant d'abord sur Abbey et Kainoa. « Une minute et elle vous rejoint... D'accord ? », demanda-t-il doucement, préférant jouer sur le fait de n’émettre ni jugement, ni argument, ni encouragement, pour ne pas mettre un peu plus le feu à la situation. Il ne put, cependant, s'empêcher de poser un regard froid sur Anthony, manqua d'ouvrir la bouche, mais se ravisa. Ça n'était clairement pas le moment pour ça et il ne méritait pas de griller toutes ses cartouches auprès des autres Baxter en ce moment si difficile.

Lonan rejoignit vite Evie et vint se placer dans son dos, entourant sa taille et posant son menton sur l'épaule de la brunette. « Hey... », souffla-t-il en guise de salut, posant doucement ses mains sur le ventre de sa compagne, la berçant tendrement. « Evie, mon amour, tu es forte. Ça va aller. Tu vas y arriver, d'accord ? Je vais rester là. Si tu as besoin de moi, je ne bouge pas, tu sais où me trouver. Mais tu as besoin de tes frères et sœur, là, tout de suite et ils ont besoin de toi. »
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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Mar 19 Mai - 3:21





Impulsif, le grand blond avait immédiatement et intentionnellement bousculé Lonan en arrivant. Il s'était ensuite empressé de saluer son grand frère puis d'embrasser sa petite sœur. Ignorant leur aînée. Le calme avant la tempête. Et même s'il l'avait voulu, il n'aurait pas pu se contenir d'avantage…Tant pis. S'il était le seul à oser dire haut et fort que Lonan n'avait pas sa place auprès d'eux, il était presque certain qu'Abbey et Kainoa l'approuverait d'une manière ou d'une autre. Plus posés et trop polis, ils ne l'auraient sans doute pas dit ou fait savoir de la même façon, cependant. N'empêche qu'ils le pensaient probablement. Il en aurait mis sa main au feu.

Les Baxter avaient toujours eu l'habitude de vivre les choses entre eux, et ce, aussi discrètement que possible. Et là, Evie avait égoïstement décidé de leur imposer un inconnu, sans même leur avoir demandé leur avis. Inconnu qu'Anthony n'appréciait pas du tout, et ce, peu de temps après les évènements le concernant, qui plus est.

Suite à sa question, il entendit d'abord sa petite sœur prononcé son prénom, alors que Kai déposa rapidement l'une de ses mains sur l'avant-bras d'Antho, comme pour l'empêcher de faire une bêtise. Puis tout ce que sa grande soeur trouva à répondre fût qu'il l'accompagnait. Le jeune homme fût incapable de retenir ce rire bref... Quelle réponse idiote! Surtout qu'à la base, il ne s'était même pas adressé à elle. Cherchant plutôt une réponse auprès des deux seules personnes qu'il appréciait encore. Abbey secoua la tête. « Je… Je crois que l'infirmière voulait que je remplisse un formulaire d'admission. Et hum… j'ai besoin de passer aux toilettes. » Kainoa approuva la cadette en parole, mais Evie reprit tout de même en exposant une nouvelle fois les raisons qui l'avait poussé à envoyer Anthony en cure de désintoxication. Comme s'il n'avait pas suffisamment entendus ses arguments. Et si en débutant les yeux de la future maman étaient humides, ses larmes coulaient abondamment une fois qu'elle eut terminé.

Dans d'autres circonstances, Anthony aurait été touché par cela. Dans d'autres circonstances, Anthony aurait frappé quiconque aurait fait pleurer sa grande soeur... Seulement ce soir, il était celui qui lui causait tant de peine. Et étrangement, il ne se sentait ni honteux, ni affecté par cela. Pendant qu'Evie s'approchait, il fit même un pas en arrière de peur qu'elle souhaite établir un contact physique entre eux deux. Il n'en avait aucune envie.  « T'as essayé de te mettre à ma place ? Non bien sûr, parce que tu penses qu'à toi. » qu'elle lui balança en reculant à son tour. « C'est ça. Je pense qu'à moi. » Anthony aurait pu en rester là, mais quand l'aînée des Baxter sembla chercher du réconfort auprès des deux autres membres de la fratrie, ce fut plus fort que lui. « Tu sais, Evie, tu peux jouer à la victime autant que tu le veux. Donne-moi le rôle du méchant, si t'en a envie. Je m'en fout!» Il passa une main dans ses cheveux en bataille, reprenant, par la même occasion son souffle avant de continuer. « T'es pas notre mère. Notre mère est quelque part dans une chambre de cet hôpital. Et c'est pas parce que t'as fait deux ou trois bonnes actions ou que t'as fait passé la famille avant certains aspects de ta vie dans les années passés, que tu peux agir en idiote et nous imposer ce sale con dans de pareil circonstances. T'es qu'une égoïste ! » Il avait levé le ton en s'adressant à Evie. Outre quelques exceptions, jamais il ne l'avait fait auparavant.

Il n'en fallait pas plus pour que cette dernière craque. « Allez-y sans moi, j'ai besoin d'air. » qu'elle leur dit en s'éloignant. Anthony en avait fait de même, à présent adossé contre le mur de brique. Quant à Lonan, qui s'était tenu à l'écart jusqu'à présent, il pris la parole à son tour avant de rejoindre Evie. Anthony n'était pas certain de ce que Lon avait voulu faire. Son regard était bref et froid à son tour. Le jeune homme se dit alors que ce n'est pas un animateur radio à la con, atteint d'un début de calvitie, qui allait lui faire baisser les yeux. Au contraire. Il bouillonna à nouveau intérieurement. L'air aussi menaçant qu'il était possible, Antho fronça les sourcils. Il fit un pas dans sa direction, puis un de plus, bombant le torse. Il était prêt à lui en mettre une si le copain d'Evie osait faire un pas ou revenir dans sa direction. Ils étaient au bon endroit de toute manière pour qu'Anthony l'envoie à l'urgence!


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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Dim 31 Mai - 17:20

Si l’enchainement des événements qui l’ont conduite devant les urgences est clair, vivide dans la tête d’Abbey, elle a encore bien du mal à mettre des mots sur ce qu’il s’est passé. Sans doute parce que cela rendrait les choses et surtout, ce que leur mère a fait, bien trop réel. Prononcer le mots suicide, parler des veines ouvertes, du corps gisant de sa génitrice sur le sol de la cuisine, la jeune Baxter ne s’en sent pas capable. Pourtant, elle essaie, tant bien que mal, de tenir un discours cohérent à Kainoa, le premier de sa fratrie à l’avoir retrouvée devant l’hôpital, elle tente de lui expliquer ce qu’il s’est passé mais s’emmêle bien vite entre les sanglots qui lui étouffent la gorge et la culpabilité qui l’assaille. Malgré tout ce qu’on pourra lui dire, ce soir comme les jours suivants, la demoiselle se sent au moins en partie responsable de ce qu’il s’est passé aujourd’hui. Elle aurait dû se montrer plus attentive, plus vigilante, chercher à parler à sa mère, sans doute, à la rassurer, à la soutenir plutôt qu’à l’éviter alors qu’elle était au plus mal. Les faits sont pourtant là et l’accablent sans aucun doute : il ne s’est jamais rien passé de tel lorsque Evie, Kainoa ou même Anthony vivaient dans la maison familiale. Et, même lorsque son ainé cherche à la rassurer, Abbey n’y entend que la preuve qu’elle n’a pas fait suffisamment et qu’elle a trahis leur confiance à tous. Elle ravale pourtant ses contre-arguments et hoche piteusement la tête, bien calée entre les bras de son frère. Alors qu’elle tente de retrouver un minimum son calme, une pensée l’assaille soudainement, et c’est celle que Kainoa ne sera pas toujours là pour la rassurer, essuyer ses larmes ou accourir au moindre appel au secours de sa part. D’ici quelques mois, à peine, il sera sans doute à l’autre bout du pays, du monde peut-être, loin d’eux tous et des histoires sordides qui semblent accabler sans cesse leur petit clan. La benjamine doit se mordre violemment les lèvres pour ravaler un nouveau sanglot et resserre l’étreinte pour retenir encore un peu l’étudiant près d’elle. Mais déjà, beaucoup trop tôt au goût de la demoiselle, il la relâche pour accueillir Evie, accompagnée de son petit-ami. Le cœur d’Abbey se serre lorsqu’elle les voit, sa sœur et son ventre rebondis, l’homme qui ne lâche pas sa main. Elle détourne les yeux à leur air fatigué, évite malgré elle de trop regarder son beau-frère qui se retrouve spectateur d’un drame dont il a hérité sans le vouloir. Lorsque la brune demande des explications, la libraire s’avère incapable de trouver les bons mots, une fois encore et charge, d’un regard suppliant, Kainoa de s’en charger. La phrase qu’il souffle, qui résume parfaitement la situation, rend la demoiselle nauséeuse et elle garde le regard baissé, s’efforçant de chasser les images qui, déjà, reviennent la hanter.

Elle ne sait trop combien de temps s’écoule jusqu’à l’arrivée du taxi qui conduit le dernier Baxter devant les urgences. Si Kainoa et elle ont accueilli Lonán dans le décor avec une certaine réserve, Anthony, lui, ne se gêne pas pour s’offusquer ouvertement de sa présence. Déjà, Abbey sent que la situation pourrait virer à la guerre ouverte et tente de reporter l’attention générale sur ce qui les a amenés ici, à savoir leur mère et le fait, notamment, qu’il faille s’occuper de son admission. Sauf que ses efforts tombent à l’eau : le seul qui prête attention à ses paroles n’est autre que Kainoa. Les yeux embués de larmes, la gorge nouée, Evie réplique sans attendre au blond, puis attaque sur le sujet qui parasite depuis de longues semaines leurs relations à tous. La libraire reste muette face à l’échange qui se joue devant elle, peu décidée à trancher entre son frère et sa sœur, qu’elle a essayés de comprendre et rabibocher du mieux qu’elle a pu… Sans succès. Les arguments de la future maman ont visiblement eu raison de la patience d’Antho qui lève le ton sans même sourciller. Les disputes entre eux quatre ont toujours été rares, ils se sont soutenus en toute circonstance, mais pas aujourd’hui. Et peut-être plus jamais. Du moins, c’est ce que Abbey ne peut s’empêcher de penser lorsque la mécanicienne déclare froidement qu’elle a besoin d’air avant de s’éloigner, rapidement rejointe par son compagnon, qui va la réconforter. Inconsciemment, la demoiselle se sent à la fois attirée et révulsée par la scène, alors qu’elle réalise que tout a commencé à déraper quand Lonán a débarqué sans prévenir dans leur vie à tous, fragilisant ainsi l’équilibre de leur famille toute entière. Ils n’ont jamais vraiment appris à le connaître et, si Abbey s’est toujours efforcée d’accepter sa présence (et s’est même réjouie du bonheur de sa sœur), elle a bien du mal encore à le voir s’immiscer de la sorte dans leurs histoires. Sans doute que s’il n’avait pas été là, Evie les aurait concertés tous à propos de l’overdose et de la cure d’Anthony. Ou au moins, elle les aurait prévenus. Sauf qu’il est trop tard pour faire marche-arrière. Soudainement amère, son regard passe du couple à son aîné qui, le torse bombé, les toise d’un air de défi. Avec sa rancune proche de l’hypocrisie, lui aussi l’agace ; il n’a pas l’air de comprendre que sans l’intervention de leur sœur, ils se seraient peut-être réunis ce soir à son chevet à lui. Si le pire n’était pas déjà arrivé avant. Elle le fixe quelques secondes mais trop occupé à jouer au coq avec son beau-frère, il ne semble même pas le remarquer. Alors Abbey décide d’abdiquer ; elle n’est pas là ce soir pour réconcilier sa famille du moins, pas quand la moitié des principaux concernés n’est pas décidée à ce que cela se fasse. Leur mère a beau ne pas être parfaite, ce soir, elle a besoin d’eux et tant pis si elle est la seule suffisamment sensée pour le réaliser. Ravalant tout juste une phrase à destination d’Anthony, la Baxter lâche finalement :

« Faites ce que vous voulez, mais moi, je retourne à l’intérieur… »

Sans attendre, elle s’éloigne des quatre autres silhouettes pour regagner les portes qu’elle a passées en trombe, un peu plus tôt. Son cœur se soulève déjà, tant à l’idée de devoir affronter cette paperasse et l’annonce éventuelle des médecins seule, que celle de laisser derrière elle sa fratrie en partie déchirée. Mais Abbey l’a bien compris avec le temps : même avec toute la bonne volonté du monde, elle ne pourra jamais aider ceux qui ne veulent pas l’être, même s’ils comptent pour elle plus que tout.

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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Lun 1 Juin - 4:05


Non, non, non. En à peine quelques minutes, cette réunion de famille pour le moins improvisée avait viré au désastre. Anthony ne cachait pas son hostilité et Evie, à fleur de peau, sans doute plus que d’habitude à cause des hormones, n’avait pas tardé à répliquer. Au bord du désespoir, complètement impuissant, Kainoa s’efforçait de faire fonctionner son cerveau à plein régime pour trouver une solution. Mais ce cerveau, pourtant capable d’assimiler une quantité astronomique d’informations et de se pencher sur des formules que la grande majorité des gens ne comprendraient jamais, bloquait à l’instant précis. Pendant quelques instants, totalement déconnecté de la réalité, il ne put s’empêcher de penser qu’il était désormais loin, le temps où ils étaient unis. Un flash lui traversa l’esprit. Un souvenir d’enfance, qu’il n’avait jamais oublié. Il devait avoir environ six ans et leurs parents s’étaient disputés. Mais pas une petite querelle, non, une véritable dispute. Il n’avait pas compris grand-chose, il savait simplement qu’il avait peur parce qu’il n’avait jamais autant entendu sa mère hurler et que son père, qui sentait l’alcool à plein nez, n’arrangeait en rien la situation. Ce soir-là, il avait bien pensé qu’ils finiraient par s’entre-tuer. Evie devait avoir environ huit ans, Anthony cinq et Abbey trois. Leur aînée n’avait pas cherché midi à quatorze heures, elle avait pris de quoi manger et boire, puis elle avait conduit les plus jeunes dans une chambre à l’étage. Elle avait fermé la porte à clé et ils étaient restés tous ensemble, blottis les uns contre les autres, dans une couverture. Toute la nuit. Abbey avait fini par s’endormir, suivie de près par Anthony. Mais Kainoa n’y arrivait pas. Il gardait les yeux grands ouverts, trop effrayé pour se réfugier dans les bras de Morphée. Et sa grande soeur avait entrepris de le rassurer. Ils étaient ensemble, c’était ce qui comptait. Elle lui avait promis qu’ils seraient toujours ensemble. Mais aujourd’hui, ce n’était plus le cas. Ce souvenir donnait envie à Kainoa de s’arracher les cheveux. Qu’avait-il bien pu se passer, pour qu’ils en arrivent tous là ? Il ne pouvait s’agir d’un seul événement, il devait y avoir autre chose, quelque chose de plus profond, quelque chose qu’il ne discernait pas. Et voilà, en quelques secondes, Evie s’était éloignée, Lon’ l’avait rejoint et Antho ne semblait pas décidé à laisser passer ce qu’il devait considérer comme un affront. Totalement incrédule, Kainoa secoua la tête à plusieurs reprises, comme si ça pouvait le réveiller d’un cauchemar. Parce que c’était bien ça, un cauchemar. Il réalisait à peine ce qui se passait, comme si son cerveau avait décidé de se débrancher parce qu’il se sentait totalement incapable de faire face à une telle situation. Au plus profond de lui-même, il savait que c’était à lui d’agir pour désamorcer un conflit supplémentaire et apaiser tout le monde, ou au moins essayer. Mais quand sa petite soeur tourna les talons et décida de retourner à l’intérieur de l’hôpital, Kainoa comprit que le mieux qu’il avait à faire, c’était encore de l’accompagner. Les problèmes de leur famille ne se règleraient pas ce soir-là et il faudrait peut-être qu’il se rende à l’évidence : aussi diplomate qu’il puisse tenter d’être, il n’avait aucune emprise sur eux. Leur mère n’était pas tirée d’affaire et ils se disputaient. Pour lui aussi, c’était un peu trop. Il n’avait qu’une envie, qu’ils soient tous réunis en famille comme avant, mais il ne pouvait agir contre leur volonté. Ils étaient grands, de toute façon, non ? Ils savaient se débrouiller, Kainoa était loin d’être indispensable. Et s’il pouvait au moins épauler une personne, celle qui en avait le plus besoin, alors il le ferait. Alors, sans hésiter, il fit à son tour volte-face pour suivre Abbey à l’intérieur. Il ne pouvait pas la laisser affronter ça toute seule. « Attends, Abbey ! » Il hâta le pas et, arrivé à sa hauteur, passa un bras autour de son épaule. « Je suis désolé » souffla-t-il. Il ne savait même pas exactement pour quoi, peut-être pour tout. Il avait envie de lui dire que tout irait bien, mais elle n’était plus une petite fille, il ne pouvait plus lui faire ce genre de promesse. Au moins s’efforça-t-il de lui faire sentir qu’il était là et sans doute que leur frère les rejoindrait bientôt. « Où est-ce qu’on l’a emmenée ? »

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LOST IN LOVE
I swear when our lips touch, I can taste the next sixty years of my life ⊹ Because I could watch you for a single minute and find a thousand things that I love about you.


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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Dim 14 Juin - 0:43

Malgré les paroles d'Anthony et le ton qui montait entre eux, Evie n'avait même plus envie de se battre. Elle n'avait même plus envie d'essayer de chercher à comprendre tout ce que son petit frère pouvait bien lui reprocher. Bien sûr, il lui en voulait pour la cure de désintoxication forcée, mais il n'avait pas l'air de saisir la peur qui avait été la sienne lorsqu'elle l'avait trouvé complètement défoncé et à moitié conscient. Il ne serait pas mort ce soir-là, mais Evie avait eu peur et avait fait ce qu'elle croyait être le mieux pour le sauver et pour lui offrir la vie qu'il méritait, un nouveau départ. Peut-être avait-elle mal agi en l'amenant en cure de désintoxication contre son gré ou peut-être était-ce plutôt Anthony qui rendait son geste démesuré et exécrable alors qu'elle n'avait voulu que l'aider, maladroitement, mais la future maman ne savait plus vraiment où donner de la tête, à fleur de peau. Les larmes coulaient sur ses joues lorsqu'elle s'était détournée de ses frères et de sa soeur pour s'éloigner, les larmes aux yeux. Elle sentit Lonán dans son dos plus qu'elle ne l'entendit arriver, ferma les yeux en laissant sa tête reposer sur l'épaule de son compagnon. Elle ne pouvait pas comprendre qu'on puisse lui reprocher d'être venue à l'hôpital avec son amoureux alors qu'il faisait partie de sa vie depuis un moment déjà, qu'il était le père de son bébé et qu'elle avait besoin de l'avoir près de lui dans les moments plus difficiles. Les quatre Baxter s'étaient toujours entraidés et avaient toujours tout surmonté tout seuls, mais cette fois-là, Evie avait besoin de quelqu'un qui pouvait la soutenir, quelqu'un qui ne serait pas aussi ébranlé que ses frères et sa soeur par l'évènement.

Elle secoua pourtant la tête en essuyant ses larmes du revers de la main lorsque Lonán affirma que ses frères et sa soeur avaient besoin d'elle. « C'est pas vrai. Ils ont plus besoin de moi. » Kainoa et Abbey avaient disparu à l'intérieur des murs de l'hôpital et la jeune femme pressa ses doigts quelques secondes contre ceux de son amoureux avant de se retourner et de l'embrasser sur la joue. Lentement, Evie s'extirpa des bras de Lonán pour se diriger vers son frère qui avait fait un pas ou deux dans leur direction, visiblement prêt à se battre si Lonán ouvrait la bouche pour le défier. Les propos et les reproches d'Anthony lui avaient fait beaucoup de peine, mais l'avaient aussi énervée, si bien qu'elle s'était avancée vers lui sans se retourner, jusqu'à lever la main pour le gifler. Elle demeura quelques secondes immobile, surprise d'avoir mené à terme son geste alors qu'elle n'avait jamais frappé ni Anthony, ni Kainoa, ni Abbey.

« C'est vrai que je suis égoïste. Je n'ai pensé qu'à mon bonheur depuis le début. Lorsque j'avais à peine cinq ans et que je changeais ta couche parce que maman était déjà au lit ou que papa n'était pas encore rentré. Ou lorsque tu venais te glisser dans mon lit la nuit parce que tu avais fait un cauchemar et que je te caressais les cheveux jusqu'à ce que tu t'endormes. Ou lorsque j'allais faire les courses pour qu'on ait toujours quelque chose à manger. C'est vrai que je n'ai pensé qu'à moi parce qu'on aurait pu être séparés, tous les quatre, et que tu aurais pu vivre tellement mieux loin de nous. De moi. »

Et puis, tout à coup, Evie arrêta de parler et se mit à reculer, presque effrayée à l'idée que son frère décide soudainement de se venger pour cette claque qu'elle lui avait assénée. Elle pouvait comprendre qu'il lui en veuille de l'avoir envoyé en cure de désintoxication et elle pouvait comprendre, à la limite, qu'il soit troublé et chamboulé par l'arrive de Lon' dans sa vie à elle, mais elle avait fait tellement de sacrifices pour eux que ses paroles la touchaient directement. « Lonán fait partie de ma famille au même titre que vous trois, va falloir que tu t'y fasses. Je vais aller les rejoindre. » Cette fois, la jeune femme tourna les talons pour rejoindre Lonán, le serra quelques secondes dans ses bras sans pourtant relever les yeux vers lui, persuadée qu'il désapprouvait son comportement. Si ses frères et sa soeur n'avaient plus besoin d'elle, Evie, elle, avait besoin de Lonán. Et de sa fratrie, mais visiblement, c'était peine perdue.
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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Mer 29 Juil - 21:37

Lonan n'avait que trop conscience que pour la majorité des gens présents, il n'avait pas sa place. Il n'était pas un Baxter. Pour Anthony et sans doute pour Abbey, il n'était même pas digne de se dire « petit-ami d'Evie ». Alors oui, il savait n'avoir aucunement sa place dans un moment aussi dramatique pour eux, mais honnêtement, l'irlandais n'en avait absolument rien à faire. Evie avait besoin de lui et c'était tout ce qui l'importait. Ce qu'il s'était exactement passé ? Comment allait la mère de la fratrie ? Il s'en fichait même royalement, s'il avouait totalement sa part d'égoïsme. Mais c'était important pour elle et c'était elle-même qui lui avait demandé de ne pas la lâcher, de l'emmener et de l'accompagner jusqu'à ses frères et sa sœur. Il n'avait fait que ce qu'elle voulait, ce dont elle avait besoin et il n'allait assurément pas s'excuser pour avoir montré à la femme qu'il aimait et à la mère de son futur enfant qu'il serait toujours là pour elle, aussi longtemps qu'elle voudrait de lui.

La jeune femme souffla qu'il avait tort quand il tenta de lui dire que sa fratrie avait toujours besoin d'elle. Elle assura qu'ils n'en avaient pas besoin. L'irlandais n'était pas de cet avis. Ils étaient juste choqués, probablement en colère, aussi. Et Lonán était là, lui l'étranger à la famille. Il était la soupape idéal pour cette famille défaite et brisée. Leur mère avait fait quelque-chose d'atrocement violent pour le psychisme de ses enfants et ils restaient et resteraient toujours ses enfants, qu'importe qu'elle soit une mère digne de ce nom ou non. Lui en vouloir était compliqué, lui reprocher les événements n'était pas faisable. Et lui, qui ne faisait déjà pas l'unanimité, débarquait dans tout ce fatras. Il n'avait que trop souvent eu l'habitude de ce genre de réaction. L'hôpital n'était jamais un endroit où les policiers allaient sereinement. Intervenir sur un accident, une tentative de meurtre ou de suicide, générait toujours beaucoup de stress émotionnel. Alors, quand la police débarquait pour poser des questions – jamais au bon moment – elle faisait souvent l'objet de la colère des proches en détresses.

Puis elle se déplaça, prête à rejoindre les siens, sauf qu'Anthony prononça des mots qui lui déplurent fortement et elle se jeta presque sur lui pour le gifler lui crachant qu'il avait parfaitement raison, qu'elle avait fait preuve d'un égoïsme des plus féroces quand elle n'avait pensé qu'à s'occuper d'eux quand leur mère en était incapable, alors même qu'elle savait à peine s'occuper d'elle. Elle réalisa soudainement le geste qu'elle venait de faire et assura que Lonán faisait partie de sa famille au même titre que sa fratrie et qu'il devait s'y faire. Elle revint ensuite vers lui, évitant son regard. Lonán la serra dans ses bras quand elle vint y chercher du réconfort. Doucement, il posa un baiser sur son front, la gardant contre lui. Elle avait peut-être tort pour sa fratrie, selon lui, mais elle avait réellement besoin de lui en ce moment et il allait rester. Aussi longtemps qu'elle en éprouverait le besoin. Il espérait juste ne pas avoir besoin de se donner en spectacle en la protégeant d'Anthony. Il avait trop vu des types dans son genre devenir fou et violent. Et il ne savait pas vraiment où en était le jeune homme. A quel point il avait replongé – il lui était difficile d'imaginer que la désintox eu été efficace alors qu'il était encore totalement contre ce qu'elle avait fait pour lui. Il avait forcément consommé. Le tout était de savoir quand et à quel point le manque pouvait le rendre violent envers elle.

« Tu devrais aller voir avec ton frère et ta sœur comment va ta maman, mon amour. Ce conflit peut attendre. Tu as besoin de savoir comment elle va. »
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TON PSEUDO : Casanthony
TES DOUBLES : Le doux et tendre Miro
TON AVATAR : Wyatt Nash
TES CRÉDITS : Tag (avatar) & Irish Coffee aka notre charmante et schizo Penny Collins (gif) <3
TA DISPONIBILITE RP : Eirian - TC ;
Cassandre - Être sobre...;
Leo - Les copains d'abord ;
B+T - Hôpital ;

RAGOTS PARTAGÉS : 3840
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ARRIVÉE À TENBY : 16/03/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 24 ans.
CÔTÉ COEUR : En couple avec Eirian, sa belle amie d'enfance.
PROFESSION : Ancien dealer, il a pris sa retraite après être sorti d'une cure forcée. Il est le nouveau gérant du Three Mariners.
REPUTATION : « J'avais l'habitude de le voir courir les jeunes femmes, mais maintenant, je suis forcée de constater qu'il semble s'être amélioré... Il est en couple depuis plusieurs mois déjà, ça stabilise forcément un homme… » Mrs Lloyd



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MessageSujet: Re: (BAXTERS) - The stars below Ven 31 Juil - 9:33




Abbey avait tenté, en vain, de calmer ses aînées. Kainoa, lui, avait bien invité Anthony à les suivre à l'intérieur, mais ce dernier n'y avait pas prêté attention. Trop occupé à s'engueuler avec leur autre soeur, le jeune homme ne l'avait même pas entendu. De la même manière, il ne les vit pas s'éloigner… Il avait fallu un moment à la future maman pour répliquer aux reproches de son cadet. Silencieuse, elle s'était d'abord éloignée. Elle en avait profité pour rejoindre Lonan. Et s'il avait d'abord suivi la jeune femme des yeux, plongeant son regard noir dans celui de l'irlandais au passage, Anthony se retourna rapidement. Désireux de prendre ses distances, ce n'est finalement qu'à ce moment qu'il remarqua l'absence des deux autres membres de la fratrie Baxter.

Seul, il passa une main dans ses cheveux blonds, se questionnant sur ce qu'il devait faire à présent. Il n'avait pas envie de se trouver dans la même pièce que ces deux-là. Franchement, s'il avait pu quitter le pays ce soir-là pour éviter de recroiser le regard d'Evie, il l'aurait fait volontiers. Il n'avait plus envie de voir son visage, ni entendre sa voix de crécelle. Et encore moins tolérer ses crises de larmes et autres sautes d'humeurs. Évidemment, il pouvait en dire autant du vieillard qui l'accompagnait. D'autant plus qu'Antho ignorait combien de temps encore il pourrait réprimer l'envie de lui mettre son poing au visage… Cependant, sa raison lui criait de rester. Pour Abbey, d'abord, puis pour Kainoa. Peut-être même pour leur mère, même s'il refusait clairement de se l'avouer. Son orgueil, lui, par contre, lui disait de quitter immédiatement. Ou peut-être était-ce son bon sens ?

Assise sur un banc, un peu plus loin, Evie-la-baleine s'était relevée d'un bon. Elle se dirigea ensuite directement vers lui. Il n'eut pas le temps de reculer ou d'empêcher la main de sa sœur de venir percuter sa joue. Et même s'il avait eu le temps, il l'aurait possiblement laissé faire… De toute manière, la jeune femme s'était juste avancée et elle l'avait giflé. Evie resta là, un moment. Silencieuse. Sans doute aussi surprise qu'Anthony pouvait l'être. Il en avait vu d'autre et son visage ne laissa rien paraître. Sa joue était certes rougie et on pouvait encore y percevoir la trace d'une main de femme, mais son visage était dépourvu de toute expression. Il n'était pas surpris, il n'était pas choqué non plus. Ce n'était pas la première fois qu'un membre de la famille Baxter levait la main sur lui. Son père l'avait frappé une fois ou deux, lorsqu'il était plus petit. S'il était trop jeune à l'époque, qu'il n'était qu'un gamin incapable de se défendre, il avait bien grandi maintenant. Il ne lèverait jamais la main sur elle, peut importe ce qu'elle pourrait lui faire, mais il ne l'accepterait pas. Il ne pardonnerait pas non plus. Très protecteur, Anthony avait donné et pris des coups pour sa grande sœur - pour la petite aussi, mais jamais il n'aurait cru qu'un jour, il en prendrait également un de sa part.

« C'est vrai que je suis égoïste. Je n'ai pensé qu'à mon bonheur depuis le début. Lorsque j'avais à peine cinq ans et que je changeais ta couche parce que maman était déjà au lit ou que papa n'était pas encore rentré. Ou lorsque tu venais te glisser dans mon lit la nuit parce que tu avais fait un cauchemar et que je te caressais les cheveux jusqu'à ce que tu t'endormes. Ou lorsque j'allais faire les courses pour qu'on ait toujours quelque chose à manger. C'est vrai que je n'ai pensé qu'à moi parce qu'on aurait pu être séparés, tous les quatre, et que tu aurais pu vivre tellement mieux loin de nous. De moi. » Étonnamment calme, Anthony arqua un sourcil. « Et t'es sourde aussi ? Ou seulement idiote? Quoi que t'étais peut-être juste trop occupée à compter le temps qu'il te restait avant de pouvoir me mettre ta main au visage, au lieu d'écouter ? » Il mit un instant avant de continuer, comme pour lui laisser le temps de réfléchir, de comprendre par elle-même. « C'est bien beau toutes ces années que tu nous a données… Ça te donne pas le droit de traîner n'importe qui avec toi, de nous l'imposer sans même demander notre avis, surtout lors d'évènements aussi important et PRI-VÉ, Evie ! C'est notre mère à nous aussi, bordel ! C'est pas difficile que pour toi, c'est pénible pour nous aussi ! T'as pas pensé que peut-être Abbey ou Kai n'avaient pas envie qu'une personne extérieure les voient pleurer ? T'as pas pensé que notre mère, même, avait peut-être pas envie de voir ton connard de copain à son chevet ? Tu t'es pas dit que comme c'était déjà tendu entre toi et moi, ce serait déjà suffisamment difficile de dealer avec ça et l'incident de ce soir ? Et puis quoi ? T'es trop stupide pour comprendre qu'entre lui et moi, ça va pas non plus ? Mais non, en fait, c'est pas important. J'ai pas de sentiment, j'ai pas de cœur, moi. On s'en fout de ce que je peux penser ou ce que je peux ressentir. C'est pas important… Ce que notre sœur ou notre mère ressent, non plus, en fait. Après tout, TOI, t'as besoin de lui. C'est douloureux et malaisant pour nous tous, mais emmène le… Parce que toi, t'en a besoin ! » qu'il ajouta finalement, de toute manière, c'était peine perdue. Elle ne voulait rien comprendre. Inévitablement, Anthony avait fini par levé la voix, une nouvelle fois, se calmant toutefois par lui-même dès qu'il eut terminé.

Plus calme encore, plus détendu aussi, quelque chose s'était brisé, mais le musicien eut l'impression qu'un poids énorme venait de tomber de ses épaules. Serein, il hocha tout doucement la tête alors que la jeune femme en face de lui, lui expliquait que Lonan, l'indésirable, ferait dorénavant partie de sa famille et qu'il devrait se faire à l'idée. « Non. » Antho sourit, amusé d'une certaine manière. Il riait jaune aussi alors qu'Evie s'empressa à nouveau de rejoindre son petit-ami. « C'est là que tu te trompe. Au même titre qu'Abbey et Kainoa, seulement ! Parce qu'à mes yeux, c'est fini. Maman n'est pas morte ce soir, mais toi, oui. Je ne te connais plus. Tu n'existes plus… Alors fais ce que tu veux, mais oublie moi. » Si seulement quelques instants auparavant il hésitait à quitter les lieux, il ne se posa même plus la question une fois qu'il eut terminé. Il tourna rapidement les talons, laissant Evie avec Lonan, qui avait assisté à une nouvelle altercation, sans trop s'interposer, cette fois. Et il pénétra rapidement dans l'établissement pour rejoindre Abbey et Kainoa.  


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You're the sunshine in my life
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