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Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB.

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ARRIVÉE À TENBY : 05/11/2014


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MessageSujet: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Mar 23 Déc - 6:42


The Three Mariners. Un pub repris par un grand blond prénommé Demian Beauregard, que Caleb connaissait seulement de vue. C’était un pub traditionnel, où on trouvait les vieux alcools marchands, les boissons typiquement galloises et même la fameuse bière à l’eau de mer filtrée. Ce qui détonnait un peu plus ? Un juke-box diffusant des tubes purement américains, ainsi qu’une grande collection de bières du monde entier. Une ambiance de pub, avec des airs américains. Si Caleb se concentrait sur ce qu’il considérait comme des détails, c’était sans doute pour ne pas se retrouver plongé dans ses propres pensées. Des pensées qui, à coup sûr, l’entraîneraient encore dans la spirale de la tristesse et d’un sentiment de culpabilité profond mêlé d’une impuissance rageuse.

Il n’avait pas l’habitude de fréquenter ce pub. Oh, il venait de temps à autre, avec les copains, quand il voulait sortir un peu. Mais sinon, sans plus, il ne faisait pas spécialement partie des visages familiers qu’on pouvait croiser régulièrement. Là, ce qui était vraiment particulier, c’était que Caleb se retrouvait seul. La journée n’avait pas été facile. C’était cinq mois auparavant, jour pour jour, que son petit frère Dan s’était donné la mort. Il s’était jeté d’une falaise, pour des raisons qu’aujourd’hui encore, Caleb ne comprenait pas. Qu’avait-il pu rater ? Avait-il été un grand frère inconscient à ce point ? Mais ce qui était encore pire, c’était de voir sa mère anéantie de chagrin. Au petit déjeuner, elle avait mis cinq couverts au lieu de quatre. Comme si Dan était encore là, comme s’il allait débarquer de sa chambre, les cheveux en bataille, les yeux à peine ouverts, des marques d’oreiller sur la joue. Elle ne l’avait pas fait exprès, c’était l’habitude… Et elle avait éclaté en sanglot lorsqu’elle s’en était aperçue. Caleb avait quasiment passé la journée à la réconforter, tandis que Nia s’était enfermée dans sa chambre pendant plusieurs heures d’affilée – que pouvait-elle bien fabriquer ? Intérieurement, le jeune homme se sentait vidé. Abattu. Qu’est-ce qui pouvait l’aider à se sentir mieux ? Aller se balader dans la nature, certainement. Mais il faisait nuit et vu la température ambiante, ce n’était pas forcément une très bonne idée. Voir un de ses amis ? Oui, sans doute, mais… Il n’avait envie d’embêter personne.

Voilà comment le fils Donovan se retrouva dans un bar, seul, alors que ça ne lui était jamais arrivé. Afficher sa peine en public ? Très peu pour lui. Alors il s’efforça d’afficher un visage à peu près normal tandis qu’il s’asseyait au bar et commandait un whisky-coca.

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Jeu 25 Déc - 18:37

Andrew Green était littéralement la personne la plus insupportable que tu ais jamais connue. Or, il s'était installé chez toi pour les besoins de votre petite comédie, ce qui avait fait que tu étais à bout de nerfs toute la journée, voir peut être vingt-cinq heures sur vingt-quatre. C'étaient ces circonstances fâcheuses qui t'avaient poussées à sortir de chez toi malgré le fait que tu étais en pleine période de deuil officiel. Tu n'avais donc fait aucun effort vestimentaire et tu ne t'étais pas maquillée, cherchant un moyen de justifier cette petite promenade. Tu savais que les gens s'attendaient à ce que tu ne sortes pas de chez toi pendant un bon petit moment. D'ailleurs, tous ceux que tu avais croisés s'étaient montrés plutôt surpris de te voir marcher seule dans les rues et tu as avais du quelque peu surjouer le numéro de la mère éplorée pour faire passer la pilule, allant même jusqu'à prétendre que tu ne te rappelais pas être sortie. Mieux valait paraître déboussolée qu'insensible. Cependant, tu étais un peu lasse de devoir t'arrêter à chaque mètre pour recevoir des condoléances. Après tout, tu avais organisé une réception exprès pour ça. A la première occasion, tu t'étais donc faufilée dans le seul bar de Tenby que tu trouvais acceptable : le Three Mariners.

Le shopping t'était de toute façon interdit, comme tout autre loisir agréable. Le seul moyen de t'éloigner d'Andrew quelques heures était d'aller dans un bar pour donner spectacle de ton chagrin. Cela n'altérerait pas votre couverture mais te permettrait de te détendre. D'ordinaire, tu ne buvais jamais, mais Andrew Green pourrait rendre alcoolique n'importe qui. Tu traverses la salle pour aller t'installer au bar, jetant un regard admiratif au juke box, une machine que tu as toujours aimée. Il n'y a que deux personnes au bar, un jeune homme de ton âge que tu ne connais pas, et une femme un peu plus âgée à qui tu as de temps en temps rendu service lorsqu'elle a eu la jambe cassée. Peu de chances qu'ils t'embêtent... Mais tu trompes lourdement. Tu n'as même pas eu le temps de passer commande que la femme t'accostes. " Penny, j'ai appris pour votre petite fille, je suis sincèrement désolée. Je vous présente toutes mes condoléances. Je n'ai pas pu venir à la réception mais mes pensées vous accompagnent." Tu pousses un soupir à t'en fendre l'âme, remerciant secrètement ton instinct qui t'as poussée à ne pas te maquiller. Tu retires tes lunettes de soleil pour les jeter sur le bar et présenter des yeux brillants. " Je vous remercie, Mrs Baker. Cela veut dire beaucoup pour moi." Un pieux mensonge, même si tu avais vraiment perdue ton enfant, ses paroles sonneraient désespérément creuses pour toi. Mais tu laisses encore la brave femme t'adresser des petits hochements de tête peinés et des maximes impliquant dieu et son vaste dessein. Et quand elle finit enfin par partir, tu as plus envie de ton verre que jamais. " Une vodka s'il vous plaît ! Sans glaçons." Tu enlèves ton manteau en t'installant sur ton tabouret, remarquant au passage que ton petit échange avec la Baker a attiré l'attention de ton second voisin. Tu lui adresses un pâle sourire, l'air de dire "que voulez vous, le chagrin, ça vous colle, on ne peut plus jamais rien faire normalement après". Tu ne veux pas qu'il se sente obligé de présenter ses condoléances lui aussi. A vrai dire, tu as juste envie que ton verre arrive.


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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Sam 27 Déc - 16:31


Plongé dans ses pensées, Caleb remarqua à peine la jolie blonde qui s'était faufilée non loin de lui. Il fallut que la seule autre personne présente dans le bar lui adresse la parole pour qu'il note sa présence. C'était une jeune femme de son âge, à peu près. Collins, s'il ne se trompait pas. Caleb ne la connaissait pas personnellement, mais comme tout le monde à Tenby, il avait entendu parler de ce qui lui était arrivé. S'il avait bien suivi l'histoire, elle était en couple avec le garagiste, Green. Les deux tourtereaux étaient allés à Londres pour qu'elle accouche parce que visiblement, il y avait un problème avec leur bébé. Et ils étaient revenus seuls... Du moins, sans leur petite tête blonde. Bref, c'était une histoire horrible.

Le jeune homme n'osa pas tourner la tête du côté de la demoiselle. Après tout, il ne la connaissait pas. Mais si l'autre personne avait présenté ses condoléances, n'aurait-il pas été normal qu'il en fasse autant ? Hésitant, Caleb se mordit la lèvre inférieure, essayant de se mettre à la place de la jeune femme. Préférait-elle recevoir du réconfort, ou être laissée tranquille ? Il n'aurait pas su le dire. Elle n'avait pas l'air dans un brillant état. Pas maquillée, elle venait juste de retirer ses lunettes de soleil et semblait au bord des larmes. Même dans sa voix, lorsqu'elle commanda un verre de vodka, on sentait un chagrin lourd, puissant. Qui aurait été mieux en connaissant l'épreuve qu'elle vivait ? Finalement, Caleb lui adressa un simple regard et elle lui répondit d'un pâle sourire. Ses questions et ses doutes s'envolèrent pour laisser place à ce qu'on appelait communément un peu d'humanité. C'était la moindre des choses, décida-t-il. Posant son verre, le fils Donovan tendit la main à celle qui, malgré tout, restait très jolie. « Je m'appelle Caleb et... Je suis désolé pour ce qui vous est arrivé. »

Il n'avait même pas su comment formuler ça correctement. Intérieurement, il se serait bien donné des claques. Dans une grande ville, ce langage aurait sans doute été déplacé, vu qu'ils ne se connaissaient pas. Mais à Tenby, on entendait parler d'à peu près tout et on connaissait plus ou moins de vue la plupart des gens, c'était donc moins étonnant. « On a peut-être plus de points en commun que vous ne l'imaginez pas. J'ai pas d'enfant, mais j'ai moi aussi perdu quelqu'un. » Caleb fut le premier surpris de s'entendre parler comme ça. Il discutait rarement de ça, quasiment jamais en fait et encore moins avec une inconnue ! Mais c'était peut-être... La volonté de compatir, une certaine solidarité dans la douleur ? L'étudiant vétérinaire n'aurait pas su l'expliquer clairement, mais il était certain que c'était un mélange des deux.

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Lun 5 Jan - 0:50

Le jeune homme dont tu as accroché le regard pose soudainement son verre et te tend une main amicale. « Je m'appelle Caleb et... Je suis désolé pour ce qui vous est arrivé. » Tu le jauges quelques instants, pensive. Ses traits te paraissent familiers mais tu n'arrives pas à te rappeler d'où tu devrais le connaître. En tout cas, tu peux dire que tu es extrêmement surprise qu'il ne soit nul part dans tes registres. Il a l'air extrêmement sympathique, ce qui est le genre de personnes que tu aimes côtoyer, sans compter qu'il est très beau. Pas une beauté classique avec des traits parfaits, presque terrifiants mais plutôt un charme fou, un petit quelque chose d'attirant dans son sourire et ses fossettes. Sans parler de son regard franc et rassurant. Oui, tu peux dire que tu aimes ce que tu vois. Tu finis par glisser ta main dans la sienne pour lui serrer. « Merci Caleb, c'est gentil. » Tu as fini par arrêter de dire aux gens que ce n'étaient pas de leur faute. Après tout, c'était le but de toute l'opération, augmenter ton capital sympathie en te débarrassant de ton bébé imaginaire... Sa main est chaude et ferme mais tu finis quand même par la lâcher pour ne mettre personne mal à l'aise. « Moi, c'est Penny. » Une conversation sympathique pourrait s'installer entre vous deux. En plus, ça fait bien longtemps que tu n'as pas flirté dans un bar. Mais ton statut de maman éplorée t'interdit de faire  une quelconque mouvement d'approche. Les bons gens de Tenby en seraient trop choqués. Sans compter que tu es toujours casé avec l'autre imbécile pour un petit moment. Et puis, le dénommé Caleb à l'air quand même mal à l'aise depuis que la Baker t'as présenté ces condoléances. C'est vrai que le deuil, c'est plutôt inconfortable, même feint. Néanmoins, il se racle à la gorge et reprend, faisant une révélation inattendue. « On a peut-être plus de points en commun que vous ne l'imaginez. J'ai pas d'enfant, mais j'ai moi aussi perdu quelqu'un. » C'est à ton tour de te sentir désolée pour lui. Enfin, tu mets un nom dernière Caleb, Donovan. Et tout instantanément, tu te rappelles de la tragédie qui a frappé la famille du même nom. Le fils aîné qui s'est suicidé si tes souvenirs sont bons. « Oh, toutes mes condoléances... » Tu es aussi mal à l'aise. Feindre la mort d'un nourrisson est proprement immonde. Si immonde, que même toi tu as des scrupules. Mais elles sont gérables quand les gens qui essayent de partager ta peine ne savent pas de quoi ils parlent. Comment faire face à ces personnes qui ont vraiment expérimenté l'inimaginable ? Comment continuez à mentir pour les renvoyer à leur propre malheur ? Tu n'as pas la réponse à cette question mais tu es enferrée dans tes mensonges et tu n'as pas le choix de continuer. Tu reçois ton verre dans les mains et le lèves en direction de Caleb. « Aux êtres chers disparus, alors... et aux souvenirs qui font mal. Surtout quand ils sont heureux. » Tu t'empresses de boire une gorgée d'alcool pour éviter de remarquer les conneries que tu débites. Certes a tes yeux, les souvenirs les plus douloureux sont ceux qui sont heureux mais tu n'es pas censée en avoir beaucoup avec un nourrisson qui n'a vécu que quelques jours. Tu rattrapes ta bourde en disant enfin ce que dirait quelqu'un réellement dans ta situations. « Je suis désolée Caleb, vous êtes bien placé pour savoir que je ne serai pas de très bonne compagnie aujourd'hui. J'ai l'impression que tout cela n'est qu'un mauvais rêve. »


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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Jeu 8 Jan - 6:17


La blondinette l’observa pendant quelques instants et Caleb ne put s’empêcher de se trémousser sur son siège comme un enfant, un peu mal à l’aise. Il commençait à se demander s’il n’aurait pas mieux fait de la laisser tranquille. Après tout, elle ne voulait peut-être pas qu’on l’embête, c’était tout à fait compréhensible… Finalement, elle glissa sa main dans celle du jeune homme pour la serrer. Elle le remercia. Caleb hocha simplement la tête en signe d’approbation, ne sachant pas très bien quoi lui répondre. Il était bien placé pour savoir qu’une personne endeuillée n’avait pas forcément besoin – ni même envie – d’entendre de grands discours. Parfois, la présence de quelqu’un ou une oreille attentive suffisait. Le fils Donovan, lui, ressentait même un besoin de solitude de temps à autre. En revanche, comme il ne la connaissait pas bien, il n’aurait pas su dire ce que Penny (comme elle venait de se présenter), voulait ou pas.

Quand il lui apprit que lui aussi avait perdu quelqu’un de cher, elle parut sincèrement désolée et lui présenta à son tour toutes ses condoléances. Caleb hocha à nouveau la tête, comme si c’était ce qu’il savait faire de mieux. « Merci Penny. » Là, à cet instant précis, il ressentait quelque chose d’étrange, d’inconnu. Il avait l’impression qu’en-dehors de sa famille, il pouvait partager sa peine avec quelqu’un. Ils n’avaient pas perdu la même personne et pourtant, c’était comme s’ils avaient quelque chose en commun : la souffrance et sans doute tous les sentiments liés au deuil, ceux de l’impuissance et de la culpabilité. Caleb n’aurait pas osé comparer sa situation à la sienne parce qu’il avait du mal à imaginer ce qu’il ressentirait s’il venait à perdre un enfant. On racontait que c’était la pire épreuve qu’un être humain puisse rencontrer. Mais quand même, ils avaient tous les deux perdu quelqu’un qu’ils aimaient et le Gallois avait la drôle d’impression que, d’une certaine manière, ça créait entre eux une sorte de lien mystérieux. Avec un sourire triste, il trinqua avec Penny aux être disparus et aux souvenirs douloureux. En plusieurs mois, la jolie jeune femme était la première personne extérieure à sa famille avec laquelle il pouvait partager ce genre de conversation.

« Je comprends. C’était une fille ou un garçon ? Enfin… Je suis désolé si je suis indiscret ou que je remue le couteau dans la plaie. Mais si ce n’est pas le cas… Je sais écouter. »


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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Lun 19 Jan - 14:20

Il y avait quelque chose dans l’attitude de Caleb qui te plaisait définitivement. Il t’avait fallu quelques secondes pour comprendre quoi. Le déclic eut en fait lieu quand il hocha sobrement la tête pour recevoir tes condoléances en te remerciant avec simplicité. Ce que tu aimais à propos de ce mec, que tu ne connaissais pas depuis plus de trente secondes, c’état sa réserve, sa dignité. Feindre le deuil de ta fille t’avait permis d’observer toutes sortes de réactions face à la mort et globalement, ton analyse avait été plutôt effarante. Si on excluait tes amis proches, les gens avaient une fâcheuse tendance à faire des remarques déplacées, ramener le drame à eux en démontrant à quel point il les touchait ou encore à sur-réagir, se livrant ainsi à de véritables représentations de tragédie grecque. Mais pas ton voisin et visiblement nouveau compagnon de beuverie. Pour la simple et bonne raison que lui avait véritablement perdu un être cher. Il savait ce que c’était le drame. Ta curiosité n’en était que plus piquée. A vrai dire, tu comptais bien l’observer et t’inspirer de lui pour continuer ta petite comédie dans les semaines à venir. Tu te rapproches de lui tandis que vous trinquez et une conversation morbide s’engage tout naturellement entre vous deux. « Je comprends. C’était une fille ou un garçon ? Enfin… Je suis désolé si je suis indiscret ou si je remue le couteau dans la plaie. Mais si ce n’est pas le cas… Je sais écouter. » Encore une fois, elle fut agréablement surprise par cet approche. La faille de son plan parfait était que beaucoup de gens n’osaient pas lui parler de Cassie. Alors que c’était le seul moyen d’ancrer ce bébé imaginaire dans l’esprit des gens. « Non non… Je crois qu’en parler pourrait m’aider. Je veux dire… ça serait comme si elle était encore là avec moi. Je ne veux pas l’oublier. » Comme toujours, tu joues la comédie à la perfection, avec juste ce qu’il faut de dosage. Pour autant, tu es moins imperturbable que d’ordinaire. Tu sens l’ébauche de regrets se dessiner dans ton esprit tordu. Ce mec a l’air tellement gentil, prêt à écouter une inconnue déballer ses malheurs dans un bar, tu n’as presque pas envie de lui infliger le cruel récit que Andrew et toi vous avez ficelé. « Oui, parce que c’était une fille. Les premiers signes d’alarme sur son état sont apparus à la fin de ma grossesse. C’est pourquoi mon compagnon et moi nous avons décidé que j’accoucherais dans une clinique spécialisé pour qu’elle ait toutes ses chances. Nous sommes allés à Londres et Cassie est née. Elle avait un problème cardiaque mais les médecins étaient optimistes, c’est même pour ça qu’on s’est permis de lui donner un prénom. Et… et une nuit…. L’alarme du service de néonatologie s’est déclenchée…. Elle avait fait un arrêt respiratoire, elle était trop fragile, les médecins n’ont rien pu faire pour la réanimer. Il… il paraît qu’elle n’a pas souffert. » Tu bois une bonne lampée de vodka comme si le souvenir était trop pénible. Franchement, tu mérites presque un oscar des fois. Tu espère juste qu’il n’est pas médecin, parce que s’il te demande des détails, tu vas devoir de rappeler de tes longues séances de potassage sur Google et d’un certain nombre de termes compliqués. Pour plus de sécurité, tu décides d’en rajouter sur l’émotion. « Je vous remercie Caleb, je me rends compte que c’est bon de parler. C'est quoi votre histoire à vous ? » A vrai dire, tu poses plus la question pour lui que pour toi parce que tout Tenby a parlé de cette histoire. Mais c'est toujours mieux de l'apprendre de la principale source et il n'y a pas que toi qui doit parler.

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Mar 20 Jan - 0:30


Caleb n’engageait pas très souvent la conversation avec une inconnue, mais il se sentait irrésistiblement attiré vers Penny et il n’aurait même pas su expliquer pourquoi. De la compassion ? Un étrange sentiment de déjà-vu ? La volonté d’aider ? Un sentiment de compréhension ? C’était peut-être un mélange de tout ça. En tout cas, voilà le jeune homme qui se retrouvait à parler du bébé que la blondinette avait perdu. Au départ, il avait un peu hésité, ne voulant ni lui rappeler de mauvais de souvenirs ni se mêler de ce qui ne le regardait pas. Mais, avec soulagement, il s’aperçut qu’au contraire, Penny semblait éprouver le besoin d’en parler. Il comprenait totalement ce qu’elle lui expliquait. Parfois, par crainte de dire une bêtise ou, surtout, de faire encore plus de mal à une personne endeuillée, on parlait de tout sauf de la personne qui était décédée. C’était un peu comme si le sujet devenait tabou. Les gens n’avait pas envie de vous voir pleurer, c’était aussi simple que ça. Pourtant, parfois, ça faisait du bien d’évoquer la personne disparue – particulièrement avec des gens qui l’avaient connue et aimée. Lentement, Caleb hocha la tête en signe d’assentiment. « Je sais… Les autres essayent de nous parler d’autre chose, de nous changer les idées. Mais des fois, on a juste envie de penser à celui ou celle qui nous manque. » Oui, à n’en pas douter, le fils Donovan savait par quoi la jeune femme passait. Il l’écouta parler de sa fille, des signaux d’alarme à la fin de sa grossesse, de la décision d’aller accoucher à Londres avec son compagnon, de l’optimisme des médecins et finalement, des problèmes cardiaques de la petite Cassie (c’était comme ça qu’ils l’avaient appelée, apparemment) et de son arrêt respiratoire. Sans espoir. Plus rien. Visiblement, Penny éprouvait du réconfort à la pensée que sa petite princesse n’avait pas souffert. Qui n’en aurait pas éprouvé ? « Elle portait un très joli prénom. Est-ce qu'elle vous ressemblait, à vous quand vous êtes née ? » Caleb avait parlé d’une voix douce. Mais sa voix n’était pas adoucie par un sentiment de pitié. Non, c’était tout à fait naturel, voilà tout. « J’espère sincèrement qu’un jour, vous connaîtrez à nouveau la joie d’être mère. On ne remplace jamais un être disparu, mais… On peut continuer à vivre, même difficilement, même au bout de plusieurs années et finir par être heureux à nouveau. » Est-ce que c’était vraiment lui qui avait sorti ça ? Lentement, le jeune homme s’imprégna de ses propos. Continuer à vivre. Il le faisait, depuis la mort de Dan. Mais être heureux, c’était autre chose. Il finit par y arriver. Un jour. Avec ses parents et Nia. C’était une promesse qu’il s’était faite à lui-même. « Mon petit frère avait dix-sept ans. Il s’appelait Dan et c’était un garçon génial. Beau, drôle, doué, apprécié. Beaucoup plus drôle que moi, vous voyez, beaucoup plus… Charismatique. Mais… Mais il était désespéré, j’imagine. Il s’est donné la mort en juillet dernier. S’est jeté d’une falaise. Aujourd’hui encore, je ne comprends pas les raisons de son geste et… Intérieurement, ça me ronge. Je m’en veux de n’avoir pas su voir qu’il était malheureux à ce point. Je m’en veux de n’avoir pas réussi à sauver mon petit frère. » Il ne savait pas pourquoi il s’était confié à quelqu’un qu’il ne connaissait pas dix minutes auparavant ; pourtant, elle lui inspirait confiance. Il ne pleurait pas, il parlait, simplement. Avec un sourire d’excuse, Caleb secoua la tête. « Je suis désolé, je m’étends un peu trop. »

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Ven 6 Fév - 22:47

Caleb hocha la tête avec compassion quand tu lui racontes ton histoire et tu comprends qu'il ne fait pas semblant d'être réceptif. Mais bon, tu n'as même pas besoin de chercher à savoir s'il est sincère ou pas. Déjà parce que tout le monde n'est pas comme toi mais aussi parce qu'il est évident, que vu son passif, ce n'est pas de la fausse compassion. « Je sais... Les autres essayent de nous parler d'autre chose, de nous changer les idées. Mais des fois, on a juste envie de penser à celui ou celle qui nous manque. » Tu hoches à ton tour la tête avec gravité. Ton nouveau compagnon de beuverie ne se la joue pas grand sage, mais ces paroles ont définitivement l'aura de la sagesse. Tu sais qu'il a raison, tu as pu observer comment les gens ont parfois la mauvaise réaction face au deuil. Le plus souvent, parce qu'ils ne savent pas comment réagir. Peut être que tu écrira un bouquin sur le sujet un jour, ce que tu as vu ces dernières semaines étaient plutôt intéressant, bien que pénible. « C'est exactement ça ! Bien que des fois, j'ai pensées affreuses... Genre comment un bébé que j'ai connu à peine une semaine peut-il me manquer ? Mais elle me manque quand même, c'est comme si j'avais perdu une part de moi. Elle faisait partie de moi avant même de naître à vrai dire. » Tu es très concentrée, essayant de rester crédible dans le rôle que tu joues sans réel vécu sur lequel t'appuyer. Tu n'as jamais perdu quelqu'un à qui tu tenais vraiment. Juste des vieilles tantes ou des parents éloignés. C'est sans doute pour cela que tu as aussi peu de scrupules à feindre un deuil. Hélas, les choses se compliquent face à quelqu'un d'aussi sincère que Caleb.   « Elle portait un très joli prénom. Est-ce qu'elle vous ressemblait à vous, quand vous êtes née ? » Sa voix est caressante, douce, elle incite à se confier. Ça plus l'intérêt réel qu'il semble porter à ta réponse future. Vraiment, tu es tombée sur une perle rare. Dommage que tu ne sois pas une personne souffrant réellement. Les abîmés de la vie qui traînent dans les bars pourraient bénéficier d'une telle compassion non teintée de condescendance. « Je crois que oui. Elle était bien partie pour être blonde. Mais je ne sais pas trop à quoi je ressemblais quand je suis née, mes parents n'ont pas trop pris de photo, vu que j'étais leur accident de la vie personnel. C'est ironique non, moi l'enfant non désiré, j'ai vécu mais Cassie n'a pas eu cette chance. » L'ironie transperce tes mots même si tu n'es pas vraiment en colère. Tu n'as jamais rien attendue de tes géniteurs à vrai dire mais tu as lu que la colère faisait parti des étapes du deuil donc tu colles scrupuleusement au manuel.

« J'espère sincèrement qu'un jour vous connaîtrez à nouveau la joie d'être mère. On ne remplace jamais un être disparu mais... On peut continuer à vivre, même difficilement, même au bout de plusieurs années et finir par être heureux à nouveau. » Tu restes bouche bée quelques instants. A vrai dire, c'était ta prochaine question. Tu avais prévu de frotter tes paupières d'un air fatigué et de demander d'une voix désespérée si on pouvait se remettre de cela et s'il avait réussi mais il t'avait merveilleusement bien devancée. « Merci... Je ne demande qu'à vous croire... Mais pour le moment, je crois que j'ai un peu de mal... C'est encore trop frais. » La vérité, c'est que tu es bien trop égoïste pour être mère. Le seul cadeau que tu peux faire à l'humanité et à d'éventuels petits Collins, c'est de ne jamais procréer. Sans compter que la seule fois où tu as cru être enceinte, tu étais désespérée. Mais c'est une autre histoire et Caleb est en train de raconter la sienne alors tu préfères l'écouter à ton tour plutôt que de t'appesantir sur ces sombres heures. « Mon petit frère avait dix-sept ans. Il s'appelait Dan et c'était un garçon génial. Beau, drôle, doué, apprécié. Beaucoup plus drôle que moi, vous voyez, beaucoup plus... Charismatique... Mais... Mais il était désespéré, j'imagine. Il s'est donnée la mort en Juillet dernier. Il s'est jeté d'une falaise. Aujourd'hui encore, je ne comprends pas les raisons de son geste et... Intérieurement, ça me ronge. Je m'en veux de n'avoir pas su voir qu'il était malheureux à ce point. Je m'en veux de ne pas avoir réussi à sauver mon petit frère. » Sans arrières pensées ou savants calculs, ta main vient s'apposer délicatement sur son bras dans un élan de compassion. Tu n'oses pas imaginer comment on peut vivre le suicide d'un frère. Comment accepter que l'être aimé ait décidé tout bonnement de vous quitter. A tous les coups, on devait se dire que que la personne ne se sentait pas suffisamment aimée ou entourée. Sensible, comme il est, tu es certaine que Caleb doit se poser la même question et se plonger dans des affres de culpabilité. Cependant, avant que tu n'ais eu le temps de répondre, il t'adresses un petit sourire triste. « Je suis désolé, je m'étends un peu trop. » La vraie Penny Collins aurait sans doute lâchée une réplique vache. La Penny Collins que tout Tenby aime aurait dit quelque chose de mielleux. Mais toi, Penny, tu décides de dire ce qu'il te passe par la tête. Visiblement, il y a une première fois à tout. « Pas du tout ! Vous avez su m'écouter. Mieux que certains de mes plus vieux amis. Vous méritez que je vous écoute à votre tour. » A vrai dire, tu aimes la conversation profonde que tu es en train d'avoir avec cet inconnu même si elle est empreinte de tristesse. Il faut dire que ça te change d'Andrew et de ces 18 de QI. A vrai dire, tu es prise de l'envie très inhabituelle et altruiste de soulager sa peine. Son sourire triste te fend le cœur même si cet homme est tout en sobriété. « Votre histoire est triste aussi... Aucune chance que ça ait été un accident ? Ça expliquerait que vous n'ayez rien vu venir. Si c'était un jeune homme plein de vie... » Tu te mords l'intérieur des joues en t'insultant mentalement. Quel était le pourcentage de chance que Caleb et sa famille n'ait jamais envisagée cette possibilité ? Tu te sens stupide tout à coup. Ton voisin t'as sorti les meilleures paroles de réconfort possibles et toi en retour, tu lui balances des paroles stupides et dénuées de sens. Celles-là même que tu as méprisées pendant toutes ces semaines de faux deuil. Tu essayes de te reprendre, espérant ne pas l'avoir trop déçu. Tu t'en serai voulue d'avoir brisé le lien de confiance qui s'était établi entre vous presque instantanément même si celui-ci reposait sur un de tes énièmes mensonges. « Je crois que je suis mal placée pour donner des conseils vu que je suis en train de boire dans un bar en plein milieu de l'après-midi, mais je ne pense pas que vous devriez vous sentir coupable. S'il n'a montré aucun signe... Vous ne pouviez pas savoir... J'imagine qu'il doit être très difficile de se débarrasser de son sentiment de culpabilité mais je ne vois pas comment faire son deuil avec... Il n'a pas laissé de lettre pour expliquer son geste ?  »

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Sam 7 Fév - 3:42


Pendant quelques instants, Caleb se demanda ce qu’il fichait dans un bar, visiblement triste, à parler de son deuil à une jolie blonde qui lui était totalement inconnue un quart d’heure auparavant. Le jeune homme avait toujours fait de son mieux pour ne pas afficher sa peine en public. Il n’avait pleuré qu’à l’enterrement de son petit frère et encore, pas au début. Pendant toute la durée de la cérémonie, il était resté plus ou moins stoïque, la tête haute, le visage figé, les bras passés autour de sa mère effondrée. C’était peut-être précisément pour ça qu’il s’était interdit toute manifestation de chagrin trop extrême : sa mère tenait à peine debout, son père étouffait à grand-peine ses sanglots et sa petite sœur semblait refléter les sentiments que lui-même éprouvait, à savoir un vide immense et une culpabilité dévorante. Non, il n’avait pas le droit de leur infliger sa propre souffrance. Alors il s’était tu, se contentant de les entourer, comme s’il portait un masque. Il n’avait versé des larmes qu’à la fin, quand le cercueil avait été définitivement entouré et qu’Hannah s’était précipitée dans ses bras pour le consoler. Il était resté longtemps contre elle, incapable de bouger, ni même de prononcer le moindre mot. Par la suite, Caleb ne s’était pas montré beaucoup plus loquace. En public, il s’efforçait toujours de cacher sa souffrance. Certaines personnes n’en avaient rien à faire et d’autres pouvaient s’en servir contre lui. Et puis il estimait qu’il n’avait pas à embêter toute la communauté avec le drame qui avait brisé sa vie. En revanche, chez lui, il avait inondé un nombre incalculable de fois son oreiller, une fois seul dans son lit. Et il avait aussi partagé son immense douleur avec quelques personnes auxquelles il tenait beaucoup, comme Clément, Hannah et un peu Matthew. Mais à quelqu’un qu’il connaissait à peine, jamais. Ce n’était pas son genre, de s’étendre sur ses épreuves et de se faire plaindre. Pourtant, Caleb avait l’impression que c’était précisément ce qu’il était en train de faire. Pourquoi Penny avait-elle réussi à le mettre en confiance dès le début, à lui faire dire sans problème ce dont il ne parlait pas à d’autres ? Ça ne pouvait pas être simplement parce qu’elle était très jolie. C’était très probablement dû au deuil qu’elle-même traversait, à la pire épreuve qu’un être humain puisse affronter – du moins, c’était ce qu’on racontait. « Elle a vécu dans votre ventre pendant neuf mois, c’est normal… » Tentait-il simplement de la rassurer ? Caleb n’aurait même pas su mettre des mots sur ses sentiments. Il ne connaîtrait jamais la sensation de donner la vie, mais toutes les femmes disaient que c’était vraiment quelque chose d’exceptionnel, de quasiment magique. Apparemment, le sentiment dépassait l’entendement. « J’ai connu des filles qui ont pleuré un embryon ou un fœtus… » Parfois, c’était ces filles elles-mêmes qui provoquaient la mort de leur enfant, d’autres fois, hélas, elles les perdaient. Caleb trouvait que la vie était vraiment mal faite, entre les personnes qui avaient des enfants sans en vouloir et celles qui en désiraient plus que tout et n’arrivaient pas à en avoir. Ou plutôt, la vie n’était pas mal faite, mais les humains eux-mêmes la géraient mal avec des erreurs souvent stupides. « J’espère que vous avez eu au moins une photo d’elle. » Quand elle lui avait avoué qu’elle n’était pas une enfant désirée, il n’avait rien trouvé à répondre. C’était horrible, d’être vu comme un « accident » par ses parents. Mais il s’était contenté de hocher la tête d’un air triste, sentant que les phrases toutes faites ne lui plairaient pas et qu’elle les avait probablement entendues des dizaines de fois. « Bien sûr, il faut toujours du temps pour se relever… Mais il paraît que le temps efface tout, même la pire des douleurs. Je pourrais pas vous le confirmer, peut-être que je peux dire pas encore, mais en tout cas, j’espère profondément que c’est vrai. Pour vous, votre compagnon, ma famille… » Sinon, si le temps n’apaisait pas sa souffrance, il était condamné à vivre avec des sentiments plus que désagréables pour le restant de ses jours. Mais non, Caleb refusait d’y croire. Il réussirait à mettre tout ça derrière lui, à ne garder que des souvenirs agréables de son petit frère – pas seulement pour lui, mais surtout pour sa famille. « Merci. » Penny l’écoutait, apparemment sans préjugés et sans arrière-pensées et Caleb sentit une bouffée de reconnaissance l’envahir. Il était heureux d’être tombé sur elle, ce soir. Elle avait posé un bras sur le sien et il releva les yeux vers elle, touché par l’empathie qu’elle lui manifestait visiblement. Venait-il de se faire une nouvelle amie, quelqu’un avec qui il pouvait partager l’horrible goût que laissait la perte d’un cher ? « Non, on a retourné la question dans tous les sens, croyez-moi. Et malheureusement, il a laissé aucune lettre. C’est peut-être ça, le pire. Pourtant, j’ai fouillé partout. Sa chambre, son bureau, son ordi, sa penderie. J’ai rien laissé au hasard. J’ai bossé avec la flic qui s’occupait de son dossier, j’ai vu ses anciennes fréquentations… Mais… Ça vous paraîtra sûrement ridicule, vu que ça n’a rien donné, mais je perds pas espoir qu’un jour, un élément nouveau fasse surface et nous aide à comprendre. Je l’espère vraiment. Je sais bien que je devrais pas me sentir coupable, mais c’est presque plus fort que moi… C’était mon petit frère, vous comprenez ? »

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Mar 17 Fév - 11:16

Tu te sentais incroyablement bien en présence de Caleb. Un peu trop bien même. A vrai dire, tu devrais être en train d'être étouffée par les remords et la honte pour ce que tu étais en train de faire. Tu avais eu l'indécence d'utiliser la mort d'un nourrisson pour tes intérêts personnels, et ça c'était déjà bien suffisant. Pas besoin de continuer quand il n'y avait aucun but. Car quel était ton intérêt à part rappeler à ce pauvre garçon le pire jour de sa vie ? Tu jettes un regard pensif sur ta main qui traîne encore sur son bras. C'est vrai, il y a cet incroyable lien qui est en train de se tisser entre vous. Tu l'avoues, tu aimes la compréhension et la compassion qui vous anime. Même si c'est toujours entaché de mensonges, c'est la chose la plus réelle que tu ais vécue depuis des mois. Tu te rends compte combien cela est triste. A force de mentir et de construire des murs autour de toi, tu es toute seule. Enfin, ce soir, tu n'es l'est pas et tu en profites. « Elle a vécu dans votre ventre pendant neuf mois, c'est normal... J'ai connu des filles qui ont pleuré un embryon ou un fœtus. » Il cherchait à te rassurer mais sans le savoir, il accroît ton malaise. Là, il parle de filles normales, pas de monstres sans cœur comme toi qui lancent des remarques immorales sans sourciller. Tu devrais te méfier d'ailleurs, ton jeu de menteuse se fissure, tu ne donnes pas aussi bien la réplique qu'il y a quelques minutes, commençant par dire vraiment ce qui te passe la tête au lieu de t'en tenir à tes phrases toutes circonstanciées. Les ravages de l'alcool probablement. Vu que tu ne bois jamais, la moindre goutte est tout de suite fatale. Or le niveau de ton verre est en train de baisser dangereusement. « J'espère que vous avez au moins une photo d'elle. » Tu sautes sur l'occasion pour essayer d'oublier tes remords en te relançant dans tes récits fantaisistes. « Mon compagnon en a pris... Mais je n'ai pas eu le courage de les regarder depuis... Enfin, vous savez. Je crois que j'ai besoin de temps. » Intérieurement, tu te traites d'idiote. Tu n'avais pas pensé aux photos avec la Croatie et tout. Tu allais devoir sérieusement te mettre à Photoshop ce soir, en rentrant...

Tu secoues la tête imperceptiblement. Dans ton cynisme permanent, tu as déjà trouvé un moyen de tirer profit de ce bel échange. Car oui, même s'il est triste, il y a quelque chose susceptible de donner de l'espoir dans ce que vous dites. Ce que Caleb te dit sur le baume que le temps met sur les blessures te paraît sensé. On a beau dire, le temps efface quand même pas mal de chose, même si on voudrait garder notre peine en même temps que le souvenir des êtres chers... Mais peut être que ces paroles de réconfort qu'il te prodigues, il se le prodigue aussi. Peut être que parler de ton faux drame. Tu te dis ça, si tu veux continuer à te regarder dans un miroir. « Je l'espère aussi de tout mon cœur, Caleb. J'espère que nous n'avons pas épuisé notre capital de bonheur, qu'il nous reste une chance quelque part. Ce qui nous est arrivé est injuste... tellement injuste. Les choses ne peuvent pas se terminer ainsi. Je suppose qu'effectivement, le temps m'aidera à raisonner comme ça bientôt. » Tu disais nous pour ne pas dévoiler ton mensonge mais c'était difficile. Tu trouvais ça de plus en plus indécent de s'incruster dans sa peine. Vos regards se croisèrent et soudain il te remercia. Tu hoches la tête d'un air entendu. Ce n'est pas la première fois ce soir que vous vous remerciez mutuellement même si vous auriez du mal à expliquer à un observateur extérieur pourquoi vous faisiez ça. Mais pour vous deux, ça semblait naturel. Ce qui n'est pas peu dire dans ton cas, car il n'y a malheureusement rien de naturel en toi...

Inconsciemment, vous vous êtes rapprochés l'un de l'autre, et c'est presque sur le ton de la confidence que Caleb te raconte ensuite ce qui pourrait être une passionnante énigme mais qui s'avère être en fait le drame d'une vie. « On a retourné la question dans tous les sens croyez-moi. Et malheureusement, il n'a laissé aucune lettre. C'est peut être ça le pire. Pourtant, j'ai fouillé partout. Sa chambre, son bureau, son ordi, sa penderie. J'ai bossé avec la flic qui s'occupait de son dossier, j'ai vu ses anciennes fréquentations... Mais... Ça vous paraîtra sûrement ridicule, vu que ça n'a rien donné mais je ne perds pas espoir qu'un jour, un élément nouveau fasse surface et nous aide à comprendre. Je sais bien que je devrais pas me sentir coupable mais c'est plus fort que moi... C'était mon petit frère, vous comprenez. » Tu prends ton temps pour répondre, examinant les ombres que ses longs cils jettent sur ses traits harmonieux. Des ombres qui ne parviennent pas cependant pas dissimuler un regard hanté et des cernes violacé qui doivent être là depuis un long moment. Ainsi, c'est à ça que ressemble le désespoir, le vrai. Une obsession, une quête désespérée pour trouver l'élément qui apportera enfin la paix à son âme torturée. Mais quoi de plus normal ? Tu aimerais qu'il trouve d'ailleurs. Tu pourrais même l'écrire cette lettre, tu es très douée en faux. Tu le ferais pour voir cette tristesse disparaître. Mais tu sais que ça serait foncièrement mal. Tu as encore une minuscule ligne jaune que tu refuses de franchir, même si elle n'est plus très loin du précipice. Alors tu essayes de le réconforter honnêtement. « Je crois que je comprends, oui. Et je ne vous trouve pas ridicule, au contraire. C'est moi qui le suit pour avoir posé la question, bien sûr que vous avez retourné la question dans tous les sens... Vous voyez, ça a été mon premier réflexe, demander pour quelle raison, il a fait ça. On est tous comme ça. On veut des réponses, on veut savoir. On préfère apprendre une vérité douloureuse plutôt que de vive dans l'indécision. Et l'espoir, c'est bien tout ce qui nous reste, si on perd ça, on a plus rien. » Tu t'arrêtes quelques instants, étonnée par les réminiscences d'humanité qui sont en train de s'échapper de toi. Mais pour une fois, les choses ne sont pas à propos de toi. « Je ne vous dirai pas de ne pas vous sentir coupable. Comme vous dites, ce n'est pas contrôlable. Mais je suis certaine que vous deviez être un grand frère formidable. Regardez le réconfort que vous apportez à une simple inconnue dans un bar en l'espace d'une seule discussion. Votre petit frère a pu avoir cela toute sa vie. Je ne peux pas croire qu'il ne s'est pas rendu compte de la chance qu'il avait ou imaginer que vous n'étiez pas présent pour votre famille. Il devait y avoir autre chose, quelque chose d'extérieur à votre famille. On ne connaît jamais ses proches, on ne sait jamais ce qu'ils cachent. Je peux vous donner un exemple concret, l'homme avec qui je m'apprêtais à avoir un enfant, je suis certaine qu'il me ment depuis le début sur qui il est...  » Tu as laissé échapper cela bien involontairement. Certes tu prépares doucement mais sûrement la déchéance d'Andrew mais ce soir, ce n'est pas le bon moment, puisque l'espace d'un instant, tu as décidé de ne pas être une garce manipulatrice pour rendre hommage à la bonté de l'homme assis à tes côtés. Tu regardes vos verres qui se sont vidés et tentes une proposition. « Je peux vous offrir un autre verre ? Le vôtre semble vide et je crois que si deux personnes méritent de boire dans ce bar, c'est bien nous. »

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Mer 18 Fév - 1:28


Caleb ne pouvait plus s’arrêter de parler. Il n’était pas spécialement bavard, pourtant. Mais là, avec Penny, il se sentait à l’aise, en confiance. Il n’avait pas souvent l’occasion de partager sa peine avec quelqu’un qui avait aussi subi un traumatisme. Oh, ça lui était arrivé, d’en parler à Clément, ou encore à Lucy - ils avaient tous les deux perdu leur mère. Mais il n’osait pas tellement, craignant de ne faire que remuer le couteau dans la plaie, de ressasser des blessures profondes, de réveiller en eux des sentiments négatifs qu’ils s’efforçaient d’enfouir à jamais. Avec la blondinette, c’était un peu différent. C’était elle qui avait commencé à se confier ; Caleb n’avait fait qu’embrayer à sa suite. C’était peut-être ça, la magie du partage. Caleb avait l’impression qu’en cherchant à la rassurer, quelque part, il se rassurait lui-même - un peu comme si une telle conversation était bénéfique aux deux personnes. C’était rare ; mais il n’avait pas la sensation d’embêter Penny. Au contraire, elle l’écoutait et se montrait d’un réconfort étonnant. Caleb n’avait tellement pas l’habitude de confier son immense chagrin qu’il découvrait, non un certain émerveillement, que ça lui faisait plus de bien qu’il ne le pensait. Bien entendu, ça ne changeait rien, dans le fond. Mais une oreille attentive et un contact humain, comme celui de la main de la jeune femme posé sur son bras, lui apportaient un peu de chaleur. Et si à la base, il pensait passer la soirée seul, à déprimer accoudé au comptoir, il estimait s’être trouvé la meilleure compagne, même si ce n’était que pour quelques minutes. Il faudrait qu’il pense à écouter un peu plus ses amis, quand ils l’encourageaient vivement à leur dire ce qu’il avait sur le coeur. S’il avait su que ça pouvait le soulager, d’une certaine manière, il l’aurait peut-être fait avant, malgré toutes ses craintes de déranger ou d’attrister ses proches. Les autres avaient peut-être raison… Si ça se trouvait, le fait de garder pour lui tout ce qu’il pouvait bien ressentir ne faisait qu’aggraver les choses pour lui. Peut-être que ça l’aiderait à faire son deuil. Mais au fond de lui, Caleb savait que ce dont il avait réellement besoin, c’était de réponses dignes de ce nom. Oui, à ce moment-là, il pourrait peut-être avancer… Mais avancer, d’une certaine manière, n’était-ce pas oublier la personne aimée ? La partie rationnelle de son cerveau lui soufflait que non, au contraire, Dan aurait voulu le voir continuer sa vie en étant heureux. Mais une autre partie, plus maléfique, lui disait qu’il ne pouvait pas tirer un trait comme ça sur son petit frère.

C’était exactement le genre de pensées qui déroutait profondément le jeune homme et rien que pour les éloigner, il préférait largement discuter avec Penny. Elle pouvait comprendre et pour lui, c’était déjà énorme. « Bien sûr. On a tous besoin de temps, rien de plus normal. » Ils étaient tous les deux partis dans une sorte de réflexion, partant de principes du style « Le temps efface toutes les blessures » ou encore « Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort ». Caleb n’était pas tout à fait certain de la vérité de ces propos ; mais il voulait y croire, profondément. Il avait besoin de se raccrocher à un certain espoir, pour tous ceux qui avaient été victimes d’un drame. Sa famille. Emily et Lucy. Clément. Penny et son compagnon. Lui-même. Elle avait diablement raison ; la vie était capable d’être une véritable garce d’injustice. « Peut-être que dans quelques années, si nous nous croisons à nouveau, nous serons capables de dire que nous allons beaucoup mieux. » Pour Penny, ça signifierait peut-être avoir d’autres enfants, par exemple. Bien entendu, personne ne remplacerait jamais sa petite Cassie, mais un autre bébé pouvait lui apporter un bonheur sans nom. Et pour Caleb, eh bien… Il aurait sans doute construit sa propre famille. Il savait qu’il voulait un fils, qu’il appellerait aussi Daniel, en hommage à son petit frère. Ce serait une certaine consolation pour lui, une main levée à l’adresse de Dan, tant pis s’il ne pouvait pas le voir - même si, depuis que son petit frère s’était suicidé, il s’était surpris plusieurs fois à espérer en un autre monde, en quelque chose de meilleur.

Le fils Donovan se contenta de hocher la tête en signe d’approbation, incapable de répondre autre chose à son interlocutrice. Il trouvait ce qu’elle disait beaucoup trop percutant pour y ajouter quoi que ce soit. « Merci beaucoup… » C’était la seule chose qu’il ait trouvé à dire. En réalité, ce qu’elle lui avait dit le touchait beaucoup plus que ce qu’il ne voulait bien laisser paraître. Elle n’avait même pas cherché à lui demander de ne pas se sentir coupable. Non, elle l’avait simplement rassuré sur lui-même, sur sa capacité à faire du bien même à une inconnue, capacité qui se décuplait sans doute quand il s’agissait des personnes qu’il aimait profondément. Elle avait ajouté qu’on ne connaissait pas toujours ceux avec qui on vivait, prenant l’exemple de son compagnon. Caleb se sentit alors légèrement mal à l’aise. Il espérait que le mécanicien qu’il connaissait de vue n’était pas en train de chercher sa petite amie à l’heure actuelle et qu’il n’aurait pas des soupçons s’il venait à savoir qu’elle avait passé la soirée avec un autre homme. Il ne voulait causer d’ennuis à personne, surtout pas à cette femme qui était en plein drame. Il terminait son verre d’un trait, lui qui n’était pas spécialement porté sur l’alcool. Et quand Penny lui proposa de prendre un autre verre, Caleb ne résista pas. Il y avait quelque chose d’irrésistible qui le poussait à rester encore un peu avec elle. « Volontiers, merci, je prendrais bien une vodka… Mais, euh… Votre compagnon va pas s’inquiéter pour vous ? » Puisqu’ils étaient lancés dans les confidences, Caleb sortit son téléphone portable et entra dans l’applications photos. Il en sélectionna une, qu’il montra à Penny. Elle représentait un petit garçon d’à peu près huit ans, arborant un sourire éclatant, un bébé d’environ un an dans les bras, se tenant devant un autre berceau où dormait paisiblement un nouveau-né. « Dans mes bras, c’est mon petit frère. Et l’autre, c’est ma petite soeur. »

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Mer 25 Fév - 23:05

« Peut-être que dans quelques années, si nous nous croisons à nouveau, nous serons capables de dire que nous allons beaucoup mieux. » Tu regardes Caleb et hoches la tête avec ferveur. Peut être un peu trop de ferveur. En vrai, tu devrais être complètement détachée de cette conversation vu que tu ne sais pas vraiment de quoi tu parles mais de manière paradoxale, c'est le contraire qui se produit. Votre échange te fascine, te transporte loin  des pensées négatives qui t'habitent habituellement. Peut être que l'optimisme qui teinte vos propos a fini par te gagner. « Je bois à cela Caleb ! » Une réponse laconique mais pour une fois, tu n'as pas envie d'en rajouter. Jouer ton rôle de mère endeuillée mais forte te paraît de plus en plus difficile avec quelqu'un de vrai comme ton voisin, ça ressemble trop à une mascarade. Et puis, tu n'as pas envie de le contaminer avec ton cynisme. Car pour toi, il est clair que le temps ne guérit pas les blessures. Tu en es persuadée. Quand on perd quelqu'un, on n'est anéanti, on souffre, on pleure tant qu'on croit que ça ne s'arrêtera jamais... Mais c'est l'instinct de conservation qui nous sauve, pas le temps. C'est l'instinct de conservation qui finit par nous faire arrêter. Car on n'en peut plus, on ne veut plus remettre ça, la douleur est trop grande. Alors on occulte. On nie. Mais on ne guérit jamais vraiment... Oui, décidément, garder le silence te paraît la meilleure des options. Surtout que Caleb a l'air touché par des paroles. Si ces dernières lui apportent du réconfort, tant mieux. Mentir pour faire du bien aux gens , c'est quelque chose de nouveau pour toi. Mais ce soir, tu aimes bien ça. Tu en viens même à proposer un second verre et ta proposition est acceptée, ce qui te laisse penser que le plaisir est partagé. « Volontiers, merci, je prendrais bien une vodka… Mais, euh… Votre compagnon va pas s’inquiéter pour vous ? » Tu fais un signe au barman pour qu'ils vous resservent la même chose. Tu es déçue de ne pas voir la bouille de Romeo derrière le comptoir. Avec un meilleur ami gérant de bar, tu ne pensais plus jamais devoir payer ton alcool. Puis tu jettes un regard attendri à Caleb. Tu n'as mentionné Andrew qu'une seule fois, mais il s'en ait rappelé. Les gens qui vous écoutent vraiment et se montrent si attentionnés, ça ne court pas les rues. En tout cas, ça arrive encore à t'interpeller. « Oh non, je ne pense pas qu'il s'inquiétera tant que ça... Vous avez été une oreille attentive mais pour votre propre bien, je vous conseille de ne pas me lancer sur le chapitre Andrew...» Assez  énigmatique pour insinuer subtilement que quelque chose ne vas pas mais suffisant pour clore le sujet. Cela fait quelques minutes que tu l'as décidé, ce soir, tu ne jouera pas une de tes énièmes pièces... Heureusement, Caleb ne déroge pas à sa sensibilité et à sa gentillesse et offre une diversion des plus satisfaisantes. Dégainant son téléphone , il le fit glisser en direction de Penny. « Dans mes bras, c’est mon petit frère. Et l’autre, c’est ma petite sœur.» Tu regardes attentivement la photo. Les couleurs sont ternies, elle est ancienne. Elle avait dû être copiée dans le téléphone bien longtemps après avoir été prise. Sans doute, Caleb voulait plus de souvenirs après la mort de son frère. Même sans qualité optimal, le cliché est vecteur d'émotion. Les couleurs passées ne parviennent pas à atténuer le sourire éclatant des deux garçonnets qui se tiennent fièrement à côté du berceau d'un mignon petit poupon. « C'est une photo magnifique. On voit une famille unie. Et vous, vous êtes jeune là dessus mais on a déjà l'impression que vous protégez tout le monde. Comment s'appelle votre petite sœur ?  » Tu espère égayer Caleb en l'amenant à parler des autres membres de sa famille. Pour toi, il vaut mieux éviter. Ta petite sœur, ça fait bien longtemps que tu ne l'as pas vue. Elle n'a pas eue la chance du frère de Caleb, la petite Collins puisque tu l'as littéralement abandonnée. Encore un truc auquel tu ne veux pas penser. Heureusement, une seconde vodka, fraîchement posée devant toi, est là pour t'aider à oublier ce genre de détails...

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Jeu 26 Fév - 4:59


Caleb avait encore du mal à s’imaginer dans l’avenir. Quand il avait dix-huit ans, vingt, c’était quelque chose qu’il faisait assez aisément. Les temps lui semblaient tellement meilleurs, à cette époque-là ! La mort de Dan l’avait comme anesthésié, rendu incapable de voir plus loin que le bout de son nez ou plutôt, que le « redressement » de sa famille anéantie. Il y avait tellement de choses dont il se retrouvait privé. Son petit frère ne serait jamais son garçon d’honneur quand il se marierait - s’il se mariait un jour. Il n’aurait jamais de neveu ni de nièce portant le nom « Donovan », puisque si Nia avait des enfants, il était probable qu’ils s’appelleraient comme leur père. Il ne pourrait jamais initier son frère à pas mal de choses ; jamais il ne l’aiderait à franchir l’immense pas entre l’adolescence et l’âge adulte. Naturellement, Caleb n’avait jamais imaginé la vie sans son petit frère et maintenant qu’il se retrouvait sans lui, il avait l’impression d’avoir perdu une partie de ses repères. En juillet, cela ferait un an qu’il avait perdu Dan et pourtant, la souffrance ne s’atténuait pas. Peu de personnes parvenaient à lire en lui comme dans un livre ouvert et pour la plupart des habitants de Tenby, il s’en sortait plutôt bien. Mais ça, c’était les apparences… Seule Lizzie savait quel vide il ressentait encore et connaissait le sentiment de culpabilité qui le rongeait. Sa meilleure amie était sans aucun doute la seule à voir à quel point le drame avait dévasté sa vie. En-dehors d’elle, il s’efforçait toujours de garder la tête haute. Même avec elle, d’ailleurs… Mais c’était peine perdue ; elle le connaissait sur le bout des doigts et était capable de dire ce qu’il ressentait avant même qu’il ouvre la bouche. C’était peut-être aussi ce qu’il éprouvait vis-à-vis de Penny, qu’il n’avait pourtant jamais rencontrée auparavant. Du moins, c’était l’impression qu’il avait ; qu’il n’avait pas besoin de parler pour qu’elle le comprenne. Et c’était précisément ce qui rendait leur discussion agréable aux yeux du jeune homme. Aussi, quand la blondinette avait proposé de lui offrir un deuxième verre, il n’avait pas hésité longtemps. Il avait envie d’une vodka, lui aussi. Le seul point qu’il souleva fut à propos du compagnon de Penny. Le dénommé Andrew devait certainement s’inquiéter de voir que sa petite amie n’était pas rentrée. Il se demandait probablement où elle était, ce qu’elle faisait et avec qui. En tout cas, à sa place, ç’aurait été le cas, à tous les coups - il avait l’inquiétude facile. Mais Penny le rassura aussitôt, du moins, si c’était le mot approprié à utiliser. Le sous-entendu était à peine voilé ; il y avait visiblement de l’eau dans le gaz entre elle et son compagnon. Cela ne fit qu’accentuer le malaise de Caleb. Mais après tout, chaque couple rencontrait des difficultés monstres après avoir perdu un enfant - du moins, c’était ce qu’on disait et c’était ce qu’il constatait parfois, malheureusement. Qui pouvait les en blâmer ? Ça ne le regardait pas le moins du monde et Caleb décida de suivre le conseil de la jolie blonde et ne pas la lancer sur le chapitre Andrew, comme elle disait. C’était certainement plus prudent, une recommandation pleine de bon sens. De toute façon, le fils Donovan n’avait pas à proprement parler l’expérience de la vie de couple. Oh, bien sûr, il avait eu des copines. Il pensait notamment à Paige ; ils étaient quand même sortis ensemble pendant environ deux ans. Mais ils n’avaient jamais vécu ensemble à proprement parler, même s’ils étaient souvent fourrés l’un chez l’autre. Ainsi, Caleb ne s’estimait pas réellement en mesure de comprendre les problèmes de deux personnes en ménage.

En revanche, dès qu’on le lançait sur son frère et sa soeur, l’étudiant était intarissable. Il avait montré une vieille photo datant de la naissance de Nia, où il était accompagné de Dan. Et quand Penny lui demanda comment s’appelait sa petite soeur, le visage de Caleb s’éclaira. Son attachement indéfectible à sa soeur était clairement palpable. « Elle s’appelle Nia et c’est ma petite perle. Oh, elle a seize ans maintenant, mais vous savez ce que c’est… Pour moi, elle restera toujours ma princesse. » Caleb fit défiler à nouveau ses photos et il lui en montra une qui était récente. Elle datait du mois dernier, lorsqu’ils étaient allés au restaurant tous les deux, un moment de complicité très appréciable. Ils avaient fait plusieurs selfies où ils faisaient des grimaces différentes, des têtes rigolotes, comme deux gamins. « Elle est adorable. J’ai juste l’impression de l’étouffer parfois… J’veux pas la perdre non plus, j’pourrais pas le supporter. »

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On peut donner bien des choses à ceux que l’on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m’as donné le plus précieux de tout : le manque. Il m’était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais tu me manquais encore.


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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Sam 7 Mar - 10:44

Maintenant que Caleb et toi vous aviez évoqué les pires moments de votre vie, vous vous étiez autorisés un second verre et surtout à parler de choses plus légères. Tu n'en étais pas fâchée. Non pas que l'écouter t'avait dérangée, mais tu ne savais pas combien de temps, tu aurais pu continuer à soutenir tes mensonges sur le deuil. Ce soir, tu avais découvert que tu avais parfois une conscience, en plus du fait que Tenby ne regorgeaient pas que de loosers. La personnalité de Caleb, sans parler de son physique, était très attirante. Peut être un peu trop. Il te faisait baisser ta garde. La preuve, tu picolais et tu devenais empathique, ce qui revenait à enfreindre deux de tes règles phares. Des règles en très bonne position dans ton code de garce patentée. Penny Collins n'aimait personne, cela lui évitait de souffrir. Du coup, Penny Collins se contrefichait du sort des gens et elle ne buvait pas, car cela lui empêchait de se rappeler des autres règles et pire encore, la rendait affectueuse. Mais pour les beaux yeux de cet inconnu, tu faisais des exceptions. Pire, tu étais à deux doigts de la schizophrénie et prête à croire que tu avais vraiment perdu ton bébé, tant votre discussion t'avait ébranlée. Donc oui, les sujets plus légers, c'était bien plus prudent. Tu étais prête à parler toute la soirée de la petite sœur du Donovan pour éviter de continuer à faire des bêtises. Bien qu'après, tu aurais besoin d'une sérieuse psychanalyse. Normalement, tu m'extasiais pas sur les photos de bébés. Et puis tu adorais mentir, raconter des salades sur Andrew, manipuler, chercher les secrets des gens. Pourquoi tu ne voulais avoir aucune arrière pensée avec ton nouveau compagnon de beuverie ? Quelque chose clochait. Un sourire réjoui, illuminant son visage aimable, Caleb te montra d'autres photos. Ce foutu sourire était sacrément contagieux. « Elle s'appelle Nia et c'est ma petite perle. Oh, elle a seize ans maintenant, mais vous savez ce que c'est... Elle sera toujours ma petite princesse. » Tu souris donc, en regardant la photo de la petite perle, c'est à dire une jeune fille ravissante. Il y a beaucoup de Caleb en elle, comme si c'était une qualité génétique propre à leur famille d'attirer la lumière à soi. Leurs traits sont parfaits, leurs sourires semblent sincères et leur amour peut presque se ressentir à travers le papier. Le genre de photos que tu ne possèdes plus et que tu ne possèdera plus jamais. Tu ris un petit peu devant la passion qui retentit dans la voie de Caleb. « Oh oui, je sais ce que c'est. J'ai une petite sœur aussi, on ne peut jamais imaginer qu'ils sont en train de devenir des adultes. La mienne reste une petite poupée à mes yeux. » Qui avait mentionné les sujets les plus légers. Une main de fer te broie le cœur quand tu penses à Emma. Peut être une des seules personnes que tu aimes sur cette terre. Dommage que pour elle, tu es celle qu'elle déteste le plus. Pas grave, tu suis sa vie de loin. Ta mère et toi, c'est pas la grande entente mais au moins, elle t'envoie des photos. Et Emma ressemble effectivement à une jolie poupée. Cheveux dorés, grands yeux et air candide. Même si l'adolescence la rattrape, ses traits juvéniles subsistent. Mais tu ne sais rien d'autre de la jeune femme qu'elle devient. Qui fait battre son cœur. Qui sont ses amies. A quelle carrière elle se destine. Si elle aime l'école ou pas... Tu as perdu l'accès à toute ces informations quand tu l'as abandonnée. Alors tu regardes les photos de Caleb en restant mutique. Tu ne veux pas plus plomber la soirée de ce jeune homme qui en à déjà bien trop vu pour votre âge.   « Elle est adorable, j'ai juste l'impression de l'étouffer parfois... Je ne veux pas la perdre non plus, jje ne pourrai pas le supporter..  » Tu regardes leur selfie, faisant pensivement glisser ton doigt sur le bord de ton verre déjà à moitié vide. Le temps passe sans que tu t'ennuies et bientôt la soirée sera terminée. Tu demandes pourquoi cela te gêne tellement. Cette parenthèse doit en rester une. Il n'y a pas de place pour des gens comme Caleb dans ta vie. Il mérite bien mieux. Tu plonges ton regard dans le sien.   « Vous êtes adorable tous les deux. Rien n'a changé depuis la première photo. Vous avez toujours l'air de vous aimer autant. Je ne pense pas que quelqu'un puisse se lasser de ça. Il vaut mieux être trop présent que pas assez, je peux vous l'affirmer. » Et ta petite sœur peut aussi en témoigner. Un jour, tu tentera de renouer avec elle. Mais pas maintenant. Pas quand tu feins le deuil d'un nourrisson et fait chanter la moitié de la ville. Tu ne veux pas qu'elle soit victime de tes magouilles. Elle ne doit pas penser qu'elle a perdu une nièce, elle est trop sensible. Et c'est pour la même raison qu'elle ne doit pas savoir que tu es une menteuse patentée. Le silence, c'est mieux pour elle. C'est comme Caleb, elle doit rester pure de ton emprise. Et soudain, tu prends une décision. Tu te redresses brusquement.   « Je crois que je devrais partir Caleb. Vous me faites passer une excellente soirée, bien mieux que ce que j'avais prévue et j'aimerai rester... Mais je crois que vous aviez aussi raison. Je devrais rentrer à la maison et régler mes problèmes. Comme notre discussion le montre, la vie est trop courte pour que nous la passions loin de ceux que nous aimons.  »

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB. Sam 7 Mar - 18:17


La conversation était redevenue un peu plus légère. C’était Penny qui avait commencé à lui poser une question sur Nia, se doutant probablement que ce serait autrement plus joyeux que quand il parlait de Daniel. Caleb lui avait montré des photos où ils faisaient un peu les imbéciles - les meilleures photos selon lui. Penny sourit à son tour, affirmant qu’elle avait une petite soeur et que c’était un peu la même chose, qu’on avait du mal à les voir grandir. Caleb hocha la tête en signe d’approbation. Il se demandait s’il verrait un jour Nia comme une adulte. Oh, bien sûr, elle en deviendrait une. Elle deviendrait une femme resplendissante, réussissant, accomplie ; il y croyait très fort et l’aiderait au mieux dans ce sens. Mais même si elle se retrouvait mariée et avec dix enfants, il était probable que Caleb la verrait toujours comme sa petite princesse. Ç’aurait peut-être été un peu moins le cas s’ils n’avaient qu’un, deux ou trois ans de différence… Mais là, elle avait quasiment neuf ans de moins que lui et il l’avait vue évoluer. « Je vous comprend tellement. » Il avait embrayé sur le fait qu’il couvait beaucoup Nia et c’était particulièrement vrai depuis la mort de Dan. Il avait tellement peur qu’il lui arrive quelque chose qu’il pouvait lui faire tout un speech concernant les dangers d’un tel endroit ou de la fréquentation de telle ou telle personne. Elle lui montrait son exaspération, parfois, mais jamais de manière exagérée. Elle semblait comprendre plus ou moins. Penny, elle, souligna à quel point ils étaient adorables ensemble et qu’elle ne pensait pas que Nia puisse être fatiguée de lui. Caleb ne put s’empêcher de se sentir un peu rassurée. Bien entendu, la jolie blonde ne les connaissait pas ; mais son avis extérieur semblait un minimum objectif. En tout cas, depuis le début de la soirée, elle ne sortait que des paroles sensées, sauf quand le chagrin en elle parlait. « Merci beaucoup... » La jeune femme avait même ajouté qu’il valait mieux être trop présent que pas assez et Caleb comprit qu’elle parlait un peu d’elle-même. Que s’était-il passé ? S’était-elle sentie délaissée par sa famille ? Avait-elle elle-même délaissé sa famille ? Ça ne le regardait pas le moins du monde et il n’allait certainement pas lui poser la question ; mais il aurait tellement voulu lui apporter un peu de réconfort après qu’elle ait passé la moitié de la soirée à l’écouter. C’était la première fois depuis bien longtemps qu’il se confiait ainsi au sujet de son petit frère et la première fois à une inconnue ; c’était donc qu’elle avait quelque chose d’exceptionnel qui avait su l’attirer. Mais avant qu’il ait eu le temps de faire quoi que ce soit, de poser une main réconfortante sur la sienne ou quelque chose dans le goût, Penny s’était redressée. Elle semblait un peu perturbée, soudain. Elle allait rentrer ; visiblement, il lui avait fait prendre conscience qu’il fallait qu’elle s’attaque à ses problèmes. Caleb esquissa un sourire un peu triste. « Oh, oui, bien sûr, vous avez raison… Merci pour… Le verre et la discussion… Bon courage, Penny et… J’espère qu’on se reverra une prochaine fois. » Il lui adressa un nouveau sourire, ne sachant pas très bien s’il devait lui tendre la main ou la saluer autrement. Alors il se contenta de lui faire un clin d’oeil. En la regardant s’éloigner, il ne put s’empêcher d’éprouver une pointe de déception. Il avait aimé passer la soirée avec elle. Mais elle avait raison, en plus, son compagnon allait certainement commencer à la chercher. Alors, ravalant son sentiment, Caleb termina son verre d’un trait et décida de rentrer chez lui. S’il ne sentait pas trop la vodka, il irait sans doute faire un câlin à sa petite soeur avant d’aller dormir comme une souche.

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MessageSujet: Re: Le parfum du bonheur s'en est allé - PENNY & CALEB.

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