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Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, ana-sofia, lizzie, deborah, jesse and yevgeniya
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TES CRÉDITS : penny la diabolique - cosmic dust
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POINTS : 4086
ARRIVÉE À TENBY : 26/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 29 yo (09.06.88)
CÔTÉ COEUR : whore
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REPUTATION : c'est vrai ce qu'on entend ? il aurait fait une OD, et aurait mis une femme enceinte...



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MessageSujet: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Ven 19 Déc - 22:42

Never thought you'd make me perspire
Never thought I'd do you the same
Never thought I'd fill with desire
Never thought I'd feel so ashamed


Parce que dernièrement elle est la seule à pouvoir me faire ressentir autre chose que de l'amertume ou de la tristesse. Parce que depuis peu, j'ai la sensation qu'elle m'est indispensable. Parce que son regard perçant et son sourire malicieux suffisent à me mettre de bonne humeur et parce que tant d'autres raisons me poussent à voir Abbey, je décide de la contacter afin d'arranger une nouvelle rencontre. Rapidement, de préférence. Ou peut-être parce qu'elle me manque, tout simplement et que j'ai envie de voir les petits chef d'oeuvre qu'elle a pu dessiner et dont elle m'avait parlé la dernière fois. Tout le monde n'est pas victime d'une panne d'inspiration, alors, la brune, toujours aussi créative est parvenue à réaliser quelques esquisses qui pourraient, pourquoi pas, devenir la pochette d'un CD hypothétique. Bien que l'avenir de groupe est plus qu'incertain, ce n'est pas une raison pour se laisser abattre. Comme la galloise l'a si bien dit la dernière fois, même dans les moments les plus sombres, même lorsque ça va mal, il faut trouver la force de rebondir et ne pas se laisser couler. Ne pas toucher le fond. C'est donc ce que j'essaye de faire en arrangeant ce rendez-vous un peu à l'improviste. Au final, la dernière des Baxter m'invite chez elle et je m'y rends avec probablement un peu trop d'entrain. Je traverse les rues de Tenby à pieds, les mains dans les poches de ma veste en cuire qui n'est pas franchement utile pour la saison, mais qui reste agréable à porter. En chemin je m'arrête acheter un petit quelque chose pour ne pas arriver les mains vides et pour la remercier par la même occasion du bien qu'elle m'a fait la dernière fois. Même si j'ai envie de dévaliser tout le rayon papeterie de la boutique, je me contente de prendre une boite de fusains. J'ai beau ne pas m'y connaître des masses en ce qui concerne le dessin et les outils des artistes, j'ai déjà vu des résultats de toiles faites au fusain assez impressionnantes. Je n'ai plus qu'à espérer que ce geste innocent plaise à l'intéressée.
J'arrive finalement devant la maison de briques des Baxter, mais par précaution, je vérifie une dernière fois si je me trouve bien à l'adresse qu'elle m'a indiqué au préalable. C'est bien là. Je toque à la porte et j'attends nerveusement, le doute de m'être trompé de maison ne me lâchant pas d'une semelle. La porte d'entrée s'ouvre rapidement et les traits d'Abbey illuminent aussitôt mon esprit. Je n'ai pas fait d'erreur, je suis au bon endroit et la perspective de passer un peu de temps avec la jeune femme me réchauffe le coeur.
« Hey ! Comment vas-tu ? » lâche-je en l'enlaçant dans l'embrasure de la porte.

Elle ne met pas longtemps à m'inviter à l'intérieur et à me guider jusqu'à sa chambre. Je la suis de très près, traversant les quelques pièces à sa vitesse. Quand nous nous retrouvons dans sa chambre, je me débarrasse de ma veste, devenue inutile et je lui tends timidement le petit sachet en papier contenant le set de fusains.
« Tiens, c'est pour toi ! C'est pas grand chose, mais je voulais te remercier d'être venue me rejoindre la dernière fois quand j'étais pas au meilleur de ma forme… Tu as réussi la mission impossible qu'était de me remonter le moral. Alors voilà, merci. »


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We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.

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ÂGE DU PERSONNAGE : 23 ans
CÔTÉ COEUR : célibataire romantico-rêveuse
PROFESSION : employée à la librairie Blackwell's
REPUTATION : elle est gentille, intelligente, dommage qu'elle ne se soit pas donné la peine de réussir !



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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Sam 27 Déc - 14:20

Quelques jours se sont écoulés depuis qu’elle est allée rejoindre Nate afin de lui remonter le moral. Et Abbey a eu tout le loisir de se repasser les événements des heures passées avec le musicien, de rejouer certains moments, comme pour vérifier s’il y a bien eu quelque chose, ou si elle se fait comme toujours, des idées. Si elle penche pour la deuxième solution, elle ne peut pas empêcher son cœur de battre dangereusement la chamade quand le nom de Nate apparait sur l’écran de son téléphone, alors qu’elle ne s’y attend pas. Plusieurs fois, elle a songé à le contacter, bien sûr – mais elle s’est raisonnée. Il a une petite-amie, il en est fou amoureux, ils n’ont rien partagé d’autre qu’un bon moment entre amis. Voilà tout. Le revoir ne ferait que risquer d’allumer un peu plus ces sentiments naissants, et c’est pour cette raison qu’elle n’a jamais cherché à provoquer une nouvelle rencontre. C’est aussi pour cela qu’elle ne peut pas lui refuser le droit de voir ses dessins. Peu décidée à afficher ses croquis dont elle ne sait que penser où que ce soit en public, elle lui propose donc de se retrouver chez elle, tout simplement. Surtout qu’elle y est en ce moment-même. Après quelques échanges de textos, le rendez-vous est fixé et Abbey sent sa nervosité monter d’un cran. Elle décide rapidement qu’elle ne peut pas rester dans le sweat et le legging qu’elle porte pour trainer chez elle. Ne sachant pas vraiment combien de temps s’offre à elle, la jeune femme s’empresse d’ouvrir son placard, passe en revue ses vêtements et opte finalement pour une robe bleu clair qu’elle affectionne tout particulièrement. Comme l’été touche à sa fin et que le temps se rafraichit, elle enfile par-dessus un cardigan. Un coup d’œil critique dans le miroir l’encourage à détacher sa queue de cheval, puis à tenter d’arranger ses cheveux rapidement. Faute d’arriver à un résultat satisfaisant, elle abandonne pour s’atteler à une tâche bien plus importante : mettre un semblant d’ordre dans sa chambre. Elle attrape une pile de vêtements qui traine dans un coin pour la jeter dans le panier de linge sale, se dépêche de faire son lit, débarrasse quelques documents et croquis de son bureau pour les fourrer en vrac dans un tiroir. En quelques minutes à peine, elle estime être arrivée à un résultat décent – pas parfait, mais suffisant. Il ne faut pas non plus qu’elle ait l’air d’avoir fait trop d’efforts pour sa venue. Cela risquerait de trop l’exposer. Faute de savoir quoi faire d’autre, elle se retrouve finalement à mettre de la musique sur son ordinateur. Elle essaie bien de s’occuper mais admet bien rapidement que ses efforts sont vains ; elle finit par faire les cent pas dans sa chambre trop exiguë. Après un moment, elle se souvient de la raison de la venue de Nate et se décide à retourner à son bureau pour sortir les dessins qu’elle a faits pour lui du tiroir où elle les a (soigneusement, cette fois-ci) rangés. Elle pose la pochette où elle les a regroupés sur le bureau et les inspecte d’un œil critique quand elle entend finalement qu’on frappe à la porte. Sans attendre, elle se précipite hors de sa chambre : pas seulement parce qu’elle l’attendait de pied ferme, mais surtout parce qu’elle veut être à la porte d’entrée avant sa mère ou, pire, son père. Elle reçoit un grognement en provenance du salon quand elle traverse le couloir en hâte, explique rapidement qu’elle a proposé à un ami de venir et ouvre pour trouver Nate sur le seuil. Bien malgré elle, la Baxter sent son visage se fendre d’un sourire, alors que son cœur s’emballe un peu. Il la salue en l’enlaçant et son odeur la grise un peu, si bien qu’elle met une seconde ou deux à lui répondre :

« Je vais bien, et toi ? »
Elle réalise soudainement qu’ils sont sur le pas de la porte et s’empresse, un peu gênée, de lancer : « Je t’en prie, entre. »

Elle jette un regard inquiet vers le salon, redoutant qu’un de ses géniteurs ne se montre trop curieux et cherche à rencontrer son invité. Mais personne ne vient, ou plutôt, elle ne laisse le temps à personne d’arriver, puisqu’elle invite le brun à la suivre. La maison n’est pas bien grande, et elle espère qu’il ne notera pas trop que la majeure partie des pièces est surtout décorée de vieux journaux, cendriers trop pleins ou bouteilles d’alcool vide. Abbey garde sa chambre, la salle de bains et la cuisine propres. Pour le reste, elle se contente d’un coup de propre quand la motivation est là. Elle a perdu l’envie d’être plus adulte que ses parents, ou du moins, de chercher à les gérer. Reste qu’elle ne veut pas avoir à s’expliquer sur le sujet auprès du musicien. Ils arrivent heureusement rapidement à sa chambre et elle ferma la chambre derrière eux. Ce n’est qu’alors qu’elle réalise pleinement que Nate est dans sa chambre à elle. Elle se demande si ce n’est pas un peu inconvenant et cherche vainement quelque chose à dire pour clarifier les choses. Elle oublie finalement ses phrases un peu bancales quand il lui tend un petit paquet. Un cadeau ? Pour elle ? Elle se sent à nouveau sourire alors qu’elle l’ouvre pour découvrir quelques fusains, hoche la tête alors qu’il la remercie pour la dernière fois.

« Ne t’en fais pas. Je t’ai déjà dit, c’est normal. Et je suis contente si tu as passé un bon moment… »
Une pointe de culpabilité lui serre le cœur quand elle pense qu’elle a réussi là où sa merveilleuse Harlow a échoué. Pour ravaler tout ça, elle s’empresse d’ajouter : « Merci. »

D’un geste, elle désigne le paquet encore dans ses mains puis passe à côté de Nate pour le poser sur le bureau. Elle remarque qu’il a encore sa veste dans les mains et lui suggère donc :

« Tu peux poser ça sur le lit… »
Elle n’a de toute façon pas mieux à lui proposer, dans sa chambre peu meublée. « Hum… Tu veux boire quelque chose ? » demande-t-elle, pour être une bonne hôte.

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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Lun 29 Déc - 14:33

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La Galloise paraît surprise de recevoir un présent, mais quand je lui tends le paquet, la surprise est remplacée par un sourire qui rehausse ses pommettes, la rendant très craquante. Un peu trop sans doute. Abbey a beau penser que c'était normal, il n'empêche qu'elle fut la seule de mes connaissances à venir me rejoindre ce jour-là, quand j'en avais besoin de quelqu'un. Elle fut la seule à prendre de mes nouvelles et elle fut la seule qui soit parvenue à me faire passer un bon moment alors que je déprimais depuis plusieurs jours. Car oui, j'ai en effet passé un très bon moment et je ne peux m'empêcher d'espérer qu'elle aussi. Même si boire de l'alcool en plein après midi sur le bord de mer n'est pas recommandé, j'espère qu'elle n'ira pas s'imaginer pour autant que j'ai un problème quelconque avec la boisson. C'était exceptionnel et tout ça, c'est derrière moi à présent. J'avais besoin de m'évader ce jour là et je pense que cette bouteille avait eut l'effet désiré. Je suis peut-être toujours touché du fait que le groupe soit de nouveau au point mort et qu'il ne risque pas de redémarrer du moment que nous ne rentrons pas à Liverpool, mais après tout, il faut d'abord que je m'assure qu'Harlow a bien les mêmes attentes que le reste des membres pour savoir comment nous devons procéder pour la suite. Cette conversation étant en stand-by, il faut néanmoins que je continue à avancer et à tenter de faire quelque chose de mes journées. Passer voir la libraire est une bonne solution sous divers aspects. D'abord, je sais qu'avec elle, je vais me sentir bien et que le moment passé ensemble sera agréable. De plus, elle m'a promis de me faire voire ses dessins. L'art plastique est sincèrement quelque chose que j'adore et surtout, que j'admire. Je peux jouer avec les mots, créer des harmonies mélodieuses à l'aide d'un instrument à cordes, mais si je commence à dessiner une licorne magique, mon art serait certainement confondu avec celui d'un enfant de huit ans. L'aide d'Abbey sur le coup est alors indispensable.
Comme elle me l'indique, je pose ma veste sur le lit et pendant la seconde de silence qui suit, j'entends alors un rock alternatif s'échapper à un volume sonore plutôt bas des enceintes de son ordinateur. Je me pince les lèvres en reconnaissant le morceau et je secoue la tête négativement quand elle me propose finalement une boisson.
« Non merci, c'est bon, j'ai bu un café en chemin. » dis-je poliment puis, je continue par rapport à la musique « The Hives, hein ? Bon dieu que j'adore cet album ! »
Un peu curieux de découvrir l'univers de la jeune femme, je regarde autour de nous, ce qui nous entoure, ce qui la caractérise. Au final, je n'ai pas le temps de m'égarer bien longtemps que mes yeux se posent aussitôt sur une pochette posée sur le bureau. Serait-ce les dessins qu'elle doit me montrer ? Ceux là même qu'elle s'est apliquée à réaliser pour moi ? Je suis soudainement bien plus impatient que ce que je pensais être en arrivant ici. Comme si savoir que je suis à porter de ses oeuvres sans pouvoir les voir tout de suite ne les rendaient que plus attrayantes.

Je me mords la lèvre et je regarde la brunette avec des étoiles dans les yeux. Je pointe du doigt la pochette qui ne se trouve qu'à quelques centimètres de moi et je craque, me sentant obligé de demander.
« Ce... Ce sont tes dessins ? » m'enquiers-je timidement.


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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Lun 5 Jan - 23:25

A présent que Nate s’y trouve, Abbey a l’impression que sa chambre est beaucoup trop petite. Un pas à peine sembla la ramener vers lui, où qu’elle se place dans la pièce. C’en est presque gênant. Sans qu’elle le réalise, elle se trouve à éviter de trop le regarder, et se demande comment son odeur arrive à conquérir tout l’air ambiant. Elle essaie bien de trouver refuge dans un petit coin, le plus éloigné possible de lui, histoire d’échapper à cette emprise étrange. Elle voudrait bien y céder, laisser son cœur palpiter à toute allure dans sa poitrine et ses joues rosir doucement quand elle croise son regard. Sauf qu’elle sait que c’est mal. Parce que Nate en aime une autre et qu’elle ne peut décemment pas se retrouver à espérer que les épreuves qu’il traverse le séparent de sa copine. Elle sait qu’elle doit retrouver un semblant de contenance, garder la tête froide et sans doute qu’un verre d’eau – et quelques secondes loin de lui – l’aideraient à y parvenir. Mais il refuse sa proposition de lui chercher quelque chose à boire, et elle se retrouve contrainte de rester sur place. Ses lèvres forment un sourire quand le musicien reconnaît la chanson qui passe et la complimente, indirectement, sur son choix. Ou ses goûts, peut-être. Elle hoche rapidement de la tête pour confirmer, sent son sourire s’agrandir quand elle croise son regard. Puis se trouve terriblement bête de se mettre dans de tels états. Alors, elle se pince résolument les lèvres et cherche un sujet de conversation. C’est étrange : l’autre jour, comme toutes les fois précédentes, ils venaient sans mal. A présent, ses pensées semblent trop cotonneuses pour qu’elle réussisse à aligner deux phrases. Elle le voit laisser son regard trainer le long des murs, remplis de photographies, dessins, et autres souvenirs en pêle-mêle. Un peu anxieuse qu’il inspecte tout cela aussi sérieusement, elle reste muette et préfère plutôt vérifier de là où elle est si rien de compromettant ne traîne. Soudainement, un détail attrape l’attention de l’homme et il lui désigne, des étoiles plein les yeux, la pochette qu’elle a posée sur le bureau un peu plus tôt. Son cœur s’emballe bien malgré elle et elle s’approche du bureau, de Nate par la même occasion.

« Oui… » souffle-t-elle, un peu anxieuse.

Elle attrape la pochette que le brun désigne, effleure sa main dans le geste. Elle se focalise sur la musique pour tenter de passer outre la proximité et s’éloigne aussitôt, préférant aller s’asseoir sur le lit. Elle sait qu’il ne tardera logiquement pas à la rejoindre, et qu’ils seront tout de même atrocement proches. Mais la proximité lui paraît plus tenable assis que debout. Et puis, il sera plus aisé de regarder ses dessins ainsi. Elle ne quitte pas la pochette des yeux alors qu’elle s’empresse de lui assurer :

« Enfin, ne t’attends pas à des chefs-d’œuvre. C’est trois fois rien ! »

Elle rit doucement, pour cacher son malaise. C’est la première fois qu’elle montre ses dessins à quelqu’un qui ne soit pas sa sœur ou ses frères. Abbey aime bien dessiner pour eux, de temps à autres mais n’est jamais certaine que leurs compliments soient sincères, juste polis ou tout simplement aveuglés par l’amour qu’ils lui portent. Elle n’a jamais eu de regard critique sur ce qu’elle peut produire, et n’est même pas sure d’en vouloir réellement un, surtout parce qu’elle aurait du mal à digérer un jugement trop dur, sans doute. Reste que la jeune femme, comme pour conjurer sa crainte, s’est empressée d’ouvrir la pochette pour en sortir les feuilles qui s’y trouvaient. Elle posa la pochette à sa gauche, juste à côté de la veste de Nate et garde ses dessins sur ses genoux. Incertaine quant à la façon de procéder, de présenter les choses, elle fixe un instant le premier, qu’elle a travaillé à l’aquarelle. Une silhouette féminine, les bras écartés, les cheveux dans le vent face à la mer. Elle ne sait plus trop ce qui dans ses chansons lui a inspiré une telle image. Elle la trouve bien trop enfantine, avec ses couleurs un peu fantaisistes, mais la lui tend en silence. Le suivant ne la convainc pas plus et elle se retrouve finalement à en chercher un en particulier. Elle extrait finalement une nouvelle aquarelle, dans des tons plus neutres – beige, marron, un peu de violet en fond – où elle a dessiné les silhouettes des membres du groupe, sur scène. Avec un sourire, elle lui explique :

« J’ai trouvé la photo sur Internet. Je l’ai trouvée chouette. »

Elle lui montre le dessin avec un sourire. Sur scène, Nate semblait animé par une énergie tout à fait différente, si bien qu’elle se prend à regretter de ne l’avoir jamais vraiment vu jouer.

« Dis-moi… Tu penses que tu joueras un jour avec ton groupe… A Tenby ? » Elle hausse les épaules et laisse un sourire passer sur ses lèvres quand elle lance, un peu rêveuse : « J’aimerais bien te voir jouer. En vrai. »

Elle a entendu ses chansons, puisqu’il lui a donné une copie quand elle a proposé de dessiner pour lui. Mais elle sait qu’elle ressentirait une autre énergie, plus vraie, plus puissante, si elle pouvait voir le groupe en concert.

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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Ven 9 Jan - 1:28

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Oui, ce sont bel et bien les dessins d'Abbey qui ne sont qu'à quelques centimètres à peine, cachés dans cette pochette. Invisibles pour le moment. Les lèvres toujours pincées quand elle me passe devant pour récupérer la pochette et s'assoir sur le lit, je finis par sourire franchement quand je vais la rejoindre. Je me flanque à la brunette, imperturbable, mais surtout très pressé de voir ce qu'elle a pu créer. Connaissant la sensibilité de la jeune femme, je pense qu'elle a pu s'imprégner de l'esprit du groupe et le relater dans ses fins tracés sans trop de difficulté. Si à la base, je lui avait demandé de tenter l'expérience en essayant de faire une illustration pour une pochette d'album, c'est car j'aimais son style, même si je n'avais pas pu voir beaucoup de ses créations et que je l'avais juste surprise à la librairie avec des croquis. Je ne me risquerais pas de demander ce job à quelqu'un dont les oeuvres ne me plaisent pas. Une pochette d'album fait en soit parti de l'album lui même. Elle caractérise la musique, fait ressortir l'esprit du groupe. C'est la première chose que l'on voit avant même d'écouter la première chanson. Comme Bellamy a demandé à sa petite-amie de l'époque de lui réaliser la pochette de Showbiz, ou encore Lady Gaga a demandé à son cher et tendre ami Jeff Koons de lui créer la pochette d'Artpop, moi, j'ai sollicité  Abbey Baxter pour imaginer quelque chose avec la démo que je lui ai donné. Dur travail et grandes responsabilités. Je n'aurais probablement pas pu faire pire – surtout quand elle sait à quel point j'ai envie de faire une carrière musicale et plus précisément une carrière avec The Unamed. Ce n'est pas comme si de toute façon, j'allais être le seul à prendre la décision. Je me penche vers Abbey pour tenter de regarder à la dérobée ces dessins – acte inutile puisqu'elle s'apprête à me les dévoiler d'elle même. Quand elle me donne le premier, je souris, un peu bêtement probablement, mais j'ai la sensation que l'aquarelle lui fut inspirée principalement par les chansons « Hide your tears » et « Pleasure Seeker ». Elle me tend une autre de ses créations et mon sourire s'élargie parce que je me reconnais immédiatement, tout comme je reconnais les autres membres du groupe. Je reconnais la photo dont elle s'est servie comme support et à l'instant même je ressens cette sensation majestueuse que j'avais ressenti ce soir là sur scène, à Liverpool. Je me mords la lèvre, nostalgique de cette époque qui semble si lointaine, mais que j'espère retrouver un jour. Une vie sans musique ? Pas possible.
Je soupire légèrement, lançant un dernier regard aux aquarelles de la Baxter et je lui fait finalement part de mon avis sur ses oeuvres. Je pose les dessins à côté des moi et je regarde soudainement Abbey, bien plus sérieusement que précédemment.
« J'aime beaucoup, Abbey. Tu as franchement du talent, j'en ai jamais douté. Tu dis que ça ne sont pas des chefs-d'oeuvre, mais je suis sûre que tu t'es donnée à fond et que ça t'as pris du temps. Tu devrais t'accorder un peu plus de crédit et surtout, tu ne devrais pas être aussi anxieuse. »

Lui dis-je en lui posant une main sur le flanc, la serrant brièvement contre moi comme pour l'encourager. Mon visage se fend en un sourire sincère et la nostalgie se dissipe.
« Par contre, tu te doutes qu'il faut que je les partage avec les autres. Ca ne te dérange pas ? »

Ce rapprochement avec la Galloise est soudainement devenu rassurant – alors qu'au début il n'était rien de plus qu'un contact formel. Tout comme sa question suivie de son affirmation. Rassurantes. Elle aimerait nous voir sur scène. The Unamed. La preuve que même si nous avons loupé la chance de notre vie, quelques personnes veulent encore nous voir. Tout n'est pas perdu. Et même si c'est le groupe dans sa totalité qu'elle veut voir, je suis touché quand elle ajoute qu'elle aimerait bien me voir jouer en vrai. Moi et pas les autres. Je sais qu'il sont forcément comptés implicitement dans ses dires et que tout ça n'est qu'une question de sémantique sans vraiment d'importance, mais je fais la différence – possiblement à tort.
Je me pince les lèvres et mon regard se perd rapidement dans les iris noisettes de la jeune fille.
« Tu sais… Je pense que ça sera délicat. Je doute que les gars veulent descendre jusqu'ici, surtout quand c'est le public de Liverpool qui nous est le plus fidèle. » Je baisse les yeux, un peu attristé par ce constat avant de reprendre plus positivement « Mais si c'est juste moi que tu veux voir, tu n'as qu'à le demander. Où tu veux et quand tu veux. Je sais que c'est loin d'être comme un vrai concert et que ça ressemble plus à un lot de consolation un peu minable, mais pour le moment, c'est le mieux que je puisse faire. » Je souris faiblement, sachant évidemment que ça ne sera jamais assez.

C'est seulement maintenant que je remarque que j'ai toujours une main posée sur sur la hanche gauche de la brune et surtout que je n'ai pas envie de la retirer. C'est même tout l'inverse qui se passe et même si c'est surprenant, je suis agréablement à l'aise avec cette proximité. L'est-elle également ?

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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Mar 13 Jan - 23:57

Quand elle regarde ses dessins, Abbey n’est jamais certaine de ce qu’elle en pense. Elle ne sait jamais s’ils sont réussis ou non, encore moins s’ils mériteraient d’être autre chose qu’une occupation à laquelle elle se consacre de temps à autres. La seule chose dont elle est certaine et qui lui plaît, aussi, c’est qu’elle les fait en pensant à des personnes bien particulières, qui lui sont chères. Elle y met tout son cœur, elle ne pense juste pas que ça soit suffisant pour en faire des œuvres sur lesquelles s’attarder. Ni même des œuvres tout court en fait. Elle n’est pas trop sure de ce qui a pu pousser Nate à lui demander d’en faire pour illustrer l’album qu’il espère sortir avec son groupe, ni même si ce qu’elle a fait va lui plaire. Simplement, elle doit bien avouer avoir ressenti une certaine fierté quand il a lancé cette idée. Sauf qu’à présent qu’il faut bien lui présenter son travail, elle est plus du genre à ne pas trop savoir où se mettre, alors qu’elle lui tend les feuilles, guette sa réaction. Le musicien sourit à son premier dessin et elle se demande avec appréhension s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise chose. Est-ce que l’esquisse lui inspire un sentiment positif ? Ou bien y voit-il les aspirations d’une jeune fille en fleur, pas suffisamment mature pour saisir toutes les subtilités qu’il a tenté de retranscrire dans sa musique ? Ne sachant pas trancher, et par peur d’entendre sa réponse, elle préfère lui tendre un autre dessin, du groupe tout entier cette fois-ci. On reconnait Nate, au premier plan, en train de chanter. Cette photo, Abbey l’a choisie parmi quelques autres, surtout parce qu’il semblait dans un autre monde, animé par une énergie qu’elle ne lui a encore jamais vraiment vue. C’est pour cette raison qu’elle se dit que le voir sur scène l’aiderait à mieux le connaître, ou plutôt, à le connaître tout entier.

Elle se pince les lèvres, redoute un peu le verdict en l’entendant soupirer alors qu’il repose les dessins sur le lit. Pendant une seconde, elle l’imagine lui dire, plus ou moins directement, que le travail qu’elle a fait n’est pas à la hauteur. Il se tourne vers elle, prend un air un peu trop sérieux, presque inquiétant. La gorge d’Abbey se serre un peu trop et elle peine presque à réaliser qu’il lui dit aimer ce qu’il a vu. Elle se sent soudainement sourire un peu bêtement, alors que ses joues rosissent un peu face aux compliments qui suivent. Elle ne sait pas trop si elle devrait s’accorder plus de crédit, comme il l’encourage à le faire. Elle est juste sure d’être contente que son travail semble lui plaire. Et un peu plus encore quand il passe une main sur sa taille pour l’attirer brièvement contre lui, comme pour appuyer ses propos. Elle se perd un instant dans son odeur, la chaleur de son corps et voudrait bien rester là un peu plus longtemps. Elle se retrouve soudainement intimidée, étrangement perdue quand elle s’éloigne à nouveau. La main de Nate n’a pas bougé lorsqu’il lui explique qu’il devra montrer ce qu’elle a dessiné aux autres membres de The Unamed. D’un geste de la tête, elle donne son autorisation et la complète, d’une voix douce qui trahit sûrement la façon dont la proximité du chanteur la trouble :

« Oui. Bien sûr. »

La dernière fois qu’elle l’a vu, son ami ne semblait pas aussi certain que son groupe ait un avenir quelconque. Elle est contente de le voir plus optimiste à ce sujet et se demande si cela signifie que les choses se sont arrangées entre Harlow et lui. Mais étrangement, elle n’a aucune envie de rappeler l’existence de son couple au brun. A la place, elle préfère s’intéresser à cette musique qu’il lui a fait découvrir et lui explique qu’elle voudrait bien les voir sur scène. Elle sait déjà que celui qui l’intéressera le plus, ce sera lui mais elle n’oserait pour rien au monde le lui avouer. Son sourire s’efface quand il brise sans détour le rêve qu’elle a émis à voix haute. Bien sûr qu’elle ne verra jamais le groupe, ou en tout cas pas à Tenby. Et elle ne s’imagine pas vraiment se rendre à Liverpool pour un concert, encore moins à présent que Nate n’a pas suggéré cette possibilité. Peut-être que leur amitié n’est pas destinée à dépasser les frontières de sa ville natale – Abbey a déjà vécu tellement souvent cela qu’elle ne s’en émeut plus. Ou peut-être que si, puisqu’elle baisse les yeux avec lui, un peu déçue, se sentant plus encore stupide d’avoir lancé une telle idée, avec autant d’entrain. Mais le musicien poursuit, lui proposant de jouer pour elle. Juste pour elle. Elle relève les yeux, rencontre les siens pour s’assurer qu’il pense vraiment ce qu’il dit.

« Tu jouerais… pour moi ? » demande-t-elle, à la fois amusée et surprise.

Elle devine que la proposition n’est pas anodine, et se demande exactement ce qu’elle cache. Après tout, il y en a un qu’elle connaît particulièrement bien et qui en a emballé plus d’une en dégainant sa guitare : il s’agit d’Anthony. Elle ne croit pas qu’il a jamais proposé à une fille de l’écouter s’il n’espérait pas conclure avec elle. Abbey n’est pas certaine que la suggestion de Nate soit du même genre. Elle sent pourtant son cœur qui bat un peu plus vite, se plait déjà à l’imaginer lui jouer une de ses compositions. Juste eux deux. Personne d’autre. L’idée lui plait pas mal… Un peu trop, sans doute. Mais, aussi proche du brun, elle s’avère incapable de réprimer son imagination qui s’enflamme, et ce quelque chose qui s’agite dans sa poitrine. Elle a l’impression étrange que la main de Nate, toujours glissée sur taille, les rapproche toujours un peu plus alors qu’elle se tourne légèrement pour lui faire mieux face.

« Ça me plairait beaucoup de te voir. Juste toi… » avoue-t-elle doucement, comme si sa voix pouvait mettre fin à ce moment étrange.

Le reste du groupe, après tout, elle n’y a jamais vraiment pensé. Leur tête lui sont à présent familières mais elle ne connait rien de leur personnalité, de leurs aspirations – tout juste leur nom. Au fond, elle s’est toujours intéressée à ce que Nate pouvait donner, sur scène, ou même, derrière une guitare. Elle voudrait bien accompagner ses paroles d’un sourire, mais son cœur bat tellement vite, jusque dans sa gorge, qu’elle n’arrive même pas à le faire. A la place, son regard se détache brièvement des yeux dans lesquels il s’est plongé pour rejoindre les lèvres du jeune homme. Elle réfrène toute pensée en se hâtant de revenir au point de départ. Mais les iris du brun la perdent un peu trop. Elle envisage de bouger une main pour, par exemple, replacer une mèche de cheveux et ainsi parvenir à se détacher de lui. Sauf qu’ils sont bien trop proches à présent. Elle ne sait trop comment sa cuisse s’est retrouvée tout contre celle du musicien, mais elle sent clairement qu’ils se touchent et elle s’avère aussi bien incapable de s’approcher encore plus que de s’éloigner de lui. Elle ne sait même pas quelle possibilité a sa préférence, en fait.

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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Ven 16 Jan - 18:15

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Gagner un peu d'assurance, voilà ce qu'Abbey devrait faire. Avoir un peu plus confiance en elle. Que ce soit dans son art ou autre. Tout simplement parce qu'elle est une amie formidable qui ne se rend pas compte de ses propres qualités. Et c'est dommage. Franchement dommage. Elle semblait tellement nerveuse à l'idée de me montrer ses créations, retardant l'échéance un peu plus en ouvrant et refermant sa pochette, ne me montrant que quelques uns de ses dessins – ceux qu'elle a choisi avec précaution – si bien que je me demande si elle est prête à les montrer à de parfaits inconnus. C'est probablement comme jouer un nouveau morceau devant une foule qu'on a peur de décevoir. C'est effrayant et l'attente du verdict est probablement la pire chose qui soit. Sans vraiment y faire attention, je souris à la jeune femme, un peu gêné, comme si cela l'aiderait à prendre sa décision, à la mettre un peu plus en confiance et à accepter que je parle de ses aquarelles au reste du groupe. J'essaye de ne pas faire mon regard trop insistant sur la demoiselle alors qu'elle prend sa décision, mais c'est comme si mes yeux son aimantés au doux visage de la Baxter. Elle me fait sortir de mon admiration en hochant la tête et en répondant par la positive. Je sens la commissure de mes lèvres se rehausser et une chaleur étrange se rependre dans tout mon être alors que j'ai envie de lui baiser la joue pour la remercier de son accord. Je me retiens, mais ce n'est pas pour autant que j'arrive à m'éloigner d'elle. Je n'essaye même pas. Alors j'ajoute, enchanté.
« Parfait ! Merci… »

Nous reprenons et j'arrive de moins en moins à détourner les yeux d'Abbey. Elle est… Si belle. Si attrayante. S'en rend-t-elle seulement compte ? Je me pince les lèvres, cherchant à reprendre mes esprits et me souvenir de la raison de ma visite. Oh oui… Les dessins justement. Ceux-là même que je viens de voir et ceux-là même qu'elle m'autorise à montrer au reste du groupe. Une décision est prise. Alors, quoi maintenant ? Dois-je me relever, la remercier une nouvelle fois, tourner les talons et rentrer chez moi ? Non, bien sûr que non. Je veux profiter de la douce compagnie que m'offre la Galloise. Je veux rester auprès d'elle et partager quelque chose, comme ce jour où nous surplombions la mer agitée. Je n'avais pas passé un aussi bon moment depuis tellement de semaines et j'ai l'impression qu'aujourd'hui sera pareil. Qu'aujourd'hui, la présence d'Abbey sera tout aussi réconfortante, paisible et plaisante surtout. Parce qu'elle a cette chose en elle qui me rend insouciant et rêveur…
Elle me demande alors si je jouerais pour elle et je lui réponds malgré moi d'un ton qui se veut enjôleur.
« Evidemment. »

Les propos se font de plus en plus laconiques tandis que la tension et la chaleur qui deviennent omniprésentes ne font que de s'accroitre. Comment ai-je pu passer autant de temps auprès d'Abbey sans me rendre compte plus tôt que son sourire est l'un des plus beaux que j'aie pu voir, que ses pommettes quand elles sont rehaussées feraient tomber les anges des cieux tellement ça la rend craquante, que ses prunelles me font fondre comme neige au soleil, que ses traits sont si parfaits qu'ils auraient pu être dessinés par Michel-Ange lui même…
Quand la Baxter avoue son souhait de me voir jouer pour elle, je ne m'en sens que plus flatté, mais volontairement, je préfère ne rien répondre car je juge que l'heure n'est pas aux planifications futures. Non, l'instant présent est bien trop beau et bien trop captivant pour que j'ose ajouter quoi que ce soit et risquer de briser cette proximité. Comment me le pardonnerais-je alors que je ne pense plus qu'à une chose présentement et que cette chose, c'est de poser mes lèvres sur celles de la jeune femme.

Jusque là, Abbey n'a pas eu de mouvement de recul pouvant laisser transparaître un certain désaccord. Elle ne me repousse pas et je trouve cela encourageant. Cette fille mérite tellement d'être cajolée et j'ai envie que ce soit moi qui reçoive ce privilège. Je suis envoûté par le charme innocent et certainement involontaire de la libraire et je ne peux rien faire pour me remettre les idées en place. Tellement de choses pourraient me stopper dans mon élan, mais j'en fais fi et j'oublie le Nathaniel qui a traversé la porte d'entrée quelques minutes plus tôt au profit d'un autre. Je laisse derrière moi le garçon en couple qui s'apprête à faire une bêtise et j'opte pour le garçon qui répond à ses envies sans se poser de questions futiles.
Ma main qui jusque là était posée sur sa hanche nous rapproche une dernière fois, puis glisse sur son visage pour replacer une mèche de cheveux derrière son oreille et ainsi libérer son magnifique profil. J'ai l'impression de redécouvrir mon amie avec de tout nouveaux yeux, comme si j'avais été aveugle pendant tout ce temps si bien que je me mords la lèvre une ou deux secondes peut-être sous l'effet de sa vénusté enchanteresse.
Je m'avance vers Abbey, un peu plus à chaque fraction de secondes. Mon visage se rapproche dangereusement du sien et alors que ma main caresse délicatement sa joue, les yeux se ferment et mes lèvres touchent dans un premier temps l'extrémité de sa bouche avec finesse avant de se poser un peu plus franchement sur ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Ven 23 Jan - 3:25

Abbey a beau feindre un moment de ne pas le remarquer, elle sent bien le regard de Nate qui s’attarde sur elle, sonde ses traits comme s’il voulait les ancrer à tout jamais dans son esprit. Au départ, elle se persuade qu’il ne s’agit que d’une illusion, due à son espoir naïf de jeune fille en fleur. Il a une petite-amie magnifique, qui partage sa passion et sa vie, qu’est-ce qu’il pourrait bien vouloir à faire avec elle, la petite libraire trop romantique pour son propre bien ? Non, elle se fait juste des films. Pourtant, elle remarque bien qu’il sourit différemment, que le ton de sa voix se fait presque suave. Il y a, finalement, une certaine tension dans l’air. C’est électrique et elle devine que si elle la laisse la porter, la sensation sera enivrante. Mais il ne faut pas, se persuade-t-elle. C’est mal, et cela n’aboutira sur rien de bon, elle le sait déjà. Peut-être qu’elle devrait lui dire, lui rappeler qu’il n’a pas le droit de la fixer ainsi, de nourrir ses espoirs naïfs dont elle saura se détourner sagement. Mais les mots se coincent dans sa gorge et à la place, elle préfère prétendre que tout va bien, continuer la conversation dans l’espoir que ce moment passe. Sauf que bien vite, ils arrivent à court de mots à échanger. Elle a beau chercher une excuse, un sujet de conversation quelconque, rien ne lui vient. Elle s’est déjà perdue dans le regard de Nate et sent des milliers de petits papillons lui dévorer le ventre. La main sur sa hanche les rapproche imperceptiblement et la petite voix qui explique à Abbey que cela n’augure rien de bon s’essouffle à mesure que l’écart avec le brun se réduit.

A nouveau, l’odeur du jeune homme lui monte à la tête et elle sent ses joues rougir un peu alors qu’elle se voit presque se réfugier au creux de son cou, dans ses bras rassurants. Elle n’ose pas se précipiter, laisse même Nate diriger le tout. Elle est comme ça, la Baxter, elle ne prend jamais les devants, ne se montre jamais entreprenante ni même aguicheuse. Sans doute que ça explique pourquoi on lui passe trop souvent à côté sans jamais vraiment la remarquer. A présent que l’envie de son invité semble claire, que l’instant fatidique se rapproche, la jeune femme s’en trouve même intimidée. Elle sourit doucement quand il replace délicatement la mèche qui s’est glissée sur son front mais baisse un peu les yeux quand elle croise les siens qui la dévorent presque. Elle note que sa main a trouvé une place sur sa joue et remarque avec surprise que l’une des siennes s’est naturellement posée contre la cuisse du brun. Elle n’a pas le temps de songer à la retirer que Nate récupère son attention, dans un geste presque imperceptible. Son cœur semble vouloir s’arracher de sa cage thoracique quand elle le sent plus qu’elle ne le voit s’approcher dangereusement. Pas une seconde elle ne songe à l’interrompre ou le repousser ; l’image de si belle et parfaite Harlow est bien loin de son esprit à présent. Il n’y a plus qu’eux. Elle suit le mouvement, vient également à sa rencontre, ferme délicatement les yeux alors que leurs bouches se rencontrent pour la première fois. Le contact est d’abord timide, un peu tendu. Mais les lèvres de Nate sont douces, le contact est chaleureux, invite à autre chose, tout autant que cette façon si délicate et attentionnée qu’il a de lui caresser la joue. Alors Abbey sombre définitivement, se laisse aller totalement et l’embrasse un peu plus fort. Sa main vient trouver tout naturellement sa place dans le dos du musicien, refermant leur étreinte. Elle se perd dans ses bras et, emportée par le tourbillon de sensations qui l’enivre, entrouvre délicatement les lèvres pour inviter son partenaire à s’y glisser. L’échange redouble alors d’intensité, à présent que leurs langues s’y sont invitées, et la demoiselle ose à peine reprendre son souffle. D’une main, elle s’accroche à la nuque du brun, se décide à rompre brièvement le contact avant de revenir dévorer ses lèvres. Elle ne veut pas se détacher de lui, certainement parce que tout ce qui aurait dû la retenir reviendra l’assaillir dès que le moment sera passé. Et elle ne veut pas se poser de questions, pas encore.

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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Mer 28 Jan - 21:10

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Si au début j'hésite comme un jeune premier le ferait quand je pose mes lèvres sur celles d'Abbey, je suis finalement bien plus sûr de moi quand elle se laisse aller et qu'elle devient plus réceptive à ce baiser. C'est peut-être la fin de l'été et le temps à l'extérieur n'est plus aussi bon qu'il l'était quelques semaines auparavant, mais je commence à avoir atrocement chaud, là, partageant cet instant avec la brunette. Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire en coin alors que nos lèvres se séparent pour mieux se retrouver la seconde suivante. Je ne sais pas trop comment m'est venue cette envie d'embrasser la Baxter et je me dis qu'au final, peut-être qu'elle était là depuis le tout début, bien enfouie dans mon inconscient. Parce que dès le début je l'ai trouvé attirante, tout en sachant que ce n'était pas bien et qu'il ne fallait pas que j'attende quoi que ce soit. Me voilà, aujourd'hui, défiant cette inconscience et embrassant la jeune femme avec ferveur.
La main d'Abbey posée sur ma nuque provoque alors davantage de frissons et ne fait que décupler mon envie de rester là, au près d'elle. La douce Abbey. Ses contacts sont plaisants si bien que j'en oublierais presque l'endroit dans lequel je me trouve et le fait que ses parents sont probablement dans la maison eux aussi. Peut-être même dans la pièce voisine. Ma main qui jusque là caressait sa joue, se glisse à nouveau sur son flanc et sans vraiment en avoir conscience, je commence à me pencher sur Abbey, l'incitant elle, à s'allonger.
Je crois que j'ai la situation en main. J'ai cette impression de contrôle et presque d'invincibilité, mais ce n'est qu'un leurre. Je suis perdu et comme la brune, je me laisse emporter, je m'élève même. Et la chute n'en sera que plus impressionnante.

Alors quand la conscience portée disparue depuis peu refait surface, je me mets à penser qu'il serait plus judicieux de m'arrêter là et de laisser la bouche de la galloise en paix. Mais cela requiert beaucoup de force mentale. Je parviens finalement à me détacher de cette étreinte et je me redresse lentement. Je me mords la lèvre inférieur en regardant Abbey alors que j'ai toujours l'impression de sentir les siennes. Leurs goûts, leurs douceurs. J'ai envie de recommencer, mais je sais que ce serait une erreur. Je commence même à penser que ce que je viens de faire est une erreur. Comment est-ce possible ? Comment ce que je rêvais de faire peut en réalité s'avérer n'être rien d'autre qu'une bêtise éhontée ?
« Wah… C'était inattendu. »

Finis-je pas avouer, le regard dans le vide, troublé comme jamais. Inattendu ? Et puis quoi encore, petit merdeux ? Ce baiser, je l'ai provoqué. Et même si je n'avais rien planifié, j'aurais pu m'arrêter à tout moment. J'aurais pu partir à l'instant où j'ai sentit que je commençais à ressentir quelque chose d'interdit. Je suis en couple. Je n'aurais pas dû me laisser tenter et surtout, je n'aurais jamais dû nous pousser au vice.
C'est trop tard à présent. Ce qui est fait ne peut pas être défait et la meilleure solution pour ne pas empirer les choses est probablement que je tire ma révérence, que je m'éloigne d'Abbey. Oui, pour elle comme pour moi. Je ne saisis pas encore l'impact de mes actions, ni même les répercutions qu'elles auront, mais je sais que ce qu'il vient de se passer n'augure rien de bon car la culpabilité commence à m'envahir et que la simple pensée d'Harlow me broie le coeur.
Je me retourne vers la Baxter, une dernière fois et je lui adresse un sourire mi gêné, mi désolé.
« Je crois que… Je ferais mieux d'y aller maintenant. » Ajoute-je, confus.

A ces mots, je me relève, heureux de constater que mes jambes ne flanchent pas sous mon poids et j'attrape enfin ma veste.

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Dernière édition par Nate R. Miles le Lun 16 Mar - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Dim 15 Mar - 16:46

Les lèvres de Nate contre les siennes réveillent tout un tas de sensations chez Abbey. C’est tellement meilleur que les quelques fois où elle s’est prise à imaginer qu’il l’embrasse, que la jeune femme s’y plonge toute entière. Le cœur battant, des feux d’artifices plein le bas ventre, elle savoure la douceur des lippes du musicien, prolonge le baiser, glisse une main dans le haut de son dos pour resserrer leur étreinte ; ses gestes ne sont plus dictés que par une seule envie : celle de continuer encore, de ne jamais le laisser se détacher d’elle. La main du brun glisse sur sa taille et ce geste réveille en elle d’autres envies qui la réchauffent un peu plus. Elle se verrait bien y céder, au moins un peu, et c’est pour cela qu’elle le laisse volontiers l’entrainer dans son mouvement pour poursuivre leurs baisers allongés. Sans détacher ses lèvres des siennes, ni ouvrir les yeux, la demoiselle laisse ses mains courir le long du tee-shirt de Nate, dans son dos. Encore timides, elles n’osent pas encore aller explorer sa peau si proche, juste sous le tissu.

Le musicien, finalement, ne lui laisse pas le temps de céder à d’autres envies puisqu’il abandonne soudainement ses lèvres. La Baxter n’a pas besoin d’ouvrir les yeux pour comprendre que quelque chose cloche, que le moment est passé. Elle se force tout de même à le faire mais évite soigneusement de croiser le regard du brun. Il ne tarde de toute façon pas à se libérer de leur étreinte pour se redresser et retrouver sa position initiale. Si Abbey avait l’impression de voler un peu plus tôt, elle se sent à présent comme quelqu’un qui devrait se relever après une chute douloureuse. Rapidement, elle essaie de retrouver un peu de contenance et se redresse. Nerveuse, elle lisse ses cheveux de ses mains, les glisse derrière ses oreilles, redescend les pans de sa robe que leurs gestes ont un peu relevé. Tout est bon pour éviter de regarder Nate, encore assis à ses côtés, et plus encore de parler… Que pourrait-elle dire de toute manière ? Son esprit est encore trop embrouillé pour que quoi que ce soit de sensé lui vienne en tête. Et puis, la voix du brun brise le silence de plomb. Sans même tourner la tête vers elle, il s’exclame que c’était inattendu. Le commentaire serre le cœur de la Baxter, la culpabilité alourdit son humeur. Elle voudrait bien que ce poids sur sa conscience la fasse disparaitre, s’enterrer sous ce lit où ils ont dérapé… Sauf qu’elle reste là, honteuse, la gorge tellement nouée que c’en devient douloureux. Elle ne sait trop ce qui la rend le plus mal entre le fait d’avoir eu envie qu’il l’embrasse, apprécié le contact de ses lèvres sur les siennes, ou encore, espéré que cela débouche sur autre chose. Pire encore, l’attitude du musicien la fait douter ; a-t-elle provoqué tout cela ? Pas juste la partie agréable mais celle-là, beaucoup plus gênante, où ils réalisent chacun que s’embrasser était une erreur. Sans même avoir à le regarder, Abbey sait parfaitement ce à quoi Nate pense. Ou plutôt, à qui il pense. Elle devine toutes ses pensées tournées vers Harlow, celle qui fait battre son cœur et les photos de la bassiste qu’elle a cherchées pour ses dessins reviennent à la libraire. Elle y revoit sa silhouette élancée, ses traits fins, ses yeux envoutants ; elle l’imagine main dans la main avec Nate, devine cette passion qu’ils ont en commun et doit les lier au-delà de tout… Comment a-t-elle pu espérer un seul instant le détourner de tout ça ? Elle a été stupide. Elle devrait sans doute le lui dire, lui assurer qu’elle n’attend rien de lui, ne ressent rien qui ne puisse être enterré par la raison. Elle a eu suffisamment de béguins pour savoir comment s’en détourner sans trop de casse. Surtout qu’elle ne voudrait pas tout gâcher avec lui. Alors, elle prend son courage à deux mains, va pour se lancer :

« Je… » commence-t-elle avant d’être interrompue par le brun, qui a finalement tourné la tête vers elle et lui adresse un sourire d’excuse.

La bouche entrouverte, elle accuse le coup. S’en aller. Elle le regarde sans vraiment le voir, se relever, prendre sa veste. Il part comme un voleur, fuit toute explication. Pourtant, Abbey n’arrive même pas à le taxer de lâcheté, se persuadant qu’elle est la plus fautive des deux, se demandant déjà ce qu’elle aurait dû faire différemment pour empêcher que ce qui devait être un moment aussi agréable que celui passé près des falaises, tourne au vinaigre. Impuissante, elle sent les larmes lui monter aux yeux. Elle ne veut pas pleurer devant lui, mais elle n’est pas non plus décidée à le voir partir ainsi, pas sans au moins avoir essayé d’arranger les choses. Alors, depuis le lit où elle est toujours assise, elle lance de sa voix étranglée :

« Nate ! Je… Attends… » Alors que sa voix s’est raffermie, elle trouve la force de se lever, dans un élan qui lui a demandé tant d’efforts, qu’elle est à nouveau perdue ensuite. Que peut-elle bien dire pour arranger… ça ?! « Je suis désolée… Je… Je voulais pas… » explique-t-elle, consciente toutefois de tordre un peu la vérité. « S’il-te-plait. Reste… » le supplie-t-elle, parvenant enfin à trouver la force de relever les yeux vers lui.

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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Lun 16 Mar - 22:11

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Never thought I'd fill with desire
Never thought I'd feel so ashamed


Je me redresse dans la confusion et la culpabilité. Soigneusement, j'évite de regarder Abbey car je ne suis pas certain de pouvoir me faire violence une nouvelle fois pour me détacher d'elle. Oui, s'en aller est de loin la meilleure chose à faire, la seule solution à cette situation qui est devenue problématique. Pourtant j'ai tellement envie de me jeter à nouveau sur elle, tellement envie de sentir ses mains me toucher et me caresser comme elles le faisaient un peu maladroitement il y a quelques secondes. Mais non. Il ne le faut pas. Il faut se raisonner et surtout se souvenir qu'il y a celle que j'aime plus que tout en train de m'attendre. Quel salopard je fais. Je deviens celui que j'ai toujours refusé d'être, celui qui n'est rien d'autre qu'une vermine méprisable car incapable de contrôler ses désirs et ses pulsions animales. J'hésite une demie seconde avant de me relever, mais je me reprends rapidement en main quand le visage d'Harlow m'apparait et me fait l'effet d'une douche froide.
Alors je me relève et je m'apprête à sortir de la chambre et surtout à reprendre le chemin de mon appartement pour me remettre les idées en place. J'ai du mal à faire disparaitre ce poids si lourd dans ma poitrine qui m'empêche presque de respirer correctement. J'attrape ma veste et sans même prendre le temps de l'enfiler, je m'avance vers la porte, pressé de sortir.
Et c'est là que j'entends sa voix raisonner dans la pièce. Sa voix qui m'appelle avant de me dire d'attendre. Je me stoppe net, reste là, immobile. Je regarde le parquet et je reste interdit quelques secondes. Non… Pourquoi fais-tu cela ? J'entends Abbey se relever et j'attends quelques secondes supplémentaires avant de relever la tête et de me retourner pour la regarder. Elle se blâme pour ce qui vient de se passer et mon visage se déconfit aussitôt. Un simple coup d'oeil dans sa direction suffit à me faire comprendre qu'en plus de trahir ma petite-amie, j'ai fait du mal à une amie qui m'est très chère.
L'estomac douloureux comme il ne l'avait jamais été avant, je réalise que j'ai fait la plus grosse bêtise de tous les temps et il faut que je m'en rende compte seulement maintenant. Pourquoi ? Pourquoi embrasser Abbey s'est révélé être quelque chose d'irresistible alors que je ne pourrais jamais aimer une autre femme comme j'aime Harlow ?
Les lèvres pincées, j'hésite à lui dire la vérité. Je m'en veux tellement de devoir lui faire subir ça. Incertain, je préfère ne pas m'approcher et rester au niveau de l'embrasure de la porte. Je secoue la tête avec dénégation à ses mots. Si j'avais su comment la journée se terminerait… Si j'avais su… Si j'avais… Que des hypothèses qui ne changeront jamais ce qui vient de se passer entre nous. Malheureusement. Car je sais que j'ai perdu une amie, je sais que je ne peux plus la voir… Pas après ça. Je sais qu'il faut que je m'en éloigne et que j'essaye de réparer ma relation amoureuse au lieu de flirter avec une belle galloise.  
« Tu ne voulais peut-être pas, mais moi si… Je le voulais, Abbey, et c'est ça le pire parce que j'ai ma… » Incapable de le dire. Copine. Incapable de terminer ma phrase.

Mal à l'aise comme jamais je ne l'ai été en sa présence, je me gratte l'arrière de la nuque avant d'être frapper par de souvenir très récent d'Abbey me la caressant. Il n'en faut pas plus que m'arrêter net et me faire retomber sur Terre.
« Je… Je ne peux pas. » Je me mords la lèvre cette fois pour m'empêcher de dire une nouvelle bêtise ou quelque chose d'inapproprié, alors je termine, pitoyable. « Je suis désolé. Il faut que j'y aille. » J'ouvre la porte et je regarde une dernière fois la brunette. « C'est bon, je connais le chemin. »

Achève-je pour ne pas qu'elle décide de me raccompagner, nous faisant endurer à tous les deux un moment de gêne supplémentaire. A ces mots, je passe la porte de la chambre et je descends les escaliers à vive allure sans faire attention à ce qui m'entoure. Je passe la porte d'entrée cette fois, nerveusement, et je reprends la direction de mon appartement, encore abattu et perdu par ce qu'il vient de se passer.

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We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.

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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey Lun 13 Avr - 1:29

Quand elle se relève pour retenir Nate, Abbey a l’espoir, une seconde durant, de pouvoir arranger les choses. Mais alors qu’elle le supplie de rester, elle réalise immédiatement que ses espoirs sont vains. Elle ne sait même pas ce qu’elle attend, au juste. Que se passerait-il s’il restait ?! Elle ne saurait même pas quoi lui dire exactement, ni comment procéder pour prétendre que ces baisers ne lui ont rien fait, qu’elle ne les a imaginés dans aucune de ses rêveries de jeune fille en fleur. Pourtant, la Baxter est certaine d’une chose : entre gagner une relation potentielle ou perdre un ami, son choix est vite fait. Alors, elle ne peut pas laisser le musicien partir sans au moins essayer de le retenir, de désamorcer ce drame qu’ils ont provoqué. Son cœur se serre douloureusement quand elle voit le brun secouer la tête. Elle ne sait trop à quoi il dit non mais elle est sure d’une chose déjà, c’est qu’il ne restera pas. Il ne se tourne pas vraiment vers elle quand il lui avoue que, si elle ne voulait pas de ce baiser, lui, l’a désiré, puis s’arrête avant de mentionner sa petite-amie, qui l’attend certainement à la maison. Abbey, elle, en oublierait presque cette autre femme, tant elle est sonnée par l’aveu. Elle se demande depuis quand lui aussi a ce genre d’envies et réalise combien cela rendra plus difficile le fait d’oublier ce qu’il s’est passé. Impossible, même, certainement. Déjà, cette constatation lui brise le cœur et elle voudrait trouver un moyen de contrer ce qui est en train de se passer, à savoir, Nate qui s’éloigne au plus vite d’elle, Nate qui l’évitera ensuite, Nate qui sera gêné en sa présence s’ils venaient à se trouver seuls dans une même pièce. Elle n’est que trop familière du procédé, pour l’avoir déjà vécu à plusieurs reprises, parce qu’elle a exprimés ses sentiments à un garçon qui ne les partageait pas, parce qu’elle s’est fait des illusions, a vu une attraction quelconque là où il n’y avait que de l’amitié ou, pire, une simple politesse. Nate, au fond, n’est qu’un garçon de plus à ajouter sur sa liste d’amours déçus ; elle s’est trop souvent entiché pour la mauvaise personne. Pourtant, la déception reste toujours aussi amère, la douleur, foudroyante. Dans l’intimité de sa chambre, Abbey n’a même pas la force de prétendre que ce n’est pas grave, de sourire poliment pour s’éclipser. De toute façon, c’est le Britannique qui, déjà, amorce sa sortie, s’excusant de ne pas pouvoir rester. Pendant une demi-seconde, elle envisage de lui emboiter le pas pour le raccompagner jusqu’à la porte, parce que c’est ce qu’elle aurait naturellement fait, mais il la détourne déjà de cette idée. Elle ne se fait pas prier pour rester bien sagement sur place, ose à peine le regarder partir. Impuissante, immobile, elle entend la porte se refermer derrière lui puis ses pas qui dévalent les escaliers. Elle se fiche pas mal à présent de ce qu’il pourrait voir ou de qui il pourrait rencontrer sur le chemin. Au pire, cela lui fera une raison supplémentaire de fuir sa présence. Dépitée, Abbey guette le bruit de la porte d’entrée qui se referme derrière le musicien pour enfin s’autoriser à réaliser pleinement ce qu’il vient de se passer… Et tout ce qu’elle a gâché bêtement. Elle tourne à peine la tête que ses yeux tombent sur les dessins à moitié achevés, ceux-là même qu’elle voulait montrer à Nate, ce sur quoi ils auraient mieux fait de rester concentrés. Les mains tremblantes, elle s’empresse de les rassembler pour les cacher dans la pochette où elle les conserve. Elle se sent tellement stupide. Et plus encore quand des larmes viennent couler sur ses joues malgré tous ses efforts pour les contenir, ne pas laisser un nouveau garçon la faire pleurer. Rageusement, elle laisse tomber au sol ce qu’elle a en main pour s’allonger plutôt sur le lit et étouffer honteusement ses sanglots dans ses oreillers, ne sachant réellement qui maudire le plus entre elle et lui.

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Why can't you just kiss me?
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MessageSujet: Re: Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey

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Lips are turning blue, a kiss that can't renew. Abbey

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