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Shut my eyes to the song that plays. Beatrix

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, ana-sofia, lizzie, deborah, jesse and yevgeniya
TON AVATAR : alex turner
TES CRÉDITS : catwoman - cosmic dust
RAGOTS PARTAGÉS : 7197
POINTS : 4006
ARRIVÉE À TENBY : 26/02/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 29 yo (09.06.88)
CÔTÉ COEUR : whore
PROFESSION : musician
REPUTATION : c'est vrai ce qu'on entend ? il aurait fait une OD, et aurait mis une femme enceinte...



Wearing the inside out
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MessageSujet: Shut my eyes to the song that plays. Beatrix Dim 14 Déc - 18:35

Wide awake in bed, words in my brain,
"Secretly you love this do you even wanna go free?"
Let me in the ring, I'll show you what that big word means


J'aime les remparts de cette ville, je trouve l'architecture de Tenby tellement belle. C'est donc sans surprise qu'à force de trainer près des remparts, j'ai vu que le bar portant le nom de ses derniers : le Five Arches Tavern, cherchait des musiciens pour animer des soirées à l'approche de ces fêtes de fin d'année. L'ambiance est censée être chaleureuse et amicale et c'est absolument ce dont j'ai besoin. Depuis la perte de ma petite cousine, je ne suis plus vraiment certain de savoir quoi penser de cette période festive ; Je n'arrive pas à être d'humeur et à célébrer la naissance d'un petit Jésus alors que la petite Cassie, elle, s'en est allée. J'essaye de penser à autre chose et ce concert est sans aucun doute la meilleure chose sur laquelle je peux me concentrer. Oui, renouer avec la musique n'est peut-être pas une mauvaise idée. Alors, je décide de participer et les gérants du pub veulent bien que je joue pour cette occasion spéciale. J'en ai touché deux mots à Harlow, de mon envie de jouer dans le but de panser ces blessures neuves et bien trop vives. La musique a toujours été une échappatoire et malgré cette panne d'inspiration qui persiste, je pense que c'est le meilleur moyen de me sentir mieux. Jouer, gratter, chanter. Tout ce dont j'ai besoin présentement. La guitare à l'épaule, j'entre dans le pub en milieu d'après midi et je remarque avec crainte qu'il n'y a que très peu de clients. En espérant que le pub se remplisse au fil des heures. Même si je ne cible pas une centaine de personnes, une salle remplie fait toujours plaisir à voir. Surtout quand on est déjà habitué à remplir tous les clubs de Liverpool. Le concert ayant lieu le soir même, le gérant m'emmène au sous sol où j'ai à ma disposition un clavier et un pupitre pour y poser mes partitions.

And after everything we've been through / And with our unnoticed loneliness / How could we keep on moving forward ? / How could we not be afraid of going home ? / But baby you've lost everything you cared about / Let me ease your pain and rest your soul / Let me be there and cure your aching heart / And free us from the nothing we've become (…)

Le chaos est une muse pareille à la beauté d'une femme. La douleur est créatrice si bien qu'elle est l'essence même de ces mots. J'effleure les touches du clavier harmonieusement pour accompagner ses quelques mots. Libération. La peine est toujours présente, mais elle a le mérite de ne pas s'intensifier. Je ne sais pas si je peux le supporter. Je décide après quelques secondes de battement - pendant lesquelles je me complaits à rejouer la Lettre à Elise - de passer à un autre morceau. Un morceau qui cette fois nécessite un instrument à corde comme accompagnement. Je me lève du tabouret et m'avance vers l'étui de ma guitare quand je perçois une ombre du coin de l'oeil. Je me retourne, vivement, me demandant qui a bien pu se faufiler dans cette salle. Ce n'est probablement que le gérant qui doit passer par là pour se rendre dans la réserve. Toutefois, je fais quelques pas en arrière pour afin de mettre un visage sur cette silhouette et autant dire que je ne m'attendais pas à cela. Ce n'est pas le mec costaud et barbu auquel je m'attendais, mais une jeune fille toute frêle. Je m'éclaircis la gorge, un peu incertain de comment réagir. Peut-être cherchait-elle simplement les toilettes et s'est finalement perdue en chemin.
« Uhm… Je peux t'aider ? Tu cherches quelque chose ? Ou quelqu'un peut-être ? »


_________________


We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.

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ARRIVÉE À TENBY : 21/07/2014

Flying higher than the sky
ÂGE DU PERSONNAGE : 19 ans (8 mai 1998)
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REPUTATION : Elle vient de revenir de Paris. Quelle merveilleuse aventure elle doit avoir vécue! Elle semble plus heureuse, non?



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MessageSujet: Re: Shut my eyes to the song that plays. Beatrix Dim 14 Déc - 20:16

Je savais qu’il y avait moyen de s’arranger avec le patron du Five Arches Tavern quand le besoin était nécessaire. Il était arrivé à quelque reprises que je demande à ma mère de négocier une entente avec lui pour une bonne caisse de bouteilles de vin pour la cave à vin du restaurant. Sauf que ce matin, maman n’était pas là. Un truc avec ma grand-mère maternelle. Elle avait pris le bus jusqu’à Cardiff puis l’avion jusqu’à Florence, deux jours plutôt. Et envoyer papa négocier ? JAMAIS ! Il y a des troncs d’arbre qui sont de meilleurs négociateurs que mon père. J’ai donc laissé mon père en charge de brasser la sauce du restaurant entre les deux services. Le restaurant est peu occupé aujourd’hui. J’ai retiré mon tablier et enfiler une veste plus épaisse avant de sortir. Le Five Arches était exactement cinq portes plus bas. Je poussais la porte du Five Arches. Un petit regard au barman et je demande pour le propriétaire. On me pointa l’escalier qui menait vers le bas. Il était dans son bureau. Pourtant, je fis un pas… deux pas… trois pas et… j’entendis de la musique qui vient de sa petite salle de répétition en bas – ça annonçant le retour de la musique du temps des fêtes. « And after everything we've been through / And with our unnoticed loneliness / How could we keep on moving forward ? / How could we not be afraid of going home ? / But baby you've lost everything you cared about / Let me ease your pain and rest your soul / Let me be there and cure your aching heart / And free us from the nothing we've become (…) » Cette voix, je la connaissais… enfin… j’en étais pratiquement certaine.

Résiste, Bea! La curiosité est un mauvais défaut… C’est pas bien… Mais je ne serais pas une Lloyd si je ne trouvais pas le moyen de craquer. Je poussais la porte de la pièce et je figeais comme paralysée. Non! Non! Non! Ça ne peut! C’est impossible! Et pourtant… Cheveux en désordre, air mélancolique, Nate Miles le chanteur du groupe The Unamed se trouvait devant moi. Et pouf! Il n’en faut pas plus  pour que j’oublie que j’étais venu chercher une caisse de vin rouge avec la promesse de lui remettre quand notre arrivage arriverait au courant de la semaine. Ce fut encore pire quand il se retourna vers moi. Le peu de cerveau qui me restait fondit comme neige au soleil.

« Uhm… Je peux t'aider ? » Attends… c’est à qui qu’il parle ? Instinctivement, je me retournais pour regarder par-dessus mon épaule. Il pouvait peut-être y avoir quelqu’un de cacher là ? Quoique cacher derrière le cure-dent que j’étais… on était pas très bien caché ! Non… définitivement, il n’y avait personne derrière moi… Ça voulait dire qu’il venait de me parler à moi ça ? Mon regard se reposa sur lui et je clignais des yeux lentement. CERVEAU, FAIS UN EFFORT ! j’avais oublié comment parler. Combien de fois avais-je écouté ses chansons sur mon ordi ? Combien de fois mon mari m’avais surprise en sous-vêtements en train de danser avec une brosse à cheveux sur ses chansons. Je clignais des yeux encore une fois avec plus de détermination.

« Tu cherches quelque chose ? » Je fis non de la tête avec beaucoup d’énergie. Non… je ne cherchais rien du tout. Comment j’avais atterri ici moi ? Pourquoi Tata ne me l’avait pas dit ? Tata était toujours au courant de ce genre de chose ! ET ELLE NE ME L’AVAIT PAS DIT ! Je connaissais une grande tante qui n’aurait pas son nouveau service à thé pour Noel ! J’avais la bouche sèche et toute tentative de parler avait été sauvagement envoyée aux oubliettes. J’hésitais même à me rapprocher. Quand on était allé à Liverpool, Matthew et moi, j’étais que trop tombé pour ce groupe. Et puis depuis quoi ? Six ou sept mois ? Je rabattais les oreilles à tout le monde avec eux… et il était en ville devant moi… et j’avais l’air de la plus grande tarte que le monde avait porté.

« Ou quelqu'un peut-être ? » dit-il. Définitivement, c’était la bonne voix. Le bon physique. Et j’haussais les épaules. Merde. Qu’est-ce que je pouvais être tarte. Nerveusement, je me rapprochais avec mon petit sac sur mon dos et un sourire immense se dessina à toute vitesse sur mon visage et d’une voix plus aigue et excitée que je ne le voulais les mots franchirent mes lèvres : « Tu es… Nate Miles ? » c’était à mi-chemin entre une question et une affirmation. Je ne savais même pas pourquoi j’avais besoin d’une confirmation. Je le savais et je le savais très bien même ! Je me retenais à peine de taper des mains. Je me raclais la gorge dans un effort pour ramener ma voix à un niveau normal et je continuais : « T’es le chanteur de… The Unamed ? ». Il devait sans doute penser que j’étais folle. Mais je souris encore un peu plus en rajoutant un : « Pour de vrai de vrai ? ». Je tapais dans mes mains en sautillant en attendant sa réponse. Naturellement, je me mis à tousser et je me calmais un peu d’instinct. Mes yeux brillaient en le fixant et je rajoutais un petit : « mon mari serait tellement jaloux… ». Je ne réalisais pas comment c’était bizarre pour les nouveaux de savoir que j’étais mariée. Mais pour moi, c’était une vieille nouvelle. C’était presque de la routine. Et je l’aimais encore comme au premier jour même si ça faisait cinq ans que l’on était mariés et huit que l’on était ensemble officiellement.[/color]

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« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore© .bizzle
       


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MessageSujet: Re: Shut my eyes to the song that plays. Beatrix Mar 16 Déc - 14:09

Wide awake in bed, words in my brain,
"Secretly you love this do you even wanna go free?"
Let me in the ring, I'll show you what that big word means


La jeune femme regarde derrière elle pour être certaine que je m'adresse bien à elle et non à quelqu'un d'autre. Je souris face à son incertitude, mais j'avoue devenir légèrement septique quand je vois qu'elle reste muette et qu'elle cligne des yeux un peu trop lentement. Est-elle sous l'effet de drogues ? Visiblement une drogue puissante vu son état. Elle répond par un signe de tête dont je me contente en hochant la tête et en me mordant la lèvre, me demandant si elle compte ajouter quelque chose ou si elle compte rester planter là, devant moi sans rien dire. Peut-être est-elle aphone pour une raison particulière ? Mon sourire s'agrandit en voyant celui de la jeune femme naître finalement. Elle est sur le point de dire quelque chose, je le sens. Elle est nerveuse et je suis d'autant plus intrigué par sa présence dans cette salle de répétition. Je fronce les sourcils à sa question rhétorique… Comment peut elle me connaître ? Depuis que je suis à Tenby, j'ai l'impression de faire la traversée du désert. Peut-être connaît-elle ma cousine ? Voilà que les rôles sont inversés et c'est moi qui me retrouve aphone. J'hoche la tête, timidement, même si sa question ne demandait pas de réponse. Puis elle évoque le groupe et tout s'éclaire et je m'esclaffe. Je suis toutefois très surpris d'être face à une personne qui connaisse le groupe au point de réussir à me reconnaître. La situation étant assez inattendue, j'embraye un peu embarrassé, mais très avide d'en savoir plus.
« Oh, tu connais le groupe ? Oui, oui, c'est bien moi. Je suis Nate. »

Je m'éloigne finalement de la guitare que j'étais sur le point d'agripper pour m'avancer vers la brune. A son accent, j'aurais tendance à dire qu'elle est originaire du Pays de Galles, mais elle n'a pas assez parlé pour que j'en sois convaincu.
J'avais oublié cette sensation tellement agréable de se retrouver face à quelqu'un qui apprécie ma musique, mes créations. C'est l'achèvement de tout un travail. L'achèvement de toute une vie, presque. C'est l'instant ou grâce à un échange de regard, on comprend à quel point la musique peut avoir un effet sacré et unique. Un partage singulier et curieux que tout le monde ne peut pas comprendre. C'est la donation d'une part de soi à des inconnus. Et quel bonheur ce jour où l'on peut rencontrer ceux marqués par nos créations. Leurs yeux brillants étant le plus beau cadeau qu'un artiste peut espérer.
Malheureusement il y a parfois ces fans qui veulent nous donner plus que ce que l'on espère. Le genre qui se permet des choses qu'ils ne devraient pas. Le genre que j'ai pu expérimenter une ou deux fois à Liverpool et dont je ne suis pas friand. Pourtant, même si la brunette qui me fixe de ses grands yeux émerveillé a l'air un peu trop enthousiaste à ma vue, tous les doutes tombent quand elle évoque son mari. Un sourire en coin fend mes lèvres alors que je m'approche pour lui serrer la main, comme des salutations s'imposent.
« Ton mari est fan ? Quelle bonne surprise en tout cas, je ne pensais pas que notre musique avait dépassé l'Angleterre. »

Je me souviens soudainement que cette interruption a lieu alors que j'étais en train de jouer sur un texte que je n'avais encore jamais chanté auparavant. C'est-à-dire qu'il représente mes premiers écrits depuis ma panne d'inspiration. Textes qui n'ont d'ailleurs pas encore été partagé avec Harlow. Il m'est impossible de savoir ce que la galloise a pu entendre, cela dit, l'angoisse monte petit à petit. Un instant, je me sens totalement exposé, mais j'essaye de faire diversion en demandant plutôt ce qu'elle a entendu ou non. Je reprends, enjoué.
« Je ne sais pas ça fait combien de temps que tu es là, mais si tu m'as entendu chanter alors tu viens d'entendre en exclusivité le dernier morceau que j'ai écris ! »


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MessageSujet: Re: Shut my eyes to the song that plays. Beatrix Mar 6 Jan - 4:12

Bon jour ou mauvais jour, il y avait toujours de la musique qui résonnait dans ma maison. Je n’avais absolument aucun talent musical, alors vous ne me trouverez jamais assise devant un piano ou avec une flute. C’était sans doute un moyen pour que les gens qui m’encerclaient deviennent complètement cinglés devant la musique horrible que je jouerais. Mais de la musique, j’en écoutais en quantité monstrueuse. On a tous nos moyens de nous évader. Pour moi… c’était la musique qui était une porte vers un univers parallèle ou mes tourments n’existaient absolument pas. Dans mes bons jours, la musique accompagnait mes sourires et mes éclats de rires. Il y avait eu des tonnes de musiques dans les moments les plus heureux de ma vie – à ma graduation et à mon mariage. Dans mes mauvais jours, la musique m’avait servi d’échappatoire. À de trop nombreuses reprises dans ma vie, j’avais été hospitalisée en raison de mon état. Seule dans une chambre d’isolation, j’avais eu souvent besoin de la musique pour éviter de virer folle. Et devais-je vraiment l’avouer : c’était majoritairement la musique de The Unnamed qui me tirait de la solitude depuis quelques hospitalisations. Ça me faisait un véritable bien psychologique quand je n’avais pas le choix d’être dans une solitude malheureuse. Et voilà que je me retrouvais comme une cruche complètement aphone devant un musicien que j’admirais. Je n’avais absolument pas les mots nécessaires pour lui exprimer à quel point sa musique avait eu une influence positive sur ma vie. Elle avait amené du soleil dans mes moments de tristesse. Elle avait coloré certains des moments avec mon amoureux. Il éclata de rire devant ma réaction. « Oh, tu connais le groupe ? Oui, oui, c'est bien moi. Je suis Nate. »

La confirmation me fit l’effet d’un choc électrique et je sautilla comme une puce devant lui. Pour de vrai de vrai! C’était une journée formidable. J’hocha vigoureusement la tête en disant d’une voix beaucoup plus surexcitée que ce que j’aurais voulu : « Je connais toutes vos chansons… » Ça fit sans doute un peu fan hystérique. Je réussis péniblement à calmer ma surexcitation. Ma réaction ressemblait à celle d’un enfant devant le père-noël. Les yeux brillants, j’avais presque envie d’aller lui serré la main, mais une certaine timidité m’avait envahi – et dieu savait que c’était rare les moments où j’étais timide. Et voilà que sans vraiment le planifier, je me transformais en une petite tornade de mot : « Je vous ai vu à Liverpool l’été passé. J’ai A-DO-RÉ! C’était tellement bon. Et la musique aide. Et… » Je m’arrêtais au beau milieu de la phrase avec un grand sourire ravis et je rajoutais : « J’en reviens pas que vous soyez à Tenby. Je pourrais avoir un autographe? »

Le souffle me manquait presque sous l’impact. Bon… il ne me manquait pas nécessairement beaucoup plus que d’habitude. Mais ce n’était pas grave. Je détournais la tête pendant un petit instant pour étouffer une petite quinte de toux. Mieux valait que je me calme pour ne pas qu’il ne pose des questions. Je ne voulais absolument pas ruiner le moment avec mes problèmes. Ça aurait été plutôt nase comme rencontre. Il continua avec un petit sourire et il s’approcha comme pour me serrer la main. OH! MON! DIEU! JE VAIS LE TOUCHER? POUR DE VRAI? « Ton mari est fan ? Quelle bonne surprise en tout cas, je ne pensais pas que notre musique avait dépassé l'Angleterre. » J’eus un tout petit éclat de rire nerveux et je passais doucement une main dans mes cheveux et je tortilla nerveusement une longue mèche de cheveux en commençant par un rougissant. « Cadell est… Euh… non… pas vraiment… mais il… il vous. » et j’ai sans doute l’air particulièrement pathétique. Cadell serait content parce que je suis heureuse. Il est simple comme ça mon amoureux. Touchant doucement à ma bague de mariage, j’ai rigolé : « Enfin! Il me tolère douze mille fois quand je mets vos chansons. Et par extension, il est fan. » J’avais fort probablement l’air d’un monstre en disant une connerie du genre. J’aurais peut-être du rajouter que je n’étais pas en train de maltraiter mon conjoint parce que sérieusement ça avait presque l’air de ça. J’ai rougis comme pas possible. Pitié faite qu’il ne passe pas de commentaire.

« Je ne sais pas ça fait combien de temps que tu es là, mais si tu m'as entendu chanter alors tu viens d'entendre en exclusivité le dernier morceau que j'ai écrit ! » et mon sourire s’étala un peu plus si c’était possible. J’étais diablement chanceuse. Jamais mon mari ne me croyerait que j’avais… vraiment vu et fait ça aujourd’hui! Une vague de chaleur envahis mes joues. Et je rajoutais sans hésitation : « Pour de vrai? C’était extraordinaire vraiment. Mais je dois pas être le public le plus neutre du monde. »

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MessageSujet: Re: Shut my eyes to the song that plays. Beatrix Dim 11 Jan - 13:37

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C'est tellement bon de se retrouver face à une fan. Ce sentiment ne m'était pas arrivé depuis mon arrivée à Tenby. Aussi, je n'avais jamais joué en public ni même averti qui que ce soit sur les réseaux sociaux que je me trouvais dans le petit village Gallois. Ainsi, les seuls fans susceptibles de me connaître et de voyager par là ne pouvait pas savoir qu'il était en vérité très simple de m'y trouver. Les yeux de la jeune femmes sont de plus en plus remplis d'étoiles alors que je me présente pour de bon. Elle me regarde, surexcitée et c'est à cela que je distingue qu'elle n'est pas juste une adepte de rock qui écoute ma musique une fois par mois quand il lui vient l'envie de changer sa playlist favorite. Non, apparemment, avec la brune, ma musique fait partie de sa playlist favorite et c'est tout simplement extraordinaire. Peut-être qu'un jour, j'écrirais une chanson sur les bienfaits de rencontrer ses propres fans. Certes, ce n'est probablement pas ce qu'il y a de mieux pour l'égo, mais j'ai envie de dire, on s'en moque. Je rencontre quelqu'un avec qui je ne peux partager que quelque chose de bon parce que nous somme liés par la même passion. La musique. Un point commun non négligeable lorsqu'on est captivé à ce point. Ce que ressent cette demoiselle pour moi, c'est probablement ce que moi je ressens pour des groupes comme Radiohead ou Franz Ferdinand. Je la laisse continuer dans son élan. Enthousiaste comme elle est, je me vois mal la stopper. Et vient le moment où elle me demande un autographe. Mon sourire s'élargie et j'hoche la tête aussitôt.
« Oui, oui bien sûr ! »

Je suis un peu nerveux intérieurement, je n'ai pas signé d'autographe depuis tellement de mois que je ne suis même pas sûr de faire une signature parfaite. Mais toute la nervosité reste à l'intérieur, bien cachée et je fouille dans la salle pour trouver un stylo et un papier que je puisse offrir à la brunette. Après quelques secondes, j'attrape un marqueur qui traîne au bout d'un tableau et un prospectus à effigie du bar.
« Je signe pour qui ? »

Quand elle me répond, je me mets à la rédaction de mon petit autographe et je remarque que ça aussi, c'était quelque chose qui m'avait atrocement manqué. J'écris quelques mots gentils et je signe de mon prénom et de mon nom de façon lisible. Vu la fan dévouée qu'elle fait, elle ne risque pas de le mettre sur ebay, surtout que je doute qu'elle ne récupère beaucoup de livres sterling en échange.
Le temps passe rapidement et je lui tends le morceau de papier en souriant.
Elle ne semble pas au mieux de sa forme, mais je n'ose pas vraiment poser de questions. La situation paraît tout à fait contrôlable et je me dis que c'est son engouement véritable qui cause cette réaction, en plus d'un problème de santé apparent.
Quand la conversation s'aiguille sur son mari, je ne peux m'empêcher de m'esclaffer à chacune de ses réponses. Et dire que c'est moi qui l'a met dans cet état. C'est à la fois satisfaisant et terriblement terrifiant de penser qu'on peut être aussi présent dans la vie de quelqu'un sans réellement l'être.  Je me contente d'hocher la tête en guise de réponse tout en tentant de maintenir mon fou rire qui s'éternise. Ensuite, quand je lui parle du nouveau morceau, un peu gêné quant à ce qu'elle avait pu entendre, sa réaction n'est pas du tout vexante et parvient à me mettre un peu plus en confiance. Je m'esclaffe un peu plus, mes doutes et mes angoisses disparaissants à fil des secondes où la demoiselle me fait de gentilles réflexions.
« Eh oui ! Depuis peu, je n'écrivais plus vraiment et là, c'est revenu. Merci en tout cas, pour les compliments, ça fait énormément plaisir, tu n'as pas idée à quel point ! Tu n'es peut-être pas le public le plus neutre du monde, mais tu fais définitivement partie de mon favoris ! Et de loin !» Ce qui n'est rien d'autre que la vérité absolue. Les fans font toujours les meilleurs publics « Mais j'y pense, vous devriez venir ce soir toi et ton mari ! Je joue ici à 21h. A moins que ça ne soit trop dur pour ton mari de supporter la voix de son tortionnaire indirect en live. Ce sera forcément différent de ce que tu as vu à Liverpool la dernière fois vu que ce soir je serais en solo et en acoustique, mais vous pouvez venir. Tu dis au videur que je t'invite ! »


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MessageSujet: Re: Shut my eyes to the song that plays. Beatrix Dim 25 Jan - 22:02

Non mais vous ne réalisez sans doute pas l’incroyable chance que j’avais à cet instant précis… Tenby, c’est une toute petite ville de rien du tout. Il ne s’y passe jamais rien de vraiment particulièrement intéressant – enfin.. J’y ai grandi et sincèrement, je ne me verrais pas vivre nulle part d’autre au MONDE. C’est chez moi. Et c’est dans ses rues qui ne changent jamais vraiment que j’ai tout vécu ma vie. Bien sûr… on a nos petits drames. On célèbre certaines fêtes avec un grand bang! Mais en un certain sens, il n’y a jamais de concerts organisés avec des grands groupes de rock ou des choses qui font en sorte que des vedettes vraiment célèbres sont présentes dans la ville. Et puis, j’avais bien conscience que je ne pouvais pas partir comme je l’avais fait un an plutôt. J’avais malheureusement conscience que ma condition pulmonaire s’était détériorée depuis le temps. Trop pour que je puisse me permette de faire une telle chose. Alors les chances auraient été que sans cette rencontre fortuite – sans ce vin qui manquait dans le restaurant, je n’aurais jamais revu – et surtout d’aussi près – ce chanteur que j’adorais.  Pire encore, je voyais le magnifique sourire qui s’élargit encore plus pour que je demande un autographe. J’ai quand même légèrement peur qu’il me la refuse. « Oui, oui bien sûr ! », me dit-il avec un grand sourire. Je me retiens de sautiller sur place. Je regrette pour une rare fois de ne pas avoir amené mon sac à dos. J’aurais pu avoir son autographe sur la couverture de mon carnet de liste. Ça aurait rendu le cahier juste plus impressionnant encore pour moi… que ça soit sur le cahier le plus important de toute ma vie entière et qui ne me quittait jamais véritablement longtemps. « Je signe pour qui ? » Et me voilà à rougir comme une collégienne. Pour de vrai? Je ne m’étais pas présenté. J’avais oublié les bases! C’était sans doute l’énervement.

Si! Justement… ce n’était pas à tous les jours que l’on avait la chance d’avoir une telle situation. Pas à tous les jours que je pouvais vraiment voir quelqu’un que j’admirais et avoir l’impression de vraiment réaliser un truc de cool. Ça… je n’avais jamais osé le mettre sur la liste. Et c’était ironique… parce qu’il y avait des choses encore plus farfelues sur la liste que je ne réaliserais jamais. Bref, toute rouge, je bredouillais un petit : « Pour Beatrix Lloyd. » Et voilà qu’il me le signe sur un prospectus à l’effigie du five arch. Est-ce que je pourrais l’encadrer pour le mettre sur le mur? Cadell me laisserait faire ça, non? Il n’y a pas grand-chose que Cadell ne me laisserait pas faire. Mais après tout… c’est NOTRE chambre. Je ne veux pas que l’autographe pourrisse dans un de mes tiroirs. Ça mérite d’être affiché. Je suis surexcité lorsqu’il me tend la feuille. Et je le fixe avec les yeux brillants. Je ne suis sans doute pas très exigeante comme personne. Mais c’est mon bout de papier à moi. Juste à moi! Rien qu’à moi.

Et la conversation dévie sur la nouvelle chanson qu’il a écrit et donc j’ai eu un avant-goût qui me faisait chaud au cœur. J’ai un grand sourire sur mon visage lorsqu’il me dit : « Eh oui ! Depuis peu, je n'écrivais plus vraiment et là, c'est revenu. Merci en tout cas, pour les compliments, ça fait énormément plaisir, tu n'as pas idée à quel point ! Tu n'es peut-être pas le public le plus neutre du monde, mais tu fais définitivement partie de mon favori ! Et de loin ! » J’éclate d’un petit éclat de rire et je ne peux m’empêcher d’être particulièrement soulagée sur le fait que le groupe ne se soit séparé. Il y avait eu des petites peurs dans ma tête de fan. J’avais un certain talent pour m’en faire pour des petits rien surtout quand ça en venait aux gens et aux choses que j’aimais. J’avais peur de les perdre avant qu’ils ne me perdent. C’était idiot et monstrueusement égocentrique de ma part. Et il continua en rajoutant un tout petit : « Mais j'y pense, vous devriez venir ce soir toi et ton mari ! Je joue ici à 21h. A moins que ça ne soit trop dur pour ton mari de supporter la voix de son tortionnaire indirect en live. Ce sera forcément différent de ce que tu as vu à Liverpool la dernière fois vu que ce soir je serais en solo et en acoustique, mais vous pouvez venir. Tu dis au videur que je t'invite ! ».

C’est le premier moment ou mon sourire semble fondre un peu. Je pense à mon horaire du soir et au fait que je suis beaucoup trop à la dernière minute pour proposer au sous-chef de prendre en charge la fin de la fermeture dans la cuisine. Pas que je ne lui fais pas confiance, mais que je sais que c’est encore moi qui fait la transition pour le diner et que c’est moi qui va gueuler comme une bonne si rien n’est exactement comme je le veux. Je fais confiance à ma mère pour placer la cuisine mais pas à un sous-chef embauché il y a huit mois quand j’ai officiellement pris les rênes de la cuisine. Et puis Cadell… c’était un autre problème. Mais je commençais par commenter le fait qu’il venait de retrouver son inspiration. « Oh! C’est pour ca qu’il n’y avait plus de chansons depuis un long moment. J’ai presque eu peur que vous vous soyez séparés. Ça m’aurait fait trop de peine. » dis-je avec un petit sourire.

C’était des trois fois rien qui m’inquiétait particulièrement. Bref. J’eus un tout petit éclat de rire et je continuais avec un tout petit sourire. J’en viens à me dire que c’est dommage en un certain sens que j’aie choisi un métier qui me plaisait plutôt que de pousser des études. Je voulais avoir vécu avant ma mort. Pas mourir sans avoir rien connu d’autre que des livres et de l’école. Sans avoir eu d’emploi… je n’aurais pas eu le problème de qui va prendre ma place pour la fermeture. « Je vais faire mon possible être là. C’est certain que j’adorerais vous voir surtout en acoustique. Je risque d’être un peu serrée. Si jamais vous cherchez un bon italien pour votre souper… cinq portes plus bas… il y a la terezza della madre. » rajoute-je avec un petit sourire lumineux. Et puis… ça pourrait faire un peu de publicité pour le restaurant. Même si ce n’était pas le but. « Je suis derrière les fourneaux aujourd’hui... enfin pas juste aujourd’hui. Ma mère n’est pas en ville et si je laisse ça à mon père. Dios Mios! Ca pourrait être la cata… mais… » Et un petit peu de mes racines italiennes sorti pendant quelques petites secondes. Hors de question que je laisse mon père en cuisine. Ça serait particulièrement horrible comme résultat. « Cadell… enfin… c’est mon mari… » et ça avait beau faire cinq and que l’on était marié. Je rougissais encore comme une collégienne à mentionner son prénom et le fait que l’on était marié. Je rajoutais avec un petit sourire un peu triste. « Il ne sera pas là. Il est militaire et déployé de l’autre côté du globe. » j’avais l’air un peu inquiète en le disant.

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MessageSujet: Re: Shut my eyes to the song that plays. Beatrix Lun 2 Fév - 10:02

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La jeune femme me dit son nom et ce dernier sonne étrangement familier à mon oreille. Evidemment, c'est un nom de famille courant, pour ne pas dire extrêmement répandu – surtout au pays de Galles – mais je me dis qu'elle a peut-être un lien avec ladite Mrs Lloyd que j'ai pu rencontrer lors de mon arrivée en ville. Peut-être sa grand mère, même ?
« Lloyd… Un lien avec LA Mrs Lloyd ? Si c'est le cas ça fait plaisir de voir qu'il y en a au moins une dans la famille qui s'y connaisse musicalement. Je lui avais dit vouloir jouer à Glastonbury et à Coachella, mais elle avait l'air un peu perdue. »

Je me souviens parfaitement de cet entretien à la demeure de la vieille femme, des biscuits et du thé… Penny m'avait formé un peu avant de m'y rendre et sur le moment il m'a semblé faire un sans faute. Mais qui sait, peut-être me trompe-je. Je poursuis en parlant de mes morceaux et de cette inspiration tant recherchée qui est enfin revenue après ce qui m'a semblé être une éternité. Heureusement, pendant cette pause, je remarque que les fans, les vrais, ne nous ont pas oublié. C'est même tout le contraire. Elle avait peur d'une rupture. Je sers les dents à ces mots car il est vrai que le groupe a vécu quelques grosses difficultés à la fin de l'été. Quand Harlow a décidé de ne pas jouer à Reading alors que c'était une opportunité en or. Certes, ce n'était peut-être pas la grande scène et certes, cette chance avait été uniquement provoqué parce que je connaissais celui qui s'occupait de la programmation. Mais tout de même… C'était la chance de notre vie. Car qui dit Reading, dit Leeds. Et même si le second est moins connu que le premier, ce week-end aurait pu être rempli de belles promesses et surtout d'un avenir un peu plus glorieux. Tant pis, c'est de l'histoire ancienne et j'ai pardonné à Harlow. Cela dit, je me souviens encore du jour où la jeune femme m'a annoncé qu'elle ferait peut-être mieux de quitter le groupe. Hors de question. Et hors de question que j'en parle à Beatrix. La jeune femme a l'air tellement soulagée que je ne peux pas lui gâcher son bonheur en lui disant que l'avenir du groupe reste incertain du moment que mes problèmes de couple ne sont pas entièrement résolus. A la place, je lui adresse un sourire aimable, comme un bon comédien se doit de faire pour rassurer la foule.
Je crois que rencontrer Beatrix est la meilleure chose qui aurait pu m'arriver aujourd'hui. Elle me redonne foi en moi et surtout, elle me redonne foi en la musique et j'ai l'impression que ce soir – même si je joue tout seul – sera un bon concert. Il sera différent, nouveau, mais certainement puissant et bon.
Mais évidemment, il faut que la brune ne soit pas sûre de pouvoir venir. Mon sourire se fait triste. J'aurais aimé savoir qu'une fan était dans la salle, mais tant pis, je sais bien qu'on ne peut pas toujours ménager travail et loisir. Surtout quand le travail en question est en restauration avec des horaires difficiles et pas vraiment flexibles. Après tout, je ne compte pas quitter Tenby de sitôt, alors nous risquons d'avoir de nouvelles occasions.
« Je n'y manquerais pas ! J'adore la nourriture italienne en plus ! Enfin, sérieusement, qui n'aime pas ? » lance-je en riant.

Je note le nom du restaurant mentalement pour être sûr d'y faire un petit tour. Si ce n'est pas ce soir, ce sera certainement dans les prochains jours et pourquoi pas avec ma Dulcinée. Si Beatrix est fan comme elle le prétend, elle sera enchantée de rencontrer la bassiste du groupe.
C'est assez soudainement que le visage de la visiteuse s'assombrit et je ne tarde pas à comprendre les raisons de ce revirement de situation. L'inquiétude est palpable et j'ai la chance de ne pas connaître se sentiment. Aucun de mes proches n'a choisi de faire un parcours militaire. Cela dit, je peux un peu comprendre les sentiments de la jeune femme. Je pose une mains délicate sur son épaule en guise de réconfort minime.
« Je suis désolé d'apprendre ça. Et pas parce que ça me fait un fan en moins dans la salle de ce soir, je suis sérieux. J'espère qu'il aura une permission bientôt, que vous puissiez vous retrouver rapidement. C'est tellement dur de vivre loin de sa moitié. »


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MessageSujet: Re: Shut my eyes to the song that plays. Beatrix Jeu 5 Fév - 5:31

Mon nom était connu dans la ville. Pas complet. Mais celui de ma tante l’était. Par définition, je l’étais aussi. Je crois bien que personne à Tenby n’avait pas pris le thé chez ma grande-tante. Certains y voyaient une tâche pénible d’aller la voir… moi, j’aimais bien voir qu’elle prenait plaisir encore à s’intéresser aux gens de ce village. C’était un bon signe. Je vis Nate sourciller en entendant mon nom de famille. J’aurais peut-être du donner le nom de famille de Cadell. Mon père n’avait pas voulu que je prenne son nom à notre mariage. Mais je le faisais parfois parce que je savais que ça en faisait flipper l’interrogatoire. « Lloyd… Un lien avec LA Mrs Lloyd ? Si c'est le cas ça fait plaisir de voir qu'il y en a au moins une dans la famille qui s'y connaisse musicalement. Je lui avais dit vouloir jouer à Glastonbury et à Coachella, mais elle avait l'air un peu perdue. » et je ne pus me retenir de pouffer de rire. Il n’avait pas l’air trop échaudé par ma grande tante. « Ouais. Elle n’a pas été trop difficile avec vous dans l’entretien, hein? C’est ma tante de mon père. Mais je l’appelle Tata. Enfin… je sais qu’elle peut parfois être un peu décalée et perdue… mais elle est vraiment chouette dans le fond. » et j’allais bien me garder de dire que je lui ressemble drastiquement. Si ma tante avait une tendance à avoir des oreilles tout le tour de la tête, c’était aussi mon cas. J’avais une tendance assez impressionnante à écouter les autres. Sauf que si Tata aime bien répandre les rumeurs sur autrui ou du moins commérer auprès des gens de son âge dans un salon de thé ce n’est pas mon cas. J’éprouvais personnellement un véritable besoin de connaître ceux qui m’entouraient pour pouvoir leur apporter des petites surprises – des petits moments plein de lumière dans un monde qui était parfois loin d’avoir l’air du pays des licornes. Je rigolais doucement en remontant mon sac sur mon dos.

La conversation dériva naturellement sur le restaurant – qui, pour une rare fois dans ma vie depuis que mon mari était parti, n’était pas en train d’occuper la première place dans ma tête. Merde… il y avait plus important que le boulot. Je respirais l’air de la même pièce que Nate Miles… Ça pouvait arriver à combien de gens dans le monde? Et voilà que je venais de faire un semblant de publicité pour mon restaurant. Imaginez un peu d’avoir la chance de cuisiner pour lui! Juste l’imaginer me rendait presque hystérique à l’intérieur alors…. Je dus déployer un effort monstre pour ne pas lui sauter au cou lorsqu’il déclara : « Je n'y manquerais pas ! J'adore la nourriture italienne en plus ! Enfin, sérieusement, qui n'aime pas ? ». Je sautillais à la place sur place comme une toute petite puce.

Il allait passer. DANS MON RESTAURANT. Okay… c’était celui de mes parents. Mais considérant que j’étais en cuisine au moins cinq jours par semaine et parfois six jours… C’était peut-être un peu le mien. Un petit rire pétillant vint trahir la simple pensée. Pourtant… Noel était passé et je ne l’avais par reçu ce cadeau-là! C’était un joyeux cadeau de Noel celui-là. Plus beau que le bracelet que m’avait offert mes parents qui n’avaient toujours par compris que je préférais de rien acquérir de nouveaux. Je répliquais avec un sourire. « pas grand monde et surtout… » j’ai insisté sur ce mot un peu trop. « pas moi. Mais il faut dire que ma mère est italienne alors je ne peux pas nécessairement juger. » avec ma forme de cure-dent, je n’avais pas nécessairement l’air de quelqu’un qui aimait manger. Pourtant… J’ADORAIS. C’est juste que de prendre du poids et le maintenir avait toujours été un défi pour moi. J’avais beau mangé comme une ogresse – et dieu savait que c’était le cas… je peinais depuis toujours à maintenir ce poids "normal" et sain. Et on rajoutait par-dessus ça certains traitement qui ouvertement coupait la faim… c’était nul parfois. Et j’espérais qu’il ne l’aborde pas ce sujet-là.

Un autre des désavantages d’être moi, c’était que j’étais un véritable livre ouvert. J’aurais aimé qu’il ne voit pas nécessairement que mon mari me manquait et que je m’inquiétais. « Je suis désolé d'apprendre ça. Et pas parce que ça me fait un fan en moins dans la salle de ce soir, je suis sérieux. J'espère qu'il aura une permission bientôt, que vous puissiez vous retrouver rapidement. C'est tellement dur de vivre loin de sa moitié. » J’ai chassé d’un petit battement de tête la tristesse que je ressentais. C’était à la fois tellement mignon et tellement vrai ce qu’il venait de dire. C’était difficile sans Cadell. Mais… en même temps… combien de fois avais-je fait un truc malgré le fait que mon mari n’approuvait pas que je fasse tel ou tel geste? Bien trop souvent. Et même si je savais qu’il n’avait choisi cette carrière que pour répondre à la pression que son père exerçait sur lui, je me devais en bonne épouse de le laisser réaliser par lui-même que ce n’était pas sa place dans le monde. « C’est gentil de s’en faire mais… il faut pas être désolé. C’est sa décision et notre couple est plus fort que ça… » dis-je avec un magnifique sourire en chassant la tristesse. J’y croyais très sincèrement et à mi-voix plus pour me rassurer que pour raconter ma vie au chanteur je continuais. « Je sais qu’il va me revenir mon prince charmant. Il faut juste que j’attende et que je me montre patiente. C’est juste un peu difficile parce que c’est la première fois que l’on est séparé aussi longtemps depuis que l’on se connait… enfin, il y a eu après notre mariage mais c’était différent, parce que c’était pas une décision commune et j’aurais tout fait pour pas être… . ». Mais j’ai soudain cliqué que c’était un étranger après tout… enfin… j’avais beau avoir lu tout ce qui était écrit sur lui dans les magazines à potins… Il ne me connaissais pas et il en avait avait probablement rien à faire. J’ai eu un petit sourire et j’ai à peine repris mon souffle avant de poursuivre en petite tornade. « Je dois sans doute un peu vous ennuyer. C’est comme tata quand elle part sur sa fille. Est-ce qu’elle vous l’a fait? Elle est partie avec ça quand j’ai présenté les parents de Cadell et même moi quand elle part sur le sujet je décroche parfois.».

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MessageSujet: Re: Shut my eyes to the song that plays. Beatrix Lun 16 Fév - 20:06

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« Elle a été très agréable avec moi. C'est une femme tout bonnement époustouflante ! »

Autant j'avais entendu des tonnes sur la fille de Mrs Lloyd, mais je n'étais pas au courant qu'elle avait une jeune nièce dans les environs. Je souris en repensant à cet entretien, à cette figure emblématique qu'est devenue la vieille femme et je sais que même si je parviens à percer dans l'univers musical à grande échelle, jamais je ne serais aussi connu que la vieille femme quand il s'agit de Tenby. C'est une anecdote intéressante. Peut-être me reconvertirais-je dans le lancer de rumeurs une fois que je n'aurais plus la force de monter sur scène ou quand Parkinson m'empêchera de manipuler une guitare pour garder un minimum de notoriété. Cela dit, le moment n'est pas prêt d'arriver et ce n'est pas plus mal. Je profite de ma jeunesse, de mon habilité, de mon talent pour la musique et je fais de mon mieux pour me démarquer des autres. Efforts qui semblent fonctionner un minimum puisque nos fans ont dépassé la frontière anglaise comme le prouve l'engouement de Beatrix.

Quand je dis à la Galloise que je passerais au restaurant, sa réaction ne fait qu'étirer mon sourire sincère. Cette fille est tellement attachante que si je ne jouais pas ce soir, j'irai goûter la nourriture de son restaurant. Malheureusement, le timing risque d'être mauvais. Pour elle comme pour moi, car si je ne me remets pas bientôt à ma répétition, je ne serai pas prêt et ses clients à elle, risquent d'attendre longtemps leur service.
Evidemment qu'elle aime la nourriture italienne. Le comble pour un cuisiner serait de ne pas aimer ce qu'il prépare. Ca arrive probablement, mais d'après ses intonations, parfois, je peux remarquer qu'elle n'est pas étrangère à l'Italie, ce qu'elle confirme en m'informant que sa mère elle-même est italienne. Belle surprise ! Heureusement que mes parents sont médecins et non restaurateurs sinon je pèserai bien trop lourd pour ma taille. Je me contente de m'esclaffer à sa remarque. Comme moi je manque d'objectivité concernant les fans que je préfère, la jeune femme fait de même quand on parle de mets.

C'est avec des étoiles dans les yeux que Beatrix enchaîne sur l'absence de son mari. J'hoche la tête quand elle parle du fonctionnement de son couple. Si son couple est plus fort de la sorte, alors c'est tant mieux et je m'en réjouis pour eux deux. Je sais que je serais totalement incapable de vivre loin d'Harlow plus d'une semaine. J'ai besoin d'elle. C'est vital. C'est comme si elle était ma bouffée d'oxygène et que sans elle, je m'éteignais petit à petit. Une longue période sans Harlow, c'est inconcevable. Et pourtant, c'est de ma faute si notre couple est bancal depuis quelques temps. Pourquoi a-t-il fallu que j'embrasse cette autre fille ? Pourquoi a-t-il fallu que pendant un court laps de temps, j'oublie ma promise. Je m'en veux encore et toujours et même si ma petite amie m'a pardonné, je ne me le suis pas encore pardonné à moi-même.
Je gratifie Beatrix d'un sourire compatissant et d'une voix douce, je reprends.
« Si ces décisions renforcent votre couple alors j'en suis ravi ! C'est à cela qu'on voit un couple qui peu durer sur le long terme d'ailleurs. »

A ces mots, je réalise à quel point c'est vrai et à quel point mon obsession pour ma petite-amie n'est pas forcément une bonne chose. J'en suis devenu dépendant sans vraiment m'en rendre compte et je sais que ce n'est pas une preuve de force. C'est même tout le contraire. A la moindre contrariété, à la moindre absence, on se fragilise petit à petit. Et c'est terrifiant.
« Et oui, je me souviens bien de la fille de sa tante ! Comment oublier ! Mais non, ne t'en fais pas, tu ne me déranges pas. C'est juste que je vais devoir retourner répéter si je veux être prêt pour ce soir. »

Je marque une courte pause, essayant de masquer ma nervosité quant au concert imminent. La scène m'a à la fois vraiment manqué, mais le fait de ne pas jouer devant mon public habituel est quelque peu déstabilisant. J'essaye d'en faire fi et de reprendre sur une note un peu plus positive.
« Tu sais quoi ? Mardi soir, je n'ai rien de prévu ! Je passerai à la Terezza Della Madre, avec Harlow probablement, la bassiste du groupe et tu pourras volontiers te joindre à nous et nous poser toutes les questions que tu veux sur le groupe. Et même si ce n'est pas pour parler de musique, ça me ferait plaisir de te revoir. Ca te branche ? »


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MessageSujet: Re: Shut my eyes to the song that plays. Beatrix Jeu 26 Fév - 5:00

« Si ces décisions renforcent votre couple alors j'en suis ravi ! C'est à cela qu'on voit un couple qui peut durer sur le long terme d'ailleurs. » me dit-il. Je ne pus m’empêcher de sourire. Voir un couple qui pourrait durer sur le long terme. En un certain sens, c’était ce que nous étions mon mari et moi. Un long terme sur le court terme. Au rythme où ça allait être capable d’être possible. Nous avions toujours eu une belle relation, Cadell et moi. Je savais que ça faisait sans doute un peu cliché, mais moi, j’avais épousé mon meilleur ami. J’avais épousé le garçonnet de trois ans avec qui j’avais joué à la cachette pendant des heures et des heures. J’avais épousé le garçon de sept ans qui m’avait amené jusqu’en haut de la colline en vélo – celui qui n’avait pas les petites roues. J’avais épousé l’adolescent un peu maladroit qui trouvait toujours le moyen de me faire sourire. J’avais épousé le jeune homme qui était assez fou pour comprendre que j’avais peur malgré la force tranquille et inébranlable que je semblais être constamment à l’école, à l’hôpital. Et je me demandais constamment ce que je représentais pour lui. Aimer, c’était donner. Mais j’avais souvent l’impression que j’avais reçu plus de mon mari que ce que je lui avais donné. Je lui avais fait peur souvent dans notre drôle de vie de couple. Il devait à plus d’une reprise avoir eu franchement la frousse de se réveiller dans un lit vide. En échange, je crois que je lui avais donné des beaux moments. Une mosaïque de sourires. Une pluie de rêve aux couleurs d’étoiles filantes. Et on avait décidé de vivre nos vies. Il me laissait faire ma liste… je le laissais risquer sa vie pour le bon plaisir de ses parents. Un petit sourire et je dis « C’est pas vraiment pour renforcer. Je n’étais pas d’accord quand il s’est engagé. Je l’étais encore moins quand il a été déployé. Mais je préfère avoir confiance qu’il va me revenir… parce que l’on n’aura pas nécessairement assez de temps dans notre vie. » Le manque de temps. C’était ma plus grande peur. Trop souvent on manquait de temps. Encore plus quand on est moi. Demain était incertain. Hier était passé. Il me restait ce trop court et éphémère instant présent. C’était notre vie que j’avais dit. Mais c’était de la mienne dont il était question. Cadell se remarierait un jour. Il aurait des enfants. Sa vie continuerait par-dessus mon espérance de vie. C’était quand même difficile pour moi de me séparer de mon complément pendant un aussi long moment.

Je tissais à la place un univers de rencontres. Des gens nouveaux. Des sourires pour nous surprendre. Des éclats de rire pour nous émerveiller. Je parfumais ma vie aux couleurs du bonheur. J’en oubliais parfois mes responsabilités comme j’avais fait à cet instant. En rencontrant Nate Miles, j’avais complètement oublié le restaurant et voilà qu’il m’y ramenait très indirectement. « Et oui, je me souviens bien de la fille de ta tante ! Comment oublier ! Mais non, ne t'en fais pas, tu ne me déranges pas. C'est juste que j’aille devoir retourner répéter si je veux être prêt pour ce soir. ». Mes yeux s’arrondirent à une vitesse folle. Mon dieu! Tata fila loin! Très loin! Oups! J’avais juré à papa que je ne serais pas très lente. Et me voilà transformé en escargot. À moi-même je murmurais un petit juron avant de continuer à voix haute : « Du vin! » Ça pouvait pratiquement donné l’impression d’une alcoolique. Que la première phrase sensé à franchir mes lèvres après une telle phrase soit ces deux mots là. Mais j’eus une pensé très claire pour le restaurant. Pour la cuisine, pour les plats qui attendaient. Pour cette bouteille de vin qui nous manquait et dont nous avions indirectement besoin pour être capable de fonctionner et que je savais que le patron avait parce qu’il avait le même fournisseur grossiste que nous – quoiqu’il avait certains cépages dont ma mère et moi ne trouvions grand avantage culinaire. Des vins certes de piètre qualité pour cuisiner et nous avions certains vins qu’il trouvait horrible. Je rougis jusqu’à la pointe des oreilles. Boire n’était pas dans mes habitudes. J’aimais trop me sentir en plein contrôle de mes facultés. Avec un petit sourire, je rajoutais en vitesse brisant le silence : « Ma mère n’en a pas assez commandé et d’habitude je réussis à m’arranger avec le patron… c’était pour ça que je venais ici. Il va falloir que je file moi aussi. ».

Je n’ai à peine le temps de me remettre de ce semblant de surdose émotionnelle qu’il reprend de plus belle en m’étourdissant toute entière. « Tu sais quoi ? Mardi soir, je n'ai rien de prévu ! Je passerai à la Terezza Della Madre, avec Harlow probablement, la bassiste du groupe et tu pourras volontiers te joindre à nous et nous poser toutes les questions que tu veux sur le groupe. Et même si ce n'est pas pour parler de musique, ça me ferait plaisir de te revoir. Ça te branche ? » Si ça me branchait. J’étais certaine que des tas des gens sur les sites de fan seraient mort de jalousie d’avoir une telle chance.« Pour de vrai de vrai? » demandais-je avec des étoiles dans les yeux. Sérieusement… je n’en demandais pas autant. Je ne savais même pas quoi répondre. Ma bouche s’entrouvrit un peu plus et je le fixais en clignant des yeux. Merde! C’était tout un cadeau ça. Je ne m’y attendais pas du toute. Je soufflais lentement et ramassant ce qu’il me restait de cerveau – les trois ou quatre grains de QI qui n’avaient pas fondu comme neige au soleil, je cherchais quelque chose de bien à dire. « Je! Oui! Je serais monstrueusement ravie de vous servir tous les deux et de pouvoir échanger avec vous. Je peux même m’arranger sans doute avec mes sous-chefs pour laisser la cuisine pendant quelques minutes. Mais je vais devoir y aller… mais passez quand vous voulez! Je suis là pratiquement tout le temps. » rigolais-je nerveusement en remontant mon sac sur mes épaules. C’était un euphémisme de dire que j’étais pratiquement tout le temps là. Je ne comptais ouvertement pas mes heures. En période de santé, je travaillais facilement cinquante heures par semaine. Et même quand je ne travaillais pas, on me trouvait parfois à passer m’asseoir sur une des fauteuils du bar avec un petit sourire pour regarder les nouveaux. Après une petite poignée de main surexcitée, je me remis en recherche du propriétaire du five arches tavern sans oublier les bons souvenirs que je venais d’avoir.

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« I can't keep quiet »
But no one knows me. No one ever will if I don’t say something, if I just lie still. Would I be that monster, scare them all away if I let them hear what I have to say. A one woman riot... I can’t keep quiet for anyone... anymore© .bizzle
       


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Shut my eyes to the song that plays. Beatrix

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