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Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller
TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : stephanie sigman
TES CRÉDITS : penny (avat + gif)
RAGOTS PARTAGÉS : 5208
POINTS : 3218
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014

ÂGE DU PERSONNAGE : 28 yo (26.09.89)
CÔTÉ COEUR : casada con caleb
PROFESSION : narcotraficante
REPUTATION : la cualquiera mexicana



Wearing the inside out
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MessageSujet: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Lun 17 Nov - 21:09

I won't suffer, be broken, get tired, or wasted
Surrender to nothing, or give up what I
Started and stopped it, from end to beginning

Je relis les messages envoyés au jeune homme la veille et la colère monte. Pourquoi ai-je lancé cette bombe ? Pourquoi ai-je ressenti ce besoin incontrolable de chercher le garçon alors qu'il n'a rien fait ? Rien fait ? Si. Il me vole Mathys petit à petit. Il me le vole alors que j'ai terriblement besoin de lui. Il me le vole alors que je n'ai jamais ressenti autant la nécessité d'une présence comme celle qui ne me quitte plus depuis des semaines déjà. Depuis que j'ai appris que j'avais cette chose dans l'abdomen. Et voilà que c'est encore pire maintenant que je suis parvenue à expulser cet organisme non voulu de mon être.
Couchée sur mon lit, j'entends une frappe à la porte. C'est lui. C'est forcément lui. Je n'attends personne d'autre. Je me lève, me traîne hors de la chambre et parviens jusqu'aux quelques marches desquelles j'étais à deux doigts de m'écrouler quelques jours plus tôt. Je déglutis et je comprends que cette rencontre est plus qu'une mauvaise idée. Je descends les quelques marches et mon regard s'attarde sur le canapé ensanglanté qu'on essaye de camoufler tant bien que mal avec quelques coussins. Voilà la première chose qu'il faudra que je rachète une fois un peu d'argent en poche. Oui, cette entrevue est vraiment une mauvaise idée. Pourquoi ramener ce mec dans cet endroit ? Cet appartement dans lequel j'ai fait preuve d'une faiblesse à couper le souffle. J'ai honte.

J'ai honte, mais c'est trop tard pour faire machine arrière. Le médecin m'ayant ordonné de rester au calme et de ne pas faire trop d'efforts au risque de provoquer de nouveaux saignements, pire une nouvelle hémorragie. Cet appartement est donc le seul endroit dans lequel je peux recevoir Iwan.
Plus j'avance vers la porte d'entrée et plus je sens la colère me monter à la tête. J'ai l'impression d'être autant en colère contre moi-même que contre ce type. Chose assez dérangeante d'ailleurs. Après une grande inspiration, j'ouvre la porte en grand et finalement la colère que j'avais contre moi est aussitôt dirigée entièrement contre ce mec si bien que je dois me mordre l'intérieur de la joue pour ne pas faire un geste violent. Me conduire en adulte. Oui, c'est ce qu'il m'a dit et même si je n'ai pas envie de l'admettre, il a peut-être raison sur ce point. Je ferais mieux de me conduire en adulte même si tout ce que j'ai envie c'est de lui planter El Matador dans le coeur pour qu'il ait une idée de mes sentiments actuels. Me conduire en adulte. Comme si ça allait résoudre nos problèmes. Lui comme moi veut Mathys et la présence de l'autre est devenue insupportable.
« Entre. » lâche-je, froidement.
Je referme la porte derrière lui et je sais d'instinct que cet entretien va mal se terminer. Comment pourrais-je être aimable avec ce type qui me prend le seul dont j'ai besoin plus que jamais en ce moment. Comme s'il était capable de comprendre ça. Comme si Mathys était capable de comprendre ça ! Impensable. Pour cela, il faudrait déjà que je sois au clair moi-même avec mon esprit.
J'ai peut-être invité le garçon, mais ce n'est pas pour autant que je compte être une bonne hôtesse - c'est même tout le contraire. Je le foudroie du regard avant de m'avancer vers lui et de reprendre avec véhémence.
« Tss t'étais obligé de lui en parler ?! À Mathys ? T'aurais pas pu garder notre discussion pour toi ? Pitoyable ! »

_________________

Varium et mutabile semper femina

There are worse things I could do, than go with a boy or two. Even though the neighborhood thinks I'm trashy, and no good, I suppose it could be true, but there are worse things I could do. I could flirt with all the guys, smile at them and bat my eyes. Press against them when we dance, make them think they stand a chance, then refuse to see it through, that's a thing I'd never do. But to cry in front of you, that's the worst thing I could do.
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Sam 6 Déc - 18:35



 Jealousy, yes, jealousy will drive you mad.
Iwan & Ana-Sofia & Mathys.

 



C'était le coeur un peu moins lourd que la veille qu'Iwan s'était mit en route pour chez Ana.
Voir Mathys ça l'avait rassuré sur la situation. Il n'allait pas le perde à cause d'elle et ça c'était la seule chose vraiment importante. Après il y'avait bien sûr le fait qu'elle soit en possession d'informations compromettantes sur lui qui le stressait toujours... Ça donnait un réel pouvoir a la latino et Iwan ne pouvait malheureusement pas prétendre l'égaler. Il ne savait rien sur elle... Sauf que c'était une garce et il se demandait d'ailleurs bien ce que Mathys pouvait trouver en elle.
Si elle voulait lui faire du chantage il se trouverait démuni et c'était vraiment agaçant de n'avoir rien pour contre attaquer.
Dans une démarche provocatrice il était sorti en portant l'écharpe que Mathys avait sur lui la veille. Imprégnée de son odeur, ça lui donnait un peu de courage.
Il se sentait fort en la portant comme un trophée. Protégé par l'étoffe de son amant.
C'était la première fois qu'il se rendait chez Mathys et il aurait largement préféré découvrir les lieux avec le garçon. Mais les choses en avaient été décidées autrement. Ce serait par le biais de la garce qu'il découvrirait l'univers de son amant... Il n'aurait vraiment pas pu refuser cette invitation de toute façon. Les choses devaient être réglées mais surtout il ne voulait pas passer pour un lâche. Il avait été lâche toute sa vie mais à présent Mathys lui donnait envie de devenir courageux.
Ce garçon lui faisait du bien, le rendait meilleur. Il devait tout faire pour protéger leur relation.

Cigarette au bec il se rendit devant leur porte, une maison des beaux quartiers qui fit un peu rougir le libraire. Lui qui accueillait toujours Mathys dans son petit appartement a proximité de la nationale se sentait soudain bien honteux de son domicile.
Lorsque la porte s'ouvrit il jeta son mégot, crachant sa dernière bouffée alors qu'il entrait dans la maison.
C'était la première fois qu'il se retrouvait réellement face à elle. La seule autre fois où ils avaient eu l'occasion de se voir c'était au défilé et il se souvenait encore de ses regards noirs. Cette fille était vraiment effrayante avec ses airs meurtriers.  "Je suppose que tu vas pas me proposer a boire ?" Lança-t-il un peu ironique tout balayant la pièce des yeux. Il essayait de ne pas laisser paraître son intimidation. Après tout ce n'était pas une visite de courtoisie.
Ana s'approcha, clairement remplie de colère et Iwan du porter une main à sa poitrine pour la garder a distance. Très franchement il avait un peu peur qu'elle se mette a lui taper dessus... Elle semblait capable de tout. "Moi je suis pitoyable ?" Il ricana en la regardant de bas en haut. "Aux dernières nouvelles c'est pas moi vais lire les messages de Mathys en douce... Et figures toi que je lui dis tout."
Ce qui n'était que récemment vrai. Il ne lui avait pas dit qu'il avait continué à coucher avec d'autres personnes jusque là... Mais depuis hier ces notions avait changé. Il se lançait le défi de devenir monogame et d'essayer d'entretenir une relation de couple avec lui.
L'avantage de la bombe lancée par Ana avait été de les renforcer. Probablement l'effet inverse que celui qu'elle avait du espérer. Mais la peur de le perdre avait fait réaliser à Iwan à quel point il tenait à lui. Dommage pour elle. "Tu sais, en fait je crois que tu nous a permis de nous rapprocher un peu plus." Lui dit-il avec un grand sourire aux lèvres, les yeux brillant de mépris pour elle. Il se battait avec les armes qu'il avait. Elle avait sa réputation, il avait Mathys.  "Je suppose que je devrais te remercier." Il ajouta encore un peu plus provocateur avant d'entrer dans le salon de son plein gré.
Rester cool c'était la clé.
Ses yeux balayèrent la salle et s'arrêtèrent sur la canapé vers lequel il se dirigea pour s'asseoir. Parce qu'il n'allait certainement pas attendre qu'elle l'y invite... Sinon il était bon pour rester debout durant tout leur entretient.
Et puis s'asseoir ça permettait d'éviter d'avoir les jambes tremblantes par le stress, ça permettait de mieux dissimuler les signaux du corps concernant l'état psychique. Un soutient non négligeable quand on cherche a paraître fort et sûr de soi...
Alors qu'il allait s'asseoir ses yeux s'arrêtèrent sur une tâche rosée mal dissimulée par les coussins. Surement une tâche de vin... Même si ça lui faisait penser a autre chose Il se tourna vers Ana, montrant la tâche du doigt. Il leva un sourcil et tenta d'employer un ton cynique malgré son coeur qui battait la chamade sous la pression. "L'ex petit ami de Mathys ?" Plaisanta-il en référence à l'attitude sanguine de la jeune femme. Il força un petit rire. Mais intérieurement il n'était pas rassuré. Il s'assit d'un air dégagé à l'autre bout du sofa, croisa les jambes pour les caler et fixa son hôte, méfiant. Une petite voix paranoïaque en lui priait pour que cette tâche ne soit sincèrement pas lié à un éventuel ex assassiné sur ce canapé et pour qu'il ne soit pas le prochain...



Dernière édition par Iwan Cadwell le Jeu 11 Juin - 15:47, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Ven 12 Déc - 21:22

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Je lève les yeux en l'air en entendant la voix nasillarde d'Iwan. Je lui ferais bouffer son ironie si cela était possible. Malheureusement, je me contente de rester stoïque et de me conduire comme la grande fille civilisée que je suis. Civilisée ? Qui a dit ça ? Pourtant, j'arrive à garder un self-control admirable qui ferait pâlir la première furie mexicaine de ma connaissance. Il tente de me tenir à distance en osant poser la main sur moi. Je me dégage violemment et me recul aussitôt. Comment peut-il se permettre ce genre de geste ? Je fulmine intérieurement quand il sous entend que la personne pitoyable dans la pièce, c'est moi. J'évite de regarder le garçon pendant quelques secondes, me sentant totalement incapable de croiser son regard. Encore moins quand il soumet l'hypothèse que je les ai rapproché et qu'il devrait me remercier. Je sers les dents et je lui fais enfin face, restant toutefois à quelques bons mètres. Mieux vaut éviter la proximité si nous ne voulons pas à avoir à changer le parquet en plus du canapé. Mentalement, je l'insulte de tous les noms. C'est puérile, sans aucun doute, mais c'est plus fort que moi. Quand il se dirige vers le salon et plus particulièrement sur le canapé, je sens mon coeur louper un battement. Non. Tu n'as pas le droit de venir ici. Tu ne peux pas t'asseoir là où j'ai failli perdre la vie. Tu ne peux pas te permettre d'être là sans avoir conscience de ce qui a pu arriver. Je m'avance d'un pas lent vers Iwan, faisant comme si sa présence ici ne me posait aucun problème et alors que je m'apprête à le virer avec véhémence, il se met à plaisanter. Je souris narquoisement devant la naïveté du garçon, préférant finalement me servir de cet accident pour faire peur au garçon plutôt que de lui avouer la vérité. Je me mords la lèvre et hausse les épaules, faussement fière.
« Disons simplement que c'était quelqu'un d'indésirable dont j'ai dû me débarrasser. »
Je fais craquer ma nuque et j'avance vers la table basse en face du canapé. Finalement, j'opte pour dire la vérité au garçon en espérant lui faire peur. Peut-être que ce sera suffisant pour que le garçon s'efface de la vie de mon Gallois favoris. J'espère. En vain. Je m'assois en face d'Iwan, je le regarde et c'est la première fois que je m'attarde à le détailler. Finalement, je peux voir le charme que Mathys peut lui trouver. Dommage pour lui que ça ne soit qu'un pauvre junkie qui n'ose même pas assumer son homosexualité. Ce garçon ne peut réellement rien apporter de bon à mon colocataire que je chéris tant. C'est même tout le contraire. Il ne peut que lui apporter malheur, honte, ressentiment, mépris... J'ai en effet peut-être fait une erreur en me permettant d'entrer dans la sphère privée de Mathys, mais ce que les deux garçons ne peuvent pas comprendre, c'est que j'avais terriblement besoin du brun à mes côtés. La preuve en est que s'il n'avait pas été là, j'aurais probablement déjà trépassée dans un coin sombre. Pourquoi pas dans la cave du Three Mariners.
Mon regard se perd finalement sur l'écharpe du garçon. Ce n'est pas la sienne. Je fronce les sourcils avant de le fusiller du regard. Si ce n'est pas de la pure provocation, je ne sais pas ce que c'est. Ils sont donc proches au point de s'échanger leurs vêtements. C'est perturbant, désolant, irritant...
Je déglutis avec difficulté, ayant du mal à me contenir face à tous ces sentiments contradictoires qui m'envahissent. Me conduire en adulte ou faire comprendre au garçon qu'il dépasse les bordes. Je m'avance sans prévenir vers Iwan et je l'attrape par l'écharpe.
« Pendejo ! Si jamais tu fais tomber Mathys dans la dope, je t'assure que je fais de la pâté pour chien avec tes cojones. »

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Dernière édition par Ana-Sofia Reyes le Lun 12 Jan - 2:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Dim 11 Jan - 17:47



 Jealousy, yes, jealousy will drive you mad.
Iwan & Ana-Sofia & Mathys.

 



Iwan était étonné de trouver son adversaire bien silencieuse. Elle semblait clairement moins expressive sans le clavier de son portable.  Pourtant cette retenue ne la rendait pas moins effrayante parce qu'il pouvait le sentir bouillonner intérieurement. Il y'avait fort à parier que l'explosion risquerait de faire mal. Le calme avant la tempête probablement.
Peut-être aurait-il été intelligent de partir, de baisser la tête et de ne pas trop la chercher. Mais par soucis de fierté Iwan ne pouvait pas s'avouer vaincu, aussi il entra en feintant l'aisance dans le salon et prit place sur le canapé tâché, tenta inutilement de la provoquer un peu en lui laissant croire qu'il était à l'aise.
Tous les deux étaient puériles à se battre comme si Mathys n'était qu'un bout de viande et ce besoin idiot de défendre sa possession fit réaliser au libraire l'étendue de ses sentiments. Jamais il ne serait entré dans ce jeu là si il ne l'avait pas aimé ne serais-ce qu'un peu. Imaginer que cette latino puisse l'arracher de ses bras le rendait fou. Il en était dégouté de la regarder. Pourtant il aurait sincèrement voulu pouvoir  voir ce que son amant voyait en elle. Partager ses impressions.
Pour Iwan elle n'était que danger et rien d'autres. Il ne parvenait à déceler aucune autre facette d'elle. Rien qui puisse la rendre un minimum appréciable.
Elle semblait si dure et rêche... Difficile d'imaginer qu'on puisse vouloir partager la maison d'un être si dépourvu de douceur...
Dans le fond ça le menait à se poser des questions sur Mathys. Si il ne pouvait pas voir le rapport entre ces deux êtres, la raison la plus probable semblait être que certaines parts de la personnalité de son amant devaient encore lui être inconnues... Et que cela devait probablement être ces parts obscures qui parvenaient à s'associer à Ana. Une pensée qui n'avait rien de rassurant.  Si cette théorie venait à se confirmer, il n'était pas sûr de vouloir découvrir ces aspects de Mathys.

"Je suppose que c'est comme ça qu'on vous apprend à régler vos problèmes par chez vous..." Répondit-il effrontément, un peu méprisant.
S'enfonçant dans la désinvolture, Iwan se permit alors de sortir son paquet de cigarettes sans prendre la peine de demander l'autorisation de fumer.
Ana vint s'asseoir face à lui, le fixant avec son regard de vipère qui avait le don de mettre mal à l'aise. Le libraire ne savait pas trop si il devait le soutenir ou l'ignorer. Il craignait que son jeu ne s'écroule si elle parvenait à voir sa panique dans ses yeux. Aussi il prétexta d'être absorbé par l'allumage de sa cigarette pour se donner une raison de garder le regard baissé.
Mais une fois la première bouffée inhalé il ne put plus continuer à fuir cette confrontation. Il leva les yeux pour s'adresser à elle mais fut surprit en la voyant de jeter sur lui.
Il n'eut pas le temps de réagir que déjà elle tenait fermement l'écharpe qui ornait son cou, l'étranglant presque.
Sous la surprise Iwan lâcha sa cigarette qui tomba au sol.
En position dominante au dessus de lui, elle était plus effrayante que jamais et le gallois ne se sentait pas du tout en sécurité.
Sans compter que cette tâche continuait tout de même de perturber son esprit... pour ne pas aider.
Il posa sa main sur son poignet, tenta de la faire lâcher. "Lâche moi espèce de malade !" Il serra jusqu'à se libérer.
Aussitôt il se releva pour se remettre à la même hauteur qu'elle. Il s'emporta alors et la gifla. Un geste impulsif qu'il ne regretta qu'à moitié. "C'est ça que t'appel te comporter en adulte ? Et apprends à parler anglais un peu. Parce que moi aussi je peux le faire sinon, twp slebog et on ira pas bien loin si on part comme ça. "
Il reprit son souffle après avoir hurlé, fit quelques pas pour se remettre de cette émotion.
Par précaution il retira l'écharpe de son cou puis, apercevant alors la cigarette par terre, l'écrasa de son pied pour éviter qu'elle ne brûle le parquet. Cette fille était définitivement folle... Il posa sur elle des yeux outrés et effrayés. Montrant l'écharpe, visiblement source de son geste impulsif, il s'exclama. "Et je serais toi je prendrais garde à pas lui abîmer. Si tu veux pas aggraver ton cas" Il la posa sur la table. "Il l'a oublié chez moi hier, j'en ai profité pour lui rapporter espèce de débile." Il ajouta un peu puérile.

Il fit alors quelques pas en arrière pour s'éloigner d'elle. C'était décidé, jusqu'à la fin de cet entretient il ne la quitterait plus des yeux, mais aussi il gardait ses distances. "T'as vraiment rien compris hein ? Ou t'as juste aucune autre excuse pour justifier ta jalousie ?" Il eut un rictus nerveux. "J'arrête mes conneries pour lui. J'arrête parce que si il doit s'impliquer avec moi, je ne veux pas qu'il soit impliqué dans la dope en même temps. Je n'ai justement aucune intention de l'influencer sur ce chemin. Tu peux peut-être changer de disque maintenant ?"
Il prit une nouvelle cigarette. Cette fois il avait bien l'intention de pouvoir la fumer, ses nerfs en avaient besoin. "Je ne fais pas de mal aux gens auxquels je tiens. Moi." Il rajouta sournoisement, insinuant sans s'en cacher qu'elle lui en faisait. Parce qu'en cherchant à les séparer, elle ne pouvait penser qu'à elle même et son propre bonheur. Elle faisait preuve d'un égoïsme animé par une jalousie pure et dur. Elle semblait le vouloir quitte à le blesser. Une mentalité que le gallois ne pouvait pas partager.



Dernière édition par Iwan Cadwell le Jeu 11 Juin - 15:50, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Ven 16 Jan - 2:17

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Je l'écoute, tentant de mon mieux de rester calme alors que sa remarque est à la limite du racisme. Certes, je m'amuse à lui faire croire que j'ai l'habitude d'utiliser la manière forte, mais il tombe un peu trop facilement dans le piège. Ces gens qui utilisent un ton dédaigneux en parlant de mon pays, mon beau pays que j'aime tant, n'imaginent même pas, ne serait-ce qu'une seconde à quel point ils représentent des êtres aussi insignifiants qu'un cafard. Iwan en fait bien évidemment partie. Quoi que… Sa relation avec Mathys m'oblige à m'intéresser au garçon. J'aurais préféré tracer mon chemin et ne jamais rencontrer cet homme aussi méprisable et arrogant. Non. Ce garçon n'a rien de bien en lui. Son aura est mauvaise tout comme sa répartie. Je soupire et je lève les yeux au ciel, espérant que tous les mexicains au ciel soient là pour l'accueillir comme il se doit lorsque son heure viendra.
Se conduire comme une adulte, se conduire comme une adulte, se conduire comme une adulte. Je me répète ces mots dans ma tête pour ne pas réagir de façon trop excessive, pour ne pas m'enflammer alors que mon corps tout entier, n'a qu'une envie : le jeter par la fenêtre. Le garçon venait de mettre un pied dans l'appartement que j'avais déjà envie de l'en virer. Pourquoi avoir organisé ce rendez-vous ? Pourquoi ? Pour Mathys… Oui, je dois constamment me souvenir pour qui je fais ce que je fais et pourquoi il faut que je me comporte d'une façon politiquement correcte avec le jeune homme.
Malheureusement, j'oublie ma promesse de bonne conduite du moment que je vois l'écharpe de Mathys au cou d'Iwan. Cette insolence sans nom ne peut pas être ignorer. Cet affront, bien trop grand, ne peut pas rester sans conséquences. Non, je me dois de réagir et de lui faire comprendre qu'il ne peut pas se pavaner sous mon toit de la sorte. Je vais le lui faire regretter. Voilà les mots qui s'obstinent dans ma tête : Je vais le lui faire regretter. Je me jette sur le garçon, faisant fi de tous les codes de politesse et de respect pouvant bien exister dans ce pays évolué.
Et punaise, il va arrêter d'essayer de m'empoisonner avec sa fumée de cigarette ?
Non, c'est sans raisons apparentes que je me lance sur le libraire à la façon des plus grands prédateurs et que je ne le lâche quand que quand il parvient à se libérer. Ses insultes ne me touchent pas. Il pourrait bien dire tout ce qu'il veut, la seule chose que je veux, c'est lui faire comprendre sa lourde erreur. On ne joue pas avec moi. Pas comme ça. Il se relève et sa gifle me fait l'effet d'une bombe. La puissance dans sa claque est telle que je sens que l'empreinte de sa paume risque de se manifester sur ma joue d'ici quelques minutes. Aussitôt, je me masse la joue alors que le garçon s'éloigne de quelques pas. Sage décision. Probablement la meilleure, même. Il repose l'écharpe qui s'apparente à l'objet du crime et m'insulte un peu plus. Je lève les yeux au ciel une nouvelle fois. Je ne pensais pas pouvoir être aussi agacée pour un gamin. Jusque là, jamais personne n'avait pu me contrarier à un tel point, Alejandro passait son temps à s'en assurer. Mais aujourd'hui, j'étais seule, dans un autre pays et je devais y faire face. Je me remets du choc de la claque petit à petit et je laisse le garçon s'éloigner sans m'en approcher à nouveau sinon les choses pourraient rapidement tourner à la catastrophe, je le sens au fond de mes tripes. Ce garçon me ferait faire des choses insensées.

Et alors, Iwan continue à déblatérer un ensemble de conneries plus grosses les unes que les autres. Je l'écoute et je reste à distance convenable. Je ne peux m'empêcher de m'esclaffer devant de telles déclarations. J'évolue dans la pièce, allant me chercher un verre d'eau pour me remettre de mes émotions. Evidemment, je n'en propose pas à mon invité. Une fois qu'il termine, je pousse un soupire qui se veut long. Un peu trop long, même, mais c'est volontaire. Qu'il est naïf ce petit.
« Tsss. Tu arrêtes tes conneries. Pour lui. Pour Mathys. »
Je répète les mots du gallois en y ajoutant une petite touche ironique. Il essaye tellement d'y croire à ses propres mots que ça en serait presque attendrissant. Ne sait-il pas la volonté que demande de tels arrêts ? Je n'ai jamais été accro à la drogue et pourtant, je m'y connais malheureusement un peu trop bien dans ce sujet pour avoir côtoyé des addicts pendant trop de temps.
« Parce que tu crois que tu vas y arriver ? Sérieusement ? T'es flojo… Faible. Ouais, t'es trop faible. Réveille toi mon pauvre… »
Je voudrais m'avancer pour appuyer mes paroles avec des gestes, mais je me retiens de justesse. Non, il ne faut pas que j'approche cet individu. Moins j'en suis proche, mieux je me porte.
« Regarde-toi ! Même pas dix minutes que t'es là et je t'ai vu avec trois clopes. T'es qu'un addict et tu le seras toujours. Clopes, dope, c'est la même chose. T'en a besoin. T'es une cause perdue. »

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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Mer 28 Jan - 18:58



 Jealousy, yes, jealousy will drive you mad.
Iwan & Ana-Sofia.

 



La gifle avait résonné dans tout le salon, laissant une marque violacée sur la joue d'Ana. Iwan n'avait pas contrôlé sa force, c'était parti sous le coup de l'impulsion. Dernièrement il accumulait trop de pression et elle venait visiblement d'appuyer sur bouton de détonation. Il regrettait son geste, mais uniquement parce qu'il craignait les représailles. Mais étrangement la mexicaine semblait faire une effort pour se contrôler et contrairement à ce à quoi il s'attendait, elle ne chargea pas sur lui.
La conversation commençait désagréablement à lui rappeler celle qu'il avait eu avec Monroe une poignée de semaines plus tôt. Là aussi il avait du répondre de ses choix de vie, se défendre de son addiction. Mais cette fois la situation était différente, parce qu'à présent il avait fait le choix d'arrêter. Il avait les yeux clairement ouvert sur sa situation maintenant, il ne mentait plus.  
Nerveusement et las d'avoir à subir ce débat il s'alluma une nouvelle cigarette tout en crachant sa défense. Il faisait les cents pas dans le salon, à distance raisonnable, la main tremblante. Etait-ce le choc du coup, l'angoisse ou le manque il n'en savait rien. En ce moment elle tremblait souvent de toute façon, mais cette fois il essaya de se persuader que c'était du à l'impacte. Ça le rassurait un peu d'avoir une raison non liée à son état., même si il devait se mentir pour ça.

Voir Ana rire de ses explications, se moquer ouvertement de lui, ça fit remonter une nouvelle violence en lui. Il avait sincèrement envie de la passer à tabac... Et ça l'effrayait de ressentir ça. Une telle haine, il avait peur d'en perdre le contrôle. Elle était si provocante et lui actuellement si faible. Sans ses doses il avait tendance à être instable et il avait plus de mal à se contenir.
L'ironie dans la voix de la mexicaine lui fit avoir un pas menaçant envers elle, mais il parvint à se limiter à une seul pas et à s'empêcher de lui sauter dessus.
A défaut de répliquer avec ses mains il se contenta de lui lancer un regard des plus noirs. Si il n'avait pas été sur le sol de Mathys il aurait probablement craché.
Son corps se mit alors à trembler nerveusement, de rage contenue lorsqu'elle le traita de faible. Faible, le mot qui le blessait le plus. Ce mot avait un impact démesuré sur lui. Il tira une longue et sèche bouffée sur sa cigarette. Il ne pouvait plus décrocher ses yeux d'elle. Un regard horrifié qui reflétait toute sa haine. Son visage crispé en une grimace d'outrage.
Il ne supportait pas que cette femme le remette en question. N'importe qui l'aurait irrité, mais elle, c'était bien plus fort que ça.  Elle, ça lui donnait des envies meurtrières.
Arrêter était l'une des choses les plus durs qu'il avait entreprit. D'ailleurs il ne pouvait pas encore se vanter d'avoir réussit, seulement d'avoir réduit. Il avait besoin qu'on l'encourage, pas qu'on le détruise.
Il voulait lui répondre, l'insulter, lui dire qu'elle ne savait pas de quoi elle parlait, mais sa mâchoire était trop crispée. Slebog, Slebog, Slebog, Slebog... Connasse.Le mot tournait en boucle dans sa tête comme un parasite.

Iwan essayait de se contrôler tant bien que mal. Il serra sa cigarette si fort entre ses doigts que le filtre se rompit et la cigarette se brisa. Encore une clope bonne pour la poubelle. La couche que remit Ana fut celle de trop.  Le jugement qui le fit craquer. Son regard n'était plus noir mais en feu, et sa mâchoire si crispée faisait ressortir les veines de son cou.
Se fut à son tour de se ruer sur l'adversaire.  Ne se reconnaissant pas dans tant de violence, il saisit avec force le cou de la jeune fille, la faisant lâcher son verre d'eau qui vint s'écraser au sol en un millier de morceaux tranchants.
Elle l'avait repoussé au delà de ses limites, dans une zone que même Monroe et ses attaques n'étaient pas parvenus à atteindre. Cette face de lui il ne la connaissait même pas.  Tenir ainsi une femme par la nuque, il ne s'en serait jamais cru capable... Il s'effrayait lui même pourtant il était incapable de lâcher.
"Ta gueule pauvre conne. Tu ne sais même pas de quoi tu parles." Susurra-t-il d'un ton menaçant entre ses dents, la plaquant au mur. "Tu veux que je te dise un truc ? Mathys je l'aime." C'était la première fois qu'il l'avouait à haute voix et on pouvait percevoir le noeud dans sa gorge alors qu'il prononçait les mots. Il aurait pensé que son amant serait le premier à l'entendre, mais les mots avaient été plus vites que sa pensée et il avait gâché cet aveu sur la latine. "Il me donne envie de vivre, de changer. Il me rend meilleur. Tu crois que j'ai pas conscience de la difficulté ? Mais avec lui je me sens capable de tout. J'étais faible avant, oui, mais il me rend fort. Et pétasse de toute façon tu n'as aucun droit de me juger, tu ne me connais même pas. Alors fermes ta gueule."
La main serrant toujours son cou, il la fixait, ses yeux plantés dans les siens, le regard fou.


Dernière édition par Iwan Cadwell le Jeu 11 Juin - 15:51, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Sam 31 Jan - 23:12

ana ∞ iwan ∞ mathys
Mathys avait tendance à trouver son boulot chiant et répétitif, ces derniers temps. En effet… ranger des vêtements à longueur de journée, ça n’avait rien de bien palpitant. Lui qui avait enfin pris son envol aspirait à quelque chose de plus grand, qui lui donnerait davantage d’estime et qui le ferait s’épanouir pleinement. Le dessin par exemple aurait été une bonne idée, pour changer de voie… il était cependant bien trop trouillard pour ça. Et n’avait par ailleurs pas confiance en son talent, bien que sa mère n’ait eu de cesse durant quelques années de lui répéter qu’il était doué. Sa carrière prenait cependant un autre tournant aujourd’hui. Effectivement, sa patronne avait désiré lui confier la boutique. A lui. Lui et pas un autre. Les raisons qui la poussaient à s’absenter n’étaient pas géniales, bien entendu, Sameen ne passait pas des moments très agréables ces derniers temps, à ce qu’il avait compris. Mais cela voulait dire qu’elle lui faisait suffisamment confiance pour lui confier sa boutique. Et ça, ça le rendait heureux. Tout simplement. Certes il obtenait ainsi davantage de responsabilités, et accumulerait sans doute un peu plus de fatigue au fil des jours si Sameen ne revenait pas rapidement, mais il voulait tenter le coup. A force de penser aux autres, ou tout du moins à Ana et Iwan exclusivement, il s’oubliait un peu. Mathys n’avait jamais été très ambitieux… pourquoi ne pas faire quelques efforts parfois ?

Il avait hâte de rentrer pour l’annoncer à Ana. Elle serait fière de lui. Il avait aussi hâte de le dire à sa mère, à Iwan, hâte qu’on voit qu’il avait enfin quelques projets. Certes, ça lui était tombé dessus comme ça… mais ça n’en était pas moins une grande opportunité. S’il s’occupait bien de la boutique, peut-être que Sameen le monterait en grade… ou lui laisserait la direction d’autres fois dans l’avenir. C’était rare qu’il rentre avec le sourire aux lèvres car il était habituellement crevé, d’ailleurs, il passait une bonne partie de son temps à dormir lorsqu’il ne travaillait pas. Si sa relation avec Iwan se portait plutôt bien – quoiqu’il s’usait peu à peu de devoir se cacher – et si Ana allait mieux, il restait cette animosité entre les deux qui l’empêchait d’être totalement apaisé. Son couple était fragile – si c’en était un – et de l’autre côté, c’était Ana qui l’était. Elle avait beau paraître forte, indépendante, la jeune femme semblait bien plus friable qu’elle ne le laissait paraître. Il se trompait peut-être… mais c’était son ressenti. Alors dès qu’il avait l’occasion de la rassurer il le faisait. En la rejoignant dans son lit la nuit parfois. En lui disant des mots gentils. Est-ce qu’au moins ça suffisait ? Non. Et elle l’avait bien prouvé en se dégotant le numéro d’Iwan. La joute par texto avait commencé… et ce fut assez éprouvant. Il avait failli perdre le libraire. Selon lui cependant, tout s’était arrangé. C’était pour cette raison qu’il avait pu retrouver le sourire et se vider la tête pour profiter de cette mini-promotion.

C’était donc dans un état d’esprit totalement serein qu’il pénétra dans l’appartement. « Hey, j’ai une bonne nouvelle ! » Ana était déjà là puisque la porte était ouverte et il ne tarda pas à la retrouver en compagnie de… d’Iwan ? Iwan, chez lui ? Ses yeux devinrent ronds comme des billes. Il aurait bien admiré la beauté de son compagnon voyez-vous, mais la situation semblait… urgente. Voire dramatique. Le pire de ce qui pouvait arriver ! Les deux rivaux en venaient aux mains et c’était visiblement le libraire qui menait pour le moment la danse. Mathys ne l’en aurait pas cru capable, mais il n’avait pas le temps d’y songer : il se précipita pour séparer deux personnes très importantes à sa survie. Dans ses yeux on pouvait voir une colère à laquelle très peu de gens avaient eu droit. Bien sûr qu’il en voulait à Iwan. Mais pas que. Il savait maintenant qu’Ana était prête à beaucoup de choses pour les séparer et probablement que les doigts de son amant ne s’étaient pas retrouvés sous sa gorge pour rien. Ils étaient clairement tous deux à blâmer… par qui commencer ?

« Vous êtes tarés ou quoi ?! On peut pas vous laisser seuls deux secondes ! » Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’il faisait là ?! Personne ne l’avait prévenu… Il poussa Iwan loin d’Ana et les regarda tour à tour. « Sérieusement, vous avez quel âge pour vous battre comme des gosses ? Iwan, je te jure que si je te revois faire ça, tu vas passer un sale quart d’heure. Quant à toi Ana, ne fais pas l’innocente je sais que tu n’y es pas pour rien. ALORS tout le monde va se calmer et on va parler tous les trois bordel ! » Il aurait pu virer Iwan mais il fallait réellement qu’ils aient une discussion. Bien sûr, s’ils voulaient se sauter dessus une nouvelle fois, Mathys n’aurait pas franchement le choix. « Tous les deux sur le canapé et sans discuter. » Il se voulait autoritaire et malgré son petit gabarit, il semblait plutôt crédible. Leurs querelles de gamin l’énervaient tellement… Il ne pouvait pas laisser passer ça. Pire ; ça le déchirait au fond. Il avait la sensation qu’un jour ou l’autre il lui faudrait faire un choix… et ça, c’était tout bonnement impossible.
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Lun 2 Fév - 22:26

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Je le cherche. Je le cherche comme jamais je n'ai cherché quelqu'un par le passé. Je le cherche et il me trouve à mi-chemin. J'ai rarement vu autant de haine dans le regard de quelqu'un. Il me déteste à un point si élevé que je ne sais même pas si je peux le dépasser. Il m'horripile. Le moindre mot qui sort de sa voix nasillarde m'hérisse les poils, mais réussir à le mettre dans cet état de fureur aussi intense me fait esquisser un sourire en coin, très satisfait. Je pourrais essayer de le réprimer, de le masquer, mais je n'en ai aucune envie. Je veux savourer ma petite victoire sur cet ersatz. Il est si enragé qu'il détruit sa cigarette. Encore une. S'il les use toutes à cette vitesse, le garçon doit payer une fortune pour assouvir son addiction. Non, vraiment… Plus les minutes défilent et plus je vois la facette d'un homme détestable. Quoi que… Homme est un bien grand mot. Un garçon peut-être. Rien de plus.
Si Iwan pouvait me tuer d'un regard, je serais morte une bonne centaine de fois dans les dix dernières secondes, mais qu'il soit rassuré, le sentiment est tout à fait partagé.
Je bois une nouvelle gorgée, suivant les conseils du médecin donné quelques jours plus tôt. Tu as perdu beaucoup de sang, énormément même, alors il faut que tu restes constamment hydratée. Tu m'entends Ana ? Bois beaucoup d'eau. Et si c'est le seul moyen que j'ai pour célébrer le fait que je sois encore en vie sans pour autant avoir de bébé qui me pousse dans le ventre, alors je m'exécute.
Ainsi, il suffit d'une seconde d'inattention pour que je me fasse jeter en arrière et qu'Iwan prenne le dessus. Sous le choc, je ne saisis pas de tout suite ce qu'il m'arrive. Le verre tombe par terre, s'éclatant en mille morceaux. Je sens une pression autour de mon cou, une pression qui m'empêche de reprendre mon souffle et je comprends ce qu'il se produit. Plaquée contre le mur par cette énergumène, je perds tous mes moyens et je n'arrive pas à réagir. C'est violent, c'est inattendu, c'est désastreux, mais je n'arrive rien à faire. J'entends le garçon me parler, mais je n'écoute pas. Je ne peux pas écouter. Je ne peux pas me concentrer sur ses mots, sur son accent gallois alors que j'essaye de me débattre en retirant ses mains de ma gorge. J'essaye de parler, de lui dire de me lâcher, mais il n'y a qu'un étranglement qui parvient à faire son chemin jusqu'à mes lèvres. Je suis sur le point d'attraper une bouteille pour la lui exploser sur le crâne et ainsi me libérer de son emprise, mais c'est à ce même moment que j'entends une voix familière dans l'appartement. Une voix que j'aime. Celle de Mathys.

Il ne tarde pas à s'interposer et de sa grande taille, parvient à nous séparer. Mathys éloigne Iwan et j'arrive enfin à reprendre ma respiration. Cette fois, c'est moi qui suis furieuse – à nouveau – et je ne sais pas ce à quoi je pourrais recourir pour ne plus jamais avoir affaire à cette vermine. Je respire, enfin et je lève les yeux vers Mathys qui nous dévisage un à un.
Se calmer… comme si c'était facile. Je sens mon corps entier se contracter tellement j'ai envie de sauter sur Iwan et de lui rendre la monnaie de sa pièce. En plus d'avoir la marque de sa main sur ma joue, je vais avoir l'empreinte de son emprise sur mon cou. Il a dépassé les bornes et de loin et si Mathys pense sincèrement que je vais m'assoir sans rien dire et rester dans la même pièce que cette raclure, il se met le doigt dans l'oeil jusqu'au coude.
Je reprends enfin mes esprits et je lance un regard noir à mon colocataire.
« QUÉ ? » Je le dévisage et je pointe du doigt son amant « ESTE PINCHE CABRON… »
Je me coupe, incapable de continuer car je n'arrive pas à parler anglais. Je le veux dehors. Si je le pouvais, je le ferais moi-même, mais je repense à ce que le médecin m'a dit. Aucun effort. Je ne veux pas causer de nouvelle hémorragie essentiellement parce que je ne veux pas donner à Iwan la satisfaction de me tuer.
« Fais le dégager ! AHORA ! »

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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Lun 2 Mar - 9:46



 Jealousy, yes, jealousy will drive you mad.
Iwan & Ana-Sofia & Mathys.

 



Se tenir dans la même pièce qu'Ana à écouter ses réprimandes hautaines avait de quoi mettre les nerfs d'Iwan à rude épreuve. Epreuve probablement ratée lorsqu'il céda à son impulsion en la plaquant au mur, la main autour de son cou comme pour métriser un chien enragé. Son corps tremblait sous l'envie assassine de saisir un des bouts de verres au sol pour lui planter dans la carotide. Provoqué, il avait endossé un costume de monstre et lui même n'aurait pas reconnu son reflet dans le miroir à cet instant.
A quelques centimètres du visage de la latine alors qu'il la menaçait entre ses dents, il n'entendit pas la porte d'entrée s'ouvrir ni les pas s'approcher du salon.
La voix de Mathys le prit alors par surprise et un frisson d'horreur vint parcourir son échine. Il se rendait bien compte de la situation dans laquelle son amant venait de le surprendre et elle était clairement en sa défaveur.
Il trouvait injuste que la provocatrice ai le beau rôle en cette posture alors qu'elle avait clairement tout fait pour mériter qu'il tienne son petit cou gracile aussi fermement dans sa poigne.
Il la lâcha immédiatement, saisit par sa propre attitude comme si l'arrivée de Mathys avait eu l'effet un seau d'eau glacé. Il réalisait ses envies de meurtres sincères et ça l'effrayait, il s'en voulait d'être rentré dans le jeu de la garce.
Comme si la lâcher n'avait pas été suffisant le nouvel arrivé poussa Iwan loin d'Ana et le libraire se retrouva avec une douleur à la poitrine face à ce geste. C'était probablement la première fois que le vendeur portait sur lui une main si froide. Il avait voulu la rattraper pour la serrer dans la sienne au moment où il l'avait sentie pousser sa poitrine mais son bras avait été trop lent et Mathys était déjà éloigné de lui. Un mélange de honte et de vexation habitait maintenant le gallois. Mortifié à l'idée que son amant ai pu voir son côté bestial et sa faible résistance à ses impulsion, blessé par ce geste qu'il interprétait comme un rejet. Il avait peur qu'elle 'n'ait finalement ce qu'elle veut, sans conter la satisfaction qu'elle aurait probablement de savoir qu'Iwan aurait bousiller seul cette relation. Probablement la pire défaite du tableau.

C'était probablement la sensation que doive ressentir les lapins qui, innocemment, entrent dans une cage pour y manger la carotte étrangement posée et se retrouvent coincés dans le piège. La sensation d'être coincé dans cette pièce sans possibilité de s'échapper. Entre une fille probablement issue des enfers et qui chauffait à blanc ses nerfs et le garçon qui adoucissait toujours ses troubles et qui comblait le froid de son lit. Bien sûr rien ne le retenait de partir, sauf bien sûr la sensation que ce geste lui ferait perdre Mathys.
Le libraire tenta un pas vers son amant. Un bras levé, engageant un mouvement pour le toucher. Mouvement qui échoua parce qu'il ne savait pas où poser sa main. Joue, épaule, bras.? Et parce qu'il craignait que Mathys n'ait à présent peur de son toucher. "Babe, laisse moi expliquer s'il te plait." Supplia-t-il sur un ton coupable et affolé alors que son bras retombait mollement le long de son corps.
Mais le vendeur les envoya s'asseoir sur le canapé et contrairement à Ana le gallois s'exécuta comme un chien rongé de culpabilité. Cependant il ne resta pas longtemps les fesses sur le divan car les hurlements en espagnoles de la folle le firent se relever d'un bond. L'entendre utiliser ce langage qu'il ne comprenait pas l'énervait. Il en avait marre de ses manières. "Putain, soupira-t-il à bout, mais parles en anglais, t'es pas livrée avec google translate ! Si c'est pour m’insulter ais au moins le courage de me le dire en face !" Il lui lança depuis le sofa, ignorant Mathys un instant.

Lorsqu'elle demanda à Mathys de le sortir il tourna un regard inquiet vers son amant. Allait-il lui obéir ? En tout cas il le craignait. Il le regarda les yeux un peu brillants. Tout ça, ça commençait à devenir trop. "Tu vas me foutre dehors ?" Lui demanda-t-il sur un ton légèrement défiant bien que le fond de sa voix ne dissimulait pas un tremblement. "Saches juste que si je suis venu c'est sous son invitation. Et j'en ai profité pour ramener ton écharpe d'ailleurs." Il pointa du doigt le morceau de tissu sur la table. "Si tu la trouves abimée c'est simplement parce que ELLE a essayé de m'étrangler avec alors que j'étais calmement assis." Son doigt voyagea de la table vers Ana. "Je sais bien que j'ai probablement le rôle du méchant et qu'après m'avoir vu comme ça je dois te faire peur. Je veux juste que tu saches que c'était pas gratuit. Elle n'a de cesse de m'insulter et de dire que je ne te mérites pas et ça me rends fou. Désolé." A présent c'est Ana qu'il ignorait un peu, décidant de se concentrer sur l'amant qu'il ne voulait pas perdre. Il s'approcha de lui et osa cette fois prendre sa main. "C'est juste que je tiens trop à toi alors pardonnes moi s'il te plait."


Dernière édition par Iwan Cadwell le Jeu 11 Juin - 15:49, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Mar 3 Mar - 14:17

ana ∞ iwan ∞ mathys
Dans sa tête c’était le bordel. Il ne savait pas comment il allait pouvoir régler ce conflit et devait impérativement trouver des compromis pour que l’un ne pense pas qu’il privilégiait l’autre et inversement. Clairement pour lui les deux étaient en tort. Certes il était arrivé à un moment tel qu’Iwan semblait le seul coupable mais il n’était pas con et le caractère de la Mexicaine lui laissait penser qu’elle n’était pas toute blanche là-dedans. Pour énerver Iwan il fallait y aller, et elle avait réussi. Si son amant lui faisait peur ? C’était tout à fait possible, disons qu’il ne s’était jamais imaginé le voir dans une telle posture et dans d’autres circonstances c’aurait pu être excitant… Qu’il se batte contre un garçon pour défendre leur couple ça aurait pu être mignon mais là c’était bien de sa colocataire qu’il s’agissait et il ne pouvait pas laisser passer ça. Il remarqua les tentatives d’approche du libraire mais préféra rester de marbre, les invitant à s’asseoir sur le canapé. Comme il l’avait un peu imaginé, Ana ne désira pas obéir et repartit dans des cris dont elle seule avait le secret. Il lui lança un regard noir lorsqu’elle demanda de le faire partir. C’était sans doute la meilleure idée qui soit mais c’était également une solution de facilité. En fait, s’il laissait repartir Iwan sans avoir de conversation alors la guerre reprendrait de plus belle entre eux deux et ce jusqu’à ce qu’ils parviennent à trouver un terrain d’entente… en gros jamais. Mathys savait que ça prendrait du temps et autant qu’ils s’y prennent dès maintenant !

Avant que Mathys ne puisse dire quoique ce soit, Iwan rebondit sur les mots d’Ana. Le ton qu’employa ce dernier ne lui plut pas du tout, il avait comme un air de défi dans la voix. Mathys poussa un soupir et regarda les deux jeunes gens un à un. « Je ne vais pas te foutre dehors Iwan. Ana tu peux gueuler autant que tu veux, il reste. Et toi aussi d’ailleurs. » Il jeta un coup d’œil à l’écharpe qu’Iwan lui montrait et ne put s’empêcher de l’imaginer autour du cou de ce dernier. Elle devait avoir son odeur maintenant et… Non, ne te laisse pas déconcentrer, tu batifoleras plus tard, il y avait plus important pour le moment. Le libraire lui donna quelques explications et Mathys comprit mieux la situation. Bon, il ne parvenait pas à comprendre cette histoire d’invitation, trouva même fou qu’Ana l’ait laissé entrer mais il saisissait ce qui avait énervé Iwan. Ca l’aurait énervé aussi, même si jamais il n’aurait porté la main sur sa colocataire. Ces deux-là ne s’aimeraient jamais, c’était indéniable… Ca n’était pas faute d’essayer en tout cas. Il se tourna vers Ana. « C’est vrai ce qu’il dit, t’as essayé de l’étrangler ? » Comme si elle allait répondre oui… difficile de savoir laquelle des deux versions était vraie.

Il baissa la tête lorsqu’Iwan attrapa sa main. Ce contact empêcha au vendeur de s’énerver davantage, le canalisa un peu. Il pouvait remarquer la crainte dans les yeux de son amant, sans doute s’inquiétait-il de le perdre à cause de tout ça. « Retourne t’asseoir… s’il-te-plait. » Iwan s’exécuta. « Moi je tiens à vous deux. Pas de la même façon parce que vous êtes différents mais bordel je tiens à toi Ana, et je tiens à toi Iwan. Qu’est-ce que je suis censé faire ? Je peux pas me couper en deux. Il me semble que je fais tout mon possible pour passer du temps avec chacun de vous… J’ai pas envie de rentrer du boulot le soir en me demandant si l’un a fini par tuer l’autre, s’il-vous-plait. Alors on va se comporter en adultes. » Il s’assit sur la table basse face à eux deux. « Je suis pas très doué en thérapie mais le mieux serait que vous communiquiez. Iwan, j’veux que tu dises à Ana ce que tu lui reproches. Et Ana j’aimerais que tu fasses pareil. En anglais. Sans crier, sinon je peux vous garantir que vous ne me revoyez pas avant au moins deux semaines. » Du chantage ? Il fallait au moins ça pour les garder dans la même pièce… Il se mordit la lèvre. « Sinon… merci pour mon écharpe, j’suppose. »
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Mer 4 Mar - 17:41

I won't suffer, be broken, get tired, or wasted
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Je reste interdite face à la réaction bien trop calme de mon colocataire. J'ai envie de le secouer pour qu'il comprenne la gravité de la situation, qu'il comprenne que si Iwan ne s'en va pas maintenant, il signe son arrêt de mort. Et ce n'est pas comme si prendre la fuite était quelque chose que m'effrayait. Après tout, si j'ai quitté Tijuana, c'est bien pour avoir poignardé cette pourriture qui partageait ma vie, uniquement parce qu'il avait osé lever la main sur moi une fois. Du temps d'Alejandro, jamais un homme aurait pu me menacer de la sorte. Une gifle, ça peut passer. Difficilement, mais ça peut passer quand même… Alors que ça… Cette tentative réelle pour m'étrangler ? Il n'y a pas de mots et le libraire mériterait une peine bien lourde pour son geste. Alors je reprends ma respiration et je m'écarte du couple, pestant intérieurement et extérieurement. L'oeil mauvais, je vois Iwan se rapprocher de Mathys et je n'ai qu'une envie : lui rendre la monnaie de sa pièce et me jeter à son cou que je m'empresserais de serrer de toutes mes forces. Je me retourne, hésite à monter à l'étage pour ne plus avoir affaire aux deux garçons, mais j'abandonne l'idée et je reprends finalement Iwan dans mon champ de vision car il ne faut jamais être de dos quand un de ces ennemis est dans la pièce.
J'attends que mon colocataire mette son amant à la porte, mais contre toute attente, il ne s'exécute pas. C'est même tout le contraire. Il veut nous garder tous les deux dans la même pièce. Je retiens de nombreux spasmes et soudainement, toute ma haine est dirigée vers le vendeur. Je me retiens, je sens mon souffle s'accélérer sans aucun moyen de me contenir. Pour le moment, je parviens à me contenter de regards torves.
Délaissée, c'est comme ça que je me sens. Sans importance. Inutile. C'est bien le sentiment que Mathys me fait ressentir.
Je sers les dents quand j'entends Iwan tenter de se défendre désespérément. Il n'a pas tord. C'est moi qui l'ai invité et c'est moi qui ai commencé l'attaque en l'attrapant par l'écharpe. Je fulmine et quand Mathys se tourne vers moi pour me demander si les accusations de l'autre sont vraies… je m'avance d'un pas vers lui, menaçante.
« Ouais ! Il m'a provoqué. » Crache-je « Et pour ça il m'a giflé ! » Continue-je en pointant du doigt ma joue encore endolorie qui devait prendre une couleur rougeâtre.
Le jeune homme continue à nous donner des ordres, mais je ne compte en aucun cas lui obéir. Si lui, ne veut pas faire sortir le junkie de l'appartement, alors je refuse de m'exécuter et de rester assise bien sagement en sa présence. C'est le coup de grâce quand le fils Penrod indique passer autant de temps avec nous deux. A ces inepties, j'ai tout simplement envie que ma paume rencontre sa joue avec puissance. Je me retiens, du moins, pour la gifle, car je m'avance dangereusement de Mathys et je ne me gêne pas pour lui donner un coup dans l'épaule.
« Quoi ?! Du temps pour chacun de nous deux ?! Coño ! Et il y a quelques jours quand… » Je pointe du doigt le canapé encore tâché, mais je n'en dis pas plus, je voulais rien dire devant Iwan. « Si je t'avais pas appelé… Tu s'rais pas rentré ! »
Il m'a sauvé la vie, mais ça ne m'empêche pas de l'accuser car c'est bien de cette journée dont il s'agit. J'avais besoin de lui et il n'était pas là. J'avais besoin d'être soutenue même s'il n'était pas en accord avec mes choix, mais il n'avait pas donné signe de vie avant que je le contacte. Je voulais qu'il soit près de moi sans que j'aie à le lui demander, mais il était avec lui… Il était loin… Et petit à petit, j'ai peur de me le faire voler, j'ai peur qu'il me raye de sa vie et qu'il s'en aille alors qu'il est devenu tout pour moi depuis peu.
Vivement, je me recule et j'attrape ma veste. Rester ici est bien trop difficile. Moi qui ne devais pas vivre d'émotions fortes, c'est raté, et je suis persuadée que les choses risquent de s'envenimer si je ne sors pas de là tout de suite. J'attrape mon sac à main sur la table basse et je gratifie Iwan d'un regard assassin au passage.
« Ta thérapie… »
Dis-je froidement alors que je me retrouve face à Mathys. Je poursuis avec un geste obscène pour qu'il devine où il peut se la mettre. Sa thérapie… Non mais, croit-il vraiment que ce soit si facile ?
« À dans deux semaines ! » lache-je en prenant la direction de la porte d'entrée.  

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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Sam 23 Mai - 22:27



 Jealousy, yes, jealousy will drive you mad.
Iwan & Ana-Sofia & Mathys.

 



Iwan du ravaler un sourire victorieux en entendant Mathys dire qu'il ne le mettrai pas dehors. Si il l'avait laissé s'échapper ça lui aurait probablement donné une image mesquine ce qui était loin d'être souhaitable dans la situation.
Il se sentait rassuré de ne pas essuyer un rejet de la part de son amant. C'était la preuve que leur relation se renforçait et ça lui procurait quelques fourmillements à l'estomac.
Il était heureux de voir que leur couple devenait de plus en plus sérieux, mais toute cette situation avec Ana venait piétiner ce bonheur.
Après Ianto, le libraire avait aspiré à quelque chose de simple, une histoire sans histoires. Mais voilà qu'il se ramassait le gros lot. Le genre qui vous donne envie d'arracher vos cheveux un par un juste pour passer les nerfs. Depuis qu'il avait reçu le message de la pétasse, la moyenne de sa consommation de cigarettes avait d'ailleurs considérablement augmentée...
La simplicité de sa passion avec Mathys était en train de se ternir et il n'était pas sûr d'être déjà prêt psychologiquement à replonger dans de tels méandres. De remettre un pied dans un monde de complications et de noirceur. Il avait encore besoin de temps pour respirer après tout ce qu'il avait vécut à Merthyr Tydfil.
Il ne voulait pas perdre cette candeur entre eux qui lui donnait l'impression de revivre.
Ils avaient beau se renforcer, si cette relation était vouée à être une guerre, le gallois devrait probablement se résoudre à vivre sans, pour son propre bien.
Mais bien sûr, il préférait éviter d'en arriver là. Pour le moment il se battrait encore, avec ce qui lui restait de forces. Il se battrait jusqu'à entendre une petite voix dans sa tête lui crier au danger.

"Gamine..." Murmura le libraire entre ses dents en écoutant la latine se victimiser.  C'était presque d'un niveau de cour de maternelle. Mathys était le pion qui devait trancher en écoutant les jérémiades des deux partis. Qui a frappé qui et pourquoi. Etait-ce vraiment important ? Non. Les faits étaient qu'ils s'étaient tous les deux tapés dessus et il n'y avait pas besoin de plus de détails.
Le gallois était évidemment bien conscient que lui aussi jouait un peu ce jeu de la maternelle et il en avait un peu honte. L'amour rend parfois idiot, c'est bien connu. Il faut dire que c'est toujours plus délicat pour celui qui est prit directement la main dans le sac. Il faut donc user de tous les stratagèmes possible pour sa défense si on ne veut pas être étiqueté avec l'étiquette de salaud.

Comme un chien bien dressé, le libraire se rassit sur la demande de son amant. Trop honteux que pour ne pas abdiquer même si il n'en avait pas envie. Il avait plutôt envie de faire les cents pas pour détendre ses nerfs.
Ce qu'Iwan reprochait à Ana était bien simple. Trop d'emprise sur Mathys. Il pourrait probablement aussi lui reprocher son tempérament immature et agressif... Mais c'était surtout l'attachement qu'elle portait à son amant qui le dérangeait. Elle puait la rivalité et le libraire n'était pas complétement confiant sur sa position. Elle était objectivement jolie et les deux colocataires partageaient clairement une connexion que le gallois ne pouvait comprendre. N'importe qui serait jaloux face à ça. Le fait qu'elle essaie de le détruire et de les faire rompre n'aidait pas à la cause.
Pourtant il resta silencieux. Il n'arrivait pas à formuler ses pensées, à rendre ses propos non agressifs. Il savait que si il ouvrait la bouche la latine prendrait encore plus la mouche et la situation ne ferait que s'envenimer un peu plus. Aussi il se contenta d'hausser les épaules alors que sa rivale, elle, s'outra, allant jusqu'a frapper Mathys.
Le regard d'Iwan se noircit à ce geste, il était prêt à lui sauter à nouveau à la gorge. Mais les propos qui sortirent de la bouche de l'ennemi eurent pour effet de le distraire de cette pulsion.
Il jeta un regard à la tache qu'il avait prit pour du vin à côté de lui et se leva dans un sursaut en comprenant sa véritable nature.  
La latine était restée vague sur son appartenance et son origine et immédiatement le cerveau du libraire se transforma en usine à scénarios.
Avait-elle réellement tué quelqu'un ? Est-ce que Mathys l'aimait assez que pour couvrir un meurtre ? Avait-elle tenté de se suicider ?
Toutes ces pensées le rendaient bien trop confus. Son regard dansa da la tache à la latine puis jusqu'à son amant. "De quoi elle cause là ?" Paniqua-t-il un peu.
Mais déjà la furie avait attrapé ses affaires et s'apprêtait à partir, non sans oublier de les gratifier d'un geste obscène pour l'effet.

Ça bouillonnait dans le corps d'Iwan. Partir comme ça c'était trop facile. "Attends un peu !". Maintenant qu'ils étaient dans la même pièce tous les trois c'était le moment de mettre les choses au clair.
Il osa toucher la latine en attrapant son poignet pour qu'elle se retourne.
A l'intérieur il était mort de trouille en pensant aux représailles qui risquaient de tomber face à son geste, mais en apparence il resta de marbre. Se donnant une allure confiante.
Il garda son poignet dans une poigne pas trop ferme, histoire qu'elle ne puisse pas se plaindre qu'il lui fait mal... Pas devant Mathys.
Il se retourna vers son amant.
"Je vais te dire ce que je lui reproche. C'est une jalouse possessive. Elle te veut pour elle toute seule et elle est prête à tout pour m'évincer. Et le pire c'est que je suis sûr que tu ne t'en rends même pas compte. Déjà que ça me rend malade de savoir que vous dormez sous le même toit et qu'elle pourrait venir se glisser dans ton lit au beau milieu de la nuit... Je suis sûr qu'elle pourrait te faire succomber en plus... Mais le pire c'est qu'elle n'est pas capable de respecter ton choix d'être avec moi et qu'elle se sent obligée de s'en prendre à moi, de m'attaquer personnellement." Il se retourna à nouveau vers Ana, la fixa dans les yeux "Elle est complètement amoureuse de toi Mathys. Et ça, ça me dérange."  Sur ces mots il la lâcha et fit un pas en arrière sans pour autant détourner son regard.  Il attendait que la latine confirme et avoue ses sentiments pour son amant. Ainsi elle confirmerait la menace qu'elle représente.


Dernière édition par Iwan Cadwell le Jeu 11 Juin - 15:48, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Dim 24 Mai - 22:25

ana ∞ iwan ∞ mathys
Réconcilier ces deux-là semblait très compliqué. Voire même impossible. Oui en fait, les réconcilier étant impossible, ce n'était plus là le but de Mathys. Son objectif était un peu plus simple – et encore – il fallait les empêcher de s’entre tuer. Ce qui semblait plutôt très mal parti... Mathys ne préférait même pas imaginer ce qu'il se serait passé s'il n'était pas rentré à cet instant. Connaissant Ana, elle se serait sûrement... emportée et aurait vite repris le dessus sur Iwan. En fait, Mathys était à peu près sûr qu'elle aurait fini par sortir son couteau favori – sans pour autant l'utiliser, il n'en savait rien. Un frisson le parcourut à cette pensée ; oui, il valait mieux ne pas imaginer la scène.
Il aurait fallu être débile pour croire qu'Ana allait s'asseoir sagement. Débile ou alors grand rêveur. Elle s'approcha de lui avec un regard qui en effraierait plus d'un. Mais Mathys avait l'habitude de ce regard-là, il ne s'en inquiétait plus. Il fallait avouer qu'après s'être fait agressé par un couteau, il n'était plus à ça près... Il soutint son regard pour lui montrer qu'elle ne l'impressionnait pas. De toute façon il avait en tête trop de choses pour cela. « Rien de tout ça ne me dit lequel de vous deux a réellement commencé et je commence à perdre patience. Ana, ce n'est même pas la peine de me regarder comme ça, ça ne change strictement rien. L'un a étranglé l'autre, l'autre a étranglé l'un. Génial. Nous sommes bien avancés. »

Mathys tenta de convaincre l'un et l'autre qu'il faisait de son mieux pour être avec les deux. Ces phrases semblèrent révolter la jeune femme qui ne manqua pas de le montrer en lui donnant un coup dans l'épaule. Mathys ne dit rien, il vit cependant le regard assassin de son amant après ce geste. Mon dieu... ils allaient vraiment finir par se sauter dessus. Elle fit amèrement référence à l'autre fois, ce qui ne manqua pas d'indigner Mathys. Comment pouvait-elle lui tenir rigueur de son absence à ce moment-là ?! Il n'avait pas prévu qu'elle allait faire la pire connerie possible ! Qui aurait pu le faire d'ailleurs ? Son regard se durcit à son tour. « Comment tu peux dire ça, Ana ? Tu m'as appelé, j'suis rentré. J'aurais pu ne pas le faire, et ouais, là t'aurais pu m'en vouloir. En attendant, je ne peux pas passer vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec toi, je n'avais pas prévu que tu... que tu ferais ça ! » Il évita d'en dire trop devant Iwan. La curiosité de ce dernier s'éveilla bien vite, demandant ce dont ils pouvaient bien parler. « Je fais absolument tout c'que tu me demandes Ana, je ne peux pas faire mieux. Et ne plus voir Iwan est la seule demande à laquelle je ne répondrais pas. » Il se contenta de lancer un regard à son amant, incapable de lui répondre. Il ne pouvait pas parler de ça, ou pas maintenant.

De toute façon Ana ne leur en laissa pas le temps, prête à s'en aller. Elle décevait vraiment Mathys. La jeune femme préférait passer deux semaines loin de lui plutôt que de s'expliquer avec Iwan... cela montrait à la fois la haine éprouvée envers le libraire et l'attachement éprouvé envers le vendeur. Beau et effrayant à la fois. De toute façon, avec Ana, tout pouvait devenir effrayant... Mathys aimait ça en tant normal. Enfin, c'était bizarre quoi. « Va te faire foutre Ana. » lança-t-il alors qu'elle s'en allait. Il souffla, pensait que c'en était fini pour le moment.

C'était sans compter sur Iwan le suicidaire, qui osa attraper son bras ! Mathys aurait pu tenter un tel geste, après tout, elle l'appréciait. Mais Iwan... non, il signait clairement son arrêt de mort. Mathys se crispa un peu, autant inquiet que curieux quant aux événements à venir.
Il eut presque le souffle coupé devant les mots d'Iwan. Pas qu'il y allait fort... disons qu'il était toujours dans l'attente de la réaction de sa colocataire. « Iwan... je pense que tu te fais des idées. » Très sincèrement, il ne croyait pas qu'Ana puisse être amoureuse de lui. Ils étaient juste liés d'une façon que personne ne comprenait. Enfin... heureusement que le libraire ignorait qu'ils en étaient même à dormir ensemble parfois. Il attrapa Iwan par les hanches pour l'attirer contre lui. Ce geste était un peu désespéré, c'était surtout parce qu'il craignait qu'Ana ne veuille le frapper à nouveau, ou bien que sa réponse n'énerve Iwan. Et aussi un peu parce qu'il avait besoin de le toucher à ce moment précis, le sentir contre lui : il fallait bien l'avouer. « Ana ne m'aime pas... » Il releva la tête vers elle. « N'est-ce pas... ? » Avait-il été trop aveugle ?
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Dim 7 Juin - 21:17

I won't suffer, be broken, get tired, or wasted
Surrender to nothing, or give up what I
Started and stopped it, from end to beginning

Le simple fait que Mathys ne renvoie pas Iwan chez lui est un signe de défaite. Je ne gagnerai jamais contre ce couple et cet individu que je méprise du fin fond de mon être. Comment pourrais-je l'apprécier ne serait-ce qu'un minimum alors qu'il est tout bonnement insupportable et horripilant. Je ne crois pas avoir ressenti de l'aversion aussi profonde pour quelqu'un et peut-être faudrait-il que je me pose quelques questions quant à mes réactions exagérées face à lui. Quoi que je refuse de me remettre en question. Le problème dans l'histoire, ce n'est pas moi. C'est lui. C'est ce foutu gallois encore planqué dans son placard qui enfonce Mathys dans son mensonge. Et ce n'est pas parce qu'il a honte de lui, qu'il doit faire subir le même sort au Penrod.
« Qu'est-ce que t'en as à foutre de toute façon,  hein ? Je serai toujours celle que tu blâmeras en premier. »
 
Et peut-être qu'il a ses raisons pour me blâmer, mais là est tout un problème de point de vue. On est peut-être connectés, c'est vrai, mais quand il s'agit des autres alors tout devient flou : la connexion si parfaite devient irrégulière, connaît des problèmes et alors l'entente n'est plus à son apogée, c'est même tout l'opposé. Alors oui, il me rend l'ascenseur quand je lui dit à quel point je me sentais quand il était chez Iwan quand j'ai provoqué mon avortement et il essaye de me faire comprendre qu'il ne peut pas être avec moi tout le temps. C'est vrai, mais je ne peux pas le supporter. J'aurais aimé qu'il me soutienne pendant cette période difficile étant donné qu'il savait que je vivais la chose très mal. Je défie Mathys du regard quand son amant lui demande de quoi nous parlons. Il n'a pas intérêt à lui confier mes mésaventures s'il ne veut pas que tout Tenby sache qu'Iwan n'est qu'un gay peureux de se présenter comme tel et qu'en plus, il est un consommateur avide et régulier de drogues en tout genre.
Je reste évasive, me contente d'un regard lassé quand il me dit qu'il n'arrêtera pas sa relation pour moi. Mais je suis bien sérieuse pour le reste et quand je dis que je veux partir. Je m'exécute et Mathys me sort même une injure, ce qui est bien une première. Voilà qu'Iwan ruine tout encore. Absolument tout. Et on se demande pourquoi sa vue simple me donne la nausée ? Je ne prends même pas le temps de répondre à son insulte, bien trop occupée à m'enfuir de cette atmosphère pesante et à cette odeur fétide de niaiserie que le couple dégage quand ils sont ensemble.
Je suis prête à m'en aller, à laisser les deux hommes entre eux, qu'ils célèbrent leur victoire. On a réussi à se débarrasser de la bruja Ana-Sofia pourraient-ils dire. Je soupire à cette pensée néfaste qui me serre le coeur car c'est celui que je déteste que Mathys préfère. Et moi qui me croyais spéciale à ses yeux comme lui l'est pour moi. Je traverse l'appartement d'un pas vif et quasi-nerveux, la mâchoire serrée pour ne pas leur crier des insultes en espagnol.

Mais avant que je ne puisse atteindre la porte, je suis appelée par une voix alarmante et attrapée par le poignet. Oh qu'est-ce que cette raclure est-il en train de me faire ? Je me demande si ce garçon tient réellement à la vie en m'approchant comme ça. J'ai envie de le massacrer sur place. Je rêve de lui faire bouffer son propre coeur et de le jeter dans les Everglades pour qu'il se fasse déchiqueter par des alligators. Mais au lieu de ça, je prends sur moi et j'essaye de faire bonne impression devant Mathys. Oh oui, c'est uniquement pour Mathys sinon le libraire ne serait déjà plus de ce monde. Je l'écoute malgré son accent gallois déstabilisant et je me retrouve à sourire fièrement en comprenant qu'il ne sait pas que nous passons quasiment toutes nos nuits ensemble quand Mathys est ici. Le sourire se dissipe pourtant aussitôt qu'il arrive à sa chute. J'ouvre les yeux en grand, confuse quant à ce qu'il vient de dire. Est-ce que j'ai bien compris ? Est-ce qu'il vient réellement de dire ça ? Ebranlée par ce ses paroles, je mets quelques secondes à me remettre puis je le regarde de ce regard noir qui nous caractérise à présent.
« Tu n'me connais pas. Tu n'sais rien. Tu n'es qu'un misérable microbe pas plus important qu'un dégueulis de pigeon et si je te retrouve encore à dire ça, fait gaffe à toi. »
 
Et sans vraiment m'en rendre compte tout de suite, je joue finalement le jeu de Mathys et de sa thérapie. Alors je le regarde lui, plutôt qu'Iwan parce que dans le fond je ne le connais pas si bien.
« Et toi, je sais pas ce que tu fous avec lui. Il a honte de lui-même, de toi, faut croire. Il te pousse vers le bas. Il est pas bon pour toi. C'est qu'un junkie et j'en ai vu plus d'un dans des ravins à TJ. Pis tu sais même pas ce que tu veux. Sinon pourquoi tu lui cacherais des choses ? Est-ce que je suis amoureuse de toi ? J'en sais rien. Tu m'as sauvé la vie, alors forcément, te amo, mais voilà. Tu t'en fou de toute façon. »
 

_________________

Varium et mutabile semper femina

There are worse things I could do, than go with a boy or two. Even though the neighborhood thinks I'm trashy, and no good, I suppose it could be true, but there are worse things I could do. I could flirt with all the guys, smile at them and bat my eyes. Press against them when we dance, make them think they stand a chance, then refuse to see it through, that's a thing I'd never do. But to cry in front of you, that's the worst thing I could do.
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan Jeu 11 Juin - 17:00



 Jealousy, yes, jealousy will drive you mad.
Iwan & Ana-Sofia & Mathys.

 



Coincé au milieu d'une conversation dont il était clairement exclu, le libraire se sentait entièrement ignoré. Il ne supportait pas ce sentiment. Dans une conversation amicale ce n'est déjà pas agréable de se sentir mit de côté et de ne pas comprendre la discussion. Mais dans une dispute; il n'y a rien de plus agaçant. Il voulait comprendre de quoi il en retournait et personne ne semblait enclin à lui expliquer. Il se tenait comme un idiot devant le canapé, confus quant à cette fameuse tâche qui semblait résulter d'une histoire bien sérieuse entre les colocataires.
Mais il avait beau poser la question, il semblait avoir été effacé momentanément de la pièce. Comme invisible. Et ça le rongeait de ne pas comprendre. Il en grinçait des dents alors que les deux autres réglaient leurs comptes, relayé au rang de spectateur.
Ce n'est que quand la latine fit mine de partir qu'il remit un pied sur la scène, bondissant comme un héro à la dernière seconde. Sauf que son geste n'avait rien d'héroïque. Ou presque, car il fallait tout de même un peu de courage pour agripper ainsi l'ennemie et contredire par conséquent son plan de fuite.
Iwan déglutit un instant, incertain de son action et habité par un bref regret. Mais il se reprit tout aussi vite et puisa dans le plus profond de ses tripes pour soutenir le regard de la rebelle, assurant une expression ferme et assurée. Comme une menace silencieuse. Il se tourna ensuite vers Mathys pour lui expliquer son point de vue sans détours.
Il était temps que l'élément perturbateur avoue et que Mathys comprenne les enjeux réels de leur guerre.
Le gallois avait déjà presque son plan en tête. Elle allait avouer et il aurait alors une bonne raison de convaincre son amant d'emménager chez lui et de quitter cette furie. Maintenant qu'il avait vu la bête en vrai, il voulait plus que jamais la faire sortir de sa vie. Ce n'était pas de l'égoïsme de sa part, juste un instinct de protection envers sa vie sentimentale. Il avait déjà trop perdu et souffert par le passé que pour voir à nouveau son couple brisé par une tierce personne.

Les yeux à nouveaux plongés dans ceux de la latine qu'il défiait, Iwan ne vit pas Mathys se lever pour s'approcher d'eux. Il portait tellement son attention sur elle qu'il en oubliait l'environnement autour, concentré dans sa haine.
Il fut surprit de sentir les mains de son amant se poser sur ses hanches et un léger frison lui parcourut l'échine. Ce toucher sembla l'extirper un peu de sa rage. Comme si ça le faisait remonter à la surface, reprendre un peu pied dans la réalité.
Il libera aussitôt sa captive en lui lâchant le poignet et recula d'un pas pour s'approcher un peu plus de son amant. Un geste presque primal qui lui permettait d'affirmer sa propriété face à la concurrence. Mathys était à lui et il prenait un malin plaisir à l'afficher sous les yeux de la latine. Un sourire un peu mesquin sur les lèvres il la jaugea, attendant toujours son aveux., fier de la voir légèrement mal à l'aise. Il savait qu'il avait touché une corde sensible et voyait le jeu enfin se tourner en sa faveur.
Pourtant il déchanta bien vite. Si elle avait perdu la face un court instant, elle l'avait vite reprit et aucun aveux ne sortirent de sa bouche. Seulement un habituel flot d'insultes qui eurent pour conséquence de ré-enflammer le gallois.
Il n'avait plus qu'une envie, porter à nouveau sa main à son cou. Mais il se concentra sur le toucher de Mathys pour rester immobile, il crispa tous les muscles de son corps, tendit chacun de ses nerfs. Son poing se serra et il lui fallut faire preuve d'un grand contrôle pour ne pas l'envoyer dans la face d'Ana.

Comme si ça ne suffisait pas, la latine renchérit. Elle l'insulta sans même le regarder, comme si il s'était à nouveau évaporé de la pièce, et ça, c'était la goutte de trop.
Dans le fond de sa gorge, il raclait déjà sa salive, prêt à lui envoyer au visage. Il ne supportait plus les paroles de la furie. Une conne qui le jugeait sans savoir.
Pourtant il ravala bien vite son mollard. Des mots le frappèrent. Il se figea, n'écouta plus la fin du discours. Il oublia toutes les injures qu'il avait pu recevoir et ne pensa plus qu'aux derniers mots qu'il avait entendu, suggérant que Mathys lui mentait.
C'était comme une douche froide, la situation venait de se renverser et il tombait du pied d'estale sur lequel il était monté trop vite. Le monde autour de lui disparu à nouveau et il se retourna vers son amant. Pendant un instant, il ignora Ana.
Lentement il attrapa la main de Mathys, sans tendresse, juste pour la dégager de ses hanches.
Il regarda le sol parce qu'il ne voulait pas affronter son regard. Il recula d'un pas, dans l'autre sens cette fois-ci. Il s'éloigna de lui.
"Qu'est ce qu'elle vient de dire là ?" Il demanda sur un ton beaucoup trop articulé, reflétant le mal qu'il se donnait pour parler au lieu de crier. "Hein ?" Il insista, poussant un peu sur ses cordes vocales cette fois ci avant de se reprendre. Il ne voulait pas lui hurler dessus, il ne devait pas. Pas avant de savoir la vérité. "Pardon. Pardon." il murmura pour excuser son emportement.
Un instant il humidifia ses lèvres, le temps de respirer, pour rester calme. "C'est...c'est vrai ce qu'elle dit ? Tu me caches des choses ?" Enfin, il osa lever le regard pour soutenir le sien. Il était partagé entre un sentiment de colère et de peine.
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MessageSujet: Re: Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan

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Jealousy, yes, jealousy will drive you mad. Iwan

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