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Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller


TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : stephanie sigman
TES CRÉDITS : penny (gif)
RAGOTS PARTAGÉS : 5099
POINTS : 3140
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 27 yo (26.09.89)
CÔTÉ COEUR : casada con caleb
PROFESSION : narcotraficante
REPUTATION : la cualquiera mexicana


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MessageSujet: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Mar 11 Nov - 16:25

And I wish
I could believe there was more
Hopes suffocating
You've kissed my life

Je sens quelque chose dans mon ventre. Je sens la nausée monter. Je vais aux toilettes. Je pleure quelques larmes et je passe sous la douche. C'est pour aujourd'hui. Je sais que c'est pour aujourd'hui. Je ne peux pas continuer à vivre ma vie tranquillement en omettant le fait que la chose dans mon ventre grandit de jours en jours. Non, j'avais l'excuse du défilé pour ne pas passer tout de suite à l'action. Maintenant que l'unique événement du village est passé, je n'ai plus aucune raison d'attendre. C'est aujourd'hui et c'est tout. Laisser se gangrener encore plus cette maladie représenterait un signe de faiblesse dont je ne pourrais jamais me remettre. Je sors de la douche, m'enveloppe d'une serviette et je vais préparer une petite potion dont nous avons la recette à la maison dans les cas comme ceux là. Je cherche la sauge que j'ai acheté quelques jours plus tôt spécialement pour l'occasion ainsi que toutes les autres plantes abortives qu'il est possible de trouver ici. Je concocte l'infusion et je la laisse reposer quelques minutes. Je vais m'habiller en attendant que la diffusion soit complète et je démarre le processus en ingurgitant des médicaments aux plantes, normalement sans danger, mais interdits aux femmes enceintes ou allaitantes. Une bonne demie heure plus tard, je bois la boisson au préalablement préparée et j'attends patiemment que l'infusion fasse son effet.

Je vais me coucher dans le lit de Mathys comme je sais qu'il est absent. C'est probablement une tentative désespérée, qui, j'espère le fera enfin rentrer quand finalement j'ose me rendre compte que c'est sans espoir. Quand au bout d'une demie heure, je comprends qu'il ne reviendra pas, mais également que la boisson commence à faire son effet et je sens des douleurs intenables à l'abdomen. Je comprends alors, que si je compte survivre à cet auto-avortement, il faut que quelqu'un vienne me rejoindre. J'envoie quelques messages à mon colocataire dans l'espoir qu'il rapplique aussi vite que possible, mais dans le fond, je ne sais même pas si cette tentative va fonctionner. Il a probablement d'autres chats à fouetter. Je me relève du lit et j'avance en direction de la cuisine - pour reprendre quelques gorgées du nectar qui me guérie indirectement - malgré la douleur. Cette même douleur qui m'oblige à avancer courbée et avec une main sur le ventre. Je gémis sans pouvoir m'arrêter et quand j'arrive en haut des quelques marches qui séparent les chambres de la salle commune, je remarque une tâche de sang se former à l'entrejambe de mon jean. Je reste immobile quelques secondes, tordue de douleur et quand je remarque que le flux ne se stoppe pas, c'est une nouvelle sensation qui m'envahit à présent. C'est un vertige. Je comprends ce qui est en train de se passer et je ne peux m'empêcher d'être heureuse de ce qu'il se produit dans mon ventre. La vermine s'en va. Elle disparaît. Je n'ai plus qu'à prier pour l'avoir bel et bien exterminée.

Le vertige cela dit, ne se dissipe pas, bien au contraire. J'ai beau me retenir à la rampe, je me sens partir comme cette merde qui n'avait jamais été invitée.

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Varium et mutabile semper femina

There are worse things I could do, than go with a boy or two. Even though the neighborhood thinks I'm trashy, and no good, I suppose it could be true, but there are worse things I could do. I could flirt with all the guys, smile at them and bat my eyes. Press against them when we dance, make them think they stand a chance, then refuse to see it through, that's a thing I'd never do. But to cry in front of you, that's the worst thing I could do.
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Mer 12 Nov - 20:08

ana ∞ drystan ∞ mathys
Seulement quelques sms avaient suffi à rendre fou d’inquiétude le jeune homme. Il fallait dire qu’en ce moment, un rien l’inquiétait… les nuits étaient relativement courtes et ce n’était sans doute que le début. Depuis qu’il connaissait les problèmes d’Ana, il avait toujours peur pour elle et n’arrivait pas à fermer les yeux la nuit au cas où elle ait besoin de lui. Et maintenant il y avait Iwan… oh Iwan, bordel, qui le rendait déjà dingue. Et pour qu’il s’inquiétait aussi, maintenant. La nuit qu’ils avaient passé ensemble avait certes été reposante – heureusement pour le pauvre Mathys qui n’en pouvait plus – mais il savait dorénavant que chaque instant passé loin de lui serait composé de peur, d’envie… de tout un tas de trucs pas forcément toujours plaisants. Mathys devenait adulte et apparemment devenir adulte c’était être là pour tout le monde. Bien sûr qu’il le voulait ! Mais gérer la grossesse d’Ana et le sevrage d’Iwan en même temps ? Il n’était pas certain d’y arriver. Enfin… il n’avait pas le temps pour se poser ce genre de questions, là. Il faussa compagnie à son ami pour rentrer chez eux. En effet, la jeune femme avait dit avoir besoin de lui. Et s’il connaissait désormais un peu la mexicaine, il savait que ça pouvait dire tout et n’importe quoi et que ce n’était pas spécialement bon signe. C’était comme un pressentiment… comme s’il ressentait toute la détresse de son amie à cet instant. Mathys devait remédier à ça. S’il allait y arriver ? Il aurait répondu que non, lui. Mais en vérité personne n’en savait rien.

Ce fut presque au pas de course qu’il arrive chez eux. Il prit quelques instants devant la porte pour reprendre ses esprits et son souffle puis entra. A cet instant, Mathys se retrouva totalement tétanisé par la peur. Elle était là et très sincèrement, elle n’avait pas l’air d’aller très bien. Qu’avait-elle fait ?! Elle était là, en haut des marches. Et même avec toute la mauvaise foi du monde personne n’aurait pu louper la tâche rouge que portait son jean – non, ce n’était pas un effet de style non – et la douleur qui semblait s’être éprise d’elle. Mathys gravit les marches deux à deux en la voyant sur le point de tomber et la maintint dès qu’il parvint jusqu’à elle. « Ana ! Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce que t’as fait ?! » Il criait peut-être un peu trop fort. Mais bon sang… cette fille était capable de tout ! Il comprit que ce n’était de toute façon pas dû au hasard. Mat’ n’était pas con. D’ailleurs il aurait dû se préparer à une situation de ce genre. Prévoir qu’elle veuille accélérer les choses elle-même… et bien sûr, Ana ne l’avait pas attendu pour ça. Enfin, ce n’était pas le moment de culpabiliser. Il fallait agir ! Mais comment ? C’était bien la première fois qu’il assistait à une scène de ce genre ! Mathys la fit rapidement s’installer sur le canapé, peu importait s’il était foutu après. Il attrapa son téléphone, le fit tomber une ou deux fois tant il tremblait. « J’te jure que… j’te jure que s’il t’arrive un truc… » Je t’en voudrais toute ma vie ! Il s’y était attaché, à sa coloc. Les urgences. Putain, c’était quoi le numéro des urgences déjà ? Non, Mathys n’était définitivement pas le genre de garçon à savoir garder son calme. Il put enfin appeler, demanda rapidement une ambulance mais dû s’y reprendre à plusieurs fois tant il articulait mal. Il serrait de l’autre côté la main de sa colocataire pour lui montrer qu’il était là. Même si… elle ne semblait pas particulièrement affolée par la situation…
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Dernière édition par Mathys Penrod le Dim 14 Déc - 18:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Sam 15 Nov - 22:59

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Je sens mon équilibre se faire la malle et alors que je m'attends à me faire accueillir par les marches froides de l'escalier, c'est finalement dans les bras de mon colocataire que j'atterris. Du moins, c'est ce qu'il me semble. Je suis à présent totalement déconnectée et ma vision se brouille petit à petit. Des tâches noires une fois, un arc en ciel la fois d'après. C'est donc ça ? Mourir ? J'essaye de me tenir, de me redresser, mais rien n'y fait et c'est Mathys qui m'installe sur le canapé. Le plus étrange, c'est que j'ai toujours conscience de ce qui m'entoure. Je remarque la panique du jeune homme et je m'en veux de lui faire subir cette charge émotionnelle. Je n'aurais jamais dû l'appeler, je n'aurais jamais dû lui dire que je risquais d'avoir besoin de lui. Encore une fois, c'est une preuve de faiblesse. Je n'aurais jamais dû lui envoyer ce sos déguisé tout comme je n'aurais peut-être pas dû lui avouer que j'étais enceinte. Cette installation à Tenby ne me fait aucun bien, je pense que tout le monde peut en témoigner.
Les jambes tendues, je ressens cette perte qui m'afflige. Inconsciemment, je fléchie les cuisses - malgré cette sensation inconfortable que je ressens dans mon jean - comme un réflexe pour ne pas aggraver la situation.
J'entends le garçon parlé au téléphone. Il bégaye, il se répète, il donne notre adresse, il parle de sang. Parle-t-il de grossesse ou d'auto-avortement ? Je n'en sais rien, je me suis égarée pendant quelques secondes dans un esprit noir et troublé, mais c'est la pression de sa main sur la mienne qui me ramène dans ce monde et alors je sais que j'y suis parvenue. Les douleurs sont la preuve que j'expulse la chose néfaste de mon organisme. Tout se passe comme il faut, ou peut-être pas, finalement. Mais dois-je perdre autant de sang pour y parvenir ? Est-ce normal que je me sente de plus en plus faible et vaseuse ? Ma tête tourne, mais pendant ce qui semble être une millième de seconde, je parviens à accrocher mon regard à celui de Mathys. Ce moment de lucidité, je m'en sers pour lui sourire innocemment et rapprocher sa main de mon coeur.
« C'est bon, j'l'ai tué. »
Cet effort surhumain me coûte tellement que je perds connaissance et qu'il m'est impossible de jauger le temps dans lequel je suis restée dans le brouillard. C'est donc ça ? Faire une hémorragie ? Se vider au point de ne plus avoir la force de se réveiller. Ce genre de cauchemars dans lesquels il est impossible d'ouvrir les yeux. Ce genre de cauchemars oppressants et desquels on se réveille en sueur.
Come on, Ana, réveille-toi !
J'ouvre les yeux et les murs blancs qui m'entourent sont différents de ceux de notre appartement. Je ne reconnais pas la pièce. Je referme les yeux et les réouvre plusieurs fois d'affilé, incapable pendant quelques minutes de rester concentrer.
Au bout d'un certain temps, j'arrive à garder les yeux ouverts et c'est à ce moment là que je distingue une silhouette familière. J'ai d'abord l'impression que c'est Mathys. Un grand brun, mais finalement le doute m'habite.


HJ : Je pense que Drystan peut répondre à la suite :)

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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Sam 15 Nov - 23:53

Les sourcils froncés, Drystan jeta un coup d'oeil à son biper alors qu'il se rendait à son bureau, attrapa le téléphone le plus près, au poste des infirmières, afin de rappeler les urgences. « Drystan Bowen. Qu'est-ce qui se passe ? » « Une ambulance amène l'une de vos patientes dans peu de temps. Ana ... » Il n'y eut qu'une fraction de seconde entre le temps où le début du prénom fut prononcé et la suite - la jeune femme au bout du fil dut sans doute regarder sur le dossier de la patiente afin de le lui révéler - mais Drystan comprit tout de suite ce qui avait dû se passer. « Ana-Sofia Reyes. Vingt-cinq ans. Elle ... » « Je descends tout de suite. » Il ne lui avait même pas laissé le temps de rajouter autre chose qu'il avait déjà raccroché. « S'il y a quoi que ce soit, je vais être aux urgences. » expliqua-t-il rapidement avant de tourner les talons pour rejoindre les escaliers; il n'avait visiblement pas le temps d'attendre l'ascenseur. Il replaça correctement son stéthoscope autour de son cou et ne prit pas la peine de boutonner la blouse blanche qu'il avait enfilée quelques heures auparavant. Il se rappelait du rendez-vous médical de la jeune femme, quelques semaines auparavant, et il se souvenait aussi de la colère et de la terreur qui l'avaient envahie lorsqu'elle avait appris qu'elle était enceinte. Il lui avait rappelé qu'il était là pour elle afin de discuter ensemble des choix qui s'offraient à elle et il se souvenait même avoir demandé à sa réceptionniste de lui téléphoner afin de poser un nouveau rendez-vous, mais il n'avait pas encore pu s'entretenir avec elle.

Lorsqu'il débarqua aux urgences, l'ambulance n'était pas encore arrivée et il fut aussitôt agrippé par la jeune interne à qui on avait demandé de faire le message. « Apparemment, elle perd beaucoup de sang. Elle est inconsciente depuis peu et c'est son ami qui l'a trouvée. » « Il a donné davantage d'informations ? Est-ce qu'elle a pris quelque chose ? Est-ce qu'elle lui a parlé ? » La jeune femme secoua légèrement la tête en haussant les épaules alors qu'elle ne savait rien de plus que ce qu'elle lui avait déjà dit. Drystan la remercia d'un léger signe de tête avant d'aller attendre l'ambulance avec les urgentistes et les infirmières.

Il n'eut pas à attendre longtemps et il ne put s'empêcher de lancer un bref : « Bordel, Ana ... » lorsqu'il la vit inconsciente sur la civière. Elle avait en effet perdu beaucoup de sang et elle fut rapidement conduite dans une salle afin qu'ils puissent s'assurer qu'elle irait mieux. « Tu ne peux pas entrer ici, Mathys, tu dois attendre dehors. » lâcha-t-il simplement alors qu'il venait de reconnaître le jeune homme qui avait accompagné Ana dans l'ambulance. Il poussa la porte à son tour pour rejoindre l'équipe médicale qui s'affairait déjà auprès de sa patiente, visiblement inquiet. Une infirmière l'avait perfusée et un externe venait de lui passer un masque à oxygène afin de l'aider à respirer. Drystan et un autre médecin s'occupèrent plutôt de stopper l'hémorragie et si le gynécologue ne pouvait rien déduire maintenant de ce qui s'était réellement passé, les analyses sanguines qu'ils recevraient bientôt pourraient davantage l'éclairer. Ce dont il était certain, néanmoins, c'était que la jeune femme n'avait pas réalisé elle-même un avortement avec des broches à tricoter ou autres calamités du genre. « Putain, qu'est-ce que tu nous as fait là, merde ! » Lorsque la jeune femme fut plutôt stable, Drystan jeta les gants et la blouse jaune jetable qu'il avait enfilée par-dessus ses vêtements avant de passer une main dans ses cheveux et de quitter la pièce. Il hocha la tête afin de signifier au jeune homme qu'il pouvait aller la rejoindre, même si une infirmière était encore au chevet de la patiente. Il devait absolument voir les analyses sanguines le plus rapidement possible et il se dirigea à grandes enjambées vers le laboratoire diagnostic afin de les presser un peu.


Dernière édition par Drystan E. Bowen le Lun 17 Nov - 3:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Dim 16 Nov - 0:45

ana ∞ drystan ∞ mathys
« C’est bon, j’l’ai tué. » Ses mots glacèrent le jeune homme sur place. Mais pas trop longtemps car du temps il n’en avait pas et qu’il fallait agir. Aussi, il contint du mieux qu’il put la colère qui s’était emparée de lui – et qui avait momentanément pris la place de madame panique – à l’entente de cette malheureuse parole. Il aurait dû s’en douter en réalité. Cette fille était capable de tout. Peut-être même pouvait-on la qualifier de folle ! Elle n’avait clairement pas froid aux yeux. N’avait pas peur de grand-chose et le prouvait une nouvelle fois à Mathys. Il resta tout le temps près d’elle jusqu’à ce que l’ambulance n’arrive. Lui assura plusieurs fois que tout irait bien et qu’elle n’avait pas à s’en faire mais aussi qu’il était là pour elle et qui l’accompagnerait. Il ne savait pas beaucoup de choses sur les gestes de premier secours mais était presque sûr qu’il ne fallait jamais arrêter de parler à une personne qui tendait dangereusement vers l’inconscient. Jusqu’à ce qu’elle y sombre complètement. Heureusement les secours ne tardèrent pas à arriver et on installa rapidement Ana dans l’ambulance. Mathys insista pour venir avec elle. Ce n’était de toute façon pas vraiment négligeable !
Tant de sang. Trop de sang. Il dut regarder ailleurs pour ne pas hurler de terreur. Peu viril, sans doute… mais même si Mathys était devenu davantage « homme » qu’avant, il gardait ses faiblesses. Et Ana était irrémédiablement devenue une de celles-ci, rejoignant ainsi sa mère et Siwan qui y étaient déjà bien installés. Alors il serra sa main tout le trajet et pria intérieurement – même s’il n’était pas croyant – qu’elle s’en sorte vivante et sans séquelles. Le trajet dura assez longtemps pour que la culpabilité l’envahisse totalement. Il s’en voulait de n’être pas rentré de la nuit et s’en voulait d’avoir mis du temps à rentrer. Il s’en voulait de tout, en fait. De ne pas avoir prévu le coup et de n’avoir pas été le bon ami qu’il s’était promis d’être avec elle. Tant de choses qu’ils auraient pu faire ensemble… Non, il ne fallait pas penser comme ça. Mathys secoua la tête et chassa toutes ces idées de sa tête pour ne garder que les meilleures : tout allait bien se passer.

Mathys n’apprécia pas du tout d’être tenu à l’écart lorsqu’ils arrivèrent à l’hôpital. C’était normal, il le savait, mais ça l’énervait. Parce qu’il voulait s’assurer qu’elle allait bien et qu’il s’était promis de ne pas la laisser seule. Il dû cependant se résigner à attendre. Attendre. Encore et encore. Et très sincèrement il n’était pas très doué pour ça ! Aussi avait-il commencé à faire les cents pas, anxieux comme jamais. On avait l’impression qu’il jouait sa vie actuellement ! C’était dingue comme Mathys pouvait dépendre des autres. Comme il avait toujours dépendu de sa mère. Comme il avait aussi dépendu d’Evie. Puis d’Iwan et enfin d’Ana. Toutes ces personnes. Si l’une sombrait, il sombrait avec tout simplement. Le garçon avait fini par s’asseoir. Ses jambes tremblaient trop pour supporter des pas de plus et il avait commencé à se triturer les doigts. Avait-il au moins eu aussi peur une fois dans sa vie ? Non, certainement pas. Il ne s’était même jamais autant inquiété pour lui-même ou pour sa mère. Elle n’avait jamais été autant en danger que sa colocataire.
Il se releva d’un bond en voyant le docteur Bowen quitter la salle et sentit son cœur battre à tout rompre quand sa poitrine quand il comprit qu’il avait le droit de la voir. Croyez-le ou non, ils n’étaient que des amis ces deux-là ! Sa réaction était pourtant tellement excessive… « Merci ! » balança-t-il au passage avant de s’engouffrer dans la chambre de la mexicaine. Elle n’était pas réveillée mais il se trouva apaisé de la voir saine et sauve. Il n’eut pourtant pas beaucoup de répit car si la panique lâchait enfin prise, la colère, elle, refit surface. Il voulait l’engueuler. Mais il ne pouvait pas ! La pauvre n’allait même pas savoir où elle se trouvait… Enfin elle ouvrit les yeux. Les referma plusieurs fois avant de pouvoir les garder ouverts. Il attrapa sa main et soupira de soulagement. « Ana… comment tu t’sens ? Si tu savais la frayeur que tu m’as faite… » Définitivement il ne pouvait pas gueuler. Pas encore en tout cas. Mathys espérait en tout cas que la mine qu’il affichait suffirait à lui faire comprendre qu’il ne trouvait pas ça très drôle. Et que ça ne l’avait pas franchement éclaté de retrouver sa colocataire dans cet état. « Tu mériterais une claque. » dit-il simplement, à voix basse. Certes, Ana avait eu ses raisons pour le faire. Il les connaissait. Mais bon sang, l’avortement ne se vendait pas en kit dans les grandes surfaces ! Ce n’était pas une chose à prendre à la légère ! Et c’était ce qu’elle avait fait.
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Dernière édition par Mathys Penrod le Dim 14 Déc - 18:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Mer 19 Nov - 20:49

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Les paupières sont lourdes, la respiration lente, le bas ventre encore douloureux… Au coin des yeux, je sens des larmes séchées et les choses commencent à devenir plus claires. Je réalise que je suis toujours en vie, sinon les douleurs auraient entièrement disparues, non ? Je n'ai plus ce dis-confort au niveau de l'entre-jambes et je comprends que j'ai été changé. Mes vêtements ont été remplacé par l'une de ces immondes blouses, mais au moins, je n'ai plus cette sensation d'encombrement. Parfait. Le sang à disparu. Enfin plus ou moins. Mais ce qui a disparu réellement c'est cet embryon qui commençait à prendre trop de place. Dommage pour lui, je ne partage pas. Ni mon corps, ni ma vie. Seule, je redeviens enfin seule. Quand j'ouvre vraiment les yeux, je distingue un peu de mouvements autour de moi et des silhouettes encore trop approximatives. Au bout de quelques secondes de lucidité, il s'approche, prend ma main et lâche quelques mots. Mi Cariño. Je souris sans vraiment m'en rendre compte et encore un peu vaseuse, je pose ma main libre sur la sienne. Reste avec moi. Son regard me rend triste et je sais qu'il n'approuve pas mon choix. Ou peut-être est-il simplement en colère contre moi parce que j'ai bousillé le canapé. Je ne saurais dire. C'est cher un canapé, après tout. Il reprend et mon sang se glace. Je ne sais toujours pas si c'est la tâche rouge indélébile sur le tissus ou bien le fait que j'ai mis ma vie en danger qui le tracasse, mais je sais que nous avons là, une divergence d'opinion. Je fronce les sourcils, difficilement et je soupire tout en gardant ma main sur la sienne. Ne m'en veux pas. Ce que j'ai fait, c'était la seule chose à faire. Je ne pouvais pas laisser cette malédiction grandir et même s'il y avait d'autres moyens d'y parvenir, celui-ci était le seul à ma connaissance avec un assez grand pourcentage de réussite. Toute ma vie, j'ai crains de tomber enceinte et de ne pas pouvoir avorter. Alejandro ne m'aurait jamais laissé faire et c'est sans compter sur la mentalité peu évoluée de ma ville natale, Tijuana, qui interdit toujours l'interruption volontaire de grossesse. Non, ce que j'ai fait, c'était l'unique choix qu'il m'était donné et maintenant que c'est fait, mon corps est bien plus léger. Ou peut-être est-ce les médicaments donnés un peu plus tôt qui m'apportent cet effet d'apesanteur.
« Je voulais pas te faire peur… Mais j'pouvais plus attendre… »
Je me mords la lèvre inférieure et s'ensuit une moue piteuse que je ne contrôle pas. Je baisse les yeux, le temps de quelques secondes et quand je veux enlever une mèche de cheveux qui me tombe en plein milieu du visage et qui me dérange, je suis stoppée par un gémissement dû à la douleur que provoque ce geste. Je remarque aussitôt que je suis toujours perfusée. Je lève les yeux et mon regard s'égare sur cette poche de sang qui est probablement la cause de ma survie. Quand je me retourne à nouveau vers le brun, je comprends soudainement que si je respire toujours, c'est grâce à lui. Si l'hémorragie dans un première temps, n'avait pas été fatale, la chute dans les escaliers aurait pu l'être.
« Tu m'as sauvé, Mathys ! Merci ! Si t'étais pas rentré… »
Je m'arrête, sentant finalement l'émotion monter. Je n'arrive pas à continuer et je me pince les lèvres. C'est seulement maintenant que je constate la gravité de mon geste. Si Mathys n'était pas rentré, j'aurais perdu la vie en même temps que cet embryon. Je baisse les yeux, embarrassée d'avoir dû faire traverser toute cette épreuve au jeune homme. C'était plus facile quand je n'étais pas aussi lucide. Il ne mérite pas autant de soucis, il semble en avoir déjà bien assez. Tout ça, c'est de la faute à cette chose qui était dans mon ventre pendant ces trop longues semaines, rien de tout cela ne serait jamais arrivé si elle n'avait pas été présente. Oui, tout aurait été tellement plus facile si je ne m'étais pas faite engrosser par ce mexicain.
« Je suis désolée… je ne voulais pas te faire vivre ça. »
Enfin, je relève les yeux vers mon colocataire, cette fois, dans l'optique de reprendre le sujet qui fâche. Ce même sujet qui m'a conduit entre ces quatre murs.
« Est-ce que… C'est bon ? J'en suis débarrassée ? »

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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Sam 22 Nov - 20:03

ana ∞ drystan ∞ mathys
Fatigué. Il était fatigué de devoir gérer la vie des autres en plus de la sienne. Et vraiment, ce n’était pas de l’épuisement mental qu’il s’agissait, car même si c’était lourd par moment Mathys ne pouvait pas faire autrement que d’aider les gens qu’il aimait. Ou plus ou moins. En réalité, il était surtout très fatigué physiquement et ne savait même plus comment il faisait pour tenir debout. La nuit, soit il s’envoyait en l’air avec Iwan, soit il la passait à attendre qu’Ana s’endorme. Ca prenait du temps, souvent. En bref, il ne dormait pas beaucoup. Ou alors un peu, au boulot, quand on ne le regardait pas et qu’il n’y avait personne. Aussi, il ne put retenir un certain bâillement totalement inapproprié à la situation. Ana ne lui en voudrait pas, non ? « On peut toujours attendre. » dit-il plus froidement qu’il n’aurait voulu. D’accord, il en voulait carrément à Ana d’avoir été à ce point impatiente. D’un côté il savait parfaitement qu’il n’était pas à sa place et qu’il ne pouvait pas comprendre. Mais de l’autre, elle avait risqué sa vie alors qu’en effet, elle aurait très bien pu ôter la vie à ce gosse sans risquer la sienne. Ca, il ne lui pardonnerait pas de sitôt à vrai dire. Mais ça n’était pas le moment de lui dire. Elle devait déjà se sentir assez mal comme ça – ou peut-être soulagée… « Enfin. J’veux dire que c’était pas la meilleure solution. Tu le sais. » Mathys soupira malgré lui. Il était soulagé tout de même car elle était saine et sauve.

Il arqua un sourcil quand elle geint de douleur. « Bouge pas trop… » dit-il plus calmement, détestant la voir souffrir ainsi. Mathys finit par se poser sur le siège à côté du lit. Il avait besoin de s’asseoir et de souffler un peu. Quand Ana affirma qu’il lui avait sauvé la vie, Mathys secoua la tête. Il ne le voyait pas de cette façon, lui. Au contraire il se sentait coupable d’avoir autant mis en péril la vie d’une de ses plus précieuses amies. « Dis pas de conneries. J’aurais dû être là dès le début. » Comme il l’avait promis à la base, d’ailleurs. Il soupira. Non, qu’on le considère comme un héros ça sonnait faux. Ce n’était pas le cas. D’ailleurs si Mathys n’avait pas couru, elle serait probablement morte et c’aurait été sa faute. Pas celle d’Ana, dans le fond. La pauvre était juste victime de ses craintes, de son dégoût… alors que Mathys, lui, avait failli à sa tâche. Tout comme le fait de pardonner Ana, ça prendrait du temps pour qu’il oublie ça. Si toutefois c’était possible. « Arrête de t’excuser, c’est bon… j’aime mieux qu’on arrête d’en parler. Si tu veux bien. J’arrête pas de me repasser la scène en boucle et c’est déjà bien assez difficile comme ça. » Il lui sourit tristement. Un sourire pour ne pas qu’elle pense qu’il ne l’aimait plus. Ses sentiments envers Ana n’avaient pas changé. Cependant… il était comme persuadé que ceux d’Ana envers lui le feraient. Qu’elle n’aurait désormais plus besoin de lui, maintenant qu’elle n’était plus enceinte. Qu’elle déménagerait, peut-être. Mais ça Mathys le garda pour lui.

Sa question le laissa silencieux un moment. Il ne connaissait pas la réponse exacte, rien n’était sûr. Mais selon lui et selon ce qu’il avait entendu, le bébé n’était plus là. Mathys attrapa délicatement la main d’Ana pour ne pas lui faire mal, lui montrant au passage qu’il la soutenait toujours et ce malgré toute la colère et la peine qu’il ressentait. « Honnêtement je sais pas. Je crois que oui… mais… j’peux pas te dire ça avec certitude. Faudra attendre que Drystan revienne pour en être sûr. » Il n’allait pas mentir, il ne voulait pas lui faire une fausse joie après tout. De son autre main il se frotta le visage un instant et bailla une nouvelle fois. « Mh pardon. J’suis fatigué. Vivement qu’on rentre et qu’on dorme un bon coup. » Si toutefois elle souhaitait toujours dormir avec lui. Il l’espérait en tout cas car dormir seul lui devenait vraiment pénible.
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Sam 29 Nov - 19:57

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La déception de Mathys est tellement palpable qu'elle fait souffrir. Peut-il seulement se mettre dans ma position ? Dans cette détresse ? Dans l'idée que ta vie va changer contre ta volonté de façon trop radicale. Etre impuissante face à ce qui se passe dans son corps et devoir accepter la situation comme elle est. Impossible. Inimaginable. Un homme ne peut pas comprendre cette situation. Il ne peut pas comprendre que le changement qui se passe dans le corps de la femme est bien réel et qu'il en découlera quelque chose de très douloureux. Un enfant, c'est s'emprisonner soit même . Quand il me dit que je n'ai pas choisis la meilleure solution, je me pince les lèvres pour ne pas le contredire alors que c'est ce que je rêve de faire. Si, j'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai d'ailleurs attendu trop longtemps, mais ça, ça fait sans doute partie des choses que Mathys ne peut pas comprendre. Pas parce qu'il ne peut pas avoir d'empathie, c'est faux, je sais qu'il peut ressentir plus de choses que les trois quarts des hommes que j'ai côtoyé, mais parce qu'il est un homme tout simplement.
Quand il marque son désir de ne plus en parler, j'hoche la tête et je souris à mon tour tristement. Le même sourire que le jeune garçon affiche. Je comprends que cette journée trace un tournant dans notre relation. La peur est maintenant présente. La peur qu'il me quitte et qu'il aille vivre avec quelqu'un d'autre. Qu'il parte avec la personne chez qui il passe autant de temps.

Il prend ma main et je me mords l'intérieur de la joue pour ne pas trop sourire de façon déplacée. Je ne pourrais exprimer à quel point je suis heureuse de ce simple contact. Je ne le repulse pas. Je suis d'autant plus heureuse quand il me dit penser que mon operation est un succès. Il n'est peut-être pas sûr, mais moi je le suis à 90%.
Le garçon baille à nouveau et cette fois je rigole. Ca n'a rien de marrant, mais ce rire est plus nerveux qu'autre chose. Je lâche sa main et avec délicatesse, en faisant bien attention de ne pas trop bouger mon bras perfusé, je parviens à me mouvoir sur le côté du lit.
Avec un signe de tête, j'ajoute.
« Ven acá, Cariño. Je sais pas si je vais sortir maintenant.  »
Non, c'est sûr que personne ne me laisserait sortir dans cet état, avec autant de sang perdu. Même si mon rêve le plus cher serait de rentrer et de pouvoir me reposer avec Mathys, de profiter de sa présence plutôt que de rester seule dans sa chambre, je ne sais même pas si je suis capable de tenir debout. Cette perte me fatigue énormément, mais je ne veux pas m'endormir, du moins pas sans Mathys. Alors voilà ce que je lui propose, de se coucher à côté de moi, même si nous risquons d'être à l'étroit, je ne veux pas qu'il me quitte, pas tout de suite.
« Tu peux te reposer ici. Avec moi. Enfin, jusqu'à ce que le médecin revienne. ¿ Par favor ? »
J'ai soudain conscience de ce que je lui demande et de mon égoïsme constant. Je laisse tomber ma main sur mon visage, m'en voulant encore de faire subir tout ça à Mathys.
« Désolée. Je devrais pas te demander ça. Tu devrais rentrer sans moi et dormir un peu. »

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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Dim 7 Déc - 20:44

ana ∞ drystan ∞ mathys
Mathys haussa un sourcil lorsque la jeune femme lui proposa qu’il vienne le rejoindre. Il ne parlait pas du tout sa langue mais arrivait toutefois à comprendre parfois ce qu’elle voulait lui dire. D’autres fois il lui demandait aussi. « Je vais te faire mal si je me mets vers toi… mais je suis pas loin. Promis. » Il lui sourit à nouveau, cette fois sans trop se forcer. Il avait réellement peur de faire une connerie, d’arracher quelque chose s’il venait se mettre vers elle. D’un autre côté… Mathys avait vraiment envie de la serrer dans ses bras. Pesant le pour et le contre, la jeune femme sembla prendre la décision à sa place. Il fronça les sourcils en l’entendant, secoua la tête. « J’ai eu trop peur de te perdre. Je pars pas sans toi. » Et ça, c’était bien clair dans sa tête. Il ne la laisserait pas affronter ça toute seule et ne sortirait de cet hôpital que quand elle sortirait aussi. Si elle devait rester plusieurs jours, il tenterait de s’arranger avec Drystan pour pouvoir rester aussi et au pire dormir sur le fauteuil peu confortable qui se trouvait à côté du lit. C’était un ami de sa mère… il accepterait, non ?

Il n’y tint plus et se hissa finalement sur le lit pour se mettre à côté d’elle. Il fit cependant de son mieux pour ne pas prendre trop de place ni l’écraser et lui laissa un maximum de place. « Voilà, je suis là. Maintenant repose-toi. Tu en as besoin. » Tout le monde en avait besoin, là ! Mathys reprit la main de son amie dans la sienne et ferma les yeux, prêt à s’endormir. Avec elle, ce n’était jamais un problème de trouver le sommeil. Cette fois pourtant il n’y parvenait pas. Il avait trop peur et de toute façon, de mauvaises images lui revenaient en tête sans cesse. Alors il se contenta de caresser doucement la main de son amie sans trop savoir si elle dormait ou non. En tout cas, il avait besoin de parler. D’évacuer à son tour. « Je ne sais pas ce qu’il se serait passé, si tu étais morte. Je ne sais pas ce que j’aurais fait non plus. J’aimerais que tu saisisses l’importance de ce que je ressens pour toi… tu n’es pas juste une amie. » L’éventualité qu’il aurait pu la perdre lui fit monter les larmes aux yeux.

Il se frotta discrètement les yeux. « Je pensais pas que je t’adorerais autant. Qu’on aurait ce genre de relation toi et moi. Au départ, tu m’faisais un peu peur… » Il eut un rire un peu nerveux. Mathys pensait définitivement qu’elle s’était endormie et c’était plus facile pour parler. « Mais c’est vite passé. Honnêtement, le soir où tu es venue te réfugier dans ma chambre… je me suis enfin senti utile pour quelqu’un. J’aurais préféré que ça n’arrive pas, c’est clair… que tu vives pas ça. Mais ça nous a rapprochés. Tous les deux. Je vois plus ma vie sans toi. T’as pas intérêt à recommencer ce genre de choses… ou t’auras réellement affaire à moi. » Mais il était persuadé qu’Ana avait retenu la leçon. Elle n’avait de toute façon plus aucune raison d’attenter à sa vie… n’est-ce pas ? Mathys espérait bêtement qu’elle n’était plus enceinte, en tout cas. Il ne voulait pas se dire qu’elle pouvait recommencer ni même la voir encore à ce point déprimée.
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Jeu 11 Déc - 17:30

« Je viens chercher les résultats sanguins de ma patiente. Ana-Sofia Reyes. » Drystan s'adressa à la réceptionniste du département des tests biochimiques et diagnostiques de l'hôpital, excessivement sérieux. « Je vais voir. » Le médecin replaça son stéthoscope sur ses épaules, déboutonna les deux premiers boutons de sa blouse blanche avant de faire quelques pas. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris, bordel ? Si elle désirait se débarrasser du bébé, elle aurait pu le faire à l'hôpital, dans un environnement sécuritaire, contrôlé et beaucoup plus rassurant. Les médecins savaient ce qu'ils faisaient, mais Ana lui donnait l'impression désagréable d'avoir agi par instinct, sans vraiment réfléchir aux conséquences de ses actes. Heureusement, il n'y avait aucune perforation de l'utérus et ils avaient pu la libérer beaucoup plus efficacement de ce qui restait de son foetus. Il ignorait ce qu'elle avait pris, mais il savait que ça aurait pu la tuer en même temps que le bébé non désiré. Elle aurait pu mourir si le fils de Siwan ne l'avait pas trouvée à temps. « Docteur Bowen ? » Drystan sursauta et se retourna vivement vers la jeune femme qui l'avait interpellé, un sourcil légèrement arqué. « Je vous donne ce qu'on a pour le moment. » Elle lui tendit une feuille sur laquelle se trouvaient plusieurs chiffres et beaucoup d'abréviations inconnues de la majorité de la population. Glycémie. Gaz du sang ... Qu'est-ce que ça pouvait bien lui foutre, le pourcentage d'oxygène qu'elle avait dans le sang, bordel ? Il voulait savoir ce qu'elle avait pris. Il parcourut rapidement les feuilles des yeux, par habitude, avant de trouver ce qu'il cherchait. Sauge. Valériane. Prêle. Des plantes ? Elle s'était intoxiquée aux plantes afin de se débarrasser de son foetus ?

Drystan disparut dans le couloir, les doigts resserrés sur les feuilles de résultats. Quelle idiote. Elle n'avait vraiment pas réfléchi. Les plantes, bien que naturelles, pouvaient parfois avoir des effets excessivement néfastes et bien que le médecin ne soit pas totalement contre l'utilisation de produits naturels, il considérait qu'elle aurait d'abord dû lui en parler. Il l'aurait fait hospitaliser afin d'être certain qu'elle ne fasse pas de connerie, jusqu'à ce que l'avortement puisse être pratiqué.

« Docteur Bowen ? J'aurais une question à ... » « Je suis occupé, Daria. Tu veux bien demander au docteur Porter ? » Il abandonna l'externe choquée sans un mot de plus avant de rejoindre à nouveau les Urgences. Ana n'avait pas encore été changée de chambre puisqu'elle était gardée en observation pendant un moment afin de s'assurer qu'elle allait mieux. Lorsqu'il entra dans la chambre d'Ana, Mathys était toujours là et il s'approcha du lit avec empressement, visiblement en colère. « Tu veux qu'il sorte ou je parle devant Mathys ? » demanda-t-il à la jeune femme lorsqu'il eut fait suffisamment de bruit pour qu'elle relève les yeux vers lui. Il prit les constantes de la jeune femme afin de les noter dans son dossier médical, complètement silencieux alors qu'il tentait de garder son calme. « Tu vas être heureuse d'apprendre que tu n'es plus enceinte. Et que tu as faillit perdre la vie dans le processus. » ajouta-t-il en posant ses iris bleus dans ceux de la jeune femme. Elle était une patiente, il aurait dû la vouvoyer, mais il avait l'impression d'avoir une gamine face à lui. « Ma réceptionniste a essayé de t'appeler dans les derniers jours, sans succès. Tu aimes te faire du mal à ce point-là ? Ça te fait marrer de voir qu'on perd notre temps à essayer de te sauver la vie alors que tu n'y tiens visiblement pas tant que ça ? » Il était en colère et elle avait besoin qu'on la secoue un peu pour qu'elle comprenne enfin la gravité de ses gestes.
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Sam 13 Déc - 15:07

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D'abord déçue quand Mathys m'informe qu'il ne veut pas venir à mes côtés, c'est un soulagement extrême qui m'empare quand finalement il se flanque à moi. Je lui reprends la main et cette fois, je ne compte pas la lâcher de sitôt. Le garçon est couché à mes côtés et je niche mon nez au creux de son cou. Je ferme les yeux, soudainement apaisée par sa présence tout contre moi et j'écoute sa respiration. Toujours aussi fatiguée, je garde les yeux fermés quand Mathys reprend la parole tout en restant éveillée. J'écoute religieusement ses mots d'une pureté sainte et je me mords la lèvre discrètement, me demandant si je dois répondre au Gallois ou si le silence est la meilleure réponse qu'il puisse y avoir. Je suis finalement coupée dans mes pensées quand le garçon reprend à nouveau avec des paroles encore plus belles, encore plus touchantes, encore plus merveilleuses. Des paroles que je n'aurais jamais espéré entendre sortir de la bouche du brun, pourtant, le voilà à me dire encore plus que ce que j'attendais. J'ouvre enfin les yeux en restant immobile. J'ai besoin de me prononcer, mais mon état de santé ne me permet pas d'être en possession complète de mes moyens et c'est vraiment dommage, car j'ai des choses à dire et que je ne peux pas les exprimer comme je le souhaiterais. Avec difficultés, je relève la tête et je dépose un baiser sur la joue du garçon puis je me remets dans ma position initiale afin de murmurer quelques mots dans ma langue natale, puisque visiblement, c'est l'unique moyen dont je dispose pour communiquer mes sentiments envers le garçon et que mon besoin de confession ne fait que de s'agrandir de secondes en secondes.
« J'ai jamais voulu te faire peur, ni aujourd'hui, ni avant et pour ça je suis désolée. Mathys… De toute ma vie, je n'ai jamais eu besoin de quelqu'un comme j'ai besoin de toi et ça me fait tellement peur. J'ai tellement l'habitude de tout contrôler, mais avec toi… J'y arrive pas. »
J'ai conscience qu'il ne comprend probablement pas un mot de ce que je lui raconte et quand je m'apprête à essayer de lui traduire ses quelques mots je remarque que nous ne sommes plus seuls dans la chambre d'hôpital.
Je lève les yeux et je remarque que le médecin est de retour. Son air mécontent ne passe pas inaperçu et quand il me demande si je veux que Mathys s'en aille ou non, je suis prise malgré moi d'une crispation douloureuse. Mon emprise sur la main du garçon se ressert et en soutenant le regard du médecin, je réponds d'une voix blanche.
« Il reste. »
Quand il déclare finalement ce que je rêvais d'entendre depuis le début, je parviens à rester neutre et à ne pas sourire comme j'en ai envie en réalité. N'est-ce pas ironique que ce soit le même homme qui m'annonce ma grossesse et le succès de son interruption. Je regarde le plafond l'espace d'une ou deux secondes quand je sens les larmes monter au coin des yeux. Des larmes de joie à l'idée que ma vie va enfin pouvoir reprendre son cours normal. Je préfère ne pas faire de commentaires car je sens bien qu'ils seraient considérés comme déplacés devant Mathys et Drystan. Je ne dis rien alors jusqu'à ce que le docteur décide à nouveau de me provoquer. Lassée et exaspérée de devoir encore justifier mes choix, je fronce les sourcils et je tente de m'expliquer une dernière fois.
« Coño… J'y tiens… à la vie. C'est pour ça que… que j'ai fait ça. » Je déglutis, mal à l'aise. « J'avais pas confiance, ici, ok ? »

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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Dim 14 Déc - 1:06

ana ∞ drystan ∞ mathys
Même s’il n’avait pas compris la plupart des mots qu’elle avait prononcés dans sa langue natale, le garçon eut la sensation qu’elle disait quelque chose de beau. Bon, il s’était trouvé un peu con de voir qu’elle ne s’était pas endormie, et avait peut-être rougit un peu. S’il avait su qu’elle l’entendait, peut-être n’aurait-il pas dit tout ça. Le ton qu’utilisait Ana lui montrait malgré tout qu’elle semblait contente de ses quelques mots et ce même s’il ne comprenait pas exactement sa réponse. Elle devait être fatiguée, il ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas parler dans la même langue que lui. Puis dans un sens, il trouvait ça mignon, quand elle s’exprimait dans la sienne. En général, c’était pour le surnommer. Ou quand elle n’allait pas bien, quand elle était énervée. Quand elle semblait plus fragile que d’habitude, en somme, et ça, ça touchait énormément Mathys. Il voulait être là pour la défendre et la protéger du monde extérieur qui s’était montré bien cruel avec elle. Pour ne se lancer dans une réponse inutile puisqu’il n’avait pas tout compris, il se contenta de hocher la tête en serrant doucement sa main.

Drystan fit irruption dans la pièce, presque irruption lors d’un moment émouvant qui aurait, avec quelques minutes en plus, pu faire pleurer Mathys. Il se redressa, prêt à partir lorsqu’il laissa le choix à Ana de sa présence ou non. Il avait été à peu près certain qu’elle ne voulait pas le décevoir et que le faire sortir serait son choix, mais se trompa finalement. Il se remit alors près de la jeune femme, serra sa main un peu plus fort pour l’aider à supporter ce moment. Mathys ne put s’empêcher de froncer les sourcils en entendant les mots si durs du médecin. Il avait raison… bien sûr qu’il avait raison. Mais bon sang, elle venait à peine de se réveiller ! Il y allait trop fort. Ils auraient tout le temps de l’engueuler plus tard, l’un comme l’autre. Il se tut dans un premier temps, laissant à Ana le loisir de se défendre. Finalement, il murmura : « Tu aurais dû m’en parler avant, Ana… » Avant de le faire ? Il était certain que Mathys l’aurait engueulée. Mais il aurait au moins pu essayer de la rassurer, lui dire qu’à l’hôpital, elle serait en sécurité…

Il délaissa un instant la place qu’elle lui avait laissée dans le lit pour se relever et faire face à Drystan. Le regardant un moment, et même s’il était totalement d’accord avec lui, il objecta : « Drystan… elle est fatiguée. J’comprends que tu veuilles l’engueuler et j’en ai tout autant envie. Mais s’il-te-plait… tu veux pas attendre quelques jours ? J’ai de la peine pour elle… » Il se mordit la lèvre, pas certain qu’il puisse se permettre ce genre d’interventions. Il le faisait pourtant, parce qu’il avait réellement peur qu’il arrive quelque chose à la jolie brune si elle s’énervait de trop, ou subissait trop d’émotions contraires en peu de temps. Il lui lança un regard presque suppliant. Mathys voulait juste profiter un peu de sa présence, après avoir eu si peur pour elle. Sans se poser trop de questions, sans lui montrer sa colère.
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Jeu 18 Déc - 16:40

« Pas confiance en l'hôpital, mais confiance en une panoplie d'herbes médicinales qui ont failli t'amener dix pieds sous terre ? » Irrité, et inquiet aussi surtout pour la santé de sa patiente, Drystan plongea son regard bleu électrisant dans le sien alors qu'il avait conscience de la violence de ses paroles. Il désirait la choquer, lui faire comprendre qu'elle avait agi stupidement et qu'elle n'était plus en Amérique du Sud. Qu'elle n'avait plus à tout gérer elle-même et qu'elle pouvait faire confiance aux médecins de Tenby. Il quitta son regard pour se concentrer sur le stéthoscope qu'il venait d'appuyer sur le thorax de la jeune femme. « Prends une grande respiration. » ordonna-t-il pourtant avec un peu plus de douceur cette fois. Malgré tout, les traits de son visage étaient durs et on pouvait aisément deviner qu'il n'était pas prêt à lâcher l'affaire. Il posa l'appareil dans le dos de la jeune femme en réitérant sa demande, concentré malgré son inquiétude et sa déception.

Lorsqu'il se redressa en replaçant son stéthoscope autour de son cou et qu'il fit face à Mathys, Drystan comprit que le jeune homme allait s'opposer à ses techniques de prise de conscience. Elle était fatiguée et puis quoi encore ? « Nous sauvons la vie des gens ici, Mathys. Et certains nous donnent beaucoup de fil à retordre. » Il avait laissé son regard dévier sur le visage un peu pâle d'Ana et poussa un soupir avant de reporter son attention sur le fils de son amie. « Je sais que tu souhaites protéger l'honneur et la quiétude de ton amie, mais elle aurait pu mourir aujourd'hui pour une erreur stupide qu'elle a commise. » Il pouvait bien évidemment comprendre qu'on puisse ne pas vouloir d'un enfant et qu'on veuille s'en débarrasser. Il aimerait pouvoir dire que chacun des bébés qu'il avait mis au monde était voulu et allait avoir une merveilleuse vie remplie d'amour, mais ce genre de réflexion n'était qu'utopie. Il avait compris depuis longtemps qu'il ne pouvait pas instaurer sa vision du monde dans l'esprit parfois chamboulé de ses patientes et il avait appris à faire avec. Néanmoins, s'il comprenait qu'une femme puisse vouloir subir un avortement, il avait beaucoup de mal à saisir les motivations de ses patientes lorsqu'elles décidaient de le faire toutes seules. Bien sûr, elles se foutaient bien de mettre en danger la vie de leur bébé puisqu'elles souhaitaient justement s'en débarrasser, mais leurs propres vies n'avaient donc aucune importance ?

« Je te garde en observation pour un jour ou deux. Peut-être davantage. » reprit-il en se tournant cette fois vers la jeune femme. « Ça ne sert à rien de protester, c'est non négociable. » ajouta-t-il alors qu'il était persuadé qu'elle allait rechigner à l'idée de passer quelques nuits à l'hôpital. Elle avait perdu beaucoup de sang et elle avait besoin de reprendre des forces. Il allait d'ailleurs s'assurer qu'elle ait un suivi psychologique adéquat, que ce soit contre son gré ou non. « Je repasserai plus tard. » Il reprit le dossier de la patiente, fit un signe de tête à Mathys et capta le regard de la brune avant de quitter la pièce. Certaines de ses patientes allaient visiblement le rendre fou.
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Mar 23 Déc - 14:57

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Je suis véritablement exaspérée par le comportement du médecin qui ne cache pas son aversion envers mon acte. Soit. Qu'il me déteste et qu'il me méprise autant qu'il le souhaite, mais qu'il me laisse tranquille pendant au moins cinq minutes. Cinq petites minutes sans reproches, ce n'est pas trop demander, si ? Certes, il n'est pas d'accord avec ce que je pense ni avec ce que j'ai fait, mais cette détresse fait partie des sentiments qui poussent à faire des choses complètement folles, risquées et dangereuses. Mon tempérament étant de nature assez vif et impulsif de base, il n'est pas toujours facile de garder son sang froid. Je remarque bien ce que tout le monde pense de moi, de cette effroyable bêtise qui aurait pu me coûter la vie etc. J'y pense aussi maintenant, je réalise la gravité de la situation et pourtant, si c'était à refaire, je n'hésiterais pas une seule seconde. Au moins, ce fut efficace. Je suis toujours en vie, mais plus cette MST. Que demande le peuple ? Rien d'autre. Sauf peut-être qu'on me laisse rentrer chez moi.
Le médecin s'amuse avec son stéthoscope et finalement les deux hommes se retrouvent pour échanger quelques mots. Mots que je ne distingue pas entièrement. Je ne veux pas de la pitié de mon colocataire et ses mots me blessent quelque peu, mais j'ai tellement envie que Drystan me laisse me reposer que je ne lui en veux pas. Je ne saisis pas ce qu'il répond au Gallois, mais je sais que ça me concerne. Aujourd'hui, j'ai la malheureuse impression que tout me concerne et que tous les regards torves me sont adressés. Super.
Doucement et avec précaution, je croise les bras sur ma poitrine pour montrer à mon tour que je ne suis pas très heureuse avec les décisions qui sont prises devant moi. Quand le docteur s'adresse de nouveau directement à moi pour me faire comprendre qu'il compte me garder à l'hôpital pendant au moins une journée, plusieurs s'il le faut, j'ouvre la bouche pour protester, mais il reprend aussitôt, ne me laissant pas le temps d'en caser une.
J'ai soudainement la sensation de me retrouver emprisonner et je deteste ça au plus haut point. Je me doutais bien que je n'allais pas être en mesure de quitter les urgences dans l'heure qui suivait, mais de là à me garder plusieurs jours… C'est tout simplement une vengeance personnelle de la part du dénommé Drystan. Se venge-t-il pour les dégâts affligés à son bureau quelques jours plus tôt ? Finalement je reste muette, préférant ne pas répondre à ce que je ressens comme des provocations, mais je ne me gêne pas pour lui lancer un regard furieux quand il s'approche de la sortie. Quand la porte claque, je me retourne vers Mathys, à qui je fais part de mon ressentiment.
« Mais merde ! Quel… ! S'il me déteste autant, j'l'oblige pas à s'occuper de moi. »
Toute tendresse qui avait pu être présente quand j'étais seule avec Mathys s'était volatilisée, ne laissant qu'une rancoeur grandissante pour Drystan. Cet homme venait de changer radicalement mon humeur et il avait intérêt à ne pas venir seul la prochaine fois qu'il reviendra dans la pièce.
J'ai les nerfs qui s'enflamment si bien que je sens des larmes me monter aux yeux. Je n'avais probablement pas été aussi énervée depuis mon dernier entretien avec Alejandro. Bastardo.
Je soupire longuement dans le but de reprendre mes esprits et j'essuie les larmes aux creux des yeux qui menacent de couler à tout moment. Je m'adoucie finalement en posant le regard sur le garçon qui est toujours là. Je reprends en souriant tristement et en haussant les épaules.
« Tu l'as entendu… Tu devrais rentrer, te reposer. Je risque pas d'aller bien loin. » Je me mords légèrement le lèvre. « Merci encore… D'avoir été là. »

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Varium et mutabile semper femina

There are worse things I could do, than go with a boy or two. Even though the neighborhood thinks I'm trashy, and no good, I suppose it could be true, but there are worse things I could do. I could flirt with all the guys, smile at them and bat my eyes. Press against them when we dance, make them think they stand a chance, then refuse to see it through, that's a thing I'd never do. But to cry in front of you, that's the worst thing I could do.
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan Ven 26 Déc - 23:03

ana ∞ drystan ∞ mathys
Mathys n’avait pas eu l’impression de demander la lune à Drystan. Il avait simplement voulu… un peu plus de souplesse dans la voix. Mais il pouvait comprendre au fond que le médecin n’avait pas de temps à perdre et qu’il voulait à tout prix faire comprendre à Ana. Or il la connaissait, la Mexicaine. Il savait à quel point c’était compliqué de lui faire comprendre quelque chose, têtue comme elle était. Mathys reprit sa place près du lit pour les laisser reprendre leur joute verbale. Il grimaça malgré lui en entendant qu’elle allait devoir rester autant de temps ici, persuadé qu’elle n’en était pas franchement ravie. Lui il était toutefois rassuré. Elle serait toujours surveillée le temps d’être à l’hôpital et même s’il ne pouvait pas rester toujours avec elle. Il avait un boulot, après tout…

Sa colocataire ne tarda pas à se faire entendre une fois que Drystan eut quitté la pièce. Mathys poussa un long soupir, lança un regard dans sa direction. « Calme-toi Ana. Il fait son boulot. » D’accord, il ne le faisait peut-être pas de la meilleure manière qui soit, mais y avait-il une bonne manière pour s’occuper d’Ana, finalement ? Il n’en était pas franchement certain. Ce n’était pas un ange, même si elle était adorable. C’était Ana, tout simplement ! « Puis on s’en fout qu’il te déteste ou non. Ca m’a l’air plutôt réciproque, et tu ne le verras plus une fois que tu seras sortie d’ici. » Ou en tout cas, il l’espérait pour le médecin ! Ca valait mieux pour lui qu’ils ne se retrouvent pas en dehors de l’établissement…

Il allait devoir s’en aller. Mathys serait volontiers resté mais il ne pouvait pas se permettre de ne pas aller au boulot. Il était certain qu’elle pouvait comprendre. Il se pencha pour embrasser son front tendrement. « Je reviens te voir demain dès que j’ai terminé. Okay ? En attendant… s’il-te-plait, pas de folies. Je te connais. » Peut-être trop bien, même. Il était cependant persuadé qu’elle se calmerait après avoir pratiquement perdu la vie. « Puis tu sais, je serais toujours là pour toi. Même si je t’avoue que j’aimerais beaucoup ne pas te retrouver presque morte à chaque fois que je rentre chez nous… » tenta-t-il comme plaisanterie avant de sourire doucement. Il valait mieux en rire de toute façon… après avoir eu si peur ! « La prochaine fois, essaie seulement de m’accueillir avec un gros câlin. J’en serais ravi. » Il lui fit un petit clin d’œil avant de se redresser. Il espérait ne pas la vexer… mais clairement, il préférait plaisanter que l’engueuler, actuellement. Même s’il allait finir par le faire ! Parce qu’il tenait, tout comme Drystan, à ce qu’elle comprenne le message. Mathys lui lança un dernier regard avant de quitter sa colocataire – non sans avoir de peine. Elle lui manquait déjà, pour être honnête. Se retrouver tout seul chez eux pendant deux ou trois jours…
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MessageSujet: Re: Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan

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Give me all your pills and make me ill. Mathys & Drystan

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