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IWAN ✣ the dose that you die on.

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller


TON PSEUDO : bad.blood
TON AVATAR : rian van gend
TES CRÉDITS : bad.blood
TA DISPONIBILITE RP : disponible
Cassou (+) Brian
RAGOTS PARTAGÉS : 219
POINTS : 1543
ARRIVÉE À TENBY : 23/08/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-cinq ans (18/04)
CÔTÉ COEUR : mal structuré, puis en plus, il s'est fiancé avec l'autre tatoué.
PROFESSION : parfois quelques petits boulots sans réelle passion
REPUTATION : monroe, on ne l'aime pas trop. Parce qu'il ne fait que de gueuler et de picoler, peut-être. Parce qu'il a tapé sur le coin de la gueule à Cass' pendant un bon moment, et qu'il ne s'est calmé que récemment.


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MessageSujet: IWAN ✣ the dose that you die on. Sam 18 Oct - 20:58


The dose that you die on

L’épuisement. Tes doigts qui glissent sur l’écran du téléphone. Connerie inutile. Tu t’agaces presque à le textoter. Tu luttes un instant avec la correction automatique, avant d’envoyer ton message à l’autre drogué. Tu as fini ta bière pour patienter. Puis tu as commencé une énième cigarette, impatient. Tu as laissé tes doigts tapoter sur la table, avant de finalement enfiler tes Vans. Tu as hésité avant de t’emparer de ta planche à roulettes. Tu l’as faite rouler un instant, le bout du pied posé dessus. Puis finalement, tu as abandonné. Trop épuisé. Tu as roulé une autre cigarette, tu as bataillé avec ton briquet, puis bougonné, avant d’en prendre un autre dans le tiroir. Tes doigts tremblants ont claqué la porte derrière toi. Tu es sorti à l’air libre. Seul. Dans l’inconnu. Sur l’amas de goudron. Tu as soupiré. Tu t’es dit que tu l’aimais vraiment, finalement. Tu t’es dit que tu y tenais trop. Bien trop pour le laisser vivre comme il faut. Peut-être que tu devrais lui montrer. L’attendre dans le canapé, le corps tout dénudé, prêt à lui accorder un peu de ton amour démesuré. Mais tu ne sais pas faire, toi. Et puis tu n’as pas envie. Tu ne sais pas. Toi, tu le vois bien t’aimer à la dure. Tout ça pendant que toi tu agis dans le secret. Pour essayer de lui rendre service. Pour éviter qu’il ne tombe comme les autres. Pour éviter qu’il ne se retrouve comme les autres pauvres drogués, à se réchauffer devant un vieux bidon. Et puis les lits mités, les draps troués, les matelas sans sommier, ou les sommiers sans matelas, et puis son sac contre lui, et puis l’odeur du vomit, et puis les vols dans la nuit. La peur qui vous noue les tripes. Les seringues qui trainent sur le tapis élimé. Le sommeil même pas reposant. Les jours épuisants. Et puis l’alcool pour oublier. Au fond, tu tenais trop à lui pour que ça lui arrive.

Alors il fallait que tu en parles à l’autre drogué. Tu sais pais pas trop quoi lui dire. Tu ne sais pas tellement comment faire passer la chose. Comment t’y prendre pour qu’il cesse de l’influencer. Puis s’il te le vole, hein ? S’il te l’emprunte à tout jamais ? Si ton Cassou te remplace pour ce dégénéré ? Parce qu’il « sait s’amuser ». Parce qu’il « sait s’évader ». Puis « qu’il passe pas sa vie à picoler pour picoler ». Alors bien sûr que non, tout ça, c’est pas toi. Mais il faut qu’il se corrige, le drogué. Peut-être qu’il pourrait essayer de s’en tirer. Ou de se tirer. Avec sa merde, sa poudre, son herbe, et qu’il ne revienne plus jamais t’embêter. Ce serait déjà ça de moins. Même si, malgré tout, tu l’aimes bien. Pour boire un peu. Et puis ça s’arrête là. Tu imagines qu’il ne t’en voudra pas. Mais faut que tu lui dises la vérité. Qu’il sache. Qu’il comprenne tes regards lourds de sens. Qu’il cesse de te regarder aveuglément. Tu as cogné sa porte. Et tu t’es mis à patienter, impatient. Tu tapais presque du pied. Doucement. Tu as glissé ta main dans tes cheveux. Déjà prêt à te rouler une autre cigarette, nerveusement. Tu te sens fatigué. Epuisé. Agacé d’avoir toujours le diable à aller chercher. Comme si tu n’avais que ça à faire. Comme si le monde refusait de s’accorder avec tes idées. Peut-être que c’était ce qui te permettait de t’accrocher autant à lui. Le fait qu’il ne s’écrase jamais vraiment. Qu’il lutte un peu, puis qu’il s’abandonne quelques minutes, avant d’essayer d’agir à ta façon. Avant d’essayer d’agir d’une autre façon. Pour éveiller ta colère, ton amour, et toute cette maudite passion.

« Faut que j’te parle de Cassandre. » que tu as balancé directement, lorsqu’il t’a laissé le droit d’entrer. Sans chercher à lui témoigner trop de familiarités. Peut-être qu’au fond, tu es déjà un peu trop alcoolisé. Trop pour être gentil. Tu t’es déplacé dans ce qu’il nommait un chez-lui, baladant ton regard sur ce qui t’entourait. Un peu d’alcool. Un peu de came sur la table. Tu souffles un peu. « Tu t’préparais pour une soirée ? » que tu demandes, quand même. Pour essayer de l’aborder d’une façon différente. Pour tenter de peut-être l’amadouer. Tu t’es installé quelque part. Pour soulager tes gambettes déjà épuisées. Tu as tiré ton paquet de tabac du fond de ta poche. Pour rouler un peu. Pour occuper tes doigts avec le papier. Un filtre est venu se glisser entre tes lèvres. Tu tentes de focaliser ta concentration. Sur quelque chose. Sur le papier fin. Et puis toutes ces saloperies séchées que tu tentes d’étaler. Le cylindre blanc est venu se poser sur le papier. Puis tu as terminé de rouler la cigarette pour la porter à ta bouche. L’air à moitié absent. Perdu à compter. Tu t’es demandé si c’était la dixième ou la millième de la journée. Et puis l’alcool. Et puis les bouteilles qui créchaient sur la table. Tu as soufflé un peu. Quelques volutes de fumée. Tu t’étais dit que vu toute la merde qu’il absorbait, ce n’était même pas la peine de lui demander l’autorisation pour une malheureuse cigarette. « Dis, Iwan, t’as l’intention d’arrêter la défonce, un jour ? » que tu as finalement lâché. Chien galeux. Chien nerveux.

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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Mer 29 Oct - 0:33

Le studio d'Iwan:
 



The dose that you die on
Iwan & Monroe.

 



Une douche; Iwan en avait rêvé toute la journée. Il s'était levé en retard ce matin, merci la pilule de trop de la veille... C'était donc avec un simple coup de déo qu'il avait du partir travailler et il détestait ça: ne pas avoir l'air présentable. Ça l'avait rendu nerveux toute la journée.
Neuf heures après il avait enfin le plaisir d'être sous l'eau chaude. Il fermait les yeux, sentait la chaleur ruisseler sur chaque parcelle de sa peau et appréciait sa faculté à détendre les muscles de sa nuque. S'en était presque jouissif. Si bien que son esprit se mit à errer vers des pensées peu catholiques.  C'était la sensation de bien-être épaulée du pcp qu'il avait avalé en rentrant qui faisait divaguer son imagination. La solitude pesante. Et ses mains qui savonnaient son corps se firent plus pressantes, glissant sous la ceinture alors qu'il gémissait seul dans sa salle de bain. Il pensait au corps de Ianto qu'il avait tant aimé et dont les images le faisaient aujourd'hui tant souffrir. Il pensait à celui de Mathys qui avait cette façon bien à lui de le troubler. A ses courbes qu'ils ne connaissaient pas encore par coeur et qui étaient encore une aventure, à son sourire qui effaçait celui de Ianto. Il pouvait sentir le plaisir grimper, envahir tout son être et... Iwan sursauta. A travers le bruit de l'eau il pouvait entendre les coups portés à sa porte. Des coups empressés. Il n'attendait pourtant personne. Il coupa la douche, resta silencieux. La personne finirait sûrement pas s'en aller. Il se sentait bien con soudainement, interrompu en train de se toucher sous la douche, se cachant de son visiteur. Digne d'un adolescent.

Mais de nouveaux coups furent portés. La personne à la porte de son appartement semblait décidée à ce qu'on lui ouvre. Iwan renonça à jouer les fantômes. Pour lui qui se lassait de sa solitude c'était peut-être une promesse de compagnie. Peut-être Cassandre qui venait partager ses doses ou Mathys qui venait goûter son corps.  
"J'arrive !" Hurla-t-il à moitié haletant, se lançant alors dans une course effrénée pour se sécher et s'habiller. Il frotta hâtivement ses cheveux pour les empêcher de dégouliner. "Une minute". Enfila un jeans sans même prendre le temps de mettre un caleçon et se glissa dans la première chemise venue sans prendre le temps d'en fermer les boutons. Se ruant vers la porte d'entrée il attrapa son verre de Whisky qu'il avait entamé avant la douche et en but rapidement une gorgée.

Enfin il ouvrit la porte au visiteur impatient. Une fraction de seconde il resta figé de surprise. Monroe. Il ne s'attendait pas à lui. D'habitude il venait parce que Cassandre venait. C'était d'ailleurs plus "l'ami de cassandre" qu'un ami personnel pour Iwan.
"Monroe ? Qu'est ce que tu fous là ?" Il était étonné de recevoir sa visite. Comme un courant d'air le visiteur se fraya un chemin à l'intérieur de l'appartement; "Faut que j'te parle de Cassandre" dit-il froidement. Iwan haussa un sourcil, se demandant quel pouvait être le problème. Jalousie peut-être ?
"O...Ok" Bégaya-t-il alors qu'il se remettait de sa surprise. "Fais comme chez toi..." Ajouta-t-il alors en marmonnant, voyant le garçon épier son chez-lui.
Ce n'était pas particulièrement bien rangé, ce qui n'était pas dans les habitudes du libraire maniaque. Il y'avait trois jours de vaisselles dans l'évier de la cuisine, le bang de la veille qu'il n'avait pas rangé sur la table à côté de son verre de whisky entamé. Une bouteille ou deux sorties et sur le bureau une collection de flacons et sachets contenant ses poudres et pilules. Ses vêtements du travail trônait encore dans le hall d'entrée devant la porte de la salle de bain. On pouvait presque suivre le chemin qu'il avait fait du salon à la douche, détailler quel habit il avait retiré en premier.

Iwan attrapa son téléphone laissé sur le plan de travail de la cuisine, suivant Monroe qui regardait toujours autour de lui en avançant vers le salon. Un message. C'était Monroe qui demandait à passer. "cachu" grommela-t-il en gallois pour lui même. Merde. Si il n'avait pas passé trois heures sous l'eau il aurait sûrement eu le temps de ranger tout son bordel, et surtout il n'aurait pas eu à le recevoir comme ça, les cheveux encore mouillés, le torse à l'air.
"Désolé je viens seulement de voir ton message." Monroe s'était déjà installé sur le canapé et avait commencé à rouler. Il prenait vraiment la phrase de politesse fais comme chez toi à la lettre.  "Tu t'préparais pour une soirée ?" Iwan observait les miettes de tabac tomber sur son tapis en grimaçant.
"Nop... juste moi ce soir. Enfin c'est ce qui était prévu ce soir." Il pinca ses lèvres et boutonna sa chemise. Il se dirigea vers sa table pour récupérer son verre et entreprit de le finir. Il devrait peut-être proposer quelque chose à Monroe ? "Dis Iwan, t'as l'intention d'arrêter la défonce un jour ?" Iwan manqua de s'étouffer sur sa dernière gorgée. Violemment dans un claquement il reposa le verre. "Aoutch." grogna-t-il. Les sourcils froncés, il ne comprenait pas la raison de cette attaque. "Merde Monroe qu'est ce que je t'ai fais ?" Il trépignait du pied, offusqué par la question. Il lui rappelait Ianto durant leurs derniers mois qui à chaque fois lui demandait d'arrêter et ça lui brisait le coeur. La vérité c'est qu'Iwan n'en avait jamais eu envie, jamais senti le besoin. Il gérait. Il n'avait pas besoin qu'on vienne lui dire quoi faire. "Je vois pas pourquoi j'arrêterais, j'arrive très bien à gérer. Et puis c'est pas tes affaires, merde" Il s'en persuadait lui même. Il était fière lorsqu'il se voyait au travail, dans sa tenue de bon samaritain le sourire chaleureux aux lèvres. Il ignorait ses tremblements, avalait ses pilules à peine passé le pas de la porte comme une habitude inoffensive. Il se mentait si bien à lui même qu'il se croyait.  Il gérait. Il oubliait. Il s'enfonçait encore plus dans l'addiction qui avait poussé l'homme qu'il aimait à le quitter, s'enfonçait pour l'oublier. Il renforçait son tord sans oser se l'avouer, soignant le mal par le mal.
Nerveusement il sortit un verre de l'armoire et le rempli de Whiksy avant de le poser sans douceur devant Monroe. La politesse aurait été de lui proposer, de le laisser choisir. Mais ils avaient dépassé ce stade là à présent. Ce n'était clairement pas une visite de courtoisie, pas besoin donc d'être courtois.
"De toute façon je croyais que tu venais pour me parler de Cassandre" Dit Iwan tout en allumant une cigarette avec empressement.



Dernière édition par Iwan Cadwell le Sam 7 Fév - 0:22, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Ven 31 Oct - 0:10


The dose that you die on

« J'arrive ! » Un son après des heures de silence. Tu attends, là, un instant. Agacé. Presque frustré qu’il tarde tant. Tu lui avais dit, pourtant. Tu l’avais prévenu. Mais il ne t’avait jamais répondu. « Une minute. » Ça te fait soupirer. Tu lèves les yeux au ciel, agacé par le drogué. Tu entends la porte qui s’ouvre. Elle t’oblige un instant à te focaliser sur ton interlocuteur. Tu balades un œil discret sur son corps. Visiblement, et à en juger par ses cheveux encore humide et sa chemise déboutonnée, tu le dérangeais. Il t’offrait une tête surprise que tu ne comprenais pas tellement. Comme s’il ne t’avait jamais aperçu auparavant. « Monroe ? Qu'est-ce que tu fous là ? » Tu t’es demandé si tu devais te donner la peine de répondre. Tu t’es décidé à aller presque droit au but. Pour éviter de trop l’entrainer au loin. Tout en prenant quelques autres chemins. Pour essayer de captiver son esprit abîmé. « O ... Ok. … Fais comme chez toi ... » Temps de pause. Tu en profites pour balader ton regard sur l’intérieur. Des fringues sur le sol. Des vestiges d’une soirée, peut-être passée en solitaire. Tu t’égares un peu, avant de finalement te décider à t’installer sur le canapé pour rouler. « Désolé je viens seulement de voir ton message. » Tu hoches la tête, un instant. Sans témoigner une once de surprise. Tu t’en doutais plus ou moins. Surtout vu sa tenue. Mais ça ne t’empêchait pas, malgré tout, d’essayer de lui faire comprendre ce que tu voulais. « Nop ... juste moi ce soir. Enfin c'est ce qui était prévu ce soir. » Tu le fixes, un moment, alors qu’il boutonne sa chemise, les lèvres pincées. Tu le suis du regard lors qu’il va chercher son verre à moitié vide. Tu tires tes conclusions, doucement. Sans forcément trop te tromper, tu imagines, à la vue des vestiges des heures passées. Tu t’élances encore. Nouvel élan. Tu exposes quelques questions gênantes.

Claquement du verre sur la table. Tu clignes des paupières, un instant, avant de tirer un peu sur ta cigarette. « Merde Monroe qu'est-ce que je t'ai fait ? » Rien, peut-être. Ou tout. Peut-être qu’il te menace indirectement. Peut-être que tu crains pour ton Cassandre, pour sa santé, physique et psychique. Au moins pour ça. Pour t’ôter une raison de pitié. « Pourquoi tu m’demandes ça ? J’ai le droit de m’inquiéter un peu pour toi aussi, non ? T’es un ami à Cassou, après tout. » Tu sors tes mots sans chaleur. Avec une pointe d’ironie, peut-être. Déception. Tu tentes de délier ton imagination. « Je vois pas pourquoi j'arrêterais, j'arrive très bien à gérer. Et puis c'est pas tes affaires, merde. » Tu ne parviens pas à retenir un léger ricanement. Tous les mêmes. Tous, sans exception. Tous à croire qu’ils étaient les rois du monde, tous à croire qu’ils étaient capables de dominer cette merde. Au moins, certains avaient encore la force folle de le clamer. Un instant, tu te demandes si ses paroles perdront un jour un peu de conviction. Si sa foi en lui-même n’avait pas déjà commencé à s’écailler. S’il était vraiment capable de se diriger lui-même avec la sortie sans s’écorcher. « Oh ça, je n’en doute pas. Tu sembles gérer aussi bien que Cassandre. Peut-être que c’est là, le problème. » Tu ajoutes ta dernière phrase après un léger instant de silence. Peut-être que tu voulais lui montrer que tu ne croyais ses mots qu’à moitié. Et voilà que le jeune homme dépose, sans douceur, aucune, un verre de whisky devant toi. Tu hoches la tête, un instant, faisant l’effort de le remercier. Même si l’amabilité n’y était pas. Pas venant de lui, en tout cas. « De toute façon je croyais que tu venais pour me parler de Cassandre. » Sourire sur tes lèvres. « J’y viens, j’y viens. Ne sois donc pas si pressé, tiens. » La position inconfortable du garçon t’amuse. Tu imagines qu’il serait assez facile de te retourner la chose, cependant. Suffisait de chercher un peu. De souffler sur la poussière qui enveloppait ce qu’il savait.

« T’sais, des mecs qui pensent qu’ils gèrent leur drogue, y’en a à tous les coins de rues. Y’a toi, y’a Cassandre, puis y’en a des tonnes d’autres. J’t’avoue ne pas être un modèle non plus. Mais j’crois pas m’être élevé à votre stade, à tous les deux. » Tu hoches la tête, pour toi-même, avant d’avaler une gorgée d’alcool. « Ouais, donc, j’disais. J’en connaissais, des gens comme toi. Des qui disaient gérer. Puis qui sont tombés. Ces mecs-là, tu les r’trouves au squat. Parce qu’ils ont rien d’autre à t’proposer quand t’as besoin d’un pieu. Tu les retrouves là, tous tremblants, avec aucun qui sait démêler réalité et délire. Sont là, à consommer, à attendre j’sais pas trop quoi. L’plus gros trip de toute leur vie, sûrement. Celui d’où ils ne reviendront jamais. » Nouveau silence. Tu fixes un moment ton ainé. Gamin vilain. « ‘fin, j’voulais pas te remettre en question, hein. J’suis pas venu pour te donner une leçon, ou quoi que ce soit du genre. J’suis pas ton père, hein. Puis c’est ta vie, tu t’démerdes. Si t’as envie d’finir à baver sur des pavés pour avoir ton shoot, c’est toi qui décide, mon gars. J’viens juste te dire que j’tiens à Cassandre. J’tiens suffisamment à lui pour pas vouloir que ça lui arrive, tu vois. Alors à ton avis, j’fais quoi, moi, pour l’éloigner d’toute cette merde ? » Tu ne vas tout de même pas l’enfermer chez vous en attendant que ça passe. Il virerait fou. Tu deviendrais fou. Et il risquait de ne jamais en sortir. Pas autrement que les pieds devant. « J’fais comment, hein ? T’as une idée, toi ? J’vais quand même pas le séquestrer dans sa cuisine, quoi. Tu penses que j’devrais faire disparaitre tous ses potes drogués, pour le faire résister à la tentation ? J’vais m’salir un peu beaucoup les mains, non, avec la bande de pédales qui l’entoure ? T’crois pas, toi ? Tu d’vrais savoir ce qui te plairait, nan, pour qu’on te fasse arrêter, pas vrai ? Puis puisque tu gères tant, tu dois pas avoir besoin d’aide pour arrêter de toute façon, nan ? Hein ? Tu lui montrerais l’exemple, tiens. Ouais, ça m’semble être une bonne idée, vu qu’il m’écoute jamais, l’autre grand con. T’es cap d’essayer, Iwan ? » Tu as la voix qui s’élève un peu. Tout comme ton corps. Tu as quitté le canapé, un instant, pour vider ton whisky, et glisser encore ta cigarette entre tes lèvres. Tu grognes. Un peu. Encore. « On va faire un jeu, tiens. Chacun sa question. Dis-moi ce qui te pousse à continuer d’ingurgiter ta merde, là. » Qu’il te raconte ce qu’il trouvait de si merveilleux, puisque, même après tout ce temps, tu ne comprenais pas.

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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Mer 5 Nov - 1:49



The dose that you die on
Iwan & Monroe.

 



Iwan n'aimait le ton ironique de Monroe. Il était agité, marchait nerveusement de long en large dans son petit appartement. La drogue était censée le relaxer mais présentement elle ne faisant qu'appuyer un peu plus sur ses nerfs.  
Le verre claqua sur la table, reflétant l'humeur du libraire et un peu de whisky vint gicler sur le bois. Etais-ce le fait d'avoir été interrompu ou l'attitude de Monroe qui le mettait dans cet état ? Il ne savait pas vraiment. Surement une addition des deux.
Rapidement il tenta de ramener la conversation sur Cassandre mais le tatoué semblait déterminé à juger Iwan d'abord. Ce dernier se demandait d'ailleurs ce qu'il avait bien pu faire pour se ramasser ça en pleine tronche. Lui qui avait toujours été correcte. Depuis quand se détendre était un crime ? Tant qu'il ne faisait de mal à personne ça ne regardait que lui.
Le gallois ne put s'empêcher d'avoir un rictus nerveux en entendant l'autre con le prendre lui et Cassandre de haut. Leur stade ? Il avait vraiment du culot. Assit sur son canapé, buvant son whisky et même pas une once de respect. La mâchoire serrée il resta cependant silencieux. Il attendait la suite. Et elle ne tarda pas. Juste le temps pour que celui qui se croit meilleur se mette encore un peu d'alcool dans le sang. Ses yeux rougis ne cachant pas celui qu'il avait déjà. Iwan l'avait senti quand il était arrivé. Lui ne planait peut-être pas au PCP ce soir mais son corps était aussi sale de l'intérieur que celui du libraire.

Iwan tira une grande bouffée sur sa cigarette et sa main tremblante en fit tomber la cendre. "Putain mais comment t'oses me juger comme ça Monroe ? Regarde autour de toi, j'ai un putain d'appartement avec un putain de boulot pour en payer le loyer. Ma vie se tient et je la maintient. Et t'oses me comparer aux junkies qu'on trouve dans les squats ? Tu crois vraiment que ce que je cherche c'est un gros trip ? Tu crois que c'est pour ça que je prend tout ça ? Oh oui peut-être quand j'avais 16 ans et que je carburais au LSD. Mais aujourd'hui je prend ce que je prend pour arriver à passer la soirée sans avoir envie de me jeter par la fenêtre. Pour me réconforter et me faire oublier. Alors va te faire foutre si tu penses que je cherches juste à triper." Iwan avait parlé plus fort et plus vite qu'il ne l'aurait voulu. Il n'arrivait pas à employer le verbe droguer. Je me drogue. C'était trop concret pour lui. Il ne voulait pas qu'on lui colle l'étiquette de drogué. Et c'était exactement ce que Monroe était en train de faire. Subissant un nouvel assaut de son interlocuteur il partit se resservir un verre. Il sentait qu'il allait en falloir encore quelques uns pour digérer l'attitude de son pseudo invité.
Il but son nouveau whisky d'une traite avant de s'effondrer sur une chaise devant sa table à manger. Il entreprit de rouler un joint. Un peu de renfort. "Juges, je m'en fous." Il grommela ensuite une insulte en gallois.

Monroe parlait tant qu'Iwan n'avait pas l'opportunité de répondre. Alors il laissait couler, se contentait de lui lancer un regard assassin par moment puis reportait son attention sur son joint en construction.  "Tu peux parler de pédale... t'arrêtes pas de courir après sa queue" maugréa-t-il entre ses dents sans retenir un ricanement face à l'ironie des dires du tatoué. Il l'avait mauvaise de s'entendre traiter ainsi. Il avait l'impression que le garçon le provoquait, testait ses limites.
Est-ce qu'il cherchait à se battre ? Peut-être qu'il était venu chercher de la violence parce qu'il était en manque de sensations fortes. Mais jusqu'ici Iwan parvenait à se contenir et à ne pas lui envoyer son poing dans la figure. C'était pourtant pas l'envie qui manquait... "J'ai pas besoin d'aide puisque j'ai PAS envie d'arrêter" Le libraire accompagna sa déclaration d'un coup de pied agacé contre le sol avant de se lever à son tour pour faire face à Monroe "Vas trouver un autre con pour ta thérapie de merde. Et je crois que Cassandre est assez grand que pour faire ce qu'il veut. Si t'arrêtes pas d'essayer de le contrôler tu vas  l'étouffer et tu vas le perdre." Sur ces mots il passa sa langue le long de sa feuille pour finaliser puis porta le joint à ses lèvres avant de l'allumer.
Lentement il s'approcha du tatoué, le corps tremblant comme une feuille. Il s'arrêta à quelques centimètres. "Tu crois vraiment que j'ai envie de jouer là maintenant que tu m'as mis les nerfs ?" Il souffla sa fumée dans le visage de Monroe. "Je prend des substances depuis que j'ai 16 ans même si ça a pas toujours été dans la même gamme. Et tu crois que toi ce soir tu vas me faire avoir une prise de conscience ? " Il ricana avant de reprendre une bouffée. Le sourire provocateur qu'il portait s'effaça alors à l'idée de ce qu'il allait ajouter " Même l'homme de ma vie n'y est pas parvenu." Son regard se perdit dans le vide un instant. Comme au grand galop les fantômes qu'il tentait d'enterrer venaient de le percuter à nouveau " Et c'est pour ça que je continue. J'ai tout perdu. Ma famille, mon amour et ma ville. C'est tout ce qu'il me reste pour garder la tête hors de l'eau." Malgré lui il sentit ses yeux s'embrumer. Il s'éloigna alors de Monroe et tenta de reprendre ses esprits.  "Je suis pas un putain de junkie qui rampe dans la boue ok ?" Cette fois il avait parlé tout bas, dos au tatoué il laissait son regard vagabonder de l'autre côté de la fenêtre. Il tentait de canaliser sa nervosité en agitant sa jambe. Il voulait juste que ce moment s'arrête. "Mon tour..."Murmura-t-il "Pourquoi tu continues de t'accrocher à Cassandre comme ça ? Tu crois pas que toi aussi tu te fais du mal à ta façon ?" Dans sa questions Iwan avouait inconsciemment que lui aussi s'en faisait. Il s'avouait sans le vouloir le tord de son addiction.



Dernière édition par Iwan Cadwell le Sam 7 Fév - 0:24, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Lun 10 Nov - 23:03


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« Putain mais comment t'oses me juger comme ça Monroe ? Regarde autour de toi, j'ai un putain d'appartement avec un putain de boulot pour en payer le loyer. Ma vie se tient et je la maintiens. Et t'oses me comparer aux junkies qu'on trouve dans les squats ? Tu crois vraiment que ce que je cherche c'est un gros trip ? Tu crois que c'est pour ça que je prends tout ça ? Oh oui peut-être quand j'avais 16 ans et que je carburais au LSD. Mais aujourd'hui je prends ce que je prends pour arriver à passer la soirée sans avoir envie de me jeter par la fenêtre. Pour me réconforter et me faire oublier. Alors va te faire foutre si tu penses que je cherche juste à triper. » Tu hausses les épaules. Peut-être que, pour l’instant, ça se tenait. Peut-être que pour l’instant, il parvenait à maintenir plus ou moins les morceaux de sa vie entre eux. Mais au fond, derrière ses mots se dessinait la vérité. La réalité. Il en avait besoin. Pour se couper du monde et des choses qu’il ne pouvait pas endurer. Le brun est tombé sur sa chaise. Il s’est affalé, juste là, sous ton nez, après avoir absorbé son whisky. Il s’est mis à rouler. Presque nerveux. Pauvre drogué. « Juges, je m'en fous. » Tu hoches la tête, visiblement peu convaincu. Tu n’y crois pas. Tu ne crois pas en ce gamin. Puis peut-être qu’au fond, il ne s’en fiche pas tant que ça, de ce que tu dis. Tu hausses les épaules. De toute façon, tu n’es pas vraiment là pour ça. « Tu peux parler de pédale ... t'arrêtes pas de courir après sa queue. » Marmonnements. Tu redresses la tête, un peu vexé. Monsieur laisse échapper un ricanement alors que tu émets un léger grognement. Provoqué.

« J'ai pas besoin d'aide puisque j'ai PAS envie d'arrêter. » Tu laisses un rire moqueur s’envoler de ta trachée. Coup de pied sur le sol de la part du drogué. « C’est plus simple de dire qu’on veut pas, alors qu’on ne peut pas. » que tu lui fais calmement remarquer. De toute manière, tu ne lui proposais pas réellement de l’aide. Certainement pas. Qu’il se démerde, l’égaré. « Vas trouver un autre con pour ta thérapie de merde. Et je crois que Cassandre est assez grand que pour faire ce qu'il veut. Si t'arrêtes pas d'essayer de le contrôler tu vas  l'étouffer et tu vas le perdre. » Possible. Monsieur termine d’emmailloter son herbe. Un sourire presque ironique vient s’installer sur tes lèvres. « J’te propose pas une thérapie, idiot. Honnêtement. J’en ai rien à faire, de ta petite personne. J’suis là que pour Cassandre. J’suis là dans l’espoir qu’un jour, j’le retrouve pas crevé sur le canapé à cause de c’te merde que vous croyez contrôler. » C’est dit. Tu ne lui témoignais aucun réel intérêt. Un peu d’attention, peut-être. Son corps se rapproche. Frêle. Son visage s’arrête à quelques centimètres du tien, alors que tu le fixes, la cigarette entre les lèvres. « Tu crois vraiment que j'ai envie de jouer là maintenant que tu m'as mis les nerfs ? » Tu penches la tête sur le côté. Tu hausses l’épaule gauche. Pourquoi pas. Pourquoi ne pas jouer. Sa fumée t’arrive en plein visage. Tu fronces le nez, avant de te reculer un peu pour tousser. Presque surpris. Guère habitué. « Enfoiré. » que tu marmonnes, frustré. « Je prends des substances depuis que j'ai 16 ans même si ça a pas toujours été dans la même gamme. Et tu crois que toi ce soir tu vas me faire avoir une prise de conscience ? » Tu secoues négativement la tête. Non. Du tout. Pas avec un gosse aussi borné. Pas avec quelqu’un qui refusait de voir la réalité. Tu n’étais pas là pour sauver le monde. Tu n’étais pas venu pour essayer de tout rattraper dans sa vie visiblement merdique. Toi, t’étais là juste parce que Cassou t’intéressait. C’est tout. Ricanement de la part du garçon. « Même l'homme de ma vie n'y est pas parvenu. » Peut-être que c’était ça. Peut-être que c’était ça qu’il ne comprenait pas. « Et c'est pour ça que je continue. J'ai tout perdu. Ma famille, mon amour et ma ville. C'est tout ce qu'il me reste pour garder la tête hors de l'eau. »

Tu ricanes. Tu ris devant tant de connerie. Moquerie. Monsieur s’écarte. Monsieur te tourne le dos, pour marmonner quelque chose. « Qu’est-ce que tu dis ? » que tu demandes. Qu’est-ce qu’il raconte, le garçon ? « A ton avis, abruti, pourquoi t’as tout perdu, hein ? Tu crois que c’est à cause de la magie ? Un mauvais tour, un coup du démon ? T’es grillé à ce point, ou tu fais semblant d’être con ? » que tu finis tout de même par balancer. Pour savoir. Pour obtenir quelques explications. « Mon tour ...  » Temps de pause. Le temps pour toi de rassembler ta concentration. « Pourquoi tu continues de t'accrocher à Cassandre comme ça ? Tu crois pas que toi aussi tu te fais du mal à ta façon ? » Judicieuse question. Tu inspires une grande bouffée de ta cigarette, les yeux fermés. « C’est peut-être comme la came et toi, d’une certaine façon. On a l’impression d’en avoir besoin. On oublie comment faire sans. On la déteste, parce qu’elle nous prive de nos libertés. Puis pourtant, on reste là, comme des cons, à consommer. » Et puis à geindre. Et puis à se plaindre. On reste là, en pensant exister. En croyant pouvoir la dominer. Tu te baisses pour attraper ton verre. Pour le vider d’une traite, avant de le reposer sur la table basse. Tu soupires. « Peut-être que je m’y suis attaché, tu vois ? Peut-être que malgré tout ce que je peux dire, j’m’y suis accroché. Mais au fond, on s’en fout que ça me fasse du mal, non ? Tout le monde en a envie, non ? » Tu finis dans un murmure. Peut-être qu’ils attendaient tous ta chute. Peut-être qu’ils attendaient tous que Cassandre te brise suffisamment pour que tu disparaisses. Pour qu’on t’oublie, pour qu’on murmure quelques ‘‘je l’avais bien dit’’. « Mais tu vois, moi, j’ai pas envie d’perdre Cassou à cause de la drogue. J’ai pas envie qu’elle le bouffe comme elle t’a bouffé, toi. » C’est peut-être ce qui fait la différence. C’est peut-être ce qui te permet d’y croire encore, même après toutes ces années passées à partager son toit.

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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Mer 12 Nov - 18:26



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Iwan & Monroe.

 



"J'ai dis: Va te faire foutre" Il se retourna, presque agressif. "Dim ond, gadewch i mi ei ben ei hun." Qu'il rajouta en grommelant avant de prendre une nouvelle bouffée. Qu'il lui foute la paix. Sa moquerie l'agaçait.
Il ricana devant ses manières, son air hautain si irritant.  Tellement à bout qu'il finissait par en rire... Il se croyait vraiment mieux que le libraire le tatoué tout frêle. Iwan haussa un sourcil consterné devant sa connerie. "Tu crois vraiment connaître ma vie hein ?" Il rit. "C'est pas la drogue qui m'a tout fait perdre idiot, juste le fait que j'ai un penchant pour les queues. A ta place j'arrêterais de me ridiculiser en prétendant mieux savoir que l'autre. nid yw'n bosibl i fod mor dwp." Pas possible d'être aussi stupide. Il commençait doucement à être blasé des provocations gratuites de Monroe. Le mot punching-ball n'était pas tatoué sur son front après tout.

Il avait envie de le mettre à la porte, fatigué, mais à la place il retourna son jeu contre lui. Lui aussi allait s'amuser à essayer de toucher ses points sensibles.
Peut-être que dans le fond la règle de ce jeu était d'arriver à blesser le plus l'autre. Et a ce jeu il escomptait bien remporter la victoire. Ce petit con qui se croyait tout permis en débarquant comme une tornade chez lui. Tout ça pour un peu d'herbe, parfois plus. Il était persuadé qu'il y'avait bien plus grave que lui dans les influences de Cassandre.
Jaugeant Monroe il tira une chaise à lui pour s'y asseoir.  Il l'observa tirer sa bouffée, étudia un éventuel changement de comportement, preuve qu'il serait parvenu à l'atteindre.  Il se mit à sourire de manière perverse en l'écoutant. Dans le fond il prouvait qu'il comprenait très bien le problème d'Iwan et s'accordait sur le fait qu'on arrête pas comme on veut. Même si il n'était peut-être pas conscient du message de ses propres propos.  "Dis Monroe, t'as l'intention d'arrêter Cassandre un jour ? T'es cap d'essayer ? "D'un ton agaçant qui se voulait être une imitation moqueuse il reprenait les termes employés par le tatoué à son égard auparavant, levant les yeux au ciel. Provoquant il tira une nouvelle bouffée qu'il souffla comme un roi. Il voulait renverser la situation contre lui. Il était suffisamment parvenu à mettre ses nerfs de côté pour se comporter comme si il était à l'aise, intouchable.

Le voyant vider son verre d'une gorgée Iwan se leva et le rattrapa alors qu'il venait juste de le poser. "Je suppose que t'en voudras un deuxième?" Ce n'était pas vraiment une question. Il voulait juste lui souligner son problème d'alcool. Parce que dans le fond il n'avait pas meilleure mine qu'Iwan... Lui aussi avait son petit problème. Sans attendre de réponse il lui en servit un plein à ras bord et il le fit glisser sur la table dans sa direction en lui accordant un clin d'oeil. "Honnêtement je pense que c'est moi qui devrait plus craindre l'influence de Cassandre. Il est plus rongé que moi. Moi je me drogue comme... un papy." Il gloussa à ses propres propos. C'était un peu ça, il se droguait rarement pour sortir ou pour rire. C'était simplement pour être tranquille, apaisé chez lui. Des petits doses, juste assez que pour être bien. Il n'avait pas besoin de se retourner complétement la tête, un quart de tour lui suffisait.
Il s'approcha de Monroe sans s'arrêter, si bien que ce dernier fut forcé à reculer jusqu'a ce que le libraire parvienne à le coincer contre le mur, entre son canapé et son frigo. Il tendit vers ses lèvres son joint retourné en proposition. "Tu devrais te détendre un peu." Il restait ferme malgré qu'il soit plus détendu à présent. Il voulait juste le provoquer à présent. Le ton calme qu'il se forçait à employer avait quelque chose d'agressif.



Dernière édition par Iwan Cadwell le Sam 7 Fév - 0:26, édité 2 fois
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ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-cinq ans (18/04)
CÔTÉ COEUR : mal structuré, puis en plus, il s'est fiancé avec l'autre tatoué.
PROFESSION : parfois quelques petits boulots sans réelle passion
REPUTATION : monroe, on ne l'aime pas trop. Parce qu'il ne fait que de gueuler et de picoler, peut-être. Parce qu'il a tapé sur le coin de la gueule à Cass' pendant un bon moment, et qu'il ne s'est calmé que récemment.


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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Ven 21 Nov - 17:35


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« J'ai dis : Va te faire foutre. » Il y croyait. Il pensait vraiment que tu allais t’exécuter. Plier tes bagages, et tranquillement t’en aller, en lançant quelques “Désolé.” Il y croyait ? Pour de vrai ? « Tu crois vraiment connaître ma vie hein ? » Il fallait avouer que le prétendre était plutôt amusant. Tu l’observes, un instant, alors que Monsieur ricane. Démon. Pauvre garçon. « C'est pas la drogue qui m'a tout fait perdre idiot, juste le fait que j'ai un penchant pour les queues. A ta place j'arrêterais de me ridiculiser en prétendant mieux savoir que l'autre. nid yw'n bosibl i fod mor dwp. » Tu tends l’oreille. Pas certain d’avoir tout compris. « Qu’est-ce que tu m’chantes dans ton dialecte, là ? T’es en train d’me dire que t’as perdu ton gars parce que t’aimais sa queue, quand même. Tu captes la logique de la chose, ou bien c’est moi qui déraille ? Tu t’es vu avec lui, alors qu’il supportait pas de s’approcher d’un pédé ? Ou il t’a juste largué parce que t’étais qu’un pauvre drogué ? » Tu balances tes mots. Railleur. Provocateur. Peut-être que tu cherchais à te faire massacrer. Peut-être que tu cherchais à te faire frapper. A te faire refaire la figure, pour essayer d’avancer. Pour comprendre un peu mieux ce qui importait. Tu n’es qu’un idiot. Un grand idiot, Monroe. Peut-être que ça t’amuse. Peut-être que ça t’amuse, d’agir ainsi. Comme si ça te donnait un peu de vie. T’es pitoyable, Monroe. Nul à souhait.

« Dis Monroe, t'as l'intention d'arrêter Cassandre un jour ? T'es cap d'essayer ? » Ton moqueur. Tu l’as fusillé du regard. Vexé qu’il évoque ça devant toi. Qu’il évoque ça comme ça. Tu manques presque de grogner. Blessé. Parlons-en. Est-ce que toi, tu serais capable de t’en aller ? D’arrêter Cassandre, d’arrêter de boire trop, et de fumer à en crever ? Tu crois que tu pourrais y arriver ? Non. Non, parce que tu n’as pas les tripes. T’as même pas les couilles d’essayer. Et pour te faire plaisir, tu irais même jusqu’à te dire que ce n’est pas aussi nocif que sa merde émiettée. Tu voudrais bien y croire. Encore un peu. Au moins pour une éternité. « Ta gueule. » que tu as fini par marmonner, sans idée. Et puis tu vides ton verre. Pour tuer tes idées. « Je suppose que t'en voudras un deuxième ? » Agressif. Tu n’as même pas le temps de réagir que déjà le garçon te serre un verre plein à ras-bord. Le liquide ainsi habillé est projeté dans ta direction, alors que le brun se permet un clin d’œil. Tu serres le poing. Tu serres les dents. Nerveusement. « Abruti. T’étais pas obligé d’en foutre autant. » que tu marmonnes. Agacé. Vexé qu’il joue de tes addictions. Des tiennes. Tu n’avais pas été assez connard pour lui agiter un paquet de beuh sous le nez, si ? « Honnêtement je pense que c'est moi qui devrait plus craindre l'influence de Cassandre. Il est plus rongé que moi. Moi je me drogue comme ... un papy. » Tu te permets de ricaner. Plus ou moins comme lui. « T’as raison, ouais. Comme un vieux. Un vieux grincheux, qui s’perd dans son addiction. Et qu’à encore l’audace de dire qu’il maîtrise la situation. Peut-être que j’devrais railler tous les vieux comme toi d’sa vie, puisqu’il semble accumuler leur consommation. Tu crois pas, dis ? » Bien sûr que si. Tu t’es levé. Agacé. Tu as attrapé ton verre. Pour y tremper tes lèvres. Offusqué.

Et voilà que monsieur drogué s’approche. Monsieur veut t’oppresser. Tu recules. Un pas. Puis un deuxième. Puis d’autres. Prudent. Voilà que tu te retrouves acculé. Le mur fait pression derrière toi. Tu tentes presque de te mettre sur la pointe des pieds. Ton verre entre les doigts. Iwan collé à toi. Tu as réprimé de justesse un ‘‘qu’est-ce que tu fous ?’’ pas très poli, alors qu’il tendait son joint vers tes lèvres. « Tu devrais te détendre un peu. » Te détendre. Toi. Avec lui. Tu recules la tête, sèchement. Frustré. Offusqué par ses agissements. Tu pinces les lèvres. Ta main libre vient se saisir de son menton, et tes doigts s’offrent le loisir de broyer ses joues. « J’t’ai dit de dégager avec ça. J’suis clair ? » Tu ne crois pas. Tu ne sais pas. Alors, tu t’es offert le droit de le pousser. Loin, loin de toi. Dans ton verre, l’alcool s’agite. Il se sépare de quelques-unes de ses molécules, qui s’évadent dans une grande gerbe. Le whisky s’effondre sur le sol. « J’ai pas envie d’fumer ta merde. Ok ? » Ta voix se maîtrise à grande peine. Fatiguée. Agacée. « C’est comme ça qu’tu fais avec Cassandre ? Tu lui agites ton joint sous l’nez, avec tes belles promesses de drogué ?! » Ta voix qui déraille. Ta voix qui s’enflamme. « Et t’sais quoi ?! J’suis sûr qu’il te croit ! Qu’il croit que ça va l’détendre, et qu’ça va l’aider à surmonter tout ça. Il te croit, p’tain ! » Tu poses avec rage ton verre sur la table basse. Offusqué. Troublé. « Il te croit, il croit que ça va le sauver, alors que toi, avec ta merde, t’as tout perdu ! Ouvre les yeux, un peu ! » Cette fois, c’est toi. Cette fois, c’est toi qui te retrouve tout prêt de lui. C’est toi qui est à deux doigts de l’attraper par le col, et de lui foutre une raclée. Pour essayer de le corriger.

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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Jeu 8 Jan - 10:12



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Iwan & Monroe.

 



Iwan du faire un effort très sérieux pour ne pas envoyer son poing dans le visage de Monroe lorsque celui-ci mentionna la manière dont Ianto l'avait quitté. La mâchoire serrée il resta un moment à le confronter du regard, ses doigts jouant nerveusement contre le filtre de son joint. Il n'en revenait pas de se prendre tout ça en pleine gueule. "Pauvre con." Qu'il répondit juste, la gorge sèche et nouée.
Il ne comprenait pas ce qu'il avait fait pour mériter tant de méchanceté de la part du tatoué. Après tout, ils s'étaient jusque là toujours correctement entendus...
En parlant de perte Iwan mentionnait avant tout sa famille, sa réputation, ses amis et sa ville natale... La drogue ne lui avait perdre que fait Ianto, mais la piqure de rappel était douloureuse.  Le jaloux avait habilement ramené la conversation sur le point sensible et avait marqué son point avec brio. "T'as aucun droit." Ajouta-t il faiblement, articulant avec difficulté à cause de sa colère. Il retenait ses larmes car il ne voulait pas paraître faible devant lui, pas dans un moment pareil.

Lassé et trop nerveux il finit par s'asseoir, histoire de laisser la pression retomber. Sinon il risquait réellement de finir par lui en foutre une. S'installa alors un silence pesant tandis que le libraire analysait son adversaire. Il voulait lui rendre la pareille, le torturer comme il le torturait.  Et chez Monroe le seul point faible qui lui était connu c'était Cassandre. Alors d'une voix moqueuse et pleine de rancoeur il décida de l'attaquer sur le sujet.  A default de vouloir utiliser ses poings il pouvait sûrement le blesser de cette manière.
Iwan ne put s'empêcher de laisser échapper un rictus moqueur quand il réalisa qu'il avait lui aussi touché sa cible. Un sourcil provocateur haussé il s'amusait de le voir perdre pied. Il faisait moins le malin maintenant et c'était jouissif de le voir prit à son propre jeu.
Pas avare de vengeance il enfonça encore un peu plus le clou en lui resservant un verre. Il se sentait soudainement dominant et une bouffée de confiance venait de l'envahir. Il avait juste envie d'écraser Monroe comme un insecte après ce qu'il lui avait dit. C'était de la haine à l'état brute, celle qui vous transforme en monstre. "C'est pour m'éviter un troisième trajet. Vu ta descentes tu boiras au moins ça non ?" Il répliqua lorsque le tatoué grommela sur la quantité.

Il l'écouta parler de lui comme si il était un danger et lui signala alors que son soit disant petit ami était bien plus à plaindre que lui. Il n'aimait pas les termes employés. Rongé. Il n'était pas rongé par la drogue. Il gérait très bien et il le savait, d'ailleurs sa peau n'était même pas marquée par les dégâts de ces substances; A l'exception peut-être des deux taches noires constantes sous ses yeux...
Que Monroe doute de sa maîtrise ça lui aiguisait les nerfs. "Je crois que je sais mieux que toi ce que je fais." Grommela-t-il en s'approchant, le regard défiant. "Et puis d'ici désolé mais je n'en vois qu'un de vieux grincheux. Celui qui a frappé à ma porte pour venir m'emmerder sans raisons." Sans compter les attaques gratuites, le tatoué avait déjà bien dérangé Iwan en l'interrompant dans son moment d'intimité...  
Le perturbateur était à présent coincé entre le mur et le drogué, à sa merci comme si le libraire était sa cage. Le gallois pouvait sentir son corps bouillonner. Un mélange de rage sournoise et d'excitation insufflée par le PCP.  Il souffla dans son visage, provocateur avant de lui tendre le joint.
Il ne savait pas trop ce qu'il était en train de chercher, il ne contrôlait plus réellement ses intentions.
Il pouvait sentir son adrénaline monter. Et lorsque Monroe saisit son menton dans sa poigne ferme il put sentir son coeur pomper un peu plus fort encore. Le tatoué le repoussa et Iwan laissa échapper un rictus incontrôlable, peut-être de frustration. Il baissa les yeux et découvrit alors une érection inattendue. Probablement causée par cette proximité... Pourtant il avait simplement envie de le frapper ce pauvre obnubilé... Il ne comprenait pas pourquoi son corps déraillait come ça.
La drogue était vraiment en train de se jouer de lui ce soir... Cachant sa honte il resta dos au garçon qui s'est dégagé en renversant son whisky partout autour de lui. Merde. Iwan savait très bien que si il le voyait il allait se foutre de sa gueule.
Son cerveau avait probablement confondu la tension qui régnait pour une tension sexuelle. Après tout c'est vrai qu'elles peuvent parfois être proches...
Préoccupé par sa situation il encaissa les remontrances du tatoué sans broncher. Il resta silencieux, tourné vers le mur. Il tentait de se comprendre.  Mais l'agressivité grimpante de Monroe finie par avoir raison de lui et il craqua.
"Fermes la ! "Il finit par hurler au bout d'un moment. Ses oreilles sifflants, la pluie de reproches devenue un peu excessive.
Il ne savait plus si tout ça l'énervait ou l'excitait. "Merde. Merde. Merde." Il souffla à lui même. Sa tête tournait. "Barres-toi Monroe." Il articula. Il ne savait plus comment gérer cette confrontation. Il ne voulait pas qu'il soit là. Il ne voulait plus entendre ses accusations. Ni risquer qu'il découvre son érection... Le tatoué risquerait sûrement de sauter sur des conclusions hâtives et le libraire n'avait pas réellement besoin de ça en plus.

Mais avant que le perturbateur n'ai le temps de partir quelque chose s'enclencha dans le cerveau d'Iwan. Il sentit son contrôle s'évaporer et, se surprenant lui même, il se retourna pour agripper Monroe. Plus maître de ses actions il était à présent l'objet de ses impulsions.  "J'en ai marre Monroe !" Il lui cria en le secouant, serrant le col de son sweat. "Qu'est-ce que j'ai bien pu te faire pour mériter tout ça hein ?" C'est alors qu'il se rendit compte de cette étrange envie. A quelque centimètres du visage du tatoué son corps avait envie de l'embrasser. Clairement oui cette tension l'excitait. Effrayé par ses propres pensées il repoussa violement le garçon qu'il tenait. Recula de quelques pas et lui tourna le dos.
S'appuyant au dossier d'un chaise il plongea son visage dans l'une de ses mains et souffla. Il fallait qu'il se reprenne... Qu'il reprenne contrôle sur lui même.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Lun 19 Jan - 22:33


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Iwan, à la vue de ses commentaires, il n’a pas vraiment l’air d’apprécier la façon dont tu le traites. Du tout. Alors, tu continues. Tu continues, monstre. Tu continues, pour te venger. Pour lui démontrer, par a plus b, qu’il n’avait plus le droit de manipuler Cassandre. Que le gamin t’appartenait. « C'est pour m'éviter un troisième trajet. Vu ta descente tu boiras au moins ça non ? » Tu grommelles, alors que Monsieur se prend au jeu. Monsieur tente de te renvoyer la pareille. Et il faut avouer qu’au fond, il s’en sort plutôt bien. Qu’il enfonce le clou, pour te faire couler. Pour te noyer. « Je crois que je sais mieux que toi ce que je fais. » Peut-être. Peut-être pas. Peut-être que ni l’un, ni l’autre, vous ne gériez votre consommation. « Et puis d'ici désolé mais je n'en vois qu'un de vieux grincheux. Celui qui a frappé à ma porte pour venir m'emmerder sans raison. » Tu t’es retenu de lui envoyer une remarque idiote et facile. Grincheux. Un peu éméché, peut-être aussi. Et voilà qu’il te pousse jusqu’au mur. Alors, avec hargne, tu lui as attrapé le menton. Tu l’attrapes pour gueuler. Encore. Tu l’attrapes, pour le repousser. Rictus sur ses lèvres. Toi, tu oublies. Tu oublies tout ça, pour gueuler. Pour lui cracher ta haine à la gueule. Comme s’il ne méritait que ça. Comme s’il ne méritait que tes insultes d’alcoolique énervé. Et le gamin se retourne. Il te tourne le dos. Peut-être pour faire ricocher tes insultes en écho. Alors toi, fort de cette position, tu gueules plus fort encore. Tu tentes même un pas. Pour essayer de le faire plier. Pour lui montrer que c’était toi. Que t’étais encore un semblant de quelque chose. Tu le faisais pour te prouver au moins ça.

« Fermes la ! » Ça te surprend presque. Tu sursautes, un peu, bouche bée. Tu te tais. Un instant. Un court moment. « Barres-toi Monroe. » Phrase soigneusement articulée. Tu te délectes presque de chaque syllabe. Le vaincu demande au vainqueur de s’en aller. Tu as presque commencé à faire demi-tour. Ton cerveau lance l’ordre, et voilà que tes membres se retrouvent à deux doigts de l’exécuter. Et pourtant. Pourtant, voilà que l’autre drogué te saute déjà à la gueule. Tu recules presque un instant, surpris, encore. « J'en ai marre Monroe ! » Voilà que Monsieur te secoue comme un prunier. Tu as poussé un « Eh ! » surpris, agacé. Qu’il te lâche, bon dieu ! Tu n’étais pas fait pour être agité. Et puis ça hurle à tes oreilles. Et puis le col de ton sweat devient trop serré. Tu prépares tes bras pour le repousser. « Qu'est-ce que j'ai bien pu te faire pour mériter tout ça hein ? » Rien. Rien, peut-être. Peut-être qu’il est là, le souci. Qu’il n’a rien fait. Et que ce rien, c’est déjà de trop. Et Monsieur te repousse. Deux pas en arrière. Tu ne comprends plus rien. Il se retourne encore. Iwan s’appuie sur la chaise. Souffle. Long soupir. Toi, t’as encore les mains en l’air, et la bouche semi-ouverte.  Toi, t’as le cerveau un peu bloqué, qui tente de se remettre en mouvement. Doucement. C’est violent. « Mais c’est quoi ton problème ? T’es à moitié dégénéré, en plus, ou quoi ?! » T’as gueulé. T’as hurlé, en faisant un pas en avant. Au fond, tu ne dois pas trop avancer. Comme une cassette un peu abîmée. Déraillée. Qui ne parvient plus vraiment à se  rembobiner. Un pas, deux pas. Tu avances un peu, encore. Ta main vient se poser sur son épaule, et tu le tires violemment à toi, pour le contempler de haut en bas.

« Merde ! C’est quoi ton … » Ta voix s’éteint. T’as le regard arrêté. Bloqué. Une grimace de dégoût s’installe sur ton visage. « Mais t’as vraiment un putain de problème. » que tu marmonnes. Choqué. Presque perturbé. « Tu déconnes, ou t’es sérieusement en train de bander ? » que tu balances, un peu plus fort. Tu as tenté un regard vers son visage. Pour voir s’il plaisantait. Si ce n’était qu’une mauvaise blague. Pervers pédé. Tu n’osais même pas t’imaginer à quels délires sadomasochismes il devait s’adonner. Enfant taré. Merde, à la fin. Vous étiez en train de vous engueuler. Pas de vous aguicher. Toi, t’as encore fait des pas vers la table basse pour attraper ton verre et finir de le vider. Cul sec. Tu lèves un peu le coude, pour terminer. Au moins ça. Tu crois avoir besoin de t’encourager. « T’es vraiment qu’un putain de tordu. »T’as l’air bloqué. Choqué. T’as reposé le verre vide, et t’as tenté des pas maladroits, imbibés d’alcool, vers la porte. Tu avais envie de t’en aller. De t’éloigner un peu de ce dérangé. Au fond, il avait gagné. « T’es vraiment un drogué dégénéré, Iwan ! » que t’as hurlé, la porte ouverte. Pour qu’il enregistre, peut-être. Pour qu’il réalise qu’il était tordu, et que tu n’avais largement plus, pour le coup, l’intention de rester. Pas une seconde de plus. Et t’as tenté des mouvements vers la sortie. Vers l’extérieur. Les gestes un peu gauche, peut-être. « Demeuré … » que tu as murmuré pour toi. Tout bas. Ton être s’en va.

Bon, c'est pas très long, et peut-être pas top top. J'suis désolée.  
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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Dim 25 Jan - 3:32



The dose that you die on
Iwan & Monroe.

 



Iwan pouvait très clairement sentir le sang pomper dans son coeur. Trop clairement même. Et sa tête se faisait de plus en plus lourde. C'était presque comme si il s'endormait alors que ses yeux s'ouvraient de plus en plus. Il se transformait en une chose errante, animé uniquement par les substances chimiques diluées dans son sang.
Le souffle de Monroe sur son visage était comme une vague de chaleur et l'odeur du whisky lui fit tourner la tête. Les sens décuplés, il pouvait sentir les doigts du tatoué sur son menton comme si ceux-ci allaient fusionner avec sa peau. La chaleur de sa main, la force de sa poigne. C'était les pilules qui montraient toute leur puissance. Il avait atteint le sommet de la montagne. L'apogée de l'état second.

Le libraire resta un instant sonné lorsqu'il se fit repousser et seul un rictus improbable traversa ses lèvres. Troublé par ses changements de perceptions mais aussi par l'attitude de Monroe. Ses pensées devenaient inconfortablement floues et il commençait à avoir du mal à y mettre de l'ordre pour lui répondre.
Mais le plus incompréhensible venait de son entre-jambe où s'animait une chaleur bien trop prononcée.
Etait-ce le contact ou le souffle qui avait causé ça ? Il n'en avait aucune idée mais il pouvait clairement voir qu'il bandait comme un taureau. Une découverte qui eut le mérite de l'aider à se ressaisir. Ouvrant la bouche il fit taire le flot d'insultes qui coulait sur lui.

Iwan adopta un ton dur mais pourtant il venait de perdre la lutte. Il agissait comme un faible, avouant ne plus pouvoir en entendre d'avantage, ne pouvant plus supporter la présence du tatoué. Il ne pouvait pas avouer la raison de cette faiblesse car s'avouer vaincu le mettait déjà bien assez dans l'embarras.
Dos à Monroe il n'osait pas affronter son regard, il n'osait surtout pas tourner vers lui la bosse qui se dessinait très clairement dans son jeans trop moulant.
Pourtant l'adrénaline prit les choses en main et en décida autrement.
Comme une furie il se retrouva les mains au col du garçon, faisant disparaître en un battement de cil son sourire victorieux.
Le coeur du gallois pompait dangereusement, il pouvait sentir son pouls grimper alors que se mêlait à ses pensées d'étranges envies érotiques.
Les mains de Monroe se levèrent pour le repousser mais il le lâcha avant, essoufflé par sa propre hargne, effrayé de lui même.
Honteusement il se détourna à nouveau du tatoué laissé dans l'incompréhension. Pourtant il aurait du le voir venir à force de le provoquer...
"Fous moi la paix, fawr o cachu. Ni allaf gymryd hyn mwyach." Implora-t-il en posant ses mains sur ses tempes. Dégénéré. Il ne pouvait plus entendre ce mot. Parce qu'il y voyait trop de justesse. Oui en ce moment il était dégénéré, aliéné par le pcp qui rendait la pièce bien trop mouvante à l'instant présent.

Il sentit alors la main de Monroe sur son épaule, et brutalement il le fit se retourner alors qu'Iwan se perdit dans un tourbillons de couleurs.
Il se mit à rire. D'abord un gloussement avant d'être prit d'un fou rire. Les traits choqués de Monroe s'étirèrent comme un masque de Venise alors que ce dernier remarquait l'érection du libraire. Ce visage déformé fit encore plus rire Iwan même si en un sens il s'en retrouvait aussi un peu effrayé. Mais lorsque le tatoué ouvrit la bouche le rire se stoppa net et il perdit son sourire. "C'toi qui as un problème." Il répliqua comme un enfant en train de bouder. Une répartie digne du bac à sable.
A la question il resta un moment silencieux, tentant d'amorcer plusieurs fois une réponse qui se résumèrent en syllabes lancées dans le vide. "C'est pas volontaire." Finit-il par dire, les joues pourpres. "J'étais en train de me branler avant que t'arrives, ça à du remonter." Voulut-il se justifier sans réfléchir à ses mots. Si sa conscience n'avait pas été étouffée par la chimie elle lui aurait probablement hurlé de se taire. Mais si aucune voix ne vint enguirlander son esprit, il ne put retenir ses yeux de s'écarquiller à ses propres paroles. Une partie de lui réalisait bien qu'il en avait trop dit et qu'il aggravait son cas.
A coup sûr Monroe allait le prendre pour un dérangé sexuel à présent...

Le tatoué s'empressa de finir son verre et Iwan retint derrière ses lèvres une remarque cynique. Il en avait déjà trop fait, trop dit. Il restait planté comme un piquet,  couvert de honte, attendant que l'assaillant parte pour pouvoir s'effondrer en larmes.
Les mots de Monroe firent mal, fermant les yeux pour accuser le coup le libraire se sentait misérable. Il pouvait même plus le regarder.
Ses pas s'éloignèrent et le son de la poignée de la porte parvint aux oreilles d'Iwan, bien trop soulagé que de l'entendre partir. Il pensait que c'était enfin fini lorsque des mots hurlés résonnèrent jusque dans la cage d'escalier.
Le libraire rouvrit les yeux et une rage l'envahit alors. Son corps se réactiva et il se précipita vers le tatoué déjà sur le palier pour agripper férocement son bras afin l'arrêter.
Il l'attira violement à lui, tenant son col de ses deux mains. Ses yeux aux pupilles dilatés criaient sa colère alors que sa bouche se déformait dans une révolte qu'il ne pouvait que murmurer vu l'endroit. "Pauvre con ! T'avais vraiment besoin de faire ça hein ? Alerter mes voisins ? T'as a ce point envie de pourrir ma vie ? " Il le secouait, animé pat un flot d'émotions trop violentes. "Crois moi y'a que ma queue qui confond la situation et ça fait pas de moi un putain de dégénéré.  Je fais tout ce que je peux en ce moment pour essayer de mettre de l'ordre dans ma vie, pour faire les choses bien cette fois. Tu n'as pas le droit de venir me détruire et de tout ruiner. J'ai pas besoin d'entendre tes saloperies." Le visage du libraire était si proche de celui de Monroe que leurs nez se frôlaient. Et son sexe confondait visiblement toujours autant la situation... Pourtant clean, il n'avait jamais pensé au tatoué de cette façon, même si il ne l'avait jamais trouvé repoussant non plus... Il l'avait probablement toujours simplement associé au petit ami de Cassandre et il n'était pas du genre à briser les couples. Pourtant ce soir, ses bonnes intentions semblaient envolées. "Si tu veux faire du bruit fais le en me baisant, mais si tu veux partir fais le en gardant ta gueule fermée." Il ne contrôlait vraiment plus ses mots mais encore moins ses gestes car il vint coller un baiser brutale sur les lèvres de Monroe. Il avait peut-être bien un problème finalement... "Cassandre lui il se gêne pas pour aller voir ailleurs..." Ajouta-t-il dans un souffle en s'éloignant, allant probablement trop loin. Il savait très bien qu'il se prendrait plus que probablement une gifle, mais il n'avait pas su s'en empêcher. Ce qui le troublait le plus, c'était de ne pas savoir si ces agissements étaient uniquement du à la drogue, ou si la drogue avait seulement libéré ça en lui.



Dernière édition par Iwan Cadwell le Sam 7 Fév - 0:31, édité 1 fois
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ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-cinq ans (18/04)
CÔTÉ COEUR : mal structuré, puis en plus, il s'est fiancé avec l'autre tatoué.
PROFESSION : parfois quelques petits boulots sans réelle passion
REPUTATION : monroe, on ne l'aime pas trop. Parce qu'il ne fait que de gueuler et de picoler, peut-être. Parce qu'il a tapé sur le coin de la gueule à Cass' pendant un bon moment, et qu'il ne s'est calmé que récemment.


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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Sam 7 Fév - 0:13


The dose that you die on

Un rire. Un rire étrange, alors que ton cerveau dérape. Tu comprends rien. Tu comprends rien et ça t’énerve et le voir ricaner t’énerve un peu plus encore. Tu le traites de tous les mots qui parviennent jusqu’à ton cerveau. Imbibé d’alcool, tu te défends comme tu peux. Certainement pitoyablement. « C'toi qui as un problème. » Le rire qui s’arrête. Le silence qui s’installe après ses paroles. Silence perturbé par quelques tentatives, des bégaiements, pas vraiment décidés. Comme s’il n’y avait rien à dire, rien à ajouter. « C'est pas volontaire. » Finalement. « J'étais en train de me branler avant que t'arrives, ça à du remonter. » Tu as observé le brun aux joues rouges, un instant. Rougies par la honte, peut-être. Toi, tu t’interroges. Tu te demandes à partir de quel moment tu t’étais rapproché suffisamment de lui, à partir de quel moment votre relation s’était renforcée, assez pour que vous puissiez parler branlette tous les deux. Tu es juste dégouté, au fond. Perturbé par ses étranges idées. « Tous les autres t’ont tourné le dos, non ? A tel point que t’es obligé de te soulager tout seul ? » que tu craches. Pas très intelligent, probablement. Alors, tu gobes ton verre. Tu le gobes, pour essayer de t’en aller. Pour fermer les yeux, et trouver un peu de bonne volonté. Un peu de normalité. Tu ne demandes que ça, au fond. Et le gamin, il arrive telle une furie. Harpie sauvage. Il agrippe ton col de ses mains. Toi, tu tentes de te reculer. Tu tentes de t’en aller. « Pauvre con ! T'avais vraiment besoin de faire ça hein ? Alerter mes voisins ? T'as à ce point envie de pourrir ma vie ? » Un léger rictus s’est installé sur tes lèvres. Dérangé. « Oui. De toute façon, tu t’es regardé ? J’pense que c’est un secret pour personne, non ? Tout le monde doit bien se douter que tu passes ton temps à flotter quelque part, là-haut, tout seul. T’avais pas grand-chose à cacher. Sauf ton côté un peu détraqué, peut-être ? Et encore, j’imagine que les autres, à observer les allées et venues chez toi, savaient. »

Et toi, t’es secoué. Comme un prunier. « Crois-moi y'a que ma queue qui confond la situation et ça fait pas de moi un putain de dégénéré. Je fais tout ce que je peux en ce moment pour essayer de mettre de l'ordre dans ma vie, pour faire les choses bien cette fois. Tu n'as pas le droit de venir me détruire et de tout ruiner. J'ai pas besoin d'entendre tes saloperies. » Tu hausses les épaules. Il croit bien ce qu’il veut, de toute façon. « T’as besoin d’entendre la vérité, je crois. Histoire de pas te casser la gueule, encore une fois. Ce serait con que tu retombes de ton petit nuage, non ? » que tu marmonnes. Un peu. Y’a son nez qui touche le bout du tien. Et puis son entre-jambes, dérangeante. « Si tu veux faire du bruit fais-le en me baisant, mais si tu veux partir fais-le en gardant ta gueule fermée. » Tu fronces les sourcils. Pas certain d’avoir totalement tout compris. Ses lèvres viennent écraser les tiennes. Tu serres les dents. Pas très content. « Cassandre lui il se gêne pas pour aller voir ailleurs ... » Son corps s’éloigne. Et toi, toi, tu en profites pour étendre le bras. D’une claque, tu es venu cueillir son visage. Du bout du pouce, tu t’es essuyé la lèvre. Bouche entrouverte. Souffle haletant. Tu t’es dit que tu venais de tomber sur le pire être vivant. « J’crois que c’est pas ton problème, si ? » que tu as marmonné, visiblement vexé. Touché. Toi, tu as fait un pas. Un nouveau pas dans l’appart du jeune homme. Et voilà que tu t’éloignes de la porte d’entrée. Pris de colère, tu l’as tiré à toi, pour, à ton tour, coller ta bouche sur la sienne. « C’est ça que tu veux ? » que tu as grogné, probablement trop éméché.

Tu l’as poussé. Tu l’as un peu bousculé, alors que tes mains glissaient sur son corps. L’une d’elles est venue se caller contre sa nuque, alors que l’autre se posait dans le bas de son dos. Pour le maintenir contre toi. Contre toi et ton souffle alcoolisé. « T’as envie de te lancer dans ces trucs de dérangés, là-dedans ? T’as envie de faire comme Cassandre, d’aller papillonner ? » Au fond, tu ne sais plus comment réagir. T’es un peu paumé, un peu bourré, alors tu le forces presque à t’offrir un baiser. Tes lèvres se sont plaquées contre les siennes, dérangées. Cerveau détraqué. Tu grognes un peu, avant de le fixer. « C’est quoi ton problème, au juste ? La came, ou la solitude ? C’est toi, qui baise Cassandre ? C’est encore un peu plus vicieux que ça, peut-être ? Des tournantes organisées ? Tu joues au prédateur, à l’éclaireur, et tu lui offres des proies présélectionnées ? » Tu l’imagines, lui. Tu les imagines, tous les deux. Eux deux, et puis leurs rites de pédés à la con. Leurs délires particuliers, les folies gays. Des boites de nuits, des boites de riches, des corps suants, dansants, mouvant. Tu as serré les dents. Tu as lâché Iwan, pour serrer les poings, tremblant. « Qu’est-ce que vous faites, putain ?! Vous vous défoncez la gueule, vous vous sautez, et le lendemain, vous osez prétendre que rien n’a jamais existé ?! » Et puis toi, tu éclates de colère comme un gamin. Un gamin capricieux. Jaloux. Jaloux du frisé. Il y avait de quoi, au fond. A bien y regarder. Malgré tout. Malgré tous ses défauts, peut-être qu’il avait deux trois qualités. Ou, tout au moins, suffisamment pour plaire à Cassandre, et assez de courage pour se l’approprier.

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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Sam 4 Juil - 23:38



The dose that you die on
Iwan & Monroe.

 



Le libraire grogna alors que Monroe prenait parti de sa révélation. "Fermes ta gueule. Tu m'épuises." Jappa-t-il. "Figures toi que j'ai rencontré quelqu'un justement. Même si on est pas officiellement en couple, on se voit. Donc non, personne ne m'a tourné le dos pauvre con, excepté littéralement..." Il parlait bien sûr de Mathys, le petit vendeur rencontré au bar qui venait depuis régulièrement chauffer son lit.  Bien que ça ne fasse pas pour autant de lui un monogame. Ça avait le don de l'agacer les petits cons comme l'alcoolique qui attaquent toujours sans renseignements. "Seulement ce soir il est pas là, c'est tout. Et j'ai pris de l'angel dust. Tu sais bien que ça travaille de ce côté là cette gamme..." Il parlait bien sûr des pulsions sexuelles. Lui qui avait passé la soirée à se défendre d'être un junkie utilisait là des arguments bien contradictoires. Se défendre de ses pulsions en les justifiant par la prise de drogue...  il frôlait la schizophrénie dans ses propos.

Tout ça lui montait trop à la tête et il préféra fuir la conversation. Il s'emmêlait et ses paroles n'avaient plus de sens. Il se rendait clairement compte qu'il ne parvenait plus à concourir pour la victoire, qu'il était déjà trop essoufflé par ce règlement de compte. Il perdait pied, Monroe fissurait le sol sous lui.
La tête basse il se détourna du tatoué. "Va t'en maintenant s'il te plait." Il aspirait juste à un moment de tranquillité. C'était comme ça que sa soirée devait se dérouler au départ. Douce et tranquille. Si il avait su qu'une tornade allait s'abattre sur lui il serait probablement resté clean, histoire d'avoir plus de consistance et assez de lucidité pour se défendre dignement.
A son grand soulagement l'intrus s'exécuta et il se crut enfin en paix. Une paix bien étrange puisque pour lui ça signifiait pouvoir pleurer dans son coin....
Mais avant qu'une première larme puisse couler la voix perçante du tatoué retenti à nouveau dans ses oreilles.
Colère et saturation. Le libraire se précipita pour l'attraper et lui faire fermer son caquet une bonne fois pour toute. Mais une fois le garçon dans sa poigne il ne trouva plus que de la confusion. Telle qu'il se retrouva sans comprendre lui même avec ses lèvres sur les siennes, prêt à le sauter.
Il se sentait comme une caricature de lui même, une marionnette livrée à son sombre inconscient.

Ce fut sans surprise que le gallois reçut une main sur sa joue. Il l'avait su au moment où son corps s'était jeté sur celui de l'intrus. C'était la seule réponse qu'il pouvait lui donner. Il était presque prêt à la recevoir. Mais le coup chauffait malgré tout. Et s'en était malsain parce que s'en était presque que plus excitant. Iwan s'effrayait lui même de découvrir une face un peu masochiste de lui même. Mais il se rassurait en se disant que ce n'était qu'une histoire de contexte et de tension confusante. Non ce n'était pas la douleur qui l'excitait, simplement la sauvagerie. L'atmosphère brute qui régnait entre eux.
D'abord visiblement dégouté par le contact, Monroe finit par revenir à la charge en attrapant à son tour les lèvres du libraire. "Je suppose que c'est ce que je veux oui." Soupira ce dernier, pas forcément fier de ses envies.

Baiser aromatisé au whisky, les deux garçons chacun rendu fou par leur poison respectif se mêlaient à présent. Pour le plus grand plaisir du libraire qui avait véritablement le corps en feu. Mais le tatoué ne semblait pas véritablement prêt à rentrer dans le jeu pour autant et le gallois pouvait sentir qu'une partie de lui se forçait. Il continuait de le provoquer.
Dérangé ? Encore ce mot, il n'avait que ça à la bouche. Iwan soupira, lassé de voir qu'il avait encore de quoi parler... "Qu'est ce qu'il y'a de dérangé là dedans ? C'est juste du sexe Monroe."
Leurs lèvres se mêlèrent à nouveau. Etait-ce la bonne ? Visiblement non car le chien enragé trouva encore à dire. Une nouvelle attaque aux dents acérées. Il délirait complètement. Le libraire avait l'impression d'avoir un fou au milieu de son salon. Même lui avec sa drogue n'était pas aussi pathétique et aussi égaré. Il recula d'un pas, fronça les sourcils. Il sentait le tatoué s'enfoncer dans un délire qu'il n'avait pas envie de partager. "Avec quoi tu viens putain ? T'es complètement malade mon vieux."
Monroe ressemblait à un animal oublié pendant trop longtemps dans sa cage et il commençait doucement à effrayer le gallois. Ne connaissant pas ses limites il l'imaginait capable de tout, et il semblait perdre le contrôle de lui même ce qui n'était jamais bon signe, pour personne.  
Il fut même soulagé lorsque celui-ci le lâcha. Iwan s'éloigna sans demander son reste. Il pouvait voir ses poings trembler de rage. "Arrêtes tes conneries ok. Tu te fais des films. Y'a rien de sexuel entre moi et Cassandre, y'a jamais rien eu et y'aura jamais rien okay ? Ce qu'on fait s'arrête à la défonce et ça va pas plus loin. Tu te fais du mal pour rien à imaginer ces choses là. Lui et moi on est potes. Juste pote. Tu sais je suis capable de faire la différence entre ami et sex-friend ! Je sais pas pour quoi tu me prends mais t'as clairement un problème de jugement... Je me sens pas obligé de sauter tous les mecs que je connais juste parce que je suis gay. Et je suis encore moins du genre à organiser des tournantes ou jouer l'éclaireur pour un autre. Alors maintenant merde, calme toi putain. J'en ai marre de tes conneries."
Au final, Monroe faisait presque de la peine au libraire. Le voir se mettre dans un état pareil à l'idée que celui qu'il aime le trompe, être aussi parano, vivre dans cette peur des erreurs de l'autre... Il n'échangerait sa place pour rien au monde. Il préférait  même ses problèmes aux siens. La drogue elle au moins n'était jamais infidèle, même si souvent elle le rendait lui aussi parano à sa façon... Elle avait le mérite d'être toujours au rendez-vous quand il avait besoin d'elle, on pouvait toujours compter sur sa présence. Pas comme Cassandre visiblement.
Il prit le risque de s'approcher du chien enragé et attrapa son menton, délicatement cette fois, pour forcer son regard à croiser le sien. "Je te promets Monroe." Dit-il calmement "Y'a jamais rien eu du genre entre lui et moi." Il voulait juste qu'il le croit. Qu'il se calme. Que la guerre s'arrête.




Moi aussi hum... Arrow  Désolé. En plus c'est pas terrible, la chaleur me fait fondre le cerveau
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MessageSujet: Re: IWAN ✣ the dose that you die on. Dim 5 Juil - 22:28


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« Fermes ta gueule. Tu m'épuises. » Comme si lui ne t’épuisait pas. Tiens donc. « Figures toi que j'ai rencontré quelqu'un justement. Même si on est pas officiellement en couple, on se voit. Donc non, personne ne m'a tourné le dos pauvre con, excepté littéralement... » Oh, mais quel miracle ! « Félicitations ! Tu voudrais pas que j’te jette des fleurs et des grains de riz, aussi ? » que tu grognes, tout plein d’ironie. « Seulement ce soir il est pas là, c'est tout. Et j'ai pris de l'angel dust. Tu sais bien que ça travaille de ce côté-là cette gamme... » Il n’a pas fini de te raconter sa vie, lui ? Tu serres les poings. Tu t’en fous, de ce qu’il a pris. Tu t’en branles, de savoir ce que c’est, de l’angel dust. C’est simplement un pauvre junkie. Puis tu t’en fous, que l’autre, il ne soit pas là. Iwan reste un putain de tordu, c’est comme ça. « Va t'en maintenant s'il te plait. » Tu aimerais bien ! Tu voudrais bien rentrer chez toi, si, à tes mots d’adieux, le garçon n’en profitait pas pour revenir à la charge. Ses lèvres sur les tiennes. La situation est en train de tourner dans tu ne sais trop quel direction. Boussole folle. Même toi, animal, tu sembles perdre la tête. Trop d’alcool. Une claque dans sa gueule. Pour tenter de le repousser. Tu ne comprends plus rien. Tu ne comprends même plus vraiment tes lèvres, qui viennent se plaquer contre les siennes. Bordel réorganisé. « Je suppose que c'est ce que je veux oui. » Tu voudrais le gifler encore. Faire saigner son corps. Tu voudrais lui exploser le nez, pour remettre en place ses idées. Monstre. Monstre vivant. Un véritable dérangé. Un vrai pédé. Si tu avais eu un jour une once de tolérance pour les gays, avec le comportement d’Iwan, elle s’était envolée. Loin, si loin que tu n’étais pas certain de pouvoir un jour la récupérer.

« Qu'est-ce qu'il y'a de dérangé là-dedans ? C'est juste du sexe Monroe. » C’est limite contre nature, peut-être ? Rien que les imaginer, tous, là, comme ça, à forniquer, te donnait envie de dégobiller. Est-ce que tu pourrais au moins une fois lui expliquer le fond de ton idée ? Probablement pas cette fois-ci, puisque tu l’embrasses encore, abruti. Puis finalement, tu craques. Ton cerveau déraille, dangereusement, et tu te mets à lui balancer ce à quoi tu penses. Tu te mets à lui cracher toute la haine qu’il t’inspirait. « Avec quoi tu viens putain ? T'es complètement malade mon vieux. » Malade ? Toi ? Toi, avec tes yeux en feu, l’alcool qui s’agitait au fond de ton estomac, avec ton corps fou ? Tu laisses tes ongles rogner ta peau, alors que tu le fixes, les poings serrés. Si tu commençais à le frapper maintenant, tu n’étais pas certain de parvenir à t’arrêter. « Arrêtes tes conneries ok. Tu te fais des films. Y'a rien de sexuel entre moi et Cassandre, y'a jamais rien eu et y'aura jamais rien okay ? Ce qu'on fait s'arrête à la défonce et ça va pas plus loin. Tu te fais du mal pour rien à imaginer ces choses-là. Lui et moi on est potes. Juste pote. Tu sais je suis capable de faire la différence entre ami et sex-friend ! Je sais pas pour quoi tu me prends mais t'as clairement un problème de jugement... Je me sens pas obligé de sauter tous les mecs que je connais juste parce que je suis gay. Et je suis encore moins du genre à organiser des tournantes ou jouer l'éclaireur pour un autre. Alors maintenant merde, calme toi putain. J'en ai marre de tes conneries. » Pauvre fou. Tu le fixes un instant, presque perturbé au milieu de ta haine. Il arriverait presque à te faire douter. Alors, il n’y avait que Cass’ pour s’enfiler tous ceux qu’il croisait ? Il n’y avait que lui, qui jouait le pédé dévergondé ? Tu trembles. T’es paumé. Sans savoir lequel tu devais frapper. Si tu avais eu autre chose qu’une queue entre les jambes, tu crois que tu te serais pris la tête entre les mains, pour te mettre à pleurer. Y’a eu Shoeren. Le voisin. L’autre pute. Demian. Un de plus, un de moins. Puis tous ceux dont tu n’avais pas connaissance. Alors, pourquoi pas lui, hein ? Jeune, pas dégueulasse non plus, puis fourré avec quand son esprit s’égarait. Pourquoi pas, alors ? De toute façon, que ce soit vrai ou faux, Cassandre trouverait bien un prétexte pour te faire porter le chapeau. Pour dire que c’était à cause de toi, et que t’avais mal fait. « Ce serait presque agréable de penser que tu racontes la vérité. » que tu grognes. Tu es trop bourré pour tenter de réfléchir. Pour essayer de capter quoi que ce soit.

Ses doigts sont venus attraper ton menton. Tu as tenté de reculer vivement la tête. Chien sauvage. Tu voudrais reculer. Fuir, et t’en aller. Il t’oblige à le fixer. Il a l’air tout calme, comme ça, alors que toi, t’as limite l’écume aux lèvres. « Je te promets Monroe. » Une promesse d’un pédé junkie, qu’est-ce que ça vaut ? « Y'a jamais rien eu du genre entre lui et moi. » Rien. Tu voudrais le croire. Tu voudrais vraiment le croire. Tu ne sais pas si c’est une bonne idée. Tu soupires, longuement. Sans vraiment savoir quoi ajouter. Peut-être qu’au fond, la situation te dépassait. Peut-être qu’au fond, tu te rendais salement compte que Cassandre n’était qu’un baiseur dérangé. Que les soucis n’étaient que dans sa tête à lui. Tu trembles encore, alors que tu le fixes. Tes poings se desserrent, lentement. « Laisse-moi partir, alors, Iwan. » que tu as soufflé, au bout d’un moment. Pour essayer de relancer ton cerveau arrêté. Ton cerveau tout dévoré par l’alcool. Tu l’as poussé en arrière, mais sans trop de forces. Sans vraiment d’envie. T’as la tête qui tourne au ralenti. Il n’avait peut-être pas baisé Cassandre, mais t’avais été à deux doigts de le baiser, lui. Qui était le monstre, alors ? Cassandre ? Iwan ? Toi ? T’es paumé, là. Tu ne sais plus, tu ne sais pas. « Le laisse pas faire, ok ? » que tu souffles, alors que tu te diriges, une bonne fois pour toute, tu l’espères, vers la porte d’entrée. T’aimerais bien qu’il capte. Puis que les deux cessent de se défoncer. Au moins ensemble. Tu n’osais pas imaginer ce que ça pouvait donner si Cass’ se plongeait avec Iwan dans pcp. Tu ne voulais même pas essayer de deviner. Tu as cherché ton chemin, paumé. Une nouvelle clope déjà accrochée aux lèvres, alors que tu venais à peine de passer le palier. Un pas tremblant, hésitant. Presque trop bourré pour rentrer. Comme si toi, tu allais être un jour capable de changer.

Mais non, c'était très bien ! I love you
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