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Come on and spread a sense of urgency. Drystan

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : THE.FAME
TES DOUBLES : andrew, nate, lizzie, deborah, jesse y yevgeniya
TON AVATAR : stephanie sigman
TES CRÉDITS : penny (gif)
RAGOTS PARTAGÉS : 5139
POINTS : 3158
ARRIVÉE À TENBY : 16/09/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 28 yo (26.09.89)
CÔTÉ COEUR : casada con caleb
PROFESSION : narcotraficante
REPUTATION : la cualquiera mexicana



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MessageSujet: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Ven 26 Sep - 17:59

It's bugging me, grating me
And twisting me around
Yeah I'm endlessly caving in
And turning inside out


Cette douleur dans l'abdomen m'est insupportable. Elle va et vient au gré de ses envies, me rendant malade, me donnant envie de vomir mes entrailles. Tout juste un mois que je suis à Tenby et déjà je dois aller consulter un médecin. Tout juste un mois alors que je n'étais pas allé voir un docteur à la maison depuis plusieurs années. Je mets ces nausées et ces douleurs sur le changement radical de vie. J'ai du mal à m'habituer à cette température, à ce temps capricieux qui nous prend au piège avec tellement de facilité. Ne jamais sortir en ville sans un parapluie à Tenby, je l'ai appris à mes dépends. Pas étonnant que je sois malade, finalement. La vie au Pays de Galles est difficile. Mais plus difficile ici est sans hésiter leur nourriture. Tout est fade et le moindre scone me rend nauséeuse. Demian n'a pas eu autant de difficultés que moi pour s'intégrer. Il avait l'avantage de la langue. Et puis l'avantage du climat également. New-York est sur la même ligne que Tenby. Ou presque. Ce qui n'est pas le cas de Tijuana. La chaleur de mon pays me manque, mais je ne perds pas espoir. Je sais qu'un jour j'arriverais à faire de Tenby ma nouvelle Terre. Qu'un jour, j'arriverais à me sentir chez moi dans ce petit village.
Cependant, pour le moment, il est temps que je m'inquiète de mon problème d'estomac. Tout mon corps est chamboulé, je le sens. Même mes règles qui sont d'habitude aussi régulières et précises qu'une horloge Suisse ont beaucoup de retard. C'est à croire que le long trajet dans l'avion a déréglé mon métabolisme entier.
Alors, je suis à l'hôpital, faisant des tests, des analyses, des prises de sang. Le médecin me parle avec des mots que je ne connais pas. Des mots compliqués qui ressortent du domaine médical. On me parle de ce que l'on cherche à ressortir avec ces analyses et j'acquiesce bêtement parce que je ne sais pas quoi faire d'autre. Le seul moment où j'articule un mot, c'est lorsque l'infirmière me demande si je vais bien alors qu'elle plante l'aiguille dans mon bras.
Et me voilà dans le bureau du médecin, en attendant qu'il revienne avec mes résultats. J'attends quelques minutes et je souris timidement quand je le vois arriver. Bizarrement, je suis intimidée par tous ces gens qui travaillent à l'hôpital. Peut-être parce qu'ils utilisent des mots que je ne saisis pas, peut-être parce qu'avec leurs blouses blanches, ils ont l'air de personnes importantes. Le Docteur Bowen prend place en face de moi dans son fauteuil, seul le bureau nous sépare et j'ai la certitude, vu les expressions de son visage qu'il a trouvé la cause de mon malaise. Mon sourire s'agrandit un peu plus quand je remarque le dossier qu'il a dans sa main sur lequel est inscrit mon état de santé, mais je souris également à la pensée qu'il va bientôt me dire ce qui ne va pas chez moi tout en me faisant une ordonnance. Espérons qu'il ne prenne pas trop de temps pour me prescrire mes médicaments car je ressens une nouvelle douleur me frapper l'abdomen. Une main sur le ventre pour tenter de calmer la peine, je m'avance un peu sur ma chaise et m'adresse directement au médecin.
« Alors, qu'est-ce que j'ai, Docteur ? »

_________________

Varium et mutabile semper femina

There are worse things I could do, than go with a boy or two. Even though the neighborhood thinks I'm trashy, and no good, I suppose it could be true, but there are worse things I could do. I could flirt with all the guys, smile at them and bat my eyes. Press against them when we dance, make them think they stand a chance, then refuse to see it through, that's a thing I'd never do. But to cry in front of you, that's the worst thing I could do.
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MessageSujet: Re: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Dim 28 Sep - 17:28

« Docteur Bowen ? » Drystan se retourna dans le couloir et s'approcha de l'infirmière qui l'avait interpelé, un petit sourire aux lèvres. « Le labo nous a envoyé les résultats de mademoiselle Reyes. Elle est dans la salle d'attente, je la fais venir à votre bureau si vous voulez. » Drystan arqua un sourcil en voyant l'air amusé et le sourire de la jeune femme, jeta un coup d'oeil rapide aux résultats avant de laisser ses lèvres s'étirer en un sourire en coin. « C'est toujours plus facile à annoncer que de leur dévoiler qu'ils souffrent de syphilis ! Mais oui, faites-là venir dans mon bureau, je dois régler un dossier. Je serai à elle d'ici quinze minutes. » ajouta-t-il avec un petit rire tout près de son oreille afin de s'assurer que personne d'autre qu'elle ne pouvait entendre la connerie qu'il venait de lui débiter. « Profitez-en ! C'est tranquille aujourd'hui. » ajouta-t-elle en riant avant de tourner les talons, les autres dossiers des patientes à la main. Annoncer à une femme qu'elle attendait un enfant amenait toujours son lot de surprises en soi puisque certaines étaient vraiment heureuses, d'autres encore étaient plutôt sous le choc. Il ne connaissait pas la patiente qu'il allait voir et il en déduisit donc qu'elle avait changé de gynécologue ou bien qu'elle venait d'arriver à Tenby, ce qui pouvait tout aussi bien être une option.

Lentement, les yeux toujours rivés sur le dossier de sa patiente, Drystan rejoignit le petit poste d'infirmières afin de régler le dossier dont il n'avait pas vraiment eu le temps de s'occuper auparavant. Lorsqu'il put enfin le déposer dans la pile classée, il grimaça un peu en voyant que la jeune femme devait l'attendre depuis vingt minutes déjà. À moins que l'infirmière ait pris son temps avant de l'appeler dans la salle d'examen ... ? Il se redressa donc rapidement avant de replacer un peu sur ses épaules la blouse blanche de médecin qu'il ne prenait jamais vraiment la peine de boutonner, se dirigea  vers son bureau, le dossier de la jeune femme à la main.

Il ouvrit la porte avec un sourire en direction de sa patiente, déposa le dossier sur le bureau avant de prendre place devant elle. « Bonjour mademoiselle Reyes, je suis le docteur Bowen. » Lorsqu'il était entré dans le bureau, il avait remarqué qu'elle avait l'air angoissée, nerveuse, et maintenant qu'il était là, face à elle, elle lui donnait soudainement l'impression d'être soulagée. Il avait lu dans son dossier qu'elle avait des nausées et des maux d'estomac, elle devait en effet être ravie de voir qu'on prendrait soin d'elle et qu'on lui expliquerait ce qui se passait avec son corps. Elle ne savait tout simplement pas encore à quel point il allait changer, à quel point sa vie serait désormais différente à partir de cet instant où il lui aurait révélé ce qui se passait. Un sourire léger étira ses lèvres lorsqu'elle lui demanda de lui dire ce qu'elle avait et il appuya cette fois son dos contre le dossier de sa chaise afin de la mettre à l'aise. Il savait totalement avoir l'air d'un professionnel, mais il ne voulait pas non plus la fixer trop sérieusement, persuadé que ce genre de chose pourrait rapidement l'effrayer. « Alors ... Nous avons reçu du labo les résultats de vos examens sanguins. » débuta-t-il en ouvrant finalement le dossier médical, juste devant lui. « Les crampes d'estomac, les nausées ... Vous êtes enceinte, mademoiselle. Félicitations ! » ajouta-t-il avec un nouveau sourire.
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MessageSujet: Re: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Lun 29 Sep - 19:53

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« Quoi ? » Demande-je calmement.
Mon sourire se dissipe aussitôt.  J'ai peur de comprendre ce qu'il est en train de me dire. Il me parle de mes maux et poursuit avec des félicitations. Je ne suis pas certaine de saisir le mot qui vient entre. Enceinte ? Je fronce les sourcils car finalement je n'aime plus tant que cela le sourire qu'il affiche. Pourquoi sourit-il ? Si le mot « enceinte » signifie bien ce que je crois qu'il signifie, alors il n'y a pas à sourire et encore moins à me féliciter. Est-il un sadique fini pour paraître aussi serein face à une nouvelle aussi terrifiante. Et pourquoi pas m'annoncer que j'attends des quintuplé pour couronner le tout ? Cela dit, je garde mon calme. C'est difficile, mais je ne veux pas réagir de façon exagérée à quelque chose que je ne suis même pas sûre d'avoir compris parfaitement. Je m'inquiète en constatant que le Docteur Bowen ne m'écrit pas d'ordonnance en me priant de bien vouloir quitter les lieux, mais je tente de ne rien laisser transparaitre. Impassible, je suis impassible. Je sens les muscles de mon visage se contracter et m'empêchent d'exprimer la moindre émotion. Je porte un masque pareil à du marbre. Non. Je dois mal comprendre ce qu'il me dit. Tout simplement. Les crampes d'estomac et les nausées sont dues à cette nourriture britannique à laquelle je n'arrive pas à m'habituer. Elle est trop fade, trop amère et trop… indigeste, voilà tout. Pourtant, cette possibilité expliquerait également le retard de mes règles. Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Comment ai-je pu être aussi naïve en pensant que mon corps ne se faisait simplement pas au climat européen ? J'interroge le médecin du regard et sans vraiment lui laisser le temps de m'en dire plus, je reprends.
« Ca veut dire quoi, enceinte ? »
J'ai beau avoir regardé quelques séries télévisées américaines en version originale, je n'ai jamais fait attention au sens de ce terme, mais si c'est bien ce que je pense, alors le mot en lui même est effrayant et sonne comme une attaque. Autant parler allemand s'il veut me faire peur. Parce que oui, clairement, j'ai peur à présent que les choses se mettent en place petit à petit. J'ai peur que ces quelques mots scellent mon destin d'une manière non-voulue. Sans plus attendre, je me lève du siège et de mes deux mains, je fais la forme d'un gros ventre par dessus mon t-shirt moulant. Cette fois, l'inquiétude s'accentue quand j'imagine mon ventre atteindre cette taille. Non, non, non. Je ne peux pas attendre une vermine. Je ne suis pas faite pour devenir mère, je ne veux pas devenir mère, je veux simplement reprendre ma vie et essayer de m'intégrer à cette petite communauté galloise sans me soucier d'un certain parasite qui campe sous mon nombril. A nouveau, je questionne le médecin du regard en ajoutant.
« C'est ça ? »
Pitié… Non, dites moi que c'est tout autre chose et que je me trompe en beauté, que ça n'a rien à voir et que je ne suis pas coincée avec un cadeau d'Alejandro dont je ne veux pas. Je sens la panique monter en moi et cette fois, je ne peux plus la camoufler. Les yeux gros comme les soucoupes, j'attends la réponse du gynécologue, priant tous les dieux pour qu'il m'annonce un verdict différent.

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MessageSujet: Re: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Jeu 23 Oct - 21:53

Les sourcils légèrement froncés alors qu'il n'était pas vraiment certain de la conduite à adopter, Drystan inclina légèrement la tête, appuya son dos contre le dossier de sa chaise. Il pouvait bien évidemment comprendre qu'une grossesse n'était pas un évènement joyeux pour tout le monde, mais puisqu'il ne connaissait pas Ana, il ne pouvait pas savoir quelles étaient ses attentes face à la vie de famille et il ne comptait pas non plus le lui avouer avec une tête d'enterrement. Elle n'avait donc jamais réfléchi à cette idée-là alors que ses symptômes correspondaient ... ? Certaines femmes prenaient la pilule et ne s'attendaient pas du tout à une révélation de ce genre, si bien que c'était toujours délicat lorsqu'il se devait de leur expliquer que le moyen de contraception qu'elles croyaient totalement efficace ne l'était jamais à cent pour cent. Ce n'était jamais facile, bien sûr, d'autant plus qu'il y avait une grande proportion de ces femmes qui optaient pour l'avortement, un choix que le gynécologue trouvait avisé dans certaines situations, mais qui l'attristait toujours autant lorsqu'il se devait de le pratiquer. Il pouvait comprendre, bien sûr, et il ne jugerait jamais une femme qui décidait que c'était la meilleure option pour elle et pour son bébé. Le moment était parfois mal choisi, le père souvent absent ... La situation n'était pas toujours aisée et la décision qui l'accompagnait était rarement facile à prendre. Il ne connaissait pas beaucoup Ana, mais il en savait déjà suffisamment grâce à sa réaction pour savoir que la nouvelle de sa grossesse ne la réjouissait pas particulièrement, que c'était même plutôt le contraire.

Pourtant, lorsqu'elle lui demanda ce que signifiait le mot, Drystan arqua un sourcil surpris. Il ne s'était pas attendu à ça et même s'il avait remarqué qu'elle était étrangère et qu'elle avait un accent, il n'avait pas pensé une seule seconde au fait qu'elle ne puisse pas totalement saisir l'ampleur de la chose. Il allait répondre lorsqu'elle se leva rapidement en mimant la forme d'un ventre arrondi par la grossesse. Il ne s'était franchement pas attendu à ce genre de réaction et même si les médecins se devaient généralement d'être parés à toute éventualité, il n'avait jamais vraiment fait face à ce genre de situation. Il la sentait excessivement nerveuse et il se releva de sa chaise afin de s'approcher d'elle et de poser une main apaisante sur son épaule. « Assoyez-vous, mademoiselle. » fit-il doucement afin de tenter de la calmer. Elle tremblait et son regard en disait long sur les idées qui lui parasitaient l'esprit, si bien que Drystan décida plutôt de la lâcher, appuyant ses fesses sur le rebord de son bureau en plongeant son regard azuré dans le sien.  

« C'est bien ça. Vous attendez un enfant. » débuta-t-il calmement en guettant sa réaction. « Nous allons en discuter ensemble, vous ne serez pas toute seule, d'accord ? » la rassura-t-il avec un sourire qui se voulait réconfortant. Il ne connaissait ni sa situation amoureuse, ni sa vie et il ne comptait pas l'obliger à lui dévoiler tout ça si elle préférait le garder pour elle. Toutefois, il lui semblait beaucoup plus aisé de comprendre s'il en connaissait davantage à son sujet. « Le père de cet enfant est toujours dans votre vie ... ? » demanda-t-il avec douceur sans quitter son regard. Il prendrait tout le temps qu'il lui faudrait afin de l'apaiser et de la rassurer puisqu'il refusait de la laisser partir dans un état de crise aussi éminent. Après tout, Ana était désormais l'une de ses patientes et il octroyait à chacune d'entre elles un traitement particulier, persuadé qu'il se devait de prendre le temps de les écouter et de les laisser lui poser des questions. Certains médecins expédiaient leurs patients plutôt rapidement lorsque le rendez-vous était terminé, mais Drystan réussissait généralement assez bien à calculer le temps nécessaire à ses consultations lorsqu'il connaissait bien ses patientes. Ana n'échapperait pas à la règle.  
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Lun 27 Oct - 23:31

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Il me fait m'asseoir et c'est alors que j'ai la certitude de ce qu'il se produit dans mon corps. Je me laisse tomber dans mon siège et je reste là, les bras ballants en comprenant l'importance de cette révélation. Mon visage perd toute expression sauf peut-être le désespoir et je fixe le vide pendant ce qui semble être une éternité. J'ai bel et bien créé un être qui grandit de jour en jour dans mon ventre. Je sens une boule se former dans ma gorge. Comment c'est possible ? Comment cela a pu se produire ? Comment après cinq ans de relations sexuelles consentantes et protégées je tombe enceinte quand je décide de prendre la fuite ? Comment ai-je pu croire que ces maux, que ces symptômes n'avaient rien à voir ? Comment ?
J'ai envie de pleurer, j'ai envie de partir et d'oublier ces cinq dernières minutes. Non, mieux, j'ai envie d'oublier toute cette journée et de faire comme si de rien n'était, de faire comme si de rien était et peut-être que le problème se résoudrait de lui même parce qu'en effet, c'est un problème. C'est le plus gros problème qui puisse m'arriver. Participer à des traffics d'armes, de drogues et éventuellement de femmes pour qu'elles deviennent des prostituées, je peux le faire. Echapper aux balles tirées par un AK-47, c'est déroutant, perturbant, effrayant… et pourtant, c'est la première fois que je ressens cette peur là. C'est viscéral. Ca prend aux tripes et ça ne me lâche pas.
J'accuse du choc et je laisse quelques larmes coulées avant de baisser la tête et d'enfouir mon visage entre mes paumes. Je sers mes jambes et je me mords la lèvre ce qui fait naître une douleur aiguë. Voilà, la douleur, au moins une bonne raison de pleurer. Le docteur évoque un "père" et si je comprends bien le sens de sa phrase il est en train de me demander si mon copain est toujours dans ma vie. Je ne peux réprimer le sanglot bruyant suivi de soupirs saccadés.
« Alejandro ? » Demande-je plus pour moi-même que pour le médecin tout en relevant la tête. « Non… »
Ajoute-je en secouant la tête et en la refaisant tomber dans mes mains. Je renifle et j'essaye de me reprendre, mais penser à Alejandro me rend encore plus mal. Je l'imagine en père et il ne me faut pas longtemps pour en conclure qu'il aurait été un père lamentable et qu'il aurait fait de notre enfant un prince de la drogue. Je secoue la tête à nouveau et soudain je me rends compte que tout est de sa faute. Si cette chose existe, c'est uniquement de sa faute. S'il ne m'avait pas touché, rien de tout cela ne serait arrivé. S'il ne m'avait pas fait l'amour alors je ne serais pas dans cette position désespérée. Je relève la tête et je me souviens de l'endroit dans lequel je suis. Je suis à l'hôpital, à deux pas du docteur Bowen d'ailleurs et je dois me ressaisir. Impensable. Je sens une rage intense se frayer un chemin et se gangréner dans mon être. Une rage qui me pousse à me lever et qui m'empêche de me contrôler.
« Non, non non non non. »
Dis-je suppliante en croisant les yeux bleus du médecin. La rage se transforme en détresse. Une détresse si immense que même si je sais qu'il est incapable de faire quoi que ce soit à mon cas, je demande de l'aide. Puis la détresse fait de nouveau place à cette fureur. Je fais quelques pas en arrière et d'une main je repousse mes cheveux en arrière. Ma respiration est forte et après deux ou trois secondes à faire les cent pas dans la pièce, je me mets à hurler tous les mots qui pourraient qualifier le mexicain avec lequel j'ai vécu pendant cinq ans. Entre Jódete, Cabrón, Gilipollas, Coño… Je crache toute ma haine face à un étranger et c'est sans aucune maîtrise que je m'attaque aux objets qui m'entourent. D'abord, la plante en pot que je pousse pour qu'elle tombe par terre, une chaise que je fais basculer, une petite statuette sur le bord du bureau… cassée. Un cadre avec une petite fille -probablement la fille du médecin- et je ne réponds plus de moi, les hurlements se font de plus en plus forts et le cadre est à présent en éclats.
J'essaye finalement de reprendre ma respiration et pour cela, je m'arrête contre le mur et je me laisse tomber sur le sol, incapable de penser à quoi que ce soit d'autre qu'à cette maladie dont je suis atteinte.

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MessageSujet: Re: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Sam 1 Nov - 17:50

« Ce n'est pas grave. Nous trouverons calmement une solution, d'accord ? » Il n'allait certainement pas la laisser seule alors qu'elle avait vraisemblablement besoin de quelqu'un en ce moment. Si son rôle était plutôt de suivre les femmes afin de s'assurer que tout allait bien d'un point de vue gynécologique, il savait aussi qu'il s'impliquait trop auprès de ses patientes pour les abandonner lorsqu'elles avaient besoin de lui. Il voyait la détresse de la jeune femme alors qu'elle restait là, les bras ballants, avachie dans le fauteuil o« il lui avait demandé de prendre place. Ce genre de situation n'était jamais facile et il comprenait assez bien cette peur lancinante et cette anxiété grandissante qui la submergeaient au fil des secondes qui s'écoulaient depuis qu'elle avait appris qu'elle portait un enfant. « Vous avez le droit d'être terrifiée. » ajouta-t-il avec douceur alors qu'il sentait que la jeune femme était au bord de la crise de nerfs. Un enfant, c'était l'histoire d'une vie. Un enfant, c'était une responsabilité que tout le monde n'était pas prêt à porter sur ses épaules. On devait l'aimer, l'éduquer et lui offrir tout ce qu'on était en mesure de lui donner, sans compter. Certaines femmes n'étaient pas prêtes pour ça, d'autres encore ne le seraient jamais. Ce n'était pas parce qu'on voulait des enfants et qu'on était prêt pour l'aventure que la peur se dissipait complètement, au contraire. Peur de ne pas être à la hauteur, peur d'être dépassé par les évènements et de ne pas savoir comment réagir, peur de les perdre, aussi. C'était une réaction normale, d'autant plus lorsque la femme prenait conscience qu'elle était seule avec son bébé, que le père ne reviendrait jamais.

Lorsqu'elle se leva, Drystan ne bougea pas d'un poil, arqua simplement un sourcil en plongeant son regard dans le sien. Il ne fit aucun geste lorsqu'elle recula un peu, ne tenta pas de la calmer lorsqu'elle se mit à hurler des insultes en espagnol. Le gynécologue ne connaissait pas l'espagnol, mais il pouvait deviner, au ton de sa voix et à la fureur qu'il lisait dans son regard et dans ses gestes, qu'elle n'était pas douce.

D'ailleurs, il eut une grimace lorsque la plante en pot qu'il avait posée sur son bureau vint brutalement rencontrer le sol, ne fit néanmoins aucun geste pour la retenir alors qu'elle bousculait une chaise, faisait éclater une petite statuette qu'il n'avait jamais vraiment aimée, brisait le cadre qui contenait une photo de sa fille. Ce n'était qu'un cadre, il pourrait en racheter un autre. Elle était énervée et effrayée, il ne pouvait rien faire pour elle maintenant si ce n'était de la laisser gérer sa colère à sa manière. La violence n'était pas nécessairement une option, mais si c'était ce qui pouvait lui faire du bien, il n'allait pas l'en empêcher. Ses prunelles se posèrent néanmoins sur la terre noire qui s'était échappée du pot désormais éclaté et sur les débris de verre qui s'étaient dispersés dans le bureau lorsqu'elle avait férocement balancé le cadre au sol. Tout à coup, il sentit que les forces de la jeune femme l'abandonnaient et elle se laissa glisser au sol au même moment que la porte du bureau s'ouvrait rapidement après quelques coups frappés à l'arrache. « Docteur Bowen, est-ce que ... Oh. » L'infirmière venait tout à coup de voir le bordel qui régnait dans le bureau et elle resta quelques secondes immobile, la bouche légèrement entrouverte. « J'appelle quelqu'un pour nettoyer tout ça ... ? » demanda-t-elle en posant son regard dans les iris azurés du médecin.

« Pas tout de suite. Après mon rendez-vous, merci. » Le ton de sa voix lui faisait clairement comprendre qu'il valait mieux pour elle qu'elle quitte rapidement le bureau du médecin et elle hocha simplement la tête avant de refermer la porte sur eux. Plutôt calme malgré la crise qui venait de se dérouler dans son bureau, Drystan s'approcha de la jeune femme et s'accroupit à ses côtés, non loin, sans néanmoins se montrer envahissant. « Si vous voulez, nous pouvons discuter de vos options. Vous en êtes au tout début de votre grossesse, le choix de garder ou non l'enfant vous appartient. » ajouta-t-il avec douceur alors qu'il posait son regard sur la silhouette d'Ana. « Est-ce que vous désirez garder le bébé ... ? » La réponse lui semblait plutôt évidente en voyant à quel point elle s'était énervée lorsqu'il le lui avait annoncé, mais il n'avait toutefois pas le choix de le lui demander quand même. « Je dois tout de même vous avertir que vous avez encore quelques semaines devant vous avant de devoir absolument prendre une décision. C'est souvent plus facile de réfléchir lorsqu'on a pris le temps de se calmer et de remettre les choses en perspective. » ajouta-t-il pour l'apaiser un peu.
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MessageSujet: Re: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Sam 1 Nov - 19:16

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Je tombe à terre, assise contre le mur, les jambes tendues et avec les larmes qui continuent à inonder mes joues. Je me sens vidée. Ce qui est plutôt ironique étant donné que c'est le contraire qui se produit dans mon ventre. Les bras repliés sur l'abdomen, je m'en veux de prendre cette position protectrice envers cette chose dont je ne veux pas, mais je n'arrive pas à faire autrement. Je suis profondément perdue dans ma bulle si bien que je ne fais même pas attention à la femme qui rentre dans le bureau pour en ressortir aussitôt. Oui, un peu d'intimité s'il vous plait. Je ne suis pas prête à laisser les autres savoir ce qu'il m'arrive. Même si c'est trop tard pour le médecin, je peux tout de même garder cela secret jusqu'à ce que je lui règle son cas et ainsi la vie reprendra son cours normal. Qu'est-ce que la normalité ? Dans mon cas, c'est un ventre qui ne contient pas une nouvelle vie non désiré.
Je replis les jambes sur moi et les entoure de mes deux bras. J'enfouis mon visage dans mes genoux et j'essaye de reprendre ma respiration qui jusqu'ici est toujours aussi saccadée. Les larmes ne peuvent pas être stoppées. Si j'essaye, ce sont d'horribles maux de tête dont je deviens la victime.
Je m'en veux d'être aussi vulnérable, aussi faible face à un médecin. Je m'en veux de réagir de cette façon, mais celui à qui j'en veux le plus, c'est Alejandro. Je renifle en pensant à celui que j'ai laissé pour mort après l'avoir frappé avec un chandelier. Celui à qui j'ai planté un ciseaux dans la cuisse. Celui qui est à ma recherche et qui n'attend probablement qu'une chose : me saigner à blanc. Il aura le mérite d'avoir réussi à se venger sans même le vouloir, sans même s'en être rendu compte. Il se sera venger de la pire des façons qui soit et ça... C'est un coup de maître. Qui aurait pu croire que ce qu'on appel le fruit de l'amour pouvait être aussi dévastateur ? Je n'ai jamais voulu être mère et je ne le serais jamais. A l'avenir, je ferais attention. A l'avenir, je prendrais mes précautions et s'il le faut, j'irais jusqu'à me faire du mal pour ne pas reproduire cette erreur. Pourquoi ces plaisirs charnels peuvent-ils avoir des fins si désagréables ?
Et dans tout ça, mon ancien amant ne saura jamais qu'il est parvenu à créer autre chose qu'un nouveau réseau de trafiquants.

Je sens la présence de l'homme se rapprocher et pendant un instant, j'ai peur que ce soit quelqu'un de la sécurité qui vient me chercher pour me mettre dehors après avoir saccagé le bureau du docteur Bowen. Je relève la tête en me pinçant les lèvres et je suis soulagée de voir que finalement c'est le docteur lui même qui s'est approché de moi et que nous sommes toujours seuls dans la pièce. D'un revers de la main j'essuie mes joues, même si mes larmes - pour la plupart - sont déjà sèches. Je me force à soutenir le regard du médecin, peut-être parce que ces prunelles bleutées sont apaisantes et rassurantes ou peut-être parce que le regarder dans les yeux me permet de mieux comprendre ce qu'il est en train de me dire.
« Non. J'en veux pas. Jamais. »
Dis-je d'une voix tremblante tout en secouant fermement la tête, faisant voler au passage deux trois mèches de cheveux qui atterrissent sur mon visage. Je les repousse et le regard fuyant, je laisse s'échapper un nouveau sanglot.
« Je... Je veux oublier. Je veux rentrer chez moi. S'il vous plait, Doc, je veux rentrer chez moi. Je ne veux pas en parler. Je veux...»
Rentrer chez moi et me boire la bouteille de whisky de trente ans d'âge que la mère de Mathys lui a offert peu après son emménagement. Je veux rentrer chez moi, m'ébouillanter sous l'eau chaude. Je veux rentrer chez moi et faire en sorte que cette chose disparaisse de mon corps.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Lun 3 Nov - 2:12

Drystan n'avait rien dit jusqu'à ce que la jeune femme sente sa présence et relève les yeux vers lui. Elle avait adopté une position de repli sur elle-même, de protection aussi et pendant quelques secondes, il en vint à se demander ce qui la poussait à réagir de la sorte. Il pouvait certes comprendre à quel point la nouvelle pouvait la scandaliser, mais il ne pourrait jamais saisir les raisons pour lesquelles elle avait complètement saccagé son bureau ou pourquoi elle se trouvait désormais assise par terre, les jambes relevées contre sa poitrine, si Ana ne les lui expliquait pas clairement. Il ne comptait toutefois pas lui poser trop de questions puisque ce n'était pas non plus son rôle de la pousser dans ses retranchements. Il voulait l'aider, mais même s'il côtoyait généralement des femmes bourrées d’œstrogène comme patientes, il ne s'y connaissait pas davantage en psychologie féminine. Il ne savait donc pas trop comment réagir face à la colère et à la tristesse de la jeune femme et même s'il avait d'abord cru que c'était une bonne idée de la laisser faire et de ne pas l'interrompre alors qu'elle passait ses nerfs sur tous les petits objets qui se trouvaient à sa portée, elle ne lui donnait pas vraiment l'impression d'aller mieux, malgré tout. Évidemment, sa plante verte devait être d'un tout autre avis et il se promis d'essayer de la sauver lorsqu'Ana aurait quitté son bureau. Le sauvetage n'était pas une priorité pour l'instant et il se contenta de s'accroupir aux côtés d'Ana jusqu'à ce qu'elle finisse par relever les yeux vers lui.

Il aurait préféré qu'elle soit heureuse, qu'elle accueille cette nouvelle avec un sourire plutôt qu'avec des larmes, mais il ne pouvait rien faire d'autre pour elle si ce n'était de discuter des options qui se présenteraient rapidement sur son chemin. Pour ça, il devait d'abord savoir si elle comptait ou non garder le bébé et ce, même si son comportement ne trompait personne. Elle n'avait pas envie de devenir maman et d'ailleurs, elle le lui fit assez rapidement comprendre en lui confirmant qu'elle n'aurait jamais d'enfants. Un sourire compatissant et rassurant vint étirer lèvres du gynécologue alors qu'il hochait calmement la tête. Elle disait ça maintenant parce qu'elle était seule et parce que le moment était mal choisi, mais dans quelques années, voire même dans dix ans, elle changerait possiblement d'avis. Avec les années d'expérience qu'il cumulait derrière lui, Drystan avait appris à ne pas trop parler de ces choses-là dans des moments où ses patientes n'étaient pas en état de réfléchir au bien-fondé de ses interventions, mais il savait pourtant qu'elles se devaient de réfléchir aux options et à ce qu'elles désiraient vraiment comme choix de vie, quitte à le faire quelques jours plus tard, lorsqu'elles auraient accusé le coup porté par la nouvelle.

« Je sais. » fit-il simplement lorsqu'elle le supplia presque de la laisser partir, de la laisser rentrer chez elle. « Je ne vous laisserai pas partir toute seule. Pas tout de suite, en tout cas. Quelqu'un peut venir vous chercher pour vous ramener ? » demanda-t-il, sérieux, alors qu'il se relevait en lui tendant la main pour l'aider à se relever, elle aussi. Elle serait mieux installée et bien plus confortable dans la chaise qui faisait face à la sienne, il en était persuadé. Elle n'était pas dans un bon état et il aurait aimé qu'elle puisse compter sur quelqu'un pour venir la récupérer. Elle n'avait pas à vivre tout ça toute seule et il posa son regard sur les yeux humides de la jeune femme alors qu'il tentait de trouver les mots pour l'apaiser, sans succès. Franchement, c'était la deuxième fois en dix ans qu'on dévastait son bureau - et la première fois, c'était parce qu'il venait d'annoncer à une femme qu'elle était atteinte d'une maladie sexuellement transmissible; elle avait donc compris d'elle-même que son mari la trompait - et Drystan ne s'y ferait vraisemblablement jamais. « En ce moment, vous êtes fâchée. Triste. Effrayée. Terrorisée même. Mais je veux que vous me promettiez une chose. » débuta-t-il en plongeant son regard dans celui d'Ana, sans lâcher sa main. « Promettez-moi de ne pas prendre de décision hâtive. Je peux comprendre que vous n'ayez pas envie d'en parler maintenant, mais je suis là pour ça. » acheva-t-il en relâchant sa main, mais en la regardant tout de même, soudain beaucoup plus sérieux.
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MessageSujet: Re: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Lun 3 Nov - 20:13

It's bugging me, grating me
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J'ai beau me sentir vidée, ce n'est pas pour autant que je me sens légère. Bien au contraire. Je suis lourde si bien que même si j'essayais de me lever, je retomberais aussitôt. Je préfère ne rien tenter pour le moment et me concentrer sur le souffle que je récupère petit à petit. Il sait, qu'il dit. Je lui jette un regard noir plein de mépris. Comment pourrait-il savoir ? D'accord, peut-être qu'il a un enfant, une fille d'après la photo que j'avais envoyé valser, mais ce n'est pas pour autant qu'il peut comprendre ce que je vis. La preuve. Il a un enfant, il aime tellement son enfant qu'il a placé l'une de ses photo sur son bureau pour pouvoir la voir toute la journée. Il est père d'une fillette alors que c'est la chose qui me révulse le plus au monde. La maternité n'est pas faite pour moi et même si je n'en avais jamais douté, cette situation rend la chose bien plus réelle. Je déteste les bébés. Je déteste ce principe de vouloir engendrer une descendance sans savoir comment cette dernière va tourner. Je pense à ma mère qui regrette sans aucun doute de m'avoir eut. Qui aurait pu croire que son aînée tournerait si mal et serait la régulière d'une horrible personne. Je ne veux pas vivre ça. Je ne veux pas donner la vie à quelqu'un que je ne suis pas sûre d'aimer et surtout je ne veux pas donner la vie à quelqu'un qui un jour pourrait la dénigrer. Etre enceinte est une malédiction. La pire de toutes. Pourquoi vouloir donner la vie alors que la sienne est déjà misérable en soi ? Pourquoi vouloir agrandir son arbre généalogique quand ce dernier est déjà plein de criminels qui n'offrent aucune fierté ?
Alors, que sait-il réellement le docteur Bowen ?
Il me demande si quelqu'un peut venir me chercher tout en se relevant et je le suis des yeux. Je secoue la tête et je prends la main qu'il me tend pour me mettre debout à mon tour.
« Non. Personne. »

Dis-je d'une voix blanche en m'appuyant quelques secondes contre le mur, les jambes encore flageolantes. Je pense à Demian malgré tout. Il pourrait venir me chercher, mais il a fait tellement pour moi ces derniers jours que je ne veux pas lui être un poids. Du moins, pas un poids plus lourd que celui que je suis déjà. Il est déjà celui qui va payer indirectement cette consultation grâce à l'argent qu'il m'a donné alors autant ne pas en rajouter. Surtout que je ne veux pas qu'il soit au courant de ma condition. Non, personne ne peut venir me chercher. Personne ne peut me ramener chez moi, mais j'espère pourtant que le médecin me laissera m'en aller d'ici peu.
Je regarde le bureau et je suis surprise moi-même du souque que j'ai pu mettre en si peu de temps. Je me masse la tempe, la migraine ne faisant que s'accentuer à force d'avoir pleuré. Depuis la mort de mon père, c'est probablement la première fois que je verse autant de larmes. Oui, depuis la mort de mon père, je n'avais jamais été aussi pathétique. Il faut que je me reprenne.

Ma main dans celle de Drystan, je soutiens son regard et je fronce les sourcils, un peu confuse face à ce qu'il me demande de lui promettre. Ma décision est déjà prise et ce, depuis qu'il m'a annoncé la mauvaise nouvelle. Depuis qu'il a transformé mes crampes d'estomac inoffensives en une grossesse non désirée. Pourtant, je reste la bouche entrouverte un instant, ne sachant quoi lui répondre. Mon choix a beau être fait, il y a quelque chose dans les yeux de l'homme qui me perturbe et qui me donne envie de lui mentir : comme s'il se souciait réellement de ce qu'il pouvait m'arriver. Foutaises ! Je ne suis qu'une pauvre mexicaine qui n'a pas été assez futée et qui s'est faite engrossée. Il n'y a pas de quoi se soucier de mon sort. Il ne pourra jamais être pire que la situation actuelle. C'est toujours ça de gagner. Il relâche ma main et le regard fuyant, je m'avance de quelques pas, évitant soigneusement les quelques débris sur le sol.
« Ok » dis-je en évoluant dans la pièce. Je me retourne vers le médecin et je lui demande avec un regard interrogateur. « Je peux partir, maintenant ? »

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Dernière édition par Ana-Sofia Reyes le Jeu 20 Nov - 21:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Dim 16 Nov - 7:08

Non, il ne savait pas exactement ce qu'elle endurait et il comprit assez rapidement par le regard noir qu'elle lui renvoyait qu'elle avait compris aussi. Il savait simplement qu'elle voulait rentrer chez elle et qu'elle ne voulait plus rester ici entre ces quatre murs blancs. Drystan avait bien tenté de personnaliser un peu l'endroit, de le rendre un peu plus apaisant et surtout, un peu plus réjouissant, mais tous ses efforts semblaient avoir volé en éclats maintenant que son bureau était sans dessus dessous. Il ne lui en voulait pas pour ça puisqu'il savait à quel point certaines de ses patientes avaient parfois besoin de passer leurs nerfs sur quelque chose. Il n'était pas psychologue, bien sûr, mais il avait parfois l'impression d'en être un lorsqu'il se devait de gérer des conflits intérieurs de ce genre. Ana ne lui faisait visiblement pas confiance et elle ne lui donnait pas non plus l'impression de l'apprécier, mais il n'allait toutefois pas la laisser tomber. La nouvelle aurait sans doute été un peu moins terrible à entendre si elle avait pu se douter de ce qui lui arrivait, mais même en sachant qu'on l'envoyait voir un gynécologue, la jeune femme n'avait pas saisi ce qui se passait. Il ne savait pas si c'était parce qu'on ne l'avait pas avertie ou si c'était plutôt parce qu'elle n'avait pas compris le mot auquel l'infirmière avait fait référence. Le gynécologue n'avait presque aucun doute néanmoins; elle ne garderait pas cet enfant. Évidemment, en tant qu'obstétricien-gynécologue, Drystan avait toujours eu beaucoup de mal avec les avortements puisqu'il préférait de loin mettre les bébés au monde, mais il était parvenu à se forger une certaine carapace avec le temps, comme le faisaient la majorité du personnel soignant.

Il sourit lorsqu'elle prit sa main pour se relever, poussa un léger soupir lorsque la jeune femme lui confirma qu'elle n'avait personne pour venir la chercher. Il avait malheureusement des rendez-vous toute la journée et il ne pouvait pas la conduire lui-même chez elle, mais il comptait bien l'aider à rentrer de manière sécuritaire. Il ouvrit le premier tiroir de son bureau et en sortit un billet de vingt dollars, qu'il lui tendit, sérieux. « Vous allez prendre un taxi. Je vais demander à une infirmière d'attendre avec vous devant l'entrée de l'hôpital. C'est non négociable. » Il aurait pu appeler un psychologue ou un psychiatre aussi pour que son état soit évalué par un professionnel, mais il se doutait bien que la jeune femme refuserait cette aide que l'hôpital était prêt à lui fournir. Elle avait plutôt besoin de rentrer chez elle et de se reposer afin de remettre les choses en perspective et de réfléchir aux choix qui s'offraient à elle.

Drystan aurait d'ailleurs préféré qu'ils en parlent maintenant, mais la jeune femme lui donnait l'impression d'être épuisée et de ne pas avoir envie de se lancer dans ce genre de discussion. Il poussa un soupir lorsqu'elle fit quelques pas vers lui, persuadé qu'elle allait se foutre de sa promesse et l'envoyer balader, mais elle n'en fit rien. Elle ne lui promit pas spécifiquement d'attendre qu'ils aient tous les deux parlé des options qu'elle avait avant de faire quoi que ce soit de stupide, mais c'était déjà un début et il sourit afin de l'encourager silencieusement. « Ma réceptionniste vous appellera cette semaine pour un prochain rendez-vous, d'accord ? Ce sera d'ici un mois. Vous aurez donc le temps de réfléchir un peu de votre côté en attendant, mais n'hésitez pas à m'appeler, si jamais. Tenez. » Il lui tendit une carte avec ses coordonnées, ouvrit la porte de son bureau afin de la faire passer devant. Il apostropha une infirmière du poste lorsque cette dernière leva les yeux vers eux. « Lydia, vous voulez bien appeler un taxi et l'attendre à l'entrée avec mademoiselle Reyes, s'il vous plaît ? »
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MessageSujet: Re: Come on and spread a sense of urgency. Drystan Jeu 20 Nov - 22:18

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Je passe nerveusement un doigt dans mes cheveux pour m'occuper et pour ne pas rester droit comme un piquet en attendant l'autorisation de sortie du docteur. J'ai l'impression de me retrouver à l'école. Ces moments terribles où on aimerait tellement sortir, mais que le surveillant s'obstine à attendre et à nous garder prisonnier de ces quatre murs. C'est un peu le cas aujourd'hui. Comme si son annonce n'avait pas assez bousculé ma vie, le docteur compte également attendre que quelqu'un vienne me chercher ? Mais de quoi se mêle-t-il ? C'est agréable, dans un sens, de sentir cette considération de la part d'un étranger, mais c'est tellement étonnant. C'est tellement… anormal. Quand je lui avoue que personne ne peut venir me chercher, j'ai peur de sa réaction. Va-t-il me faire attendre toute la journée pour qu'il puisse me raccompagner chez moi ?  Non, probablement pas. En y réfléchissant, je ne suis même pas sûre que ce soit légal. Non, au lieu de cela, il se contente de soupirer et de fouiller dans son bureau. Il en ressort un billet de vingt livres ce qui a le mérite de m'offusquer. Je me recule, choquée. Mais qu'elles sont ces manières européennes ? Ce sont aux catins qu'on donne de l'argent ! Ai-je l'air d'une catin ? Mon esprit s'embrouille et c'est le signal que je ne peux plus raisonner normalement. Quand Drystan ajoute que c'est pour appeler un taxi, je suis soulagée. Toutefois, appeler un taxi fait bien souvent partie des choses que font les clients pour renvoyer une prostituée chez elle. Je laisse ma morale et mon ressenti de côté. De l'argent reste de l'argent, alors sans oser croiser le regard du gynécologue, je prends le billet qu'il me tend. Voilà au moins vingt livres que je n'emprunterais pas au barman.
Je me sens sale. Comme si porter cette enfant revenait à avoir eu des relations sexuelles avec tout le personnel de cet hôpital. Cet embryon détruit ma vie et va continuer à la détruire jusqu'à ce que je stoppe ce processus déjà en marche.
« Ok. »
Au moins, il ne me fait pas attendre toute la journée pour pouvoir me raccompagner lui même. Ce serait la meilleure, celle là. Prendre ce taxi n'est pas une mauvaise idée. Je serais plus rapidement à la maison que si je prenais les transports en communs et je pourrais me reposer et oublier toute cette journée en ingurgitant trop d'alcool.
Il me sort de mes pensées et je me concentre pour l'écouter. Il parle d'un appel dans la semaine, d'un prochain rendez-vous dans un mois. Je réprime le rire grave qui veut passer la barrière labiale. Un mois. Dans un mois ce sera déjà trop tard. Si j'arrive à vivre encore une semaine avec cette chose dans le ventre… Ce sera déjà extraordinaire. Encore une fois, je prends le bout de papier qu'il me tend en hochant la tête dans l'espoir d'être convaincante. Je n'ai pas envie de faire de la peine à ce pauvre médecin qui ne fait que son travail. J'aurais pu tomber sur pire, c'est vrai. J'aurais pu tomber sur un médecin qui m'aurait fait interner après lui avoir saccager son bureau. J'aurais pu avoir un médecin qui me regarderait avec des yeux condescendants. Drystan n'est rien de tout cela, pourtant, je ne peux pas me résoudre à le remercier pour sa gentillesse, ses conseils ou encore pour son argent. Je devrais, mais j'en suis incapable. Tout simplement parce qu'il est celui qui a changé ma vie et que je n'ai pas pardonné. Il n'y peut rien. Pourtant, c'est au dessus de mes forces.
Je le regarde enfin, difficilement et dans sanglots dans la voix, je fais volte face.
« Adios, Docteur. »

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Come on and spread a sense of urgency. Drystan

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