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« Une nuit sans étoile » † Alexander

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MessageSujet: « Une nuit sans étoile » † Alexander Jeu 11 Sep - 11:28

Alexander ∞ Devyn
« Je suis tellement désolée d’être aussi fragile. ».
Tout s’embrouillait dans mon esprit. Les images se grimpaient les unes sur les autres, se mélangeaient dans un chaos total. Le jour faisait place à la nuit d’une manière horrifiante. J’avais beau lutter, tenter de trouver une issue, rien ne me permettait de sortir de cette vision archaïque du monde qui m’engloutissait comme un morceau de chair fraîche. Je titubais, tombais, glissais dans un abyme sans fond, hurlant à qui voulait bien l’entendre que je ne voulais pas mourir. Pas maintenant. Pas comme ça. C’est dans la chute que mes yeux s’ouvrirent pour la première fois dans l’univers réel. Le souffle haletant, le corps dégoulinant de sueur, la peur au ventre, je scrutais ce qui apparaissait comme un endroit inconnu. Petit à petit, les objets reprirent leur droit sur mes pensées et je pus identifier clairement que je me situais dans ma chambre, dans mon lit. Prenant ma tête entre mes mains, je pleurai un bon coup pour effacer ma torpeur naissante. J’étais terrorisée, en boule sur moi-même, comme une enfant. Mes dents claquaient, mon corps tout entier tremblait d’un bout à l’autre. Il y avait ces voix dans ma tête, ces hurlements blafards qui se dirigeaient à mon encontre. C’était violent, déstabilisant et angoissant. Même éveillée, elles continuaient de me pourchasser. « Laissez-moi tranquille... » Murmurai-je plus à moi-même qu’à autre chose, persuadée peut-être que cela les effacerait de ma mémoire auditive. Cela continua ainsi un moment, tandis que je me balançais comme une femme en crise, dans un mouvement d’avant en arrière, les mains sur mes oreilles et les yeux clos. Puis, subitement, ce fut le silence. Au début, cela me soulagea sincèrement. Cependant, lentement, l’angoisse reprit le plis sur le reste. Cette quiétude fit place à un sentiment pesant sur ma poitrine, comprimant mes poumons. Privée d’oxygène, je me mis à haleter plus fort qu’à l’accoutumée. Bordel, que se passait-il ? Lumière allumée, je finis par me lever et regarder mon miroir. Dans ma chemise de nuit, je remarquai toutes les entailles sur mes bras. J’eusse un sourire mauvais devant cette glace qui vomissait mon reflet. « Pathétique. » Me dis-je à voix haute. C’était pour me redonner un semblant de courage, bien qu’en réalité cela eut l’effet de m’achever. Où était passée la courageuse et téméraire Devyn Howell, qui partait explorer la forêt de nuit juste pour frissonner et se sentir vivante ? Envolée, sans doute. Je poussai un profond soupire avant de sortir de ma chambre sur la pointe des pieds. De là, je me faufilai jusqu’à la salle de bain où je bus de l’eau et m’en passai également sur le visage pour me rafraîchir abondamment. Si cela eut un effet d’apaisement, il ne dura guère longtemps. M’imaginer retourner seule dans ma chambre me fit froid dans le dos. J’avais peur de mes propres démons. Peur de dormir à nouveau et de me sentir aussi seule qu’avant. Alors, machinalement, je pris la direction de la chambre d’Alexander. C’est arrivée devant celle-ci que je pensai à reculer. Nous ne nous étions pas revus depuis le début de journée et je ne savais pas où il en était. Ma présence pouvait le gêner. Pire, il pouvait me rejeter. Cependant, je n’avais pas envie d’être raisonnable. Je ne le pouvais pas, tout simplement. Il était la seule personne que j’avais envie de voir en ce moment. Personne d’autre, dans les chambres, ne pouvait penser le remplacer dans cet instant de folie passagère. Alors je pris la poignée et j’ouvris doucement. Je sentais son odeur qui m’enivrait déjà et cela m’arracha un sourire faible, compte tenu de la situation. Ni une, ni deux, je m’approchai de lui jusqu’à son lit où il était endormi. On aurait dit un enfant plongé dans ses rêves. Lentement et patiemment, je pris l’initiative de m’asseoir sur le rebord puis de me coucher à ses côtés, espérant ne pas le réveiller. Je regardai alors un moment son visage avant de tourner la tête en direction du plafond, les yeux grands ouverts. Le sommeil ne me gagnait pas. Je ne pouvais pas dormir. Pas si cela impliquait de retourner dans mon subconscient. Pas si je risquais une fois encore la crise cardiaque ou, pire, la crise de folie. Je me faisais peur, littéralement. Et à cet instant, j’avais besoin de me sentir rassurée.

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MessageSujet: Re: « Une nuit sans étoile » † Alexander Ven 12 Sep - 23:49

Take my arms
and make beautiful dreams

J’étais allongé sur mon lit depuis déjà une demi-heure, je zappais les chaines sur ma télé à la recherche d’un programme intéressant… évidement, je ne trouvais rien à mon goût. Je finis par éteindre le poste, puis me leva de mon lit. J’attrapais mon ipod et sélectionna une playlist. Je glissais mes écouteurs dans les oreilles et la lança. Je m’allongeais sur le sol et commença une série d’abdos, puis une deuxième. Le sport me défoulait, et j’en avais besoin. La musique m’aidait à ne plus penser, et j’enchainais les exercices, il fallait absolument que je reprenne ma forme physique pour les essaies de la rentrée. Celle-ci approchait à grand pas, et je commençais sérieusement à angoisser pour cette nouvelle année ! Je n’avais pas l’habitude de me mettre dans un tel état pour une rentrée, et encore moins pour une troisième année ! Mais les choses avaient changés, et je n’avais plus rien à voir, avec le mec populaire de l’an dernier. Je passais la musique précédente, elle éveillait un peu trop de souvenir pour moi… il fallait que j’arrête de penser à ma vie amoureuse complètement chaotique. Un rythme beaucoup plus énergique qui me poussa à faire quelques pompes pour terminer mon entrainement. J’étais en sueur, et mes cotes me faisaient souffrir, mais je m’en moquais. J’essuyais mon front avec une serviette, puis stoppa mon ipod. Je regardais l’heure et remarqua qu’il se faisait tard. Je décidais d’aller prendre une douche avant de me coucher.

L’eau chaude ruisselait sur mon corps, cela apaisait un peu la douleur. Je me disais que j’allais souffrir le martyr lorsque les entrainements reprendraient ; mais je devais passer au dessus de la douleur si je souhaitais rester capitaine. J’éteignais l’eau et entoura mon bassin d’une serviette. Je traversais le couloir pour rejoindre ma chambre, je poussais la porte et me dirigea vers mon placard. Je sortis un caleçon et l’enfila. Il était 23h passé, je me glissais dans mon lit… étrangement vide. Je devais assumer mes choix, il allait juste me falloir de la patience… chose dont j’étais totalement dépourvue. J’avais été élevé ainsi, avoir tout, tout de suite. J’éteignais la lumière, puis remonta le drap sur mon corps à demi-nu. Ma tête plongé dans mon oreiller, je m’écroulais de fatigue.

Alors que je dormais depuis déjà plusieurs heures, je sentis une présence s’allonger à mes cotés. J’ouvrais les yeux, je savais que c’était Devyn, je connaissais son odeur par cœur. Je l’a vis regarder le plafond dans la clarté de la lune. Je glissais mon bras sous son corps frêle, et l’attira contre moi. Je passais le drap par-dessus son cœur, et déposa un léger baiser sur ses lèvres : « tu n’arrives pas à dormir ? Un cauchemar ? » Je la blottis contre moi, caressant ses cheveux puis sa peau. Je savais que son sommeil pouvait être perturbé, et comme je lui avais dit à son retour, elle ne devait pas rester seule. Après ce que nous avions vécu, j’espérais qu’elle vienne me demander si elle pouvait dormir à mes cotés… Je ne voulais pas la forcer à faire quoi que ce soit ; mais si ce soir elle avait choisi ma chambre, et non celle d’un autre habitant, c’était parce qu’elle avait besoin de moi. « Tu veux m’en parler ? » lui demandais-je. Peut être que ça l’aiderait, parler permettait de faire fuir ses peurs.

darren criss. @ atf
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MessageSujet: Re: « Une nuit sans étoile » † Alexander Mar 16 Sep - 20:50

Alexander ∞ Devyn
« Je suis tellement désolée d’être aussi fragile. ».
Epuisée, autant physiquement que moralement. Mes nuits se succédaient sans que je ne parvienne à trouver de quoi me réconforter. J’avais beau prendre les cachets prescrits par le médecin, rien n’y faisait. Ma phobie était même plus prononcée avec eux. A chaque tentative – qui échouait lamentablement – je me retrouvais prisonnière de mon subconscient d’une manière peu enviable. Les cauchemars n’étaient rien face aux éventuelles hallucinations. C’était comme vivre dans un jeu vidéo de type « survival » : on ne savait jamais ce qui nous attendait derrière une porte franchie. C’était un sentiment angoissant et surtout frustrant que d’être la victime de soi-même. Stupides cauchemars ! Stupide réalité, aussi. Parce que dans le fond, mes craintes s’exprimaient juste parce que je refusais de parler à un psychologue ou même à mes amis. La plupart du temps, je restais enfermée dans mon mutisme. Quel doux mécanisme de défense ! Bien que là, il m’attirait des ennuis évidents. Pourtant, cela ne me décidait pas à les affronter pour l’instant. Je préférais une solution alternative bien plus tranquille et enviable : les bras de mon « petit-ami ». Du moins, j’espérais qu’il le deviendrait de manière officielle d’ici à quelques heures, voir quelques jours. En attendant, il fallait se cacher un peu – bien que tous les colocataires étaient trop préoccupés par leurs propres problèmes. Sohel avait une petite fille et un amour à reconquérir. Malone allait être papa et courait après Cheyenne jusqu’à l’épuisement. Quant à Grace, son ventre témoignait de ses propres inquiétudes et je la comprenais, d’une certaine façon, tout autant que je l’enviais d’être enceinte. Quoiqu’il en soit, j’avais la sensation que seul Alexander parviendrait à me calmer de ma folie – que j’espérais passagère. Alors je l’ai rejoint dans sa chambre, tentant de ne pas le réveiller pour autant. Sa présence me fit un bien certain, même si mes yeux demeuraient ouverts. J’étais fatiguée et j’avais envie de m’endormir. Cela me gagnait, petit à petit, comme si mes mauvais rêves n’étaient plus qu’un lointain souvenir. Je sentis alors sa main glisser sous mon dos et m’attirer contre lui, avant de m’embrasser. Je souris, tendrement. Son odeur m’apaisait. « Tu n’arrives pas à dormir ? Un cauchemar ? » J’hochai la tête affirmativement. Je n’allais pas lui mentir. Et puis, dans mon état, cela devait se voir. Vive les cernes sous les yeux, tiens. « Oui... » Murmurai-je en le regardant dans les yeux, bien que la honte m’envahissait. On aurait dit une petite fille qui cherchait du réconfort auprès d’une personne plus mature. C’était le cas, d’un certain point de vue. Je me sentais aussi fragile que lorsque j’étais à peine en âge de me défendre seule. C’était drôlement perturbant pour moi. « Tu veux m’en parler ? » Je me mordis la lèvre inférieure. Est-ce que j’avais envie de lui dire que je voyais la Mort venir me prendre à chaque fois que je fermais les yeux ou que j’ouvrais une porte ? Que je me sentais comme noyée, en proie à la panique, au bord de l’asphyxie ? Pas tellement. Je déglutis tout en frémissant un peu en me rappelant des bribes de mon cauchemar nocturne. « Je... Non je... j’ai juste envie de dormir contre toi... s’il te plaît... Ca me ferait du bien. Je... J’ai besoin de toi. » Lui dis-je timidement, tentant de respirer normalement malgré mes poumons compressés. Je lui offris alors un sourire et un bisou du bout des lèvres, pour le remercier d’être présent dans ma vie. Je me sentais bien à ses côtés et cela signifiait beaucoup pour moi. Je ne m’étais pas sentie autant en confiance depuis plusieurs semaines. Je dirais même que c’était inédit dans ma vie. Je fermis alors doucement les yeux, à la recherche d’un sommeil serein que j’espérais bien trouver dans ses draps et contre le corps de mon petit-ami.

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MessageSujet: Re: « Une nuit sans étoile » † Alexander Jeu 18 Sep - 22:32

Take my arms
and make beautiful dreams

Je dormais déjà depuis quelques heures quand je sentis une présence s’allonger à mes cotés. J’aurais pu avoir peur ou me réveiller en sursaut, mais son parfum m’avait tout de suite rassuré. Devyn venait de pénétrer dans ma chambre, elle était gelé, je sentis ses pieds froid entrer en contact avec les miens. Je passais mon bras autour d’elle pour la coller contre mon torse. Je la pris dans mes bras, caressant ses cheveux pour la rassurer. Elle était si fragile, j’avais peur que le moindre de mes gestes soient trop brutales pour elle. Je lui demandais si elle avait fait un cauchemar, je me doutais que c’était le cas… elle avait subit tellement de chose horrible qu’il était normal que son subconscient continue de la torturer. J’espérais juste être assez solide moi-même pour faire face à ça. Je savais qu’il y aurait de bon, et de moments mauvais… et j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Mais là, à cet instant, je ne devais pas lui montrer ma peur face à cela, il fallait que je l’a rassure. Elle avait besoin de dormir, une bonne nuit complète. Si seulement mes bras pouvaient être ceux de Morphée, qu’elle s’endorme comme un bébé et qu’elle fasse de beau rêve. Je lui demandais si elle souhaitait m’en parler ; elle hésita puis non, finalement elle préférait rester là, dans l’étreinte de mes bras. « Ne t’en fais pas, je suis là. Je vais veiller sur toi, ferme les yeux et endors-toi. » Lui dis-je doucement. Je continuais de caresser ses cheveux essayant de l’apaiser. J’étais bien trop réveiller à présent pour pouvoir me rendormir ; je fixais le plafond à la recherche du sommeil. Je sentie Devyn sombrer peu à peu dans un sommeil profond, tandis que moi, je me remettais en question. J’aimais cette jolie brune inconditionnellement, ça a toujours été comme ça avec elle… il n’y avait pas de demi-mesure quand il s’agit d’elle. Je lui ai toujours voué une admiration folle… aller savoir pourquoi ! C’était plus fort que moi, dès que je posais mon regard sur elle, mon cœur s’emballait. Après plus de deux heures de remise en question, je sentis mes paupières se fermer. Je remontais le drap sur nos deux corps, puis me tourna légèrement pour placer ma tête sur l’oreiller. Je fermis les yeux, et trouva le sommeil.



RP TERMINE
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