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cassandre ✣ move on to the next chapter (hot)

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MessageSujet: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Dim 24 Aoû - 23:43


move on to the next chapter

Hurlements. Hurlements de colère. Hurlements internes. Tu te recroquevilles, comprime ta poitrine, pour éviter à ton cœur de pousser. Voilà que monsieur veut battre. Voilà que monsieur veut plus de place. Et toi, tu étouffes. Tu crois que le temps s’est arrêté. Tu ne sais plus si Cassandre est parti il y a cinq minutes, trois heures, ou bien il y  a mille ans. Est-ce qu’il est parti ? Tu t’interroges un instant. Perdu. Egaré au fond de tes pensées. Peut-être que tu ne l’as même pas entendu s’en aller. Peut-être qu’il est toujours au fond de votre lit. « Cassaaaaandre ? » que tu as gueulé, pas tellement rassuré. Sans savoir quoi penser. Tu voudrais que ta tête cesse de déconner. Deux secondes. Tu t’es levé pour te servir un verre. Le monde a tourné. Quelques secondes. Tu as voulu le vider cul sec. Le verre. Tu as grimacé. Il est quelle heure ? Tu es là depuis combien de temps ? Qu’est-ce que tu as fait hier ? Il y a cinq minutes ? Sur le canapé, le temps s’est arrêté. Tu regardes l’univers qui t’entoure, désemparé. Les questions se bousculent dans ta tête. Tu ne sais pas, tu ne sais plus. Tu crois que quelque chose s’est déréglé. Soudainement, ce monde manque d’intérêt. « Cassandre ? T’es là, ou quoi ?! » Tu râles. Tu sais plus. Tu es perdu. Tu veux lui crier dessus. Pour te sentir vivant. Pour ressentir quelque chose. Vraiment. Tu as voulu te rouler une clope. Tu as farfouillé dans le salon à la recherche d’un paquet plein. Avec désespoir. Tu crois qu’il n’y avait plus rien. Tu soupires. Tu grognes. C’est fatiguant. Tu trouves. Papier plastifié. Once d’espoir. Faux espoir. Tes doigts tremblent, et tu frappes du pied, fortement agacé. Tu as fini par balancer un paquet vide sur le sol, rageusement.

Ton corps s’est trainé jusqu’à la chambre à coucher. La chambre des péchés. Tu te tiens aux murs, épuisé. Fatigué de cette journée qui n’en fini jamais. Tu t’es effondré sur le matelas. Un soupir t’a échappé. Puis tu as grogné. « Cassou … T’as pas une cigarette ? » Tu marmonnes. Peut-être que tu aurais mieux fait de lui demander un paquet tout entier. Tu te redresses un peu. Agacé à l’idée de rester dans ce lit. Tu t’es avancé jusqu’à la fenêtre. Pour regarder à l’extérieur. Pour essayer de te repérer. Temps gris. Sans information réelle. Tu t’es avachi, lassé. Contre la vitre. Tu poses tes sales pattes dessus, pour t’appuyer. Pour te rapprocher. Peut-être que tu voudrais passer au travers et te laisser tomber. « Et de toute manière … Tu peux pas bouger ton cul et aller me chercher des clopes ? » Tu demandes. Tu t’es tourné vers lui. Avec espoir, peut-être. Tu crois que tu irais les chercher toi-même seulement s’il était crevé dans les draps défaits. Mort, décomposé. Bouffé par les insectes, et habité par quelques autres monstruosités. Décharné. Viande avalée. Dévoré. Dégageant une odeur nauséabonde dans toute l’entrée. « Puis si tu pouvais ramener de quoi boire, aussi. » que tu ajoutes. Pour qu’il comprenne. Pour qu’il se décide et qu’il cède. « S’il te plait, hum .. ? » que tu murmures, avant de revenir t’affaler sur le lit. Tu gémis un peu, avant de te tortiller contre lui. Pour l’inciter. Pour lui faire miroiter, dans ses espoirs déchus, une once de possibilité. Comme s’il pouvait avoir quelque chose. Comme si tu allais lui offrir ce qu’il attendait. Sourire cassé. Les doigts qui tremblent encore un peu. Tu l’observes à la dérobée. Le voilà faible. Affaibli et ancré dans toute son inutilité.

« Puis pourquoi t’es pas levé, d’ailleurs ? Il est quelle heure ? » que tu demandes. Plus agressif, peut-être. Tes mains viennent le pousser pour qu’il réagisse. Pour qu’il s’agite et qu’il se décide à bouger. A se lever et t’obéir. Encore une fois. Encore pour quelques jours, quelques mois, quelques années. Tu grognes un peu, guère satisfait. Avachi sur le flanc. Fatigué. Tu lui donnes quelques coups de pieds dans les jambes. Pour le pousser du matelas. Pour le repousser loin de toi. Tu tires les draps vers toi. Tu t’y enroules. Pour l’exposer à l’air froid. Ton univers glacé. Dont tu n’arrives pour à te soustraire. Pour tenter de récupérer. Un peu de chaleur. Quelque chose de vrai. Quelque chose de vivant. Un peu d’énergie pour ton cœur gelé. « Allez, là .. Qu’est-ce que tu fous ? Tu vas même pas bosser ? » Parce que c’est pour ça que vous êtes là. Pour que monsieur puisse revenir vers son papa. Faiblard. Tu serres les poings, rien que d’y penser. Connard. Il t’a bouffé ta liberté. Il t’a emprisonné là, sur le canapé, pour attendre qu’il rentre. Tu n’existes plus. Tu n’existes pas. Puisque tu ne peux aller nulle part. Puisqu’il t’a enfermé. Coupé des autres, coupé du monde, coupé de la réalité. Il cherche peut-être lentement à te tuer. A te laisser te noyer. Tu as la tête plongée sous la surface sale et aqueuse. L’eau visqueuse t’empêche de respirer. Tu te laisses faire, pourtant. Tu te laisses étouffer. Sans trop te rebeller. Tes pieds froids et nus viennent encore le titiller. Peut-être trop dépité. Peut-être trop faible. Peut-être trop réconforté dans cette existence d’oublié. Pauvre pédé. « Lève-toi ! » Soubresaut de volonté. Violence dans ta voix éraillée. Et tes poings serrés viennent frapper le corps de l’intéressé.



Dernière édition par B. Monroe Osborne le Jeu 4 Sep - 17:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Lun 25 Aoû - 17:48





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Le soubresaut de mon torse qui retombe sur le matelas. La respiration écourtée, le silence perturbé. Et ça respire en rasoir dans la gorge, le sourire acide, les yeux acides. J’ai de l’acide dans les yeux tu sais, ça se voit en marée quand je respire, quand je pose mes yeux contre toi, toi le morbide, l’infâme créature, quand je te fixe les yeux remplis d’espoir. Moi j’ai l’espoir au fond de l’âme, mais j’ai un rasoir dans la trachée, et ça fait mal, ça irrite les cordes vocales. Alors j’use ma voix, je l’use là contre toi a tenté de crier contre notre liberté, contre une idée de nous deux, l’un avec l’autre. J’ai la voix usée tu sais, et le gout de métal dans la bouche comme un dernier signe avant-coureur de la proche fin. J’suis en hémorragie, et toi tu me regardes toujours avec ces même yeux déterminés, toujours avec ce foutu regard cinglé qui m’incite à ne plus t’aimer. Pourtant je t’aime, regarde combien j’ai les yeux qui percent en toi, je te transperce tu sais, et mes dents de charogne vont te bouffer les os. J’vais faire de tes côtes un calice mon cœur, je pourrais cueillir le remède au travers de ton cœur, j’vais y boire le saint-Graal de to sang, m’abreuver de toi comme la biche de l’eau pour étancher sa soif. « Cassaaaaandre ? » que tu as hurlé. T’es perdu sans moi, faudra bien que tu l’avoues, doux agneau cherchant son repère. T’es un incapable Monroe, un lâche de plus qui tente d’aimer alors qu’il devrait brûler. Brûle, brûle incapable, brûle par tes péchés, dieu ne t’a pas conçu pour aimer ainsi. Mais toi tu aimes en demeuré, tu berce mes rêves d’illusions pour mieux t’accaparera mes biens. Traitre. Moi je soupire, tousse de nouveau, la fièvre au corps. Ce soir j’ai la fièvre de tout tu sais, j’ai la rage contre moi, la lèpre, la malaria. J’suis atteint du sida, puis du cancer, du venin de la vipère qui parcourt mon sang brûlant. J’ai la gangrène de toi, toi tu sèmes tes gênes contre moi, et mes membres à moi se tuméfient de plus en plus. J’ai mal, et toi tu sais pas non, que j’ai mal de toi, mal du monde, et qu’entre autre, je suis malade. Cassandre il est pas là ce soir, dis bonjour à son zombie, j’vais devenir vampire, j’vais devenir l’ombre. D’un geste lasse je frotte mes yeux d’un revers de manche, les membres tremblant sous l’effet de la fièvre. Tu me rends fiévreux, j’vais mourir, éloigne toi, tu pourrais partir avec moi. Partir dans le monde des morts, toi et moi. « Cassandre ? T’es là, ou quoi ?! » Aucune réponse. Peut-être que ma voix ne me le permet pas. Je sens ma gorge se serrée quand je tente de bailler, je sens les picotements recommencer. Je peux plus parler, ou si je parle ce sera en muet, j’vais parler en muet, avec le cœur, avec les yeux, les lippes fermées à jamais. De toute façon, ça change que j’sois là ? J’suis quoi pour toi ? J’suis quoi dis-moi ? J’ai les yeux qui pleurent tout seul, ma position signalée par un éternuement suivit d’un mouchoir me permettant de me moucher. Tu entends ? C’est le diable qui entre en moi, t’as bien joué ton jeu tu sais, il est en moi le diable, le salop.

« Cassou … T’as pas une cigarette ? » Sourire glaciale et fatigué contre mes lèvres quand je te vois apparaître dans l’encadrement de la porte. Je délire, mais t’es divin devant moi mon cœur. Viens, prends-moi pour toujours. Baise mes lèvres, emmène-moi en enfer, si c’est ce que tu veux. D’un geste très lent, suivit d’une quinte de toux je te montre la table de chevet, ou une cigarette devrai sûrement traînée encore. J’suis comme ça, faut pas m’en vouloir, je tiens à toi. Tu le sais d’ailleurs, c’est probablement pour cela que depuis trois ans tu profites de la situation. T’es un assisté, un handicapé mon gars, j’fais que t’aider, sans rien en retour, même pas malade. Quelle bonté d’âme dis. T’es sublime comme personne. « Et de toute manière … Tu peux pas bouger ton cul et aller me chercher des clopes ? » Soupire, je tente d’ouvrir la bouche, mais je tousse de nouveau, m’arrachant la trachée. J’vis cracher du sang tu sais, et ce sera pas beau à voir si tu continues. «  Je me sens pas bien Monroe.. » que je sors en français, le temps que tu déchiffres, j’aurais le temps de mourir. Tu vas sûrement crier, mais au moins, tu me permettras de pas entendre ta voix hurlée pendant deux minutes. T’aimes pas le français dis ? Le français il est beau, il chante un peu, je murmure en anglais pour traduire « Vas y tout seul. » Tu peux bien faire ça, au moins une fois en trois ans enfoiré. Tu peux au moins faire ça dis ?  Et je te sens contre moi, j’ai le souffle un peu plus court, je sens mon ventre me brûler, peut être ue la fièvre me rend dingue, ou peut-être qu’à force d’abstinence j’ai perdu l’habitude d’être avec toi. Un contact, ça devient si rare. « S’il te plait, hum .. ? » Je souris une seconde, me rapproche de toi, frôlant ton torse, plein d’envie. Je sais pourtant, en naïf, je sais que tu mens, que jamais tu ne m’approcherais si près si il n’y avait pas d’arrière penser. Tu m’aimes pas au fond, tu me donnes jamais d’amour, que des rêves pleins la tête, puis les mêmes dont tu t’occupes gracieusement en les brûlant un à un. Batard. Je soupire, te repousse, épuisé, tremblant. « Non je suis malade…j’dois me reposer…*tousse*, *tousse*…puis j’sais que tu me feras pas des avances sans intérêt. » Faut pas croire que je sois fou, alors je me retourne, le bas-ventre en feu, le front brûlant, dos à toi, pas vraiment d’humeur à bouger, pas la force surtout. «  Tu veux bien me ramener un doliprane dis ? Ou bien d’la coke de mon étagère ? J’ai mal… » Renversement de situation au fond, peut être que pour une fois, c’est à ton tour de m’aider, de faire les choses au lieu de toujours tout attendre de moi.


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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Lun 25 Aoû - 18:02


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Le voilà bruyant. Garçon agaçant. Tu soupires, mécontent. Tu t’es tout de même déplacé pour aller chercher la cigarette qu’il t’avait montré. Tu l’as glissée entre tes lèvres, et tu as farfouillé un instant dans tes poches à la recherche d’un briquet. Juste avant de retourner à la fenêtre. Pour aller doucement cracher la fumée contre la vitre fermée. Et monsieur ne cesse de tousser à chacune de tes remarques. « Je me sens pas bien Monroe.. » Tu l’as fixé un instant, perplexe. Sans comprendre. Sans capter sa nouvelle langue. « Répète ? » Dans ton anglais natal. Dans ta langue maternelle. Qu’il cesse un peu de jouer avec toi. De s’amuser de tes méconnaissances. De tes stupides ignorances. « Vas-y tout seul. » Tu l’as observé, avant de finir par écraser ta cigarette terminée. Tu t’es relevé, pour venir contre lui. Lui faire tâter tes poings. Tes pieds énervés. Tu sens ton corps tout entier protester. « J’te demande pardon ? » que tu marmonnes. Tu le pousses. Encore. Tu le repousses. Pour lui montrer. Pour lui expliquer. Qu’une fois encore, ce n’était pas à lui de décider. Qu’il se devait d’obéir à tes idées. Il a la peau brûlante. Le corps en feu, rien qu’à ton toucher. Ses flammes contre ton être gelé. Tu soupires. Déjà fatigué. De lui, et de sa pseudo-maladie. De lui et de ses conneries. De ses résistances, de ses tentatives pour retrouver son identité. Il répond à tes supplications par des caresses. Flatteries sur ton torse. Tu hausses un sourcil. Un instant. Epuisé. Tu hésites à le repousser. Tu as attrapé ses doigts. Pour les tenir contre toi. Deux secondes. Pour qu’il retire sa main de ton être. Pour qu’il cesse de tenter de t’attirer ainsi. Pour qu’il cesse de te donner encore un peu plus envie. Vos âmes se sont repoussées. Tels deux aimants mal orientés. Tu voudrais réussir à ne jamais l’embrasser. Ne plus ressentir aucun désir pour lui. Et t’en aller. Les yeux fermés. Sans te retourner. Mais ça semblait relever de ton incapacité. Tu étais trop attaché. Accroché. Casé. Rangé.

« Non je suis malade … j’dois me reposer … » Il s’est mis à tousser. Tel un vieil homme affaibli. « Puis j’sais que tu me feras pas des avances sans intérêt. » Tu as effleuré sa joue. Doucement, pendant un instant. Un léger sourire sur les lèvres. Amusé qu’il te comprenne ainsi. Qu’il se doute de tes agissements, avant même que tu ne les lui aies tous dévoilés. « Tu devines bien. » que tu murmures. Monsieur semble frustré. Voilà qu’il te tourne le dos. Le corps dérangé. « Ben alors, Cassou ? » que tu demandes, faiblement. « J’t’avais demandé quelque chose, non ? » Tu lui as effleuré la nuque. Lentement. Tu as agité les cheveux qui se trouvaient à ta portée. Pour le faire faiblir. Pour le faire craquer. « Tu veux bien me ramener un doliprane dis ? Ou bien d’la coke de mon étagère ? J’ai mal … » Tu l’as violemment poussé. Enervé. Agacé qu’il ne cède pas à tes attentes. Agacé à l’idée qu’il ose protester. Comme si monsieur n’était pas au courant de tes idées. « Non. Non, j’irais pas chercher ta merde. » Tu grognes, avant de taper encore dans son dos. Les poings serrés. Toujours couché sur le côté. Tu as roulé. Vers le bord opposé. Pour te redresser en position assise. Puis te relever. « Tu sais quoi ? Ta merde, là, j’devrais la faire cramer. Que tu comprennes que t’as pas besoin de ça, tu vois ? » que tu marmonnes. Tu as la voix dure. Consonances agacées. Te voilà fatigué d’entendre toujours le même récit d’illuminé. « Puis arrête de tousser partout comme ça, d’ailleurs. T’es dégueulasse. » Tu as quitté la pièce. Un instant. Pour farfouiller dans la salle de bain. A la recherche de ses pilules. Médicaments colorés. Tu as soupiré, avant de finalement d’emparer de la boite de dolipranes qu’il t’avait réclamé. Tu es passé lui prendre un verre dans la cuisine. Lentement. Guère désireux d’y retourner. Guère désireux d’avoir encore à le supplier. Pour qu’il prenne tes désirs pour des réalités.

Alors, tu as continué d’avancer. Lentement. Ton verre d’eau dans la main. Tu t’es emparé d’une bouteille d’alcool dans le meuble. Tu en as pris une gorgée, avant de revenir dans la chambre du riche enrhumé. Tu lui as balancé la boite de médicaments. A la figure. Sans vraiment réfléchir sur l’instant. « Tiens. » que tu marmonnes. Tu t’es approché. Tu as décidé d’abandonner le verre du jeune homme sur la table de chevet. Puis, tu as bu encore. Tu l’as attrapé. Pour le pousser un peu sur le dos. Pour grimper sur ses hanches. Pour t’appuyer sur son torse. Du bout des doigts. Doucement, tu l’as caressé. Pour te donner un peu envie d’exister. « Cassandre … » Murmure à son oreille. Délicat. Tout bas. Tu lui as mordu l’arête du menton. Un instant. Sans réelle délicatesse. « Maintenant que tu as ton médoc, tu te souviens de ce que je t’ai demandé, hum ? » Tu lui effleures le torse. Encore un peu. Pour lui donner envie de croire à quelque chose. Pour lui laisser miroiter quelques possibilités. « Ça t’prend que cinq minutes, tu sais … Après … On pourrait faire ce que tu veux, m’sieur le grand malade … » Tu marmonnes. Avant de doucement lui lécher les lèvres. Tu le détestes. Et puis tu l’aimes. Trop fort. Trop grand. Tu ne veux pas lui montrer. Tu ne voudrais pas qu’il comprenne. Que c’est comme ça. Que t’y arrives pas. A l’oublier. A t’évader. A lui offrir ce qu’il attendait. Tu ne sais pas comment lui dire, toi. Que t’es qu’un nul. Un incapable. Un garçon égaré. Tu ne sais pas. Tu ne comprends pas. Tu soupires encore contre lui. Pour lui faire croire. Plus fort encore. Pour lui rappeler les désirs qui l’animaient. « C’est d’accord, Cassandre … ? » que tu murmures. Avant de l’embrasser doucement. Fatigué. Epuisé à l’idée de jouer. « Puis m’murmure pas des trucs en français, s’il te plait … Tu sais bien que j’aime pas ça. »

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Lun 25 Aoû - 18:03



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C’est le jeu du chat et de la souris. Ce sera toujours ainsi dis ? J’vais toujours devoir me battre pour t’aimer, pour toujours obtenir ton attention ? J’veux pas être ce garçon rampant tu le sais. Mais tu me rends dingue, bordel j’en suis dingue de toi, de toi et de tes lippes roses, toi et tes murmures en caresse contre moi. Toi et tes yeux pleins de malices, toi, et tes mines boudeuses quand t’as pas ce que tu veux. J’en ai marre de toi, j’en ai marre de toi crétin, toi et tes crises de paniques, toi et tes névroses, toi et ton alcool. J’en ai marre de tes poings qui se posent contre mon corps, qui marquent au fer bleu ma peau trop pâle. J’en ai marre de tes baisers sauvages, de ces triques le soir quand on se frappe. J’en ai marre de toi, marre d’avoir eu peur l’autre soir, peur que tu meurs de ma main étouffé par ma rage. J’ai peur de toi, peur de ce que tu peux me faire quand tu me regardes, peur de ton regard plein d’amour et de rage contre moi. J’ai peur de tes bras, peur de tes bras qui caresses ou qui frappent, peur de tes lèvres qui mordent et murmurent. J’ai peur de toi tu sais, j’ai peur de toi comme on a peur du diable. J’ai peur parce qu’avec toi j’ai le sentiment de toujours être quelqu’un de pas normal, de toujours être un défis insurmontable. « Répète ? » Je souris, amusé une seconde bien que mon nez qui coule m’empêche de me sentir dans mon meilleur état. Tu comprends pas hein, non tu comprends pas quand je parle français. Peut-être qu’au fond, à force de vivre ensemble tu n’avais même pas retenu mes origines. Peut-être qu’au final, tu sais presque rien de moi. C’est quoi mon âge dit ? J’ai quel âge Monroe ? Et c’est quoi ma date d’anniversaire ? J’suis né ou dis-moi ? Dans quel pays ? T’en sais sûrement rien, et ça me fait doucement sourire au final. On s’baise depuis trois années mais on est pas foutu de connaître ce genre de détails. C’est minable. « J’ai dit que j’me sentais pas bien. » Une seconde de pause, je me mouche, cette action me libérant de mon sentiment de malaise prenant. «  J’suis né où dis-moi Monroe ? » Question, question alors que tu te colles à moi déjà. J’veux savoir au fond, si tu me connais autant que t’as l’air de le montrer. Peut-être que tu fais semblant, semblant de pas me connaître, de pas m’aimer.
Mes doigts ont caresser ton torse, c’est lent comme caresse, ça supplie d’un peu d’attention. Aime moi Monroe, montre-moi que tes poings sont pas bons qu’à me frapper. Ma caresse elle se pose contre ta clavicule, mon souffle lent, mon souffle lent contre toi. J’ai le corps pleins de chaleur, j’ai le corps qui brûle de toi. Dis-tu sens toi, tu sens combien mes joues deviennent rouges près de toi. Tu le sais non combien je te désire ? « Dis, ça fait combien de mois qu’on s’est pas toucher ? Que tu m’as pas fait l’amour ? » J’aimerais que tu prennes conscience, j’aimerais que tu vois combien le temps il file loin de nous, combien le temps il s’effrite quand on se dispute. Tu le vois toi aussi le temps qui s’érode, tu le sais mon cœur, tu le sais très bien que le temps nous glisse entre les doigts. Et au final hein ? Et au final il nous restera quoi ? Des je t’aime, dis en traitre quand on ose enfin prononcer les mots. Des caresses subtiles mélées à des crises de nerfs et de larmes. Puis peut être un baiser se posant contre nos lèvres, le souvenirs d’un rire parmi des litre de sang versé. C’est malsain tout ça. Et ta main à toi elle repousse à nouveau la mienne, seulement après l’avoir gardée contre toi une seconde, juste une, voir deux, juste le temps pour que mes yeux accrochent les tiens, que mon souffle se coupe, juste le temps d’y croire, que même mes ongles ressentent le désir de toi. Puis un trou noir, et tes mains qui me repoussent éternellement, mon corps qui crie à l’horreur. La grimace sur les lèvres, je détourne les yeux, blessé d’y avoir cru à nouveau. Jamais je ne devrais y croire. « Ben alors, Cassou ? » Caresse sur ma nuque, faible je te fixe, le corps en réaction. Profite pas, profite pas comme ça. « J’t’avais demandé quelque chose, non ? » Je soupire d’aise, les caresses elles me manquaient, les caresses elles font le plus bien du monde sur mon corps trop fébrile ce soir. Mes lèvres elles ont envies d’hurler contre toi, de te déposséder, t’étaler sur le mur pour oser m’y faire croire encore. Je soupire, renifle un peu, sachant pertinemment que tu ne changeras pas d’avis. Jamais, t’es bien trop borné pour ça. Trop habitué à gagner. Qui sait, peut-être que ce soir tu perdras enfin. «  Ouais, et moi j’tai dis que je suis malade. » Supplique de plus, je tousse, et probablement que c’est le signe fatidique pour toi, tu te lèves t’éloigne sen ronchonnant. Tu gagneras pas ce soir beau goss, ce soir tu gagneras pas non, j’vais pas te laisser me crever un peu plus enflure. J’te laisserais pas me crever.

« Tiens. » dans un murmure et moi j’me reçois la boite en plein visage, gémis légèrement sous la douleur, la boite étant un peu pointue sur les bords. Fallait pas que je m’attende à plus de ta part, de toute façon, au mieux j’me récolterais des coups de poings, au pied des claques en plein visage. «  Merci Monroe… » un murmure sur mes lèvres, je me relève un peu fébrile, prenant dans la boite blanche un doliprane d’une main, de l’autre le verre plein d’eau, sa fraicheur contrastant avec mon corps brûlant. La fièvre elle est à mon corps ce soir, elle attise un peu mon esprit. Je prends le verre lentement, pose mes lèvres sur le bord, le doliprane entre les lèvres et j’avale le mélange chimique, espérant de tout cœur que les effets m’aideront à dormir. «  Tu sais quoi ? Ta merde, là, j’devrais la faire cramer. Que tu comprennes que t’as pas besoin de ça, tu vois ? » Je relève un regard paniqué vers toi, comprenant pas vraiment sur le coup. J’sais bien que t’aimes pas ça, j’sais bien combien t’aimes pas ça, puis quoi alors ? Puis quoi ? J’vais pas supporter les coups comme ça, j’vais plus supporter sans rien prendre pour m’aider. « J’ai besoin de quoi alors ? De ton amour dégueulasse ? De tes poings qui me frappent ? J’ai besoin de quoi selon toi hein Monroe ?! » Un cri fébrile qui sort de la gorge alors que tes mains me frôle de plus belle. Et moi j’ai les yeux qui se ferment, j’ai le corps lent, j’ai le corps en attente. En attente de toi, en attente de tout. «  Cassandre … » Un souffle proche du gémissement contre mon oreille, moi j’ai déjà le membre qui gonfle, moi j’ai la trique rien qu’à t’entendre. T’es délicieux comme ça Monroe, t’es délicieux quand tu sais aimer, tu le sais ça dis ? T’es délicieux à m’aimer, mais tu oses jamais m’aimer. T’oses pas, sale lâche. « Maintenant que tu as ton médoc, tu te souviens de ce que je t’ai demandé, hum ? » Tes mains parcourent mon torse, ton souffle contre le mien, ma main se pose contre ta joue, perdu, erratique. Un sourire contre mes lèvres, mes lèvres d’enfant qui s’étire rien qu’à l’idée, un sourire heureux pour une fois. Puis une morsure de ta bouche contre mon menton, moi j’ai les mains qui repoussent un peu, incapable de dire non. Comment dire non quand votre corps le supplie là. Je te lance donc un regard perdu, refusant de me laisser influencer ainsi. «  Démerde toi, j’t’ai dit que j’étais malade. » Moi j’ai les mains qui se pose derrière ta nuque, qu’émendant un baiser de plus, l’un des rares que j’obtiendrais peut être. T’es vilain tu le sais ça ? Vilain de m’aimer pour mon argent, de m’aimer pour ma serviabilité comme ce soir. Moi je mêle ma langue à la tienne, t’oblige presque à apprécier ce baiser. «  Pourquoi tu me prouverais pas de ta bonne foi avant que j’y aille ? » Un murmure contre ton oreille, peut être une preuve que j’ai bien compris ta feinte. Peut-être une dernière preuve que je sais, que malgré tout tu m’aimes. Et toi en dernier sournois tu lèches mes lèvres, bourré de volonté. Moi pour les casser à tout jamais je me retourne de toi, après simplement avoir glisser ma main contre ton membre, juste après avoir masser tendrement, et dans un dernier murmure fébrile j’argumente. «  Peut-être que tu joues pas tant que ça quand tu me soudoie ainsi. Au fond, c’est possible qu’avec la trique que t’as, t’es bel et bien amoureux de moi Monroe. » Et un sourire sur les lèvres je termine la bataille, je te lance les cartes. «  Démerde toi pour tes clopes, puis poses plus tes mains sur moi si c’pour ce genre de raison là. » murmure en français, tu devras apprendre la langue pour comprendre. Viens l’apprendre avec moi joli cœur, tu pourrais apprendre bien plus que de simples termes. J’te montrerais comment m’aimer.


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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Lun 25 Aoû - 18:05


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« J’ai dit que j’me sentais pas bien. » Ça ne te suffit pas, de savoir ça, toi. Ça ne te suffit pas qu’il te dise qu’il soit malade. Qu’il se permette de tirer au flanc comme ça. « J’en ai rien à foutre. » Tu grognes. Un chouia agressif. Agacé qu’il te tienne tête comme ça. Comme si c’était à lui de décider. « J’suis né où dis-moi Monroe ? » Tu l’as fixé un instant. Tu t’es arrêté dans ton mouvement. Perplexe qu’il te demande ça maintenant. « Pourquoi tu demandes ça ? » C’est son anniversaire aujourd’hui ? Tu sais, ou tu sais pas ? Tu le lui as souhaité, au moins une fois ? Puis si tu dis la bonne réponse, ça cultive votre ego à tous les deux ? Et si tu te trompes ? Ça montre quoi ? Que t’es qu’un connard ? Que tu n’en as rien à foutre, de lui ? Tu t’es collé un peu plus à lui. Tu as faiblement soupiré. Fatigué. « J’vois bien un truc comme Paris, pour coller à ton histoire de princesse merdique. Puis c’est ce que tu me rabâches tout le temps, avec ta capitale de l’amour, bla, bla, bla. Puis … Avec une fabuleuse histoire d’amour entre tes parents, et hop, pouf, tu débarques ! Un mois style sympa, chaud, avec de la verdure, des fruits, et des fleurs partout si on joue l’histoire de la princesse parfaite, ou un truc style premier Novembre, pluvieux, gris, avec limite une tempête, si faut te donner un style mélodramatique. » Tu l’as à peine regardé. Lassé. « Ça t’convient, princesse ? Et moi ? Tu sais quand j’suis né ? Tu sais où j’ai vécu quand j’étais gosse ? Tu sais rien d’plus que moi sur toi, nan ? » que tu demandes. A peine intéressé par la vérité. Puis ça prouve quoi ? « Dis, ça fait combien de mois qu’on s’est pas touché ? Que tu m’as pas fait l’amour ? » Tu grognes. Il t’agace, à jouer la princesse offusquée. Tu as réfléchi. Deux secondes. Tu t’es remis à compter. Les jours, les semaines, les mois, les années. Une décennie, un siècle, une éternité. « Quelque chose comme trois mois ? Ça t’dérange tant que ça ? » La vérité, c’est que t’as plus envie. T’as plus envie d’aller t’envoyer en l’air avec lui. T’as plus envie d’aller t’envoyer en l’air, nulle part, avec n’importe qui. Tu en as assez. Assez vu, assez entendu, assez senti, assez goûté. Puis tu as décidé que ça ferait parti du jeu. Que ce serait sa punition. Pour t’avoir délaissé. Pour avoir cessé, une fois, de vouloir suivre tes idées. Pour ce jour où vous êtes rentré dans votre vie d’avant. Dans ce luxe, dans cette maison trop grande. Puis lui qui retourne bosser pour son père. Lui, ton Cassou trop dépendant. Ton Cassou qui, au fond, ne sait rien faire. Pourquoi tu devrais le satisfaire ? Puis tu le repousses, puis ça t’agace. Puis il te dégoûte. Lui. Son être tout entier.

Nouvelle avalanche de caresses. Tu l’agresses. « Ouais, et moi j’tai dis que je suis malade. » Nouveau refus. Tu piafferais presque. Au comble de la frustration. Tu te mords les lèvres, alors que tes doigts t’aident à t’écarter de lui. Toussotements du corps agonisant. Tu t’es effacé de la pièce. Le rideau se ferme. Fin de la première scène, acte premier. Deux minutes de pause. Début du deuxième morceau. Une boite de cachets qui vole. Un gémissement. Etre faible. « Merci Monroe… » Monsieur tente de se soigner. Ta voix résonne, pour l’accabler de reproches. Pour lui montrer tes désaccords. « J’ai besoin de quoi alors ? De ton amour dégueulasse ? De tes poings qui me frappent ? J’ai besoin de quoi selon toi hein Monroe ?! » Tu as souri. Tu ne t’es même pas donné la peine de répondre. Selon toi, s’il détestait tant ce que tu lui donnais, tu ne serais plus là. Selon toi, si ça lui déplaisait tant, il réfléchirait à son comportement encore une fois. Puis peut-être qu’il comprendrait ce qui n’allait pas. Dernière tentative pour lui faire enregistrer. Tu le caresses, en démon. En mauvais garçon. « Démerde toi, j’t’ai dit que j’étais malade. » Tu grognes encore. Tout près de son oreille. « Si tu me faisais plaisir, un peu, j’me sentirais peut-être moins obligé de te priver de moi comme je le fais, t’sais ? » Tu susurres. Tout bas. Sa bouche t’embrasse. Tu le laisses faire. Encore un instant. Tu voudrais lui faire miroiter quelques espoirs. Quelques rêves auxquelles il pourrait s’accrocher. « Pourquoi tu me prouverais pas de ta bonne foi avant que j’y aille ? » Tu as ricané. Presque amusé. Au fond, tu te doutes bien qu’il a capté. Tu te doutes bien qu’il a compris que l’amour qu’il te quémandait, tu risquais très fortement de ne pas le lui donner, en fonction de tes idées. « Après l’effort, le réconfort. Tu connais pas ? Puis … Qu’est-ce qui me prouvera que tu oublieras pas ce que je t’ai demandé avant d’y aller, mmh ? » Tu murmures encore, alors que ta langue vient lécher sa gorge. Sa main a glissé sur le bas de ton ventre. Tu as soupiré. Un instant, avant que le jeune garçon ne se décide à te repousser un peu. Il s’est détourné, te laissant là, toi et ton être frustré.

« Peut-être que tu joues pas tant que ça quand tu me soudoies ainsi. Au fond, c’est possible qu’avec la trique que t’as, t’es bel et bien amoureux de moi Monroe. » Tu grognes. Tu grimaces un peu. Vexé. Frustré qu’il tente, encore une fois, de t’imposer ainsi la vérité. « Démerde toi pour tes clopes, puis poses plus tes mains sur moi si c’pour ce genre de raison là. » Et c’est la claque. Tu te retiens presque de lui cracher dessus, même si ça avait un instant envahit tes idées. « J’t’ai dit d’arrêter d’me causer en français, abruti ! » Sifflement venimeux. Serpent. Tu t’es relevé. Brusquement. Subitement. Vous aviez trop tiré sur la corde, cette fois-ci. Tu as emprunté un de ses tee-shirts dans la commode, et tu es reparti. « T’sais quoi, t’as raison ! J’vais m’démerder tout seul ! Mais tu vas pas m’baiser ce soir, en tout cas ! » Garçon frustré. Enragé. Tu as attrapé son porte-monnaie dans le vide poche, tu t’es glissé dans tes Vans, et t’es parti en claquant la porte. T’es sorti acheter tes clopes. Trou noir. Tu as du revenir presque une demi-heure plus tard. Avec ton paquet de tabac à rouler. Tes feuilles. Tes filtres. La moitié d’une demi-heure, c’était suffisant pour griller presque cinq cigarettes. Pour tenter de calmer ta nervosité. T’as poussé la porte sans trop de cérémonie. Tu as allumé la télé. Et tu as poussé le volume à fond. Capricieux. « J’espère que t’as réussi à calmer ta trique tout seul, comme un grand ! » que t’as braillé à travers la maison. Pas vraiment calmé. Tu as zappé de chaine. Deux secondes. Tes mains ont fait le ménage sur la table du salon, et tu y as déposé la télécommande, avant de venir t’affaler dans le canapé. Les poings serrés. Le corps frustré. L’âme dérangée. Perturbée à la pensée d’avoir dû te soumettre à ses idées. « Connard ... » que tu as marmonné.

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Lun 25 Aoû - 18:06



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« J’en ai rien à foutre. » Je te fixe, non sans un sourire amusé. On est des aimants, des amants. Toi tu dis oui, moi je dis non. Tu dis non, et je dirais oui. C’est comme ça, jamais on se mettra d’accord, jamais, parce qu’être d’accord ça voudra dire qu’on a perdu ce petit plus. On aura perdu ce trique torride qui fait brûler mon ventre en te voyant. Tu sais pas en vrai, mais à chaque fois que tu me repousses, j’ai envie de toi. De toi dans mes bras, de toi contre moi, de toi sur moi, poser là, en caresse. Mais chaque fois j’me confronte à un foutu mur, chaque fois mes efforts de guerre s’évanouisse. Et toi t’es le cheval de Troie, celui qui pénètre la ville sans problèmes, qui ouvre chaque parcelle de pierre, qui démolit mon cœur. Toi t’arrive à te glisser quand même, et une fois que les armes sont baissées, ça flanche. Je baisse le rideau de fer, j’te laisse encore une fois attaquer. « Pourquoi tu demandes ça ? » Pourquoi ? Parce que la bataille risque de faire mal. Faut apprendre à connaître son ennemi avant de frapper, faut apprendre à frapper correctement. Tu vois, là où ça fait le plus mal. «  Pour savoir, j’suis sûr que tu sais pas. » Sourire mesquin, j’suis désinvolte. M’en veux pas Monroe, surtout pas. M’en veux pas de t’aimer, c’est la pire des choses sur terre, mais je suis pas capable d’intérioriser. J’attends ta réponse, voyant sur ton visage une once d’incertitude. Tu sais pas, ou si tu sais tu fais semblant, juste pour pas perdre la face. C’est presque devenu un jeu pour moi, tenté de comprendre tes réactions, tenté de trouver un moyen de t’analyser. « J’vois bien un truc comme Paris, pour coller à ton histoire de princesse merdique. Puis c’est ce que tu me rabâches tout le temps, avec ta capitale de l’amour, bla, bla, bla. Puis … Avec une fabuleuse histoire d’amour entre tes parents, et hop, pouf, tu débarques ! Un mois style sympa, chaud, avec de la verdure, des fruits, et des fleurs partout si on joue l’histoire de la princesse parfaite, ou un truc style premier Novembre, pluvieux, gris, avec limite une tempête, si faut te donner un style mélodramatique. » Faiblement je te sens soupirer, comme si la question te dérangeait. Bah tiens, on a touché le fond. Le cheval de Troie se brise ce soir, on va perdre les armes, la bataille sera perdu des deux côtés. Tu vas perdre la bataille mon cœur, tu vas perdre tu sais. Et quand tu perdras je t’étalerais sur le sol, sur le marbre du sépulcre. J’vais te mortifier, te râper les tibias avec une râpe, j’vais te laisser fondre au soleil, putride. Tu seras mon offrande à Charon, ce sera plus la pièce d’or. Non non, ce soir j’vais prendre ton corps en victoire, ton âme en joute. «  T’es même pas foutu de savoir ça…Je suis né à New-York, Monroe. En Amérique. Mais ma famille vient de Paris. » Que dire d’autres ? Que je t’en veux de pas me connaître, qu’après trois ans ensemble t’es toujours pas capable de savoir que j’viens d’un autre continent. Ou tout simplement que j’aurais aimé que quelqu’un s’intéresse à moi ? « Ça t’convient, princesse ? Et moi ? Tu sais quand j’suis né ? Tu sais où j’ai vécu quand j’étais gosse ? Tu sais rien d’plus que moi sur toi, nan ? » Lentement je m’écarte de toi, surpris par ta question. Mais ta raison, en fait, on est pourrit tous les deux. On va tous les deux finir sur le sépulcre. Quelle honte. «  Je…j’sais rien parce que quand je t’ai demandé, tu voulais pas me répondre. J’ai tenté tu sais, de te connaître, mais à chaque fois tu refuses. Je peux pas continuer d’aimer un fantôme. » Je me pince la lèvre, mal à l’aise, j’aurais dû voir que toi aussi tu souffrais. Mais j’dis finalement peut être n’importe quoi. Monroe il souffre pas, il fait que vous frappez les poings en avant, Monroe, c’t’un guerrier dans l’âme, il se laisse jamais céder. Jamais. «  Mais tu sais, on peut changer ça, il est pas trop tard. » Ou peut être que si, peut être que le mal est déjà fait, peut-être qu’on a perdu d’avance.

Lentement je te caresse, apprécie pauvre con. C’est pas donner à tout le monde d’apprécier les caresses je sais. Tu devrais m’aimer, tu devrais m’aimer Monroe. Si tu m’aimes pas, tu aimeras qui ? Mais j’sais que tu m’aimes, sinon tu serais pas là. Sinon tu serais pas là avec moi, tu ne serais pas là pour moi. Je sais qu’au fond t’es juste inquiet, t’as juste la trouille de m’aimer. Je sais bien, je sais. Mais crois-moi, si tu le montres pas tu pourras jamais vivre bien. « Quelque chose comme trois mois ? Ça t’dérange tant que ça ? » Oui, ça me dérange de pas être plus qu’un colocataire. «  Trois mois, Monroe, ça fait plus que me manquer. Tu te rends pas compte que je t’aime, que j’ai besoin de te sentir aussi m’aimer ? » Parole cacher, j’aimerais que tu comprennes, que tu lises en moi sans que j’ai foutrement besoin de tout te dire. Je soupire, exaspérer de devoir toujours tout te dire. Pourquoi est-ce toujours à moi de tout dire au fond ? La bataille se brise. Mais t’as raison pour une fois, on tourne une page, fin du premier acte, c’est au tour des péripéties d’entrer sur scène. La scène on va la forger de notre sang tu sais. Viens bébé, on va bâtir notre tombe, j’te promet qu’elle sera originale celle-là. Pas une pierre toute pâme, pas une pierre tout fébrile ou trop grosse. Ce sera de l’art, un art splendide, un art sublime. Tu vas vois, ce sera magnifique, à notre manière. « Si tu me faisais plaisir, un peu, j’me sentirais peut-être moins obligé de te priver de moi comme je le fais, t’sais ? » Un sourcil se relève, je te fixe, par certain de comprendre. En fait si, j’ai bien compris, tu parles, j’ai bien compris que ce que tu veux c’est que je fasse tout. Et c’est moi la princesse ? Soupire, j’ai mes lèvres contre les tiennes, mais tu repousses. Cesse de repousser, attrape au vol mon chat, sinon tu finiras pas tomber. « Haha, t’es marrant. Tu me prives pas parce que j’te fais pas plaisir, tu me prives parce que ça te fait bien rire de me repousser. » Toussotement, fébrile je m’adosse au lit, tentant de respirer un peu mieux. «  Ou peut être que t’as toujours la trouille d’apprécier nos caresses. T’assumes toujours pas le fait que t’es pédé ? Dommage mon cœur, parce que j’sais que t’en meurs d’envie autant que moi, même si tu te caches de ça tout le temps. » Sourire, sourire acharné. J’vais te démanteler tu sais. Non tu sais pas, mais tu es en train de perdre la partie. Et le fait que tu te lèves en dis bien long. T’es pas patient hein ? Dommage, j’aurais finis par céder. « T’sais quoi, t’as raison ! J’vais m’démerder tout seul ! Mais tu  vas pas m’baiser ce soir, en tout cas ! » Sourire amusé, et le rideau s’abaisse. «  C’est ça casse toi ! »

Moi j’ai le cœur qui pend tu sais, que tu me repousses, puis surtout que tu jettes ton amour trop fort encore et toujours. Jette plus ton amour à mon visage, ça se donne à dose homéopathique ça, sinon on implose. « J’espère que t’as réussi à calmer ta trique tout seul, comme un grand ! » Le ton est lancé. On va encore finir en larmes de sang ce soir, on va perdre le rythme à force, on saura plus comment faire de pas se faire taper dis. On saura pas comment faire. Je me lève, viens te voir, plutôt patraque, faible je me tiens au mur, pâle. «  J’comptais plutôt sur toi pour m’aider chaton. » Ironie, sans ironie en vrai. Lentement j’avance, l’idée de débrancher la télévision m’effleurant l’esprit. Mais au moins le son couvrira tes cris pendant que je t’étouffe. Aller viens joli cœur, j’vais encercler ta nuque de mes doigts. J’avance, viens m’assoir à côté de toi, certain que mes avances seront rejetés, mais pourquoi pas essayer hein ? « Connard ...>> que j’entends, murmurer entre deux dents. Tu m’aimes, ça ne fait aucun doute sur cela. Je me met à genoux sur le sofa, sourire narquois, lentement ma main effleurer ton membre, elle se glisse dans ton pantalon sans que tu n’es le temps de me repousser. Mais le fais pas, j’t’en supplie, j’suis capable de t’aimer, laisse-moi te montrer. « Monroe, j’veux pas qu’on passe notre temps à se repousser mutuellement. On a tous les deux envie, j’suis juste trop malade et pas capable de conduire pour sortir. Tu sais que sinon je l’aurais fait. » Et je cède, comme toujours, j’ferais la terre entière pour toi.


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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Mar 26 Aoû - 8:19


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« Pour savoir, j’suis sûr que tu sais pas. » C’est probablement vrai. Il le sait. Tout comme toi. Tu vois son sourire. Tu grognes un peu. Mais finalement, tu t’élances tout de même. Tentons. Sarcasme. Tu sens sa déception. Tu crois t’être raté. Finalement. Tu es tombé. Tu t’es écrasé comme un misérable. « T’es même pas foutu de savoir ça … Je suis né à New-York, Monroe. En Amérique. Mais ma famille vient de Paris. » Tu hausses les épaules. « C’est la même chose. » Tu peines peut-être à admettre l’échec. Tu soupires, un peu. Lassé. Attristé. Tu te transformes en bel exemple de médiocrité. Alors tu tentes de lui retourner ses questions dérangeantes. Tu l’accules au mur avec toi. Pour qu’il comprenne. Pour qu’il sache ce que c’était que de se sentir oppressé. Pour qu’il se mette en tête que tu n’étais pas le seul demeuré. Le seul enfoiré. « Je … j’sais rien parce que quand je t’ai demandé, tu voulais pas me répondre. J’ai tenté tu sais, de te connaître, mais à chaque fois tu refuses. Je peux pas continuer d’aimer un fantôme. » Tu jubiles. Au fond, c’était trop facile. « Si t’es si malin que ça, t’aurais pu regarder sur mes papiers, non ? Si tu tenais tant à savoir. J’ai pas raison ? » Tu lui demandes, simplement. Amusé par ses affronts. Feintes ratées. Le voilà avec toi. Perdu pour l’éternité. « Mais tu sais, on peut changer ça, il est pas trop tard. » Tu secoues la tête. Tu manquerais presque de ricaner. Quel concentré de stupidité. « Soyons honnête. Ni toi, ni moi n’avons cherché plus que ça. Tu crois pas que tu t’en fous, non ? T’as pas envie de connaître mon histoire. T’as pas envie de savoir d’où je viens. Ce que j’ai fait avant de te connaître. Non, du tout, même. C’est de la déco, tout ça. De la broderie, un truc qui pourrait servir à nous étoffer un peu. Pas vrai ? Le seul truc que tu désires, c’est que je reste avec toi. Que je revienne vers toi, les cuisses ouvertes. Tu ne veux rien d’autre que ça. »

« Trois mois, Monroe, ça fait plus que me manquer. Tu te rends pas compte que je t’aime, que j’ai besoin de te sentir aussi m’aimer ? » Tu hausses encore les épaules. Tes refus face à ses avances semblent le titiller. Tu le laisses parler. Fatigué. Epuisé d’avoir à argumenter. Tu crois que tu n’as plus à expliquer tes conditions. Tu l’imagines au courant de tes sensations. « Haha, t’es marrant. Tu me prives pas parce que j’te fais pas plaisir, tu me prives parce que ça te fait bien rire de me repousser. » Peut-être aussi. Peut-être que tu y as pris goût. Peut-être que, venant de lui, il n’y a plus que comme ça qu’il arrive à remettre un peu de chaleur dans ton cœur glacé. Tu ne sais plus tellement. Perdu. Un peu égaré. « Ou peut-être que t’as toujours la trouille d’apprécier nos caresses. T’assumes toujours pas le fait que t’es pédé ? Dommage mon cœur, parce que j’sais que t’en meurs d’envie autant que moi, même si tu te caches de ça tout le temps. » Tu serres les poings. Frustré. Vexé. Il marque un point. Il te tape au creux du cœur, et toi, tu finis par t’enfuir, effrayé. « C’est ça casse-toi ! » La porte a claqué. Un long moment, avant que tu ne te décides à rentrer. Tu pues la cigarette. Tu lui cries dessus. Déjà. Avant même qu’il n’ait le temps de se lancer. Tu veux lui montrer. Tu veux lui faire payer. Il s’accroche au mur. Faible. Faible petit pédé. « J’comptais plutôt sur toi pour m’aider chaton. » Son corps qui s’avance. Le tien qui frémit. Tu tentes de te concentrer sur la télé. Pour pas le regarder. Il te fait pitié. Tu ne vois pas pourquoi tu devrais lui accorder un quelconque intérêt. Tu marmonnes quelques insultes à son égard. Qu’il s’en aille, enfin. Qu’il t’abandonne là, à gober le monde contenu dans la boîte animée.

Une main qui glisse dans ton pantalon. Ton corps se brusque. Un soupir s’échappe de tes lèvres. Tu te mords la bouche. Tu voudrais le rejeter. L’empêcher de sentir tes sens tous émoustillés. « Monroe, j’veux pas qu’on passe notre temps à se repousser mutuellement. On a tous les deux envie, j’suis juste trop malade et pas capable de conduire pour sortir. Tu sais que sinon je l’aurais fait. » Tu finis par réussir à tortiller ton bassin. Tes mains se posent sur ses épaules. Pour tenter de le faire reculer. Pourtant, tes bras s’écroulent de faiblesse. « De toute façon, t’as l’air plutôt capable de faire juste ce dont tu as envie. Comme … baiser. » Tu râles. Pour essayer de le dissuader. Tu fermes les yeux, dépossédé. « Puis me touche pas. T’es malade … » Tu grognes. Pour tenter de le dissuader. Tu grognes, pour qu’il te lâche. Puisque ton corps ne semble plus réussir à le repousser. « Tu vas m’filer ta saloperie si tu me touches encore. Retourne crécher dans ton nid à microbes, là-bas … » que tu gémis, les paupières closes. Tu voudrais bien que ce soit différent. Ne pas désirer son être autant. « Laisse-moi … J’ai … pas envie de toi. » que tu marmonnes, la voix hachée. Tu sais que tu mens. Tu sais que ce n’est pas vrai. Mais ce serait du gâchis d’abandonner maintenant. Tes pieds tentent de le frapper. Pour te dégager. Tu as bondi de l’autre côté du canapé. Pour t’écarter. Tu as manqué de religieusement t’étaler. Tant pis. Tu cherches à reculer. T’es rouge de honte. Vexé de l’aimer autant. Honteux de réaliser à quel point tu pouvais le désirer lorsqu’il commençait à te tripoter. Tu es vert de colère. Contre toi. Contre tes faiblesses. Tu te devines capable de lui céder. S’il s’approche encore. S’il arrive à t’acculer. « Tu comprends vraiment rien, hein ? » Et tu prépares tes poings. Pour lui offrir tes caresses amoureuses, s’il menaçait de se ramener.

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Mer 27 Aoû - 12:49



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« Soyons honnête. Ni toi, ni moi n’avons cherché plus que ça. Tu crois pas que tu t’en fous, non ? T’as pas envie de connaître mon histoire. T’as pas envie de savoir d’où je viens. Ce que j’ai fait avant de te connaître. Non, du tout, même. C’est de la déco, tout ça. De la broderie, un truc qui pourrait servir à nous étoffer un peu. Pas vrai ? Le seul truc que tu désires, c’est que je reste avec toi. Que je revienne vers toi, les cuisses ouvertes. Tu ne veux rien d’autre que ça. » Sa remarque me fait l’office d’une décharge. Décharge de réalité. T’as raison, faudrait être un peu honnête. Moi, j’ai voulu savoir, mais au fond, peut être que toi,  Monroe tu as raison. Peut-être que c’est que de la déco tout ça. De la foutue déco pour enjoliver le truc, pour se dire qu’ensemble la relation risque d’être un peu plus belle. Peut-être un peu moins clichée dans le genre du garçon riche et du garçon pauvre. Un remake à la Pretty women dégueulasse. Bah tiens. T’as sûrement raison batard, c’est égoïste de ma part mais c’est comme ça, je te veux pour moi, qu’il vente ou qu’il neige, et que t’aimes un autre ou pas. Parce qu’inévitablement on sera l’un à l’autre ce qu’on est au monde. Deux être, tu seras mien comme je serais tien. C’est comme ça, comme si le destin l’avait décidé, ou peut être comme si j’avais lié ton corps au mien à notre premier baiser. «  Honnête ? Me parle pas d’honnêteté quand tu oses te mentir depuis trois ans à toi-même. Honnête hein ? Tu parles, t’es pas fichu d’assumer le fait que tu me désires, que tu vives avec un homme, quelqu’un qui t’aime, ni même d’assumer les je t’aime que ta prononcer. Me parle pas d’honnêteté Monroe ! Parce que si notre passé c’est de la déco, alors toi, ici, maintenant, c’est d’la déco aussi, une foutue décoration pour masquer les vrais problèmes ! » Soupire. Au fond, on devrait savoir tous les deux, savoir que ces discussions ne mènent qu’aux disputes pures et dures. C’est ainsi, on sait jamais toi et moi ce qui finira par faire céder l’autre, mais tout semble tellement délectable quand on tente de pousser la limite jusqu’au bout.

Un soupire sort de ta bouche, moi je regarde, moi je te fixe, amusé, amusé de voir combien tes mensonges s’évadent rapidement face à moi. Honnête hein ? Faut être honnête ouais, soyons le l’un à l’autre. « De toute façon, t’as l’air plutôt capable de faire juste ce dont tu as envie. Comme … baiser. » Sourire acide contre mes lèvres, c’est vrai qu’en ce moment, j’avais pas vraiment envie de faire quelque chose pour toi. Ma main remonte lentement à la chute de ton bassin je caresse en possesseur ton bas-ventre cherchant un tiraillement si délectable. «  Moi j’crois que c’est ton gémissement la chose la plus honnête que t’es dite depuis trois ans tu vois. » Sourire de vainqueur, ma main remonte timidement le long de ton torse alors que ma bouche ose s’aventurer contre tes lèvres. Accepte, accepte Monroe, parce qu’un jour à force de refuser t’aura plus rien. Peut-être un monde de poussière qui va s’écrouler contre toi, ou peut-être du sable, pour te rappeler que le temps c’est pas éternel. Puis ensuite quoi ? T’es larmes roulant sur tes joues, ton dégout face à ta stupidité. Ma main, inquisitrice se glisse le long de ton dos pour t’inciter à te cambrer alors que l’autre maintient ses caresses vengeresses le long de ta verge au travers du tissu. « Puis me touche pas. T’es malade … » Râle entre deux soupirs, toi tu te délies, encore une fois le serpent se cache. Arrêtes un peu de fuir, sinon, on saura des deux qui est le plus lâche. «  T’as pourtant l’air d’apprécier... » Phrase murmurer au creux de ton oreille, toi tu te débats, peut être contre tes propres démons qui sait. « Tu vas m’filer ta saloperie si tu me touches encore. Retourne crécher dans ton nid à microbes, là-bas … » Atre supplique, pourtant tes lèvres persistent à délaisser des gémissements dans l’endroit. Je souris, ma main resserre un peu plus son emprise sur ton membre, cherchant à te maintenir dans ce désir ardant. Timidement, elle se glisse au travers de ton pantalon que j’ai préalablement entrouvert pour permettre à mon geste de se faire correctement. Et ma main effleure les poils pubiens sans problème jusqu’à effleurer lentement le bout rosé si sensible de ton anatomie. « Laisse-moi … J’ai … pas envie de toi. » Murmure provenant de toi, tu pourrais céder, mais je sais que la danse est pas gagné. «  Pourquoi tu gémis autant alors ? » C’est un combat, entre ta tête et ton corps, et je suis celui qui tente de faire gagner le corps. Sourire à nouveau, mes lèvres dessinent un baiser contre toi de nouveau.

Fin de l’acte. Toi tu te lèves, perturbé, tu te lèves pour mieux fuir à nouveau. Le regard plein de rage, les joues pleines de honte, et le pantalon bien remplit aussi, on pourrait le dire. Je te fixe, alors que mon corps ressent encore les traces de tes coups de pieds dans mes tibias. Encore l’idée de futur bleus sur mon corps. C’est peut-être la seule preuve de tendresse que tu m’infligeras ce soir. « Tu comprends vraiment rien, hein ? » Comprendre quoi hum ? Comprendre que t’aimes bien quand je te touche comme ça ? Ou alors que t’aimes pas en fait, mais que t’aime en même temps. «  T’es un peu contradictoire. Tu refuses que je te touche, pourtant tu ne cesses de gémir quand je le fais Monroe. » Sourire, moi j’avance, pas décider à te laisser gagner ce soir. Oh non pas du tout décider même. Mes pieds avancent prudemment alors que je vois déjà tes poings se serrer pour une tentative désespéré. Rapidement je t’oblige à te coller contre un mur. J’ai qu’une chance, une seule. Je pose ma main contre ton membre une nouvelle fois, exerçant un mouvement rapide. «  Laisse toi faire. » Murmure à ton oreille, c’est une morsure sur le lobe qui t’accueille de nouveau. Qui gagnera au final ?


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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Ven 29 Aoû - 0:58


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« Honnête ? Me parle pas d’honnêteté quand tu oses te mentir depuis trois ans à toi-même. Honnête hein ? Tu parles, t’es pas fichu d’assumer le fait que tu me désires, que tu vives avec un homme, quelqu’un qui t’aime, ni même d’assumer les je t’aime que t’as prononcé. Me parle pas d’honnêteté Monroe ! Parce que si notre passé c’est de la déco, alors toi, ici, maintenant, c’est d’la déco aussi, une foutue décoration pour masquer les vrais problèmes ! » Grognement agacé. Tu voudrais protester. Hurler contre lui. Gueuler contre son être et la réalité. « Et c’est quoi, alors, les vrais problèmes ? C’est quoi, nos vrais soucis, d’après toi ? C’est l’fait que j’veuille pas être pédé ? C’est ça, ton problème ? Que je veuille pas me montrer dans tes bras, accroché à toi ? Que j’veuille pas que tu parles de nous deux à qui que ce soit ? » Tu grognes. Enervé. Tu n’en peux plus. Tu es fatigué. De lui. De toi. Puis de cette vie pourrie. Tu attends là. Que ça fasse cocotte-minute entre ces murs. Que ça vous explose au visage, sans que vous ne puissiez le retenir. Tu voudrais partir. T’enfuir. Tout abandonner. Quitter cette vie avant que ta famille ne vienne à te (re)découvrir. Tu as la trouille. Peut-être que c’est débile. Peut-être parce qu’ils vivent tout de même à des kilomètres d’ici, et qu’ils ont probablement oublié jusqu’à ton existence. Mais sait-on jamais. « Franchement, Cassandre. Qu’est-ce que tu croyais ? » Qu’est-ce qu’il attendait de toi ? Qu’est-ce qu’il espérait, depuis cette première fois ? Depuis que tu avais traversé la porte du bar, et que tu t’étais installé à ses côtés ? Et puis toi ? Qu’est-ce que tu voulais ? Qu’est-ce que tu espérais trouver ?

Et puis tes sens qui s’égarent. Tes sens en extase. Caresse sur ton bas-ventre. Gémissement d’entre tes lèvres. Tu voudrais t’enfuir. Lui échapper, puis lui mentir. « Moi j’crois que c’est ton gémissement la chose la plus honnête que t’aies dite depuis trois ans tu vois. » Tu voudrais protester. Tu voudrais secouer la tête. Lui démontrer qu’il avait tort, que ce n’était pas vrai. Tu comprends que c’est idiot de lutter. Qu’il est inutile de tenter d’argumenter. D’ajouter quelque chose, pour tenter d’encore reculer. Plus loin. Vers le néant. Baiser sur ta bouche. Main qui glisse sur ton torse. Tu te tortilles. Encore. « T’as pourtant l’air d’apprécier ... » Les mots sonnent contre toi. En caresse. « Nan … » que tu marmonnes dans un gémissement. Tu grognes encore. Contre lui. Pour qu’il s’en aille. Pour qu’il te délaisse. Pour toujours. Pour dix mille ans. Une main dans ton pantalon. Elle s’aventure, inquisitrice. « Pourquoi tu gémis autant alors ? » Tu secoues la tête, difficilement, sans parvenir à articuler quoi que ce soit. Parce que tu ne sais pas. Parce que tu n’y parviens pas. A calmer ton corps. A lui résister encore. Tu ne sais plus. Tu ne sais pas. Comment faire, comment t’en aller. Et le délaisser. Tu bondis du canapé. Pour t’évader. Papillon en manque de liberté. Papillon aux ailes déchirées. Tu t’étais débattu. Pour t’en aller. Et voilà que l’amant s’avance. Il est monstre. Il est assassin. « T’es un peu contradictoire. Tu refuses que je te touche, pourtant tu ne cesses de gémir quand je le fais Monroe. » Tu aimerais lui dire que ce sont des gémissements d’horreur. D’erreur. Que c’est pour qu’il cesse. Pour qu’il t’abandonne. Pour qu’il arrête de poser ses mains ainsi sur ton corps. Il se rapproche de toi en traître. Tu serres les poings. Pour te défendre. Pour le repousser. Pour lui faire comprendre que tu n’avais même pas envie d’essayer. Pas ce soir. Pas encore. Pas tant qu’il n’aura pas accompli tes caprices d’enfant gâté. Quels caprices ? Quels délices ?

Encore un pas. Vers toi. Le mur derrière toi. Te voilà acculé. Piégé. Et voilà qu’il s’amuse encore de toi. Un gémissement plaintif t’échappe. Dans ton extase. « Laisse-toi faire. » Laisse-le te dévorer. Au diable les convenances. Au diable tes tentatives de réalité. Il te mord l’oreille. Tu voudrais détourner la tête. Ne pas soupirer. Ne pas lui céder. Tes doigts, traîtres, glissent sur ses hanches. Ils caressent son cou, doucement. Ils cherchent à l’attirer à toi. Contre toi. Pour soulager ton âme. Pour soulager ton corps. Pour apaiser ton âme. Revirement. Tes paumes repoussent ses épaules. Pas encore. Pas maintenant. « LACHE-MOI. » Hurlement. Le corps tremblant. L’être ardant. « Me touche plus, me fais plus jamais ça ! » Tu gueules encore plus fort. Avec toute la colère dont tu es capable. Coup de pied dans les genoux. Tu t’enfuis à travers la pièce, encore. La salle de bain. Tu t’y es jeté, avant de violemment claquer la porte derrière toi. Tu t’es effondré. Epuisé. Fatigué de toute cette mise en scène stupide. Tu soupires. Tu te demandes ce que tu fais encore là. Tu te sens étouffer. Ton corps te demande pourquoi tu ne fais que lui résister. Pourquoi tu ne le laisses pas assouvir tes malsaines pulsions. Tes envies dignes du démon. « Dégage Cassandre ! » Qu’il s’en aille pour toujours, et qu’il ne revienne plus. Plus jamais. Jamais de la vie. Qu’il ne te touche plus. Qu’il ne te caresse plus. Qu’il s’affranchisse pour toujours de ton être. T’as la voix qui casse. Les yeux humides. Ta tête qui cogne violement contre la porte. Une fois, puis deux, puis trois. « Merde. Merde. Merde ! » Souffrance. Douleurs inutiles. Ce n’est pas en t’explosant la caboche que le désir s’en ira. Tu t’es débarrassé de tes vêtements pour te glisser sous une douche brûlante. Pour tenter de calmer ses sens. Pour t’oublier. Tu te sens mal. A l’étroit. La tête en arrêt. Court-circuitée. Tu devrais te lever. Puis lui mettre la raclée qu’il méritait. Tu devrais te lever. Et aller t’abîmer les mains quelque part. Sur un mur. Sur son cœur. Sur son corps. Tu as hoqueté. Choqué d’un tel manque de combativité.

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Mer 3 Sep - 22:32



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« Et c’est quoi, alors, les vrais problèmes ? C’est quoi, nos vrais soucis, d’après toi ? C’est l’fait que j’veuille pas être pédé ? C’est ça, ton problème ? Que je veuille pas me montrer dans tes bras, accroché à toi ? Que j’veuille pas que tu parles de nous deux à qui que ce soit ? » T’es méchant, t’es brutal quand tu dis ça. Monroe dis-moi que c’est vraiment ça le problème, et je voudrais te croire, ose me dire que le souci entre nous deux n’est rien que ça. Que t’as vraiment pas envie d’être pédé, que t’as vraiment pas envie de te faire enculer le soir par moi, et que c’est uniquement ça la raison pour laquelle tu me frappes dessus depuis trois longues années. Aller, oses me dire que c’est ça ! Et si c’est seulement ça, j’accepterais, j’dirais rien, sans broncher. J’te dirais ok. Mais au fond, on sait tous les deux que c’est pas uniquement ça, que le problème c’est qu’on est juste pas fait l’un pour l’autre. Soupire, désemparé je te fixe, plus qu’épuisé. « Moi j’crois que le problème c’est pas uniquement ça. T’es juste un allumeur, comme dans les films tu vois. Tu viens te frotter comme une catin contre moi, mais jamais tu fais rien. J’crois que le problème c’est que t’es un jaloux dégueulasse qui veut pas me faire l’amour, ni même m’aimer, mais que tu ne supportes pas que j’aille voir ailleurs. » Vérité craché contre toi, et moi j’ai le cœur qui bat, j’ai les mains qui tremblent, j’ai le cœur qui déraille. J’vais devenir fou tu sais pas non, et quand ça va exploser, ça fera mal, ça va t’écorcher les bras, la peau, ça va te faire saigner. On peut pas aimer sans aimer, ça existe pas. C’est impossible tu sais. « Arrêtes de lutter p’tain ! Pourquoi tu luttes comme ça ? Monroe pourquoi tu veux pas tout simplement, t’en deviens malade… » Et tu me tu encore un peu plus à chaque fois. Tu me tueras, j’vais crever, j’vais mourir explosé en charpie, ça sera dégueulasse si ça continue comme ça. « Franchement, Cassandre. Qu’est-ce que tu croyais ? » Qu’est-ce que je croyais ? J’croyais qu’on pouvait tomber amoureux l’un de l’autre, tu vois comme dans les films Monroe. J’pensais qu’on pouvait sincèrement s’aimer, être ensemble et puis en profiter. J’croyais aussi que si t’es resté, c’est parce qu’au final t’as finis pas m’apprécier. J’pensais naïvement que tu voulais rester pour moi et pas pour mon fric connard, que tu voulais m’aimer pour de vrai. J’pensais qu’aimer ça voulait dire qu’on était beau toi et moi, que le monde était parfait. J’sais pas trop, j’pensais cruellement que j’avais le droit de ressentir ça pour toi. Soupire, je te fixe, véritablement blessé, blessé de voir que tu luttes encore contre tout ça. Et ça fait trois foutues années que je tente de te faire céder. Peut-être qu’il faudra trois années de plus, ou dix ans, ou même cent milles, un million d’années, ou une éternité. « J’ai plus de patience. J’y arrive plus Monroe. » Aveu contre toi, aveu pour enfin te dire que j’en ai marre, et que c’est finit maintenant, c’est finit le jeu, ça devient sérieux ou tout ça finira par se briser.

Mais ce soir encore tu me prouves que le jeu ne termine jamais. Ce soir on a les sens qui se perdent, moi j’ai le corps en fièvre. J’ai le corps qui brûle, j’ai la fièvre au crâne, au corps, au ventre. J’suis malade ouais, mais aussi malade de toi, malade des refus, malade des bleus, du sang verser. Tu vois pas Monroe ? Tu vois pas comment j’vais finir par clamser si ça continues ? J’vais devenir cadavre tout blanc et raide un jour, toi tu vas en pleurer je te promets. J’y arriverais à t’arracher toutes les larmes que tu m’as faites verser. Je te jure, j’ai l’esprit vengeur, et j’te le rendrais en 5 fois pire tout ce que tu m’as fait. Mais là ce soir c’est mon corps qui se colle à toi, ma main qui se glisse précieusement contre ton membre. Ton souffle chaud contre toi, et je frémis encore, un long frisson glissant de la base de ma nuque vers la chute de mes reins. Suffisamment long pour m’obliger à me cambre à toi, m’obliger à mêler ma bouche à la tienne alors que ma main caresse ton bout de chair sans une once de pudeur. J’ai appris à faire avec ton corps depuis le temps, regarde comment je sais faire. Toi tu gémis, tes lèvres roses s’ouvrent dans un gémissement contre moi, et ma main continue le geste, presque satisfait de te voir enfin céder. C’est beau de t’entendre céder, de voir que ton corps en peu plus de lutter. Et le mien non plus d’ailleurs. Lentement je me colle un peu plus à toi, mon érection contre l’une de tes cuisses, les lèvres posées contre ton coup. Mais le papillon s’envole. Encore une fois tu fuis, traitre, lâche. Moi je soupire, l’érection assez vive pour me torturer le corps. J’ai l’âme en manque de toi trésor, j’ai l’âme qui t’obsèdes depuis ce premier jour. Et ça devient presque tyrannique comme pensées, c’est obsessionnel, compulsif. J’avance en prédateur, je te bloque contre le mur. T’as plus lieu de t’échapper. T’échappes pas je t’en prie, fais plus ça, laisse-moi t’aimer. Me repousse pas comme ça, tu finiras pas me cassé. Et ma danse recommence contre toi, j’ai les mains qui te caresse, j’ai les yeux qui t’embrasse, et le cœur plein d’envie, l’amour au bord des lèvres. Tu sens pas l’odeur Monroe ? Sens l’odeur sur mes lèvres, l’envie que j’ai de poser mes pulpes rosées contre les tiennes, de déposer mon souffle contre toi, de sentir ta langue lentement remonter contre la mienne. Autre baiser assassin, plus lent, plus espiègle aussi, t’obligeant à apprécier. Peut-être que si tu apprécies un peu tu cèderas enfin. « LACHE-MOI. » Tu grognes, et tes mains repousses, moi je retente, mais tu repousses de nouveau. On joue encore là, je soupire, laisse tomber un bras, plutôt fatigué. « Me touche plus, me fais plus jamais ça ! » Et t’as le corps qui tremble. Moi j’me sens trembler aussi, trembler de rage, trembler de manque. J’vais devenir feuille, j’vais crever. Les mains tremblantes je laisse tomber ma prise sur toi, toi tu me donnes un vif coup de pied dans les genoux. « P’tain Monroe ! » Cris de déchirure, c’est la fin, la posture se brise, tu t’enfuies, les larmes aux yeux. J’ai tout gâché, ou peut-être que toi t’as tout gâché. J’ai tout laissé s’écrouler, j’tai sûrement pas donner assez de temps, j’ai voulu être trop rapide. Le papillon s’envole, apeuré. « Dégage Cassandre ! » Triste effort pour m’éloigner encore, je soupire, pose mon front contre la porte. Un soupire contrit, je fixe la porte, vexé, blessé, tué de te voir ainsi. « Arrêtes e te faire du mal comme ça. » Et le mal tu continues à le faire encore en frappant ta tête. Puis plus rien, silence, silence de mort avant que l’eau brulante ne coule. J’ai trouvé la porte d’entrée, j’ai trouvé un autre moyen de te faire céder. Sans parle j’entre, enlève le peu de vêtements que j’ai pour te pousser contre l’une des parois. « Laisse toi faire. » Ton autoritaire, et si tu me repousses encore, c’est sûrement que t’es suffisamment mazo pour ça. Ma main se pose contre ton membre, précis, adroit je frotte. Mon autre main t’oblige fermement à te plaquer contre la paroi, plu d’humeur à jouer. Et si tu refuses cette fois, ce sera la dernière Monroe. Cède.


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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Jeu 4 Sep - 17:22


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« Moi j’crois que le problème c’est pas uniquement ça. T’es juste un allumeur, comme dans les films tu vois. Tu viens te frotter comme une catin contre moi, mais jamais tu fais rien. J’crois que le problème c’est que t’es un jaloux dégueulasse qui veut pas me faire l’amour, ni même m’aimer, mais que tu ne supportes pas que j’aille voir ailleurs. » Tu frémis. Tu as les poings qui tremblent. Tu voudrais le frapper. Le tabasser jusqu’à ce qu’il crève, jusqu’à ce qu’il s’étale en sang sur le pavé. Il n’avait pas le droit. Il n’avait pas le droit de faire ça. De se jouer de toi de cette manière-là. Quelque part, les rôles s’étaient depuis longtemps inversés. A présent, c’était lui qui trompait. C’était lui qui bafouait ton honneur, qui en invitait d’autres entre vos draps, et qui ne semblait pas plus dérangé que ça. Il fallait que cela cesse. Que l’histoire se rétablisse, comme au départ. Comme elle avait été écrite. Il t’avait traité de pute. Tu te demandes ce qu’il devient. Ce qui lui arrive pour qu’il t’insulte ainsi. Tu devrais lui faire payer. Lui faire comprendre que tu n’étais pas ce qu’il croyait. Et qu’il avait dépassé les limites que tu lui fixais. « Arrêtes de lutter p’tain ! Pourquoi tu luttes comme ça ? Monroe pourquoi tu veux pas tout simplement, t’en deviens malade … » Oui c’est ça. Tu t’en rends malade. Tu deviens malade. Malade de tout ça. Malade de cette vie-là. Tu devrais abandonner. Délaisser ton âme en cet endroit. Tu ne comprends pas. Tu ne veux plus comprendre. Plus du tout. Plus de cette façon-là. Tu en arrives à détester ton bas-ventre plein d’envie. A détester ton corps tout crispé, tout tendu vers lui. Ton être qui en réclame encore. Qui git là, frustré de tant de privations. Frustré de ne jamais pouvoir assouvir ses pulsions. « J’ai plus de patience. J’y arrive plus Monroe. » Toi non plus. Toi non plus, tu n’y parviens plus. Ton corps épuisé n’en peut plus de jouer sur la corde. Besoin trop souvent réprimé. Peut-être que toi non plus, tu ne sais plus vraiment ce qui te conduit à le repousser. Ce qui t’invite à ne jamais lui céder.

Tes désirs. Décuplés. Tu voudrais bannir de ton esprit ta stupidité. Ne plus jamais rien ressentir pour lui. Cesser de te sentir torturé. Déverser ta haine sur lui, toute cette monstruosité. Lui faire comprendre, pour toujours, à jamais, ce que tu pensais de cette union contre nature. Ton âme se brise. En mille morceaux encore. Un coup. Pour le faire fuir. Des mots qui déchirent ta gorge. Pour l’effrayer. Pour lui montrer qui était le dominant, qui était le dominé. Tu voulais réattribuer les rôles à ta manière. Essayer de tous les contrôler. De prévoir les actions, de pouvoir les contrer si jamais. Tu aurais voulu que ton monde respecte la logique d’un algorithme parfaitement programmé. « P’tain Monroe ! » Monroe. Monroe, cesse donc. Monroe, arrête de frapper. Arrête de tuer autour de toi pour croire que tu étais capable d’exister. Tu as les larmes qui menacent de couler. Elles s’effondrent en cascades sur tes joues, alors que tu t’isoles pour lui échapper. A lui. A l’objet de tes désirs. L’instrument, celui pour qui tu cherchais tous les défauts. Pour gommer une à une ses qualités. Pour essayer de parvenir à le détester. « Arrête de te faire du mal comme ça. » Alors, tel un enfant coléreux, tu cognes ta tête un peu plus fort contre la porte. Comme si tu pouvais le décourager. Comme si tu allais parvenir à t’affranchir de tes idées. Et puis l’eau chaude est venue s’écouler sur ton corps. Tu voudrais t’égarer dans le nuage de vapeur. Te perdre dans ce brouillard opaque. Brûler ton corps. Et puis son être qui traverse la pièce. Son être qui se met à nu, pour toi. Ses pas qui le guident à toi. Ses mains qui te poussent contre la paroi. Tu le laisses faire. Perdu. Le corps court-circuité. « Laisse-toi faire. » Un ton qui ne te laisse pas le choix. Une intonation qui te coupe la voix.

Tes poings se serrent, alors que sa main te caresse encore. Tu tentes de plier les coudes, de faire saillir tes muscles. Tes biceps roulent sous tes tatouages. Ton corps maigre semblait lui offrir une faible menace. Ta respiration se fait plus sifflante encore. Tu tentes de te retenir. De faire délirer ton esprit ailleurs. Pourtant, une larme roule sur ta joue. Un hoquet qui te secoue. Un barrage qui cède. C’est la chute. Monstrueuse. Ton corps s’agite encore. La mer coule de tes yeux. Tu te sens craquer là, contre lui. Le corps trop perdu, trop longtemps isolé, trop malade, trop tiraillé. Tu t’agrippes, d’une manière quasiment maladive, à l’être aimé. « J’en … J’en peux plus … » que tu finis par réussir à marmonner, au milieu de tes hoquets. Désemparé. Tes mains viennent enlacer péniblement son corps. Lentement. Tu le serres contre toi. Plus fort encore. Tu n’en peux plus. Tu ne sais plus faire. Tu as perdu. « J’comprends plus rien … » Tu t’es égaré, trop loin. Trop profondément dans ta tête. Tu as refoulé trop pendant trop longtemps tes envies. Elles ont été enfouies. Et les voir ressortir aujourd’hui te coupe le souffle. Tu étouffes. « Cassandre … J’veux … J’veux pas … » Long soupir qui trahit pourtant tes envies. Tu ne veux pas. Tu ne veux pas quoi ? Tu ne veux pas l’aimer comme ça. Avoir envie de lui de cette façon- là. Tu tentes de taire tes larmes. Fatigue, épuisement, colère. Appréhension quant au bien-être. Tu te demandes ce que tu veux. Si c’est son amour que tu refoules, ou le plaisir qui inonde ton corps lorsqu’il te touche. « M’fais pas ça … » que tu marmonnes, le dos toujours plaqué contre le mur derrière toi. Et avec timidité, tes lèvres s’avancent pour l’embrasser. Longuement. Tu lui cèdes. Tu lui offres ton corps bafoué. Malmené par la suite illogique de tes idées.

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Mar 16 Sep - 20:31



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LLes rôles tu as raison, ils sont inversés depuis longtemps. Il est loin le temps dis, ou tu me trompais. Dis tu te souviens pas ? C’était y’a un mois sûrement, une année, un siècle, une éternité déjà. Bordel, ce que je pouvais détester savoir que tu étais avec un autre, c’était presque trop dur, savoir qu’une fille ou un mec puisse te toucher me donnait la nausée. Mais maintenant les rôles sont inversés, j’ai pris la place du plus fort tu sais. Et ça fait du bien crois-moi. Crois moi, ça me fait le plus grand bien de voir que maintenant tu te retrouves à ma place, les larmes aux bords des yeux, les larmes qui roulent, le sourire qui dégringole et que y’a plus que toi face à toi le soir, quand je suis pas là. Que tu te vois chialer devant le miroir en te demandant pourquoi. On récolte ce que l’on sème idiot, t’aurais dû réfléchir à tout ça, réfléchir à l’époque, pas croire que le monde reste toujours parfait. Oh non, la vie est une belle garce, elle te fait croire qu’elle est forte, c’est comme ça, mais en fait ces forces sont ses pires faiblesses tu sais. Suffit de gratter un peu, gratte à coup d’ongles Monroe, tu verras, c’est pareil pour tout le monde. J’suis pareil. Gratte, gratte moi, comme du papier de verre, gratte et t’élèveras les couches de toi, les couches de bleus et de sang que t’as poser sur moi. Grattes un peu, tu verras, tu gagneras pas de l’argent, juste moi, juste moi sur mes deux pieds, moi en offrande, le cœur en vrac, les idées malsaines, les sourires obscènes. Tu verras, j’suis pas bien méchant, mais j’ai mes défauts Monroe, j’te laisse juste l’opportunité de les voir. Là, ce soir. Grattes et tu verras que parfois j’ai la tête ailleurs, que le prince charmant tu le sais j’y crois dur comme fer. Que pour moi le mariage c’est la plus belle chose au monde pour eux personnes uqi s’aiment, que parfois j’suis colérique, que la drogue me rend malsain, que parfois, j’ai juste envie de cogner par accès de colère contre un mur. Comme ça. Pour rien. Parce qu’on est pas bien différent toi et moi, on est l’un et l’autre des enfants de Dieu tu sais pas. On est patraque, on est faible, fébrile face au monde, face à nous même.

Alors oui, ce soir c’est pas que la situation qui me dépasse, ce soir c’est notr vie à toi et moi. Notre vie à deux, un monde établit depuis trois foutues années qui me rend dingue. Ce soir c’est nous deux qui me fait peur, et j’ai la trouille au ventre tu sais pas non, j’ai la trouille de te voir comme ça, prostré au sol pleins de larmes. Tu pleures jamais toi, tu pleures jamais. Si tu pleures c’est que visiblement ça va pas dis, ou alors c’est simplement que les limites sont dépassés. J’vais devoir rejeter les dés, retenter ma chance, sinon je risque de te perdre. Mais promis j’vais faire bien Monroe, tu vas pas regretter. J’te jure, j’suis un beau parleur, je sais bien, mais parfois y’a quand même des choses qui compte pour moi. Tu comptes pour moi trésor, tu comptes plus que tout. Soupire, t’es contre la paroi, et moi j’ai les yeux rivés sur toi. Lentement ma main vient relever ton menton pour que l’eau coule sur ton visage. C’est précieux comme image, t’as les larmes qui se mêle à l’eau, c’est beau tu sais, c’est splendide à voir. Un sourire en coin, un sourire acide, alors que du pouce j’essuie la larme de chagrin et de douche. " Monroe, pleure pas…pleure pas… » Ton suppliant, le chagrin pourrait s’introduire en moi, fais attention, j’ai les pores en alerte. J’veux pas absorber. Soupire, toi t’as la bouche entrouverte, t’as les sens en alerte, et mon propre corps qui se tend contre toi, qui se tend à en faire mal alors que je me colle, doucement, pas entièrement contre ton être. En vérité, je veux pas brusquer les choses, c’est comme ta première fois. La première fois que tu acceptes, la première fois que tu cèdes, sans intérêt, ou pour le seul et unique est de te faire plaisir, et parce que tu m’aimes. C’est pas rien crois-moi.

« J’comprends plus rien … » Murmure contre moi. Tu me resserres si lentement et pourtant avec une telle force que j’en frisonne, surpris je ne tente même pas de participer pendant la première seconde. « Je sais bien, ça viendra avec le temps, c’est tout ce qu’il te faut. » Pas de remède miracle, le temps, ça permet de savoir qui on est, qui on veut être, qui on sera. Avec le temps ça vient la conscience de soi, avec le temps Monroe. « Cassandre … J’veux … J’veux pas … » Un long soupir de nouveau, ma main elle lente et pourtant précise continue les mouvements sur ton bâton de chair, plutôt curieux de voir la suite, et certain que bien que tes mots l’affirme, tu désires bel et bien ce contact. Peut-être depuis longtemps, qui sait. Il faut pas refouler, à refouler une chose, on en vient à s’en rendre malade. Mon propre membre alors se tend infiniment plus fortement, me rendant bouillant, tant de l’intérieur que de l’extérieur. Un soupire, proche du gémissement atteint mes lèvres alors que déjà mon bassin se colle au tient. D’une même main j’attrape nos deux membres pour en faire une seule et même caresse, aussi agréable pour l’un que pour l’autre, alors que d’une main je soutiens ton dos pour t’éviter de tomber, ou de te dérober. « Menteur. » Murmure à ton oreille, ma bouche parcourant ton cou pour tenter d’arracher un nouveau frisson. Un contact érotique, et j’ai le cœur qui tremble, j’ai la chamade dans le sang. Mon bassin, plein d’envie, vient à nouveau pressé le tien, hurlant le désir. Alors je mordille mes lèvres, pose un regard sur toi, cherchant l’accord, cherchant un signe qui pourrait me dire ce que toi tu ressens. « M’fais pas ça … » Et pourtant quelques secondes se déroulent seulement avant que tes lèvres ne viennent rencontrer les miennes. Le voilà mon signe. Moi, plein d’envie je te presse contre la paroi, un baiser presque trop émotif contre toi, la langue se déliant pour venir danser contre la tienne. Je me fais caresse, caresse pour la nuit, caresse pour l’éternité si tu veux. Et tout doucement je viens murmure à ton oreille. « Tu veux qu’on le fasse Monroe ? » Peut être en attente d’un dernier accord, même si déjà ma main continue, peut être trop rapidement des mouvements sur nos membres, alors que je m’arrache à moi-même un gémissement que je déverse contre toi. Peut-être que j’ai finis moi aussi par céder. Céder à toi.


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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Sam 27 Sep - 14:03


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« Monroe, pleure pas … pleure pas … » Tu aimerais bien, toi. Ne plus pleurer. Mais tu as du mal à tenir le coup. A cesser de te voiler la face. Tu as le corps tremblant. Tremblant d’envie, tremblant de lui. Contre et pour lui. Tu as le corps tout en colère. Tout haineux, tout faible. Tu as le corps tout brisé à force de ne plus savoir vers qui se tourner. A force de tuer tes sentiments. Tu as le corps qui cède. Tu t’écroules dans les sentiments comme les rochers qui se détachent d’une falaise. Tu voudrais mourir. Tu voudrais pleurer. Dépérir. Pour toujours. A jamais. Puis tu voudrais encore qu’il touche ta joue. Tu voudrais encore sentir son corps. Son âme contre toi. Tu as la bouche entrouverte. En attente de quelque chose. En attente de plus. De lui. De son univers. Big bang. Ton cœur qui éclate. Tu lui fais part de tes craintes. De tes trouilles les plus fortes. T’es paumé. Egaré. Complètement abruti par tes idées. Tu le serres contre toi comme tu ne l’avais jamais fait. Comme si ça allait changer les choses. Comme si, aujourd’hui, tu avais besoin d’être rassuré. Réconforté. Tu n’en peux peut-être plus de jouer les durs. Tu es fatigué. Fatigué de ne pas dormir, fatigué de ne pas bouffer, fatigué de lutter. Fatigué de ne plus combattre. Il y a des barrages qui s’effondrent en toi. Il y a des cascades qui se dessinent. C’est l’eau qui coule de tes yeux rougis, c’est l’eau qui coule sur ton dos. Puis y’a ton âme contre lui. Ficelée, malmenée. Déchirée, décomposée. « Je sais bien, ça viendra avec le temps, c’est tout ce qu’il te faut. » Du temps. Il te faudrait dix mille ans. Des milliards d’années pour t’accepter. Pour assumer. Pour essayer d’avancer sans reculer. Un pas en avant pour trois pas en arrière. Une quête pour l’immortalité. Impossible. Stupide à réaliser.

Tu protestes encore. Idiot. Idiot, idiot, idiot. Tu protestes comme si tu voulais garder ta souffrance. Trop abruti pour accepter cinq minutes de délivrance. Son bassin se plaque encore un peu plus contre le tien. Un gémissement s’est échappé d’entre tes lèvres, alors que sa main venait effleurer vos êtres. Doucement. Lentement. « Menteur. » Murmure électrique. Sa bouche qui glisse sur ton cou. Un soupir qui s’évade d’entre tes lèvres. « Je mens pas … » que tu tentes quand même. Comme si ton corps n’en disait pas assez sur toi. Comme si ton Cassou n’avait pas compris ce qui le travaillait. Tu sens son être qui te hurle son désir. Accroché à toi. Attendant que tu te dérobes. Son contact semble pourtant encore hésitant. Comme si le brun craignait tes mots. Comme s’il croyait devoir satisfaire tes paroles insensées avant ton corps. Ton cerveau tordu avant ton cœur. Alors toi, tu fonces dans la brèche qu’il laisse entrouverte. Tu fonces pour protester. Pour essayer de t’en tirer. Tu aurais pu le repousser. Le faire glisser dans la douche, et avancer brusquement tes pieds mouillés sur le carrelage glacé. Tomber quelque part, te briser la nuque, et cesser d’exister. Tu recules toi-même dans ton piège. Tu lui offres tes lèvres. Et voilà qu’il met un peu de cœur au baiser. Tu sens sa langue qui vient enlacer la tienne, doucement. « Tu veux qu’on le fasse Monroe ? » Bien sûr que non. Bien sûr que tu voudrais essayer de l’éviter. De ne pas le toucher, de ne plus jamais le désirer. Mais y’a son gémissement au creux de ton oreille. Y’a son gémissement qui manque de te faire défaillir. Ça te tourne la tête, tout ça. Ça te fait valdinguer le cœur comme y’a pas. Y’a que lui qui arrive à te faire ça. Ca fait trop longtemps que ça dure. Alors, cette fois-ci aussi, tu n’y échapperas pas. Bien sûr que non. T’étais qu’une pédale empotée.

Ton cerveau lui-même cesse de protester. Tu te perds contre son corps. Tu voudrais oublier vos poitrines tatouées. Vos torses qui tentent de s’affirmer. Tu sens l’encre sur vos bras s’effacer. Ce sont des grosses perles noires, une eau tristement colorée qui s’écoule à vos pieds. « A ton avis, Cassandre … ? Qu’est-ce que je veux ? » que tu réussis à lui glisser. Tes ongles viennent griffer son dos. Violence. Tu perds tes doigts dans ses cheveux détrempés. Et puis tu lui offres encore un baiser. Amour trop fort, amour puissant. Tu lui grignotes les lèvres. Ame dérangée. Tu crois que cette fois-ci, c’est terminé. Il a gagné. Il n’a plus qu’à te pousser un peu pour finir maître de ton corps. Empereur de ton cœur. Tu laisses les murailles de ton esprit s’effondrer. Badaboum. Le bruit de ton âme qui s’écroule. « Tu m’laisseras pas comme ça, hein ? »Tu l’embrasses plus fort encore. Tu l’embrasses en t’accrochant. Tu voudrais qu’il te rassure encore. Que tu ne resteras pas comme ça. Alcoolique et malmené. Dérangé. Tu te dis qu’il réussirait à réparer les engrenages cassés, et à refaire fonctionner la machine qui te permettait d’avancer. Que tu pourrais à nouveau progresser correctement. Comme avant. Ou comme tu aurais dû le faire depuis plus de vingt ans. Peut-être qu’il savait, lui. Peut-être qu’il pouvait mettre des mots sur ce qui n’allait pas. Peut-être qu’il pouvait te guérir de tout ça. « Tu m’fais l’amour, aujourd’hui, Cassandre ? » que tu demandes. Tu as la main pressante. Elle se joint à la sienne pour accentuer vos caresses. Découverte de vos êtres. Tu voudrais lui offrir quelque chose de plus fort encore. Pour t’excuser. Pour te faire pardonner de l’enfer que tu lui offrais. Tu te doutes bien que la vie avec toi, c’est compliqué. C’est résister à un temps assassin. Tenter de trouver quelques marques, quelques appuis pour ne pas flancher. Un élastique géant, qui s’étend, s’étend, avant de venir claquer. Grand retour violent. Tu lui mords la bouche, désemparé. « Je lutterais plus … » Tu cesseras un jour d’être stupide, et tu te promets que tu ne le feras plus.

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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Mer 8 Oct - 20:35



i love you, more than anything, you're my life, my desire, my reason

C’est le silence électrique qui s’étire. Y’a le bruit de l’eau là quelque part, qui s’infiltre, qui gravit les êtres de pierres qu’on est. Y’a quelque part le bruit de la mer de Douvres qui résonne, comme si la scène avait déjà été joué des milliards de fois déjà dans le temple du temps. C’était peut-être en l’an 100, il y a des siècles de cela, c’était peut-être dans un cours d’eau toi et moi, ou en l’an 1800 dans une baignoire d’époque en bois. C’était peut-être il y a dix ans dans un peuple d’Amazonie avec nos peaux brunes qui s’entremêlaient. Y’a comme une odeur d’éternité dans l’étreinte, comme ci finalement la scène, elle ne ferait que se rejouer toute une vie, toute une autre et puis encore, encore, encore et encore. Et ça recommencera le même schéma détestable de bagarre et de sang. J’ai le gout du fer sur la bouche, j’ai le gout de ton sang sur les mains, ça pique les plies déjà ouverte, comme un peu de savon dans les yeux, comme un peu de sel sur une plaie ouverte. J’ai ton sang sur le corps, qui coule, qui salit plus qu’il nettoie ma peau pâle. J’ai la marque de tes dents glissée là contre mon épaule, qui marque la peau de petite dentelure bleuâtre. Et j’ai tes ongles dans le dos, les traces de griffures comme le fouet de l’esclavage qui marque ma peau trop clair. La scène on va la laisser ainsi, sur pause, on va laisser le temps effriter nos pieds, on va laisser l’eau s’écouler sur les fissures, pour tout briser, pour qu’on finisse poussière. Sculptures qui meurent, j’veux partir loin mon ange, qu’on oublie un peu d’être parfait, que juste on finisse de cette guerre.

Toi t’as les lèvres en offrande, tu t’offres comme les gouttes qui tombent du ciel, c’est splendide à voir. Peut-être que je suis épuisé moi aussi de perdre, épuisé de jamais obtenir ce que je veux. Au final, on a fini par se perdre, dans une sorte de guerre trop dégueulasse, qui fait du mal aussi bien à nos corps qu’à nos cœurs. « A ton avis, Cassandre … ? Qu’est-ce que je veux ? » Sûrement le ciel qui s’effondre, moi contre le sol, moi par terre baignant dans le sang alors que toi tu te sens mieux, comme si enfin t’étais délivré du poids du moindre contre tes épaules. Tu veux sûrement une jolie fille contre toi, et pouvoir être riche sans jamais rien faire, voyager en road trip, peut être même parcourir la France et l’Amérique ainsi, te posant sur le canapé d’un autre, chaque soir. Comme avant. Ou que le vent de Douvres re souffle dans tes cheveux rebelles, que ton visage sourit et que comme un demeuré tu cours vers l’eau glaciale de novembre. Quoique tu pourrais avoir envie d’avoir un nouveau skate, quelque chose de dément, un truc avec des dessins que tu pourrais poser dessus, un peu comme poser ta signature. Tu veux peut être que nous deux ça devienne quelque chose de plus riche, un truc qui te donne l’impression d’avoir la tête qui t’en tourne, un truc qui te pousse à sauter d’un pont avec moi tellement c’est fourmillant d’énergie. Tu voudrais te gaver avec moi de pizza un soir, pour jouer à un jeu vidéo, ou même danser et mettre la musique trop forte. « J’sais pas…dis le moi… » Et peut être qu’on pourrait continuer sur un million de chose comme cela, que toi et moi on pourrait faire ce soir, et tous les autres soirs de notre vie. « Tu m’laisseras pas comme ça, hein ? » Jamais. Jamais j’te laisserais. Tu ais le temps il à graver mon nom contre toi, faudrait passer au laser tes os pour le voir. Une main se glisse le long de ta joue, je souris, amusé par ce que tu avances. Tu cèdes, et ma main glisse le long de ta mâchoire, lentement ma bouche vient mordiller ta mâchoire, alors qu’elle descend dans ta nuque. Une seconde, le temps de poser une marque dessus, un léger suçon, trop humide à cause de l’eau de la douche qui entrave le geste, mais une fébrile marque que je m’assurerais de continuer plus tard. Que t’oublies jamais combien on s’appartient. « Tu m’fais l’amour, aujourd’hui, Cassandre ? » Et je sens ta main qui insiste sur le geste, qui se joint à mon mouvement, nos deux membres prient dans une étreinte plutôt excitante, mon membre viril collant le tien dans un bruit d’eau. Ma bouche ose alors un baiser sur tes lèvres, le plus timide que possible, testant encore tes réactions, ayant peur de me recevoir un coup de poing de nouveau. Tu sais bien combien c’est douloureux de te faire confiance de nouveau, mais ton corps semble pourtant en vouloir de cet échange, comme désespéré du manque que tu lui infliges depuis autant de temps. Alors lentement je souris, te presse d’un peu plus près contre la paroi de la douche, ma main laissant tomber nos membre pour ne s’occuper que du tient. « Je lutterais plus … » Murmure contre moi, une seconde de pause le temps que l’information monte à mon cerveau, juste une seconde. « Sur ? » Comme pour encore éviter de me recevoir une mauvaise réponse en pleine tranche, ou tenter encore une fois de te donner l’occasion de te défiler. Et pour commencer l’acte j’éteins l’eau de la douche, t’entraines non sans avoir tenter de nous sécher vers le lit, ou je pense qu’il sera plus simple de s’aimer que dans une douche. Lentement je viens contre toi, sentant mon souffle devenir un peu plus rapide à mesure que mon corps se pose contre toi. Tout mon corps semble être sous tension alors que mon bassin se pose contre le tien, ce qui donne l’occasion à un gémissement de s’échapper de mes lèvres pour se poser à ton oreille. Je reprendre tendrement mon geste, suçotant la peau de ton cou pour cette fois-ci marquer d’un peu plus près ton cou alors que mon autre main recommence un massage sur ton membre qui se réchauffera très vite. « Retourne-toi. » Que je murmure enfin, plutôt d’humeur joueuse ce soir.


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MessageSujet: Re: cassandre ✣ move on to the next chapter (hot) Mar 14 Oct - 21:57


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« J’sais pas … dis le moi … » Tu voudrais le frapper pour son idiotie. Pour ses questions stupides. Pour sa manière de jouer le gamin candide. Comme si ton corps ne lui suffisait pas. Comme s’il fallait en plus que tu te doives de t’exprimer. Pour lui. Pour le guider encore un peu plus. « J’te veux toi tout entier, pour commencer. » que tu finis tout de même par balancer, presque haletant, alors que tu lui offrais un nouveau baiser. « Et puis je nous veux, tous les deux. Toi et moi, quelque part. Sur une route, ou ailleurs. J’voudrais être moins compliqué. Pas avoir le cerveau autant tordu. J’voudrais pouvoir comprendre ce nous. Puis cesser de m’énerver trop vite, et tout le temps après toi. J’voudrais plus être fatigué. Essayer d’être sympa avec toi. Essayer de faire en sorte que ça marche entre nous deux. S’arranger pour qu’on cesse d’aller voir ailleurs à tout bout de champs. Comme si on n’était pas capable de se contenter tous les deux. Puis cesser de te repousser. Ouais. Essayer d’accepter. Même si c’est compliqué. Essayer de me dire que c’est comme ça, que c’est ma tête et mon corps qui le veut, que c’est mon cœur, et que c’est pas en te tapant dessus que ça va me passer. J’voudrais réaliser vraiment que c’est pas que de ta faute si je t’aime, toi. Et puis qu’au final, ce n’est pas si mal. Peut-être que j’pourrais essayer de me tirer aussi un peu ailleurs que dans le canapé. Genre vers toi. C’est c’que je me dis. Mais j’le fais pas. J’crois que c’est parce qu’il me manque un peu d’envie. La volonté, tu vois. L’idée de le faire, là, maintenant, et d’essayer de nous faire avancer. Tu comprends ? Tu vois tout c’que j’veux, maintenant ? » que tu finis, essoufflé. Epuisé d’avoir ouvert ton cœur autant.

Sa main s’aventure le long de ta joue. Elle effleure ta peau humide, t’arrachant de légers frissons. Tu le fixes, à peine interdit. Soumis à la tentation. Ses lèvres glissent sur ta peau, t’obligeant à tendre légèrement le cou. Tu te fais suppliant. Pour essayer d’en tirer quelque chose. Pour pouvoir satisfaire ton corps. Ton être tout entier. Malmené. Torturé. Tu le sens tenter de céder. Tu sens sa main qui s’aventure. Peut-être avec une légère retenue. Probablement mal-assurée. Craintive quant à ce que tu pourrais lui infliger. Et tu sens ton dos qui vient coller encore un peu plus le mur, alors qu’il te pousse encore un peu. « Sûr ? » Tu serres les mâchoires. Un léger instant. Sans savoir quoi répondre. Sans vouloir le décevoir. « Pas ce soir, promis. » que tu finis malgré tout par susurrer. Bien conscient que ce n’était pas assez. Bien conscient que ce n’était pas ce qui lui suffisait. A toi non plus, probablement. Mais tu ne pouvais lui garantir que ta tête n’allait pas se remettre à déconner. Prête à vous torturer pour l’éternité. Et le voilà qui t’entraîne autour de la douche. Une serviette vient doucement vous caresser, alors qu’il t’entraîne sans trop de cérémonie vers votre lit. Tu t’y laisses tomber, guère décidé à lutter. Tu entends son souffle rapide. Toujours un peu plus précipité. Tu gémis doucement. Gémissement qui fait écho à ton oreille. Tu t’agrippes au cou de l’autre tatoué, un instant, alors que ses mains décident encore de dériver. Tu laisses échapper quelques soupirs. Egaré. Tu te déconcentres un instant, réalisant que tu ne sais même plus comment lui faire plaisir. Tu ne sais même plus comment articuler ton corps déréglé. Tu tremblotes, un instant. Perturbé. Tu tentes un léger baiser maladroit. Probablement un peu raté. Tu clos tes paupières. Un moment. Pour tenter de respirer, convenablement. Sans t’égarer. Pour essayer de retrouver le véritable fil de ta pensée. L’envie dévorante. Le diable qui s’empare de ton corps. Quelque chose qui t’était déjà arrivé. Quelque chose qui ne devrait pas tant te répugner, ou t’effrayer.

« Retourne-toi. » Tu le fixes un instant, presque surpris par sa soudaine autorité. Tu souffles doucement. Tenté par l’idée. Tu l’as doucement repoussé. « Pourquoi j’devrais me soumettre à toi, hein ? » que tu demandes, tentant d’être menaçant pendant une fraction de seconde. Sourire tordu sur tes lèvres. Tu lui voles un léger baiser, avant de rouler sur le matelas. Docile. Soumis, pour une fois, à ses idées. Le visage perdu dans l’oreille. Le nez inspirant ses saveurs. L’odeur de ton pauvre drogué. Tu souffles, encore. Désireux d’en savoir un peu plus. Désireux de savoir ce qu’il comptait t’infliger. « Tu veux pas me regarder ? » que tu murmures, doucement. Tu pourrais presque te demander comment il t’aime. Ce qu’il avait vraiment envie d’essayer. « Tu m’fais envie, tu sais ? Puis tu sais que j’voudrais pas. Que j’voudrais me battre contre toi encore et encore. Mais t’sais que j’en peux plus de lutter. Et puis … Puis merde, quoi. » que tu marmonnes. Bien conscient de t’emmêler les pinceaux. Bien conscient que tu aurais mieux fait de te taire. Pour éviter d’exposer tes troubles. Pour éviter de vous déstabiliser. Alors tu t’es tourné un peu vers lui. Pour aller piquer ses lèvres. Longuement. Pour lui offrir un véritable baiser. Quelque chose que tu ne lui offrais que rarement. Toi, l’égaré. Toi, l’oublié. Tu t’acharnes sur ses lèvres, sur sa bouche presque décharnée. Tu t’es doucement stoppé. Pour soupirer. Pour murmurer. « Tu m’en voudras pas si mon corps rouillé ne sait pas trop comment se débrouiller ? » Et puis si tu tiens pas la distance. Et puis si tu n’arrives pas à lui faire plaisir. Et puis si son corps, lui aussi, s’est égaré. Si vous ne trouvez plus la mécanique pour vous envoler. « Puis ça compte si j’te dis que je t’aime ? Même si j’aime pas les consonances, même si c’est idiot d’avoir à le répéter ? » Et puis tu t’oublies. Dans ses draps. Dans ses bras. Tu tentes de l’entrainer vers toi. Un peu plus loin encore. Là où il n’était pas.

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