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DRYSTAN ∇ lost in wonderland.

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MessageSujet: DRYSTAN ∇ lost in wonderland. Mer 6 Aoû - 3:55

drystan ∞ alys
La solitude me pesait depuis une heure au moins maintenant. C’était quelque chose que je ne supportais pas et qu’il me semblait n’avoir jamais supporté. Peut-être même que je parvenais à me souvenir que ça n’avait jamais été mon truc sans avoir pourtant plus de détails. Le sommeil ne me venait pas et je n’avais pas envie d’utiliser cette foutue machine, ce portable qui ne faisait que sonner depuis que je m’étais réveillée. J’avais appris beaucoup de choses grâce à lui : notamment que mon père était décédé et que j’avais un demi-frère. Cette nouvelle avait laissé un énorme vide en moi tel que je me demandais comment je pourrais bien le combler. Non, je n’acceptais pas sa mort ni le fait qu’il faille me l’apprendre de la façon dont Andrew l’avait fait. Pourtant je ne lui en voulais pas, mais j’en voulais énormément à celui qui avait causé tant de malheur : le conducteur de la voiture. Si je n’avais pas eu cet accident, je n’aurais pas eu à me souvenir encore que mon père était mort et peut-être même que mon deuil se serait fait plus rapidement. Mais la vie nous jouait parfois bien des tours…

Il était tard, sans doute. Je n’entendais pas ce remue-ménage qui se faisait toute la journée dans les couloirs de cet endroit maudit. Je n’entendais rien d’autre qu’un silence complet, parfois coupé par la télévision de la chambre voisine qu’on avait tendance à mettre un peu trop fort. C’en était trop pour cette fois, je voulais sortir et marcher au moins un peu maintenant que j’en étais capable. Je me levai donc doucement de mon lit et ouvrit la porte, regardant à droite et à gauche pour vérifier qu’il n’y avait personne. Je ne comptais pas m’enfuir, je n’étais pas assez stupide pour ça. Mais simplement marcher un peu pour me changer les idées, ne pas avoir l’impression que je suis enfermée ici. Si Jenner, Andrew ou Wade apprenaient cette balade nocturne – enfin il devait être vingt-et-une heure à peine, j’exagérais – ils me tueraient sans doute tous les trois. Oui, même Jenner parce que cet homme, aussi imbu de lui-même et énervant qu’il était, s’était énormément inquiété pour moi, même s’il avait essayé de le cacher.

Le temps passa sans que je ne m’en rende vraiment compte. Le sol froid sous mes pieds nus me donna quelques frissons parfois et je regrettais même de ne pas avoir pris de veste ou ce genre de chose sur moi. Enfin. « Je ferais sans doute mieux de retourner dans ma chambre… » Avant qu’on ne me voit et qu’on ne me prenne pour une tarée. Je soupirai et tentai vainement de retrouver mon chemin pendant une quinzaine de minutes. Mais rien, je n’arrivais pas à me souvenir du trajet que j’avais effectué jusqu’ici. Pourtant… ça n’était pas très grand un hôpital, si ? L’angoisse commença à monter et ne fut que davantage accentuée par le BIP de certaines machines. Pour ne plus les entendre je plaquai mes mains contre mes oreilles un instant ce qui eut pour effet de m’apaiser… seulement quelques secondes. Que je les entende ou non après tout : j’étais toujours autant perdue. Alors sans réfléchir je me mis à courir, à vagabonder dans les couloirs avec une certaine inquiétude et fus même surprise que personne ne m’entende. Finalement essoufflée par ma course je me stoppai et me laissai glisser le long d’un mur. Où j’étais et à quel étage ? Aucune idée. Il y avait trop d’escaliers, trop d’ascenseurs pour que j’arrive à déchiffrer correctement ma position. La peur n’aidait pas à ce que je sois rationnelle. Sans que je ne les aie vues venir, les larmes se mirent à couler le long de mes joues. Abondamment. J’étais inconsolable et même prête à crier à l’aide. Cet endroit me rendait folle…
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MessageSujet: Re: DRYSTAN ∇ lost in wonderland. Ven 8 Aoû - 2:09

« Tu es de garde jusqu'à quand ... ? » demanda l'une des infirmières qu'il connaissait bien alors qu'elle appuyait son épaule contre l'encadrement de la porte, un petit sourire aux lèvres. Drystan releva les yeux des dossiers qui s'étaient empilés sur son bureau en faisant la moue, s'étira un peu et finit par jeter un rapide coup d'oeil au calendrier. « Jusqu'à dimanche. Je pourrais rentrer chez moi, mais j'en profite pour débarrasser un peu mon bureau de la paperasse accumulée des derniers jours. » Les dossiers n'allaient pas se ranger tout seuls, mais il avait la désagréable impression de tourner en rond et de ne pas avancer. « Ils seront encore là demain, tu devrais rentrer et te reposer. » Affiliée au service de gynécologie-obstétrique de l'hôpital depuis longtemps, elle avait été témoin de la déchéance masculine lorsque sa femme s'était éloignée avec ses petites et elle avait tenté tant bien que mal de lui remonter le moral, lui apportant parfois des petits plats tout préparés qu'il n'avait plus qu'à réchauffer au micro-ondes. Comme elle le lui disait di bien, il avait besoin d'une femme dans sa vie afin d'aller dormir à une heure raisonnable tout en se nourrissant sainement. Il accueillait le reproche avec un sourire, à chaque fois, haussait les épaules alors qu'il n'avait encore trouvé personne. Ce n'était pas faute d'avoir essayé, mais il croyait tout simplement ne pas être prêt pour une nouvelle aventure avec une femme, encore blessé par le départ de l'ancienne. Il l'avait laissée partir avec les petites sans réussir à la retenir et il regrettait encore sa propre attitude, celle qui avait tout gâché.

« Tu sais quoi ? Tu as raison. On se revoit demain soir. » Il s'était relevé de sa chaise alors qu'elle lui offrait un regard entendu avant de s'éloigner dans le couloir et il quitta son bureau en verrouillant la porte, qu'il referma derrière lui. La productivité en avait pris un coup après le repas du soir et il ne pouvait nier qu'il avait bien besoin d'une douche avant de pouvoir se laisser tomber sur le canapé du salon pour regarder la télévision, sans plus penser à rien. Pourtant, alors qu'il s'apprêtait à rejoindre l'escalier qui le mènerait au rez-de-chaussée, des pleurs lui parvinrent et le firent s'arrêter. Il fronça légèrement les sourcils avant de se diriger vers l'endroit d'où lui provenaient les sanglots, fut surpris de découvrir une jeune femme écroulée contre le mur, la tête entre les mains.

« Mademoiselle ... ? » Il s'approcha doucement d'elle afin de ne pas l'effrayer, s'accroupit afin de se trouver à sa hauteur. « Je suis le docteur Bowen, tout ira bien. » Il jaugea rapidement son état de santé du regard, comprit à l'éclat de ses prunelles qu'elle était effrayée. « Est-ce que vous avez mal ? » Elle ne lui donnait pas l'impression d'avoir mal pour le moment, mais puisqu'il ne pouvait pas vraiment s'en assurer en l'observant seulement, il préférait toujours le lui demander. Il pourrait ainsi, par le fait même, juger de l'état d'esprit de la jeune inconnue et la ramener là où elle serait en sécurité. Il ne fallait pas se leurrer, Drys' avait d'abord pensé qu'elle puisse souffrir de problèmes psychiatriques, mais elle lui paraissait plutôt saine d'esprit lorsqu'il plongeait son regard dans le sien, suffisamment en tout cas pour avoir une place dans une chambre d'hôpital normale.
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MessageSujet: Re: DRYSTAN ∇ lost in wonderland. Ven 8 Aoû - 22:45

drystan ∞ alys
J’avais l’impression de retourner dans mes rêves d’enfant. Vous savez, les cauchemars dont il était impossible de se sortir et qui vous forçait à aller dormir avec vos parents pour vous consoler. La solitude était quelque chose d’affreux selon moi que je ne concevais pas et dont j’avais toujours été effrayée. Non je ne paniquais pas à chaque fois qu’on me laissait seule, ce n’était pas aussi puéril. Mais ici je n’avais aucun repère et me perdre avait été le coup de grâce. Je ne savais plus rien, ne me souvenais de personne et mon cœur n’avait jamais été solitaire. Rien n’y faisait d’ailleurs : on avait beau me raconter ma vie, ça ne faisait qu’enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie à chaque fois de savoir que j’avais pu oublier autant de choses. Je n’étais même pas certaine de me rappeler un jour ! Et une chose était sûre : je n’aurais pas le courage de me reconstruire une vie sur le long terme. De tout recommencer. Alors pour le moment je supportais, je souriais en essayant de me convaincre que tout irait mieux, d’autant que le médecin semblait assez encourageant là-dessus. Mais ce soir je n’avais pas envie d’y croire et surtout je maudissais celui ou celle qui était la cause de tout ça.

Une voix légèrement grave me fit sursauter. Je relevai la tête en direction de cette dernière et vis un homme qui m’était encore inconnu jusqu’à présent. De ce fait et sans doute pour me rassurer, il déclina son identité. Lorsqu’il me demanda si j’avais mal ou non, je mis un certain temps à répondre. A vrai dire, j’étais surtout focalisée sur le fait qu’il brise cette solitude pesante et il apparaissait à présent comme un véritable héros qui me permettrait de retourner bien tranquillement dans ma chambre… dont je ne savais même plus le numéro. Je me frottai les yeux puis enfin secouai finalement la tête. Puis d’une toute petite voix, comme celle qu’aurait eu une gamine effrayée par l’orage : « N..non… je… me suis… je me suis… » Perdue. Le mot ne sortait pourtant pas et les larmes revinrent à l’assaut. Je baissai la tête quelques instants le temps de me calmer, réalisant peu à peu que j’étais pathétique, et que se perdre dans un hôpital et surtout en pleurer devait être ridicule. Surtout pour un médecin qui devait connaître cet endroit comme sa poche. En relevant la tête vers lui, je n’eus qu’une seule envie. Me réfugier dans ses bras et ne plus le quitter jusqu’à ce que je sois totalement calmée. D’accord je ne le connaissais pas, et peut-être avait-il mieux à faire mais je ne parvins à m’en empêcher et filai donc rapidement dans ses bras, jusqu’à le faire tomber par terre puisqu’il s’était accroupi à mon niveau. Ma tête posée sur son torse, je retrouvai à peu près une respiration normale, serrant son t-shirt fortement entre mes doigts pour ne pas qu’il s’en aille. « Je me suis perdue… » murmurai-je tout bas.
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MessageSujet: Re: DRYSTAN ∇ lost in wonderland. Dim 10 Aoû - 6:05

Elle était effrayée, il pouvait le voir dans chacune des fibres de son être et pourtant, il comprit qu'elle allait mieux dès l'instant où il apparut. Il n'était pas un sauveur, il était même loin d'être un héro, mais il pourrait la ramener là où elle se devait d'être afin d'obtenir les soins appropriés à sa condition. Elle ne lui semblait pas blessée - du moins, pas dans les derniers jours - et elle lui confirma difficilement qu'elle n'avait pas mal. Il aurait pu en douter, si seulement elle ne lui avait pas semblé aussi soulagée de le voir. Drystan avait appris, au fil des années, à découvrir la vérité même lorsque ses patients tentaient de la lui dissimuler et il crut comprendre qu'elle disait vrai lorsqu'elle lui confirmait que tout allait bien. Il sourit, rassuré de voir qu'elle se portait bien, bien décidé à la ramener à sa chambre et à rentrer chez lui pour se reposer alors qu'on pouvait l'appeler n'importe quand, s'il y avait une urgence. rares étaient les fois où on lui avait demandé de venir en plein milieu de la nuit puisque les urgentistes de garde réussissaient bien souvent à stabiliser la patiente jusqu'au matin, mais il lui était toutefois déjà arrivé de devoir venir rapidement afin de procéder à un accouchement difficile. Si son métier lui plaisait énormément, les gardes de nuit étaient beaucoup plus exténuantes et parfois, il devait admettre que c'était désormais beaucoup plus simple maintenant qu'il était seul. Quitter sa famille au beau milieu de la nuit lui avait souvent valu des commentaires et des soupirs de la part de sa femme, des moues maussades de la part de ses filles alors qu'elle lui reprochaient de ne jamais être là.

Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle vienne se blottir dans ses bras et il n'eut donc pas le temps de se stabiliser. Il se retrouva au sol, la jeune femme dans ses bras alors qu'elle refusait de le lâcher, s'agrippant à lui comme à une bouée de sauvetage. Un peu surpris, il resta immobile quelques secondes, vint poser sa main dans le dos de la jeune femme afin de la rassurer avant de se rendre compte que son geste pourrait certainement sembler déplacé si un membre du personnel venait à passer par là. Il ne pourrait jamais se défendre en affirmant haut et fort qu'elle lui avait tout simplement sauté dans les bras et il retira doucement sa main, hochant simplement la tête lorsqu'elle affirma s'être perdue. « Tout ira bien, ne vous en faites pas. Je vais vous ramener. » expliqua-t-il doucement afin de s'assurer qu'elle avait compris, mais la jeune femme ne le lâchait pas. Lentement, il tenta de se redresser, attrapa délicatement, mais fermement à la fois les mains de l'inconnue pour l'obliger enfin à lâcher prise. Si elle lui avait semblé en meilleure forme, il aurait pu la taquiner en lui disant qu'elle allait froisser sa chemise à la serrer comme ça, mais il préféra s'en abstenir, incertain quant-à sa réaction. « Je vais vous aider. » fit-il en se redressant finalement, attrapant la main de la jeune femme pour l'aider à se relever une fois qu'il fut lui-même sur ses pieds.

« Est-ce que vous pouvez me dire votre nom complet, s'il vous plaît ... ? » Elle devait certainement avoir au poignet le bracelet qui l'identifiait, mais il préférait tout de même qu'elle lui précise elle-même chacune des informations dont il avait besoin pour bien localiser sa chambre.

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MessageSujet: Re: DRYSTAN ∇ lost in wonderland. Lun 18 Aoû - 1:14

drystan ∞ alys
Si au départ j'avais voulu regagner ma chambre ; je ne le souhaitais plus. Ses bras étaient bien plus rassurants qu'une pièce trop étroite, teintée de blanc qui se voulait apaisant et où surtout j'étais effroyablement seule. Je n'allais malheureusement pas pouvoir y échapper, ce que je compris rapidement lorsqu'il attrapa mes poignets pour pouvoir se dégager de ma soudaine étreinte. C'était compréhensible, à cette heure-là il avait sans doute mieux à faire que de s'occuper d'une fille qui semblait plus que perturbée. Le médecin finit par se relever et me tendit les mains pour que je fasse de même. Rester par terre me semblait sur le coup être la meilleure option... Mais pour ne pas lui causer de problèmes je finis par attraper ses mains pour me relever à mon tour. « Je m'appelle Alys Eyon... » me présenter de cette façon était devenu quelque chose de si peu naturel... Si mon prénom et mon nom étaient à peu près les seules valeurs sûres que j'avais, je n'en étais pourtant pas plus à l'aise. Ce n'étaient... Que quelques lettres associées. La personne à qui ces lettres correspondaient par contre, je ne la connaissais plus. D'autant que plus on me racontait ma vie et plus je détestais la fille que je semblais être devenue. « Je... » allais-je oser ? Oui. « Je veux pas retourner dans ma chambre... Elle est... Déprimante... Effrayante et... Et vide. » Je détournai le regard de peur qu'il me juge. C'était pourtant son métier de m'aider mais l'assurance manquait clairement ces temps-ci. J'avais juste l'impression de... D'ennuyer tout le monde pour des broutilles. « S'il-vous-plait, Monsieur... Je veux m'en aller... Cet endroit va me rendre folle... » Si ça n'était pas déjà le cas. Je regardai brièvement les lieux et eut un frisson. Non, hors de question que je reste seule. « Enfin je... J'ai besoin de parler à quelqu'un... Je me sens mal, seule... » Et absolument fragile. À ce rythme-là je n'étais pas prête de quitter ces lieux... Et il allait surtout me détester de le retenir. Me sentant coupable de lui en demander autant, je lui lançai un dernier regard avant de me mettre à marcher sans l'attendre - et aussi sans faire attention à la direction que j'avais prise. Ce médecin devait être... Comme une illusion. Peut-être même que je l'avais crée de toute pièce, comme un ami imaginaire pour parer à cette solitude pesante.
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Dernière édition par Alys S. Eyon le Sam 6 Sep - 0:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DRYSTAN ∇ lost in wonderland. Mer 27 Aoû - 17:44

« Enchanté, Alys. » fit-il simplement alors qu'il avait gardé ses mains dans les siennes, un peu troublé par le fait qu'elles soient glaciales. Il fronça les sourcils lorsqu'elle lui dit qu'elle ne voulait pas retourner à sa chambre, sourit un peu alors qu'il relâchait finalement ses mains. « Je suis d'accord avec vous, les chambres d'hôpital ne donnent pas envie de rester ici longtemps. » Un petit sourire en coin étira ses lèvres alors qu'il jaugeait une nouvelle fois et d'un coup d'oeil l'état de santé de la jeune femme. Il n'avait aucun instrument médical avec lui, pas même son stéthoscope puisqu'il comptait rentrer chez lui, mais elle semblait aller plutôt bien en ce moment, si ce n'est qu'elle lui donnait l'impression d'être effrayée par tout ce qui se trouvait à proximité. Il ne se rappelait pas l'avoir déjà croisée dans les rues de Tenby, mais vu leurs âges respectifs, ils ne devaient certainement pas fréquenter les mêmes endroits. Il ne la connaissait pas, mais en tant que médecin, il se faisait un devoir de lui venir en aide, quitte à rentrer un peu plus tard chez lui.

Il arqua un sourcil lorsqu'elle se mit à paniquer en lui demandant de ne pas l'abandonner, soudain inquiet pour elle. Il ne connaissait absolument rien de son dossier médical et il ne pouvait donc pas interpréter les paroles de la jeune femme correctement, si bien qu'il posa simplement une main sur son épaule afin de tenter de la rassurer, de l'apaiser. « Tout ira bien. Je vais vous ramener à votre chambre. » À la voir autant perturbée, Drystan comprit que les médicaments de la jeune femme n'étaient possiblement pas tout à fait adaptés pour elle et il fut néanmoins surpris de la voir s'éloigner sans même attendre qu'il se décide à la suivre. Il poussa un soupir en la regardant aller, la rattrapa finalement en lui agrippant doucement le bras pour l'obliger ainsi à se retourner. « Venez. Je vais vous ramener à votre chambre. » répéta-t-il finalement sans la lâcher, du moins jusqu'à ce qu'il soit à peu près sûr de ne pas la perdre au détour d'un couloir parce qu'elle aurait décidé de prendre la fuite. Il poussa les portes de l'un des services, se dirigea vers le poste des infirmières en s'assurant que la jeune femme était bel et bien à ses côtés. « Attendez-moi ici, ce ne sera pas long. » Il passa derrière le comptoir, salua ses collègues avant d'inscrire le prénom et le nom de la jeune femme dans la base de données alors que tout était désormais informatisé. Lorsqu'il eut enfin accès à son dossier, il prit mentalement note du service au sein duquel elle était hospitalisée et du numéro de sa chambre et revint auprès d'elle. « Prête pour l'aventure ? » Il sourit avant de l'entraîner à sa suite. En vérité, elle avait fait un bon bout de chemin depuis l'instant où elle avait quitté sa chambre et il posa les yeux sur elle afin de ne pas la perdre de vue. « Il s'est passé quelque chose, ce soir ? » demanda-t-il, professionnel, afin de s'assurer qu'elle allait bien et qu'il n'y avait rien d'autre à signaler.
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MessageSujet: Re: DRYSTAN ∇ lost in wonderland. Sam 6 Sep - 0:52

drystan ∞ alys
J’aurais pu lui répondre que, moi aussi, j’étais enchantée. Mais ça n’était absolument pas le cas ; à vrai dire j’en venais à détester cet hôpital et le personnel qui y travaillait. J’étais ravie de le voir pour une raison : il m’aiderait, me tiendrait compagnie même quelques minutes seulement. Je ne pouvais cela dit pas me trouver enchantée de le voir, car même s’il ne portait plus de blouse je savais parfaitement qu’il bossait ici et ça ne faisait que me rappeler un peu plus la situation dans laquelle je me trouvais. Je me contentai alors de hocher la tête quand il se trouva ravi de me connaître sans trouver quoi répondre. Sa remarque m’amusa cependant. « Moi qui pensais que les médecins aimaient cet endroit et s’y s’entaient bien. » Mais ça n’avait peut-être été qu’une impression. C’était compréhensible après tout, aimer son métier sans pour autant apprécier le lieu de travail dans lequel ils voyaient tant de gens mal en point. Il fallait en tout cas bien s’accrocher pour bosser ici. Ne pas s’attacher aux patients, s’attendre à les voir partir probablement. Je savais bien que j’en serais personnellement incapable, et même si les employés de cet hôpital n’étaient pas réellement dans mon cœur, je les admirais.

« Je veux pas y retourner… » murmurai-je lorsqu’il m’indiqua que nous rentrions dans ma chambre. S’il fallait je m’accrocherais à lui pour ne plus jamais le lâcher. Je pris finalement la décision de m’y rendre seule mais fus rapidement stoppée par la main du médecin pour que je l’attende. Il répéta une nouvelle fois qu’il m’accompagnait, je tentai de dégager mon bras. « C’est pas tellement nécessaire… » avais-je brièvement tenté. Mais rien n’y fit, et il s’obstina à me guider dans les couloirs de cette immense bâtisse. Il me laissa un instant pour consulter un ordinateur, j’attendis tant bien que mal. J’aurais voulu partir en courant, en profiter pour m’exiler loin de cet endroit de malheur. Pourtant je n’en fis rien et fus même étrangement soulagée lorsqu’il revint vers moi. « Je crois que j’ai déjà eu assez d’aventures pour les années à suivre… » Je le suivis finalement en croisant les bras sur ma poitrine. Je sentais que ma chambre approchait et s’il n’avait pas détourné mon attention avec sa question, j’aurais probablement succombé à une crise de folie passagère. Réfléchissant quelques minutes en laissant un bref silence s’installer, je répondis finalement. « Je ne crois pas… enfin pas plus que d’habitude. Je crois que… que je suis fatiguée… et que j’ai hâte de vous quitter, sans vouloir vous vexer. » Je haussai les épaules, puis me stoppai net en apercevant le numéro de ma chambre. « Me forcez pas à y retourner… » On aurait dit un enfant qui, le soir venu, avait peur de retrouver dans leur chambre, sous leur lit, le croque-mitaine tant redouté.
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MessageSujet: Re: DRYSTAN ∇ lost in wonderland. Mar 30 Sep - 23:24

« Je m'y sens bien, n'allez pas croire le contraire ! Mais le blanc des chambres m'ennuie aussi. » Un sourire étira ses lèvres alors qu'il tentait tant bien mal de la faire sourire. Il ne l'avait pas quittée des yeux lorsqu'il l'avait rapidement abandonnée afin de trouver son dossier médical électronique - ou du moins, le numéro de sa chambre grâce au nom et au prénom qu'elle lui avait fourni. Il l'avait trouvée psychologiquement instable et il ne comptait pas la laisser seule dans cet état, pas nécessairement parce qu'elle pourrait blesser les autres, mais bien parce qu'elle pouvait potentiellement s'en prendre à elle-même. Elle n'avait pas l'air particulièrement dangereuse, mais avec le temps, Drystan avait appris à se montrer prudent avec les patients, d'autant plus lorsqu'il ne les connaissait pas et qu'il ignorait tout du département au sein duquel ils étaient hospitalisés. Il crut déceler un certain soulagement dans les prunelles de la jeune femme lorsqu'il vint la retrouver, posa une main rassurante sur son épaule afin de l'entraîner avec lui. Elle lui donnait l'impression d'être une petite poupée fragile qu'il devait protéger alors que ce n'était pourtant pas son rôle de calmer et rassurer les brebis égarées. Quelqu'un d'autre la prendrait rapidement en charge s'il expliquait sa situation à une infirmière de garde et il pourrait rentrer chez lui afin de se reposer un peu, d'autant plus qu'il pouvait être appelé n'importe quand en urgence.

Pourtant, il préféra rester avec elle, malgré tout, l'entraîna en direction de sa chambre malgré les supplications de la jeune femme. Il y avait bel et bien une raison à son hospitalisation et si son médecin préférait la garder ici, elle devait rejoindre son lit et se plier à ses ordres. Drystan n'était pas son médecin et il ne connaissait ni sa personnalité, ni sa situation, si bien qu'elle se devait de jouer les adultes ce jour-là en le laissant l'aider. Il voulut tout de même s'assurer qu'elle n'avait pas quitté sa chambre pour une raison bien précise et un sourire étira ses lèvres aux paroles de la jeune femme. « C'est normal, ne vous en faites pas. Par contre, si vous êtes ici, c'est que vous avez besoin de soins. Laissez donc les professionnels faire leur travail. » Il lui offrit un sourire rassurant puisqu'il ne voulait en aucun cas qu'elle croit qu'il lui reprochait sa fuite. Il pouvait comprendre à quel point l'ambiance des hôpitaux et des chambres closes pouvaient finir par rendre fous ceux et celles qui s'y trouvaient, mais il était aussi médecin et il ne comptait pas l'encourager à recommencer. Il poussa un soupir lorsque la brune refusa d'avancer en le suppliant de ne pas l'obliger à retourner à sa chambre et il posa une nouvelle fois sa main sur son épaule, délicatement, pour la guider. « Vous devriez en profiter pour vous reposer et ne penser à rien. Vous devez reprendre des forces. » Il lui ouvrit la porte en attendant qu'elle mette enfin les pieds dans la pièce tant effrayante à ses yeux, une main ferme posée sur son épaule pour l'empêcher de reculer, sans non plus la forcer à avancer. « Voilà, vous êtes revenue à bon port. Bonne nuit, mademoiselle Eyon. Je vais avertir les infirmières de votre retour en leur spécifiant que vous aviez simplement besoin de prendre l'air. C'est ça, non ? » demanda-t-il avec un clin d'oeil dans sa direction avant de s'éloigner dans le couloir.
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