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Nate & Daisy ♣ juin 2016

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TON PSEUDO : Dr. Marabouté
TON AVATAR : Ma splendeur interstellaire
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ARRIVÉE À TENBY : 15/05/2014

ÂGE DU PERSONNAGE : J'ai assisté à plusieurs passages de comètes, si c'est votre question
CÔTÉ COEUR : C'est le votre qui m'intéresse... enfin, vos relations amoureuses, je veux dire
PROFESSION : Expert en voyance et futur alternatif


MessageSujet: Nate & Daisy ♣ juin 2016 Sam 26 Juil - 14:05

Nate & Daisy

« Vais-je connaître la gloire avec mon groupe de rock ? »


Tu peux toujours courir. Tu ressasses souvent tes souvenirs de cette belle époque, Nate, celle où tu rêvais de passer professionnel avec ton groupe. Et vous avez été à deux doigts de réussir, seulement, tout a foiré. Tu énumères souvent les raisons de cet échec et la première place revient à cette fois où vous avez failli jouer à Reading. Pourtant, tu n'arrives pas à en vouloir à Harlow, ton ex-copine dont tu étais si amoureux et la bassiste du groupe, qui avait fait tomber cette opportunité à l'eau. Non, le seul coupable, c'est toi et tu continues à être hanté par les regrets : et si tu n'avais pas eu cette panne d'aspiration ? Et si tu n'avais pas été à Tenby ? Et si tu avais aimé Harlow autrement ? Et si tu avais su rebondir après votre premier échec ? Seulement, le monde n'avance pas avec des "et si"... Tu ne l'as pas encore compris, toutefois. En juin 2016, cela fait presque un an que tu bosses chez un disquaire de Tenby, où tu es resté malgré les mauvais souvenirs (ou serait-ce justement à cause d'eux ?). Tu as bien essayé de remonter un groupe de rock mais ils ne partagent pas les mêmes aspirations et puis, la flamme n'y est plus. Tu vis dans tes souvenirs, tes regrets, racontes à qui veut l'entendre à quel point tu étais à "ça" d'y arriver... Et dans tout ça, tu ne remarques même pas à quel point tu agaces ta collègue, Daisy, qui sait que tu pourrais faire plus, tellement plus, si seulement tu t'en donnais la peine. Et que tu oubliais la sacrosainte Harlow, pour commencer.


Gifs par Jamie Cookie tumblr et Imogen Poots Daily tumblr
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MessageSujet: Re: Nate & Daisy ♣ juin 2016 Mer 30 Juil - 11:32

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« Et bien, vous avez de la chance, c'est le dernier qu'on a en stock ! Voilà pour vous ! »
Déclarai-je en tendant le dernier disque de George Ezra à la cliente avec mon sourire le plus hypocrite. Comment être sincère alors que tout ce que je ressentais c'était une jalousie des plus cuisantes. Ce gosse avait sorti un tube quelques années auparavant, chantant sur une mélodie folk à propos de Budapest. Si ce n'était pas sa belle gueule qui l'avait aidé à enchaîner les disques d'ors après ça, je ne savais pas ce que c'était. Après tout, il n'avait rien d'extraordinaire, mes compositions étaient bien meilleures et une chose était sûre, c'était que j'étais bien plus charismatique et que j'avais beaucoup plus d'énergie sur scène que ce blondinet. C'était injuste. Franchement injuste.
Nous passâmes en caisse et après un échange de mots des plus banals, la jeune femme passa nous remercia et passa la porte, faisant tinter la cloche au passage.
La boutique était alors vidée et je profitai de ce moment de tranquillité pour me poser devant l'ordinateur et passer une nouvelle commande. Tâche qui faisait partie de nos attributions en tant qu'employés chez ce disquaire.
Je jetai un coup d'oeil à Daisy qui était occupée à remettre de l'ordre dans les CDs. Les personnes qui venaient ici étaient pour la plupart très sympathiques, mais il fallait avouer qu'ils ne savaient pas remettre les objets à leur place - ou peut-être simplement qu'ils ne connaissaient pas leur alphabet et que c'était ce problème qui les empêchait de replacer correctement les CDs. Au moins, on pouvait dire qu'il nous donnait du travail. Me re-concentrant sur l'écran, je tapai alors le titre de l'album qu'il fallait commander et sans même lâcher l'écran des yeux, je m'adressai à Daisy.
« Dis, je prépare une commande, tu sais quels artistes il nous faut ? Enfin à part George Ezra, lui je l'ai déjà noté… Mais bon, si tu veux mon avis, je ne comprends vraiment pas pourquoi il vend autant d'albums, il a juste… beaucoup de chance et une belle gueule. »

J'avais une belle gueule moi aussi, mais ça n'avait malheureusement pas été assez. Je soupirai lourdement en continuant à taper lentement sur le clavier. Si j'avais pris ce travail, ce n'était pas pour subvenir à mes besoins, non, c'était en quelque sorte pour constamment me punir de mon échec. Je n'avais même pas besoin de travailler pour joindre les deux bouts, mais je me devais de faire face à tous ces musiciens qui avaient réussi alors que moi j'avais touché le fond avec une rapidité impressionnante. J'avais d'abord perdu l'inspiration, puis un contrat d'enfer, puis la femme de ma vie et enfin mon groupe. Je vendais les albums des autres parce que de toute façon, j'étais loin de pouvoir créer le mien. Prends ça dans ta face, Nate. Je dirigeai finalement mon regard vers la jolie blonde une nouvelle fois, forçant un faible sourire pour ne pas commencer la journée de façon trop désagréable tout en attendant qu'elle me dise si je devais poursuivre cette commande.

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We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.
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MessageSujet: Re: Nate & Daisy ♣ juin 2016 Sam 2 Aoû - 16:42

Sans se presser, elle reclasse les albums par artiste, puis par date de sortie. Ensuite, elle prévoit s’attaquer aux vinyles, puis peut-être remettre un peu d’ordre dans la section d’albums en solde. La boutique est plutôt tranquille ces jours-ci. Il faut dire que c’est un village, pas une métropole, et que parfois elle sent qu’ils ont de la chance d’être encore ouverts. Les peluches et accessoires de Zelda n’y sont pas pour rien, d’après Daisy. Ils sont plutôt populaires, et attirent depuis un an une clientèle qui vient de plus en plus souvent pour voir les nouveautés qu’elle a à proposer. Et qui, par conséquent, en profite pour faire le tour de la marchandise régulière. Passant en revue la section des « C », elle met de côté un album de The Clash qui ne fait toujours pas partie de sa collection, et poursuit son inventaire, notant au dos d’une vieille facture les albums les plus en demande afin de les commander plus tard.

Et, alors qu’elle replace Ozzy Osbourne à sa place, Nate recommence. Malgré l’air en apparence anodin de sa remarque, elle sait qu’il y pense encore. Qu’il se demande encore pourquoi il est là, avec elle, dans cette petite boutique pourrie, au lieu d’être dans un van de tournée avec son band, sa copine fabuleuse, et une horde de groupies. Il ne le lui a jamais dit de cette façon, mais elle a fini par cerner le personnage. Elle connaît son histoire, évidemment : ils sont à Tenby, et même si Daisy Barrow n’est pas du genre à accorder beaucoup d’attention aux rumeurs, il y en a certaines qu’elle voit confirmées sans même le vouloir. Elle n’aurait même pas eu besoin de ça pour comprendre, de toute façon, vu la fréquence de ses séances d’apitoiement, et l’acidité de ses commentaires sur la vente d’albums. Au nombre de fois où il a commenté c’est que de la chance ou comment peut-on trouver qu’il a du talent ?, la situation n’était pas bien difficile à comprendre. Et bien que Daisy soit gentille, compatissante, et tout le tralala, il y a des moments où elle commence franchement à perdre patience. Comme… maintenant.

« John Newman, Justin Bieber, Imagine Dragons, One Direction… Tu sais, tous ces groupes au succès instantané, qui ont à peine bossé pour cartonner dans le monde entier ? Ils sont toujours en rupture de stock, ceux-là… » Elle lui adresse un petit sourire innocent, puis reporte les yeux sur sa rangée, qu’elle termine après avoir replacé un ou deux albums. Sa liste en main, elle se dirige vers l’ordinateur, où il est toujours assis, et la place sur le clavier, juste sous ses yeux. « Tu sais, c’est pas que de la chance, Nate. Tu crois quoi, qu’un producteur va pousser la porte du magasin, te voir pleurer sur ton sort, et avoir tellement pitié qu’il te fera signer un contrat ? »  Pif, paf, pof. Allez, dans ta gueule, mon grand. Elle sait qu’elle n’est pas tendre, limite méchante, mais si ça ne le fait pas réagir, franchement elle ne sait pas ce qui le fera bouger de là.
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MessageSujet: Re: Nate & Daisy ♣ juin 2016 Lun 4 Aoû - 15:28

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Je soupire à la remarque de Daisy. J'avais d'abord l'impression de déceler de la compréhension dans sa voix, mais plus je me la repasse en tête et plus je me pose la question. Est-elle en train de se moquer acerbement de moi et de mes réflexions sur les artistes ? Je fis fi de son ton et me contentai de continuer sur ma lancée pour lui répondre.
« Et dire que les One direction n'étaient même pas un groupe quand ils se sont inscrits à X-Factor… »
Je soupirai de plus bel, les yeux toujours absorbés par l'écran. J'étais à la fois contrarié de devoir faire face à cette vérité - que des jeunes pisseux étaient mondialement connu et avait déjà rempli plus d'une dizaine de fois Wembley Stadium - mais également de connaître ce détail sur la formation des One Direction. Finalement, ma collègue se flanque à moi pour me déposer la liste des disques à commander. J'y jette un rapide coup d'oeil, exaspéré de constater qu'en effet, c'étaient toujours les mêmes « artistes » au succès grandissant qui pouvaient dire un grand merci au play-back et aux groupies de quatorze ans qui dépensaient tout leur argent de poche pour eux. Lamentable. C'était lamentable de se rendre compte à quel point les gens n'avaient aucun goût. Et dire qu'ils passaient à côté de véritables auteurs-compositeurs.
Je m'apprêtai à taper le premier titre sur la liste quand Daisy reprit sur un ton qui cette fois était impossible de méprendre. Je levai les yeux sur elle, totalement abasourdi par sa déclaration.
« Excuse moi ? » fis-je, choqué.

Il me fallu quelques secondes pour me remettre les idées en place et trouver une réponse digne de ce nom. J'avalai lentement les mots qu'elle avait prononcé et tentai de rester calme malgré tout. Après tout, ça n'avait rien de dramatique, n'est-ce pas ? Cependant, l'opinion des gens avaient toujours été très importante pour moi et je ne pouvais pas m'empêcher de me poser des tas de questions. Etait-ce réellement comme ça que la jeune femme me voyait ? Comme quelqu'un qui aspirait à la pitié et qui pleurait constamment sur son sort ?
« Tu sais quoi, Daisy ? Tu crois franchement qu'il n'y a pas une part de chance et qu'il suffit simplement de bosser dur pour y arriver dans cette industrie ? Je t'assure que non ! Le talent ne suffit pas… Et je ne suis pas Lady Gaga moi, je ne peux pas me désaper dans un bar pour que les gens m'écoutent. Ensuite, sache que si quelqu'un me fait signer un contrat un jour, ça ne sera pas par pitié.  »

Les mots sortirent de ma bouche sans que je ne puisse les contrôler et tout ce temps, j'avais soutenu le regard de la demoiselle. J'étais réellement surpris de découvrir ce qu'elle pensait de moi. C'était inattendu. Nous travaillions ensemble depuis quelques mois et même si je ne la considérais pas tout à fait comme une amie, je la fréquentais tous les jours et je l'appréciais. C'était un coup dur de se rendre compte que la réciproque n'était pas forcément en place.
« C'est vraiment comme ça que tu me vois ? Tu trouves que je fais pitié ? »


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MessageSujet: Re: Nate & Daisy ♣ juin 2016 Lun 4 Aoû - 20:27

En voyant son air abasourdi, Daisy réprime un sourire satisfait. C’est bien, voilà une réaction ! Une réaction suivie d’un long silence, au cours duquel elle sent les rouages tourner dans la tête de son collègue. Peut-être qu’ils ne tournent pas dans le bon sens, mais au moins il n’a plus cet air résigné, découragé qu’elle lui connaît. Au tout début, ça ne la dérangeait pas plus que ça de l’entendre parler de ses malchances. Il venait tout juste de perdre son plan de carrière, son rêve. Mais plus elle l’écoute, plus elle se dit qu’il perd son temps, à empiler des CDs sur des tablettes poussiéreuses, à râler qu’il pourrait faire mieux, qu’il a déjà fait mieux.  Et c’est bien ce qui la tue, ce qui la fait tiquer : il était à ça d’y arriver, et pourtant, maintenant, il ne fait qu’en parler, comme si c’était passé. Comme si ça ne pouvait pas marcher, maintenant. « Ben un peu, quand même. » Elle croise les bras sur sa poitrine, et s’appuie sur le rebord d’une étagère.

Elle y est peut-être allée un peu fort, qu’elle se dit, en voyant son air blessé. Mais c’est pour son bien, non ? Ce n’est pas sa vie, c’est vrai. Elle se mêle de ce qui ne la regarde pas… Mais puisqu’elle subit ses plaintes depuis un an, elle se donne la permission de s’immiscer, au moins une fois, dans son raisonnement. « T’as raison Nate. Les mecs de One Direction de sont inscrits en solo à X-Factor. Mais tu sais quoi ? Ils se sont inscrits. Ils ont bougé leurs fesses de leur canapé pour essayer. Tu l’as dit toi-même, t’étais tellement près du but ! » elle s'exclame, levant les bras au ciel. Et, alors qu’elle s’apprête à poursuivre, la clochette tinte, et une flopée de clients entrent dans le magasin, pour en ressortir une dizaine de minutes plus tard avec une pile de vieux vinyles dans les bras. Lorsque le dernier franchit la porte, faisant de nouveau résonner le son grêle de la cloche, elle ferme le tiroir caisse d’un coup sec et porte de nouveau son attention sur Nate. « Ça me tue de te voir enfermé ici, à pleurer ton avenir de superstar qui selon toi n’arrivera jamais. T’as raison Nate, raison sur toute la ligne : ça prend du talent, ça prend un peu de chance, de la visibilité. C’est pas au fond d’un vieux disquaire de Tenby que tu vas te faire remarquer. » À défaut d’être délicate… au moins elle est honnête. « T’as pas besoin d’un groupe. T’as toujours des contacts, non ? Et cette opportunité de faire un festival… ? Je suis convaincue que t’as des fans qui seraient heureux de te voir dans le coin à nouveau. Ouvre un channel Youtube, j’en sais rien ! Mais par pitié, arrête de te morfondre ici, ça me fait mal au cœur. » Et aux oreilles, aussi. « Et puis tu sais pas, t’as essayé de te désaper ou pas ? Tu peux pas dire que ça fonctionne pas tant que t’as pas tenté le coup… » Daisy hausse les épaules d’un air amusé. Allez, Nate. Un peu de nerfs, pardi !
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MessageSujet: Re: Nate & Daisy ♣ juin 2016 Mer 6 Aoû - 12:29

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La franchise de ma collègue était réellement blessante. Jusqu'ici, je n'avais jamais pensé qu'il était possible que je sois qualifié par le mot "pitié". C'était dur de l'accepter et pour cause, j'essayais de me convaincre mentalement que Daisy était juste un peu jalouse du succès que j'avais eu pendant un temps. Je déglutis quand elle pris la défense des One Direction même si je devais avouer que je n'avais jamais vu les choses sous cet angle et que dans le fond, elle avait probablement raison. En fait, elle avait certainement raison. Tout ce temps je m'étais voilé la face en prétendant que je valais mieux que tous ces jeunes artistes alors qu'ils avaient quand même fais des démarches pour se faire connaître. Je m'enfonçai un peu plus dans ma chaise, conscient que j'étais pathétique et qu'en effet, je transpirais la pitié à des kilomètres à la ronde.
Une fois la commande envoyée, je me levai finalement et fis un tour rapide dans la boutique en attendant que la jeune femme en termine avec les clients. Quand elle reprit, j'écoutai attentivement. Somme toute, j'avais l'impression que les paroles tranchantes de Daisy n'avaient pas pour unique but de me démolir, au contraire. Elle cherchait à m'aider et me proposait même des solutions pour reprendre les commandes du navire. J'envisageai ses idées en même temps qu'elle les dictaient. Ce n'était pas bête, loin de là même, pourtant, je sentais quelque chose en moi qui allais m'empêcher d'aller plus loin. Je m'accoudai au comptoir en face d'elle pour lui répondre de façon hésitante…
« Je, je ne sais pas… Ca fait tellement longtemps que je me suis terré ici… A Liverpool les gens ont dû oublier qui je suis. Et puis… »
Je laissai ma déclaration en suspension parce que je ne savais pas comment la terminer. Et puis, sans Harlow, c'est différent, et puis, j'ai tellement changé, et puis, l'inspiration n'est plus la même. Même mes parents avaient dû m'oublier. Tristes de constater que je ne rentrais pas au pays, ils avaient appris la nouvelle concernant le groupe et concernant mon couple, mais n'avaient pas posé de questions.
Un petit rire s'échappa de mes lèvres à la dernière remarque de Daisy. Oh ça non, je ne l'avais jamais tenté. Premièrement parce que je doutais fortement que l'idée aurait plu à Harlow et deuxièmement parce que j'étais assez pudique. Même si aujourd'hui je n'avais plus à me fier à ce qu'aurait pensé Harlow, c'était plus fort que moi, je ne pouvais pas m'en empêcher. Cela faisait plus d'un an que nous ne nous étions pas adressé la parole et pourtant, j'avais toujours cette fille dans la peau.
« Un soir où j'aurais trop bu, peut-être que je tenterais l'expérience. » plaisantai-je.

Je reconcentrai mon attention sur ma collègue, trêve de plaisanterie. Lucide sur le fait que ma compagnie n'avait pas dû être très agréable tous ces derniers mois, je me dis que des excuses étaient de rigueur. C'était le moins que je puisse faire pour la demoiselle. Ca et peut-être arrêter de me comporter ainsi.
« En tout cas, je suis désolé, Daisy, je ne m'étais pas rendu compte à quel point je… ressasse le passé. Promis, je vais essayer d'arrêter de pourrir l'ambiance au boulot. Et pour me faire pardonner, si tu es libre ce soir après le boulot, je t'invite au pub, ça te dis ? »


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MessageSujet: Re: Nate & Daisy ♣ juin 2016 Lun 11 Aoû - 3:10

Il pourrait lui mettre une claque. Elle le mérite amplement. Non mais, c’est vrai : ils sont collègues depuis peu, et techniquement, ils ne sont pas vraiment proches. Bien entendu, ils travaillent ensemble, se voient tous les jours ou presque. Mais ni l’un ni l’autre n’a vraiment parlé de sa vie en détail. Ils gardent leurs rêves, leurs espoirs pour eux-mêmes. Enfin, sauf Nate qui lui casse les oreilles, les pieds, et tout le toutim avec ses soupirs résignés. Elle a cinquante pour cent des chances, qu’elle se dit. Cinquante qu’il la remballe sèchement en lui disant de se mêler de ses affaires, et cinquante autre qu’il se mette à réfléchir à ses paroles. Et, heureusement pour ses pauvres nerfs, mis à rude épreuve par toutes ces plaintes, c’est la seconde option qui triomphe. « Et puis, quoi ? Qui a parlé de Liverpool, en plus ? Tâte le terrain à Tenby, je sais pas… » Il faut bien (re)commencer quelque part, non ? Évidemment les habitants de Tenby sont de vraies pipelettes et elle sait qu’il n’échappera pas aux commérages, mais ça lui fera de la publicité. Parlez-en mal ou parlez-en bien, mais parlez-en ! Et, même si Nate ne semble pas convaincu à cent pour cent, il paraît au moins prendre ses paroles en considération, et c’est déjà un bon pas vers l’avant.

En tout cas, elle lui a bien coupé le sifflet.

« C’est pas grave. Tu pourris pas l’ambiance… Enfin si, un peu, mais pas tant que ça. » Daisy secoue légèrement la tête, de droite à gauche, un petit sourire au coin des lèvres. Il était chiant, oui, mais pas au point où elle lui en veut. Et puis de toute façon, elle a bien du mal à en vouloir à quelqu’un pour si peu. Il n’a pas tué sa grand-mère ni foutu le bordel dans ses plates-bandes, à ce qu’elle sache. Mais d’aussi belles et plates excuses ont l’avantage de l’attendrir, et elle se surprend à se sentir légèrement coupable : il a tout de même le droit de pleurer son rêve « perdu » et de tenter de faire son deuil, même si à son avis il n’y a rien à pleurer, puisqu’il est encore très loin d’avoir touché le fond. « Y’a pas à dire, tu sais comment me parler ! » Je t'invite au pub ou comment gagner le pardon de Daisy Barrow en une phrase à peine. Rien de mieux que de la bière ou de la bouffe gratuite pour être dans ses petits papiers. Enfin, il n’y a pas que ça qui compte pour elle évidemment, hein. Mais… « Oh. Pense à prendre ta guitare… On sait jamais, je vais peut-être essayer de te faire boire un max, histoire de tester ma théorie. » Elle se remet au travail après lui avoir adressé un clin d'oeil joueur. Non, elle ne serait probablement pas capable de saouler Nate pour qu'il se désape en plein milieu d'un bar, mais l'idée la fait rire. Alors qu'elle remet de l'ordre dans les DVDs de concert, section musique du monde, elle lance sans lever les yeux: « Qu'est-ce qui s'est passé, au fait ? Sans vouloir être indiscrète. » Même si elle l'est. « Je veux dire, vous y étiez presque. Pourquoi t'es revenu te planquer ici ? » Si Nate est chiant à toujours se plaindre, Daisy est beaucoup trop curieuse, et ne sait pas se mêler de ses affaires. On dit que c'est l'intention qui compte pourtant, pas vrai ? Elle veut juste... l'aider. Et comprendre ce qui s'est passé pour que tout dégringole de cette façon, alors qu'ils étaient sur une si bonne lancée.


Dernière édition par Daisy Barrow le Lun 11 Aoû - 20:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nate & Daisy ♣ juin 2016 Lun 11 Aoû - 19:49

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Je me contentai d'un haussement d'épaules en guise de réponse pour ne pas me montrer trop arrogant et hautain. Tâter le terrain à Tenby ? Ca ne m'était jamais venu à l'esprit tout simplement parce que je pensais avec certitude qu'il était impossible de se faire un nom ici. Après tout, cette bourgade était peut-être charmante et agréable pour y vivre, mais elle ne ressemblait en rien à la métropole anglaise dont j'étais originaire et je doutai fortement que Mrs Lloyd soit présente à l'une de mes venues. La vieille femme avait été totalement perdue lorsque je m'étais mis à évoquer Gastonbury lors de notre première et unique rencontre. Pour être honnête, je ne voyais pas un public envisageable quand je regardais les habitants de Tenby. Ce n'était pas contre eux. C'était contre les petites villes en général.
J'esquissai un franc sourire quand Daisy accepta mon invitation. Premièrement parce que j'étais agréablement surpris de sa réponse positive. Ne la connaissant pas plus que cela, je n'avais aucune idée du genre d'endroit qu'elle fréquentait et deuxièmement, parce que passer une soirée à l'extérieur ne pouvait me faire que du bien. Depuis ma rupture, je n'étais jamais ressorti boire un verre avec qui que ce soit, encore moins avec une femme. Ma cousine ayant été la seule compagnie que j'étais capable de supporter. Pourtant, je me sentais confiant sur ce coup-là. Depuis le temps que je côtoyais la jeune blonde, l'idée d'apprendre à la connaître un peu plus et de partager une bière avec elle me paraissait excellente.
« Ok! De toute façon, elle est toujours dans le coffre de ma voiture. » Avouai-je en riant à l'unisson avec la jeune femme.

Elle se remit au travail et même si je n'avais pas réellement envie d'en faire autant, je remarquai qu'il fallait que je m'occupe si je voulais pouvoir répondre à la question qui suivit. Je retournai derrière le comptoir, prenant l'initiative de m'occuper de la caisse enregistreuse en constatant que le temps passait à une vitesse incroyablement rapide et que la journée n'allait pas tarder à se terminer. Autant prendre un peu d'avance… D'autant plus que vu le temps de chien qu'il faisait à l'extérieur, je doutai que d'autres personnes aient le courage de sortir de chez elles pour venir acheter un quelconque disque. Il n'y avait aucune raison que je ne réponde pas à la question de Daisy. Ce n'était un secret pour personne et il se pouvait même qu'elle ait déjà entendu quelques brides de l'histoire à l'époque où tout avait eu lieux. Cependant, parler de cette perte était toujours douloureux. Baissant les yeux à mon tour, je me raclai la gorge.
« Disons que c'était un enchaînement de merdes. Pour faire simple, j'avais ce qu'on peu appeler une panne d'inspiration et c'est ça qui m'a mené à Tenby. Histoire de me ressourcer en m'éloignant de Liverpool quelques temps. Et puis, on a eu une opportunité de fous : Jouer au Reading Festival. T'imagines ? Mais la bassiste du groupe qui était aussi ma petite amie a plus ou moins flippé… Elle a quitté le groupe, puis elle m'a quitté, moi. Je n'ai pas eu le courage ni l'envie de rentrer en Angleterre et c'est comme ça que j'ai fini par devenir ton collègue en venant bosser ici. »

Je relevai finalement les yeux, cherchant le regard de Daisy pour jauger sa réaction. A quel point me trouvait-elle pathétique cette fois ? J'avais conscience que comparé à d'autres, j'avais la belle vie et que toutes ces histoires étaient superficielles, mais c'était plus fort que moi. Certes, j'avais un emploi, un toit au dessus de la tête, une famille en bonne santé, de l'argent et pourtant, mon rêve de gloire inachevé était parvenu à me détruire d'une manière insoupçonnée.
Finalement, je préférais pour une fois, laisser tomber le mélodrama pour rigoler de la situation. En souriant, je m'adressai à ma collègue.
« Alors à quel point je fais pitié cette fois ? » Demandai-je en m'esclaffant.


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MessageSujet: Re: Nate & Daisy ♣ juin 2016 Mer 3 Sep - 14:35

Au final, elle a peut-être bien fait de péter un câble, qu’elle se dit. Non seulement, elle a réussi à lui mettre un sourire sur la tronche, mais en plus elle s’est gagné une invitation au pub.  Pas qu’elle n’y aille jamais, mais disons qu’elle ne se souvient pas exactement de la dernière fois où un joli garçon, autre qu’O’Ma ou Lonán, l’a invitée à aller prendre un verre. Oh évidemment elle ne se fait pas d’idées sur ses intentions, mais un peu de changement lui fait plaisir, et après tout ce temps à bosser ensemble, elle se dit qu’il serait bien temps de le connaître un peu plus. Nate ne se résume pas à un artiste torturé et mélancolique, et la jeune femme ne peut pas s’empêcher d’avoir envie de savoir ce qui se cache sous cette façade pour le moins casse-pieds. « Tant mieux, alors. Tu risques d’en avoir besoin ! » Elle ne l’obligera jamais à jouer s’il n’en a aucune envie, mais l’avoir à portée de main ne peut pas faire de mal, et qui sait, peut-être que la soirée se terminera en groupe autour d’une guitare, sur le bord de la mer, à rêver d’aventure. Quoique, vu la température extérieure, ça n’est pas une excellente idée…

Elle observe Nate, à l’autre bout du magasin (qui n’est pas très loin en vérité) tandis qu’il bidouille sur la caisse enregistreuse, le regard baissé. Il n’a effectivement pas encore très bien digéré l’affaire, et soudainement elle se sent un peu gauche, maladroite, de lui avoir asséné de telles remarques en pleine gueule sans prendre la peine de se demander s’il souffrait réellement de toute cette histoire. Daisy écoute sans l’interrompre, contente d’entendre l’histoire de sa bouche et pas de celle des autres, comme la plupart du temps. Difficile de bien comprendre et d’aller au fond des choses quand tout ce qu’on entend, ce sont les ragots qui circulent dans le village comme un feu de broussailles. « J’suis désolée. » Et largué par sa copine, en plus. Cette fameuse Harlow, dont elle entend parler presque aussi souvent que de ses espoirs déçus. Deux coups durs en même temps… pas étonnant qu’il passe ton temps à soupirer. « Je le pense, hein. » Ça n’est pas parce qu’elle est un peu –beaucoup- brusque qu’elle n’a pas de cœur. « Sur une échelle de pas du tout à je te paye une bière, tu veux dire ? » Elle fait mine de réfléchir, quelques secondes, le regard tourné vers le plafond. « Je sais pas, je crois que tu t'approches de la bière gratuite... » Surtout lorsqu'il sourit, comme ça, au lieu de tirer une tête de trois kilomètres de long. Ça lui donne tout de suite plus envie d'être compatissante, et de le voir après le travail, aussi. C'est peut-être psychologique, et carrément un peu bête de penser de cette façon, mais c'est comme ça et Daisy peut difficilement s'en empêcher. « Tu veux prendre ma voiture ou la tienne ? » Entreprenant de déplacer un présentoir sur roulettes, plus pour s'occuper que par réelle nécessité, elle jette un regard interrogateur à Nate par-dessus un paquet de cartes postales de Tenby. En temps normal elle aurait bien pris ses deux pieds, mais l'averse ne semble pas vraiment vouloir se calmer et elle préfère encore rester au sec.

Une fois le présentoir en place, elle se met à reclasser les cartes postales, éparpillées par les clients et touristes qui sont passés dans la journée. L'horloge ne tourne pas vraiment assez vite à son goût. Elle replace les remparts avec les remparts, l'église avec l'église, et se surprend à attendre la fin de la journée avec un certain enthousiasme, et pas juste avec l'habituel soulagement fatigué qui accompagne la fermeture du disquaire. Papillonnant d'un côté à l'autre, elle essaie de paraître plus calme qu'elle ne l'est vraiment: c'est peut-être le changement dans ses habitudes, ou bien juste le fait que Nate ne soit pas moche du tout. Quoiqu'il en soit, elle ne tient plus vraiment en place et tente de s'occuper les mains le plus possible en attendant de pouvoir mettre la clé dans la porte.
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MessageSujet: Re: Nate & Daisy ♣ juin 2016 Mer 10 Sep - 23:37

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Je gratifie Daisy d'un clin d'oeil. S'il faut jouer de la gratte, alors je jouerais. La pauvre Hysteria - une Ibanez bleue métallique - n'était pas sortie de son étui depuis quelques semaines déjà et cette simple pensée était tout bonnement horrifiante. Il me manquerait plus qu'elle ait pris la poussière ou que l'une des cordes se soit fragilisée à force de ne pas être utilisée. Je secoue la tête, préférant me dire que tout va bien et que ma guitare n'est ni poussiéreuse, ni en mauvais état. Mine de rien, je joue beaucoup moins qu'avant, c'est une certitude, mais je continue à jouer de temps en temps lorsque je suis nostalgique de cette époque passée, mais tant vénérée.
J'avoue avoir un peu peur de la réaction de ma collègue face à mon récit. Je n'en connais pas beaucoup sur la jeune femme, mais comme tout le monde qui vit à Tenby depuis plusieurs années, j'ai entendu plusieurs ragots la concernant elle et son statut d'orpheline. C'est clair que quand on voit un fils bourgeois qui se plaint à longueur de journée pour des broutilles, il y a de quoi vouloir lui mettre une claque. Je me demande comment elle a pu faire pour se retenir autant de temps avant de me faire une remarque. Pourtant, j'ai l'impression qu'elle est réellement sincère quand elle me dit qu'elle est désolée. Je suis surpris, mais j'apprécie énormément ses paroles. Sans forcément m'attendre à ce qu'elle me ris au nez face à mes problèmes superficiels, je m'étais dit qu'elle ne serait pas aussi compatissante. J'ai eu tord et c'est une agréable surprise. Comme quoi, j'avais encore beaucoup à apprendre sur ma collègue qui se révélait être une très bonne personne. Je souris tristement en la regardant avant d'ajouter.
« J’apprécie, merci, Daisy. »  
Finalement, la conversation reprend sur une touche plus légère et c'est fort appréciable. Je rigole à sa plaisanterie, puis je médite sur sa question. La logique voudrait que comme ma guitare est dans le coffre de ma voiture, que nous prenions la mienne. Debbie n°2, toujours une Audi TT, cette fois grise et décapotable fièrement achetée après m'être fait larguer. C'était en quelque sorte mon lot de consolation.
« On prend la mienne, si ça ne te dérange pas. Et promis, je ne conduis pas comme un fou. »

Je préfère préciser étant donné le gabarit de la voiture qui pourrait laisser penser le contraire. Avec une voiture comme la mienne, les gens ont tendance à penser que le conducteur fonce partout. C'est le cas pour ma part, sauf dans les petits villages comme à Tenby où la sécurité est à privilégier.
Au final, la fin de la journée passe ni trop vite, ni trop lentement, mais les quelques instants où il n'y a personne dans le magasin quand le travail est fait sont un peu ennuyeux. Par chance à présent, avec Daisy, nous pouvons parler avec un peu plus de facilité et c'est quand arrive 19h que je lui propose de sortir pour que nous puissions nous mettre en chemin.
Sous la pluie battante je lui ouvre la portière, puis, je vais m'installer côté conducteur pour enfin prendre la route qui mène au Five Arches Tavern au centre ville. La route n'est pas longue et nous arrivons après quelques minutes et à peine mouillé à l'intérieur du pub. Nous allons nous asseoir dans un coin du bar où il n'y a personne et je passe ma commande au barman.
« Une Vodka/Martini pour moi et... » Je me retourne vers la grande blonde.« Prends ce que tu veux. Comme je t'ai dit, j'invite. »


_________________


We are often told during times of bereavement that time heals all wounds. That's crap. In truth, you are devastated, you mourn, you cry to the point where you think you'll never stop - and then you reach a stage where the survival instinct takes over. You stop. You simply won't or can't let yourself "go there" anymore because the pain was too great. You block. You deny. But you don't really heal.
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MessageSujet: Re: Nate & Daisy ♣ juin 2016

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Nate & Daisy ♣ juin 2016

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