AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

« Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Sam 19 Juil - 14:37

Les amis ∞ Devyn
« Tout est terminé. ».
Je pensais sincèrement que tout irait pour le mieux. Que tout allait désormais être un conte de fée, jusqu’à l’arrivée de Léo. J’allais grandir, en aimant Sacha et mon petit bébé. Je finirais par tomber amoureux de sa petite bouille dès l’instant où on le poserait sur mon coeur, sentant la chaleur de mon petit-ami contre ma peau. Il me tiendrait la main et nous irions jusqu’au bout du chemin. On construirait un avenir radieux à trois, puis peut-être à plusieurs une fois mes études terminées. Je m’imaginais dans ma belle robe blanche, m’unissant pour le meilleur et le pire avec lui, ne craignant plus jamais d’être seule. Mais j’avais tort.

Une seconde. Il avait suffit d’une seule seconde pour tout détruire en moi. Comme un verre brisé dont on ne recollerait jamais les morceaux sans y voir les immondes fissures. Cet appel de l’hôpital résonnait encore en moi comme le plus grand crime commis à mon encontre. C’était la goutte de trop. La déchirure ultime. On m’avait annoncée que Sacha Danvers, mon petit-ami et futur père de mon enfant, venait d’être hospitalisé en urgence à l’hôpital le plus adapté pour les cas graves. Mais il n’avait pas survécu. Son palpitant avait cessé de battre pour toujours. Le mien aussi. Je crois que je me suis mise à hurler de toutes mes forces, frappant au passage mon beau-père avec une hargne que je ne me connaissais pas le moins du monde. « NAAAAAAAAAAN !!! » Je me débattais de son emprise d’homme, désireuses de tout faire voler en éclats autours de moi. Le visage de ma mère était effrayant, car elle réalisait ce qui était entrain de se passer. Cependant, je ne réalisais pas encore le drame qui se produisait à l’intérieur de mon ventre. Je n’avais rien compris, rien vu... J’étais en proie à la plus grande colère de toute mon existence. Une colère indomptable et démesurée, à la hauteur de ma souffrance. Tout se brouillait dans mon esprit. La réalité devint floue. Les secondes ne se comptaient plus. Puis, le trou noir.

Trois jours. C’est le temps que j’ai passé à être recroquevillée sur moi-même dans un lit d’hôpital, entourée par les murs blancs et sans vie de la pièce. Je ne me souvenais de rien. Je ne parlais pas. Je ne mangeais pas. J’étais à la limite de la respiration, tant mon état ressemblait à une loque. Seules les larmes perlant sur mes joues témoignaient encore du reste de mon humanité. Je me sentais vide. Epuisée. J’entendais des voix autours de moi. Je sentais parfois une main se poser sur moi, mais je ne voyais personne. Je savais qu’on était venu de me rendre visite. Mais j’étais à des années lumière de l’endroit glacé dans lequel j’hibernais, telle une âme errante entre le monde des vivants et celui des morts. Toutefois, ce jour-là, je devais faire semblant. Essayer de retrouver une forme de vie. « Il faut que tu te prépares, Devyn... Tu veux que je t’aide ? » Me murmura ma mère dans sa voix la plus tendre, caressant mes cheveux en bataille. Petit à petit, je revenais à moi. La pièce reprit ses droits sur mon état, me rappelant à quel point tout était monstrueux. Je me suis levée, sans un mot, en me dirigeant jusqu’à la salle de bain. Elle avait tout préparé pour moi. Machinalement, je m’étais douchée. Apparemment, cela avait duré deux bonnes heures. Ma peau était fripée. Mes larmes se mélangeaient avec une extrême violence entre les gouttes d’eau tiède. Ca m’était égal. Je n’avais plus envie de rien. Mes sous-vêtements enfilés, c’est à cet instant que j’ai enfin posé les yeux sur le miroir devant moi. Mon ventre rond avait disparu.

Tout était presque plat. Un peu encore rondelet par endroit, mais la logique le voulait. Je ne comprenais pas. « Léo... ? » M’entendis-je appeler en regardant mon bidon désormais sans vie. Où était-il passé, mon bébé ? Je le cherchai du regard, sans le trouver. Puis les flashs remontèrent comme des coups de poignard en plein coeur. Le sang. Les médecins. La douleur. Ma mère. Tout s’embrouillait. Mais petit à petit, je parvins enfin à mesurer la situation. Léo ne respirait pas. Il était né sans même avoir pu être vivant. A cet instant, je ressentis une nausée violente, s’emparant de mes tripes. La bile de mon estomac ressortit par ma bouche, laissant la goût amère de la haine s’emparer de mon être. Dans un excès de rage, mes poings ont frappé le miroir qui a fini par se briser. Je me suis coupée, mais je m’en moquais éperdument. Je devais enterrer mon petit-ami et mon bébé. Qui pourrait survivre à ça ? Qui pouvait vouloir rester vivante après ça ? Moi je n’en avais plus la force. Il ne me restait que les larmes salées et la colère pour me maintenir dans une forme de Zombie. Ma mère est arrivée dans la pièce. « DEVYN ! » a-t-elle crié, se jetant sur moi. Elle a appelé une infirmière, qui m’a relevée, portant à mes poignets des bandages et du désinfectant. Ce n’était pas si grave que ça en avait l’air. Ma mère me secoua, tentant de me faire décrocher un mot quelconque. Mais rien. J’étais morte en même temps que mes deux amours. Et je n’avais plus qu’une envie : les rejoindre.

Cependant, pas aujourd’hui. Il fallait que je me rendre à l’enterrement. C’est ma mère qui m’avait préparée. Je la laissais faire, telle une poupée de porcelaine éclatée en morceaux sur le sol. Pourquoi vouloir faire bonne figure, hein ? J’étais en deuil. Je n’avais envie de voir personne. Pourtant, il fallait que je le fasse pour Sacha et Léo. Alors je l’avais suivie jusqu’en dehors, prenant la voiture. Mon beau-père était assis à l’avant, moi derrière. Quand nous fûmes arrivés, je réalisais doucement que tous mes proches et ceux de Sacha seraient là. Sohel, Malone, Abigail, Grace, Alexander,... Ils seraient présents, je n’en doutais pas. La soeur de Sacha avait dû les prévenir. Moi je n’en avais pas eu la force. J’étais faible. Terriblement faible. Et mon ventre plat risquait d’alerter bien du monde sur la mort de Léo. Je ne parvenais toujours pas à m’y faire. J’avais tout perdu. Absolument tout. Alors nous sommes entrés dans l’église, silencieux. Je me suis assise devant, comme on me l’avait proposé. Qui s’était occupé des funérailles ? Je ne le savais pas vraiment. Il faut dire que je n’en avais rien à foutre, désormais. Parce que cela ne les ramènerait pas...

code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Sam 19 Juil - 16:30

Grace se regardait dans la glace. Toute de noir vêtue, elle ne se reconnaissait pas. Faut dire aussi qu'elle avait un teint blafard et les yeux rougis par la quantité astronomique de larmes qu'elle avait versé ces dernières heures. Sa robe noire sans forme et sans vie n'arrangeait rien, ça faisait même ressortir sa pâleur. Grace se trouvait moche. C'est dommage, elle aurait aimé être belle pour dire au revoir à Sacha. Mais elle ne l'était pas. Même le mascara waterproof qu'elle sait pourtant utiliser comme une professionnelle ne l'avait pas embelli. Pas à ses yeux en tout cas. Quand elle se voyait, Grace n'apercevait que tristesse. C'était lugubre, c'est l'effet qu'a la mort sur les gens. Sauf que la blondinette se serait bien passée de le savoir. Qu'est-ce qu'on peut bien dire ou faire quand un garçon de dix-neuf ans meurt? C'était injuste. Assurément. Et en partant, Sacha avait laissé toute une bande d'adolescents endeuillés. Dévastés par la terrible nouvelle. Tous autant qu'ils sont. Même Alexander avait été touché par la nouvelle lui qui avait fait de Sacha son pire ennemi. C'était le choc. Grace revoyait Abigail en pleurs, en train d'essayer de leur expliquer ce qui était arrivé à ce pauvre Sacha. Encore et encore. Un souvenir qui ne la quitterait certainement jamais. Elle avait mis du temps à réaliser que Sacha était définitivement parti. Et quand elle avait enfin compris qu'elle ne le reverrait plus jamais, Grace n'avait pas pu s'empêcher de pleurer à chaudes larmes. Elle ne s'était presque pas arrêté depuis. Elle s'accordait bien évidemment des pauses. Majoritairement quand elle dormait. C'était infernal. Grace se remémorait tous leurs bon souvenirs. Elle avait même eu la folle idée de regarder de vieilles photos. Sacha et Grace. Ça avait été un sacré duo. A la vie, à la mort, hein? Grace pensait pas qu'elle mesurerait un jour la portée d'une telle promesse. C'était fini. Sacha était mort. Plus de duo, la mort l'avait vaincu. Dans un dernier espoir, Grace avait voulu mettre du blush pour égayer son visage. Au moins un peu. Alors elle avait essayé de sourire pour en appliquer sur ses pommettes comme elle avait l'habitude de faire. Impossible. Elle n'arrivait pas à réveiller ses muscles, ils refusaient de feindre le moindre sourire. Elle avait abandonné, laissant tomber avec impuissance son matériel contre sa coiffeuse. A quoi bon? Quoi qu'elle fasse, ça ne le ramènera pas. Grace l'avait bien compris. La mort, c'est pour toujours. On en revient pas. Sauf quand on s'appelle Jésus si elle avait bien compris. Mais c'était pas le cas de Sacha. Il ne reviendrait pas et maintenant tout le monde devait lui dire adieu. Grace n'en avait aucune envie. Elle n'était pas prête à faire ça. Elle le serait sûrement jamais. La disparition de Sacha, c'est bien la pire chose qui lui soit jamais arrivée. Et finalement, l'air grave, Grace avait rejoint les autres dans le salon. Elle avait vite fini au bras de Sohel, ses jambes tremblaient trop pour qu'elle marche toute seule. Pas un mot, pas besoin de dire quoi que ce soit. C'était déjà assez triste comme ça. Grace s'était laissée guider jusqu'à la voiture et ensuite jusqu'à l'église. En y entrant, elle avait tout de suite reconnu Devyn assise au premier rang. Même si elle était de dos. Elle avait échangé un regard entendu avec Sohel avant de lui lâcher le bras. Il ferait mieux de rejoindre sa soeur. Grace quant à elle s'était assise sur un banc avec Alexander. Et Malone. Elle n'avait pas encore aperçu Abigail. Elle devait pourtant pas être bien loin, accompagnée de sa famille. Mais Grace n'avait pas trouvé la force de la chercher du regard. La blondinette avait le regard rivé sur ses beaux souliers vernis noirs, la mort dans l'âme. Ce cauchemar devait prendre fin. Et vite. Parait que pendant la cérémonie, ils allaient tous avoir le droit de dire quelques mots en hommage à Sacha. Grace allait le faire. Elle avait voulu préparer un discours. Ecrire quelque chose mais elle n'avait trouvé aucun mot pour rendre justice à son ami. Il était exceptionnel et elle l'aimait. Sa place était parmi eux. Pas dans cette boite en bois au bout de l'allée.





Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Sam 19 Juil - 23:53

Sans sentiments. Voilà comment était Abigail à l'heure actuelle. Elle ne ressentait aucune émotion. Sûrement parce qu'elle n'avait fait que pleurer ces derniers jours. Pourtant, une semaine auparavant tout allait bien.  Du moins pour elle, elle savait qu'il y avait des problèmes au sein de leur groupe d'amis puisque certains avaient même quitter le domicile mais elle n'y avait pas prêté attention. Elle qui respirait pratiquement tout le temps la joie de vivre, elle venait presque de toucher le fond. Il y a quelques jours, alors qu'elle était au salon avec avec ses amis, elle avait reçu un appel de sa mère. Jamais elle n'aurait imaginé recevoir cet appel. En répondant, elle aurait pensé à quelque chose d'habituel. Pour parler des préparatifs de mariage de sa mère et son beau-père ou une simple discussion entre mère et fille. Alors que non, c'était loin de tout ça. Elle n'avait pas pensé,  ne serait ce qu'une seconde, qu'elle l'appelait pour lui annoncer le décès de Sacha. Abigail avait éclaté en sanglots dans la minute qui avait suivi, sentant les regards interrogateurs des autres sur elle. Elle n'avait même pas le courage de finir l'appel. Elle venait de perdre son frère, une des personnes qui comptaient le plus pour elle. Celui qui les avaient tant aidé lorsqu'ils avaient perdus leur père, celui à qui elle se confiait et la personne qui aurait toujours été là pour elle. Enfin son frère quoi. Elle avait perdu son père il y a quelques année de ça et maintenant c'était son frère. Autant dire qu'elle espérait que ça s'arrête là. Mais bon, elle n'était pas à plaindre, Devyn était dans une mauvaise situation aussi actuellement. Pour Abigail ça lui paraissait impossible, peut-être que c'était un cauchemar ou une blague. Enfin ça c'est ce qu'elle aurait voulu mais, ce n'était pas le cas. Après avoir à peu près retrouvé ses esprits, elle essayait de le dire aux autres après maintes reprises, n'arrivant pas à l'avouer au départ. Puis à voir leurs réactions, ils avaient tous été choqués et la tristesse s'était emparée d'eux. Même Alexander, étonnamment. Dès qu'elle en a eu la force, Abigail était partie dans sa chambre pour prendre quelques affaires, il était sûr qu'elle allait passer les prochains jours auprès de sa famille. Abigail s'était rapidement rendue à la maison familiale, avec du mal certes mais elle y était allée. Sa mère et son beau-père venaient de rentrer de l'hôpital et l'ambiance était tendue, triste. Sans aucune doute, sa mère était en pleurs et son beau père était très triste, ce qui l'étonnait assez. Mais, aucune réflexion n'allait être faite. Ils allaient mettre les rancœurs de côté pour les prochains jours, du moins elle allait essayer de son côté. Les jours qui avaient suivis étaient éprouvants. Ils avaient dû gérer leur chagrin, préparer les funérailles et aussi prévenir les proches. Heureusement qu'ils tenaient le coup même si ce n'était pas du tout évident et qu'ils avaient le soutien de certaines personnes. Le jour de l'enterrement était rapidement arrivé. Au matin, les personnes qui le souhaitaient, pouvaient aller voir le jeune homme. Abigail n'avait pas voulu, elle souhaitait avoir une dernière image de Sacha qui serait plutôt bonne. Même si elle n'avait pas pu lui dire au revoir parce que tout cela c'était déroulé tellement vite, sans que personne ne s'y attende. Boum, un choc. Alors, elle considérait cet enterrement comme son adieu. La jeune femme avait fait un effort pour être un minimum présentable, aidée de sa mère, même si ce n'était pas sa principale préoccupation à ce moment même, loin de là. Sans trop tarder, ils étaient partis vers l'église et étaient arrivés là-bas en premier, ou presque. Le monde commencait ensuite à arriver, passant par la famille en présentant leur condoléance et toute ses sortes de choses qui se disent lors de funérailles. Ca apportait un peu de courage certes mais, Abigail ne les écoutait que d'une oreille, son esprit était ailleurs. Elle essayait surtout de retenir ses larmes même si au bout d'un moment, elle allait finit par craquer et ne plus s'arrêter pendant la cérémonie. Regardant autour de soi, elle avait remarqué quelques personnes de la bande mais, à vrai dire elle n'avait pas ressenti le courage d'aller vers eux et leur parler. Pas pour le moment en tout cas. Elle savait qu'ils seraient tous là pour se soutenir mutuellement si besoin est. Abigail finit par s'avancer et partit s'installer au premier rang, pas très loin de Devyn.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Dim 20 Juil - 17:51

Le jour se levait et je n'avais pas dormi de la nuit, j'avais réfléchi toute la nuit à ce qu'il se passait dans ma vie mais aussi dans celle du groupe. La mort de Sasha avait pris tout le monde de court et pour la première fois je me sentais impuissant par rapport aux autres. La tristesse envahissait cette maison et je n'avais pas encore revu ma sœur, il fallait dire que depuis notre dernière conversation, nous n'avions pas eu de contact, certes par ma faute et par ma fierté mal placé. Je m'en voulais aujourd'hui de n'avoir pas été plus présent pour elle mais bon les choses étaient bien trop compliqués malgré tout il fallait que je règle ce petit détail. Quand on regarde bien il ne me restait que ça à régler car dans ce malheur j'avais pris une grande décision mais ce n'était pas le moment de venir parler de cela. Je regardais le plafond tout en essayant de me remémorer les moments passés avec Sacha, il y en avait pas mal mais aussi des moins bons mais aujourd'hui cela n'était plus important, c'était avant qu'il aurait fallu que j'y pense pour rattraper les choses. Après avoir regardé l'heure, je vins à me saisir de mon téléphone pour envoyer un sms à Juliette, elle était là pour moi mais pas seulement grâce à elle j'avais compris des choses sur moi et j'avais pris la décision de changer de vie pour elle. C'était une chose nouvelle pour moi et cela me plaisait tout autant que je me sentais perdu avec la mort de Sacha. Je savais que Devyn était chez sa mère et celui qui me servait de père et je n'avais pas envie de les voir malgré tout je me faisais du soucis pour elle, j'avais peur qu'il lui arrive quelque chose surtout que j'avais ce drôle de pressentiment qui me prenait de l'intérieur et je n'arrivais pas à le défaire. Après quelques secondes immobile, je passais une main sur mon visage avant de me lever et d'aller me passer un peu d'eau sur le visage, j'avais une tête horrible mais cela allait être le cas de beaucoup de monde aujourd'hui. C'était le genre de journée que je détestais, le monde était bien trop cruel, personne ne devrait avoir à vivre ce genre d'épreuve et je savais ce que cela signifier, je savais ce que voulait dire ressentir cette blessure que nous prend de l'intérieur, cette douleur qui nous ronge sans que l'on puisse la contrôler. La vie était mal faite, pourquoi prendre un homme qui avait encore la vie devant lui et qui allait devenir père.. Personne ne méritait tout ça.. Je descendis dans la cuisine pour boire rapidement un café avant de remonter pour me changer passant un jean et une chemise noir et de rejoindre tout le monde dans le salon silencieusement. Rapidement Grace tenait mon bras, j'avais fini par poser ma main sur la sienne tout en la conduisant à la voiture puis après à l'église. Rapidement je cherchais Aby du regard puis ma sœur, elle était assise seule devant alors qu'Aby était entourée de sa famille, pour le moment je n'allais pas aller l'embêter mais j'irai la voir après.. Je tournais la tête pour regarder Grace, je compris de suite ce qu'elle voulait me dire « On se voit après Poupée ! » Je regardais Grace rejoindre Alex et Malone avant de soupirer et d'avancer vers ma sœur. Une fois face à elle, je restais un moment à la regarder, m’apercevant que son ventre n'était plus arrondi, je baissais la tête tristement en comprenant ce qu'il avait du se passer, en plus de perdre l'homme qu'elle aimait, elle avait perdu leur enfant. Je lançais un regard vers la poupée, Alex et Marlon puis vers Aby avant de m'installer aux côtés de ma sœur venant glisser mon bras autour d'elle « Je suis là Princesse... Pardonne moi d'avoir été con avec toi... » Je déposais un baiser sur son front délicatement tout en venant prendre sa main avant de poser mon regard sur le cercueil et la photo de Sacha, malgré la tristesse cela me tira un léger sourire, il avait tellement l'air heureux sur cette photo et puis il avait toujours ce petit truc qui pouvait rendre le sourire. Je baissais mon regard avant de venir regarder ma sœur, pour le moment je ne voulais pas lui demander quoi que ce soit ce n'était pas le moment... mais en tout cas, j'étais là pour elle comme pour les autres et cela serait toujours le cas...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Lun 21 Juil - 0:11

J’étais là face à mon miroir, vêtue de mon costume noir et blanc. Aucune émotion ne se lisait sur mon visage,  j’étais là sans vraiment savoir pourquoi. Evidement lorsque l’annonce a été dite, j’ai été choqué, attristé, mais aucune larme n’est sortie. Sacha est mort… comment devais-je réagir face à ça ? Moi qui avais souhaité sa mort, il y a un mois de cela. Je ne l’avais pas revue depuis ce fameux jour, celui ou Devyn m’a quitté pour retourner dans ses bras, et qu’ils allaient être parents. Je l’ai haïs du plus profond de mon être, voulant sa mort parce qu’il m’avait volé ce que j’avais de plus cher à cet instant. Mais le voulais-je réellement ? Non, c’était sur le coup de la colère. Je les ai laissé partir, pensant qu’ils seraient heureux tous les deux, qu’ils feraient leur vie de leur coté, comme moi, j’ai décidé de le faire. Et si c’était de ma faute ? Je sais que ça peut paraître idiot de dire ça… ce n’était pas moi dans l’autre voiture, celle qui a percuté Sacha. Mais si en l’ayant espérer trop fort… ça c’était réalisé ? Je fuyais mon regard dans le miroir, mes yeux se posèrent sur la fenêtre. Le temps semblait clément aujourd’hui ; au moins la pluie ne viendrait pas assombrir l’évènement déjà morose. Je pensais à Devyn, à sa peine… malgré notre séparation tumultueuse et les mots durs que j’ai employés, je ne pouvais pas la laisser tomber ; et puis Abigail aussi ; c’était son frère. J’aurais pu ne pas assister à cet enterrement, mais je le devais pour mes amis. Malgré nos différents, Sacha faisait partit de notre bande.

Mon téléphone vibra, se qui me fit revenir à la réalité. C’était Aislynn, je décrochais… ma gorge était sèche tellement l’ambiance était pesante dans la maison. « Oui, on va bientôt partir. Je t’appelle après la cérémonie. » Je raccrochais, parfois je me dis que la vie est mal faite… pourquoi faut-il que lorsqu’on touche au bonheur, tout s’écroule autour ? J’inspirais une bouffée d’air et passa la porte de ma chambre. Je descendis l’escalier qui menait au rez de chaussé, tout le monde était prêt… vêtu de noir et pâle. Un silence pesait sur la pièce, je saisis les clefs de mon 4x4, et quitta la maison accompagné de mes amis. Nous montions dans la voiture, et le chemin fut silencieux. Les gens pourraient me croire sans cœur pour ne pas pleurer pour Sacha, mais j’étais comme ça… Je garais la voiture près de l’église où déjà pas mal de monde s’était agglutiné. Je suivis la troupe sans un mot. Une fois passée les portes, je reconnue de suite la silhouette de Devyn au premier rang, cela me fendit le cœur de la voir ainsi. Peut être que si elle était restée avec moi… rien de cela ne se serait passé… mais avec des « si » on referait le monde, non ? Puis je remarquais la présence d’Abigail ; j’aimerais pouvoir la prendre dans mes bras, la rassurer… mais je préférais la laisser avec sa famille. Sohel, nous quitta pour rejoindre le premier rang; je repris le flambeau et aida Grace à s’assoir entre moi et Malone. Tout cela n’était pas bon pour elle… elle était enceinte, et les chocs affectifs peuvent parfois avoir des conséquences. Je passais mon bras autour de ses épaules et tenta de la réconforter au mieux. Contrairement à moi, la jolie blonde avait été proche de Sacha, très fusionnel. Je jetais un coup d’œil autour de moi, je ne connais pas la moitié des gens présent dans cette Eglise… finalement je comprenais que je ne le connaissais pas. On vivait sous le même toit, nous avions les mêmes amis, et pourtant… nous n’avions rien en commun.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : knight.
TES DOUBLES : daniel & adriel.
TON AVATAR : tylerHOTposey ♥
TES CRÉDITS : shyia & annaelle & tumblr.
RAGOTS PARTAGÉS : 4629
POINTS : 5524
ARRIVÉE À TENBY : 26/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 25ans. (04.11.1991)
CÔTÉ COEUR : en couple avec Mona depuis un moment maintenant.
PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Dim 3 Aoû - 17:58


i don't believe in a happy ending anymore.
friends or something we call family.
Je tentais en vain de finir ce noeud de cravate; mes mains semblaient tremblotante et mon esprit complètement ailleurs. J'étais incapable de dire si j'étais capable de ressentir quelque chose dans ce genre de situation. L'ombre de Cheyenne s'appuyant sur la porte de ma chambre me pressa tout en me rappelant qu'il était temps d'affronter la réalité. Je jetais un dernier coup d'oeil au mirroir. Le noir n'a jamais été ma couleur préférée et aujourd'hui, encore moins. Je m'approchais de la jolie brune, le regard vide. Je m'emparais de sa main et exercais une pression sur celle-ci, comme pour me rassurer. Aujourd'hui, inutile de se prendre la tête en se demandant ce que nous sommes. Aujourd'hui, Cheyenne est là pour me soutenir et pour m'accompagner à l'enterrement d'un de mes meilleurs amis. Un baiser déposé sur son front et je l'emportais dans ma lancée.

Sacha et moi n'étions pas super proche mais nous n'étions pas des inconnus pour autant. Il restait un garçon que je voulais protéger comme le reste de la bande. Il m'a toujours fais rire. Les dernières histoires nous ont éloigné mais je me suis toujours souvenu qu'il a été là pour moi le jour où j'ai appris que j'allais être papa. Ca a beaucoup compté. Malgré le fait que j'avais l'impression qu'il m'enlevait Devyn en partant avec elle, je ne lui en ai jamais voulu. Un demi sourire s'échappa de mes lèvres tandis que je repensais au fait que j'ai toujours pensé que les deux amoureux finiraient par revenir. Quelle ironie. Le temps d'un rire noir discret et tout s'efface. Le temps de repenser à tous ces détails et je me garais pas loin du cimetière.

Il ne m'était guère possible de lâcher la main de Cheyenne. J'avais l'impression qu'elle me faisait tenir debout dans cet univers calme et morbide. Je m'approchais de mes meilleurs amis, le regard aussi vide que tantôt. Les leurs étaient pires. Je glissais un baiser rassurant sur la joue de Devyn en passant à côté d'elle, je savais qu'elle n'avait pas besoin de plus pour l'instant. Je fis la même chose avec Aby sans savoir si ça allait l'aider. Elle que j'avais l'habitude de voir pleine de joie de vivre, c'était une autre fille qui se trouvait devant moi aujourd'hui. Ca m'attristait et intérieurement, je me gifflais de ne pas savoir comment ne serait-ce que l'aider un peu. J'adressais des signes de tête aux garçons avant de me placer pas loin d'Alex. Cheyenne ne m'a pas lâché et je ne la remercierais jamais assez pour ça. Grace finit par arriver et Alex la plaça entre nous, comme si être entouré de deux hommes grands et forts la rassurerait. Toutes ses émotions étaient mauvaises pour le bébé mais je ne pouvais rien y faire. Ma main se posa sur son épaule quelques secondes puis se glissa dans ma poche. Mes yeux se tournaient vers la cérémonie. Les mots rentraient mais je n'y faisais pas attention. J'étais perdu. Je regardais autour de moi et voyait à quel point Sacha était quelqu'un d'apprécié. J'ai toujours été très optimiste par rapport au monde qui m'entourait mais je ne pensais pas que les humains étaient stupides à ce point là. La vie, aujourd'hui, elle craint complètement.
electric bird.

_________________

thanks for the memories
plonge au cœur de moi, au fond de mes abîmes, de mes abîmes, dis-moi ce que tu vois. plonge au cœur de moi. et quand tout me dessine, tout me dessine, je veux renaître en toi. ▬ viens, écris sur ma peau les mots que je n’ose pas. même au bord du KO si je tombe retiens-moi.


Dernière édition par I. Malone Carter le Mer 27 Aoû - 14:23, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Dim 3 Aoû - 21:07

A thousand silhouettes dancing on my chest
Porter du noir ne vous fera pas une meilleure silhouette. Aller à un enterrement ne vous fera pas vous sentir mieux. C'était des conneries, c'est deux trucs là. C'était censé vous imbiber de bêtises pour vous calmer, Dieu savait seulement comment. Parce qu'au bout du compte, tout remontait qu'à cet idiot là, non ? La vie avait son quota déséquilibré de conneries, et c'était la faute au grand patron qu'avait mal jaugé les ingrédients. Faire mourir un type aussi jeune ? Des conneries. Une erreur de calcul monstrueuse. Bien joué, crétin. Regarde la misère que t'as engendré.

Appuyée contre la chambranle de la porte, j'attendais que Malone finisse de se préparer. Pas question de le hâter parce que j'étais moi-même prête depuis un bon moment - dans ce genre de situation, il fallait apprendre à laisser certaines choses chez soi. Dont l'impatience et la grande gueule. Ma tête se posa lourdement sur le bois comme animée de sa propre volonté. Il devrait y avoir un manuel pour ces occasions là ; je me sentais parfaitement impuissante face au désespoir. Je ne pouvais que consoler le brun, et encore. Je ne connaissais pas Sacha. Je ne l'avais jamais connu, je ne le connaîtrai jamais. Sur ce point là, c'était clair, mais sur le reste ... Comment étais-je censée apaiser la douleur ? Au bout d'une éternité, Malone finit par réussir à enfin boucler le nœud de sa cravate. A en juger par son expression de vide, il avait davantage l'air de terminer de nouer sa propre corde pour la potence. Lui adressant un sourire compatissant, j'acceptai la pression de sa main. Je n'avais pas besoin d'être consolée, j'étais juste en colère. Mais lui, lui, il avait besoin de moi. Et je n'allais pas le laisser tomber. Jamais. Qu'importe ce que j'étais à ses yeux. Qu'importe ce que nous pouvions bien être aux miens. Le baiser qu'il déposa sur le haut de mon crâne conforta mes convictions.

Je haïssais les enterrements. Tous autant qu'ils étaient. Je détestais la mort, l'oblivion, je détestais le fait qu'un jour je me retrouverai ici à mon tour avec tous ces zombies autour de moi. Parce qu'ils l'étaient tous, comme zombifiés. Sacha était le seul manquant à l'appel et pourtant ; toute l'assemblée semblait comme ... absente. Morte à son tour. Morbide. Froide. Mortellement triste. J'avais envie de m'enfuir dans le sens inverse. Rassemblant le peu de courage dans mes entrailles, je pris sur moi pour me concentrer essentiellement sur Malone. J'étais là pour lui. Pas. Question. De. Le. Lâcher. Je me contentai de le suivre, l'épaulant lorsque je sentais qu'il se faisait plus faible à mes côtés, raffermissant ma poigne lorsque pour la peine, j'avais peur qu'il défaille. Finalement, nous nous assîmes à côté de Grace, à un siège d'Alex. Je tentai de lui sourire également, mais l'ambiance générale avait eu raison de moi dès le parking. La boule au ventre, les nerfs en pagaille, les yeux brûlants pour un parfait inconnu, je tâchai de me concentrer sur le pouls que je captai depuis la paume de Malone en regardant tous sauf le cercueil.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Mar 26 Aoû - 20:52

Les amis ∞ Devyn
« Tout est terminé. ».
Je ne me sentais pas forcément de taille à affronter les regards qui m’entouraient. Je ressentais les présences qui envahissaient petit à petit l’église étroite, intimiste, choisie par la famille de Sacha. Je n’avais pas pu prendre part aux décisions. Et quand bien même, je doute que je puisse en avoir la force. A l’heure actuelle, je n’étais qu’une coquille vide. Mon âme s’était brisée en morceaux avant d’être éparpillée aux quatre coins de l’Enfer. Parce que je savais désormais que mon séjour sur cette planète n’était rien d’autre qu’une porte à franchir, un cap à passer, pour accéder à un éventuel Paradis. J’espérais sincèrement qu’il en existait un. Parce que si c’était le cas, je savais que mon fils et Sacha y résidaient, juste au-dessus de nos têtes inanimés par le deuil. Dans mon infinie tristesse, j’aperçus la présence de Sohel, mon frère, qui finit par venir à mes côtés et me prendre contre lui, déposant un baiser sur mon front. Les yeux embrumés de larmes, je lui souris devant les excuses qu’il me donnait à bras ouverts. « Je t’aime, Sohel. » Je ne saurais que dire d’autre, durant ces secondes solennelles où tout mon être retrouvait un peu d’humanité en sentant la chaleur humaine qui se dégageait de son corps viril. C’est à cet instant que le son de l’orgue retentit dans la pièce, laissant mon corps reprendre son état de décomposition avancée. Je tournai les yeux sur le prête, qui débuta la cérémonie. Les larmes et les sanglots étouffés ne trahissaient personne dans cet endroit. Je pouvais palper la tension insoutenable de la souffrance, ce qui ne me rendait guère la tâche plus aisée. Finalement, l’homme d’Eglise nous appela à dire quelques mots en l’honneur de Sacha. Je me réveillai de ma léthargie et je me plaçai sur mes deux jambes endolories, rejoignant le micro placé sur le côté. Mes yeux ne pouvaient se détacher du cercueil sur lequel trônaient sa photo et quelques fleurs. Je n’avais aucun papier de préparé à cet effet. Cela ne m’empêcha pas d’élever ma voix. « Je ne sais pas si le Paradis existe. Mais si tu es là-haut et que tu nous regardes... Tu dois sentir notre douleur. Je suis persuadée que tu aimerais sécher nos larmes, toi qui aimais tellement nous voir sourire. Tu étais mon rayon de soleil mais aussi celui de plusieurs d’entre nous. Toujours à aimer la vie et à nous rendre heureux. Tu aurais tout donné pour tes proches, quitte à parfois t’oublier pour leur propre bonheur. Alors... c’est comme ça que je te garderai en mémoire, pour toujours... » Dis-je péniblement, sentant les sanglots m’étouffer. Je repris ma respiration, toisant la boîte en bois où il dormait paisiblement. « Tu me manques, Sacha. Je ne t’oublierai jamais... Prends soin de notre petit Leo, là où tu es. » Finis-je par dire, avant de laisser une larme perler sur ma joue blême. Tout le monde aurait deviné, ne serait-ce qu’à mon ventre plat, que j’avais perdu l’enfant. Qu’il n’était plus en moi. Désormais, tous avaient la confirmation que je venais de dire adieu à Sacha mais aussi à notre bébé, dont il avait déjà choisir le prénom. Je regagnai alors ma place dans le silence, prête à écouter les autres discours, le coeur serré par la peine. Détruite. Brisée à jamais.

code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Mar 26 Aoû - 23:23

Les gens entraient dans l'église, Grace entendait le bruit de leurs pas. D'habitude, Grace se serait amusé à scruter l'entrée et les arrivants. Elle a toujours été d'une curiosité presque maladive. Mais elle n'en avait aucunement envie. Elle savait qu'elle ne verrait que des visages sombres et des regards vides. Qu'y avait-il d'intéressant ? Rien. Alors elle avait continué à fixer ses pieds. Alexander, à côté d'elle, l'avait ramené contre lui et Grace s'était fait violence pour ne pas fondre en larmes. Si elle commençait, elle n'était pas sûre de pouvoir s'arrêter avant qu'elle ne soit rentrée à la maison. Inspirant fortement, elle avait quitté du regard ses chaussures pour poser sa petite tête contre l'épaule de son colocataire. Alexander, le seul blond désormais du grand ménage qu'ils formaient tous ensemble. Cette pensée glaça Grace. Avant, il y avait Sacha et ses cheveux décolorés qu'elle aimait bien ébouriffer. C'était dur mais elle se le répétait encore une fois : elle ne le verrait plus jamais. Et elle manqua encore une fois de craquer mais la pression d'une main sur son épaule la calma. Elle tourna doucement la tête vers Malone en ravalant ses larmes, c'était gênant mais beaucoup trop gentil pour que Grace ne prenne pas en considération son geste. C'est là que l'orgue se mit à jouer. D'un coup, Grace se redressa vivement comme réanimée par la musique sinistre qui se répandait dans l'église. Elle avait toujours admiré ces instruments-là. Enormes, presque majestueux. Maintenant, elle l'associera toujours à cette terrible journée. Pas sûre qu'elle les voit encore du même oeil après ça. Le prêtre se mit à parler, Grace avait l'impression de ne comprendre qu'un mot sur deux de son discours. Elle écarquilla les yeux en comprenant qu'il avait fait la lecture d'un passage de la Bible. Vraiment, Dieu avait écrit ça ? Grace l'avait imaginé plus talentueux. Il invita ensuite son audience à venir s'exprimer en l'honneur de Sacha. Grace déglutit en voyant Devyn s'avancer vers le micro. Elle avait l'air sans dessus dessous. Et elle l'était, son discours le confirma. Ça y est, elle lui avait dit au revoir. Ou plutôt adieu. Grace se leva d'un bond alors que Devyn rejoignait sa place. Elle ne savait pas comment elle allait faire ça mais elle devait le faire. La blondinette avait l'impression de marcher dans du sable mouvant tant ses jambes tanguaient mais elle était tout de même parvenue à rejoindre l'estrade. Elle avait pris soin de ne pas regarder le cercueil où se trouvait Sacha. Pour ça, elle n'était pas encore prête. « J'aurais aimé te serrer une dernière fois dans mes bras, je... » Grace allait exploser. Sans qu'elle ne les sente, les larmes s'étaient mises à couler sur ses joues. « Désolée monsieur le prêtre mais votre Dieu, il a choisi la mauvaise personne. Sacha est adorable, c'est mon meilleur ami. » C'était. Mais parler de lui au passé paraissait impossible à Grace. « Il veut être un grand peintre, il est bourré de talent. Et je l'aime. » Grace avait baissé les yeux vers le cercueil en prononçant ces mots. Ses prunelles s'étaient attardées sur une photo et même si elle n'y voyait plus très clair, elle y avait reconnu Sacha. A travers ses larmes, la blondinette s'était mise à sourire. « J'arrive pas à croire que je sois vraiment en train de faire ça... Au revoir Sacha, je t'aimerais toujours. » Aussi vivement qu'elle était arrivée sur la plateforme, Grace était repartie, la main sur sa bouche pour étouffer ses sanglots. De retour à sa place, elle s'était agrippée au bras d'Alexander et avait enfouit sa tête dans son cou.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Mer 27 Aoû - 1:19

Assise là, elle regardait ce qu'il se passait autour d'elle. Elle n'y prêtait pas vraiment attention, plus perdue dans ses pensées qu'autre chose. Elle attendait seulement que ça commence mais quand même pas avec hâte. Abigail souhaitait juste que ça se termine rapidement. Elle n'aimait pas être présente à ce genre d'évènements mais c'était là pour son frère. Pour lui rendre un dernier hommage même si Abigail aurait préféré éviter ça. Ca aurait signifier qu'il serait toujours là, à ses côtés et aux côtés de ses amis aussi mais, ce n'était pas le cas. Ca ne le serait plus jamais. Réagissant un peu à ce qu'il se passait dans l'église, elle regardait les dernières personnes venir, ses amis en faisait partie. Elle les regardait s'installer. Abigail sourit légèrement suite au geste de Malone avant de se replacer correctement. Au même moment, on pouvait entendre le son de l'orgue qui se répendait. Elle baissa la tête en écoutant et retenant ses larmes au passage. Jusqu'à quand elle allait tenir ? Sûrement pas pendant longtemps. Puis la voix du prêtre se fit entendre. Elle releva doucement la tête et fixa la photo de Sacha qui était juste en face. Abigail écoutait ce qu'il disait, elle n'y croyait pas. Elle ne croyait plus en rien. Ayant besoin de réconfort, elle prit la main de sa mère dans la sienne et la serra doucement tandis que l'homme d'Eglise finissait de parler et les invitait à aller faire un discours. Elle irait, plus tard. Le courage, elle l'aurait. Pour elle, ça fera comme si elle lui adressait la parole pour la dernière fois même si en réalité, ça s'adressait plus aux gens qui étaient présents qu'à Sacha. C'était juste en sa mémoire, son honneur. Mais ça permettait peut-être aussi de se sentir plus soulagé, après avoir dit ce qu'on avait sur le coeur. Abigail posa à présent son regard sur Devyn qui commençait à prononcer son discours. Elle sourit tristement en l'écoutant. Elle comprenait que c'était encore moins facile pour elle, en plus de perdre son petit-ami, elle perdait son enfant. Et elle n'était même plus avec eux pour affronter ça ensemble et pour qu'ils l'aident. Abigail trouvait ça dommage mais peut-être que Devyn préférait faire son deuil loin d'eux.  Elle écoutait maintenant Grace, elle savait qu'elle était tout de même proche de Sacha mais ça l'étonnait de la voir comme ça parce que parfois, elle ne comprenait pas les choses. Elle restait fragile. Abigail n'aimait pas la voir comme ça. Elle aimerait remonter le moral à Grace ou Devyn alors qu'elle-même ne l'avait pas. Elle laissa une larme couler sur sa joue suite aux paroles de son amie et le regardait repartir à sa place, après avoir fini. Voyant que personne ne se levait, elle prit son courage à deux mains et partit s'installer là où les deux autres étaient plus tôt. La jeune femme remarqua tous les regards posés sur elle et soupira doucement avant de commencer à parler. " Je réalise toujours pas, j'y arrive pas. Savoir que je le verrai plus à mes côtés, qu'il n'y aura plus cette boule d'énergie au quotidien.. Ca me tue. Ce qui me rend encore plus mal, c'est le fait de ne pas avoir pu faire mes adieux convenablement. De lui dire une dernière fois que je l'aimais." Elle inspira doucement et contrôla ses sanglots avant de reprendre. " Mais j'essaies de me dire que là-haut il est bien. Il sera heureux là-bas, du moins je l'espère parce que c'est ce qu'il mérite. D'être heureux. Et.. " Abigail ne termina pas sa phrase, elle avait éclaté en sanglots avant de pouvoir le faire. Du mieux qu'elle le pouvait, elle prononça un dernier mot. " Désolée.. " Sans s'attarder, elle descendait rapidement de l'estrade et partit s'asseoir, désorientée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Mer 27 Aoû - 13:50

Les bras autour des épaules de Devyn, je restais silencieux une fois que je m'étais excusé, je me sentais désarmer face à elle mais il fallait que je reste assez fort pour elle et pour tout le monde. Les mots que ma sœur venait de dire me fit sourire et je n'avais jamais douté de ça « Je t'aime aussi » Je laissais mes bras autour d'elle, je me devais de rester ainsi pour elle. Le silence pesait dans cette église, cela me rappelait la mort de ma mère et je n'avais qu'une hâte que cela se termine. Je baissais la tête vers ma sœur déposant une nouvelle fois mes lèvres sur son front avant de relever le regard vers le prêtre qui prenait la parole. Alors qu'il demandait qui voulait parler, je tournais le regard vers ma sœur qui venait de se lever, je la laissais faire étant prêt pour intervenir en cas de besoin. Ses paroles me touchèrent et cela me fit mal de la voir ainsi et d'apprendre ce que je savais déjà. Quand elle revint à sa place, je lui attrapais sa main pour venir une fois de plus la soutenir silencieusement alors que Grace se présentait pour prendre la parole, je restais à la regarder avant de poser mon regard sur la photo de Sacha, rien n'était simple. Les paroles de Grace me firent légèrement sourire avant de laisser échapper un léger soupire quand elle vint à lui dire au revoir. Je la regardais retrouver sa place avant de regarder ma sœur puis de regarder autour de nous. Je me demandais s'il fallait que j'aille prendre la parole ou non, ce n'était pas des choses que je savais faire. Je ne parlais jamais de mes sentiments sauf dernièrement à la poupée concernant Juliette. Je levais le regard vers la croix qui se trouvait derrière l'autel puis mon regard se posa sur Aby qui venait de prendre la parole. C'était certainement aussi dur pour elle que ça l'était pour Devyn bien que le rapport n'était pas tout à fait pareil. C'était les deux femmes les plus importante dans la vie de Sacha. C'était dur de la voir ainsi, je la regardais reprendre sa place avant de laisser soupirer, je lâchais la main de ma sœur et vint à me lever pour aller vers le micro. Mon regard se posa sur mes amis puis sur ma sœur avant de venir regarder la famille de Sacha. « La première fois que j'ai rencontré Sacha, j'me suis dit c'est qui ce type, je le trouvais complètement barge et par la suite cela c'est confirmé. Malgré ce qu'il pouvait parfois laisser paraître, il aimait ses amis et il était là pour eux. Sacha était le genre de type à être dans toutes les bêtises, comme le jour de notre emménagement ou il s'était retrouvé au sol après avoir glissé sur du coca. Il pouvait être un vrai clown quand il voulait. Quand il jouait à la console, il était assez mauvais perdant mais c'était tellement simple de le faire enrager pour des choses qui n'avaient aucuns sens... Souvent il disait qu'il s'en fichait de ce que pouvait penser les gens mais certaines choses le blessaient mais il ne disait rien... » J'eus un léger sourire alors que je regardais la photo. « Il y a longtemps, tu m'as fait faire une promesse sache que je la tiendrais toujours et encore plus aujourd'hui. Je serais toujours là pour elles tout comme pour les autres et que quoi qu'il arrive je les protégerais, je sais que dernièrement cela a été difficile pour diverses raisons mais peu importe ce qu'il se passera aujourd'hui je la tiendrais. Tu vas me manquer Poto...  Adieu » Je m'approchais du cercueil pour venir poser ma main dessus avant de rejoindre ma sœur et de repasser mon bras autour de ses épaules.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

ADMIN ♣ Au service de Mrs Lloyd

TON PSEUDO : knight.
TES DOUBLES : daniel & adriel.
TON AVATAR : tylerHOTposey ♥
TES CRÉDITS : shyia & annaelle & tumblr.
RAGOTS PARTAGÉS : 4629
POINTS : 5524
ARRIVÉE À TENBY : 26/04/2014


ÂGE DU PERSONNAGE : 25ans. (04.11.1991)
CÔTÉ COEUR : en couple avec Mona depuis un moment maintenant.
PROFESSION : avocat, fêtard, motard, musicien, photographe, il m'est assez difficile de rester en place et de me contenter d'un seul métier.


Wearing the inside out
A SAVOIR SUR MOI:
REPERTOIRE DE LIENS:

MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Jeu 28 Aoû - 11:41


i don't believe in a happy ending anymore.
friends or something we call family.
Devyn s'était difficilement avancé vers le micro. Ensuite, c'était au tour de Grace. Après, Abby s'y est mise. Je n'ai jamais lâché mes yeux des filles. Leur discours était parfait et émouvant. Si j'avais pu, je me serais levé et je les aurais chacune prise dans mes bras, leur répétant au creux de l'oreille que tout ira mieux un jour ou l'autre. Mais j'étais incapable de bouger. J’exerçais à nouveau une pression sur la main de Cheyenne, comme si ça me rassurait. Sa présence m'apaisait. La voix de Sohel sortant du micro me fit à nouveau regarder dans la direction du cercueil. Je ne le fixais jamais et jetait simplement un regard de temps à autre. Tout en écoutant le discours je me préparais mentalement à devoir enchaîner plusieurs mots au micro. J'aurais voulu emporter la jolie brune à mes côtés avec moi mais je savais que c'était quelque chose que je devais faire seul. Quand Sohel eut finit, je lâchais doucement la main. « Je dois le faire seul. » dis-je à voix basse en guise de courage. Parce que j'en avais besoin. J'ai déjà une sainte horreur des enterrements mais quand je dois parler, c'est encore pire. J'ai peur de dire des bêtises mais dans le pire des cas, ça me fera une histoire à raconter à mes enfants.

Debout derrière le micro je bloquais d'abord mon regard sur la photo de Sacha, ce qui m'arracha un très léger sourire. Mais celui ci s’effaça rapidement quand je passais par mes amis un à un. Puis mes yeux fixèrent le vide. J'étais incapable de parler sachant que tout le monde me fixait. « J'ai jamais été très doué pour les discours mais je sentais que je devais au moins dire deux ou trois mots en ton honneur. » Un gros toussotement ainsi qu'un bon soupir et je tentais de reprendre. « T'étais pas la personne dont j'étais le plus proche, mais je savais que si j'avais besoin d'une dose de bonne humeur pour me remonter le moral, t'étais là pour moi. » En temps normal, une personne aurait versé une ou deux larmes en parlant. Pourtant, il n'en était rien. A la place, je me suis mis à rire. Je repensais à certains événements communs avec Sacha et je ne pu m'empêcher de rire. Et plus j'y pensais et plus je riais fort. « Je suis désolé ... C'est vraiment nerveux. » tentais-je d'articuler. Puis je me suis senti inspiré. « Je me souviens du premier repas à la maison. Il y avait du coca partout et alors que tu voulais juste essayer par terre tu as glissé fonçant dans tout le monde. Même si c'était pas toujours drôle pour toi ta maladresse légendaire était drôle. » Je m'interromps quelques secondes. « Je me souviens aussi de l'hôpital. On se serait cru dans un gag. T'étais le seul réellement content. Tu t'es occupé de tout le monde mais surtout de moi, au bord d'une crise de panique. » Je riais encore, j'avais du mal à me récupérer. Je n'osais pas regarder mes amis, je ne voulais pas voir leurs réactions de suite. « J'étais pathétique mais t'a été extra. » Je me repris enfin, mais j'affichais toujours un demi sourire. « Je pense que j'ai pu te rendre un bon hommage. Je suis sûr qu'à nous voir triste comme ça tu es en train de t'imaginer nous taper sur la tête pour qu'on se reprenne. J'espère que t'es bien la haut, parce que tu mérite d'être heureux. J'aurais voulu te dire au revoir correctement mais le dernier souvenir que j'ai de toi me convient. N'oublie pas de veiller sur nous d'en haut et je le ferais d'en bas. Comme une équipe ... Adieu copain. » Je repartis vers ma place à tout vitesse. Passant à côté du cercueil je m'attardais un peu plus sur celui-ci. Je marmonnais un au revoir et partait. Arrivé près de Cheyenne je ne pu m'empêcher de mettre mon bras autour de ses épaules et de la serrer fort. C'était ma manière à moi d'être triste. Même si j'affichais un mince sourire au souvenir de l'hommage que je viens de rendre à mon ami.
electric bird.

_________________

thanks for the memories
plonge au cœur de moi, au fond de mes abîmes, de mes abîmes, dis-moi ce que tu vois. plonge au cœur de moi. et quand tout me dessine, tout me dessine, je veux renaître en toi. ▬ viens, écris sur ma peau les mots que je n’ose pas. même au bord du KO si je tombe retiens-moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Invité
Invité



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. » Jeu 28 Aoû - 21:47

Assis sur ce banc, mon bras autour des épaules de Grace, j’étais là sans vraiment être présent. Malone et Cheyenne s’installèrent a nos cotés, j’esquissais un sourire timide à la jolie brune ; puis mon regard se posa vers le prêtre qui prit la parole. J’avais l’habitude de venir à la messe, ma mère m’y trainait chaque dimanche quand j’étais plus jeune… mais là, ça n’avait rien avoir. Un silence s’installa, puis je vis Devyn montée sur l’estrade. Son discours était touchant, triste et pourtant je ne ressentais rien, mise à part de ne pas me sentir à ma place. Elle termina, puis ce fut autour de Grace, je l’ai senti se lever puis quitter le banc. Je l’a regardais traverser l’aller, un peu inquiet à l’idée qu’elle s’évanouisse… elle restait à mes yeux la petite fille fragile du groupe. Son discours terminé, elle reprit sa place initial à mes cotés. Je l’a serrais contre moi pour la réconforter, qu’elle pleure si elle le souhaite, elle en avait tout à fait le droit. Elle était proche de Sacha, ils avaient vécu beaucoup de chose ensemble. Je me rappelle l’avoir taquiné plusieurs fois à ce sujet, prétextant que j’étais jaloux de ne pas avoir autant de câlin que lui… il y avait une part de réalité. Sacha était souvent le centre d’attention des filles de la colocation ; Devyn, Grace et Abigail, elles étaient toutes collées à lui. Ce fut le tour d’Abigail ; puis celui de Sohel nous rappela un moment que nous avions partagé lors de notre emménagement. Si ce jour là, Sasha était recouvert de coca et étalé sur le sol… c’était le résultat d’une de mes mauvaises blagues. Puis je vis Malone se lever. Qu’est ce qu’il n’allait pas chez moi ? Pourquoi je ne ressentais rien ? Pourquoi je n’avais pas envie de me lever, et d’aller faire mes adieux à Sacha ? Certainement parce que je n’avais rien à dire… nous n’avions rien partagé, juste une maison, et des amis.

Je levais les yeux pour croiser le regard de Malone, puis les posa sur Grace. Je retirais le bras de ses épaules, et me leva. Non je n’allais pas faire un discours, je ne pouvais pas jouer le garçon hypocrite… je ne jouerais pas ce jeux là. Je me levais, et finis pas lâcher tout bas « désolé ». Je quittais l’église en plein milieu de la cérémonie. Une fois dehors je fis les cent pas, j’essayais de reprendre mes esprits mais c’était plus fort que moi… je n’arrivais pas à mettre cette rancœur de coté ! Je m’installais sur un banc en pierre, un peu plus loin à l’écart de l’église. Je levais les yeux au ciel, et finalement, je m’adressais à lui « tu auras dut laisser Devyn me choisir… tu serais peut être encore là aujourd’hui ! T’es qu’un idiot mec ; un putain d’idiot ! » Mes yeux fixèrent le sol, aucune larme ne sortit, mais j’avais la sensation qu’un poids s’enlevait. Je regardais ma montre, et décida d’attendre la fin de la cérémonie ici.

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: « Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. »

Revenir en haut Aller en bas

« Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHISPERS DOWN THE LANE ♣ ::  :: RP terminés-