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I wish I was beside you (+) Azèl

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MessageSujet: I wish I was beside you (+) Azèl Sam 12 Juil - 18:37

Azèl ∞ Nicholas
Deux semaines. Cela fait deux semaines que je n’ai pas de nouvelles d’Azèl. Il m’a viré de chez lui avec violence après que j’ai repoussé son baiser et depuis plus rien. J’ai du lui envoyer une bonne centaine de messages depuis, mais rien. Il ne répond pas. Il ne décroche pas lorsque je l’appelle et il ne m’a pas ouvert la porte l’autre jour non plus. Je l’ai laissé tranquille quelques jours. Trois pour être exact. Mais j’ai tout de suite cherché à me faire pardonner par la suite. Je ne veux pas que tout ce finisse de cette manière entre nous. Surtout pas. J’ai aussi beaucoup bossé sur moi-même durant ses deux semaines. Je me suis forcé à sortir. A sortir dans une boîte gay. J’ai choisi la boîte la plus éloigné de Tenby possible et je m’y suis rendu deux soirs de suite. Après une bonne dizaine de verres, je me suis fait draguer par différents hommes et j’ai finis par en embrasser un. Puis un autre. A la fin de la soirée, j’ai bien du embrasser cinq ou six mecs différents et j’ai finis par comprendre. Je n’avais honte de rien. Est-ce l’alcool qui m’a aidé ? Je pense bien. Mais j’avais finis par oublier les remarques de mes anciens amis et surtout à chaque fois j’ai pensé au même homme : Azèl. Je me voyais l’embrasser lui et pas ses quelques hommes trouvé dans une boîte à l’aspect bien glauque il faut l’avouer. Je ne suis pas spécialement fier de ce que j’ai bien pu faire, mais j’ai au moins finis par comprendre certaines choses. L’absence et surtout le silence d’Azèl, m’as également aidé à y voir plus clair. Il faut que j’arrête de me poser des questions, il faut que j’arrête de me prendre la tête. Je suis un homme qui aime les hommes et je ne dois plus avoir honte de cela. Surtout je dois me faire pardonner auprès de l’homme que j’aime. Je le connais. Je savais qu’il avait besoin de quelques temps tranquille, mais cela fait deux semaines et je ne supporte plus son silence. Il faut que je le voie.

Après être passé sous la douche, j’enfile un vieux jean, une chemise et essaye tant bien que mal de dompter mes cheveux. Ce soir j’ai décidé d’aller le voir. Je sais que le bar où il travaille n’est pas l’endroit idéal pour la conversation que nous devons avoir, mais je me dis que là-bas il ne pourra pas m’éviter longtemps. Au volant de ma voiture je sens la pression monter au fur et à mesure que je me rapproche de Swansea. J’ai le cœur qui se serre de plus en plus et j’ai l’impression de frôler la crise cardiaque lorsque j’arrive devant la porte du bar. Il ne me faudra que quelques secondes pour apercevoir le corps frêle d’Azèl planter derrière son bar. Il à l’air concentré et l’espace d’un instant je préfère rester en retrait. Je suis sûr qu’il ne peut pas me voir d’où je suis. J’attrape mon téléphone et lui envoi un texto. De ma place, je vois Azèl attraper son téléphone dans la poche arrière de son jean. Il lit mon message, soupire et replace son téléphone là où il l’avait pris. Il ne veut toujours pas me parler… Cette vision me brise le cœur et sans réfléchir je décide de quitter les lieux. Je ne veux pas l’entendre me dire que tout est fini, que je dois sortir de sa vie à jamais. Je ne me sens pas prêt pour cela. C’est en retenant mes larmes et en serrant mon volant comme jamais entre mes mains que je finis par rentrer à Tenby. Je passe chez moi, mais décide rapidement de ressortir. Il est presque minuit et j’erre dans les rues de la ville sans vraiment savoir où aller. Cela fait deux semaines que je ne dors plus. Je dois avoir des cernes de dix kilomètres sous les yeux. Je sens que mon corps aimerait que je me pose, mais si je m’arrête de bouger, je sais que je vais me mettre à pleurer. Quand je décide de relever la tête du bitume, je me rends compte que mes pas m’ont porté jusqu’à l’immeuble d’Azèl. J’hésite un instant, mais finis par m’introduire dans le hall.

Azèl n’est pas encore rentré. Sa voiture n’était pas devant l’immeuble et tout semble silencieux de l’autre côté de sa porte. Bien décider à parler avec lui ce soir après ma fuite de tout à l’heure, je décide de l’attendre sur son palier. Je m’assois à même le sol et prends appui contre sa porte d’entrée. Je peux y passer la nuit je m’en fiche. Je ne suis plus à cela prêt. Il faut que je lui parle. Lui parler oui ? Mais pour lui dire quoi au juste ? Que je suis désolé ? Je pense qu’il a finit par le comprendre vu que j’ai placé ce mot dans chacun des messages que j’ai pu lui laisser. Alors quoi d’autres ? Je me mets à réfléchir à un petit discours. Les heures passent et sans m’en rendre compte, à bout de force, je finis par m’endormir sur son palier, la tête posée contre sa porte.



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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Sam 12 Juil - 20:17



« Bonjour... Café? » Je viens à peine d'ouvrir les yeux. Je suis encore à moitié dans le gaz et un homme un torse nu, simplement vêtu d'un boxer plus que moulant me tends une tasse de café. Je ne peux pas m'empêcher d'esquisser un sourire en me redressant sur mes avants bras. « Tu sais comment me parler dès le matin toi... » Il rigole et je m'asseye dans le lit, me passant une main dans les cheveux pour les dégager de mon champs de vision. J'attrape la tasse qu'il me tend et il contourne le lit pour venir s'assoir à mes côtés. « Bien dormi? » Je me pince les lèvres en sentant le liquide brun me brûler la langue. « Il n'est pas comme tu aimes? » Je secoue la tête et pose la tasse sur ma table de nuit avant de me rallonger sur mon épais coussin. « Non il est parfait, ne t'inquiète pas. » Il me sourit. Son regard est plein de tendresse. « Et pour cette nuit... » Keith pose une main réconfortante sur ma main et secoue la tête. « Oui. J'ai bien dormi. Merci. » Il sait très bien que je ne lui pas uniquement merci pour m'avoir demandé si j'avais bien dormi, c'est également un "merci" pour le café, pour sa patiente et le fait qu'il soit resté malgré l'échec de cette soirée.

En effet... Hier soir, Keith est venu au bar. C'est un client assez habituel, il ne vient que les weekends et il prend toujours la même chose; deux shots de tequila et après il repart tout seul. Hier soir, je l'ai vu arriver, je ne lui ai même pas demandé ce qu'il voulait, j'ai directement servi deux shots de Tequila dans les petits verres. Puis il est parti. Du moins c'est ce que je pensais. Lorsque je suis sorti à la fin de mon service, je me suis allumé une clope et j'ai lu les derniers messages de Nicholas. Keith est apparu de nul part et m'a demandé une clope. Rien d'extraordinaire. Sauf qu'on est rentré ensembles, chez moi. Ses sous entendus étaient clairs et les miens aussi. J'avais éteins mon téléphone, comme si ça allait faire taire cette petite voix dans ma tête qui me disait que j'avais beau finir au lit avec un autre homme, je ne pourrais pas oublier Nicholas. Keith s'est garé devant mon immeuble, il a commencé à m'embrasser dans la voiture, une main sur ma cuisse. J'avais beau me vider la tête, je ne pensais qu'aux lèvres de Nicholas, celles que j'ai eu la chance d'effleurer quelques secondes avant qu'on ne se quitte sur une mauvaise note. Il m'a entrainé dans les couloirs de l'immeuble, m'embrassant de plus en plus fougueusement dans l'ascenseur. J'ai senti ses doigts passer sous mon t-shirt puis il a fouillé dans ma poche pour trouver mes clés. On s'est très rapidement retrouvés sur mon lit. Keith avait le dessus, il m'embrassait très langoureusement et j'ai rapidement fini torse nu. Mais il a compris. Il a senti que quelque chose n'allait pas. Je n'ai jamais eu aussi honte de toute ma vie. Je lui ai dit que j'avais du mal à ne pas penser à une certaine personne et il a été plus qu'adorable après ça. Il m'a laissé me rhabiller et s'est allongé sur le côté près de moi. On a parlé jusqu'à cinq heures du matin. Je lui ai tout dit; mon coming out, mon voyage à Paris, le rejet de mes parents et par-dessus tout; Nicholas. J'ai tellement parlé de lui que le bel inconnu était sûrement à deux doigts de vomir son prénom. Mais il est resté, il m'a écouté, m'a rassuré et n'a pas cherché à aller plus loin.

Et voilà qu'il m'amenait le petit déjeuné au lit. Du moins un café et vu l'heure qu'il était c'était sûrement équivalent au Graal. « Je t'amène au boulot? » Je secoue négativement pour toute réponse. « Non, je vais me doucher et y aller avec mon tacot. C'est mieux. Tu devrais peut-être rentrer chez toi non? » Il fixe sa tasse pendant plusieurs secondes avant de me sourire. « En effet. » Pendant qu'il se rhabille, je termine mon café. Lorsqu'il part de chez moi, il m'embrasse sur le front avec un sourire puis je me retrouve seul pour aller me doucher. Mon téléphone est toujours éteint quelque part dans la poche de mon pantalon. Une fois prêt, je retourne à Swansea. Je ne cesse de penser à lui. Ca fait deux semaines que je l'ai jeté à la porte. Je regrette bien sur, mais j'ai suffisamment été humilié pour les dix prochaines années à venir. Je me demande de plus en plus si je vais réussir à l'oublier un jour. Je connais la réponse dans le fond.

Heureusement, le boulot me fait penser à autre chose. Je me rappelle à la dernière minute que je dois rallumer mon téléphone au cas où ma petite soeur doit me contacter mais quelques heures plus tard, ce n'est pas un message de sa part que je reçois. Nicholas. Malgré tout, j'ouvre le message et le lis trois fois avant de soupirer et de retourner à mon service. J'ai l'impression que mon coeur pèse une centaine de kilos dans ma poitrine. Il me manque, c'est affreux... Je n'aurai jamais dû l'embrasser, maintenant il m'est impossible de penser à lui d'une autre manière... C'est d'un pas lourd que je rentre chez moi après mon service. J'ai l'impression d'avancer par habitude. Je me lève, je vais bosser, je rentre, je dors et je recommence. C'est tout. Dans l'ascenseur de mon immeuble, je me passe une main sur le visage. J'ai une tête à faire peur. J'ai l'impression d'avoir pris six ans dans le visage. Les portes s'ouvrent, je bifurque pour me retrouver devant ma... Nicholas?! Il est appuyé contre ma porte, assis à même le sol et il dort, bras croisés. Je le fixe plusieurs secondes. Il est magnifique et le manque que j'ai pu ressentir sans lui ces deux dernières semaines se fait davantage ressentir. Un long soupire s'échappe de mes lèvres. Je décide de me laisser glisser le long du mur à côté de lui et je tourne la tête pour voir son visage. Je le regarde encore quelques minutes avant de murmurer: « Nick. »
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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Dim 13 Juil - 1:28

Azèl ∞ Nicholas
Je crois que je ne me suis jamais autant excusé auprès de quelqu’un que durant ces deux dernières semaines. Tous les jours, je regrette ce que j’ai bien pu faire la dernière fois que j’ai passé un moment en tête à tête avec Azèl. Je m’en mords tellement les doigts que je n’en dors plus la nuit. Je passe ma journée au boulot en me disant que je serais content une fois que je pourrais retrouver mon lit. Puis je finis par m’allonger dans mes draps et d’un seul je repense à Azèl. Je pense au mal que j’ai pu lui faire, je revois ce regard complètement brisé qu’il a posé sur moi ce soir-là et une nouvelle fois je ne peux plus fermer l’œil de la nuit. C’est tellement dur. Je lui avais promis. Je lui avais promis que je ne m’amuserais pas avec lui et que je le respecterais, mais j’ai failli à ma promesse. Azèl est mon meilleur ami depuis des années déjà et c’est la deuxième fois que je le trahi d’une manière innommable. Je voudrais tellement me faire pardonner, mais dans le fond j’ai le sentiment que c’est quelque chose qui ne pourra jamais arriver. Quand je finis par m’endormir, je fais constamment le même cauchemar. Azèl est en face de moi et il m’envoi toutes les insultes homophobes qu’il a pu entendre à son égard au visage. C’est la pire des choses. A chaque fois, je me réveille en sursaut et il me faut des heures pour me calmer et pour comprendre qu’Azèl ne pourrais jamais me faire un coup pareil. Je suis sûr qu’il ne pourrait jamais me dire cela même s’il me déteste pour ce que j’ai bien pu lui faire. Alors je l’ai laissé tranquille quelques jours et puis j’ai commencé à m’excuser. Je lui envoyais juste un petit ‘désolé’ et puis un autre. Puis j’ai commencé à lui envoyer des textes plus loin pour lui expliquer pourquoi j’avais agis de cette manière. Je crois que j’ai tout essayé. J’ai même commencé à le supplier pour qu’il accepte au moins de me parler, mais jamais il ne m’a répondu. Jamais.

Ce soir je me pensais assez fort pour aller l’affronter sur son lieu de travail. Je pensais vraiment que je trouverais le courage de me planter devant lui. Je voulais le voir là-bas pour être sûr qu’il ne prendrait pas la fuite. Puis je l’ai vu lire mon message et ne même pas tenter d’y répondre. C’est comme s’il avait déjà abandonné et cela m’as brisé le cœur. Arriver dans ma voiture, je n’ai pu empêcher quelques larmes de ce mettre à couler. Je n’en peux plus. J’ai l’impression de me battre dans le vide. Je voudrais tellement pouvoir me retrouver seul avec lui juste quelques minutes. Je ne sais même plus ce que je pourrais lui dire. Je voudrais juste qu’il me pardonne et que l’on reprenne là où on c’était arrêter parce que je sais que je ne pourrais jamais oublier. Je ne pourrais pas tourner la page, pas après le baiser qu’il a bien pu me donner. Je pense encore et toujours à ses lèvres sur les miennes. C’était tellement tendre et attentionné. Il avait tout fait pour que tout aille bien et j’ai tout ruiné. Je m’en veux tellement. Je voudrais qu’il arrive à comprendre à quel point je m’en veux et pour cela je dois lui parler. Alors même si je suis effrayé, même si je tremble de la tête au pied depuis que je suis entré ici, je ne vais pas abandonner. Je sais qu’Azèl n’est pas encore là. Vu l’heure il ne sera pas ici avant trois bonne heures, mais je vais l’attendre. Je ne veux plus lui laisser le choix.

Assis contre la porte d’Azèl, je commence à réfléchir au discours que je vais bien tenir face à lui. Je sais qu’un moment ou à un autre je vais finir par m’écrouler devant lui. Azèl est tellement fort comparer à moi. Je sais d’avance que je ne tiendrais pas longtemps s’il reste impassible face à moi. J’ai peur qu’il soit totalement renfermé et qu’il n’accepte même pas le dialogue. C’est bien pour cela que je m’assois devant sa porte. Il ne va quand même pas me marcher dessus pour rentrer chez lui quand même. Au bout d’une heure à débattre avec moi même, je finis par m’endormir comme un enfant contre cette porte. Je ne sais pas combien de temps je reste assoupi dans ce couloir, mais au bout d’un moment j’entends des pas qui s’arrête près de moi. Comme dans un rêve j’entends une voix que je pourrais reconnaître n’importe où prononcer mon surnom. Après cela je me réveille en sursaut. Il me faut quelques secondes pour réaliser où je suis et lorsque je tourne la tête, je réalise que ce n’était pas un rêve. Azèl est là, assis à côté de moi. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Je me sens un peu idiot de m’être endormi sur son palier, mais bon… Je passe une main sur mon visage et soupire quelque peu. Je tourne la tête vers lui et plonge mon regard dans le sien. Le silence est roi d’un seul coup. Je crois que je pourrais rester comme cela pendant des heures, mais d’un seul coup j’ai peur qu’il se lève et qu’il me laisse tout seul dans ce couloir empli de pénombre. Mon regard analyse son visage. Il est tellement beau. Et il m’a tellement manqué. J’aimerais ne pas parler. Je voudrais juste aller me blottir dans ses bras et ne rien dire du tout. Nos visages sont tellement proches que je pourrais presque sentir son souffle sur ma peau. « Tu crois que tu pourra me pardonner un jour ? » finis-je par lui demander en baissant les yeux plus honteux que jamais. Je ne sais plus quoi faire pour qu’il me pardonne où tout du moins pour qu’il me parle.


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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Dim 13 Juil - 9:52



J'ai tout fait, ces deux dernières semaines, pour éviter la confrontation avec Nicholas. Il m'a laissé tranquille pendant exactement trois jours. Trois jours durant lesquels je n'ai même pas été travailler, prétextant un virus. Aaliyah est venue chez moi pour s'assurer que je me nourrissait mais c'est tout. J'ai tellement eu l'impression qu'un boulet d'une tonne était accroché à chacune de mes chevilles pendant trois jours que je ne suis pas sorti de chez moi une seule fois. J'ai fumé paquet de cigarettes sur paquet de cigarettes et mon cerveau ne m'a pas laissé en paix une seule fois; me rassassant inlassablement la scène qui s'est déroulé sur mon canapé. Je me suis mis à douter de moi même; est-ce que je ne l'ai pas embrassé comme il fallait? Est-ce que malgré ce que je pensais, je manquais de douceur? De lenteur? Peut-être que c'était trop tôt et que je n'ai pas vu les signaux de Nicholas? Pour finir, je ne savais même plus. J'étais complètement perdu dans mon studio plongé dans le noir. J'ai essayé de peindre mais je ne suis arrivé à rien. Je n'avais pas envie d'écouter de la musique et je n'ai même pas allumé la télé. Le soir où j'ai mis Nicholas à la porte, nous "regardions" un film débile qui passait sur l'écran, je n'ai pas réussi à éteindre la télévision une fois qu'il était parti. J'ai été me coucher mais l'écran a continué de diffuser son programme dans le noir. Ce n'est que le lendemain que ma petite soeur l'a éteinte lorsqu'elle est arrivée.

Nicholas m'a laissé tranquille pendant trois jours, puis les messages ont commencé à fuser. D'abord juste un mot, des excuses puis ils étaient de plus en plus longs, de plus en plus nombreux. J'avais l'impression que mon téléphone sonnait toutes les heures et à chaque fois il s'excusait, à chaque fois il me disait regretter et il voulait me parler. Je les ai tous lu. Minimum trois fois chacun mais je n'y ai jamais répondu. Je ne voulais pas avoir cette discussion, je ne voulais pas qu'on recommence à parler de son manque de confiance en lui, de son erreur. Depuis mon retour, on a passé tellement d'heures à parler de tout ça et j'ai l'impression que mes mots n'ont jamais servi à rien quand on voit sa réaction après notre baiser. Je n'ai plus envie de le rassurer et de le conseiller pour que ça ne serve à rien. Je vais y laisser ma peau, mon coeur. Je me donne du mal dans quelque chose qui n'abouti pas. J'ai cru que ça allait marcher quand il m'a fait comprendre que je pouvais l'embrasser et finalement je me suis pris un piano sur la gueule.

Nicholas est là, devant la porte de mon studio. Il dort, assis à même la moquette du couloir. Je ne peux plus éviter la confrontation et je me doute bien que c'est bien pour ça qu'il s'est carrément assis sur mon palier; il voulait être sûr que cette fois, je ne pourrai pas échapper à la discussion... Et puis que je ne peux pas y échapper, autant rester calme et attendre qu'il se réveille pour lui dire de partir. A moins qu'il ait autre chose que "désolé" à dire. Son surnom s'échappe de mes lèvres. Je pense que c'est parce que j'ai passé bien dix minutes à regarder chaque trait de son visage que le mot "Nick" est sorti en premier lieu. Il sursaute légèrement et malgré ses cernes, un petit sourire se dessine sur ses lèvres quand il me voit assis à côté de lui. J'aimerais lui dire d'arrêter, de partir et de passer à autre chose. Je n'ai plus envie qu'on ait cette discussion sur le fait de s'accepter. Je veux bien être là pour lui, être patient et me répéter mais je suis encore trop blessé de son rejet. Nous nous fixons quelques minutes et je suis complètement tétanisé sur place. Non pas par la peur, je suis calme mais il m'a tellement manqué que même son regard me paralyse. Il me demande si je pense pouvoir le pardonner un jour et nous baissons les yeux au même moment. Je me pince les lèvres, ne sachant pas trop quoi répondre. Je reste donc silencieux quelques secondes. « Je pense que je peux te pardonner oui... Mais je ne peux pas revivre ça un jour. Tu n'es peut-être pas fait pour ça Nick. Peut-être que ton truc c'est vraiment les filles et que ça doit rester comme ça. Je ne veux plus revivre cette humiliation quand tu embrasses ton meilleur ami et que celui-ci te rejette presque. Je ne sais même pas si je pourrai nous reconsidérer amis un jour après ce que je t'ai avoué et ce que je t'ai fait. » Comment pourrais-je le considérer comme mon ami alors qu'il sait que je craque pour lui depuis des années? Comment pourra-t-on sortir et faire comme si de rien était alors qu'on s'est embrassés? Je ne suis pas ce genre de personnes qui arrivent à oublier leurs sentiments, qui peuvent occulter certaines conversations, certains événements.

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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Dim 13 Juil - 13:39

Azèl ∞ Nicholas
Cette confrontation je l’ai imaginé plus d’une fois. Je l’ai joué un bon millier de fois dans ma tête. J’étais persuadé que je saurais exactement quoi faire et quoi dire. Je le pensais. Parce que j’ai attendu deux semaines et parce que je pensais être prêt. Oui je le pensais. Puis j’ai fait demi-tour au bar et je me suis retrouver sur ce palier comme un idiot. Parce que dans le fond c’est ce que je suis. Je sus un gamin terroriser parce qu’il peut bien ressentir pour son meilleur ami. C’est complètement débile, mais c’est la vie. Je pensais pouvoir rester éveiller. Après tout cela fait deux semaines que je ne ferme l’œil qu’une ou deux heures par nuit. Je ne sais pas si c’est le soulagement d’être ici et par conséquent d’être sûr de pouvoir le voir qui m’as permis de me détendre, mais j’ai finis par m’endormir comme un enfant. Je me sens un peu bête quand je finis par me réveiller en sursaut en entendant mon surnom. Il n’y a qu’une seule personne dans mon entourage qui m’appelle comme cela. Les autres m’appelle ‘Nico’ ou tout simplement ‘Nicholas’, mais lui… Il n’a jamais rien fait comme les autres avec moi. Je prends tout de même quelques secondes avant de tourner la tête pour croiser son regard. Je n’ai pas rêvé. Il est bel et bien là et il ne m’a pas hurlé dessus pour que je m’en aille. Il est assis à côté de moi et quand mon regard croise le sien, je comprends qu’il me laisse une dernière chance.

Une fois encore j’aurais pu lui dire à quel point j’étais désolé et surtout à quel point je m’en voulais. Mais rapidement je me rends compte que ce serais tout gâché une fois de plus. Il a lu mes messages, j’en suis certains. Il ne m’a pas répondu, mais je sais qu’il les a lus. Je ne vais pas tout remettre sur le tapis une fois encore. Alors je finis par lui poser l’ultime question : est-ce qu’il me pardonnera un jour ? C’est tout ce que j’ai envie de savoir dans le fond. Est-ce que je dois le rayer de ma vie à jamais ou pas ? Il a baissé les yeux et l’espace d’un instant, je redoute vraiment sa réponse. Son silence ne dure que quelques secondes, mais ce sont sans aucuns doutes les secondes les plus longues de ma vie. Je ne peux empêcher un soupire de soulagement de s’échapper d’entre mes lèvres lorsqu’il avoue pouvoir me pardonner. Mais mes espoirs redescendent bien vite lorsqu’il continue son discours. Il veut bien me pardonner, mais il ne veut plus que l’on soit aussi proche et il me dit qu’il ne pourrait plus jamais être simplement mon ami. D’une manière ou d’une autre je l’ai déjà perdu. C’est uniquement à cause de moi tout cela. D’un seul coup, j’ai tout simplement envie de me mettre à hurler. Mais je ne fais rien. Je me contente de me mordre les lèvres jusqu’au sang. Je ramène mes genoux contre ma poitrine et me renferme sur moi-même pour éviter de lui montrer mes tremblements. Il faut que je lui dise tout. Je n’ai plus rien à perdre alors autant tout lui dire.

Le regard perdu dans le vide, je soupire un peu et finis par trouver le courage de lui parler. « J’ai embrassé d’autres hommes… » Je sais d’avance que je viens de le décevoir comme jamais. Je ne pourrais plus jamais le regarder dans les yeux après ça. Je me sens déjà assez honteux, je n’ai pas besoin de croiser son regard empli de haine en plus. « Je suis sorti et je me suis dit que je ne pouvais pas continuer à douter comme ça. Alors j’ai essayé une fois et puis une autre encore. Au début j’entendais toujours la voix de Matthew en train de m’insulter et puis j’ai pensé à toi… » Je passe une main sur mon visage et soupire longuement. « Je ne suis pas sûr que ce soit les hommes qui m’attire, mais toi par contre. Dans tout ça je suis sûr d’une chose, je t’aime toi. Je n’ai pas arrêté de penser à toi. C’est toi que j’embrassais et pas eux. Et tu me manque Azèl, je saurais même pas comment expliquer à quel point tu me manque. » Je n’ose toujours pas tourner la tête. J’ai peur de l’entendre ce moquer de moi ou pire j’ai peur de le voir se lever, rentrer chez lui et ne plus jamais m’adresser la parole. J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure, j’ai l’impression que je pourrais m’effondrer dans quelques secondes. Je voudrais tellement aller me blottir dans ses bras pour ne plus jamais en sortir. Je regarde toujours le mur en face de moi et sens une larme qui s’échappe le long de ma joue. « Je sais que ça ne pardonne en rien ce que j’ai pu te faire. Mais je voulais que tu le sache… Je me déteste de t’avoir rejeté de cette manière, parce que maintenant je sais que je ne pourrais plus jamais revivre ça… » Maintenant je sais que je dois me taire. Je devrais partir même. Je n’ai pas la force de me lever pour le moment, mais si le silence continue je finirais par me lever pour partir sans me retourner…


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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Lun 14 Juil - 8:01



Nicholas a compris le message ; il n’a pas intérêt à me répéter ce qu’il me dit inlassablement depuis des jours et des jours. Je n’ai pas besoin d’entendre qu’il est désolé, je l’ai compris. Je n’ai pas envie qu’il me rappelle les raisons de son agissement ; je les ai également compris. Je ne suis pas forcément d’accord avec les excuses qu’il me donne mais je les ai quand même entendues. S’il veut avoir une chance de ne pas finir en bas de l’immeuble, il a tout intérêt à être bref parce que même si je suis mort de honte face à lui, j’ai quand même envie de l’entendre se battre. Je sais que c’est totalement contradictoire mais c’est bien la vérité. J’ai envie qu’il me dise ce que j’ai envie d’entendre et qu’il me le prouve surtout. Je l’aime, certainement plus que n’importe qui sur cette terre, c’est comme ça depuis qu’on est adolescents donc moi je ne doute pas de mes sentiments… Ces deux dernières semaines ont été affreuses, j’avais l’impression de le voir partout mais très vite je me faisais rattraper par le souvenir de lui, s’éloignant de moi après qu’on ait partagé un moment plus qu’intime. Je trouve qu’embrasser celui qu’on aime pour la première est bien plus personnel et intime que de coucher avec un inconnu. Et il a tout gâché. Mais dans le fond j’ai envie qu’il fasse ses preuves et surtout qu’il soit honnête avec lui même. J’avoue que moi même je me perds dans ma tête.

Je suis honnête, je lui dis clairement que je pense pouvoir le pardonner mais que ça ne pourra plus être comme avant. Je ne pourrais tout simplement pas aller boire un café avec lui après une journée de travail et agir comme si de rien était. Ce n’est pas mon genre et je serais vraiment mal à l’aise. Je vois bien que ma réponse n’est pas entièrement celle qu’il attendait mais c’est comme ça pour le moment… Nicholas se renferme complètement sur lui et ça m’arrache le cœur de le voir comme ça. Par ma faute. Mais il m’a aussi également beaucoup blesser et il ne faut pas que je l’oublie. J’ai tendance à avoir beaucoup d’empathie pour les autres. Nous restons quelques minutes silencieux puis mon – ex ? – meilleur ami me balance la bombe. Je n’ai pas le temps de l’attraper. Il a quoi ? Je fronce les sourcils, sentant mon cœur se mettre à battre plus rapidement. Nicholas n’ose pas croiser mon regard, il commence à se justifier et j’ai juste envie de le faire taire. Et puis il me le dit, il me dit qu’il m’aime. Il me dit que je lui manque. Je vois une larme couler sur sa joue et j’ai du mal à comprendre. Il s’en veut ? Apparemment, Nicholas pense avoir fait quelque chose de mal en allant voir d’autres hommes alors que pour moi c’est juste une des premières preuves que j’attendais. Il a essayé, il est allé voir ailleurs au lieu de tester avec moi et même si en soi ça m’énerve que d’autres hommes aient pu goûté à ses lèvres, ça veut aussi dire qu’il a fait des efforts, il a fait un travail sur lui.

Je me pince les lèvres avant de poser mes doigts sous son menton pour qu’il me regarde. Du pouce du pouce, je sèche la silencieuse larme qui a coulé sur sa joue et un léger sourire se dessine sur mes lèvres. « Tu veux dire que toi… Nicholas Fields… Tu es allé dans un bar gay… Et que tu as branché des hommes ? Gay ? » Je me mets à rire un peu. La scène qui se déroule dans ma tête est tout simplement hilarante. Je l’imagine pas du tout dans ce genres d’endroits et le connaissant comme je le connais, ça aurait dû être trop drôle à voir. Mais l’heure n’est pas à la plaisanterie. Je cesse de rire un peu et je me lève, lui tendant ma main pour l’aider à se relever également. « Viens, on sera mieux à l’intérieur. » Une fois qu’il a libéré ma porte, je fouille dans mes poches et ouvre mon studio avec mes clés. Je referme la porte derrière nous et retire mon blouson. « Il faut que tu me racontes ça. Et surtout que tu me dises ce que tu as ressenti, ce que ça t’as fait. » Nicholas semble tout déboussolé de ma réaction, je m’avance vers lui, me sentant revivre. « T’es constipé ou quoi ? »
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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Mar 15 Juil - 0:49

Azèl ∞ Nicholas
Je ne suis pas fier de ce que j’ai pu faire ces dernières semaines. Je n’ai jamais été du genre à draguer tout ce qui bouge. Habituellement en soirée je suis celui qui reste avec ses copains et qui ne va pas vraiment voir ailleurs. Bon. En même temps, je n’ai jamais vraiment été sûr de ma sexualité jusqu’à maintenant. Malgré tout, je ne suis pas fier de moi. Pourtant je pense que cette soirée à été capitale pour moi. J’ai vraiment pris conscience de beaucoup de chose en rentrant chez moi cette nuit-là. Oui j’ai embrassé différent hommes et j’ai bien dû ressentir un bon million de choses en quelques baisers. Le premier avait été un véritable désastre, je me souviens même d’avoir repoussé le jeune homme face à moi. Le deuxième n’as pas été plus fameux il faut l’avouer. Mais après cela je suis tombé sur un garçon qui m’a directement plu. Pas autant qu’Azèl c’est certains, mais il était vraiment mignon. On a un peu discuté et il m’avait tout de suite mis à l’aise, à côté de lui j’ai eu un peu moins honte d’être là pour tester ma sexualité et quand il m’a embrassé j’ai compris que je ne m’étais vraiment pas tromper. Je me sentais bien et surtout je me sentais à ma place. Noah à tenter d’aller plus loin, mais j’ai finis par l’arrêter. Pourtant il a bien vu qu’il me faisait de l’effet, mais aller plus loin ce n’était pas possible pour moi. Je ne voulais pas qu’il me ramène chez lui et que je le plante à moitié nu dans son lit parce que j’aurais pris peur. Je l’ai abandonné lâchement c’est certains, mais il m’a fait grandir en quelques baisers seulement. Aujourd’hui même si j’ai honte de mes actes, je me dis que j’avais vraiment besoin de cela avant de faire face à Azel une nouvelle fois.

Pourtant la réaction du jeune homme me laisse sans voix. C’est moi où il est en train de rire ? Je sens ses doigts glisser sous mon menton et je frissonne à son contact. Il me force à croiser son regard, mais dès qu’il ouvre la bouche je baisse à nouveau les yeux. Je n’ai même pas envie de lui répondre. Je trouve cela quelque peu… Déplacer. Il ce moque de moi ouvertement. Il m’a demandé de m’ouvrir, de faire face à mes envies et mes désirs. Je le fais et il rigole ? D’un côté, je m’attendais à ce genre de réaction. Je suis juste encore plus déçu. J’ai envie de me lever et de partir, mais d’un seul coup Azèl s’arrête et se lève. Il me tend la main et m’aide à me lever avant de m’ouvrir la porte de son appartement. Je dois avouer être complètement perdu. A quoi il joue sérieusement ? Pourtant je ne dis toujours rien et le suis. Je pose les yeux sur son canapé et soupire quelque peu en me souvenant ce qui a bien pu se dérouler ici la dernière fois. J’ai littéralement envie de creuser un trou pour aller me cacher. Mais très vite mon attention se reporte sur Azèl. Quand je me suis réveillé, il avait l’air malheureux et triste. D’un seul coup, il est tout souriant et il ne cesse de rire. Il est absolument magnifique comme cela, mais je dois dire que j’ai vraiment du mal à comprendre ses changements d’humeurs. D’un seul coup, il me demande de tout lui raconter en détails. Il veut tout savoir. J’ai l’impression de perdre pied d’un coup. « Mais… Tu… Enfin t’es pas déçu ? » Parce que moi je le suis. Je suis déçu d’avoir agis de cette manière alors que j’aurais pu accepter son baiser la première fois et qu’il aurait pu être celui qui m’ouvrait à tout cela.

Je remarque rapidement qu’Azèl insiste du regard et je comprends que je ne vais pas vraiment avoir le choix. Il veut que je lui parle de cette expérience un peu nouvelle pour moi, mais j’ai peur de le blesser ou même de le voir se braquer. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? » Je me sens empoté comme pas possible. On dirait un gamin de quinze ans franchement. Je me suis jamais senti aussi mal à l’aise d’un seul coup. « J’y suis allé sur un coup de tête. Je m’en voulais tellement de t’avoir rejeté, tout simplement parce que j’avais peur. Alors je suis allé là-bas, j’ai pas mal bu je dois l’avouer et puis je me suis fait aborder. La première fois ça a été un désastre. Mais j’ai finis par tomber sur un garçon bien. Il a compris que c’était pas habituel pour moi, on a pas mal discuté et… Je sais pas. Je vais pas te parler de ça à toi Azèl. » Pourtant je sais qu’il a envie de savoir. Je le vois dans son regard. C’est con à dire, mais j’ai l’impression de lui raconter comment je l’ai trompé. Parce que je ne pensais qu’à lui dans le fond. Je n’arrive même pas à le regarder dans les yeux tellement j’ai honte. Je tourne quelque peu en rond dans son appartement en prenant conscience qu’il va falloir que je continue mon récit. « Il a pris le temps. Il m’a embrassé doucement au début et je me suis senti bien. D’un seul coup, j’ai eu l’impression d’être à ma place. Je sais pas… Ca a été comme un déclic d’un coup. J’ai oublié tout ce qui me posait problème avant et j’ai juste… Profiter. Pour la première fois de ma vie je me suis dit qu’être gay c’était bien. Personne ne nous a regardés de travers et c’était bien. » Oui j’en avais vraiment profité et ça avait été quelque chose de très bon. Sur le coup. [color=indianorange]« Puis j’ai pensé à toi. Et quand Noah m’as proposé de finir la soirée chez lui, j’ai paniqué. Je voulais pas aller plus loin. Pas maintenant et pas avec lui. » Je passe une nouvelle fois une main sur mon visage et soupire quelque peu avant de me tourner pour croiser le regard d’Azèl depuis le début de mon petit discours. « Je suis pas vraiment fier de moi tu sais… J’ai jamais été du genre à embrasser le premier venu, mais dans le fond je me dis que j’avais besoin de ça. J’ai plus honte de moi et je sais que c’est toi qui me manque le plus… »


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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Dim 20 Juil - 7:42



Je me sens léger, j'ai l'impression qu'un poids énorme vient de retomber de mes épaules. Nicholas ne s'est pas trompé, il est bien gay. Il a été confirmé ses doutes et il aime bien les hommes. Je ne me suis pas totalement ridiculisé en embrassant mon meilleur ami, il y avait bien quelque chose et j'ai l'impression de revivre. D'ailleurs, je vois que Nicholas est complètement désemparé face à mon léger rire en l'imaginant dans un bar gay. Il a dû être encore moins à sa place que moi lorsqu'on m'y emmenait à Paris. Je me rappelle encore à quel point j'étais mal à l'aise. Je trouvais que c'était surfait et pas du tout "naturel". Je préférais encore aller dans des bars normaux et qu'on nous regarde un peu si je venais à embrasser un bel inconnu. Je sais exactement comment ça se passe dans ces endroits et c'est pour ça que je ne peux pas me retenir de sourire malicieusement en imaginant Nicholas entouré de plusieurs follasses. Parce que soyons honnêtes, il n'y a pas que des homosexuels comme moi qui restons masculins et qui n'avons pas de manières... Quoi qu'il en soit, je n'ai pas envie de braquer mon meilleur ami en me moquant ouvertement de lui et de sa petite aventure alors je l'aide à se relever et l'invite à rentrer. On pense tout les deux à la même chose lorsque nos regards se posent sur mon canapé mais je détourne bien vite la situation en demandant à Nicholas de m'expliquer ce qu'il a ressenti et ce que ça lui a fait d'embrasser d'autres hommes.

Bien sur, ça me serre le coeur de savoir que d'autres hommes ont eu la chance de pouvoir goutter à ses lèvres, mais vu le fiasco de notre dernière soirée chez moi, je préfère vraiment qu'il aille tester ses goûts sur d'autres plutôt de me prendre encore une ou deux claques comme la dernière fois... Pendant qu'il m'explique, néanmoins, j'essaie de m'occuper les mains. Je retire mon blouson, pose mes clés, mes cigarettes et mon porte feuilles puis j'abandonne mes bottes devant l'entrée. Je jette un regard au jeune homme pour qu'il comprenne que je l'écoute mais que si je ne veux pas trop penser au fait qu'un autre homme l'a touché, je suis obligé de faire quelque chose. Je me dirige vers la cuisine et ouvre le frigo pour nous sortir deux bières. Parfait timing, j'arrive au salon lorsque Nick a terminé son récit. Je lui fais signe de s'assoir même s'il est en train de tourner en rond dans mon petit studio. « Tu sais... Je trouve ça bien. Ce que tu as fait. Tu sais que je mettais un point d'honneur à ce que tu ne te "testes" pas sur moi et vu ce qu'il s'est passé la dernière fois, ça me rassure de savoir qu'en fait, tu as bien un truc pour les hommes. » Je me laisse tomber dans le canapé, buvant une gorgée de ma bière comme si ça allait m'aider à bien choisir mes mots. « Je vais pas te mentir, je jalouse ces gars que t'as embrassé mais c'est bien que tu te sois rendu compte de certaines choses. » Je prends une nouvelle gorgée, avant de perdre mon regard dans le mur d'en face. Bien sur, j'ai bien entendu sa dernière phrase, j'ai bien entendu le fait qu'il a pensé à moi la majeure partie du temps... Ca me touche mais malgré tout, je peux pas m'empêcher de rester un peu sur la défensive. « Tu sais... Toi aussi tu m'as manqué. J'ai lu chacun de tes messages, plusieurs fois et j'ai mis un bon moment à ressortir de chez moi après ce qu'il s'est passé. Désolé de t'avoir un peu fui mais tu me connais, je me braques tout de suite quand je suis blessé. C'est ridicule mais c'est comme ça. » Je joue distraitement à faire tourner mon doigts sur le goulot de ma bouteille de bière. « Je suis content que tu ne sois pas allé plus loin avec ce Noah. » Je ne peux pas empêcher un micro sourire se dessiner au coin de mes lèvres, mais je n'arrive pas pour autant à regarder Nicholas dans les yeux.

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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Sam 26 Juil - 19:50

Azèl ∞ Nicholas
Je me sens tellement mal à l’aise dans cet appartement, à parler de ce que j’ai bien pu faire dans ce bar légèrement glauque. Pourtant je savais que je devais lui en parler. C’est un peu l’étape obligatoire. Je n’avais pas voulu faire cela face à Azèl. De toute manière, je pense pas que j’aurais été capable de me lâcher de cette manière s’il avait été dans la même pièce que moi. J’avais besoin de sortir. J’avais besoin de tester mes sentiments et mon orientation. C’est désormais chose faite et je suis en train de l’exposer à l’homme qui importe le plus pour moi. C’est son avis qui compte, pas celui d’un autre. J’ai un peu de mal à mettre des mots sur ce que j’ai bien pu ressentir ce soir là. C’est quelque chose que j’ai vécu seul dans mon coin. Quand je suis rentré chez moi cette nuit-là, j’ai passé un bon moment allonger sur mon lit à fixer le plafond. Juste pour me remettre les idées en place. J’en avais vraiment eu besoin. Depuis je n’avais eu qu’une seule idée en tête, retrouver Azèl. Tout n’est pas encore gagner, mais au moins je suis là, chez lui. On arrive à discuter au moins. Je vois bien qu’il m’en veut toujours. Je connais bien Azèl. Il n’est pas très bavard, il ne me fera jamais de grand discours, mais il n’as pas besoin de cela pour que je comprenne ce qu’il pense. Il suffit de voir la façon dont il me regarde et surtout la manière qu’il a d’évoluer autour de moi pour comprendre que tout n’est pas encore régler. J’espère juste que l’on est sur la bonne voie.

Alors qu’Azèl fait tout pour continuer à s’occuper les mains et sans aucun doute l’esprit, je me mets également à tourner en rond dans cet appartement. Je pourrais très bien aller m’asseoir sur le canapé, mais je n’ose pas vraiment. La dernière fois que j’ai posé mes fesses dessus, j’ai fait la connerie de ma vie. Autant dire que je n’ai pas spécialement envie de recommencer. Pourtant Azèl finis par me coller une bière dans la main et me fait signe de m’asseoir à ses côtés. J’hésite un instant et finis par prendre place sur la table basse. Je préfère être en face de lui pour cette conversation. J’ai dit tout ce que j’avais à dire et je préfère me taire avant de repartir dans des excuses qui n’ont ni queue ni tête. Azèl finis par prendre la parole et ce qu’il me dit me laisse sans voix. Il est jaloux. Je m’attendais à tout sauf à cela. Je l’ai espérer bien entendu, mais je ne pensais pas qu’il me le dirait aussi facilement comme si c’était la chose la plus normale du monde. Il s’excuse quelque peu pour m’avoir fui de cette manière et je lui offre un petit sourire. Il est comme cela et dans le fond je ne lui en veux pas. Oui j’ai râlé contre lui pendant quelques jours, mais on va dire que c’est passer. Enfin. Je n’ose même pas lever les yeux pour croiser son regard. Je joue nerveusement avec ma bière et décide d’en boire une gorgée au moment où Azèl finis par m’avouer être heureux de savoir que je ne sois pas aller plus loin que quelques bisous. Je manque littéralement de m’étouffer avec ma bière. J’ai rendu mon meilleur ami – enfin si je peux encore l’appeler comme cela – jaloux à ce point ? Je me sens presque déstabiliser, mais bien vite je pose ma bière sur la table et ma main vient quelque peu glisser sur la cuisse du beau brun assis en face de moi. Il relève enfin la tête et pour la première fois depuis que nous sommes entrés ici nos regards se croisent. Je scrute chaque trait de son visage tandis qu’un sourire se dessine sur mes lèvres. Si je m’écoutais, je serais déjà en train de l’embrasser, mais je suis comme paralyser et n’ose même plus bouger ou même respirer. Un bruit provenant sans aucun doute de l’extérieur finis par nous faire sursauter et brise se contact que nous avions établis. Ma main quitte rapidement sa cuisse pour se poser à nouveau sur la mienne. « Je crois que je vais arrêter de m’excuser, mais… Sache que je ne voulais vraiment pas te blesser Azèl. C’était la dernière de mes intentions. Vraiment. »

Une nouvelle fois le silence s’installe entre nous, mais ce n’est pas un silence gênant. Non c’est presque rassurant dans le fond. Je voudrais aller me blottir dans ses bras, mais je n’ose même pas. Je continue à tripoter ma bière comme un idiot trop timide pour faire quoique ce soit. Je relève la tête et remarque qu’Azèl me regarde. « J’ai le droit à un câlin ou c’est trop demander ? » Mon dieu. On dirait un gosse. Mais je n’ai même pas honte. J’espère juste qu’il va me dire oui.


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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Dim 27 Juil - 18:46



Nicholas a été plus que sincère avec moi. Il m’a parlé de ses aventures dans un bar pour homosexuels, il m’a partagé ce qu’il a ressenti et ses impressions… Je suis soulagé qu’il ait été testé ces choses avec d’autres personnes parce que je n’aurai pas supporté un échec de plus. J’aurai voulu que ça soit moi bien sur et que tout aille pour le mieux mais des fois, on ne fait pas ce qu’on veut dans la vie… Mais au moins, il est venu ici et il m’a dit tout la vérité. Rien que pour ça, il est a moitié pardonné. Mais juste à moitié parce que même si je suis fier de lui, j’ai encore deux ou trois trucs en travers de la gorge. C’est un de mes plus gros défauts ; je suis rancunier, je n’oublie rien. J’aimerais bien des fois pouvoir passer à autre chose facilement et tout oublier mais je n’y arrive pas… Pourtant, le fait qu’il soit là, chez moi, c’est déjà un petit pas de plus.

Il est temps que j’arrête de tourner en rond dans mon studio et que je rejoigne le jeune homme avec une bière sur le canapé. Je ne pense pas pouvoir tout effacer mais il m’a tellement manqué que rien que sa présence me fait un bien fou. J’ai passé ces deux dernières semaines à tout faire pour l’éviter et pour ne pas me retrouver dans la même pièce que lui et en fin de compte c’était exactement ce dont j’avais besoin. Il m’a énormément blessé mais j’ai quand même besoin de lui. Avant cette dispute, on a passé beaucoup de temps tout les deux, juste à être… Des amis, si on veut. On s’est retrouvé après plusieurs années d’absence et c’était vraiment parfait. Passer du temps avec lui, parler de la pluie et du beau temps, déconner… Bref. Ca m’a beaucoup manqué et j’espère que je vais réussir à me détendre assez pour qu’on puisse bien terminer la soirée. Je n’ai pas envie qu’on se prenne à nouveau la tête. Je veux juste qu’il soit là. Que ça soit dans le silence, devant un film débile peu importe. Je veux juste sentir sa présence. Nicholas prend place en face de moi, sur la table basse et je me sens tout d’un coup tout petit enfoncé dans mon canapé. J’ai envie de le toucher, c’est affreux. Rien qu’une main sur son genou, mais je me retiens et prends une nouvelle gorgée de bière pour détourner mon attention. Comme s’il avait lu dans mes pensées, le jeune homme pose sa bière et pose ensuite sa main sur ma cuisse. Je le fixe, n’osant plus bouger. Comme si le fait de retirer sa main allait désamorcer une bombe. On se fixe quelques minutes puis il retire sa main. J’ai l’impression d’avoir froid tout d’un coup. Pourtant, je n’oublie pas ce qu’il s’est passé sur ce canapé la dernière fois qu’il était là… Je me giflerais bien des fois… Nicholas s’excuse à nouveau et je hoche la tête, ne sachant tout simplement pas quoi répondre à ses excuses… Je les entends, j’apprécie qu’il le dise mais j’arrive pas à les comprendre, à les absorber. Je ne suis pas normal. Pourtant, si je veux que ça aille mieux avec lui, il faut que je fasse autant d’efforts que lui en a fait pour trouver le courage de venir me parler de tout ça…

Un nouveau silence s’installe dans la pièce puis il me demande une étreinte. Je le regarde quelques secondes. Je suis complètement perdu. J’ai envie de lui dire oui, j’ai envie de le sentir contre moi mais j’ai peur. Je sais pas pourquoi, je psychote. Et s’il me repousse à nouveau ? Sans parler du fait que j’aurai sûrement envie de l’embrasser s’il vient dans mes bras… Et si je refuse, ça va de nouveau être tendu et il va prendre la fuite. Et ça serait retour à la case départ. Je ravale ma salive . Suivre son cœur ou sa tête ? Le choix est vite fait… Je me pousse un peu du canapé et lui prends la main en liant nos doigts pour l’attire à moi. Je le laisse s’installer à mes côtés mais mon bras sur ses épaules le serre à moi. Je fourre mon visage dans ses cheveux et profite de cet instant quelques secondes…

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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Dim 27 Juil - 19:23

Azèl ∞ Nicholas
On dirait deux lions en cage. Deux prédateurs qui se tourne autour. On est incapable de se regarder. Je suis le seul à parler. J’ai comme l’impression de me mettre à nu devant lui, mais c’est l’étape nécessaire j’ai l’impression. Je dois lui dire ce qui est arrivé. Je dois lui dire ce que j’ai pu ressentir et où j’en suis avec moi même désormais. Je n’ai plus le choix. Alors oui je m’en serrais bien passer, mais si au final cela veut dire que je pourrais de nouveau l’avoir dans ma vie, je suis prêt à faire n’importe quoi. Azèl me manque. Oui il a été absent pendant trois longues années. Je m’étais quelque peu habituer à son absence après cela, puis il est revenu. Il est revenu et je lui ai tout avoué et on a commencé à se rapprocher. Même si je m’étais promis de ne pas y repenser, je ne cesse de revoir le moment où il a posé ses lèvres sur les miennes. Ce moment me hante comme jamais auparavant et j’aimerais juste retrouver la complicité que nous avions réussi à établir depuis son retour. C’est tout ce que j’aimerais dans le fond.

Assis en face de lui, je fais de mon mieux pour pas me lever et venir l’embrasser sans prévenir. J’ai conscience que tout reste encore fragile entre nous. Un faux pas et tout explose. Un faux pas et je pourrais le perdre pour de bon. Alors je reste en face de lui et me contente de poser ma main sur sa cuisse. Lentement. Juste pour sentir ce contact qui m’avait tant manquer. J’ai l’impression qu’il se fige en face de moi, mais aucun d’entre nous n’as la force de dire quelque chose. Jusqu’à ce que je m’excuse une nouvelle fois. Je dois l’énerver à toujours répéter la même chose, mais voilà… Je veux être sûr qu’il est compris. Je veux qu’il sache à quel point je m’en veux et peut être aussi à quel point je l’aime. Je ne sais pas si j’arriverais vraiment lui dire tout cela à haute voix, mais j’essaye. Je fait de mon mieux, mais très rapidement le silence est de retour. Ce n’est pas gênant, mais je préférerais être dans ses bras pour mieux affronter tout cela. Alors je demande. Comme un enfant demanderais à sa mère. Je lui demande si j’ai l’autorisation de venir me blottir contre lui. L’espace d’un instant, j’ai vraiment peur qu’il me rejette. Mais après quelques secondes seulement, il attrape ma main, lie mes doigts au sien et m’attire vers lui sur le canapé. Il passe ses bras autour de mes épaules et je sens son visage frôler le mien pour venir se perdre dans mes cheveux. Il ne me faudra pas longtemps pour resserrer son étreinte et venir plonger mon visage dans le creux de son cou. D’ici je peux sentir les battements de son cœur. Ils ont l’air un peu désordonné et cela me fait sourire contre sa peau.

Je n’ose plus bouger, j’ai tellement peur du moment où il finira par se reculer. Alors je profite de chaque instant. Je m’enivre de son parfum, j’essaye d’imprimer la sensation de son corps contre le mien. Je me sens bien. Je me sens à ma place et je donnerais n’importe quoi pour rester là le plus longtemps possible. Je le sens bouger contre moi et je prends peur. Alors sans réfléchir, je dépose quelques baisers dans le creux de son cou. C’est léger, presque rien. Je continue à l’embrasser comme cela jusqu’à remonter à sa mâchoire. Heureusement Azèl ne dis rien, il ne me repousse pas non plus. Mes lèvres suivent les lignes de sa mâchoire et je me retrouve rapidement face à ses lèvres. Je lève les yeux et croise son regard. Je tente ou je ne tente pas. Cette fois je serais le seul à l’initiative de tout cela. Je ne reculerais pas. Pas cette fois. Alors je regarde encore une fois Azèl et mon regard descend sur ses lèvres. Je rapproche mon visage du sien. Nos nez se frôle, je sens que sa respiration s’accélère contre ma peau. Aller Nicholas c’est maintenant ou jamais. Alors je l’embrasse tendrement. C’est presque trop timide, mais c’est empli de tendresse. Notre baiser ne dure pas très longtemps, j’ai trop peur qu’il me rejette. Une dernière fois je presse mes lèvres contre les siennes et le repousse quelque peu dans le canapé pour me blottir contre lui. Avant qu’il n’est le temps de faire quoique ce soit j’ajoute : « Ne dis rien Azèl… Juste. Dis rien. » Je veux profiter de ce moment comme si c’était le dernier. Sûrement parce que ce sera le dernier. J’en sais trop rien. Je flippe comme jamais, mais je reste là dans ses bras. D’une main j’attrape même la télécommande qui traînait à côté de moi et allume la télé pour ne pas rester dans ce silence de plomb. Je ne regarde même pas ce qui se passe sur l’écran. Je me concentre sur les battements du cœur d’Azèl tandis que mes doigts jouent nerveusement avec un des boutons de sa chemise.

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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Dim 27 Juil - 19:53



J’ai l’impression d’être face à un enfant, un petit garçon apeuré. J’ai conscience qu’avec mon silence, je lui ai fait de la peine mais là, j’ai carrément l’impression de lui faire peur. Je sais que j’ai un peu le mauvais rôle dans cette histoire, je sais que si je ne m’étais pas complètement braqué après son rejet, on n’en serait pas là aujourd’hui. Peut-être même qu’après cet échec, on aurait fumé une clope les deux et c’est tout. On aurait remis ça à un autre jour mais à cause de ma réaction, on ne s’est pas parlés pendant deux semaines et je l’ai sûrement blessé un peu plus à chaque fois que j’ai évité de répondre à ses messages. Je m’en veux bien sur, mais je suis comme ça, on ne peut pas me changer. Je me braque, il faut me laisser tranquille et je reviendrais quand je me sentirais prêt. Si on me pousse à bout, j’explose et ça ne m’arrive que très rarement parce que malgré tout, je suis quelqu’un de calme, qui pense beaucoup plus qu’il ne parle. Ca n’a pas toujours du bon, la preuve dans cette dispute mais voilà. Ce soir, je pense que je suis prêt à tourner la page et à oublier cet incident. Car dans le fond, c’est exactement ce que c’est ; un incident. Nicholas n’était pas prêt et c’est tout. Maintenant il l’est. Du moins, il l’était avec les autres mecs qu’il a rencontré dans le bar, peut-être le sera-t-il aussi avec moi. S’il veut quelque chose avec moi bien sur. S’il veut davantage qu’une relation amicale. Le fait qu’il me demande un câlin avec l’air d’un enfant me rassure. On ne faisait pas ça quand on était uniquement pote. On se donnait des tapes sur l’épaules, de brèves accolades mais c’est tout. Nicholas veut que je le prenne dans mes bras et je vois là l’opportunité de comprendre ce qu’il veut pour nous deux… Même si j’hésite un moment, je me décide à lui prendre la main et à le faire s’asseoir à mes côtés. Je passe mon bras derrière ses épaules pour qu’il puisse s’installer confortablement contre moi et je pose mon menton contre sa tête. Le moment est parfait. Presque idyllique, comme dans les films. Je n’aime pas spécialement être fleur bleue mais j’avoue que là, ça ne fait pas de mal après tant de peine… L’avoir contre moi me donne des papillons dans le ventre et je suis sûr qu’il peut entendre battre mon cœur à un rythme plus élevé que la normale… Mais je m’en fiche. Je me dandine un peu dans le canapé, la place qu’occupe Nicholas me faisant de l’effet. Mais avant que je n’ai le temps de me placer plus correctement pour être plus à l’aise, le jeune homme m’embrasse dans le cou. J’ai l’impression qu’un courant électrique traverse chacune de mes veines. Je me mords la lèvre, ne me gênant pas pour faire basculer ma tête en arrière, lui laissant le champs libre. C’est tellement agréable que j’en oublie tout. J’oublie notre dispute, j’oublie notre baisé râté, j’oublie le fait que c’est peut-être un peu trop tôt. Je me laisse simplement faire. Je serre un peu le t-shirt du jeune homme alors que ses lèvres remontent à ma mâchoire et je commence à avoir du mal à respirer. Putain Nicholas… Arrête ça… Ca fait tellement longtemps que je n’ai pas été contre un homme. Enfin si, il y a eu Keith mais je ne ressentais pas tout ce que je peux renssentir pour Nicholas. J’avale difficilement ma salive alors que mon ami se retrouve face à mes lèvres. Je redresse la tête et le fixe, un peu perdu tout d’un coup. Je peux sentir son souffle saccadé sur mon visage, nos nez se touchent, nos lèvres flirtent ensembles sans oser passer à l’acte. Putain. Son regard… J’ai l’impression de tomber dedans. Et je ne pense plus au fait que la dernière fois, ça s’est mal passé, je ne pense plus au fait que d’autres hommes ont touchés ces lèvres, je ne pense même plus au fait qu’il pourrait regretter son geste. Je le laisse faire. Je ferme les yeux au contact de ses lèvres, même si c’est court et pas franchement langoureux. Je n’en perds pas une miette. Mais très vite, lorsque j’ouvre les yeux, la panique m’envahit. Nicholas vient de m’embrasser. Il semble lire dans mes pensées car il me demande de ne rien dire et se blotti contre moi. Je ne comprends plus rien. Tout ce que je sais c’est que j’en veux encore et que je refuse qu’il me laisse comme ça. Cette fois, je prends entièrement le blâme si ça se passe mal. Je ne vais pas réussir à me concentrer sur la télévision de toute manière. Je regarde le jeune homme puis pose ma main sur sa mâchoire, la tournant vers moi pour pouvoir l’embrasser. Je sais que je ne devrais peut-être pas prendre autant de risques mais je m’en fiche. Cette fois, je m’en fiche. Il peut bien partir en courant en criant qu’il ne veut pas, moi j’en ai rien à carrer. Je veux juste encore sentir ses lèvres alors je l’embrasse. Ma main glisse sur sa nuque, l’obligeant à se rapprocher de moi et surtout, à ne pas fuir. Mes lèvres se mettent à bouger contre les siennes et je n’ai vraiment pas envie que ça s’arrête. Je ne veux pas aller trop vite, juste faire durer ce moment. Cette fois, je peux en profiter, cette fois je peux jouir de ce que j’ai tant attendu. Je me rapproche du jeune homme, l’obligeant à s’allonger dans mon canapé mais je tiens à le rassurer alors je caresse doucement son avant bras pour lui faire comprendre que je n’irai pas plus loin. Du moins pas s’il le veut pas. Allongé au-dessus de lui, je prends appui sur un de mes bras, mais j’ai besoin d’air. Mon cœur ne va pas tarder à sortir de ma poitrine alors il faut que je respire. Je m’écarte très lentement de lui, gardant mes lèvres à proximité des siennes. De ma main libre, je viens caresser ses cheveux. « Je n’ai pas très envie de regarder la télévision… » murmurais-je malicieusement. Je veux juste l’embrasser. J'ai envie de lui demander si ça va, mais je sens que cette question pourrait tout gâcher alors je me contente de rester à proximité de son visage et de reprendre mon souffle.
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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Lun 28 Juil - 18:11

Azèl ∞ Nicholas
Tout ce que je demande c’est qu’Azèl me prenne dans ses bras. Je rêve de ce moment depuis deux semaines. En arrivant devant son appartement tout à l’heure, je pensais sincèrement qu’il allait me virer à coup de pieds. J’étais persuadé de l’avoir déjà perdu. Je ne sais pas pourquoi… Je crois que je ne voulais pas trop me faire d’espoir. Mais visiblement je m’étais mis le doigt dans l’œil. Azèl a bien voulu m’écouter et il m’a même invité à rentrer chez lui. Pour la première fois depuis notre dispute, il a accepté de m’écouter jusqu’au bout et j’ai pu lui faire comprendre tout ce que j’ai bien pu faire tandis qu’il était loin de moi. J’ai considérablement évolué et désormais le jeune homme semble m’en vouloir un peu moins. Je pense que l’accident de l’autre fois ne va pas tomber aux oubliettes tout de suite, mais au moins il a été relégué au deuxième plan. Voilà pourquoi je me permets de demander un câlin à Azèl. Parce que j’ai juste envie de me retrouver contre lui. Heureusement il finit par me prendre la main pour m’attirer contre lui. Je lâche un soupire de soulagement lorsque ma tête viens se loger dans le creux de son cou. Pour la première fois depuis deux semaines je me sens bien, détendu et à ma place. Je pourrais rester dans cette position pendant des heures c’est certain. Je profite de chaque secondes et dès que je sens Azèl remuer contre moi, je me décide à faire quelque chose. Je ne veux pas qu’il s’éloigne. Je n’ai plus peur maintenant. Je suis sûr de moi. Je sais ce que je veux. Je ne changerais plus d’avis. Parce que c’est Azèl qui m’as cruellement manqué pendant ces dernières semaines et que je veux rester auprès de lui. Alors je n’hésite plus. Je laisser mes lèvres glisser doucement sur la peau de son cou. Tout de suite, je sens Azèl frissonner contre moi et un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Il penche la tête sur le côté et je ne m’arrête plus d’embrasser sa peau mordorée. Je remonte lentement jusqu’à ses lèvres et hésite… Pourtant je finis par l’embrasser. Ce n’est pas le meilleur baiser de ma vie, j’hésite tellement qu’au final ce dernier est un peu rater. Mais je l’ai embrassé et maintenant je veux juste qu’il se taise et qu’il me prenne dans ses bras. Rien de plus.

Je me blotti fortement contre lui, mais très vite je sens les doigts d’Azèl glisser sur ma joue puis passer sous mon menton pour me faire relever la tête vers lui. Je me décale un peu et voilà qu’il vient m’embrasser à nouveau. C’est différent cette fois. C’est beaucoup plus intense et je me laisse totalement aller dans ce nouveau baiser. J’ai l’impression de recevoir un millions de petite décharge. Les papillons dans le ventre et tout le bordel. Je sais c’est niais, mais c’est le cas. Je me sens tellement bien avec lui. Je pose mes mains sur ses hanches et colle le plus possible mon torse au sien. Je commence à avoir chaud. Nos lèvres ne cessent de danser ensemble. Délicatement j’entrouvre la bouche et laisse ma langue aller taquiner la sienne. Tout devient bien plus intense et Azèl m’allonge lentement sur le canapé. Je suis pris d’un coup de stress d’un seul coup, mais Azèl me rassure en quelques secondes seulement alors je me laisse faire. Il s’allonge au-dessus de moi et je laisse ma main glisser dans le creux de ses reins. On s’embrasse jusqu’à ne plus pouvoir respirer. Lorsque le beau brun s’éloigne de moi, je plonge mon regard dans le sien, un sourire aux lèvres. Sa remarque me fait rire. « Ca tombe bien, moi non plus ! » Je caresse doucement sa joue et reviens l’embrasser tendrement. On s’enivre de baiser. Une nouvelle fois je viens titiller la peau de son cou et laisse quelque peu ma marque sur sa peau blanche. Ma main glisse sous son tee shirt, mais très vite je me sens un peu gêner dans mes mouvements et tire dessus pour lui enlever. Je ne sais pas jusqu’où on ira ce soir, mais je veux arrêter de me poser des questions. Je veux juste profiter. Je redécouvre ses tatouages et mes doigts viennent dessiner le contour de l’un d’entre eux. J’étais présent pour certains d’entre eux. Il y en a des nouveaux que je n’avais jamais vus. Je suis totalement absorber par ma contemplation que j’oublie presque avoir abandonné les lèvres d’Azèl un instant. Pourtant il me le rappelle bien rapidement en venant attraper mes lèvres dans un nouveau baiser. La température ne cesse de monter dans la pièce, les mains d’Azèl glisse sous mon tee-shirt tandis que je continue de tracer les contours de ses formes avec les miennes. Il a le dessus sur la situation et je crois que je commence à penser un peu trop vite. « Azèl… » dis-je doucement alors qu’il m’embrassait dans le cou après avoir faire voler mon tee-shirt. Cela fait bien longtemps que je me suis pas retrouver torse nu face à lui et je me sens un peu mal à l’aise, mais il n’y a pas que ça. « Je… Enfin… J’ai jamais… » Je sais tout simplement pas comment m’y prendre pour une éventuelle suite, pour aller plus loin… J’ai jamais rien fait avec un homme si ce n’est quelques baisers. Je sens le rouge me monter aux joues d’un seul coup. Je me sens mal à l’aise et j’ai peur qu’il ce moque de moi ou qu’il me rejette d’un coup.

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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Mar 29 Juil - 7:28



Avec Nicholas dans mes bras, j’ai l’impression d’être à nouveau complet. Comme s’il m’avait manqué quelque chose, un organe, durant deux semaines. C’est dingue à expliquer quand on sait que j’ai vécu comme ça durant trois ans. J’ai essayé de combler ce manque durant mes soirées à Paris mais jamais je n’y suis arrivé et ce n’est qu’en revenant ici que j’ai pu à nouveau me sentir serein et entier. Il y a eu cette grosse dispute et j’ai compris que c’était lui. Que c’était Nicholas qui faisait mon bonheur et qui faisait que tout le reste ne comptait plus. L’avoir dans mes bras comme ça, c’est comme une bouffée d’air pur et sans parler du fait qu’il vient de m’embrasser. Pour de vrai. Et sans regretter, sans se reculer. J’ai l’impression de flotter dans les airs tellement je suis léger. Mais ce baiser a réveillé bien des choses en moi et j’ai dû mal à regarder l’écran de la télévision sans avoir envie de recommencer à embrasser Nicholas. Il m’a embrassé certes, mais j’ai peur qu’en recommençant, il se braque et qu’on recommence à se disputer. Même si cette fois, ça serait entièrement ma faute. Alors je saute le pas et on s’embrasse à nouveau. J’ai l’impression qu’on est deux ados qui passent leur première nuit ensembles à s’embrasser. Juste ça. Juste parce que c’est parfait, parce que c’est trop bon et que ça fait du bien. Notre baiser est parfait et je n’ai pas envie qu’il cesse. Mais on a besoin d’air pour vivre et mon cerveau était déjà en train de crier au manque d’air tant la tête me tourne. A moins que ça soit l’effet que Nicholas me fait. Ce qui est une très forte probabilité. Allongé sous mon corps, Nicholas me fait savoir que la télévision ne l’interesse pas vraiment non plus. Je souris contre ses lèvres alors qu’il prend à nouveau possession de ma bouche. C’est une explosion de papillons dans mon estomac. C’est niais à souhait mais c’est la vérité. J’aime ça. Vraiment. J’ai beau avoir couché avec beaucoup d’hommes à Paris, aucun ne m’a fait cet effet et j’espère que c’est pareil pour Nicholas ; que les gars du bar de l’autre soir ne lui ont pas fait autant d’effet que ce qu’on est en train de faire.

Mon ami – même si ça paraît bizarre dit comme ça – detourne ses baisers dans mon cou et je suis forcé de m’accrocher à l’accoudoir du canapé pour ne pas me mettre à hurler sous la marque de ses dents. Pour quelqu’un qui se disait pas prêt à faire ce genres de choses avec un homme, Nicholas s’en sort comme un chef. De nous deux, c’est le seul à avoir couché avec des filles et je me doute qu’il se pose quand même des questions. Est-ce qu’il doit être tendre comme avec elles, est-ce qu’on aime les mêmes choses ? Un frisson s’empare de moi lorsque ses doigts glissent sous mon t-shirt noir. Putain Azèl, calme toi. Je me retrouve à torse nu devant lui. C’est déjà arrivé par le passé mais cette fois c’est spécial. Alors que j’allais retourner à ses lèvres, je constate que Nicholas fixe mes tatouages. Je suis encore à bout de souffle et pourtant je l’interromps dans sa contemplation pour sceller à nouveau nos lèvres. Je cherche à toucher sa peau du bout des doigts en passant mes mains sous son t-shirt. Je me débarrasse du tissu et presqu’immédiatement je sens le jeune homme se crisper sous mes baisers. Je me recule pour le regarder, la bouche rougie à cause de nos baisers. Je ne peux pas m’empêcher de sourire en l’entendant hésiter dans ses paroles. Je lui vole un baiser. « Je n’ai pas l’intention de faire quelque chose d’autre à part t’embrasser. » Je n’ai pas envie que ça se passe comme ça. Je ne veux pas que la premier expérience du jeune homme se déroule sur mon canapé alors qu’il vient à peine d’accepter son homosexualité. Je lui souris tendrement, caressant sa joue avec une grande douceur pour le calmer. Je m’allonge complètement sur lui, posant ma tête dans le creux de son cou. Distraitement, je dessine des cercles sur son pectoral. Je deviens silencieux et bien pensif d’un coup. « Les gens ne doivent pas savoir. C’est mieux si c’est notre secret. Je ne veux pas que tu traverses ce que j’ai subi… »
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MessageSujet: Re: I wish I was beside you (+) Azèl Mar 29 Juil - 19:59

Azèl ∞ Nicholas
On dirait deux adolescents, mais je m’en fiche totalement. On s’embrasse à en perdre haleine, comme si c’était la dernière fois. Comme si on ne ce verrait plus à partir de demain. Je crois que je me suis jamais senti aussi bien. Je suis envahi par un millions de sensations quand Azèl s’empare de nouveau de mes lèvres pour m’embrasser passionnément tout en m’allongeant sur le canapé. Je ne vais pas le cacher, je suis un peu stressé. Azèl à bien plus d’expérience que moi. Je ne suis pas vierge, mais j’ai seulement couché avec des filles et j’ai comme le sentiment que c’est bien différent. Pour le moment je ne veux pas vraiment penser à cela. Je pense juste aux lèvres d’Azèl contre les miennes, à ses mains qui se faufile sous mon tee-shirt. J’ai plus envie de le laisser partir. Je m’accroche à lui comme à une bouée de sauvetage. Mes bras se verrouillent autour de sa nuque tandis que j’intensifie encore un peu plus notre baiser. J’ai envie de sentir sa peau contre la mienne et comme s’il avait lu dans mes pensées, Azèl passe de nouveau ses mains sous mon tee-shirt, mais pour me le retirer cette fois. Je le voulais et pourtant quand son torse se pose contre le mien, je me tends quelque peu. J’ai peur de la suite. Azèl a clairement le contrôle sur la situation, mais je m’en voudrais de le repousser encore une fois. Parce que je veux bien passer la nuit à l’embrasser, il y a aucun souci là-dessus, mais je ne sais pas si je suis vraiment prêt pour le reste. Sans vraiment trouver mes mots, j’essaye d’expliquer la situation au jeune homme au-dessus de moi. Lorsque je vois un tendre sourire se dessiner sur ses lèvres je me détends quelque peu. Il n’y a que lui pour me rassurer aussi rapidement. Il caresse ma joue et je ferme les yeux pour profiter de ce geste empli de tendresse. « Merci… » murmurais-je doucement. Je ne veux pas précipiter les choses. Je sais qu’il n’y a que lui, mais je veux faire ça correctement et pas à la va vite sur son canapé.

Azèl s’allonge finalement sur moi et plonge son visage dans le creux de mon cou. Je passe mes bras autour de son corps et me blotti le plus possible contre lui. Nos jambes s’emmêlent et je donnerais n’importe quoi pour reste comme cela toute la nuit. Contre moi Azèl semble bien pensif d’un seul coup. Ses doigts glissent sur mon torse et finalement il me dit que l’on devrait garder tout cela pour nous. Il évoque une nouvelle fois ce qu’il a pu vivre et je soupire quelque peu. J’ai fait parti de son cauchemar. J’étais du côté de ceux qui l’insultaient. Je me sens mal à l’aise, mais je préfère ne rien dire. Je resserre mon étreinte autour de ses hanches et viens déposer un long baiser sur son front. Je repense à notre ancienne bande d’amis et surtout à la soirée que nous avons pu passer il y a deux semaines. « Je vais y passer quand même… » finis-je par lâcher faiblement. « J’ai tenu tête à Matthew, je l’ai même frappé… Pour le moment il m’insulte juste par texto, mais je sais qu’il va vouloir se venger… » Cela fait deux semaines que je regarde constamment autour de moi quand je sors de mon appartement ou du travail. Matthew sait parfaitement où j’habite et où je travaille. Je sais qu’il laissera pas passer la honte que je lui ai mis la dernière fois. Je l’attends, mais j’ai peur.

Le silence s’installe de nouveau entre nous et je laisse mes doigts glisser sur les hanches d’Azèl. Je me sens apaiser avec lui. J’oublie les deux dernières semaines. Les nuits que j’ai passé à pleurer seul dans mon lit. Je me sens détendu et surtout heureux. Je me décale un peu et finis par me relever légèrement pour croiser le regard du jeune homme allonger contre moi. « Et si on partait d’ici ? On pourrait quitter la ville. » Rien ne me retient ici et c’est presque pareil pour Azèl après tout. Alors pourquoi rester ?


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I wish I was beside you (+) Azèl

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