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Il faut laisser passer l'orage [PV Noah]

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MEMBRE ♣ Un voisin à surveiller

TON PSEUDO : MissPiggy
TES DOUBLES : William T. Hardy, Victor I. Cartwright, Théodore C. Pembroke et Seren A. Vaughan
TON AVATAR : Arthur -smoking- Darvill
TES CRÉDITS : Avatar: rustynails, signature:hedgekey et tumblr
RAGOTS PARTAGÉS : 4188
POINTS : 419
ARRIVÉE À TENBY : 17/06/2014

You are the only girl in my life
ÂGE DU PERSONNAGE : 32 ans (10 juin)
CÔTÉ COEUR : Pétrifié par une vision venue tout droit d'un passé.
PROFESSION : professeur de musique et d'art dramatique
REPUTATION : Vous avez vu les nouvelles? Sa femme a été assassiné et il était une victime lui aussi. Depuis qu'il est revenu de Liverpool, il est seul... Vous avez pas vu le boulanger avec qui il était toujours?



MessageSujet: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Sam 5 Juil - 1:30




Il faut laisser passer l'orage

« Un jour de plus, sans combattre le froid / Demain encore, le vent soufflera » ► La fenêtre (Alfa Rococco)
C’est le souffle court que j’ai ouvert les yeux. J’étais vivant. Parce que dans mon rêve je ne l’étais plus. Je le savais. Ça faisait un peu plus de quatre mois que je faisais toujours le même rêve. À tous les soirs, je m’endormais pour savoir que je retrouverais dans ma tête l’image horrible de cette soirée ou tout avait basculé. J’ai pris quelques petites secondes pour que les couleurs dans la chambre se replacent. J’avais pris la mauvaise habitude de m’endormir sur un bouquin avec les lumières allumés depuis la disparition d’Amy. Sauf qu’une fois réveillé, je ne réussissais pas à retrouver le soleil. Pendant les deux premiers mois, j’étais à l’hôpital. On me bourrait de morphine et de sédatif et je réussissais à me rendormir. Maintenant, je cherchais le moyen de retrouver le calme après un réveil qui me semblait pourtant tellement brutal. Je m’assis sur le bord du lit. Mes pieds ont cherché mes pantoufles d’un bout du pied. Je n’avais pas hurlé en me réveillant. C’était étonnant. J’ai mis un marque-page à l’endroit où j’étais rendu dans le bouquin. Je l’ai rangé dans ma table de nuit. Je me suis levé de mon lit et j’ai marché.

Premier arrêt, la chambre de ma fille. Elle dormait encore comme un bébé. Bien profondément couché de travers dans son petit lit à barreaux. Elle avait l’air tellement calme. C’était une magnifique petite princesse. Je m’installais dans la chaise berçante et je la regardais en l’enviant. Sa mère lui manquait mais ça ne semblait pas l’affecter autant que moi. Il y avait des moments où elle semblait la chercher. Mais elle s’en sortait. La chaise émis un petit craquement et ma fille poussa un petit soupire. La réveiller n’était pas une bonne option. Je repris donc mon chemin vers mon insomnie. Passage aux toilettes ou je callais un verre d’eau froid. J’ai eu un regard pour mon reflet. J’avais l’air fatigué. Normal. Mes nuits étaient entrecoupés depuis longtemps. Je ne pouvais pas erré sur l’étage. J’ai ensuite poussé la porte de la chambre de Noah. Il me rassurait et j’arrivais à me rendormir dans son lit parfois, la plupart du temps, j’y arrivais en fait. J’ai essayé de me faufiler dans le silence. Noah dormait. Je ne pus m’empêcher de penser à quel point il était beau quand il dormait. Les cheveux en désordre, dans son pyjama. Je me suis glissé dans le lit du côté qui était vide. Couché sur le ventre, j’ai ramené l’oreiller sous mes avants-bras. J’ai posé ma tête sur mes poings et j’ai gardé le regard sur lui. Peut-être que si je le fixais assez longtemps, je réussirais à m’endormir pour ne pas faire de cauchemar. Ça serait bien non?

Avec lui, j’avais moins peur. Je savais que c’était absurde. C’était trop tôt après Amy pour m’embarquer dans quelque chose d’autre. Mais pourtant j’étais incapable de nier que je ressentais quelque chose pour Noah. Il était fort et rassurant. Ses bras avaient quelque chose de tellement solide. Il sentait l’homme. J’étais en train de me perdre. Je m’égarais sur le grain de sa peau. Mon esprit se surprit à vagabonder assez rapidement. Sur lui, sur sa chaleur, sur sa beauté. J’ai fermé les yeux un instant. Je m’étais senti jaloux et blessé à l’hôpital, il y a trois semaines, quand il avait fait de l’œil à la personne qui s’était occupé de moi. Je savais qu’il était hétéro et c’était encore plus difficile. Parce que même s’il me rassurait, je savais que je ne pouvais pas l’avoir. Alors je fantasmais comme un con. Je me sentis glissé lorsqu’un grondement me tira du demi-sommeil dans lequel j’étais en train de m’enfoncer. Je me suis retourné vers la fenêtre. Merde. Un éclair. Je me suis redressé dans le lit. Non! Pas un orage. J’ai mordillé ma lèvre inférieur. « Noah… » Ma voix s’éleva comme un murmure. Non… je n’étais pas vraiment en train de faire ça. Merde.

Je me laissais retomber sur le côté du lit dans un vain espoir que j’étais capable de reprendre tout seul le contrôle sur mes sentiments.

Non mais, j’étais un homme adulte.
J’avais trente ans.
Pas quatre ans.

J’étais vraiment capable de survivre à un orage dehors sans m’écrouler comme un gamin en pleurant. C’est donc en fixant le plafond que j’ai tenté de me raisonner. Quand j’avais quatre ans, un petit garçon était mort après avoir été électrocuté par la foudre. J’avais eu vent de l’histoire et déjà que je n’aimais pas les bruits fort et non mélodieux d’un orage (j’adorais par contre le son de la pluie), j’avais développé une phobie des orages. Qu’à trente ans, je n’avais pas encore trouvé le moyen de contrôler tout seul comme un grand. Amy trouvait ça mignon que son mec la réveille à trois heures du matin parce qu’il y avait du tonnerre dehors. Et voilà que j’entendis enfin le clapotis intense de la pluie sur les fenêtres de la chambre. Le ciel gronda une seconde fois et je poussais une petite plainte paniqué. Penses à d’autres choses… tentais-je de faire comme un grand. Mais même de m’imaginer Noah à poil ne semblait pas fonctionner pour enlever l’espèce de petite plainte qui s’arracha de ma bouche lorsque l’éclair illumina un peu la pièce.

Et voilà que je cédais à la tentation. Ma main alla s’appuyer sur l’épaule « Noah… réveille… s’il te plait! », m’entendis-je dire d’une petite voix tremblante. Je ne voulais pas avoir l’air de ça. J’étais un homme. C’était mignon chez une femme une peur… mais adieu virilité quand t’es un mec qui a peur d’un orage. Tant qu’à faire, il ne me restait plus qu’à réclamer l’opération de changement de sexe. J’ai lâché l’épaule de Noah sans savoir s’il était vraiment réveiller. Et j’ai rajouté d’une petite voix : « Noah! Je sais que je suis un adulte. » mon dieu. Je sonnais pathétique. Il y eu un autre tonnerre et instinctivement je fermais les yeux. Pas l’ombre d’un son. Je ne voulais pas qu’il sache. Comme pour le fait que je ressentais pour lui plus que de l’amitié. Je voulais rester seul avec ça. J’avais réussi à le cacher à l’université. À mettre de la musique dans mes écouteur pour ne plus l’entendre. « … que je suis même papa... », rajoutais-je en un seul souffle. Tellement pathétique que même avec un enfant je n’étais pas capable de faire comme si rien de grave n’était pour arriver. Ce n’était que du son. J’étais bien en sécurité dans la maison. Il ne m’arriverait rien ici. Vraiment… je le savais. Sauf que quand retentit le cinquième coup de tonnerre, je poussais un petit glapissement de panique avec de rajouter un petit : « mais il y a un orage… et j’ai peur… » ma voix semblait comme étant celle d’un enfant de cinq ans pris la main dans le sac. Comme si j’avais vraiment fait un truc horrible. Merde. La peur était humaine. Normale. Banale. Parfois même saine. Je le savais… sauf qu’il s’acharnait à dormir et au sixième coup de tonnerre, ma voix fut étrangement aigue lorsque je hoquetais un paniqué : « NOAH! »

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Sans le savoir, nous avons vieilli. En bien ou en mal? Te recroiser après tout ce temps... une curieuse histoire... presque incroyable.
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CÔTÉ COEUR : quand j'y pense, j'attrape la migraine
PROFESSION : Etudiante en stylisme, créatrice
REPUTATION : Tiens donc, la vie de l'ainée Taylor semble s'agiter un peu en ce moment. Il était temps ! Oh, il parait qu'un certain Rafael Olsen la cherche partout dans la ville, craint-elle quelque chose ? Ce n'est pas prudent, avec un bébé à charge et un petit ami parti au combat...



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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Mer 9 Juil - 0:07

Aiden & Noah
Il faut laisser passer l'orage
Une licorne vint me dire bonjour, un rictus bienheureux collé sur le museau. Pendant que ma main se posait doucement près de sa crinière, j'observai la longue corne qui surmontait son crane. Magnifique, vraiment magnifique ! Leur pays ressemblait un peu au pays merveilleux de la Belle au Bois dormant, c'était une plaine où coulait une cascade qui elle-même donnait naissance à des vagues déferlantes. Les feuilles des arbres bruissaient tranquillement sur les cimes tandis que des animaux plus extraordinaires les uns que les autres gambadaient librement. Attendez, … WHAT ? J'avais pas payé pour avoir ça moi ! Comme si je voulais rêver de licornes et de papillons multicolores ?!

Dans mon sommeil je dus froncer les sourcils, alors que dans mon esprit je rembobinai le film pour arriver à ce que je voulais. Manquait plus que ça, que mon esprit me joue des tours ! J'avais le droit de rêver de ce dont je voulais, n'est-ce pas ?! Mes songes se calèrent sur le visage d'une jeune femme brune. Je l'avais déjà vue, une fois. A l’hôpital me semblait-il. Oui, évidemment, … il s'agissait de la stagiaire dont Aiden avait écopé lors de son bref séjour là-bas. Inutile de vous faire un dessin à propos de mon plan d'action vis-à-vis... d'une telle situation. Et je lui faisais passer un bon moment en plus de ça, à cette jolie demoiselle. Mais soudain, me tirant de cette douce torpeur, je sentis mon lit etre dérangé. Aiden, sans aucun doute. Et le tonnerre en fond sonore... Malgré la peur du jeune papa je ne parvins pas à me réveiller immédiatement, utilisant de ce moment de demi-sommeil pour profiter de mes dernières minutes de repos.

L'angoisse emplissait sa voix, ça me rendait tout chose. Et quand il posa sa main sur mon épaule, un frisson parcouru mon échine Non, pas déjà, je voulais poursuivre mon rêve là où il s'était arrêté. Seulement il s'agissait de mon meilleur ami, celui qui ferait tout pour moi et qui me suivrait dans tout mes délires abracadabrants. Je me devais de le rassurer alors qu'il n'avait plus que sa fille pour lui procurer de petits instants de bonheur... Le souvenir d'Amy se faisait encore trop présent dans son esprit, bien qu'un changement s'était opéré ces dernières semaines.

« Calmos Aiden, je t'entends. » fis-je d'une voix encore très ensommeillée, la tête encore enfouie dans mon oreiller. « Et tu viens de me faire louper un rêve avec des licornes et des cascades partout, je te revaudrais ça. » grommelai-je avant de me retourner sur le coté, lui faisant face. J'ouvris un œil, le fermai, puis ouvris les deux avant de les refermer et de réitérer l'opération. La lumière éblouissante des éclairs envahit toute la pièce tandis que le jeune papa se crispais encore plus. « Ca va aller, je suis là. » Pendant que je tentai de le rassurer par mes douces paroles, je rampai à travers le lit pour venir le prendre dans mes bras, comme deux amis sont censés le faire quand quelque chose ne va pas. Okay, ils ne sont pas censés faire ça allongés sur un lit mais Aiden avait besoin de réconfort maintenant, on allait pas prendre le temps de se lever et d'aller à la cuisine... D'autre part j'aimais le confort qu'offrait mon lit, ma chaleur envahissait encore les draps et c'était agréable que de se créer un tel cocon. L'odeur d'Aiden était toute particulière, un mélange boisé et fleuri qui chatouillait mes narines... J'espérai que cette étreinte suffise à le mettre en confiance, cependant il resterait certainement là toute la nuit car l'orage n'était pas là de se calmer.
©clever love.

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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Mer 9 Juil - 2:48




Il faut laisser passer l'orage

« Tant de remous et d'éclairs qui foudroient / Trop de discours et trop peu d'éclats » ► La fenêtre (Alfa Rococco)
« Calmos Aiden, je t'entends. » gronda-t-il, la tête dans l’oreiller. J’avais compté. Il avait pris une éternité à répondre. Une vraie éternité. Et je n’aimais pas le fait d’être seul avec ma peur. C’était complètement immature de ma part. Je ne voulais pas avoir l’air d’un gamin mais je voulais qu’il me rassure et je voulais qu’il le fasse quand j’avais entendu le tout premier tonnerre. Qu’il sache avant qu’il n’éclate que j’avais besoin de lui. Je savais que j’étais exaspérant parfois. Souvent depuis… je suis resté assis sur mon bout du lit comme un petit animal effrayé. Qu’il me rattrape. Noah avait cette espèce de don pour m’ancrer dans la réalité. Il suffisait que je le regard pour que je me sente un peu plus courageux. C’était l’orgueil probablement qui parlait. Je savais qu’il était mon type. Par moment, dans l’espèce de fantaisie romantique qui s’écrivait de manière quasi-continuelle dans ma tête, je lui faisais découvrir le côté de l’arc-en-ciel que je connaissais trop bien. Celui qui me permettait de commenter sur le ton de la conversation le choix du partenaire de Léoline – fallait dire qu’elle n’avait pas choisi le plus laid notre rouquine. Par moment, à mi-chemin entre le rêve et la réalité, je réalisais que la seule chose qui séparait Noah et moi d’un couple, c’était le fait que l’on ne couchait pas ensemble. Oui, on était dans le même lit, mais ça ne voulait pas dire pour autant que l’on se perde à explorer le corps de l’autre. Il était hétéro et je le savais. Il était un fruit défendu et j’en avais conscience… sauf qu’il me fit sourire lorsqu’il ouvrit la bouche toujours dans la même position. Je savais que j’en demandais beaucoup. « Et tu viens de me faire louper un rêve avec des licornes et des cascades partout, je te revaudrais ça. ». Je le vis doucement se retourner sur un côté. De mon côté. J’étais content que je vaille cet effort. Juste ça, c’était rassurant. D’une petite voix à demi-boudeuse, je rajoutais un petit : « Oui, mais je suis plus important que les licornes. ». C’était cette complicité qui faisait en sorte que bien des gens pensaient que nous étions un couple. Je l’avais entendu la rumeur. Elle ne m’avait pas fait mal. J’aimais bien entendre qu’on pensait que Noah était à moi. Personne n’était censé l’atteindre. La meilleure couverture n’aurait pas pu être d’être un couple, non? Sauf qu’il ne serait pas content de savoir que ça me plaisait. Je fixais son regard en me laissant retomber couché dans le lit. Il ouvrit les yeux. Un œil qui me fixait mais qui se referma toute suite après. L’autre. Qui se referma après un éclair. Le tonnerre bruyant qui suivit cet éclair me fit fermer les yeux et je poussais un autre petit hoquet paniqué tout en me crispant d’un coup sec. Toute mon attention fut porté sur sa voix, sa magnifique voix qui murmurait un apaisant : « Ca va aller, je suis là. » mais je gardais les yeux fermé et le corps tendu comme une corde de violon. Le lit bougeait un peu.

Mais ce qui me saisit fut la chaleur soudaine des bras de Noah. Sur l’impact de la chaleur, j’hésitais à respirer. Des câlins, il y en avait plus souvent qu’avant. Avant, il n’y en avait pas. Mais là, je ne comptais plus le nombre de fois où il avait serré ma main pour me donner un peu de force, le nombre de fois ou mon café était devenu froid parce qu’il m’avait pris dans ses bras parce que j’étais sur le bord de m’écrouler tout seul dans le milieu de sa cuisine. Je n’avais pas été prévenu avant. J’avais les yeux clos. Je n’avais que cette odeur à laquelle me rattacher. Un étrange mélange d’épices aux couleurs chaudes, de cette odeur de peau amer des hommes et d’après-rasage. Une odeur qui m’avait toujours plu. Avais-je déjà pensé tromper ma femme pour un homme? Non, jamais. Ce n’était pas dans ma nature et puis… Amy était tellement fantastique. Le genre à m’accueillir à trois heures du matin en petite tenue avec un sabre laser à la main, à hurler des formules magiques pour amener un livre près d’elle parce qu’elle était paresseuse… J’en avais aimé chacun des grains de folie qui l’avait traversé. Sauf qu’un autre coup de tonnerre m’a fait me blottir un peu plus contre Noah. J’aurais aimé ne pas avoir à expliquer. Ne pas avoir peur. J’aurais aimé pouvoir être simplement serré contre lui. Blotti contre lui, j’en pris son odeur plein le nez. D’un coup, elle m’envahissait. Merde que ça m’avait manqué cette odeur. Le fait d’être celui que l’on sert. Je n’aimais pas être celui qui dominait, j’avais toujours été le plus soumis des deux partenaires. Avec une femme,  je savais m’affirmer. Avec un homme, je préférais attendre. Je préférais être celui que l’on serrait plutôt que celui qui serrait dans ses bras. Je n’avais pas l’habitude de prendre les devants.

Sauf que dans ses bras, je me détendis et au huitième coup de tonnerre, je sentis des mots glissés de mes lèvres bien plus vite et à peine avec la force d’un murmure : « Mon dieu que tu sens bon. » parce que c’était vrai qu’il sentait bon. Il sentait cette odeur si réconfortante, si envoutante. Entre les draps, je pouvais deviner son corps. Je pouvais m’imaginer une tornade qui me dévorait tout entier. Je sentais la chaleur de sa paume dans mon dos. C’était deux corps trop près. Je relevais la tête tout lentement. Sa tête était tellement près de la mienne. Et j’avais son odeur… obsédante, hypnotisant. Un autre tonnerre et un autre éclair. Ce fut tout ce qu’il fallut pour que la barrière que j’imposais entre lui et moi tombe. Pour une rare fois, j’abandonnais toute forme de lutte. C’était trop difficile et trop épuisant de se battre contre tant de choses à la fois. Contre la peur de la mort, contre la peur pour ma fille, contre la peur des orages, contre la peur des couteaux, contre la peur qu’il sache que je le désirais. J’avais trop de peur et les mains trop libres pour ça. Mes lèvres allèrent chercher les siennes. Comme un papillon, elles s’y déposèrent. Ma langue se fraya un chemin à travers les siennes. Je pouvais sentir la chaleur de sa salive quand je repris connaissance de ce que j’étais en train de faire.

Je me décollais d’un coup sec en lançant un petit : « Merde… ». Merde… c’était un quand même bon résumé de la situation. C’était pour passer. Il ne fallait pas qu’il sache. Je me suis senti rougir en entier. Merde, chiasse, diarrhée… ce n’était pas le bon moment pour merder que t’avais choisi le cerveau. J’avais besoin des bras de Noah, pas de me lancer sur des explications de pourquoi j’avais fait ça. J’ai ouvert les yeux et je me suis retourné sur le dos. Le temps de reprendre mes esprits. Avec son parfum comme un alcool fort, je ne serais jamais capable de formuler une seule excuse potable pour mon comportement… mais rien ne voulait sembler se former dans ma bouche. J’ai donc commencé par un petit : « Pardon… Noah… » J’ai dégluti lentement. Je ne voulais pas que le gout de sa salive quitte ma bouche. Je ne voulais pas. Je voulais recommencer. Ces quelques petites secondes avaient été une extase. J’en voulais des tonnes des comme ça. Je voulais l’embrasser encore et encore, jusqu’à ne plus avoir de souffle. Sauf qu’il était aux femmes et je le savais. J’étais même étonné de ne pas m’être pris une gifle après l’affront que ma langue s’était tapé. Elle n’avait pas pensé elle non plus. La peur l’avait grisé elle aussi. Elle s’était laissé avoir par son odeur. J’ai ramené une partie du drap contre moi et maladroitement j’ai retenté une autre explication « Je voulais pas… je… » C’était loin d’être très glorieux tout ça. J’ai passé une main dans mes cheveux et j’ai fermé les yeux. En un seul souffle, j’ai quand même mis des mots sur ce que ce baiser pouvait bien vouloir dire sans oser le regarder. J’étais sans doute plus rouge pivoine que quand il avait failli nous surprendre Maxence et moi dans nos ébats. J’ai ramassé mes miette de courage pour dire : « Je voulais pas que tu saches… je m’excuse Noah… je… t’es… tellement.... » Surtout résister à l’envie de recommencer. De le faire, mais en passant ma main dans ses cheveux. D’y mettre plein plus que juste une langue. D'y glisser des mains qui se perdrait sur son corps. J'avais l'impression que j'étais chanceux qu'il soit dans un semi-sommeil. Parce que j'avais envie de me perdre contre lui encore. Je me suis réinstallé dans les draps et je l'ai fixé un bref instant. « Je peux y aller... si ça te rend mal à l'aise... je... je voulais pas... que tu saches... » le "que je le désire" ne voulait pas franchir mes lèvres. Il y avait de la honte dans mon regard, dans ma posture. Moi qui m'étais toujours fait un point d'honneur de ne pas regretter de désirer qui que ce soit. Sauf que Noah... Noah ne m'était pas accessible. J'avais craqué par son odeur. J'avais perdu ma tête dans la chaleur de ses bras. À chaque fois qu'il répondait présent, ma fantaisie se renforçait un peu plus. Je n'avais pas envie qu'il me force à quitter son lit. Il était encore tout près... tellement près.

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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Sam 12 Juil - 1:31

Aiden & Noah
Il faut laisser passer l'orage
« Ouaip, t'as même droit au meilleur agent du MI-6 de Grande-Bretagne... » Mon crane s'enfonça dans les profondeurs de mon oreiller dans l'espoir vain que ça me renverrait avec Thelma. Oui, Aiden était important. C'était, pour le moment et considérant le peu de carrière que j'avais, la mission la plus importante que j'ai jamais eue. Si je réussissais à le garder en vie j'obtiendrai une promotion à coup sur, et la reconnaissance de mes pairs. Parfois je me demandais si j'avais raison de mettre ma carrière sur un piédestal. Mes parents me manquaient, j'avais tellement envie d'aller les retrouver... le pole Nord était d'ailleurs une excellente cachette mais le froid ne serait pas bon pour Aiden, et il ne pourrait pas y enseigner. Là-bas les instruments de musique n'étaient que ceux des inuits, à la rigueur quelques guitares aussi mais le reste était trop froid pour être utilisé à bon escient. Ce qu'il me manquait c'était tout simplement une copine, quelqu'un avec qui partager mes nuits et mes journée,s quelqu'un qui ferait battre mon cœur à tout rompre, quelqu'un avec qui je me sentirais bien... Mission impossible me diriez-vous ? Quand Aiden aurait témoigné je devrais me consacrer à ma piètre vie amoureuse, peut-être même que le jeune papa écumerait les bars et boites de nuit avec moi pour être mon partenaire de « drague »...

Mon étreinte sembla le réconforter puisqu'il lâcha prise tout à coup malgré un énième coup de tonnerre. Ses muscles se détendirent tandis que que toutes les fibres de son corps repoussaient toute tension.  Cela faisait longtemps que je n'avais pas senti la chaleur d'un corps sous la couette, la chaleur de son corps à lui contre le mien. Si mon « câlin » rassurant n'était au début que très frêle, il devint plus... ambigu, lorsqu'Aiden se rapprocha pour coller sa peau contre la mienne après un éclair aveuglant. « Mon dieu que tu sens bon. » Mon abdomen se contracta, quoi ? Avais-je vraiment bien entendu ce que j'avais entendu ? Oui, aucun doute là-dessus. « Aiden... » soufflai-je dans un murmure à peine audible. Le ton de ma voix aurait pu aussi bien dire « Non ne fais pas ça, on ne peux pas, ne fais pas ça » que « Vas-y accouches ! ». Il y avait une once de reproche, un je ne sais quoi de remord et un océan de doute. Ma tête toujours contre la sienne, je le sentis se redresser et intérieurement je hurlai ma détresse et ma surprise. Je ne savais que faire, je ne savais même pas ce qui était en train de se passer. Lui relevait peu à peu la tête, et je ne pu faire autrement que de reculer la mienne pour planter mes yeux noisette dans les siens, mes bras toujours enroulés autour de son corps. Nous n’entendîmes même pas le tonnerre ni ne virent l'éclair lorsqu'il transperça les cieux, trop absorbés l'un par l'autre, par ce face à face amorphe qui nous figeait tout les deux. Il rompit cet état léthargique par un doux baiser, profitant de ma surprise pour taquiner ma langue alors que mes yeux s'arrondirent comme des soucoupes, et que je ne cessais de hausser les sourcils puis de les baisser lorsque l'instant me plaisait. Je ramenai mes bras contre moi, paumes face à lui, dans un réflexe de défense. Toutefois je me sentais tout bonnement incapable de le repousser. Je ne m'étais pas attendu à ça, et Aiden non plus visiblement puisqu'il s'écarta d'un coup pour se retourner sur le dos en jurant. Je devinai tout à fait le feu qui empourprait ses joues malgré la pénombre de la pièce.

Étrangement je ne voulais pas que ce soit une erreur, qu'il ai fait ça parce qu'il pensait être avec Amy, je ne voulais pas qu'il se mette à éclater de rire ensuite en disant qu'il était complètement con. Dans un premier temps le musicien s'excusa, il avait l'air dans tout ses états, mal à l'aise comme jamais je ne l'avais vu. « Je voulais pas que tu saches… je m’excuse Noah… je… t’es… tellement.... » Ce fut à mon tour de déglutir et de le fixer avec des yeux ronds. Je sentais encore sa langue sur la mienne, la chaleur de sa bouche envahir la mienne. Ce n'était pas le baiser pulpeux des lèvres d'une femme, non, c'était plus... fin, plus ardu et si doux à la fois, plus pressant aussi. Sa main atteint ses cheveux, et l'envie de faire de même – de passer ma main dans ses cheveux couleur des blés – m'envahissait. « Je peux y aller... si ça te rend mal à l'aise... je... je voulais pas... que tu saches... » Nos corps se retrouvaient à nouveau à une distance raisonnable, mon cœur battant anormalement lentement. Il battait lentement, mais il battait fort... « Non » articulai-je comme par réflexe. Il avait peur des orages, si il retournait dans sa chambre il ne dormirait pas de la nuit et je le retrouverais tendu et stressé au lendemain.

Depuis plusieurs semaines mon seul contact avait été Aiden ; et cela faisait autant de temps que je n'avais pas eu une fille dans mon lit. « Restes... » soufflai-je alors que je m'approchai doucement mais sûrement de lui. Une fois que j’eus amoindri la distance qui me séparait de lui, je baissai légèrement le menton pour atteindre son visage, l'esprit encore en proie au doute. Non il n'était plus temps de réfléchir, juste... de laisser nos instincts s'exprimer. J'étais son garde du corps, je me devais de rester professionnel mais ce n'était pas qu'une nuit qui changerait tout de nos relations. L’arrête de mon nez titilla la sienne, j'avalai un peu d'air en fermant les yeux et le soufflai contre son visage de sorte de me faire désirer un minimum. C'est ce qu'il penserait, en réalité une discussion entre un ange et un démon avait pris place dans mon esprit. Pendant que je posai mon bras sur son dos pour le ramener à moi, je relevai un peu la tête par réflexe et tournais autour de sa bouche pendant dix bonnes secondes avant de poser délicatement mes lèvres contre les siennes. C'était bon et simple, sentiment qui accompagnais une brusque chaleur se propageant dans tout mon corps.
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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Sam 12 Juil - 3:17




Il faut laisser passer l'orage

« Tant de remous et d'éclairs qui foudroient / Trop de discours et trop peu d'éclats » ► La fenêtre (Alfa Rococco)
Parfois, tous les mots du monde ne suffisaient pas à exprimer ce que l’on ressentait. J’étais perdu depuis la disparition d’Amy. Je n’avais pas l’habitude de la solitude. J’avais eu cinq relations dans ma vie. Je n’avais jamais appris à courir les bars pour séduire. J’avais juste fondu pour les yeux de quelqu’un. Pour l’intelligence, pour la personnalité, pour la beauté d’une personne. J’aimais aimer. J’aimais trouver le confort de quelqu’un que je connaissais. Sans que je le réalise, bien trop vite, mes sentiments pour Noah avaient changé. J’aurais préféré resté seul avec la connaissance de ce fait. Ne pas avoir conscience de ce que je ressentais pour lui. Mais ce n’était pas mon genre. Je voulais juste tenir jusqu’à ce que ça passe. Il était partout, il était intelligent, il était rassurant. Il savait ce qu’il faisait. Déjà adolescent, j’aurais mis ma vie entre ses mains. Maintenant que l’on était tous les deux adultes, je me surprenais à trembler dans ses bras. Merde que l’on était bien dans ses bras. Son odeur réussit à m’arracher une première parole. Quelque chose qui aurait dû rester bien cacher dans ma tête mais qui venait de franchir mes lèvres.

Je fus surpris par le souffle chaud de sa voix : « Aiden » à peine un murmure. Cinq lettres. Mon nom. Mais un ton tellement lourd qui annonçait l’espèce de pente glissante sur laquelle nous venions tous les deux de nous engouffrer comme la pluie à travers une fenêtre ouverte. On ne devait pas franchir cette ligne pourtant clair entre cette fantaisie qui existait dans ma tête et cette réalité. On devait la respecter. Pourtant, pourtant, mes yeux allèrent se planter dans ses yeux à demi-ensommeillé. Il y eu cette seconde. Celle que l’on connaissait trop bien. Celle qui précédait l’instant fatidique ou deux bouches s’entrechoquèrent. Un instant. À peine assez longtemps pour toutes les fois où je m’étais imaginé l’embrasser. Je pensais à toutes les secondes mises unes après l’autre de temps que j’avais perdu à m’imaginer son poids contre le mien. Je pensais à toutes les fois où j’avais espéré avoir le courage de saisir ses doigts pour glisser ma main dans la sienne – pas comme un ami. D’y enlacer mes doigts à travers les siens. Mais soudain, ce fut une vague de culpabilité qui me terrassa. Je ne pouvais pas… Je me décollais pour tenter d’expliquer. Mais aucune information pertinente ne semblait vouloir franchir mes lèvres. Le pourquoi du baiser. Le pourquoi lui que j’attendais avec tellement de force. Je me sentais partagé. Noah était un intouchable à mes yeux. Je n’allais pas donner raison à Léoline. Je l’aimais… mais sans doute qu’une partie était dû à de la confusion… non… ce n’était pas vrai. Près de quatre mois s’étaient écoulés depuis la mort de ma femme. Assez de temps pour que je panse un peu mes blessures. Assez pour comprendre que l’amitié n’était pas ce qu’il me suffisait de sa part.

Je proposais même de partir. J’avais peur qu’il me repousse mais tout aussi peur de ce qui pourrait se passer si je restais. Je ne voulais pas. Je ne pouvais pas me le permettre. Il devait lui aussi sentir la solitude de quatre mois de célibat. Je ne pouvais pas accepter de n’être qu’une passe. Je me sentis tremblé lorsqu’il dit de ce ton autoritaire que j’aimais si bien : « Non » Je restais immobile. Craignant ce qui allait suivre. Je ne voulais pas croire que j’avais vraiment entendu. J’ai retenu de peine et de misère la volonté que j’avais de lui demander s’il le "non" voulait vraiment dire qu’il voulait que je parte ou que je reste. Je me retournais dans les draps et j’accrochais mon regard dans celui de Noah. Mon trouble était encore visible. Je le fixais. De ses cheveux d’ébène en perpétuelle bataille, mon regard descendirent jusqu’à ses yeux. Il était loin. Tellement loin de moi et si près à la fois. Je n’aimais pas cette distance qu’il y avait entre lui et moi. Il avait tellement un beau regard que je pouvais deviner dans la pénombre entrecoupée. Pendant un bref instant, j’eus l’étrange impression que l’orage disparaissait. Parce que j’avais ses yeux pour me raccrocher. J’avais l’étrange impression que quelque chose se passait. Quelque chose entre nous. Une espèce d’arc électrique qui nous unissait. Je devais halluciner. C’était sans doute ça… j’étais en train de virer complètement cinglé... Ça me fut confirmer lorsque je le vis ouvrir la bouche pour entendre ensuite un « Restes... » Lentement mais surement, il s’était rapproché de moi à nouveau. Je me sentais tellement bien dans ses bras. Son odeur encore qui revenait. Son odeur qui m’enveloppait et la chaleur de son corps qui réchauffait mon corps entier. J’avais juste tellement besoin de lui. Tellement envie de lui. Voilà le mot qu’il fallait mettre. J’avais envie de lui comme certain avaient envie de fumer. J’avais envie de rechercher ses lèvres. À nouveau, il se rapprocha encore de moi. Je le voyais, hésitant. Doutant du geste qu’il allait poser. Sa chaleur se rependait sur mon visage alors que nos deux haleines se mélangeaient. C’était comme cet instant, c’était ces quelques petites secondes qui étaient nécessaires. Celles que l’on voyait encore, juste avant un premier baiser quand on sautait la cloture… quand on franchissait une ligne qui avait toujours semblé avoir eu raison d’être là. C’était cet instant… cet instant que je voulais revivre encore et encore. Les quelques secondes qui précédaient le début de quelque chose. Il se faisait désirer ce baiser. Mais lorsque ses lèvres entrèrent à nouveau en contact avec mes lèvres, j’eus l’impression que mon corps entier était pour éclater sous la délicatesse de sa peau. J’avais effacé de ma mémoire pendant un bref moment la texture des lèvres d’un homme, l’assurance que ces dernières dégageaient toujours. J’avais oublié l’espèce de sensation d’euphorie qui se propageait dans ma tête, dans mon cœur et dans mon ventre entier. Un baiser qui était quand même relativement chaste. Sauf que ma langue encore une fois ne put se retenir. Elle glissa en lui doucement pour aller explorer. Aventurier, j’en oubliais ma peur un petit instant. Mes mains furent les deuxièmes à de joindre au carnaval qui venait de prendre place dans ma tête, dans mon corps… dans cette envie obsédante de ne faire qu’un avec lui. Le baiser chaste se transforma peu à peu. Mes mains glissèrent vers ses cheveux. Les yeux clos, je me surprenais à insister. Au bout d’un petit instant, je rompis le baiser. Mon cœur battait la chamade. J’étais en train de courir un marathon dans ses bras sans que rien de plus que ses lèvres ne soit à ma porter de main. Mes premiers mots furent à peine plus qu’un murmure : « Oh… Noah… » Pour moi… pour moi, ce n’était pas une erreur. Ce baiser c’était l’une des rares chose qui m’avait semblé être à la bonne place depuis la mort de ma femme. Je voulais encore plus de ses lèvres. Je voulais que ses mains rugueuses m’explorent à son tour. Je voulais me perdre dans ses bras complètement. En un souffle court, je murmurais : « Fait juste me dire que… je ne suis pas en train de rêver… » Mes lèvres s’étaient posés tout près des siennes. Chaque seconde était une véritable bataille pour ne pas reprendre là où je les avais laissés. Mon nez frôla celui de Noah encore une fois et je cédais une nouvelle fois. J’avais besoin de savoir que je n’étais pas en train de rêver par contre. Que je n’étais pas en train encore de me faire un film qui avait son odeur, sa chaleur, ses cheveux. Mes mains glissèrent et je le repoussais sur le lit pour qu’il soit sur son dos. J’interrompis le baiser une deuxième fois pour murmurer : « … que je ne suis pas en train de virer fou… » Pendant que je parlais, mes mains descendirent de ses cheveux pour détailler son corps. Sans nécessairement lui laisser le temps de me répondre. Je repris le contrôle de ses lèvres. L’orage pouvait bien battre. J’avais les lèvres de Noah à moi. Mes doigts tremblèrent sur le premier bouton de son chemisier de nuit. « Je peux…? » murmurais-je en reprenant un peu le contrôle sur moi. Sur l’espèce d’animal qui n’avait pas de mot et qui n’avait envie que de l’explorer.

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REPUTATION : Tiens donc, la vie de l'ainée Taylor semble s'agiter un peu en ce moment. Il était temps ! Oh, il parait qu'un certain Rafael Olsen la cherche partout dans la ville, craint-elle quelque chose ? Ce n'est pas prudent, avec un bébé à charge et un petit ami parti au combat...



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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Dim 13 Juil - 19:55

On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé. Si on m'avait demandé il y a quelques mois, ou même quelques jours, si une relation entre Aiden et moi était possible ; j'aurais ris au nez de mon interlocuteur en lui disant que c'était plus qu'impossible, que j'étais hétéro et que jamais – Oh grand jamais ! - je n'aurais accepté de faire ça. Et pourtant nous nous retrouvions là, allongés tout deux dans mon lit et sur le point de commettre ce qui me semblait une erreur monumentale. C'est vrai, le sexe, ça change tout dans une relation. Après ça vous connaissez la moindre parcelle de l'autre, vous connaissez ses réactions en situation délicate, quand il n'est plus à même de réfléchir et que les instincts ont remplacé la moindre petite miette de pensée. Surtout que ce n'était pas avec n'importe qui, c'était Aiden, le meilleur ami que je devais protéger d'horribles malfrats. Serais-je capable de garder mon sang-froid après ça ? J'en doutais. Je me connaissais : j'avais tendance à devenir très protecteur envers mes copines – même si elles ne l'étaient pas pour longtemps – et ce trop plein de protection était mauvais. Cela faisait commettre des erreurs. Au MI-5 il y avait des règles pour ce genre de situation – puisqu'imaginez bien que ça s'était déjà produit à plusieurs reprises, le complexe du héros certainement... - et j'encourais le licenciement si j'allais plus loin. Pourtant je ne pouvais m'y résigner.

Je fermai les yeux un instant, rayant le doute de mon esprit pour un instant de plénitude. Aiden embrassai divinement bien, comment aurais-je pu résister à ça ? Il m'avait piégé avec son baiser, sa peur et son angoisse. Et moi je n'avais pas su refuser l'opportunité qui s'offrait à moi, est-ce que je l'aimais ? Ses caresses m’empêchaient de réfléchir à ça pour le moment. Et ce n'était pas comme si je me posais la question, quand je ramenai – encore il y a 5 mois – une fille dans ma chambre. Sa langue entraîna la mienne dans une danse sensuelle qui dura des dizaines de secondes. Nous ne nous en lassions pas... Un baiser d'homme n'était pas si différent de ce dont j'avais l'habitude, c'était plus fort, peut-être plus pressant aussi. Mais si bon... De ma main posée sur son dos, je caressai sa nuque. Puis lentement mes doigts effleurèrent sa colonne, la longeant jusqu'à atteindre ses fesses légèrement bombées, et ma main ne tarda pas à se placer derrière sa cuisse ; ramenant celle-ci sur ma hanche alors que lui s'essayait à me décoiffer. Les baisers c'était bien, mais ça ne durait qu'un moment, et la promesse de bien plus flottait au dessus de nos têtes telle une épée de Damoclès. Le jeune papa prononça mon nom... Je souris, il était tellement mignon ainsi. « Si t'es en train de rêver, alors … je crois qu'on est deux. » Ses lèvres ne reprirent pas possession des miennes, à mon grand regret. Au lieu de ça il déposa un baiser semblable à un papillon au coin de ma bouche. Me rendre fou, il voulait me rendre fou de désir ! Mes yeux cherchèrent son regard, puis j'observai ses lèvres charnues et retournai à la contemplation de ses si beaux yeux. La bouche de mon partenaire m’attirait tel le pole Nord attire l'aiguille d'une boussole. « On est dingues, mais on s'en fout » répondis-je simplement.

Aiden prit de l'assurance et me poussa sur le dos, ce qui me permit de poser mon autre main sur son torse recouvert d'un tissu épais. Non, ce tissu, il fallait l'enlever au plus vite... ça n'avait plus sa place à cet instant précis, c'était devenu trop gênant, trop superficiel. Je le voulais dans le plus simple appareil, maintenant, tout de suite, sans tarder. Un soupir de contentement – ou peut-être étais-ce le plaisir qui commençait déjà à sortir de ma bouche – s'échappa alors que nous nous installions là calmement. « Je peux…? » Ses doigts agiles n'attendaient que ça, eux aussi. « Dépêche toi ! » aurais-je eu envie de répondre immédiatement. Seulement je n'avais pas l'habitude, je ne voulais pas précipiter les choses et préférai suivre le rythme d'Aiden. Il avait de l'expérience, lui, moi je ne connaissais qu'un coté de l'arc-en-ciel. Tout ça m'angoissait un peu, je ressentais enfin ce que lui pouvait ressentir chaque jour à un niveau bien plus supérieur. « Bien sur que tu peux... » murmurai-je en attendant avec impatience le moment où nos peaux se toucheraient tandis que nous laissions notre passion s'exprimer. « Arraches le si tu veux, ça ira … plus vite. » Je rassemblai mes deux mains au creux de ses reins en continuant de l'embrasser, et soulevai son tee-shirt pour le jeter loin, très loin à travers la pièce, mettant dans ce geste la force de ceux que je voulais prodiguer à Aiden. Seul le passage de son tee-shirt par delà sa tête  avait estompé la magie de notre baiser, et là seulement, je pris le temps nécessaire à dénouer le lien qui fermait le bas de pyjama d'Aiden. C'était une corde, rien de plus, et un nœud qui m’empêchait d'atteindre la caverne d'Ali Baba. A l'aide de mes pieds je fis glisser le tissu jusqu'aux siens...

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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Lun 14 Juil - 0:25




Il faut laisser passer l'orage

« Entre nous je crois les ponts se coupent / Je ne peux plus rester avec toi » ► La fenêtre (Alfa Rococco)
Des lignes, on en traçait tout petit. Des lignes dans le bac à sable pour ne pas qu’un autre enfant vienne nous prendre notre jouet préféré. Des lignes entre l’amitié et l’amour. Les lois étaient des lignes de conduites qui nous étaient dictées par l’état. La ligne entre Noah et moi, c’était une ligne du MI-5. Je savais… je savais que ça pouvait vouloir dire qu’on me l’enlèverait. Mais je ne pouvais pas m’y résigner. Je ne pouvais pas cesser les caresses. Je ne pouvais pas contrôler cette envie déjà trop longtemps retenue de l’embrasser, de le caresser, de prendre son poids entier sur mon corps. C’était une sensation tellement excitante que celle de sentir la langue de Noah qui venait se perdre contre la mienne. Mais ce qui me surprit encore plus, ce fut la chaleur de sa main contre ma nuque. Elle m’irradiait. Chacune des terminaisons nerveuses de mon corps était comme en ébullition sous l’impact de ses doigts. Électrifié par ses doigts, je poussais un gémissement de bonheur lorsque ses doigts parcoururent mon dos. Il frôla mes fesses, et je retiens l’envie de me déshabiller seul pour sentir déjà sa main contre moi. Prendre le temps… profité de cet instant. Lorsque le baiser fut rompu, j’avais juste envie de recommencer. Encore et encore. De m’étourdir sur la texture de sa langue. « Si t'es en train de rêver, alors … je crois qu'on est deux. » et il valait peut-être mieux rester dans le mode de ce rêve à demi-réveillé. Je voulais bien partagé ce rêve avec lui. Je voulais bien me perdre dans ses bras. Je voulais qu’il reprenne ses caresses. Juste sa main sur ma cuisse, c’était déjà excitant. Son regard chercha le mien et je posais pied dans ses yeux couleur de la terre. Il était rassurant, même si là, c’était moi qui dominais cette danse. Je cherchais juste l’assurance qu’il me suivrait tout le long. Ce que je retrouvais lorsqu’il me dit : « On est dingues, mais on s'en fout. »

Je ne pus pas contenir la bête qui venait de prendre place en moi. Ça voulait dire qu’il voulait non? Si on était dingue. Je le repoussais vers lit. Et un autre baiser. Je ne saurais pas me lasser de la chaleur de ses lèvres, de sa salive, de lui… j’avais juste… besoin de lui tout entier. Mes mains hésitaient et tremblaient contre lui. Par ou attaquer. Je me posais pour lui demander quand même un consentement. Que je sache que je pouvais aller aussi loin que ce que je voulais. « Bien sûr que tu peux... », murmura-t-il. L’impatience transparaissait dans sa voix. C’était tellement sexy. Mais il était hors de question pour moi que l’on ne s’applique pas. Non. On prendrait tout le temps qui serait nécessaire. Parce que je savais qu’une mauvaise première fois de mon côté de l’arc-en-ciel ne donnait pas nécessairement envie de recommencer. Nos lèvres avaient de la difficulté à se séparer. Je n’aimais pas quand il détacha à nouveau ses lèvres. Je poussais une petite plainte mécontente lorsqu’il rompit le baiser. Ses mains étaient venues se poser au creux de mes reins. Sous le chandail. Il tentait de me rendre fou. J’en étais certain. On avait beau que se bécoter, ce n’était pas assez pour ses paumes chaudes et gourmande. La chaleur de ses mains dans mon dos ne me donnait envie que de réaliser tous mes fantasmes. « Arraches-le si tu veux, ça ira … plus vite. » Il reprit le contrôle de mes lèvres en remontant ses mains. Je sentis le t-shirt se retirer. Oui… oui… je sentais sa peau, c’était tout ce que je voulais. Tout ce qui m’obsédait en ce moment, c’était lui et ses grands mains. C’était la peau rugueuse d’un homme, si différente de celle d’une femme. La peau de Noah évoquait le travail manuel et l’intelligence. Les quelques secondes ou l’on décolla nos bouches pour laisser passer le chandail me semblait trop longues et lorsque ses jambes s’acharnèrent à envoyer valser mon bas, je ne pus retenir un gloussement timide. À mon tour de le déshabiller. Sauf que mon plan… mon plan n’était pas le sien. Les lèvres glissèrent des siennes pour aller se poser contre son oreille. Un petit sourire dans la voix, je murmurais : « Qui t’as dit que j’irais vite? ». Mes lèvres papillonèrent un instant. Elles allèrent se poser dans son cou. Ne pas laisser de marque. Mon corps dénudé pourtant s’énervait du stupide contact du tissu contre ma peau. Mon index glissa lentement sur le premier bouton. Je le défis d’un geste d’expert. Ma tête remonta de son cou pour aller rechercher ses lèvres. Avec un sourire agace, je murmurais : « J’irais pas vite… » J’avais trop imaginé cette scène. Trop imaginé nos deux corps dans une étreinte. Dans milles et une position. Trop pour laisser l’urgence du moment tout gâcher. Je voulais m’assurer qu’il se sente comme un billet d’un million de dollars. Je voulais m’assurer que tout soit absolument parfait. Pas question pour moi de me faire baiser. Je voulais faire l’amour avec Noah. Pas être un cul anonyme qui passerait dans sa vie. Je descendis doucement mes doigts et je m’attaquais au deuxième bouton. Je décollais mes lèvres encore une fois pour venir dire : « Je veux me rappeler de tout Noah… » Et voilà que je reprenais mes caresses avec plus d’entrain. Si la main droite s’acharnait sur les boutons, ma main gauche elle avait commencé à se perdre. Quand assez de peau fut découvert, je commençais à m’occuper. J’étais vraiment capable de couvrir chacun des centimètres carrés de sa peau de baiser. J’en étais certain. Ça commençait par des baisers délicats, à peine déposé contre sa peau. Une myriade de baiser tous plus légers les uns que les autres. Je voulais qu’il soit entièrement recouvert de baiser

Le cou, les épaules, le torse, le ventre.

Je relevais les yeux pendant un petit instant et le souffle occupé par le désir, j’ai grondé un petit : « Je te veux… » avant de recommencer à dévorer chacune des parties de sa peau. Je me suis attardé sur son torse, sur les poils qu’on y voyait. Ma main a fini par détacher le dernier bouton et lui retirer la stupidité que l’on avait décence d’appeler chemise. J’ai pris un petit instant pour le regarder et pour détailler ce corps qui m’était offert sur un plateau d’argent. Il était encore plus magnifique que ce que j’avais imaginé. J’ai murmuré d’une voix tremblante de désir. « Tout entier… ». On devinait des muscles légers sous une petite couche de gras. Des épaules larges et rassurantes. Cette mince ligne de poil qui descendait de la poitrine. Ma main alla la détailler en un geste tout léger. À peine un frôlement. Je n’avais jamais aimé les montagnes de muscles. Mais j’avais oublié à quel point un homme c’était beau et tellement différent d’une femme. Je devais regarder Noah comme si je ne savais pas par quel bout commencer à le dévorer. Je recommençais mon manège des baisers sur sa peau avec un peu plus d’insistance. Ma tête finit par terminer sa course posée tout près de l’intimité de Noah. « Monsieur le pressé… » M’entendis-je dire avec un sourire satisfait dans la voix. Les doigts de ma main gauche dénouaient la boucle de son bas de pyjama. Ceux de la main droite étaient en train de caresser ce corps. J’eus un petit grognement. Pourquoi il fallait que la boucle soit aussi difficile à défaire? Je roulais les yeux. Je me retrouvais comme un lycéen à sa première fois. Excité comme une puce à l’idée de sentir la peau d’un autre contre la mienne. Pour moi qui tentais de jouer la carte de la patience, j’échouais lamentablement. Ma patience en prenait un coup alors que j’inondais de baiser la peau que j’avais réussi à dénuder juste en haut de cet objet de désir que je convoitais. Je retiens à peine un petit soupir de soulagement lorsque le nœud fini par lâcher. Le souffle arrêté contre son bas ventre que mes mains venaient de dénudé. Adieu inutile bas de pyjama. Il valsa loin dans la pièce. Je me mordillais la lèvre inférieure avant de venir rajouter. « Et je vais t’amener au bout comme personne ne l’a jamais fait. » murmurais-je. Je n’attendis pas l’autorisation et mes lèvres vinrent prendre possession de cette partie de son corps. J’avais oublié la texture rugueuse d’un homme. J’avais oublié à quel point c’était bon. Mes mains exploraient ses fesses et ma langue titillait cette oh! combien sensible partie. Nerveuses et curieuses, langues et mains ne savaient où se poser. Je relevais les yeux vers Noah. J’aurais aimé pouvoir murmurer que je pouvais arrêter. Mais ça aurait été mentir. J’étais déjà rendu trop loin pour arrêter. Nous avions franchi la ligne de trop quand il m’avait rendu mon baiser. Il aurait encore été temps de faire demi-tour. Avant que l’on se retrouve lui nu comme un ver et moi qu'avec un calecon, ma bouche ne se fasse plus qu’une avec lui, dans son lit .

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PROFESSION : Etudiante en stylisme, créatrice
REPUTATION : Tiens donc, la vie de l'ainée Taylor semble s'agiter un peu en ce moment. Il était temps ! Oh, il parait qu'un certain Rafael Olsen la cherche partout dans la ville, craint-elle quelque chose ? Ce n'est pas prudent, avec un bébé à charge et un petit ami parti au combat...



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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Ven 18 Juil - 1:18


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PROFESSION : professeur de musique et d'art dramatique
REPUTATION : Vous avez vu les nouvelles? Sa femme a été assassiné et il était une victime lui aussi. Depuis qu'il est revenu de Liverpool, il est seul... Vous avez pas vu le boulanger avec qui il était toujours?



MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Sam 26 Juil - 23:09


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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Jeu 31 Juil - 0:26

HJ : T'as le droit de me tuer J'ai fait 1500 mots


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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Jeu 31 Juil - 13:30

[HJ: je te tuerais pas pour 1500 mots si tu me tues pas pour 2090 mots. On a un deal? It just happend XD]

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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah] Mer 13 Aoû - 23:11

On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. Mais l’avenir change constamment. L’avenir est le lieu de nos plus grandes peurs, et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile... l’avenir, n’est jamais comme on l’avait imaginé.

Vous, esprits innocents, vous auriez prédit qu'un jour je me retrouverais dans une telle... situation avec mon meilleur ami ? Enfin, il ne vaut mieux pas demander. Je sais très bien que la moitié de la ville considère ma relation avec Aiden comme étant sexuelle et intime, surtout Léoline d'ailleurs. La pauvre, si jamais elle apprenais ce qu'il venait se passer j'en entendrais parler pendant des lustres. La rouquine prendrait ça comme un aveu de culpabilité, elle sautillerait sur place pour exprimer sa joie et nous mettrait immédiatement dans la case « couple » alors que dans ma tête c'était un remue-ménage sans précédent.

Je bougeai en lui à un rythme effréné, sentant qu'il m'emportait loin de Tenby et toute cette histoire mafieuse. Son gémissement m'acheva, et dans un ultime coup de rein je me répandis en lui, mon corps explosant en milles morceaux tandis que je hurlai son nom. « Aiden, ah Aiden... » dis-je après avoir poussé un grognement guttural, primitif. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti la frénésie qui suivait l'acte. Et je devais avouer que ce n'était pas désagréable comme sensation.

Quand soudain j'entendis les cris de la fillette à l'autre bout du couloir, je pinçai les lèvres en plantant mon regard de jai dans celui d'Aiden, paniqué. Je me retirai doucement, retombant sur le coté afin de le laisser aller prendre soin de sa petite fille, puis retirai le préservatif en le jetant à terre. Je m'en occuperai demain, ce n'était pas urgent... Pour le moment je m'attelai à reprendre mon souffle et, accessoirement, mes esprits. « Putain, qu'est-ce que j'ai fait ? » murmurai-je en moi-même. La panique s'emparait de moi au fur et à mesure que je me rendais compte de l'énormité de ce que je venais de faire.


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MessageSujet: Re: Il faut laisser passer l'orage [PV Noah]

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Il faut laisser passer l'orage [PV Noah]

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