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Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. »

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MessageSujet: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Dim 22 Juin - 19:13

Alexander ∞ Aislynn
« La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas ? ».
Cette journée aurait pu être d’une normalité à toute épreuve. Foncièrement, cela ne m’aurait pas dérangée. J’aimais bien mon petit quotidien d’étudiante zen, qui longeait les couloirs à la recherche d’une salle vide dans laquelle exprimer mon art. Je n’étais pas du genre à me mêler à la population des plus populaires du lycée. Tout simplement parce que je trouvais que les élèves « plus simples » avaient d’avantage à offrir qu’eux. Peut-être car je les jugeais trop prises de tête et superficiels pour moi. Ils avaient cependant ce côté mystiques qui m’amusait grandement. Tous les impopulaires cherchaient à leur ressembler, admiratifs de leur côte lors des sondages. Moi, cela m’agaçait plus qu’autre chose. D’autant que la plupart n’étaient populaires que parce que leurs parents étaient des bourges. Là, ça m’horripilait à un point que je ne nommerais pas. Sans quoi, je passerais la nuit à grommeler contre eux. Pourtant, cette journée n’était pas normale. Pas lorsque, dans une bonne volonté, la professeur de littérature anglaise – cours ennuyeux mais obligatoire – s’était approchée de moi en me demandant, d’une voix mielleuse, si je pouvais rendre visite à Alexander Livesey, hospitalisé depuis peu. Il y avait un énorme contrôle dans deux semaines ainsi qu’un devoir à rendre. Autant dire qu’il ne pouvait pas ne pas s’y préparer un minimum. J’avais donc la lourde tâche, malgré mon air réfractaire, de me faufiler jusqu’à sa chambre et de lui tendre les précieux documents. Elle ne me laissait pas le choix. Moi qui avait une sainte horreur des lieux sordides, j’étais gâtée. Surtout pour un garçon que je ne côtoyais même pas d’ordinaire. Et il fallait croire que ses « amis » n’avaient guère envie de me piquer la place. Pourquoi moi alors ? Peut-être parce que j’étais imbattable en la matière. Les études ne me passionnaient pas, mais elles étaient la clef d’une vie de réussites, professionnellement parlant. Alors je m’y appliquais consciencieusement. C’est donc ainsi que je me suis retrouvée dans la salle de photocopieuses, à imprimer mes cours en double pour lui passer mes notes prises avec amour. Cette situation était grotesque. Mais je ne pouvais me défiler.

Après une journée de cours, les professeurs semblaient s’être passés le mot quant à ma dévotion envers le jeune homme. Tant et si bien que plusieurs d’entre eux me confièrent des notes à lui rendre dans diverses matières, dont certaines que je ne connaissais même pas. Cela m’exaspérait d’autant plus. Cependant, je n’avais pas un mauvais fond. Il avait beau être un grand prétentieux et dragueur, il n’en restait pas moins un accidenté, patient d’hôpital. Cela me rendait triste pour lui. Je n’aurais pas aimé me retrouver face à la mort de la sorte. Plus j’y songeais et plus cela me glaçait le sang. Bref. Il fallait que j’aille lui rendre visite. Je fourrai mes affaires à l’arrière de ma voiture, j’appelai la mère pour la prévenir de mon potentiel retard et de ma mission, ce qui l’enchanta puisque je me mêlais enfin aux autres élèves de manière plus sérieuse – selon elle, et je démarrai le bolide pour me rendre jusqu’au lieu tant détesté. Devant la bâtisse, je grimaçai. Brrr. C’était vraiment un endroit qui me filait la chair de poule. Je n’eusse pas le choix. J’attrapai mon sac, bondé, avant de m’affairer à me rendre à la réception hospitalière. « Bonjour. Je cherche la chambre de Monsieur Alexander Livesey. Je suis une camarade de classe. » Rien de plus, rien de moi. Elle me sourit, étrangement. Elle s’imaginait quoi, la petite vieille en blouse blanche ? Que j’étais sa pétasse du moment ? Je fronçai les sourcils mais je ne dis rien. Non, il n’était pas mon genre du tout. Je n’aimais pas les coureurs de jupettes. Alors en plus le capitaine de Lacrosse, non merci. Elle daigna enfin me répondre et je la gratifiai d’un sourire aimable, avant de prendre l’ascenseur et de me rendre jusqu’à la fameuse chambre. Devant elle, je poussai un léger soupire. Dans quel état allais-je le trouver ? Selon les rumeurs, il était en mauvais état. Je le concevais bien. Après un tel accident, on ne sortait pas indemne du tout. Je devais donc me préparer à le retrouver sans sa bouille d’angelot. Je frappai alors à la porte, doucement, la première fois. Puis une seconde fois, plus fort. Là, je décidai d’entrer. Je passai d’abord la tête, histoire de voir s’il était bien là. C’était le cas. « Salut. » Lui dis-je timidement, à travers la porte. Puis je pénétrai entièrement à l’intérieur de la chambre trop froide à mon goût. Je refermai la porte, calmement. Il semblait surpris de ma présence. Evidemment. Je l’étais tout autant que lui, à dire vrai. Que pouvais-je lui dire ? Je n’allais quand même pas lui demander comment il allait, hein. Je souris, nerveusement. « J’ai été désignée pour t’apporter les derniers devoirs. Le truc bien inutile, étant donné la situation. » Ca y est, je me tortillais sur place avec angoisse, mon pied tournant sur lui même et mes mains ne sachant où se placer sur mon corps. Je m’avançai jusqu’au bord de son lit, avant d’ôter mon sac et de le poser à mes pieds. Il n’avait pas bonne mine. « Je ne te demande pas comment tu vas. » Je baissai les yeux. Il avait surtout une mine de chien battu, à dire vrai. Je ne me posais pas trop de questions. C’était glauque, ici, après tout. « Je ne sais même pas si tu te souviens de moi. On a quelques cours ensemble. La dernière fois qu’on s’est vu, c’était sur la fête de la plage que tu avais organisée avec tes potes. Tu sais... Aislynn. » Me contentai-je de lui dire, histoire de lui rappeler que s’il ne se souvenait pas de moi, ce n’était pas lié à une éventuelle commotion cérébrale ou une connerie du genre. Après tout, je ne m’attendais pas à ce qu’il me replace dans sa vie. J’étais une sorte d’étrangère hasardeuse, après tout. Pourtant, je ne me démontai pas. Je pris mon courage à deux mains et je m’assieds sur la chaise à ses côtés, près de son lit. Je n’aime pas voir des personnes aussi tristes et amochées. Ca me rend également de mauvaise humeur. Il paraît que je suis empathique. Moi je me trouvais juste émotive. A ma manière. Je lui souris alors, essayant de le réconforter un peu. Je ne pouvais rien faire de plus, après-tout.

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Dim 22 Juin - 22:37

AISLYNN ∞ ALEXANDER

I DON'T NEED TO TALK
Me voilà à l’hôpital depuis un peu moins d’une semaine, et je ne souhaitais qu’une chose rentrer chez moi… enfin fallait-il que ce le soit encore. Devais-je retourner dans cette maison qui n’allait que me rappeler de mauvais souvenir ? Ou alors faire marche arrière et retourner chez mes parents ? Non, je n’en avais pas envie… et puis je ne pouvais pas laisser Malone. Il traversait une mauvaise passe, tout comme moi, nous devions rester soudés quoi qu’il arrive ; c’était ce que faisait les meilleurs amis, non ? J’étais allongé sur ce lit d’hôpital et je m’ennuyais ferme. J’étais du genre hyperactif, j’étais incapable de rester en place plus de trente minutes. Le foot, Lacrosse, la console, la télé, bref, je ne me souviens pas être resté aussi longtemps allongé. Une infirmière entra dans ma chambre et m’annonça qu’elle devait changer mes pansements. Je l’a laissais faire, même si je grimaçais à chaque décollement du sparadrap sur ma peau encore à vif. « Vous commencez à cicatriser Mr. Livesey, vous pourrez sortir d’ici quelques jours ! » Waouh quelle joie ! Je ne savais pas si je devais me réjouir ou non de cette annonce. J’avais tout le coté gauche du visage gravement égratigné et le bras fracturé. J’espérais que cet accident n’entacherait pas ma carrière sportive, ni même ma place de capitaine. Rien de cela ne se serait passé si je n’avais pas bu à cause de ma rupture avec Devyn. J’avais grillé un feu rouge, et un 4x4 m’a percuté de plein fouet. Et croyez-moi, ma voiture décapotable était morte… et si je n’avais pas été si costaud, je le serais certainement aussi. D’ailleurs, cette possibilité m’avait traversé l’esprit ; je me disais que tout serais plus simple à gérer si j’avais perdu la vie dans cet accident. Puis mes amis sont venus et j’ai compris l’importance de notre amitié ; je ne voulais pas les perdre…

L’infirmière quitta ma chambre et referma la porte. Je savais qu’elle ne reviendrait pas avant deux bonnes heures. Pourtant quelqu’un frappa à la porte ; et à entendre le cognement, je pouvais certifier que ce n’était pas Malone ! Le deuxième coup était plus fort, je finis par lâcher un « entrée » mais ma gorge sèche fit que le son ne fut pas aussi fort que prévu. Je tournais la tête pour voir qui venait me rendre visite, ce qui me fit grimacer. J’avais la peau de mon cou était à vif et j’avais l’impression que l’on l’arrachait à chaque mouvement. J’écarquillais les yeux quand je vis la jeune femme blonde pénétrer dans ma chambre. Une seule question me venait à l’esprit « que faisait-elle là ? » C’était une amie de Sacha, il me semble… il l’avait envoyé pour avoir un compte rendu de mon état ? Pourquoi ? Pour avoir une preuve de plus qu’il avait gagné, qu’il avait gâché ma vie ? Mais je me tue ; je n’avais ni la force, ni l’envie de parler de lui. Elle s’approcha de mon lit, et m’expliqua qu’elle avait été désigné pour m’apporter mes devoirs. C’était bien la dernière chose qui me préoccupait en ce moment : mes cours ! Puis elle me demandait si je me souvenais d’elle ; à vrai dire : oui. Je n’étais pas devenue amnésique avec cet accident mais il était vrai que j’aurais pu ne pas la connaitre. Elle n’avait rien de populaire, je dirais même que c’était l’inverse, elle nous, me, fuyait. « Je sais qui tu es… celle qui a prit soin de notre cher Sacha alors que je venais de lui foutre mon poing dans la gueule… » Ok, je n’étais pas très amical avec mon visiteur ; mais je ne pus m’en empêcher. Mais apparemment cela ne l’arrêtait pas, elle saisit la chaise qui se situait à mes cotés, et prit place dessus. « Pourquoi tu as accepté ? Je sais que tu ne me porte pas dans ton cœur… je suis tout ce que tu déteste, non ? » J’essayais de me relever un peu pour mieux la regarder ; mais ce geste n’était pas vraiment l’idée du siècle. Mon bras gauche me fit un mal de chien, c’était comme si on me lançait une décharge électrique à travers tout le corps.


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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Lun 23 Juin - 14:07

Alexander ∞ Aislynn
« La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas ? ».
Alexander n’avait pas du tout l’air dans son assiette. Une partie de son visage semblait bien plus amochée que je ne me l’étais imaginée. Lorsque je croisai son regard, cela m’arracha presque un mouvement de recul. Heureusement, je savais garder une bonne figure auprès des autres élèves. Ca évitait bien des problèmes, surtout lorsqu’on s’adressait à quelqu’un de « populaire ». Si le lycée me semblait être la jungle, je me perdais littéralement à l’université. Je n’étais qu’un fourmi sans nom qui déambulait dans les couloirs ; une inconnue des plus grands gosses de riches. Prenant place à ses côtés, je ne pouvais cependant pas rester de marbre face à sa douleur. Il avait de la chance d’être vivant. Après un tel accident, il aurait pu y laisser bien plus que des plumes. Sa vie. Cette pensée me frôla l’esprit et cela me fit frissonner. C’est comme si on me rappelait que tout pouvait voler en éclats en quelques secondes. Il suffisait d’être là au mauvais moment et tout était terminé. « Je sais qui tu es… celle qui a prit soin de notre cher Sacha alors que je venais de lui foutre mon poing dans la gueule… » Les mots du jeune homme m’arrachèrent à mes pensées, tandis que je continuais de le toiser avec une certaine gêne. Je ne voulais pas être insistante sur ses blessures de guerrier. Il n’avait pas l’air d’apprécier mon ami asiatique. En même temps, je me demandais s’il aimait quelqu’un d’autre à part sa propre personne. C’est donc sans émotion, avec un sourire amusé, que je lui répondis calmement. « C’est exactement ça. » Il se souvenait de moi uniquement parce que j’avais osé aider un de ses colocataires. Visiblement, ce n’était pas l’amour fou. Mais qu’importe ! Je ne me mêlais pas de la vie de tout le monde. La mienne était déjà suffisamment compliqué comme ça. « Pourquoi tu as accepté ? Je sais que tu ne me porte pas dans ton cœur… je suis tout ce que tu déteste, non ? » Cette fois-ci, j’eusse un sourire ironique. Je me reculai sur la chaise, me calant contre cette dernière, croisant mes bras tout en le fixant. « Il paraît que je suis trop gentille. » Répondis-je dans un premier temps, tout en haussant les épaules. Je levai ensuite les yeux au ciel. Il croyait quoi ? Que je lui accordais une quelconque importance ? Pas vraiment. Alors, je repris. « Tu y vas un peu fort. C’est vrai que je n’aime pas les populaires, de manière générale. Mais mon univers ne tourne pas autours de toi et tes semblables. Je m’en fous de vos vies soit disant parfaites, tu sais. Donc de là à dire que je ne te porte pas dans mon cœur... Je dirais juste que tu n’y es jamais entré et que ça ne risque pas d’arriver un jour. C’est tout. Après, cela ne m’empêche pas d’être serviable. » Lui dis-je tout en me redressant de la chaise, de tout mon long. Je me dirigeai vers le sac à dos que j’avais apporté avec moi plus tôt, qui contenait mes affaires d’école. Je le regardai alors, au bout de ses pieds. « Bref. Je ne compte pas t’embêter longtemps, rassure-toi. Juste le temps de te donner tes cours et les photocopies de mes notes. » Aïe. Je venais de gaffer. Parce que, selon moi, il n’avait pas besoin de savoir que c’était les miennes. Cela démontrait que, dans toute ma gentillesse, j’avais pris du temps pour faire les choses bien pour lui. Décidément, je m’étais grillée en voulant lui rendre service. M’enfin. J’ouvris alors le sac à dos, que je posai sur la chaise, avant de remarquer une petite peluche brune, qui trônait sur le tout. C’est vrai ; j’avais oublié. Dans mon infinie bonté, je m’étais permis de lui acheter un ours brun avec un nœud rouge pour embellir la chambre blanche. D’ailleurs, j’étais étonnée de constater qu’il n’y avait guère de fleurs ou de centaines de cartes de rétablissement ; lui qui avait tant d’amis. J’eusse un pincement au coeur, pourtant. Je ne pouvais pas passer outre ma douceur. Je le sortis alors de mon sac et je le regardai avant de poser la peluche sur la petite table à côté de son lit. « Je... Je t’avais pris ça. Histoire de te montrer que je ne suis pas aussi insensible que tu peux le penser, même si tu n’en as probablement rien à faire d’une fille aussi impopulaire que moi. » Je secouai la tête, avant de le regarder et de lui sourire. Puis je pris alors le tas de documents placés dans mon sac et je les sortis ; Il y en avait un petit paquet, à dire vrai. Je me penchai alors pour les trier, faisant un tas entre mes livres et les papiers que je devais lui transmettre, mes notes comprises.

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Lun 23 Juin - 19:31

AISLYNN ∞ ALEXANDER

I DON'T NEED TO TALK
Voir cette jolie blonde dans ma chambre ne faisait que me rappeler cette souffrance qui me rongeait de l’intérieur. Cette vision de ce fameux soir, où elle avait aidé Sacha, le nez en sang par ma faute… me rappelait que trop bien que je m’étais fait dupé sur toute la ligne. D’ailleurs, je n’arrêtais pas de me remettre en question, de me dire que si je n’étais pas arrivé à ce moment là, ce soit là… Devyn aurait pu l’embrasser dans mon dos… et d’ailleurs, elle l’avait surement déjà fait. Je me sentais ridicule de me torturer ainsi, mais dans cet état, je n’arrêtais pas d’y penser. Je ne pouvais rien faire d’autre ; aucune occupation n’arrivait à me sortir cette histoire de la tête. Et il faut croire que la présence d’Aislynn dans cette chambre ne faisait que l’empirer. Pourtant, elle n’avait rien avoir avec cette histoire ; elle était juste là, au mauvais moment. Je relevais les yeux vers elle, la jolie blonde venait de s’assoir près de moi. Elle avait une attitude qui m’intriguait ; d’ailleurs elle m’intriguait tout court. Elle avait le caractère qui pourrait faire d’elle, une sérieuse concurrente à toutes les filles populaires que je côtoyais ! Son sourire était contagieux, puisqu’il semblerait que j’en esquissais moi-même un. Cela me fit faire une grimace par la suite, mais ça m’amusait. Je l’écoutais répondre à mes questions avec une telle arrogance ? Je ne savais pas si cela en était vraiment ; mais elle avait le don de retenir mon attention. Elle croisa les bras alors que je lui demandais pourquoi elle n’avait pas refusé ; après tout je ne l’a côtoyais pas. Je l’a vis lever les yeux au ciel, comme si je l’exacerbais puis la suite me fit rire. Enfin, dans la limite du possible, mes côtes me firent horriblement mal. « Tu sais qu’il ne faut jamais dire jamais ? On ne sait pas ce qu’il peut arriver. » Bon, ok je n’avais pas prévu de devenir son ami, ni même autre chose… mais je n’avais rien perdu de ma capacité à charmer les demoiselles. Enfin, là, je n’avais aucune idée de ce à quoi je ressemblais physiquement. J’évitais les miroirs ces derniers temps ; il fallait me comprendre.

Je continuais de l’observer, j’avais l’impression de la mettre mal à l’aise par moment… elle devait n’avoir qu’une envie : partir le plus vite d’ici. Elle se dirigea vers son sac et en sortit une tonne de feuille. Sérieux ? Elle pensait vraiment que j’allais réviser ou même rendre mes devoirs ? Je n’étais pas un cancre, j’avais plutôt de bonne note même ; mais je n’avais pas la tête à suivre mes cours dans cet état. « Tu n’aurais pas du te donner autant de mal ; je ne suis pas certain d’avoir l’envie, ni la force de faire mes devoirs. » Puis elle sortit un nounours brun de son sac ; j’écarquillais les yeux. Je ne m’attendais pas à ça, non pas le moins du monde. J’étais tiraillé entre deux sentiments, ce geste était plutôt affectueux quoi qu’elle dise… et en même temps, je ne voulais pas qu’elle croit que j’étais un mec sensible qui pourrait craquer à la vue de cette peluche. Elle posa la peluche sur la petite table à mes cotés, et replongea la tête dans ces feuilles. « Aislynn » dis-je naturellement pour qu’elle lève la tête et me regarde. J’attendais qu’elle relève son visage pour plonger mon regard dans le sien. « Merci. » Je ne voulais pas en rajouter, pourquoi jouer les « gentlemen à deux balles » a cet instant. Puis comme on dit chasser le naturel, il revient au gallot ; j’esquissais un sourire et j’avais les yeux rieurs à cet instant. Je repris alors la phrase qu’elle avait prononcée il y a quelques minutes : « c’est vraiment dommage que tu ne veuille pas me laisser une chance d’être dans ton cœur. » J’attendais sa réaction ; elle pouvait me surprendre, ça je n’en doutais pas.



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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Lun 23 Juin - 19:56

Alexander ∞ Aislynn
« La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas ? ».
Le jeune homme avait beau être dans un piteux état, je sentais bien qu’il se battait, tout au fond de lui. Contre quoi ? Certainement pas la douleur physique qu’il éprouvait. Je remarquais les grimaces qu’il poussait, de temps à autres. Mais ce que je lisais dans son regard était différent de ce qu’il laissait paraître. Je le ressentais, au fond de mes tripes. Foutue empathie, comme dirait ma mère. Nous étions comme cela, dans la famille. Bien sûr, je n’étais pas clairvoyante et je ne pouvais déchiffrer les pensées des autres. De plus, je n’étais qu’une jeune femme perdue dans la jungle universitaire. J’avais du mal de m’intégrer aux autres. Parce que je me laissais marcher dessus, bien souvent. Ma serviabilité mêlée à mon éducation très zen, cela ne me rendait pas toujours la tâche plus aisée. Néanmoins, on ne pouvait pas prétendre que j’étais une garce. Oh, bien sûr, je palissais parfois de jalousie lorsque je regardais les filles populaires se pavaner dans les couloirs en exhibant une silhouette de rêve et une assurance hors norme. Mais ça, je ne l’admettrais jamais à haute voix ; par pur principe. « Tu sais qu’il ne faut jamais dire jamais ? On ne sait pas ce qu’il peut arriver. » Je le regardai, tout en fouinant dans mes affaires. J’eusse un léger sourire et un haussement de sourcil. « Je ne te connaissais pas si philosophe. » Me contentai-je de répondre, tandis que je tentais tant bien que mal de poursuivre le classement de mes feuilles diverses et variées, dont celle que je donnerais à Alexander pour qu’il ait de quoi bosser ses cours depuis sa chambre. « Tu n’aurais pas du te donner autant de mal ; je ne suis pas certain d’avoir l’envie, ni la force de faire mes devoirs. » Je tournai les yeux sur lui, puis je fis mine de rien en regardant mon sac. C’est vrai qu’il ne devait pas avoir la tête à ça et je le comprenais. Toutefois, je n’allais pas lui jouer un air de violon sous prétexte qu’il était égratigné (oui, j’aimais bien déformer la réalité pour me protéger). « Au moins, j’ai la conscience tranquille. Si tu te ramasses un zéro pointé, ce ne sera pas à cause de moi. » Répliquai-je avant de rire doucement. C’est à ce moment-là que je sortis l’ours en peluche que je posai sur la table à ses côtés, laissant planer ici un brin de ma gentillesse et de ma douceur, tandis que je repris le triage des dossiers. « Aislynn » Je me détournai pour le regarder, alors que je tenais les documents entre mes doigts. « Merci. » Dans ses yeux, j’avais l’impression qu’il était vraiment touché par mon geste. Cela m’arracha un sourire à mon tour et, d’une voix attendrie, je lui répondis. « Ce n’est vraiment pas grand chose. » Je me retournai pour terminer mon tri. Une fois terminé, je replaçai ce qui m’appartenait dans mon sac à dos et je laissai tout ce qu’il lui fallait sur sa table de chevet. Je me rassieds alors à côté de lui, sur sa chaise. « C’est vraiment dommage que tu ne veuille pas me laisser une chance d’être dans ton cœur. » Je ne pus m’empêcher de rire alors, en me penchant en avant sur son lit, posant mes mains jointes sur ce dernier et en le regardant. Décidément, il n’avait pas perdu son humour dans l’accident. « Tu sais que tu me surprendrais presque, Alexander ? Si j’étais plus cruche, je pourrais penser que tu es sincère. Mais je ne suis pas dupe. Je ne t’intéresse pas. » Lui dis-je posément, en plongeant mon regard dans le sien. Je marquai une légère pause, avant de reprendre. « Si tu me dragues juste pour te rassurer, alors je vais te le dire : tes blessures n’ont rien enlevé à ton charme légendaire de séducteur de ses Demoiselles qui veulent uniquement coucher avec le Capitaine de Lacrosse. » Je roulai des yeux, un peu amusée tout en étant excédée. Il était dragueur. Coureur même. Beaucoup de filles étaient passées dans son lit. Sans jamais s’intéresser vraiment à lui. Juste à son statut. Être sa reine pour une nuit, c’était tout ce qu’il leur importait. Au final, je trouvais ça triste. « Dommage qu’il ne fasse pas effet sur moi, hein ? » Dis-je en parlant de son charme. En réalité, ce n’était pas vrai. Bien sûr que je le trouvais séduisant. Mais ce qui ne m’affectait pas, c’était son statut de Capitaine et sa bouille d’Ange. Je connaissais ce genre de mecs. Ils te prennent, t’utilisent, te jettent en te brisant le cœur et en faisant de toi un numéro de plus sur leur longue liste de conquêtes. Ca me désespérait un peu, de voir ça. Cependant, chacun gérait sa vie comme il le pouvait. Ou comme il le voulait, pour certains points.

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Lun 23 Juin - 23:20

AISLYNN ∞ ALEXANDER

Dis-moi que tu ne ressens rien là.
Elle était là face à moi, fouillant dans ses affaires, tout en me répondant. Cette fille avait quelque chose de différent, évidement qu’elle n’avait rien de mes amies pompom girls, ni même de Devyn. Elle avait cet air sur elle, celui qui se fichait pas mal de moi et de ma popularité ou même de ma quelconque richesse. Elle faisait son devoir de citoyenne en m’apportant mes devoirs ; et elle assumait son rôle. Personne ne l’avait forcé, ou presque… elle était là, le sourire aux lèvres et elle me faisait la conversation alors que l’on ne sait jamais adressé la parole avant. Elle haussa un sourcil et ajouta qu’elle ne me connaissait pas si philosophe. J’eue un peu rictus, et répondu en tout honnêteté : « peut être parce que justement, tu ne me connais pas. » Elle pouvait prendre ma phrase comme elle le voulait, je m’en moquais bien. D’ailleurs, je n’étais pas certain que je laisserais qui que ce soit, voir mon réel caractère, plus maintenant. J’insistais sur le fait, qu’elle n’aurait pas dut se donner tant de mal pour mes devoirs. Je me connaissais, ces foutus papiers resterons sur ma table de chevet sans même que j’y jette un œil. Mais cette petite visite m’avait redonné le sourire, sans même le vouloir, Aislynn m’avait remonté le moral. Je tentais alors de la taquiner un peu. « Les gens ne sont pas sensé le savoir, tu n’as aucune preuve d’être venue ici. Je peux très bien dire que je ne t’ai jamais vu. » Peut être qu’elle allait s’énervé, ou je ne sais pas… m’envoyer l’eau des fleurs à la figure ? Peut importe, je m’amusais… et croyez-le ou non, ça me faisait un bien fou. Bon ok, je souffrais le martyr dès que je bougeais trop ou que mon sourire s’étirait un peu trop… mais ma douleur intérieure… celle qui m’écrasait le cœur s’atténuait doucement.

Je l’a remerciais pour son ours en peluche, après tout, il était vrai que personne ne m’avait fait de cadeaux… mais je ne leur en voulais pas. Après tout, c’était le chaos totale à la maison… je m’en voulais même d’avoir laissé Malone, seul, dans ce cirque. J’étais vraiment touché par ce geste, c’était peut être anodin de sa part… mais pas pour moi. Je n’ai jamais eu de cadeau ; mes parents me disait « achète-toi ce que tu veux ! » alors je me contentais de dépenser leur argent. Peut être que cet ours en peluche n’avait pas une grande valeur, mais à mes yeux… il en avait une, je ne pouvais pas le nier. Je l’a regardais reprendre place sur la chaise ; alors que je pensais qu’elle quitterait la pièce après avoir déposé mes devoirs… mais non. Peut être que ma phrase l’avait retenue ? D’ailleurs elle ne prit pas de pincettes pour me répondre ; j’adorais ça ! Cette fille avait un sacré caractère et apparemment pas sa langue dans sa poche ! Elle me rassura sur mon état physique, mais le reste me fit sourire : « mon charme légendaire ? » Quoi qu’elle dise, elle ne pouvait pas dire le contraire… il fonctionnait sur elle ; mais elle ne voulait pas se l’avouer. Je l’observais tout en écoutant son discours sur ma réputation ; mais il y avait une chose me troublait au plus au point… ces expressions si visible lorsqu’elle s’exprimait. Je me redressais et me penchais un peu vers elle. Elle était appuyée sur mon lit d’hôpital, donc très près de moi… ce mouvement me demanda un effort surhumain, mais j’avais envie de le faire. Ma main gauche s’approcha des siennes, mais chose non facile à faire quand on a une attelle ; je frôle ses doigts puis releva la tête pour plonger mes yeux dans les siens : « Es-tu certaine de ce que tu dis ? » Mes lèvres s’étirèrent pour afficher un sourire, et ajouta : « Qui a dit que tu ne pourrais pas m’intéressé ? » Je me rallongeais sur mon lit, je venais de faire trop d’effort… j’allais surement le payer. « Prouve-moi que je ne te plais pas… dis-moi que ça ne te fait rien quand je fais ça. » Ma main caressait le dessus de ses mains. Je n’avais pas envie d’une nouvelle relation, non pas tout de suite… et pourtant Aislynn m’intriguait.

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Mar 24 Juin - 11:38

Alexander ∞ Aislynn
« La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas ? ».
Ce qui me plaisait bien dans cette situation, c’est qu’elle était des plus improbables. Je ne connaissais Alexander que « de vue » et cela depuis le lycée. Voir même avant, quand on y pense. Mais c’est à cette époque que son assurance à toute épreuve et ses sourires de chien traquant chaque jour une nouvelle proie avaient réussi à m’exaspérer pour la toute première fois. Dès lors, cela ne m’avait pas quittée. Pas même lorsque j’avais fait mon entrée à l’université, en février dernier. Il avait ce don pour m’électriser de colère au moment même où il ouvrait la bouche, accompagné par sa clique d’amis un peu loufoques. J’avais eu du mal de comprendre comment Sacha et lui avaient pu, autrefois, nouer une amitié sincère. Pareil lorsque je songeais à Grace. Elle était mon amie depuis l’enfance ; mais je n’avais jamais souhaité me mêler à celle qui la liait à ce prétentieux joueur de Lacrosse. Il tenta d’ailleurs de prétendre que je n’étais jamais venue dans la chambre. Je préférai répliquer avec un doux sourire et, avec mon téléphone portable, je pris en photographie les cours qui se trouvaient sur sa table de chevet et lui à côté. Je tapotai joyeusement l’enfin contre la paume de ma main, un sourire satisfait sur le visage, l’air de lui dire : « Je t’ai eu ! ». Puis je pris place contre son lit. Ma mission touchait à sa fin, après tout. Nous discutâmes de son « charme légendaire » et du fait que tout ceci m’indifférait au plus haut point. Oh, bien sûr, je le trouvais mignon. Et il ne tarda pas à tenter de fermer le piège sur moi. « Es-tu certaine de ce que tu dis ? » J’arquai un sourcil, perplexe. « Qui a dit que tu ne pourrais pas m’intéressé ? » Alors là, je ne pus m’empêcher de lui rire au nez. Il me prenait pour quelle genre de fille, exactement ? Je lui répondis, du tac au tac. « Il n’y a qu’à voir les filles avec qui tu as couché pour le comprendre. » J’haussai les épaules et je le regardai. Je le vis se redresser. Pourquoi ? Je n’aimais pas trop qu’il fasse des efforts pour se rapprocher de moi. Nos regards se croisent, puis se fixent. Mon coeur rate un bond dans ma poitrine. Oups. Il se passe quoi, là ? « Prouve-moi que je ne te plais pas… dis-moi que ça ne te fait rien quand je fais ça. » Dit-il en me caressant la main de son pouce valide, tandis qu’il a une atèle. Je suis surprise et un peu troublée. Merde. Ca ne doit pas se voir. Je ne veux pas être un numéro de plus sur sa longue liste de conquêtes. Alors, j’enfonce mon regard dans le sien. Et là, je souris. Un sourire narquois et sûr de lui. « Quel joli numéro de charme. Je suis persuadée que ça marche du tonnerre avec toutes tes groupies à talons aiguilles et au QI de Barbie. » Ca, c’était dit. Il me pensait comme toutes les autres ? Il allait vite comprendre que je n’étais pas comme celles qu’il prenait dans son pieu pour une nuit. « Pour te répondre, c’est vrai que tu es un garçon plutôt mignon. Mais tu es comme un livre qui a une belle couverture. Moi, ce qui me fait vibrer, c’est le contenu. Et de ce que je sais sur toi, tu n’es pas fait pour les filles comme moi. Parce que m’allonger dans un lit, tout ça pour crier à tout le monde que j’ai été touchée par le Capitaine de Lacrosse, ça ne m’intéresse absolument pas. Et en dehors de ce titre et de ton air athlétique, je ne suis pas sûre que tu retiennes l’attention plus que ça. » Dis-je dans un calme absolu, tout en gardant ma main contre la sienne. Parce que si je l’enlevais, il aurait gagné. Je le savais. Si je démontrais qu’il m’attirait – parce que c’était évidemment le cas – je sais que je serais une proie facile. Je restais cependant une jeune fille fragile qui trouvait les joueurs sportifs attirants mais qui ne se faisait pas d’illusion. Cendrillon, c'était bien pour les films. Il n’y avait aucun prince charmant pour révéler toute la splendeur d’une fille banale et l’élever au rang de Reine, au-dessus de toutes celles qui se le prétendaient auparavant. Alors, à quoi bon ? Je n’étais plus une petite fille. J’étais une jeune femme forte et indépendante. Tellement, d’ailleurs, que j’étais encore vierge. Mais ça, il n’avait pas besoin de le savoir. J’étirai mon sourire, persuadée d’avoir fait suffisamment bonne impression pour qu’il n’essaie pas de pousser le vice plus loin. Cependant, je sais que mes limites étaient très loin de ce petit jeu auquel je participais. Surtout si je voulais lui prouver qu’il avait tort – même s’il avait raison. Têtue ? Oh oui. Un peu trop, parait-il.

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Mer 25 Juin - 0:57

AISLYNN ∞ ALEXANDER

Dis-moi que tu ne ressens rien là.
Et dire qu’il y a deux heures de cela, j’étais là, allongé sur ce lit à me morfondre sur moi-même… sur cette fichue rupture qui me rongeait de l’intérieur. Mon corps me faisait atrocement mal, et pourtant il n’y avait que ce fichu cœur qui me torturait. Pourquoi ? Ce mot ne cessait de résonner dans ma tête ; mais je n’aurais certainement jamais de réponse à ma question. Seulement les choses étaient en train de changer. Qui aurait pu prédire que l’arrivée de cette jolie blonde dans ma chambre, aurait réveillé en moi ce sentiment de joie ? Elle arrivait à me faire rire avec son caractère bien à elle. Je ne connaissais pas Aislynn, du moins pas personnellement ; elle n’était qu’une élève parmi tant d’autres, et pourtant, je l’avais déjà remarqué auparavant. Vous savez ; le genre de fille qui lève les yeux aux ciels quand elle vous croise dans un couloir, et se dit que vous êtes un cas irrattrapable ? Et bien, je l’avais vu, oui… mais à ce moment là, j’avais quelqu’un d’autre en tête… ou plutôt dans le cœur.

Elle s’installa près de moi, alors que je pensais qu’elle allait partir. J’aimais sa compagnie malgré le fait que l’on ne connaissait de l’autre ; du moins autre que ce que nous voulions bien montrer. Elle se mit à rire quand j’évoquais la possibilité qu’elle puisse me plaire ; elle ne me prenait pas au sérieux ? Elle avait surement raison ; d’ailleurs elle avait toutes les raisons de le croire. J’étais qu’un coureur de jupon après tout, et la plupart de mes conquêtes faisait partie des populaire, ce qui n’était pas son cas. Je me relevais légèrement pour réduire la distance qui nous séparait ; j’essayais de tester son aptitude à me rejeter. Etais-je devenu un sadique ? Que cherchais-je ? Me torturer en me faisant rejeter, comme l’avait fait Devyn ? J’étais donc devenu si pathétique… Je me rallongeais ; voyant que mon petit jeu, ne servait à rien. Je l’écoutais me dire mes défauts qui évidement était beaucoup plus important que mes qualités. J’étais à la fois curieux, et attentif à l’image qu’elle avait de moi. Evidement sa description collait totalement à ce que je laissais paraitre de moi… « Forge-toi une carapace, et le monde te paraitra moins cruel » Cette phrase résonnait en moi, comme elle l’avait fait il y dix ans de cela. Je n’étais qu’un enfant à cette époque, et cette phrase, elle venait de mon grand-père. Voilà comment les Liveley étaient élever ; ne jamais faiblir devant l’adversité, toujours se montrer le plus fort. En y repensant à cet instant, je devais le décevoir au plus haut point… j’avais était faible ; l’amour m’a rendu faible.

Je levais les yeux vers Aislynn, elle avait raison mais à la fois tord. Je baissais mon regard sur ma main, toujours posée sur la sienne ; elle ne l’avait pas retiré… je n’étais peut être pas le monstre qu’elle prétendait après tout. Je retirais doucement mes doigts, et posa mon bras sur mon ventre. « Je suis déçu » dis-je. Je marquais une pause puise releva mon regard ; j’esquissais un sourire et termina ma phrase entamé : « je pensais justement que tu étais plus intelligente que toutes ses potiches qui ont fini dans mon lit. J’aurais cru que tu irais chercher plus loin que l’image que je laisse paraitre. » Peut être allais-je attisé sa curiosité, ou alors le contraire. Je pourrais dire que je m’en fichais, mais à vrai dire… non. Etrangement j’avais besoin de son avis. Elle était franche avec moi ; contrairement aux autres personnes de mon entourage qui prenait des pincettes lorsqu’il fallait me dire « non ».  Mon regard se baladait sur cette chambre complètement morbide ; puis il revint se poser sur cette jolie blonde. « Je peux te poser une question ? » J’attendais son feu vert avant de la poser, et me lançait : « Est-ce qu’il ne t’est jamais arrivé de penser que ta vie pourrait être totalement différente, si tu agissais différemment ? » Je parlais autant pour elle que pour moi. Avec son assurance et sa façon de me rembarrer, elle avait toutes les qualités pour être une populaire… je dirais même capitaine des Cheerleaders. Et si, j’étais resté ce petit garçon apeuré que j’étais à 9 ans ? Je serais surement le geek boutonneux au premier rang de la classe. On décide d’être qui on est, non ?

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Mer 25 Juin - 11:48

Alexander ∞ Aislynn
« La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas ? ».
Alexander était un garçon qui ne ressemblait pas aux autres ; du moins ceux que je côtoyais. Il était le parfait cliché de l’enfant riche ayant tout reçu et tout eut sauf l’essentiel, évidemment. Avais-je tort de le considérer alors comme tel sans vouloir mettre le bout de mon nez plus loin ? Pas vraiment, selon moi. J’entendais suffisamment de détails de la part de ses conquêtes, toutes très excitées d’avoir un jour été la fille de la Nuit. Cela ne m’intéressait pas plus que cela, bien que cela m’avait permis d’avoir une image plus concrète du jeune homme. Au point d’être exaspérée par ses frasques et chaque mot qui sortait de sa bouche. Pourtant, il avait ce petit truc étrange qui me fascinait suffisamment pour que je me penche de plus près sur son cas. Ce jeu, ce regard, cette attitude de tête brûlée. Entre nous, cela ferait des étincelles, c’était sûr. J’étais trop franche et sarcastique pour lui. Une carapace que j’enveloppais pour me protéger du monde. Parce que je souffrais aussi. Retrouver votre meilleur ami suspendu au bout d’une corde, ça fait un choc. Surtout qu’il demeurait la fameuse question du « Pourquoi ? », qui ne trouvait d’ailleurs jamais réponse. La vie était ainsi. Je ne pouvais pas changer le passé ni résoudre les problèmes qu’il avait rencontrés. Je le détestais d’avoir fait ce choix. Mais il était trop tard, désormais. Et pour tout avouer, je ne parvenais même plus à le pleurer. Comme si mes yeux étaient secs.

Alexander retira sa main, doucement, des miennes. On aurait dit qu’il s’avouait vaincu, à la poser sur son ventre tout en me regardant. « Je suis déçu. Je pensais justement que tu étais plus intelligente que toutes ses potiches qui ont fini dans mon lit. J’aurais cru que tu irais chercher plus loin que l’image que je laisse paraitre. » Il me souriait, l’air de dire que je ne le connaissais pas. Il avait raison, dans le fond. Après tout, il n’était qu’une façade. Cela m’extirpa un autre sourire, qui s’étira. Je replaçai une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, avant de le regarder et de prendre un air faussement indigné. « Venant du mec qui invite les gens à ses soirées par indice fictif de popularité, je trouve ça gonflé. Mais tu as raison, dans le fond. Sauf que la véritable question est : Est-ce que j’ai envie de chercher plus loin ? Tu crois que tu en vaux la peine ? » Puis je me mis à rire. Je le regardai alors gentiment et je reposai ma main sur la sienne, cette fois-ci. « Je suis sûre que tu es quelqu’un de bien. Mais tu as ta carapace et je ne suis pas certaine que tu laisses les gens entrer dans ta vie. Tu te protèges. C’est normal. Mais tu ne peux pas en vouloir aux autres de te juger sur ce que tu montres uniquement, quand toi-même tu ne t’intéresses à rien d’autre qu’à leur propre carapace. » Ajoutai-je posément, tout en lui caressant la main de mon pouce. Ce contact m’était venu naturellement. Parce que j’étais une enfant comme ça, depuis toujours. J’étais tactile et je n’aimais pas blesser les autres autours de moi. Même si je pouvais m’en moquer éperdument, dans un sens. Alexander ne m’avait jamais rien apporté, si ce n’est de me sentir impopulaire ; comme auprès de mes amis. Parce qu’il était d’un monde et moi d’un autre. Ca, c’était une évidence flagrante. J’enlevai alors ma main des siennes, ne voulant pas le forcer à accepter ce geste un peu étonnant de ma part. Je me replaçai, gardant mes mains sur le lit blanc. « Je peux te poser une question ? » J’hochai la tête, simplement, avec un sourire léger. « Bien sûr » Je m’attendais au pire. Allait-il me sortir une vanne juste pour m’embêter et oublier le sérieux de notre conversation ? Ce serait bien de son goût. Mais je fus surprise. « Est-ce qu’il ne t’est jamais arrivé de penser que ta vie pourrait être totalement différente, si tu agissais différemment ? » Je pris un temps de réflexion. Elle était bien bonne, sa question, tiens ! Alors je me mordillai la lèvre, regardant un peu dans le vide, avant de relever les yeux et de les plonger dans les siens. « Tu sais, avec des « si », on referait le monde. Après... Je pense que tu as raison. Parce que la vie est faite de choix à un moment « T ». Mais, rien ne sert de vivre avec des regrets. Il faut accepter et avancer. » Dis-je simplement. Mon meilleur ami avait fait un choix, qui résultait probablement d’un lot de décisions qui l’avaient plongé la tête la première. Je ne pouvais pas lui pardonner entièrement, mais je pouvais au moins continuer mon chemin. C’est ce qu’il aurait souhaité. Cependant, quelque chose m’intriguait chez Alexander. « Pourquoi cette question ? » Lui demandai-je, un peu étonnée. Souffrait-il également d’une autre peine que sa douleur physique ? En tous cas, pas de solitude. Du moins, j’étais persuadée qu’il avait un bon entourage. Au moins un ou deux vrais amis. Pour les autres, ils devaient probablement être du vent. Comme moi.

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Mer 25 Juin - 20:50

AISLYNN ∞ ALEXANDER

Dis-moi que tu ne ressens rien là.
Cela faisait trop de temps que je jouais ce jeu là, pour finalement abandonner. J’aurais dut continuer à être celui que j’étais ; le capitaine de Lacrosse qui n’avait aucune relation sérieuse et surtout qui ne se prenait pas la tête avec des sentiments. Mais j’avais fait l’erreur de faiblir et de laisser Devyn me détruire. Je ne voulais pas être blessé à nouveau, et cette rupture n’avait fait que resserrer un peu plus cette cage qui protégeait mon cœur. Je ne voulais pas retomber amoureux, il allait me falloir du temps pour panser cette plaie ouverte. Encore quelques semaines et je redeviendrais, Alexander Liveley, le dragueur de ses dames. Seulement quelque chose me disait que la rentrée prochaine serait différente… après ce qu’il venait de se passer dans cette chambre ; il semblerait que quelqu’un retienne mon attention. Je ne dis pas qu’elle ferait partie de mes conquêtes, loin de là !

Aislynn était toujours là, assise à mes cotés. Je retirais ma main posée sur la sienne pour la posé sur mon ventre. Continuer de la draguer serait un jeu stupide ; et même si elle prétendait que mon geste ne lui faisait… je ne voulais pas la blesser. J’affirmais qu’elle me décevait en ne cherchant pas plus loin que le bout de son nez, et des commérages à mon sujet. Mais une fois de plus, elle avait réponse à tout ; et je devais avouer qu’elle avait raison sur toute la ligne. Je ne méritais pas qu’on creuse plus loin que cette carapace. Elle me demanda même si j’en valais la peine. C’était un point de vue comme un autre ; et je n’eus pas le temps de lui répondre, qu’elle enchainait. Elle posa sa main sur la mienne, ce qui me surprit ; elle dit le remarquer. Je n’avais pas l’habitude de geste affectif, loin de là. Alors qu’elle enchaina, je pensais qu’elle continuerait de me descendre ; mais ses mots étaient sincères. « Malheureusement c’est en laissant une personne voir ce qu’il y avait derrière cette carapace que je me suis retrouvé ici. Je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose de chercher plus loin. Tu as raison quand tu dis que je ne mérite pas qu’on s’intéresse à autre chose que ma popularité ; après tout c’est ce que je cherche à faire.» Je baissais les yeux vers sa main posée sur la mienne.

Elle retira ses mains doucement, et je sentis comme un vide. C’était étrange comme sensation, comme si j’avais besoin qu’on me prenne dans ses bras… Intrigué par ce personnage, je lui demandais si, quelques fois, elle s’imaginait une autre vie. Parfois, je me disais que si je n’avais pas été aussi extravagant et si populaire ; je serais peut être un étudiant lambda mais heureux. Elle eu l’air pensive pendant quelques instants, et me répondu. Je l’écoutais attentivement ; elle n’avait pas tord. Mais je n’arrivais pas à me mettre ses fichus idées hors de la tête… me dire que si je n’avais pas joué au con tout ce temps… peut être que ma vie aurait été différente. Aislynn me renvoya la question. Je n’étais pas sur que me dévoilé à cette jolie blonde était une bonne idée ; mais je n’ai pas pu me retenir. « Je pensais juste s’y je n’étais pas devenu celui que je suis aujourd’hui… je serais toujours avec… » Je m’arrêtais sentant une larme roulée sur ma joue. Je l’essuyais rapidement pour ne pas qu’Aislynn le vois mais il semblerait que ce soit fait. J’essayais de changer de sujet pour ne pas qu’elle cherche plus loin. « Tu fais quoi cet été ? » Dis-je en tenant de reprendre le dessus. Je ne voulais pas qu’elle me voit comme ça, je ne voulais pas qu’elle découvre ma sensibilité, ou même que j’ai été capable d’aimer quelqu’un.

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Mer 25 Juin - 21:22

Alexander ∞ Aislynn
« La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas ? ».
A cet instant, je crois que je n’avais jamais parlé autant avec un garçon populaire de l’université. D’habitude, je me contentais de les envoyer bouler, les uns après les autres. Parce que je ne m’intéressais pas à ce genre d’individus. J’avais essayé, une fois. Mais parler de football à longueur de journée ou tout autre sport, sans jamais porter d’intérêt à mes projets, cela me gonflait profondément. L’égoïsme n’était pas pour moi, vraisemblablement. Ma mère ne cessait de me répéter que j’étais trop gentille et que j’allais me faire manger tout cru par les personnes qui m’entouraient, à force de continuer à m’obstiner de voir la bonté et la positivité en chacun. Cependant, c’était un de mes traits de caractère. Comme ma grande bouche acerbe et sarcastique, qui en fracassait plus d’une d’ailleurs. J’avais beau être impopulaire, je demeurais une jolie fille très caractérielle. Ce n’est pas parce que je préférais la littérature et la peinture au sport que je ne pouvais pas que baisser ma tête devant les autres. J’étais là. Vivante. Peu importe que je sois connue ou pas. J’espérais secrètement changer un jour le monde, d’une manière ou d’une autre. Pour l’heure, je me baladais dans les couloirs à la recherche de ma voie. « Malheureusement c’est en laissant une personne voir ce qu’il y avait derrière cette carapace que je me suis retrouvé ici. Je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose de chercher plus loin. Tu as raison quand tu dis que je ne mérite pas qu’on s’intéresse à autre chose que ma popularité ; après tout c’est ce que je cherche à faire. » Je soupirai un peu, attristée d’apprendre qu’il s’était ouvert et avait fini par être blessé par une autre personne. Je lui souris, gardant toujours ma main sur la sienne. « Je n’ai pas dit que tu ne le méritais pas. C’est juste que tu ne laisses pas faire les gens autours de toi. Pour te protéger. » Dis-je dans un sourire mitigé, avant de continuer. « Ne te ferme pas aux autres autant. Tu risques de passer à côté de la bonne personne, si tu joues toujours au con. » Finis-je par ajouter, avec un sourire, avant de retirer ma main et de le regarder. Il avait ce regard triste de chien battu, comme s’il souffrait plus que physiquement. Je comprenais que c’était le cas, petit à petit. Parce que cette douleur-là, je la reconnaissais bien. Elle m’avait habitée longtemps. Trop de temps, selon moi. Je tentai alors de demander pourquoi il me posait ses questions. Il me répondit. « Je pensais juste s’y je n’étais pas devenu celui que je suis aujourd’hui… je serais toujours avec… » Il ne continua pas. Sujet sensible, visiblement. Il ne me fallut pas beaucoup de réflexions pour comprendre qu’il s’agissait d’une fille. Un chagrin d’amour, visiblement. Il changea de sujet. « Tu fais quoi cet été ? » Je ne répondis pas à cette nouvelle question. J’avais baissé les yeux, la gorge nouée. Je pensais à mon meilleur ami. « Ca fait mal, hein... Je sais. » Je ne lui posais pas de question. Je l’affirmais. Secouant la tête, je repris le contrôle de mes émotions. Je relevai les yeux pour le regarder, essayant de sourire de toutes mes dents blanches. « Je n’ai rien de prévu en particulier. Je vais probablement rester dans le jardin de ma maison, à peindre, prendre des photos... Le genre de trucs inintéressants pour un garçon comme toi. Pourquoi ? Tu veux me convier à partager un de tes fabuleux été en ta compagnie ? » Dis-je en riant quelque peu. Pourtant, une idée illumina petit à petit mon esprit. Sans prendre le temps de trop réfléchir, je sautai le pas. « Je te propose quelque chose. Tu me laisses voir ton monde et je te laisse voir le mien. Comme une sorte de pari avant la rentrée. On aura tout l’été pour apprendre à se connaître et essayer de changer notre vision du monde. » Lâchai-je, avec enthousiasme, avant de me rendre compte de l’idiotie de mes paroles. Merde. Je rougis presque, gênée, en replaçant une mèche de cheveux derrière mes oreilles. « Pardon. Tu dois me trouver ridicule, moi et mes idées étranges. » Avouai-je, avant de rire de ma propre bêtise, en le regardant toujours. Cela aurait pu être une belle expérience, très enrichissante. J’espérais me tromper sur lui, étonnamment. Comme si découvrir un garçon merveilleux me bercerait d’un doux rêve perdu, jadis. Il ne fallait pas trop en demander à la vie, je le savais bien. Autant me sortir de mes songes saugrenues.

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Jeu 26 Juin - 16:18

AISLYNN ∞ ALEXANDER

Dis-moi que tu ne ressens rien là.
Des années à se forger un caractère, une image, tout cela pour rien ? Peut être pas finalement… si je n’avais pas eu la faiblesse de tomber amoureux, et de vivre cette rupture come je l’avais fais ; je n’aurais pas fait la rencontre d’Aislynn. Nous aurions continué de nous ignorer dans les couloirs de l’université ; et vivre nos vies étudiantes comme nous l’avions commencé. C’est peut être bête à dire, mais j’appréciais sa compagnie et même si au début je l’a prenais pour un ennemi. Je devais arrêter de juger les gens vis-à-vis de leur popularité… et même de leurs liens amicaux. Il fut un temps, moi aussi j’étais ami avec Sasha ; il était le joyeux luron de la bande qui nous faisait rire avec sa maladresse et ses bourdes… et la jalousie s’en est mêlée. Je comprenais qu’Aislynn l’apprécie ; même si ce n’était plus mon cas aujourd’hui. Mes vrais amis me connaissait, ils connaissaient mon goût prononcer pour la fête, l’alcool et les filles, mais ils connaissaient aussi mon coté protecteur envers les filles de la maison comme Grace, Aby ou encore Devyn… avant tout ça. Je ne considérais pas vraiment mes coéquipiers de Lacrosse, ou les filles avec lesquelles je trainais à l’université comme des amis. C’était étrange, je me livrais à Aislynn alors que je ne l’a connaissais que depuis quelques minutes… chose que je n’avais jamais fais auparavant. Parler me faisait un bien fou, et c’était beaucoup plus simple quand cette personne en face de vous, vous ne l’a connaissez pas finalement. Peut être aurais-je dut aller voir un psy ? Le son de sa voix me fit sortir de mes pensées ; elle était de bon conseil… fallait-il encore,que je sois moins têtue pour les suivre. « C’est plus facile à dire qu’à faire » ajoutais-je en lui souriant.

Je venais de lui poser une question qui avait fait l’effet inverse sur moi. En effet, je voulais savoir si elle n’avait pas de regret… tout le monde en avait. Et finalement ; ce fut moi qui me dévoilait. Parler de Devyn me faisait toujours aussi mal ; je me demandais quand cette douleur finirait par partir. Quelques gouttes salées avait roulées sur ma joue, mais du revers de la main, je l’ai effaçais. Je vis le regard d’Aislynn se baisser. Il semblerait que je ne sois pas le seul à souffrir du passé. Elle ajouta une phrase qui confirma mes pensées. J’aurais aimé lui remonté le moral comme elle le faisait depuis son arrivée dans ma chambre… mais je préférais changer de sujet, parler d’autres choses… voilà ce qui pourrait nous aider. Je venais de lui demander ses projets pour l’été ; cela semblait la faire sourire. Elle me répondu franchement ; et insinua même que ses loisirs ne pourrait pas m’intéresser. J’allais intervenir mais elle reprit la parole. Cela me fit sourire, j’aimais son enthousiasme, sa fraicheur et surtout sa capacité à me faire oublier mon état physique lamentable. Son idée me plaisait, ce challenge semblait plutôt excitant. Je l’a vis rougir, elle semblait gênée par sa proposition. Je me redressais une nouvelle fois, essayant de m’assoir plutôt que d’être allongé. Mon corps semblait vouloir me l’interdire, mais je m’en fichais c’était pour la bonne cause. « Je ne te trouve pas ridicule, non pas du tout. Ton idée me plaît ; j’ai envie de te prouver que je ne suis pas le mauvais garçon que tu penses. Et tu sais, j’aime la photographie ! C’est juste que je suis plus doué pour être le model que le photographe » ajoutais en riant. Je tendais ma main valide pour conclure le deal : « dès que je suis sur pied, on commence notre projet ! » J’attendais qu’elle la saisisse ; et ajoutant tout en souriant de mon plus beau sourire : « tu n’as pas peur d’y prendre goût ? » Franchement, je ne sais pas ce qui m’attendait… ni même ce que j’étais en train de faire… Aislynn avait un effet positif sur moi, et pourtant nous étions si … différents ? Peut être pas finalement.

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Jeu 26 Juin - 17:32

Alexander ∞ Aislynn
« La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas ? ».
Moi et mes idées. Par instant, je me bénirais tellement j’air l’air d’une cruche excitée par le moindre petit changement dans sa vie. Super ! Alexander devait vraiment me prendre pour une folle furieuse, qui lui sautait dessus de la même manière que toutes les midinettes qu’il rencontre sur son passage. Mince alors. Vraiment, je me sentais un peu stupide d’avoir proposé ça comme ça, le nez en l’air et le sourire aux lèvres. J’étais une idéaliste dans l’âme. Cela me perdrait, forcément. Ou du moins, cela pouvait ruiner ma vie sociale en un claquement de doigts. Je lui souris, véritablement gênée par la situation. Finalement, j’avais l’air d’une groupie comme les autres, attachée au capitaine de Lacrosse. Pourtant, il n’en était rien. J’appréciais bien la compagnie d’Alexander. Il n’était pas si mauvais que cela, en fin de compte. Et j’aurais aimé qu’il fasse parti de mon univers, rien que durant une petite journée. Histoire de lui montrer qu’il y avait un monde magnifique en dehors de la course à la popularité. « Je ne te trouve pas ridicule, non pas du tout. Ton idée me plaît ; j’ai envie de te prouver que je ne suis pas le mauvais garçon que tu penses. Et tu sais, j’aime la photographie ! C’est juste que je suis plus doué pour être le model que le photographe » Lentement, mes yeux se redressèrent sur lui. J’étais étonnée de cette révélation de sa part. Il faut dire que je n’avais jamais entendu un garçon dire qu’il aimait bien la photographie ni même être autant enthousiaste à mes idées loufoques. Alors je me suis mise à sourire de doutes mes dents blanches, amusée par sa réaction inattendue et pourtant tellement appréciée. « Que je suis sur pied, on commence notre projet ! » Dit-il en me tendant la main, pour signer notre pacte. Cela me fit rire. Vraiment. Qui aurait pu penser que je ferais un tel pari avec un sportif de l’université ? Pas moi, en tous cas. Alors j’attrapai sa main doucement et je fis le geste pour sceller notre destin. « Parfait ! » Lançai-je avec enthousiasme, tandis que nos mains demeuraient toujours l’une dans l’autre. Il ne me lâchait pas et je ne trouvais pas ça désagréable, finalement. « Tu n’as pas peur d’y prendre goût ? » Je fus troublée par ses mots. Entre le contact de sa peau et le sourire sur ses lèvres, avec ses yeux rieurs, cela faisait un peu trop de séduction en un coup. Pourtant, je ne me démontai pas. Je ne le pouvais pas, après tout. « De prendre goût à toi ? » Dis-je en riant, avant de cligner de l’oeil. « Le temps nous le dira. » Parlais-je de lui ou de son univers, au final ? Je préférais lui laisser le bénéficie du doute plutôt que d’être trop explicite dans un sens ou dans un autre, surtout que j’étais capable de me contredire juste pour lui faire penser qu’il avait tort. Oui, très têtue et obstinée, la petite Aislynn. C’est alors que j’entendis quelqu’un frapper à la porte. A contre-coeur, je lâchai sa main dans un doux sourire et je me redressai de tout mon long, attrapant mon sac au passage. Je me contentai d’ignorer l’autre personne, pour le moment. « Apparemment, tu as de la visite. Je te laisse. Je repasserai... peut-être ! » Dis-je finalement en riant, comme pour l’embêter, avant de lui tourner le dos et de m’éclipser, laissant place à la personne qui se montrait amicale en sa présence. Une fois la porte franchie, je remarquai que mon palpitant ne cessait de frapper ma poitrine avec une ardeur nouvelle et que je tremblais un peu. Cela me fit sourire. Tellement sourire que je le gardai avec moi jusqu’à ce que je sois rentrée à la maison, dans ma chambre ; dans mon univers.

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. » Jeu 26 Juin - 18:42

AISLYNN ∞ ALEXANDER

Dis-moi que tu ne ressens rien là.
Etait-ce le début de quelque chose de nouveau ? Je me le demandais, une chose était sûre, c’était Aislynn avait réussi à attisé ma curiosité. Elle avait réussi à me faire passer de l’état de dépression totalement dans lequel j’avais sombré ; à un regain d’espoir. Je ne devais pas me laisser aller à cause de cette rupture, je devais me relever, me montrer plus fort… et apprendre de mes erreurs. Devyn ne méritait pas que je ruine ma vie pour elle ; elle n’en valait la peine. Je devais suivre le conseil d’Aislynn et trouver la bonne personne… mais pour le moment, je n’avais pas envie d’une relation amoureuse. Sa proposition me tentait, j’avais envie de voir autre chose en se moment ! Je ne dis pas que je prendrais un virage à 180° ; mais ça n’à jamais tuer personne de vivre de nouvelles expériences. Je ne connaissais pas Aislynn et pourtant j’avais envie de lui faire confiance. Elle était pleine de fraicheur, et j’en avais vraiment besoin. Je me levais du lit, pour m’assoir ; et je lui présentais ma main pour conclure notre « deal ». Elle la saisit et là regarda dans les yeux. Nous étions comme deux gamins qui venaient de se rencontrer, à qui ont promettait un été inoubliable. Ma main dans la sienne ; je sous-entendais qu’elle ne pourrait plus se passer de moi après cet été. Elle ne perdit pas le nord et répondu aussitôt ; et ensemble nous nous sommes mit à rire. C’était agréable comme moment… mais quelqu’un vient frapper à la porte. A ce moment là, j’avais envie de maudire cet invité surprise. La jolie blonde retira sa main de la mienne et commença à ramasser ses affaires. Elle se leva de sa chaise, et s’apprêta à partir ; je l’a retiens juste quelques secondes. J’attrapais un crayon qui trainait sur la table de chevet et nota mon numéro de téléphone sur l’une des feuilles de cours qu’elle m’avait apporté. « Envoi-moi le tien, je te préviens quand je sors de là ! » Je vis Malone débarqué dans ma chambre d’hôpital et son air interrogatif et amusé à la fois. Je regardais Aislynn quitta la pièce, puis mon regard se posa sur mon meilleur ami qui me bombardait de réflexion : « tu ne perds pas le nord toi, t’es incroyable ! Même sur un lit d’hôpital, tu continue de draguer. » Je riais face à mon ami complètement à coté de la plaque. « C’est pas ce que tu crois mec, elle est juste venu m’apporter mes cours. » Il s’installa sur la chaise qu’occupait Aislynn, quelques instants plus tôt. « Tu ne vas pas me dire que tu lui a refilé ton 06 juste pour des cours de rattrapages ? Enfin ça dépends de quels cours… » Je tentais de le frapper comme à notre habitude mais j’étais bien trop lent et en mauvais état pour réussir mon geste. « Elle est différente ; ce n’est pas une futur conquête. » Etrangement en prononçant ses mots, j’avais le sourire aux lèvres et les yeux brillants. Malone s’affalait sur la chaise et ajouta « mais elle pourrait être autre chose ! » Je secouais la tête comme si il m’exaspérait ; mais il n’avait peut être pas tord….

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MessageSujet: Re: Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. »

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Aislynn & Alexander « Seuls les vraie amis restent pour débarrasser à la fin du dîner. »

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