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Decha † « C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. »

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MessageSujet: Decha † « C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. » Mar 17 Juin - 12:24

Sacha ∞ Devyn
« Ohana » signifie famille. Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié.
Dans mon esprit, tout était embrouillé. Mes convictions d’autrefois ne laissaient désormais plus la place qu’à des interrogations personnelles et profondes sur le monde qui m’entourait. Je n’assimilais plus la vérité avec autant de véracité. Il n’y avait plus cette notion de blanc ou de noir. Juste un simple gris avec ses nuances. Je vivais un mauvais films des années cinquante dont je n’étais même pas l’actrice principale. Je me contentais de toiser les gens qui m’enveloppaient de leur présence, continuant à marcher avec eux. Autours d’eux, plutôt. Je me sentais à part. Différente. Eloignée de tout. Même d’Alexander, à dire vrai. Depuis cette fameuse fête à la plage, que nous avions organisée, j’avais cette sensation étrange que ce ne serait plus jamais « comme avant ». Que ma vie avait été chamboulée de part en part. Pourtant, cela n’aurait pas dû m’affecter autant. Je ne parvenais pas à comprendre la réaction qui s’en était suivie de mon côté. J’avais le désagréable sentiment que ma vie glissait entre mes doigts, comme le sable fin de cette nuit fraîche où la plupart avait réussi à s’amuser un peu. Qu’est-ce que je ne redonnerais pas pour sentir à nouveau l’eau rafraichissante frapper mes pieds, me donnant ainsi le plaisir de la liberté et de la réalité. Tout avait perdu son sens. Des clans se formaient, malgré nos envies réciproques de cohabitation. Il faut dire que tout le monde paraissait tendu. Le coup de poing d’Alexander sur le nez de Sacha n’avait pas blessé que ce dernier. J’avais reçu une flèche en pleine poitrine et mon cœur saignait à son tour. Néanmoins, je ne comprenais ni la raison ni le sens de tout ce cirque. J’étais mitigée entre plusieurs émotions. J’étais fâchée après le jeune asiatique, car il m’avait placée au rang de lot de consolation. D’un autre côté, il m’avait fait de la peine avec ses yeux de chien abattu. Il restait « mon petit Sushi » quand même. Et puis, il y avait Alexander. Autant j’avais apprécié qu’il tente de défendre mon honneur, autant je n’avais pas aimé qu’il en vienne aux mains. Ni les révélations qui s’ensuivirent d’ailleurs.

Ma tête était prête à exploser, alors que je continuais de courir à travers Tenby. Par moment, selon les images qui me revenaient à l’esprit, j’accélérais le mouvement comme pour fuir mes pensées. Puis je me calmais, reprenant un rythme plus adéquat à la situation. C’était injuste. Je me sentais prise au piège, entre Sacha et Alexander, sans parvenir à mettre le doigt sur ce qui ne tournait pas rond chez moi. Cela devrait être clair, non ? Limpide, même ! Mais non. Tout n’était qu’une torture psychologique de plus pour moi. Et lorsque j’arrivai devant la grande maison de notre colocation, mon palpitant me fit atrocement souffrir. Je manquai d’oxygène, ayant le souffle coupé. Cela aurait dû être un nouveau départ, un doux rêve. Ce n’était qu’un cauchemar de plus à gérer. Du moins dès que je pensais aux deux garçons. En ce qui concernait les autres, je me trouvais chanceuse de les connaître. Pourtant, les regards ne m’échappaient pas. Certains étaient pour Alexander, comme Malone, alors que d’autres défendaient Sacha, comme Abigail. Fort heureusement, aucune engueulade n’avait encore fusé pour le moment. Peut-être parce que j’évitais soigneusement le sujet tout autant que les deux hommes ? Aucune idée. En tous cas, nous étions plus en période de Guerre Froide que de troisième Guerre Mondiale. Je repris mon souffle et mon calme, passant alors le pas de la porte avec douceur. Tout semblait vide de vie. Apparemment, mes colocataires m’avaient laissé le champ libre pour rester seule. Fort bien ! Je n’avais pas la tête à affronter mes démons tout de suite. Sauf que, alors que je rejoignais ma chambre, je ne pus m’empêcher de remarquer celle de Sacha, dont la porte n’était pas fermée. Je ne sais quelle mouche m’avait piqué, mais je ne pus faire autrement que de l’ouvrir un peu plus et d’y glisser ma tête, découvrant alors un spectacle qui m’horrifia. Il était là, le blondinet, me tournant le dos, en rangeant quelques affaires dans des cartons. Les questions se bousculèrent dans ma tête. Comment osait-il s’enfuir de la sorte ? Pourquoi ? A cause de moi, de nous ? Ma gorge se noua, une fois encore. La colère s’empara de mes muscles. J’aurais dû partir, prendre mes jambes à mon cou et le laisser seul à ses sales besognes. Je n’en fis rien. A la place, je m’entendis parler sur un ton sec. « Alors c’est comme ça que ça doit se terminer ? Tu t’en vas, sans un mot ? » Lâchai-je sans prendre la peine de rester diplomate. Je l’avais agressé, malgré moi. Parce que je ressentais cette tristesse qui s’emparait de moi, sans que je ne daigne la maîtriser. C’était trop douloureux à supporter pour que je fasse mine de rien. Il n’avait pas le droit de m’abandonner. Non ! Pas encore une fois. Pas pour je ne sais quelle blondasse qui traînait dans le coin. Pourtant, je n’avais pas le droit de gérer sa vie sentimentale. Après tout, il m’avait rejetée pour une vulgaire attirance envers une autre fille. Pourquoi ne partirait-il pas de la maison parce qu’il a de rencontré une rousse dans une ruelle en revenant de chez le boulanger, hein ? Cela me mettait hors de moi. C’était comme si chaque fois que je me rapprochais d’un homme, il s’éloignait de moi en me faisant comprendre que je n’étais ni intéressante ni suffisamment bien pour qu’il daigne rester avec moi. Entre Alexander, le coureur de jupon, et Sacha, qui m’avait laissée tomber : j’étais vernie ! Je croisai les bras, le regard posé sur lui de manière assez violente. Alors c’était « ça », un homme ? Parfois, je me disais que j’aurais eu meilleur temps d’écouter mon côté bisexuel et de m’enfuir avec une femme. Peut-être qu’elle serait moins lâche, au final. Entre un qui frappait un garçon bien moins costaud que lui et l’autre qui prenait les jambes à son cou sans daigner avertir ses « amis » - du moins je croyais l’être – c’était du propre. J’admirais. Vraiment. Ou pas.

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MessageSujet: Re: Decha † « C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. » Mar 17 Juin - 13:56

Il s’était dit qu’il allait vivre un temps à l’hôtel. C’était mieux comme ça. Crève-cœur pour lui parce qu’il n’avait pas envie de vivre loin de sa sœur et des filles…. De la fille surtout. Mais mieux pour tout le monde, il en était persuadé. Mieux pour lui aussi. C’était absolument égoïste comme décision mais c’était aussi la première fois qu’il en prenait une juste pour lui en sachant que ça allait quand même blesser d’autres personnes. Gratouillant Geronimo qui se faisait dorer la pilule sur le bord de la fenêtre, il soupira longuement avant de s’asseoir sur son lit pour finalement s’y allonger et regarder le plafond. Il était tôt encore, mais il y avait encore des bruits dans la maison, il devait attendre que tout le monde soit parti pour faire ses cartons et les empiler dans un coin tranquille avant qu’Aislynn ne puisse venir l’aider à tout chercher (heureusement qu’elle avait une voiture d’ailleurs.) Finalement, il s’endormit un peu, lui qui avait passé une partie de sa nuit sur la création d’une nouvelle toile. Tableau qu’il se garderait bien de montrer à quelqu’un, mais à vrai dire, à part Abbie, personne ne venait trop le voir dans sa chambre depuis la fête. Il était tranquille. Seul, mais tranquille.

Il se réveilla vers 10h, il ne semblait plus avoir un seul bruit dans la maison. Pour s’en assurer, il sortit de son antre en appelant à tue-tête n’importe qui. Seule Snow White débarqua en courant et en miaulant. Il attrapa la minette dans ses bras et le câlinant en lui bisoutant la tête. Il avait retiré son plâtre nasal la veille. Son nez restait enflé et violacé, mais ça allait mieux. C’était un fait. Il regardait la belle petite peluche vivant qu’il avait dans les cheveux en souriant tristement. « Toi aussi tu vas me manquer. Atrocement même. » Il la reposa sur le sol avant d’aller la nourrir un peu. Il attrapa une pomme pour lui-même. Manger était loin d’être devenu une priorité ces derniers temps, il se contentait souvent de gober des fruits. Il la lança en l’air avant de la rattraper de justesse. Soupirant, il se massa la nuque. « Pourquoi j’essaye encore, j’ai deux mains gauches. » Il retourna dans sa chambre sans fermer la porte, mp3 sur les oreilles pour ne pas emmerder les voisins avec sa musique et commença par remettre en forme les cartons qu’ils avaient gardés à la cave après avoir emménagé ici. Il arrêta son regard sur le tableau qu’il avait peint cette nuit. Il était grossier, peu précis comparé à son travail habituel, mais il l’avait fait comme ça sur un coup de tête alors qu’il voulait peindre l’océan déchainé. Ça arrivait parfois. Il se disait que c’était ça aussi, être un artiste. Soupirant, il ouvrit sa commode de fringue et posa ses vêtements sur le lit histoire de pouvoir bien les replier et de faire des piles. Entre ça et ses affaires de peinture, il allait en avoir pour plusieurs heures à tout ranger. Dire qu’il avait menti à sa mère en lui disant que tout allait bien. Il n’avait pas envie de l’inquiéter, en plus le mariage approchait à grand pas, elle ne devait pas avoir de temps pour ça. Pas du tout même. Il se passa la main dans sa tignasse blonde avant de commencer à remplir des cartons. Mais lorsqu’une voix s’éleva avec force, il sursauta et laissa e qu’il avait en main tomber au sol. Se tournant, il la vit alors et retira ses écouteurs. Son palpitant était affolé en voyant Devyn face à lui et si en colère. Il la comprenait. Il ne pouvait pas lui en vouloir. Dans le cas inverse, il aurait mal aussi. Il se mordit la lèvre avant de baisser la tête dans un air de chiot coupable. Il jeta son mp3 sur le lit en oubliant de l’éteindre, on pouvait encore entendre faiblement la musique qui s’en échappait. « Je… » Il la fixait enfin. « Je sais pas quoi dire. » Il se sentait con. « Je sais que pour toi, ça doit pas avoir de sens. J’ai eu du mal à prendre ma décision, mais c’est mieux comme ça. Pour tout le monde. » Il mit ses mains dans ses poches comme à chaque fois quand il était vraiment gêné ou mal à l’aise. Comme s’il voulait rentrer dans une carapace invisible. « J’ai jamais voulu ça Devyn. J’ai jamais voulu que tu crois être un prix de consolation. T’as jamais… jamais été ça. Tu as été et tu restes mon premier vrai amour. » La dernière fois qu’ils avaient discuté, il avait été incapable de lui dire ça. Il savait qu’il n’en avait pas plus le droit maintenant parce qu’elle était avec Alex, mais il n’avait plus rien à perdre. « J’ai agi comme un crétin parce que je venais enfin de comprendre que ce que j’avais ressenti pour Grace était inutile et le serait à vie. Et puis je t’ai regardé et j’ai compris que la seule que j’ai jamais vraiment… vraiment aimé, c’était toi. » Il ne savait pas si ça lui ferait du bien de dire tout ça ou encore à elle de l’entendre, mais il avait l’impression que c’était maintenant ou jamais. « J’savais pas pour toi et Alex… Sinon j’aurais jamais agi comme ça. Je sais pas comment j’ai fait pour louper ça à vrai dire. » il poussa un long soupir de tristesse. « J’pars surtout pour moi, j’avoue, c’est égoïste… mais j’arrive plus resté allongé ici en sachant que tu vis une love story avec lui, je peux pas. Ça me rend malade de jalousie, je sais que j’en ai pas le droit… Mais j’peux pas contrôler ça. Et puis quand je te croise, je… J’vois à quel point j’ai fait mal à la personne que j’aime alors… J’me déteste vraiment… » Il se rendit compte alors des mots qu’il venait tout juste d’employer et ses joues se teintèrent de rouge. Il se pinçait la lèvre en oubliant même le tableau qu’il avait fait la nuit.
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MessageSujet: Re: Decha † « C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. » Mar 17 Juin - 14:28

Sacha ∞ Devyn
« Ohana » signifie famille. Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié.
Il m’abandonnait, une fois de plus. Il ne valait pas mieux que mon géniteur ; un homme que je méprisais du plus profond de mes entrailles pour nous avoir rejetées, moi et ma mère, sous prétexte d’une femme plus jeune qui devait combler ses désirs primaires d’homme faible et égoïste. Je me suis mise à maudire ce garçon, devant moi, à la tignasse blonde. Lui qui avait été le premier garçon à poser la main sur mon corps. Le premier à qui j’avais réussi à ouvrir un petit peu mon cœur. Il l’avait brisé, piétiné en mille morceaux qui s’étaient éparpillés au gré du vent. J’essayais de recoller les morceaux, mais je conservais les cicatrices comparables à des fissures. Plus jamais il ne serait entier, après cela. Plus jamais je ne me sentirai parfaitement heureuse. J’étais brisée, explosée, fracassée de tous les côtés. On m’aurait battue à presque mort que cela n’aurait pas pu être plus douloureux. Parce que perdre Sacha ou Alexander, c’était la pire chose qui pouvait m’arriver en ce moment-même. J’avais besoin d’eux. Pourtant, je n’en avais pas le droit. Le premier me lâchait la main, encore une fois, tandis que le second finirait tôt ou tard par se lasser d’une fille comme moi. J’avais toujours été la brune inaccessible de sa Cour. Désormais, j’étais accessible comme n’importe laquelle de ses poupées platinées excentriques et ouvertes à des propositions malsaines. Il comprendrait alors que je n’étais pas digne du moindre intérêt, malgré tout ce qu’il prétendait. Comme Sacha. Il avait prétendu m’aimer, autrefois. Baliverne ! Il m’avait délaissée pour Blondie. Parce qu’il était simplement attiré par elle. J’aurais pu lui pardonner, rester avec lui. L’attirance était humaine et parfaitement normale. Je ne méritais pas d’être traitée de la sorte. Je me sentais nulle. Sale, parfois. La fausse-couche n’avait rien arrangé. Pas plus d’ailleurs que le fait qu’il se jette sur moi en se rendant compte que Grace n’était pas amoureuse de lui et ne le verrait probablement jamais autrement que comme son gros nounours sur pattes. Quelle idiote je pouvais être ! Croire que j’allais être heureuse. Ce monde n’était pas fait pour moi. Et plus le temps avançait, plus je me demandais pourquoi Dieu ne m’avait pas laisser mourir, cette nuit où j’étais allée plus loin que ça. La nuit où j’avais pris la lame qui coupait ma peau pour l’enfoncer d’avantage, libérant le sang qui coulait dans mes veines à une échelle plus intense. Pourquoi étais-je là si on ne me destinait qu’à souffrir ? Peut-être fallait-il des gens comme moi pour permettre à d’autres d’être totalement heureux. C’était là la seule explication. Un Ying et un Yang.

Mon visage ne se décrispait pas. J’étais toujours remplie de cette violente colère qui me brûlait les artères avec une rage non-dissimulée. Comment osait-il m’abandonner ? Le pire, c’était qu’il l’aurait fait sans me parler. Sans me dire le moindre mot. Preuve supplémentaire de tout ce que je représentais pour lui. Ma mâchoire demeurait tendue, tandis que mes bras croisés accentuaient mon regard sévère qui le fixait avec une animosité étonnante. Il avait sursauté. Je me moquais bien de l’avoir effrayé ou pas. Au final, cela m’importait peu. Il bafouilla, ce qui manqua de m’arracher un sourire sarcastique. S’en suivit alors un monologue assez long dans lequel il tentait de justifier son comportement et son choix. Je ne pouvais le blâmer. Les mots que j’entendis à ce moment précis me firent un mal de chien. Il parlait d’amour envers moi. Je failli lui hurler dessus, lui crier qu’il n’était qu’un vil menteur de plus parmi la masse masculine. A la place, je ne réussis qu’à garder un semblant de sang-froid, le laissant terminer. Il disait qu’il m’aimait, vraiment. Et qu’il ne supportait pas de me savoir avec Alexander, à vivre ma vie. Je le regardai, silencieusement, sentant sa gêne et sa détresse. Cela ne m’affecta pas autant que je l’aurais pensé. Parce que je ne ressentais que les palpitations de mon cœur, qui se fissurait petit à petit encore une fois. « Alors, tu nous abandonnes sans même nous avertir. » Lui reprochai-je amèrement, en continuant de le fixer sans bouger la moindre partie de mon corps, trop crispée sans doute pour cela. Il était égoïste. Il l’admettait. Je le ressentais également comme ça. « Et moi alors, hein ? Quand tu m’as quittée pour Grace, est-ce que j’ai fui ? Non. Je suis restée ! Je suis même entrée en colocation avec elle et toi sous le même toit, en me disant que tu allais peut-être la rejoindre une nuit et que vous... » Je me stoppai là. Je me maudissais d’avoir été aussi explicite. D’avoir eut aussi mal, surtout. Sacha ne méritait pas que je souffre autant pour lui. Il disait qu’il regrettait le mal qu’il m’avait fait, mais il n’en assumait strictement rien du tout. Moi, je n’avais jamais cessé d’être son amie, en dépit de ma souffrance et de la fausse-couche. N’avais-je pas le droit de ressentir un peu de bonheur, à mon tour ? Ne devais-je n’être qu’un pantin cabossé par la vie dans ce bas-monde ? J’en avais marre. Vraiment. Ma gorge se nouait sous le poids de tout ce que j’avais accumulé. Et là, j’aperçus le tableau dans le fond. Un portrait de moi, vraisemblablement. Aussitôt, mes yeux s’humidifièrent et je décroisai les bras, le laissant balancer le long de mon corps. Un coup de massue. Pire encore. C’était comme si on m’avait frappée derrière la tête avec un boulet de canon, tiré à deux mètres à peine. Je ne savais pas pourquoi il me fit cet effet-là. Peut-être parce que je savais que c’était une œuvre de Sacha ? Je tournai alors mon visage vers lui, perdue. Ma colère s’était à peine apaisée. Mais je ne pouvais oublié sa lâcheté. « Bonne route. » Finis-je par lui dire, dépitée, sans qu’il n’eusse le temps de réagir. Je passai alors le pas de la porte, la refermant violemment au passage, avant de me diriger dans ma chambre où je déboulai avant de m’asseoir sur mon lit, prenant ma tête entre mes mains, le palpitant douloureux. Tout s’embrouillait dans ma tête.

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MessageSujet: Re: Decha † « C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. » Mar 17 Juin - 17:10

Elle avait parfaitement raison d’être en colère contre lui. C’était justifié, parfaitement justifié et il ne pouvait pas lui en vouloir, au contraire, il s’en voulait à lui de lui faire subir ça aussi. Il voyait parfaitement la colère dans ses yeux. D’ailleurs, s’ils pouvaient lancer des éclairs ou des balles, il serait sûrement déjà mort à l’heure qu’il est. Elle cracha alors un venin qu’il ne lui connaissait pas mais qu’il ne pouvait pas blâmer, la fixant alors qu’elle parlait. Comme un abruti, il se disait qu’elle était vraiment belle en étant en colère mais qu’il n’avait pas le droit de le penser. Il se prit quand même une claque dans les dents quand elle lui avoua ça. A vrai dire, il était tellement persuadé qu’elle ne l’avait pas si aimé que ça, qu’elle n’avait jamais dû se poser ça comme question. Quelle foutaise. Comme il avait été con. Il la regardait encore avec un regard coupable et triste à la foi. Il ne pouvait rien dire sur le coup. Elle avait juste parfaitement raison et il n’avait aucune excuse à donner pour se justifier de partir hormis le fait d’être parfaitement égoïste pour une fois… Elle changea totalement d’attitude, sur le coup, il ne comprit pas, jusqu’à suivre son regard et apercevoir le tableau. Il l’avait oublié celui-là. Il grimaça faiblement, il n’avait pas voulu en rajouter une couche avc ça, mais visiblement, c’était trop tard. « Devyn… » Il arrivait à peine articuler son prénom tant sa gorge était serrée pour trop de raisons. La voir comme ça était un véritable déchirement pour lui, surtout en la voyant avec les larmes aux yeux et si abandonnique. Il allait faire un mouvement vers elle mais se stoppa quand elle tourna enfin son visage vers lui. Il détaillait chaque parcelle de sa bouille qu’il connaissait par cœur avec un éclair dans le cœur. Pourquoi est-ce qu’il avait fallu que ça finisse ainsi ? Il se maudit pour le coup et soupira en déglutissant lentement sa salive. Son bonne route sonnait comme un adieu. Il redressa son visage vers elle et quand elle sortit en claquant la porte violemment, il fit un mouvement avant de se stopper complètement sous le choc. Il se passa les mains dans ses cheveux complètement perdu par tout ça. Il se mordait la lèvre, il s’en voulait. Que devait-il faire ? Partir vraiment et rapidement en la laissant sur sa colère ? La rattraper au risque de finir à l’hôpital si Alex s’en rend compte ? Elle en valait la peine après tout… Il ouvrit sa porte sans ménagement, mais refit quelques pas pour la refermer, il ne voulait pas que la minette puisse aller croquer un morceau de Géronimo. Une fois fait, il alla à la porte de Devyn, porte qu’elle n’avait pas fermée, alors il entra sans même toquer. Doucement, Il vint s’agenouiller devant elle, hésitant avant de poser une de ses mains sur le genou de Devyn. « J’ai aucune excuse à tes yeux, je le sais, mais Devyn, crois-moi quand j’te dis que c’est tuant pour moi de te voir comme ça… » Il se mit à genoux finalement et resta là devant elle en lui caressant doucement le genou avec son pouce. Il ne pouvait pas la laisser ainsi après tout ce qu’il avait vécu, c’était impossible à ses yeux. « Tu sais… après que tu m’aies dit pour notre bébé… J’en ai pas dormi pendant plusieurs nuits tellement j’me sentais coupable, j’arrêtais pas de me dire que si j’avais pas rompu avec toi, ça serait pas arrivé… pire encore, j’avais presque réussi à me convaincre que si tu m’avais pas rencontré, t’aurais jamais autant souffert. » Il soupira longuement avant de poser son front sur le genou de la belle brune. Il était épuisé, surtout moralement, à cause de tout ce qui se passait. « Je suis lâche, tu peux le dire. J’ai pas ta force, je l’ai jamais eu, j’ai toujours été faible et lâche, mais quand tu me tenais la main, j’me sentais fort et courageux. » Au fond, il a toujours été un trouillard, sinon, pourquoi qu’est-ce qu’il n’avait pas appris à se défendre avec ses poings comme tout le monde quand on l’agressait au lieu d’accuser chaque coup ? « Je savais que tu me retiendrais si je t’en parlais…. Je serais resté pour toi, mais j’aurais été malheureux. J’vais l’être sans toi. J’le suis déjà… mais ça sera pas la même douleur que de te savoir avec lui. » Il redressa finalement son visage pour la regarder, il avait les yeux embués sûrement autant qu’elle, mais aucune larme ne coulait. « T’as le droit de me frapper, je suis un abruti... J’l’ai toujours été… j’ai eu la chance de t’avoir à mes côtés et j’t’ai laissé partir… J’ai été vraiment con. » Il n’avait vraiment que des regrets. « L’autre soir… avant de t’embrasser, enfin d’essayer… Je t’ai demandé si tu m’aimais encore… » Il se mit un peu plus droit afin d’avoir son visage à la hauteur du sien. « Tu m’aimes encore Devyn ? » Il lui caressa la joue avec une douceur infinie, glissant sa main à la nuque de la jeune femme avant de déposer ses lèvres sur les siennes. Même si c’était le dernier baiser qu’il pouvait lui donner, au moins, elle allait comprendre qu’il était sincère dans tout ce qu’il lui disait.
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MessageSujet: Re: Decha † « C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. » Mar 17 Juin - 21:37

Sacha ∞ Devyn
« Ohana » signifie famille. Famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié.
Peut-être n’étais-je tout simplement pas faite pour être heureuse. La vie n’avait pas toujours été d’une tendresse exemplaire avec moi. Pourtant, tout aurait pu être simplement parfait. Il avait fallu qu’elle me donne un vrai enfoiré en guise de géniteur, ce qui avait poussé ma mère à me délaisser totalement. Instabilité émotionnelle, paraissait-il, me qualifiait plutôt bien. Il y avait de quoi, franchement. Je ne me sentais pas des plus saines d’esprit, par instant. Plus le temps avançait, plus je me sentais m’enfoncer dans un gouffre étrange rempli d’une tristesse incommensurable. Cette sensation, je l’avais déjà connue à l’adolescence. A l’époque, j’étais d’autant plus fragilisée que maintenant. J’avais été prise en proie à des violences physiques que je m’infligeais moi-même afin d’évacuer les émotions ; pour m’arracher une larme. Parce que j’en étais devenue incapable. Ce vide qui m’envahissait faisait partie intégrante de moi. J’avais beau tenté de le remplir du mieux possible, rien ne parvenait à le combler. Tout s’effritait, morceau par morceau. Je suppliais, tous les soirs, un quelconque Dieu afin qu’il me vienne en aide. Mais il n’y avait jamais eu personne en réponse à mes prières. Alors, un soir de mélancolie, j’avais appuyé plus fort que d’ordinaire sur ma chair. J’avais tiré fort, au niveau de ma cuisse. Le rouge s’était mis à apparaître, plus épais que je ne le songeais. J’avais fermé les yeux, avant d’afficher le sourire qui me caractérisait ; celui qui masquait si bien mes peines les plus profondes. J’en gardais la cicatrice, encore. Certes, je n’avais pas eu la force de me suicider. C’était un ultime appel au secours. Je voulais qu’on entende les cris que je ne parvenais pas à pousser. Quoiqu’il en soit, je ressentais actuellement la même envie soudaine. Celle de m’endormir, de simplement fermer les yeux, sans me réveiller avant des années. Dès lors, je pourrais peut-être y voir plus clair. Je pourrais peut-être comprendre ce que tout ce que je vivais avait comme sens, si tant est qu’il y en ait un.

Les yeux dans le vide, embrumés de larmes, la gorge nouée, je demeurais assise sur mon lit. Celui qui aurait dû être mon nouveau refuge dans cette vie que je m’étais créée pour ne plus souffrir, pour échapper au manque d’amour maternel d’une mère absente, trop absorbée par son travail. C’est alors que je le vis apparaître dans mon antre, le blondinet qui tourmentait mon esprit affaibli par la colère. Il s’avança jusque vers moi, tout autant troublé que moi apparemment. Je ne pus tourner la tête, trop énervée encore par ce qu’il me disait, tout en me sentant détruite. Cela faisait un mal de chien. Il parlait tellement, me disait tant de belles choses. Mais il y avait Alexander. Je n’avais pas le droit de céder à quoique ce soit comme ça. Pas après tout le mal que j’avais subi. Je ne parvenais pas à effacer cette souffrance de ma mémoire. Chaque seconde à le maudire de m’avoir laissée pour Grace. Il ne s’était rien passé entre eux, mais cela aurait pu. Et alors, il ne m’aurait plus jamais regardée. Il aurait continué son chemin, sans se soucier de moi. Il s’agenouilla, caressant de son pouce mon genou ; je demeurai immobile, perdue dans la contemplation étrange du sol de ma chambrée. Il commença alors à me parler. Tout d’abord, ce fut de notre bébé. Celui que je n’aurai jamais, d’ailleurs. Ma gorge se noua, mes poumons se comprimèrent et mon palpitant devint étonnement lourd d’une souffrance abominable. Il se rejetait la faute dessus. Il ne devrait pas. Mais j’étais incapable de parler ou de le consoler. Je n’en avais pas la force ni la volonté. Il me dévoila ensuite que lorsque je lui tenais la main, il se sentait fort. Je souris presque, amusée. Parce que c’est lui qui avait choisi de la lâcher, cette main qu’il aimait tant. Je n’avais rien fait pour mériter ça. Il s’était contenté de me laisser, comme ça, pantoise sur le chemin de la vie. Seule face à mes difficultés. Tout ça pour Blondie. Il me confia alors qu’il avait mal de me savoir avec Alex. Comme j’avais pu souffrir de se pavaner avec Grace, en la câlinant sous mes yeux. Je manquai de lui coller une baffe, mais je n’en fis rien. Je fermai les yeux à la place, sentant les perles salées qui désiraient s’évader de leur prison. Je n’avais pas le droit de flancher. Je devais être forte. Ensuite, il se traita d’abruti tout en me donnant le droit de le frapper pour avoir gâché cette chance qu’il avait eut. Je redressai un peu mon regard sur lui, toujours silencieuse. Que pouvais-je dire, après tout ? Pas grand chose. En tous cas, j’étais d’accord avec lui. Il avait été stupide. Parce que rien ne justifiait son geste. Et là, il me posa la question fatale. Celle que je redoutais tellement. Il me demanda si je l’aimais encore. Ma respiration s’arrêta, aussi net. Mes lèvres s’entrouvrirent, malgré moi. « Je... » Fut le seul son que je pus sortir de ma bouche à cet instant précis. La question me torturait les méninges. Est-ce que je ressentais toujours de l’amour pour lui ? Il n’y avait pas de doute à ce sujet-là : Oui. Sinon, je ne me sentirais pas aussi malheureuse lorsqu’il était sur le point de partir. Je fus surprise alors de sa douceur, puis de ses lèvres sur les miennes. Cependant, à ce moment-là, je vis le visage d’Alexander dans mon esprit. Cela me frappa en pleine poitrine, comme un couteau tranchant qui me disséquait le palpitant. Aussitôt, je posai mes mains sur le torse de Sacha, les yeux encore ouverts, avant de le repousser doucement, séparant nos lèvres l’une de l’autre. Mes yeux se baissèrent, tristement, tandis que je détournai le visage. « C’est terminé, Sacha. » M’entendis-je lui murmurer, ce qui m’arracha l’eau de mes yeux. Elle ondula le long de mes joues blêmes et mes poumons se compressèrent. Je n’avais pas le droit de faire du mal à Alexander. Parce que, une chose était sûre désormais : je les aimais tous les deux. Sauf que Sacha m’avait abandonnée. Il pourrait recommencer. Preuve en était là : il s’apprêtait à quitter la colocation sans me dire le moindre « merde ». Je fermis les yeux, reprenant une respiration plus calme malgré les sanglots étouffés. « Je suis avec Alexander, maintenant. » Lâchai-je pour conclure, comme si j’avais besoin de le préciser. Je n’avais pas répondu à sa question. Je ne le pouvais pas. Tout simplement car j’aurais été obligée de lui avouer que je l’aimais aussi. Il ne devait pas le savoir. Du moins ne pas en être sûr. Ainsi peut-être referait-il sa vie sans trop de problème. Je n’osai affronter son regard sur moi. J’avais peur de lire la déception dans ses yeux ou de le voir s’éloigner de moi. Il en aurait le droit ; parce que c’est ce qu’il y avait de mieux à faire. Pour lui. Pour moi. Pour Alexander. Mon choix était fait. Je savais qu’Alex méritait une chance. Il avait un passé lourd, certes. Par moment, ce serait dur à gérer. Mais si j’avais été aussi jalouse de la présence de Cheyenne, cela prouvait que je ne ressentais pas juste de l’amitié pour le beau joueur de Lacrosse. Il avait l’air sincère. Il ne m’avait pas blessée. Du moins pas comme Sacha. Mais je savais que ce dernier aurait toujours une place importante dans mon cœur. Parce qu’il avait été le premier et le serait toujours.
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MessageSujet: Re: Decha † « C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. » Lun 23 Juin - 16:43

[RP abandonné]

La suite voulait que Devyn se rende compte finalement qu'elle était trop amoureuse de Sacha et qu'elle préférait quitter Alexander pour redonner une chance à son premier véritable amour.
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MessageSujet: Re: Decha † « C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. »

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Decha † « C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. »

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